LE POINT SUR « L’appel pour faire passer les citoyens avant les créanciers des banquiers », par zébu

Billet invité

Après analyse de l’appel de Denis Dupré et de ma propre contre-proposition, je pense qu’il est possible de trouver un compromis pour fusionner ces 2 contributions, à condition que l’on tienne compte du citoyen autant que du bourgeois. Je suis ainsi complètement d’accord avec les points 1 et 2 proposés par Denis (très peu de gens ne le sont pas).

Le point 3 n’est pour moi pas acceptable, du moins en l’état. Et je ne vois pas bien comment il pourrait être modifié, si ce n’est par cette proposition :

« L’État peut décider de contraindre certains créanciers, dans une procédure à part, de verser une prime différenciée sous forme d’actions pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’il souhaite préserver jusqu’à un certain montant, en sus ou parmi leurs créances transformées en actions. »

L’idée est d’organiser un transfert de richesses comme compensation, d’abord des créances vers de la capitalisation (éventuellement valorisable si les actionnaires restent), puis de certains actionnaires vers les déposants sous forme d’actions, et de contribuer ainsi à redistribuer les richesses à (re)créer parmi les différents acteurs, l’État restant ultra-majoritaire.

J’y ajouterais bien une clause de garantie :

« L’État ne revendra ses actions ultérieurement que sous forme d’actions préférentielles aux déposants. Il ne deviendra minoritaire dans le capital que lorsque l’ensemble, à minima, de sa capitalisation aura été remboursée ou valorisable et compensable. »

Ce point est aussi essentiel, dans le sens où l’État, ce n’est pas que des déposants et des actionnaires, c’est l’ensemble des citoyens qui peuvent n’être ni l’un ni l’autre. C’est donc pour eux que cette clause doit être mentionnée, sinon le point ne concerne que les actionnaires et les déposants (et encore, pour ces derniers, indirectement, via la garantie de l’État).

Pour le point 4, j’ai fait part de mes propositions : contrôle par l’Assemblée Nationale et/ou référendum en aval, et restructuration en amont par l’État lui-même, sous contrôle d’une mission parlementaire, par exemple.

Il me semble aussi nécessaire, si on en reste à un appel, d’intégrer le rappel que les épargnants sont aussi responsables que les spéculateurs et qu’il ressort de cette responsabilité un besoin de changer leur attitude, dès à présent, en modifiant leur manière de placer leur épargne (une sorte d’engagement, sinon on en reste au stade de la pétition de principe). On peut même intégrer dans l’appel une liste, non exhaustive, d’organismes bancaires à priori citoyens (la NEF, la CASDEN, …, liste à compléter pour chaque pays européen) ou renvoyer vers un site internet où figureraient ces organismes et ces placements (ce qui implique en premier lieu de réaliser un travail collectif de définition des critères). Dans le cas contraire, ils deviendraient complices de la situation en cours, en favorisant la course au rendement et donc à la spéculation. En lieu et place d’une définition stricte et somme toute arbitraire (j’en tiens tout à fait compte), appeler l’État à définir justement les critères par un véritable label (et non un logo ou une marque, privée) de ce que serait un placement citoyen.

Enfin, il faut aborder nécessairement la question de l’intérêt, tout aussi centrale du fait que si
un épargnant réclame des intérêts pour son épargne, il paiera aussi pour les prêts qu’il contracte des intérêts, mais entre les deux, il est perdant et tout le monde avec lui. Autant alors aborder la question de la suppression de l’intérêt (sauf exceptions d’intérêt général par exemple, prévus d’ailleurs par bon nombre de placements éthiques : reversements solidaires, etc.). Si on ne peut pas solliciter un engagement concret immédiat (et je le regretterais), il faudrait alors insister sur le nécessaire engagement de chacun à posteriori et pas uniquement de l’État pour avoir une chance de s’en sortir.

Ce sont, à minima, non pas mes conditions (qui suis-je pour imposer mes conditions ?) mais les conditions à mon sens pour signer un tel appel.

Partager :

70 réflexions sur « LE POINT SUR « L’appel pour faire passer les citoyens avant les créanciers des banquiers », par zébu »

  1. Les crises chronique se trouve dans cette simple phrase:

    L’idée est d’organiser un transfert de richesses comme compensation

    Nous pouvons faire un compromis à mille façon, mais sans voir l’origine des crises ont va continuer de faire de compromis sans aucun résultat durable.

    1. D’accord avec Peter.
      L’époque et la situation ne sont plus aux compromis.
      Cet acharnement thérapeutique est vain.

  2. Tu n’as pas dû lire mon deuxième commentaire, Zébu.
    L’habit ne fait jamais le moine très longtemps… (un religieux convaincu 😉 )

  3. Pour parfaire l’euthanasie des épargants (je veux dire des « rentiers », qui sont tous d’affreux spéculateurs), je suggère :

    Que toutes les résidences principales et secondaires soient nationalisées. Seule la location de sa résidence est possible.

    Que le locataire de tout logement de plus de 10 m2 par personne soit tenu d’accueillir des personnes (qui n’ont rien ou moins de 10 m2) jusqu’à concurrence de 10 m2 par personne.

    Que tous les approvisionnnements en biens et denrées ( y compris alimentaires) se font par l’intermédiaires de magasins « agrées » qui contrôlent l’adéquation de la demande par rapport aux besoins décents (calculés selon un moyenne nationale et la quantité de bein disponibles).

    Que le chauffage soit limité à 18 ° dans tous les lieux de travail et d’habitation. Il sera de plus interdit de se chauffer pendant son temps de repos, sachant qu’on aura droit à deux couvertures en laine par literie.

    Que la consommation de vin de table (les grands crus devront être arrachés) et de gitanes maïs soitent rendue obligatoires.

    1. haha, vous réinventez la société globalement positive chère à Georges Marchais.

      Trève de plaisanterie, entre l’égalitarisme autoritaire et l’iniquité à tous les étages, il y a peut-être autre chose, non ? Et ce que propose Zébu me semble bien plus proche de cet « autre chose » que de la caricature que vous en donnez. 😉

      PS
      Ceci dit il y a beaucoup de logements vides et une loi existe pour ordonner leur réquisition lorsque d’autres ne trouvent pas de logement décent.

    2. On est dé croissant crypto-communiste ou on l’est pas!

      Cette caricature est drôle. Ce site brille vraiment par l’information et l’analyse. Pour le reste, le côté, « je fais ma petite révolution sur le blog » me blase un peu. C’est bien de proposer mais il faut être réaliste et cesser d’intellectualiser.

      J’ai lu à un moment que des politiques étaient « à l’écoute ». Politique ne veut pas dire décisionnaire (de moins en moins d’ailleurs). La politique n’apportera rien, elle vie de et avec tout ce qui est décrié sur ce site. Alors, au regard de ces dernières propositions, AUCUN homme politique ne prendra cela au sérieux.

      Il est agréable de lire vos petites pétitions et vos manifestes…votre naïveté est même touchante d’un certain point de vue.

      Avez vous juste une idée, même vague, des forces en présence Messieurs ? de la force de frappe médiatique, économique (la violence économique est une notion existante en droit français), et simplement brutale au sens propre (lois sécuritaires, surveillance accrue, violences policières et frappes militaires) ? Des nations, voir des continents ont été balayés…soyons lucide le manifeste le plus brillant qui soit ne changera rien.

      Que faire? la loi m’interdit d’exprimer ici clairement ma pensée.

      Je pense vraiment que le « courant » radical de ce blog est le plus réaliste même si personne ne pourra se réjouir après le Grand Soir quand sera venue l’heure du bilan humain.

      « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

    3. Tu as le choix cousin…Tu peux attendre que les politiques aux ordres des banksters te prennent tout peu à peu ou alors celui de choisir avec qui tu vas partager tes économies.

    4. François78.
      Je vais vous faire mal, mais c’est pour un bien.
      Car, parfois, tout comme Wikileaks, il faut regarder la vérité en face.

      Si toutes les résidences secondaires en France étaient réquisitionnées pour loger des gens avec un espace de 30 Mètres carrées chacune, nous disposerions chacun d’un logement décent qui nous permettrait d’envisager l’avenir avec optimisme.

      Ce sera peut-être le cas si un gouvernement populaire considère que la vie des gens vaut plus que la propriété.
      D’où un besoin que le peuple reprenne le pouvoir volé.

      Bien immatérièlement votre.

    5. Ceci dit, je suis redescendu de 300 M2 à 200 M2 pour deux.
      Et je juge que c’est encore trop.

      Mais je ne suis absolument pas une référence étant fou de nature. Et fainéant en entretien.

    6. Nationaliser les logements se fait déjà aux E-U, fannie mae et freddy mac sont en pratique des organismes d’état propriétaires de millions de logements.
      En France, des faillites de banques sont possibles aussi, et au lieu de refiler les prêts à d’autres banques, l’état pourrait les garder, les considérer comme logements sociaux et les louer de façon à éviter l’expulsion des locataires défaillants, ou les remplacer.
      Nationaliser et louer les logements inoccupés, dont les résidences secondaires, servant parfois uniquement à la spéculation immobilière, dans les zones où les logements sont les + chers et/ou les + rares serait aussi une très bonne chose.
      L’idéal serait de construire des maisons basse consommation partout et à un rythme rapide autour des centres urbains, histoire de ne pas être prit au dépourvu quand le pétrole sera trop cher pour se chauffer et circuler.

    7. @Vendez! Vendez!!

      Je suis bien d’accord avec vous. On est tellement loin de l’adoption de l’une de ces mesures… Depuis quand les riches donnent aux pauvres? Demandez à un milliardaire de limiter sa richesse à 1 million… Il vous rira à la figure. Si toute la population le demande: il va engager des mercenaires pour conserver ses milliards. Selon moi, il est impossible de briser la tendance de la concentration des richesses autrement que par la violence, bien que je ne la souhaite absolument pas. Je suis zen. J’aimerais avoir un petit terrain, sur lequel je mets ma petite serre, dans laquelle je produis mes petits légumes. Avec un bon voisinage, où l’entraide nous rendrait la vie plus facile et plus humaine. Mais je n’ai pas assez d’argent parce que la spéculation a rendu impossible l’achat d’une maison à un petit comme moi. Et ceux qui en achètent une la perdront quand les taux monteront. Les banques possèdent maintenant les terres et les maisons en grande partie, LÉGALEMENT! Vont-elles les redonner? Jamais.

      Mais ces réflexions, qui prennent ici des allure de manifeste, sont quand même essentielles à la construction d’un monde, après la chute. Il faut encourager l’initiative, pour qu’après la chute, le vide ne soit pas rempli par une dictature ou un despote. Il faut que le vide soir rempli par de bonnes idées.

      Bravo à tout le monde.

    8. à patlav

      je suis d’accord avec ‘vendez vendez’ aussi, le temps n’est plus à la discussion et aux analyses socialisantes. parler clairement, pour évincer les ‘mous’ les ‘indécis’ les ‘oreilles sélectives’ et même les ‘taupes’, les forcer à se découvrir. celui qui refuse de changer de niveau de dialectique dans le contexte déstructurant actuel ne peut se dire ‘dissident’ ou ‘opposants’: c’est l’effet ‘t.i.n.a’ sur l’encéphale ou ‘atlantisme’, aussi l’effet binaire ‘droite gauche’. anachronique. stérilisant. rédhibitoire.

      si l’élite française n’est plus solidaire alors nous ne sommes plus unis, dont acte, il faut faire le tri chez les progressistes pragmatiques et les conservateurs de bonne volonté, prononcer des noms, ceux qui désirent une société plus équitable, qui refusent que la naissance et l’argent soient les critères sociaux supérieurs, qui ont un projet. et avant quoi que ce soit commencer par punir sévèrement les corrompus.

      je suis optimiste, ça peut se passer dans le calme, les gens ne sont pas ces monstres assoiffés de lanternes et de guillotine qu’on voudrait nous faire croire. la vitesse avec laquelle s’est répandue l’information de policiers-casseurs infiltrés dans les manifestations des retraites est bon signe. les apéros géants interdits aussi.

  4. Je pense que quelque chose se fait jour dans le conscient collectif : les regards se tournent les uns après les autres vers les banques. Les déclarations de Cantona, déjà commentées ici, mais aussi les prochaines annonces de wikileaks pour janvier… j’ai le sentiment que le grand public prend de plus en plus conscience que « ce qui ne tourne pas rond » dans cette société c’est le secteur bancaire et financier.

  5. Bonjour, difficile de ne pas être d’accord, au moins sur le titre du billet.
    Si le remboursement des créanciers doit signifier la misère des plus pauvres et des exclus, aucun homme de bonne volonté ne peut accepter cela.

    Je pense même qu’il faut aller plus loin encore, en décrétant le moratoire le plus large possible sur les dettes publiques.

    L’avenir, proche ou lointain, montrera si nos politiques acceptent de comprendre qu’il vaut mieux venir au chevet de l’économie réelle qu’au secours de l’économie financière.

    B.L.

    1. Pauvres victimes, en effet, vendez.

      Piège à con fonctionne toujours bien. Surtout si tu leur mets un billet d’un dollar pour les faire avancer 🙂 🙂 🙂

    2. @Vendez! Vendez!
      Commençons déjà par les dettes publiques, ce qui sauverait déjà l’Irlande et le Portugal …

    3. @Yvan…Je suis d’accord Yvan….c’est un piège à con monumental…mais exploiter la misère, surtout intellectuelle, me dérange profondément.

      On se focalise sur le combat contre la misère matérielle des peuples. Cela est noble et légitime mais c’est prendre le problème à l’envers! C’est la misère intellectuelle qui fait le plus de ravages.

      Un indice…pourquoi maintenir le peuple dans une sorte de coma artificiel avec des milliards consacrés à l’entertainment?….Avez vous vu Noham Chomsky sur TF1?

      Nous n’en serions pas là si tout le monde avait les clés pour filer un bon coup de pied aux fesses de tout ces vendeurs de soupe à crédits, de produits financiers divers et variés.

      Croyez vous que les millions de français titulaires d’une assurance vie savent qu’ils participent à creuser la tombe de leur État, de leurs acquis sociaux? Combien savent ce que rappellent et analysent ici Messieurs Jorion, Leclerc et Alexandre quotidiennement ?

      Il était prévu une émission sur la crise en prime time sur France 2…Savez vous ce qu’il est advenu ? Déprogrammé pour cause de propagande présidentielle sur les 3 chaînes les plus regardée. Personne ne s’en ait offusqué, non, personne.

      De mon expérience personnelle, évoquer ces questions « en société » vous fait passer au choix (mais plusieurs choix possibles) :
      – pour un pessimiste dépressif ;
      – un « fin du mondiste »
      – un frustré jaloux des « riches »
      – un trotskyste, staliniste léniniste anarchiste et j’en passe.

      C’est de la méconnaissance. La vérité crue, sa

      Bref, certains veulent mobiliser les masses, d’abord il faut informer et affranchir le peuples de ses chaînes intellectuelles….sans condescendance.

      Donc, oui, il a des victimes des subprimes.

    4. @Bruneau Lemaire
      C’est qui l’Irlande et le Portugal ?????
      Des « pauvres » états qui ont vécu au dessus de leur moyens ?
      En liquidant les « états », liquide-t-on, d’une pierre-deux-coups les « pauvres-à-subprime » aussi ?

  6. Soit tout le monde est pareils ou pas
    Pourquoi celui qui joue petit ne doit pas perdre petit
    Que deviens celui qui ne peut pas jouer du tout
    Que deviens celui qui n’a rien
    Par moment je ne vous suis pas
    J ai compris pourquoi cela vas pas
    Je comprends que vous êtes beaucoup à avoir joué et voulais pas perdre vos avantages
    Peut être vous pensez je ne suis pas trop mal dans ce système alors il faut changer mais pas trop je veux avoir quand même un peu plus que les autres
    C est sure que ce qui se prépare seras soit l esclavage soit une autre manière de vivre

  7. Il est évident que lors de la nationalisation des banques,
    leur dette doit être payée par le patrimoine des grands actionnaires, souvent administrateurs,
    et pas par les petits épargnants, qui touchent leur salaire sur un compte, par exemple!
    Ils ont, pendant des dizaines d’années, accumulé et placé des centaines de milliards,
    dont chaque centime est le fruit du travail des citoyens, pas du travail des dits actionnaires.
    Où alors c’est qu’ils produisent pendant leur sommeil…

    1. Merci Charles,

      Notre épargne (moi et mon épouse), c’est :
      – 84 ans cumulés de travail salarié, à un bon niveau grâce à beaucoup d’années de cours du soir et du samedi,
      – un petit supplémentt (modeste) laissé par les parents, et intouché (mais protégé) jusqu’à ce jour,
      – un mode de vie simple qui fait plus la part du besoin que de l’envie, sans ressentir pourtant de privation,
      – etc, tout un mode de vie et une philosophie (la désuétude totale) …

      PS : pour la collectivité, j’ai toujours payé plein pot et je n’ai jamais bénéficié d »aucun « transfert ».

    2. @Charles A.

      Le brouillard se lève doucement au dessus des discours et les véritables lignes de démarcation se révèlent en cet espace d’expression comme ailleurs dans ce pays, de plus en plus perceptibles, de plus en plus palpables, de plus en plus chaudes.

  8. Hélas, je crois que jacques a et Vendez! ont raison, nous sommes dans un mortel rapport de forces…

    Heu… Et si on radiait le point 3 ?
    Déjà, c’est difficile (pour moi) à comprendre… Alors en saisir les conséquences : pour moi, impossible…

  9. C’est tout le problème. Il y a encore trop de gens qui ont encore trop de choses à perdre.
    Pour l’instant, le bourgeois prend le dessus sur le citoyen, ce qui rend très difficile tout changement de fond.

    1. Le bourgeois se définissant par l’amour de la sécurité au dessus de toute autre valeur, agrémenté de la rémunération pépère de ces placements garantis sans risque appuyés sur la coercition dissuasive du bras armé d’un État bourgeois sécuritaire et compréhensif, l’aporie sécuritaire nous guette.
      L’insécurité financière, comme toutes les autres devant et derrière elle, le menaçant à nouveau, le bourgeois placé devant la double révélation de son illusoire sécurité et de la réalisation du danger dont il se croyait confusément protégé, risque fort de ne pas balancer longtemps avant de se jeter derechef et de plus belle dans les bras de ses protecteurs sécuritaristes en diable.

  10. Crise des
    dettes publiques ou pourquoi la zone euro va exploser …..
    La crise économique actuelle caractérisée par les « problèmes » de la dette publique amène trois types de solutions pour sortir de cette impasse :

    1/ austérité ( coupe dans les dépenses publiques , hausse des prélèvements obligatoires, rigid…ités salariales pour restaurer la compétitivité prix )
    2 / inflation : en créant de l inflation on monétise de facto la dette publique. Conformément aux théories classiques l inflation d’origine monétaire serait créée par un accroissement de la masse monétaire par une augmentation de la taille du bilan de la banque centrale.
    Il faut voir si le gain de l’inflation est supérieur au cout de cette inflation.
    Je propose qu’on fasse un vrai audit la dessus car l inflation est systématiquement présentée comme le diable après l épisode des années 20 et la stagflation des années 70 alors qu’elle représente un moyen certain d épurer les finances publiques.
    3/ faire défaut : ca veut dire refuser purement et simplement de rembourser des échéances de dettes. Les conséquences seraient de créer un choc monétaire notamment sur la courbe des taux, un effondrement du taux de change. Une augmentation de l inflation importée et des conséquences erratiques.

    Voici donc les trois solutions qui s offrent a nous.

    1. Conformément aux théories classiques l inflation d’origine monétaire serait créée par un accroissement de la masse monétaire par une augmentation de la taille du bilan de la banque centrale.

      Depuis 2009 la Fed a augmenté la taille de son bilan à la vitesse la plus vertigineuse de son histoire (plus de 100% en un an) sans pouvoir créer d’inflation (-0.5% en 2009 et tout juste 1% actuellement) et vous croyez encore aux theories classiques « monétaristes ». C’est pire que du dogme religioeux…

      La FED ne peut créer d’inflation en augmentant son bilan tant que ces sommes restent en réserve dans les banques et ne sont pas empruntées par les ménages et les entreprises. La FED peut imprimer tout ce qu’elle veut mais elle ne peut tout de même pas forcer des gens déja surendéttés à s’endetter plus.
      Le problème n’est evidemment pas les dettes publiques qui sont de l’order de 80% du PIN et en dessous de leur maximum historique, mais bien les dettes privées qui sont de l’ordre de 300% du PIB et bien au dessus de leur record historique. ON assiste actuellement à un transfert d’une partie des dettess privées vers les dettes publiques au lieu de leur liquidation. Cela ne servira évidemment à rien, les changer de poche ne réglera jamais le problàme car il faudra procéder à leur liquidation. En tout, 60,000 milliards de liquidation de dettes dans les années à venir, c’est à dire réduction de la masse de credit. Contre ceci comment voulez vous que la FED crée de l’inflation à dose de 1000 milliards de dollars. C’est comme essayer de parer un véritable tsunami de liquidation de dettes avec des petites digues en sable.

    2. Donc la voie 2 elle est bloquée (la seule inflation que les banques centrales peuvent créer c’est de l’hyperinflation)
      Quant aux voies 3 et 1 elles sont bien entendu complémentaires. Il faut pas croire que un défaut d’une partie des dettes publiques et privées va pouvoir s’accompagner d’une politique de croissance et de vaches grasses au niveau budgétaire.

      Ce sera donc restructuration des dettes publiques et privées, liquidation d’au moins 35% du total, pertes absorbées par l’ensemble des créanciers en contre partie de prise de possession par ceux là même d’une partie des biens collateraux Liquidatio accompagnée par une politique d’austérité bien pire que ce qu’on pu voir la Gréce et l’Irlande jusqu’à présent, et ceci dans tous les pays de l’OCDE y compris la France.

      Cela sera trés pénible pour la grande majorité des Français mais de toutes façon il n’y a pas d’autre solutions.Pour ceux qui n’ont rien, cela ne peux pas etre pire, mais ce sont les français moyens, habitués à leur petit confort et la société de consommation facile qui vont le plus morfler.

      C’st pas la peine de s’obnubiler sur l’effondrement du système, la naissance d’un systéme entierrement nouveau pour une utopie de plus, cela n’arrivera pas.

    3. « Pour ceux qui n’ont rien, cela ne peux pas etre pire » : ben voyons, c’est sûr … et c’est beau la solidarité.

      Car « ce sont les français moyens, habitués à leur petit confort et la société de consommation facile qui vont le plus morfler » : eeeeeh ouais, et franchement, hein, c’est bien ça qui nous inquiète.

      Car que les plus pauvres morflent (encore plus, que d’habitude), finalement, il sont l’habitude, hein, mais que les français ‘moyens’ (vous en connaissez-vous des français ‘moyens’, c’est quoi des français ‘moyens’, d’1,72 mètre ?) ‘morflent’, alors là, je dis pas : la révolution (des pantoufles) !!

      A gerber.

    4. @Zébu,

      oui, à gerber. Vos croyez sincèrement que la résolution de cette crise va pouvoir mieux se passer?

      Liquider un minimum de 2000 milliards de dettes sur ceux qui ont du patrimoine tout en maintenant un niveau de vie minimum digne pour tous les français. Vous avez besoin d’un dessin pour comprendre ce que cela signifie?

    5. Si quelqu’un d’autre peut prendre le relais …

      Je veux bien. J’ai suivi un entraînement intensif avec… !

      C’st pas la peine de s’obnubiler sur l’effondrement du système, la naissance d’un systéme entierrement nouveau pour une utopie de plus, cela n’arrivera pas.

      On parie ?!

    6. @chris06 1 décembre 2010 à 03:57

      Cela sera trés pénible pour la grande majorité des Français mais de toutes façon il n’y a pas d’autre solutions.Pour ceux qui n’ont rien, cela ne peux pas etre pire

      Puisque vous vous en foutez, pourquoi en parlez-vous (d’ailleurs pourquoi seulement des « Français » ?) ? Un remord de cul de dinde de vous être « super goinfré pendant les 30 dernières années. J’ai commencé avec 100,000 Francs que j’avais hérité, je les ai placés sur la bourse et dans l’immobilier avec un retour sur investissement moyen de l’ordre de 10 à 15% par an (la moyenne du CAC40 et de l’immobilier parisien) et un effet de levier modeste de 5 aujourd’hui l’ensemble de mes placements vaut 10 million d’Euros, sans compter mon apart de 200 m2 dans le 16eme, ma villa au cap d’Antibes, ma porsche turbo…etc. » tout en croyant n’avoir jamais spéculé ?

      Une seule absolution… ! disait un vieux slogan. Continuez donc votre maïeutique, mais peut-être que certains pauvres jaloux et méchants vous tomberont dessus quand même, même à Nice baie des anges.

  11. Or, il est intéressant de noter que les deux dernières solutions nécessitent forcement d avoir en main la politique monétaire.
    Pour créer de l inflation, il faut augmenter la masse monétaire, pour faire défaut avec le choc que ca procure su…r.le taux de change et sur la courbe des taux il faut coupler le défaut avec une politique monétaire.
    Juridiquement, l’Europe nous interdit d utiliser le levier monétaire.
    Stratégiquement, l Allemagne y est fortement opposée pour des considérations psychanalytiques et aussi par rapport a son modèle de croissance base sur la causalité déficit extérieur / déficit public. (un excédent du commerce extérieur entraine un excèdent budgétaire)

    Ce qui fait que les marchés, l Europe politique nous impose à nous européens la première solution, à savoir l’austérité.
    Cette même austérité a un cout social certain. Pour les retraités qui voient leur pension allégée, pour les chômeurs qui voient leur pension coupée et pour l ensemble de la société qui voit la pression fiscale augmenter et les salaires réels baisser.
    Qui dit cout social dit évidemment cout politique.

    Le fait d’interdire la politique monétaire qui fait partie de l arsenal de la politique économique avec la politique budgétaire alourdit encore cette crise économique. N’empêche
    t elle pas la croissance économique de repartir ?
    Ne risquons nous pas de se retrouver dans la situation du japon qui dure depuis 20 ans avec les risques déflationnistes que cela comporte ?

    Pourquoi les USA ont ils choisi de s’engager dans la voie 2, c est a dire recourir à l’inflation alors que l’Europe reste cantonnée à la voix 1 par le sacro saint principe de non intervention du champ monétaire.
    Ce non interventionnisme est basé sur un consensus tacite entre les politiques et les gouverneurs bancaires à francfort.
    Ce qui fait qu’on se retrouve nous européens avec plusieurs politiques budgétaires, donc des situations budgétaires différentes et une seule politique monétaire de surcroit rigoriste.

    Quel sera le premier pays prêt à briser ce consensus et à prêt à dire :  » Nous ne sommes pas d’accord, nous n’effectuerons pas ce plan qui représente un coût social trop important pour notre collectivité »
    L’Espagne, l’Italie, la France ???????

    Quelles seraient les conséquences de ce refus politiques sur la sphère monétaire ???????

    Il y a fort à parier que la zone euro tomberait (non pas d’un choc exogène mais d un choc interne et d’un choc politique).
    Heureusement ou malheureusement ??????????????????

  12. Qui détient les chiffres exacts des créanciers des banquiers :

    Les détenteurs de livret A ?
    Les détenteurs de plan épargne retraite ?
    Les détenteurs d’assurances vie, en action, ou en liquide pour ne pas s’exposer aux risques éventuels ?
    les actionnaires du CAC 40 ?
    Les hedge fund ?
    Les paradis Fiscaux ?

    ETC…

    Quel est le pourcentage de chacun.
    Sans calcul précis difficile de comprendre ce qu’englobe ce manifeste.

    1. Trés bonnes questions. Et il serait grand temps d’en rechercher la réponse si on veut faire une analyse concrète de ce que va vouloir dire la grande liquidation des dettes excessives pour les ménages français dans les années à venir.

      Aussi à vouloir opposer sytématiquement « les créanciers des banques » et les « citoyens » (comme si les créanciers, épargnants, bénéficiaires de fonds de pensions, de livrets A, d’assurance vie… ne sont pas des citoyens dignes de ce nom) . Ca c’est de la démagogie populiste véhiculée par ceux qui de toutes façons n’ont plus rien à perdre. On sait où ca nous a mené dans le passé.

    2. @ Chris06 :
      « à vouloir opposer systématiquement » …
      Tiens, c’est marrant, on dirait le discours de Sarkozy sur l’opposition entre les français et la nécessaire unité face à l’adversité …
      Z’êtes de la même tendance, ‘démagogie’, tendance ‘dure’ (et qui dure un peu trop même) ?

      PS (rien à voir avec le parti du même nom) : ‘bénéficiaire’ de fonds de pension, c’est quoi ? Quelqu’un qui reçoit de l’argent des retraités ? Je connais, voyons voir : bénéficiaire du RSA (car on dit jamais ‘allocataire’ au gouvernement ni dans les médias), bénéficiaire d’un reversion de pension, …

      PS2 : que ça vous plaise ou non (ce dont je m’en contrefiche), les dits ‘citoyens’ ‘bénéficiaires’ de fonds de pensions sont ceux qui participent, consciemment ou non (c’est bien de cela dont on parle), au vaste mouvement spéculatif, en ‘exigeant’ des rendements ahurissants, sans quoi ‘ils iront migrer leurs capitaux ailleurs’ (jusqu’en Chine, si nécessaire), le tout ‘garanti’ si tout se casse la gueule, par qui ? mais par l’Etat bien évidemment, soit, TOUS les citoyens y compris et surtout ceux qui n’arrivent PAS à épargner.
      Ce sont des choses trop compliqués pour vous à comprendre, il faut que je le fasse en phonétique ou quoi ?
      Ou vous allez me sortir le ‘responsable mais pas coupable’ ? Aussi ?

      Punaise …

    3. @Zébu,

      Ecoutez, en tant qu’ex cadre dirigeant d’une multinationale et créateur d’une PME j’ai eu la chance de pouvoir accumuler un patrimoine conséquent au cours des 30 dernières années. Je n’ai jamais « spéculé », ni recherché des rendements ahurissants, ni ai été tenté de migrer mon capital hors du pays dont il a été la source pour obtenir plus.
      Mais il se trouve que grâce à ce système du capitalisme financier et la bulle gigantesque du crédit j’ai pu obtenir des rendements qui sont effectivement ahurissants,, c’est à dire bien plus élevés que la croissance réelle de la valeur ajoutée.

      Ce qui me parait très clair c’est que :
      .d’une part il serait tout à fait éhonté que ce patrimoine continue à croître à un rythme supérieur à l’économie réelle.
      .qu’il va falloir partager, c’est à dire reverser une partie significative de ce patrimoine à la collectivité . Et ce pour un motif tout à fait égoiste qui est que je ne veux pas vivre dans une société qui s’effondre au feu et à sang, où il y a des dizaines de millions de gens qui souffrent, qui n’ont pas les moyens d’une vie digne.
      Cela fait deux ans que j’essaye de sensibiliser mes amis et relations qui sont dans des situations similaires, que j’essaye de leur faire comprendre pourquoi il va bien falloir qu’ils partagent leurs richesses avec la collectivité. Ils sont de plus en plus nombreux à comprendre, à comprendre qu’il n’y a pas d’autres alternatives.
      Car il faut aussi que cela vienne de nous, ceux qui ont du patrimoine, quels qu’ils soient, créanciers des banquiers ou non , c’est aussi à nous de faire pression sur les pouvoirs publics pour organiser ce vaste élan de solidarité et éviter que la société explose.
      Mais ce n’est pas en nous montrant tous du doigt en tant que rentiers recherchant des rendements ahurissants, profiteurs, spéculateurs, et autres évadeurs fiscaux q’on va faire avancer les choses. Car ces descriptions ne correspondent pas à tout ceux qui ont du patrimoine. Certes, il y en a, ceux qui refusent de voir la réalité en face, ou ceux qui se disent qu’ils vont pouvoir s’évader à temps si tout pète dans leur ranch en Argentine et leur or en suisse. Ceux qui jusqu’à présent reussissent à tout bloquer et maintenir le status quo.

      Donc il n s’agit pas de lancer un « appel pour faire passer les citoyens avant les créanciers des banquiers ». C’est ridicule.
      Il s’agit par contre de faire comprendre à ceux qui ont du patrimoine que c’est à eux de payer pour les erreurs du passé.

    4. « C’est ridicule. »
      C’est aussi le titre (quasiment) d’un excellent film, de Patrice Leconte.
      Vous devriez le voir, vous comprendriez …

    5. Il s’agit par contre de faire comprendre à ceux qui ont du patrimoine que c’est à eux de payer pour les erreurs du passé.

      Ok. Fort bien.

      (…)c’est à dire reverser une partie significative de ce patrimoine à la collectivité .

      Ok. En chiffres avant le signe « % », ça fait combien exactly « significative « ?

  13. La crise des subprimes a été rendue possible par les 200 millions de dollars dépensés par le lobby Fire (Finance, Insurance and Real–Estate) pour éliminer le Glass-Steagall Act.

    (P. Jorion )
    A la suite de mon post 22 dans votre première mouture vous trouverez Zébu, et vous tous, quelques nouveaux arguments pour « revenir à la bifurcation » de se qui vous a « échappé »
    Si nous nous cotisions pour trouver 200 millions de dollars pour rétablir ce foutu Glass Steagall !.

    1. C’est bien plus de 200 millions de dollars qu’il nous faudrait, depuis lors (1999 si je me rappelle bien) !
      L’inflation, Pierre, l’inflation … de monnaie.

    2. Zébu a écrit:

      C’est bien plus de 200 millions de dollars qu’il nous faudrait, depuis lors (1999 si je me rappelle bien) !
      L’inflation, Pierre, l’inflation … de monnaie.

      L’inflation égale taux d’intérêt.

      Si nous enlèvons le taux d’intérêt, l’inflation va disparaître comme par miracle.

      Ce qui reste, c’est la réalité!

      Peut être notre communication (économique) va s’améliorer!? 😉

    3. Blague à part, Zébu, quand Paul Jorion, Jacques Attali et François Léclercs pour ne citer que ceux qui furent digne du filtre, vous font indirectement la grâce de vous répondre dans votre première mouture, vous pourriez en faire un peu plus cas.
      Vous ne brillez pas par votre inflation de commentaires……..

      @Peter Hoopman
      Avec vous, pas de miracle, les salaires ne sont pas prêt à être réévalués 🙁

    4. @ Pierre,

      Si la réalité est notre salaire/récompense il n’y a plus de dette!

      C’est peut être terrible de vivre dans la réalité, aussi pour moi, parceque nous droguer par une lévier comptable, sans laquelle on croit la vie est impossible. 😉

      Peut être la communication entre salarié et patron redevient réaliste/plus direct et sincère, parce qu’on n’a plus grand chose à gagner en faissant obstruction (partron et salarié!)

    1. Mais non Zébu, pas le bordel, la vie.

      D’ailleurs, je me demande de plus en plus si Paul n’est pas en train de transformer clopin-clopant l’objet de son blog, en faisant d’icelui une manière de « mini-lablogatoire » et de nous des sujets d’étude – objets ? 😉 – in vivo rassemblés en un échantillonnage tribal hétéroclite, mais néanmoins suffisamment significatif en nombre et en variété, d’homminicules diversement contaminés par la financiarisation des conscience et des âmes. Homminicules volontairement asservis et exposés à la double source de stress que constitue l’actualité de l’ère géologique post-lehmanienne infèrieure jointe au bombardement des stimuli multiciblés de billets minutieusement distillés et mis en musique par notre hôte facétieux. 🙂

      Le bouquet de l’affaire serait alors son dernier billet, méphistophélique – ou simplement grouchoesque , tétralogie subliminale de joyaux de nostalgie du Fou Chantant, dont chacun sait qu’il croisa la piste de la gloire un certain été 36.

      Euh, c’est pas tout ça, s’fait tard, va rejoindre la litière, assez de la paillasse…

      PS : je te recommande qd même chaudement « l’Âme des poètes » avec Jean Lefebvre qu’on voit furtivement en jeune premier attablé avec deux bombes en état manifeste d’énamourement pour le blond narbonnais.

      « Leur âme légère, c’est leurs chansons
      Qui rendent gais, qui rendent tristes
      Filles et garçons, bourgeois, artistes ou vagabonds.
      « 

    2. @vigneron
      1 décembre 2010 à 01:47
      En deçà d’un niveau de stress qui les objectiverait, les cobayes pourraient déployer une conscience des conditions d’expérience susceptible de fausser les données du « mini-laboratoire » , ce qui ramènerait l’expérience à des conditions in bordelo et rendrait les résultats impertinents.

    3. Dans les bagnol’s aujourd’hui
      C’est Anella qui conduit
      L’monsieur roul’des yeux d’veau
      Pendant qu’ell’pilot’ sa cinq ch’vaux
      Il a l’air embêté,
      Assis à ses côtés
      Et quand ell’serr’ les freins
      Il serr’autr’chose sans entrain
      Il lui faut du courage
      Lorsqu’ell’ prend ses virages
      Quand moi, j’en vois
      A un croisement du bois
      Qui fonc’ sur moi viv’ment, je n’l’engueul’ pas
      Mais galamment:

      Je lui fais « Pouet-Pouet »! Elle me fait « Pouet-Pouet »!
      On se fait « Pouet-Pouet » et puis ça y est.
      Je souris « Pouet-Pouet »! Elle sourit « Pouet-Pouet »!
      On sourit « Pouet-Pouet »! On s’est compris.
      Alors le monsieur qui l’ voit fait un’ sal’ trompette
      Y en a même quelquefois plus d’un qui rouspète
      Je lui fais « Pouet-Pouet »! Ell’ me fait « Pouet-Pouet »!

      Jadis on s’ faisait la cour

    4. @ Juan Nessy :
      Si Big Jorion et Méphistopheles sont tous les deux sur un blog, c’est foutu, autant donner mon numéro de sécu de suite …

    5. Zébu votre numéro est unique.
      Sur votre tip-tag dans l’oreille, vous êtes nomenclaturé 666émé tête du troupeau.
      Pour ne pas être vache, je double votre ration de foin 🙂

  14. Merci à zébu qui retrouvera son texte et son style dans la proposition finale.
    Recentrer le propos, tel qu’il l’a fait est à mon avis une bonne chose.
    Je me suis souvent demandé pourquoi les écologistes qui ont vu venir dans les années 1970 bien des problèmes, les partisans de l’économie locale, des coopératives etc…n’ont pas eu le dessus alors qu’ils sont une majorité par rapport à une minorité de rapaces (mafias, cupides,….). I
    Je crois qu’en partie, c’est que les uns ont un but unique et identique : s’enrichir. Les autres ont chacun dans un coin de leurs têtes une société idéale.
    Aussi, ils ont un handicap majeur : quand ils posent collectivement sur le papier leur monde, au fur et à mesure que les précisions s’accumulent, il y a toujours un point qui ne convient pas à chacun. Ainsi, les alternatives deviennent souvent des petits groupes dont la fédération est un enjeu fondamental . Il est donc indispensable que nous travaillions et échangions sur ce que chacun estime « sa good society ». Une proposition globale est fondamentale (c’est le but de Paul Jorion je pense) mais dépasse largement l’événement qui nous guette à cours terme et auquel ce manifeste veut répondre vite pour ne pas nous faire avoir par une minorité.

    Mais ici pour gagner le combat contre ceux que j’ai appelé les cupides (greedy comme le disait si bien Greenspan avant d’avouer qu’il avait rien compris aux marchés qu’il pilotait !), sur une question unique de ne pas se faire avoir comme les irlandais, il faut se centrer sur les seuls moyens pour atteindre ce but unique.

    Merci donc…cela progresse…on est proche je pense….je reviens vers vous bientôt.

  15. Bonsoir !

    Quelques réflexions, parmi les propositions de Mr DUPRE ( donc, à votre attention Mr DUPRE)

    « 1. L’état enclenche, dès que possible, une procédure de restructuration dans laquelle l’état est le liquidateur. A ce titre, il valorise les actifs de la banque. En fonction de cela, il détermine sa stratégie au cas par cas pour le passif. Les dépôts peuvent être garantis intégralement voir transférés dans une banque d’état avec le montant d’actifs correspondant. Les actionnaires n’ont théoriquement le droit à rien puisque la faillite correspond au point où les actifs ne suffisent plus à rembourser les créances ».

    – Pourquoi vouloir vouloir positionner l’ETAT, dans le rôle du LIQUIDATEUR? —> Je propose que l’ETAT se positionne comme CONCURRENT. Avec l’avantage d’être surtout le régulateur !
    Donc —> 1 seule banque à nationaliser, 1 SEULE comme APPUI!
    – Précisions sur la stratégie à déterminer au cas par cas?? A quoi pensez vous ? ….. Pour ma part —> 1 Stratégie, plusieurs Opératiques, une multitude de Tactiques pour la SEULE Banque. … Et ensuite, on joue en fonction de l’autre ( Régulations comme outils) ! Elles se plieront toutes, en 15 jours ! Et il n’en restera qu’une, car absorbées par la Banque SEULE !
    – Ensuite, éclatement de la structure ( décentralisation) selon les paramètres retenus, en supprimant la strate nationale de coordination. —> Exit la Banque Nationale. On se retrouve avec autant de banques , selon les paramètres retenus. … Autant d’interlocuteurs pour les discussions et négociations avec d’autres états et./ou structures supra nationales ( soit un garde fou très appréciable!
    PS: Cela suppose de remplacer la représentativité par de la participation au niveau de l’echelle retenue, une des composantes des paramètres à retenir selon moi ( commune, canton, département….????). Aucun actionnaire privé en tant que personne morale, en tant que qu’actionnaire de chaque nouveau établissement ( en attendant la suppression définitive du statut de la personne morale…). Toute personne résidant sur secteur constitue une voix ( donc, un étranger en situation régulière, dispose d’une voix).
    – Redéfinition des missions essentielles, devoirs et obligations, avec notamment, l’objectif de suppression du rôle « d’intermédiaire obligé et imposé » sur nombre de services et produits proposés actuellement. Par ex : OPCVM, Assurance vie, intermédiaire pour l’acquisition de terrains arables, forestiers, pour des privés, matières premières etc …
    PS: Sur ce point, la proposition de P.JORION relative à l’interdiction des prix sur la fluctuation des prix, trouve sa place.

    PS:
    @ Yvan : Inspiration …SCOP ! Vous êtes dans la direction… Je vous rejoins , comme base de réflexion.
    PSS: rIen Ne paSSera commE Convenu, Traduit, Expliqué. Trois cents boNnes idées sur l’Historique de demain : 3 très bonnes . Trois cents boNnes idées sur l’Historique de demain : 4 ème à venir. Validé!

  16. @vigneron,

    je l’ai expliqué ici:
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=18811#comment-127416

    Il faudra liquider au minimum 35% de l’ensemble des dettes publiques et privées contre une réduction au moins équivallente de la valeur des tous les actifs mobiliers et immobiliers.
    Il s’agit bien entendu d’une valeur moyenne, mais qui doit être progressive en fonction de la taille des patrimoines (donc largement supérieur pour les trés grandes fortunes et largement inférieure pour les petits patrimoines) et qui devra tenir compte de la spécificité des actifs (certains types d’actifs sont plus largement plus surévalués que d’autres).

    Cette déflation des dettes et des valeurs du capital par liquidations successives aura lieu de toutes façons. La route choisie par nos pouvoirs politiques et corporatistes est la voie de la déflation la plus lente possible, qui prendrait des décenies. Les politiques soit disant inflationistes de nos banques centrales n’ont pas de vocation à être inflationistes, ils savent trés bine que cela ne marchera pas. Elles n’ont de vocation qu’a ralentir le plus possible la déflation, liquidation des dettes et dévaluation des valeurs du capital. C’est clair que c’est la voie qui les avantage le plus comme l’a trés bien expliqué Charles Hugh Smith dans cet excellent billet que je vous recommande de lire si vous ne l’avez pas déja fait:

    http://www.oftwominds.com/blogoct10/grand-strategy10-10.html

    The ideal scenario for the Financial Power Elites which own the debt is modest deflation, as that increases the purchasing power of their income stream. The ideal setup is a nation/world of debt-serfs who are still able to service their debts and pay their taxes. The only real danger is if debt service and taxes become too burdensome and they revolt.

    So the Financial Power Elites do have to care about the top 20% below them, as these tax mules pay most of the Central State’s taxes. That’s important because the Power Elites will likely end up owning high-yield long-term Treasury bonds.

    They also have to care a bit (but not too much) about the bottom 60% who own no assets to speak of, as this class could create political turmoil were they to recognize the hopelessness of their serfdom. So the Power Elites will support bread-and-circuses: cheap entitlement programs like food stamps, and abundant entertainment (cable TV and Internet). This combination has a long history of success in placating and distracting the masses.

    Mais il faut au contraire procéder à une déflation accélérée, une restructuration des dettes et dévaluation des actifs forcée sous le controle de l’état dans l’interêt des citoyens.

    C’est à dire qu’en fait, au lieu d’une dévaluation classique de la monnaie, qui dévalue tout, actifs, dettes mais aussi salaires et valeur ajoutée, et qui en faite ne change rien, sauf la compétitivité d’une nation vis à vis une autre ce qui revient à une « beggar thy neighbour policy », il faut procéder à une dévaluation des actifs et dettes tout en gardant les salaires aux niveaux actuels.

    Une telle restructuration forcée ne peut réussir que s’il s’agit d’une action concertée au sein d’un ensenle économique majeur et qui bloque tous mouvements de capitaux vers les nations qui n’y participeraient pas.

    De toutes façons on est déja en plein dedans. Maintenant que les investisseurs commencent à se douter que l’Europe pourrait être le premier continent à opérer une telle restructuration, il n’y a plus de temps à perdre.

  17. Deuxième bilan de l’appel : merci a ceux qui ont relayé l’appel qui passe brutalement à 720 signatures.
    Le plan maintenant est d’attendre 3000 signatures pour le relayer par un journal ( je connais le journal Réforme qui a eu le courage de me publier sur un sujet délicat que je vais recontacter).
    Si certains d’entre vous connaissent des journalistes et/ou souhaitent participer à la communication, qu’ils n’hésitent pas à me contacter.
    Merci à ceux qui continuent à relayer le projet.

    Pétition mise en ligne le 3 décembre 2010.
    •Nombre de signataires le 9 décembre 2010 : 720
    •Les députés, sénateurs, ministres : 0
    •Les hommes politiques : 0
    •Les personnalités du monde de l’économie et de la finance : 0
    •Les autres personnalités : 0

  18. Bilan de l’appel FAIRE PASSER LES CITOYENS AVANT LES CREANCIERS DES BANQUES
    2033 signataires de l’appel.
    Comme prévu, je l’envoie actuellement à tous les députés dans le but que l’un au moins d’entre eux dépose un projet de loi. Voici le mail adressé à chaque député.
    Vous pouvez, si vous soutenez l’appel, le proposer à votre député.
    A suivre….

    Monsieur le Député,
    L’exemple des choix du gouvernement irlandais risque d’être suivi par la France.
    Dans ce cas, la France paierait longtemps une erreur stratégique que l’Islande, elle, n’a pas commise.
    Nous appelons à « Faire payer les créanciers des banques avant les citoyens ».
    Ce principe préalable à toute orientation économique peut faire consensus.
    Vous, même seul, avez le pouvoir de déposer un projet de loi.
    Notre groupe comprend des spécialistes de la finance prêts à vous aider à rédiger cette loi d’urgence économique.
    Les 2033 signataires de l’appel
    Contact :
    Denis DUPRÉ
    Professeur de Finance et d’Ethique

    Université de Grenoble
    CERAG – 150 rue de la chimie 38040 GRENOBLE Cedex 9 – FRANCE
    Tél : +33 (0) 4 76 63 53 70 – Fax : +33 (0) 4 76 54 60 68
    http://pagesperso-orange.fr/denis.dupre/

    L’appel se trouve ici :
    Appel pour « Sauver les citoyens avant les créanciers des banques »
    (Préambule éclairant l’appel ci-dessous et rédigé le 15 janvier)
    La France va être frappée par les effets de la crise financière. Notre gouvernement, à l’exemple de l’Irlande, va être tenté de défendre les intérêts privés au détriment de notre collectivité nationale et de l’ensemble des citoyens. Les islandais aujourd’hui, comme les finlandais hier, ont imposé à leur gouvernement la défense de l’intérêt collectif des citoyens. Chacun d’entre nous peut signer l’appel que nous vous proposons, et inciter son député à le signer et à initier une loi économique qui nous protégera.

    L’Islande a nationalisé ses trois principales banques sans honorer toutes leurs dettes. Poussé par l’Union européenne, en échange de son adhésion, le gouvernement a fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement par l’Etat. Mais le président de la République a refusé de ratifier la loi, dont le texte a alors été soumis à un référendum. À plus de 93 %, les Islandais ont voté contre le remboursement de la dette.
    Si l’Islande a été aux yeux de certains économistes, « non économiquement correcte », c’est qu’elle a suivi la préconisation de Paul Krugmann, économiste américain « tendance sociale » de laisser les banques faire faillite avant de les nationaliser.
    Le FMI, lui-même, reconnait que l’Islande a obtenu de très bons résultats car elle a réduit sa dette extérieure et les écarts de taux avec l’Allemagne pour ses emprunts ont chuté de 10% à 3%.

    Par contre, l’Irlande a été qualifiée « d’orthodoxe et de responsable » en garantissant toutes les dettes et en s’engageant dans une cure d’austérité drastique pour payer le coût de ces garanties. Paul Jorion affirme qu’en Irlande il fallait choisir entre sauver les citoyens ou les créanciers…..or, agissant subrepticement, le gouvernement a choisi les créanciers. Même Jeffrey Sachs, économiste américain « tendance libérale » avoue le 6 janvier dans le Figaro que « dans le cas de l’Irlande, où le poids de la dette privée est important, les garanties publiques accordées aux banques ont été trop généreuses à mes yeux ».

    La comparaison Islande-Irlande est sans appel : La facture de l’Islande sera moins catastrophique pour ses citoyens et les générations futures.

    La France va, elle aussi, devoir faire face très probablement à la défaillance des principales sociétés financières implantées sur son territoire.
    Le choix que fera alors le gouvernement français pour « sauver les banques », engagera notre mode de vie collective pour des dizaines d’années.

    Il s’agira de savoir qui supportera la facture entre les créanciers des banques et l’Etat s’il décide d’en prendre une partie à sa charge. Or, on doit rappeler ici que le banquier fixe le taux de son prêt en incluant une prime de risque. La banque a donc normalement mis en réserve les ressources nécessaires sauf si celles-ci ont été distribuées en dividendes à ses actionnaires ou hauts salaires, primes et stocks options à ses dirigeants et traders.
    La question que nous sommes en droit de nous poser est « Que va faire le président de notre République qui est conseillé par des banquiers, à la fois juges et partie, très conscients de leurs intérêts… et qui prôneront donc une solution à l’Irlandaise ? » Si nous préférons la solution islandaise, il faut rapidement engager une action.

    Il convient de mobiliser les citoyens de toutes tendances politiques pour empêcher que ces dettes soient reportées de façon injustes et injustifiables sur l’Etat et donc sur l’impôt et la protection sociale de chacun.

    Cet appel n’est pas une proposition globale de réforme. C’est une proposition volontairement ciblée. Il s’agit de regrouper le plus de signataires possible sur un point qui peut faire consensus. Nous demanderons aux députés de signer le texte et d’initier une loi d’urgence économique simple. Les noms des députés signataires de ce texte et travaillant à proposer cette loi d’urgence seront affichés.

    TEXTE DE L’APPEL déposé sur le site le 3 décembre 2010 :
    Sauver les citoyens avant les créanciers des banques
    La Finlande a connu en 1991 une grave crise. Elle a refusé, sous la pression citoyenne, de prendre en charge tous les actifs non performants des banques. En 2010, l’Irlande a accepté ce simple transfert de richesses du gouvernement aux banques. Quand arrivera la lourde facture française
    serons-nous finlandais ou Irlandais ? Qui paiera ? Quels citoyens ? Quels investisseurs ?
    La tragédie est décrite chaque jour par Paul Jorion et d’autres analystes qui nous donnent par avance les photos de l’accident à venir. Film noir, tragique. Inéluctable ? Aujourd’hui nous pouvons agir sur un point précis pour décider du partage de la facture.
    1. Conscients que les pays d’Europe, refusant de faire marcher la planche à billet, vont l’un après l’autre vers un endettement insupportable conduisant inéluctablement à une faillite ou une insurrection.
    2. Conscients que la valeur réelle de l’ensemble des banques, cachée par des règles comptables, est probablement déjà négative alors que le pire de la crise est devant nous.
    3. Conscients que certains financiers écoutés des politiques, aux commandes avant la crise, le sont toujours. Étrangement, la crise ne semble pas changer leurs discours et leurs croyances. Soit leur idéologie les porte à croire que tout reviendra comme avant, soit leur cupidité les pousse à amasser avant la catastrophe et donc empêcher les réformes de fonds.
    4. Conscients que leur objectif est de protéger les actionnaires. Pour exemple, en pleine crise, tout en recevant les aides de l’état, les banques ont largement continué à distribuer des dividendes. Pour ce faire ils choisissent de porter les factures sur les citoyens en transférant les dettes bancaires vers les états.
    5. Conscients que leur volonté de faire croire qu’il est plus simple de gérer les faillites des états que les faillites des banques, est déjà démentie par les faits. Les faillites en cascade des banques seront remplacées par celles des États.
    6. Conscients que la garantie par l’état de l’ensemble du passif des banques, comme en Irlande, est la voie choisie par l’Europe. Cependant, l’intérêt des citoyens est de partager la facture en garantissant totalement les dépôts à vue (vos comptes en banque par exemple), faisant payer les actionnaires et partiellement les créanciers.
    Nous, citoyens :
    Décidons et demandons à notre gouvernement de voter, dès février 2011, la loi d’urgence financière suivante :
    1. L’État engage une procédure de restructuration des organismes bancaires le nécessitant, en en devenant le liquidateur.
    2. L’État devra alors valoriser le passif au niveau des actifs : imposer une valorisation des actions (proche de zéro), imposer une décote aux créances et garantir les dépôts à vue. L’État peut décider, dans une procédure à part, de verser une prime différenciée, éventuellement sous forme d’actions, pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’il souhaite préserver jusqu’à un certain montant.
    3. Ensuite, il devra soit:
    – Réaliser un apport en capital, pour devenir actionnaire ultra-majoritaire de la banque. L’État, ultérieurement, ne deviendra minoritaire dans le capital que lorsque l’ensemble, à minima, de sa capitalisation aura été deux fois remboursé ou valorisable et compensable en tenant compte de l’inflation .
    – Transformer les créances, en tout ou partie, en actions, afin d’obtenir le ratio suffisant de capitalisation requis.
    4. L’État avec les sommes économisées grâce à un coût moindre de la technique à la finlandaise par rapport à celle à l’irlandaise, pourra consacrer ce budget pour des mesures sociales d’urgence envers les plus pauvres.
    5. Les éventuelles négociations avec l’Europe et le FMI seront dirigées par une commission de parlementaires assurant la transparence de la procédure et l’accessibilité de l’information à tous.
    Il faut vous engager et signer.
    Cet appel sera remis fin janvier au Président de la République, à la ministre de l’Économie à chacun des députés et des sénateurs pour qu’ils le signent et qu’ils initient cette loi d’urgence financière.

    Signez cet appel : sauver les citoyens avant les créanciers des banques sur le site mesopinions.com
    Diffusez- le autour de vous.
    Sollicitez votre député !

Les commentaires sont fermés.