L’actualité de la crise: AUX SUIVANTS !, par François Leclerc

Billet invité.

La BCE joue à l’équilibriste.

S’efforçant d’établir un cordon sanitaire devant le Portugal, elle cherche à préserver l’Espagne dont le tour d’entrer par la suite dans la zone des tempêtes était annoncé. Cultivant le mystère pour mieux montrer sa force, elle est intervenue sur un marché déserté où elle a triomphé sans gloire en achetant par paquets de 100 millions d’euros des obligations portugaises et irlandaises, afin d’en faire baisser le taux et de stabiliser la zone euro. Après avoir commencé ces achats durant la conférence de presse de Jean-Claude Trichet, elle a poursuivi au même rythme jamais atteint ce vendredi.

Mais elle s’est refusée pour autant à dévoiler ses intentions pour l’avenir, laissant planer l’incertitude et n’engageant pas – comme attendu par les marchés – une intervention massive du type de la Fed. Comme à l’accoutumée, rendez-vous est pris lundi matin pour plus de clarté sur le terrain.

En procédant ainsi, la BCE stoppe l’emballement de la crise, mais elle ne la résout pas. Elle renvoie la balle aux gouvernements. Deux options principales sont à leur disposition : soit accroître l’enveloppe de garanties mise à la disposition du fonds de stabilité (EFSF), soit s’engager sur la voie de l’émission d’euro-obligations, afin de commencer à concrétiser ce que Jean-Claude Trichet a appelé aujourd’hui à Paris, avant de rencontrer Nicolas Sarkozy, une « quasi union fiscale ».

Le surplace n’étant plus envisageable, la nécessité de redresser un dérapage conduisant à l’éclatement de la zone euro anime en coulisse les débats. Dénoncés pour avoir agité le chiffon rouge du défaut d’un Etat, suspectés d’avoir l’intention de faire bande à part une fois la zone euro démantelée, les Allemands réagissent en se disculpant et en proclamant que l’euro a pour eux un intérêt vital. Tant à l’intention de leur opinion publique que de leurs partenaires européens. Il est vrai qu’ils sont les seuls à proposer une politique.

En annonçant ce vendredi matin mettre également sous surveillance les banques portugaises, après l’avoir déjà fait pour l’Etat, l’agence S&P vient de faire sans tarder une piqûre de rappel. D’une manière ou d’une autre, il va falloir y aller… Les ministres des finances européens vont se réunir une nouvelle fois en début de semaine, mais ils devront en priorité boucler le plan de sauvetage irlandais, dont l’entrée en vigueur est toujours soumise au vote par le parlement irlandais du budget d’austérité de l’Etat, en janvier prochain. De quoi en soi alimenter d’ici-là la nervosité des marchés.

La BCE a comme on sait d’autres intentions. Elle maintient sans désemparer sa stratégie de réduction prioritaire des déficits publics et son refus que soit envisagé le défaut d’Etats n’y parvenant pas. Alors qu’au contraire le gouvernement allemand persiste et signe, expliquant qu’il serait nécessaire que des restructurations de dettes puissent intervenir en amont, dans l’intérêt même des créanciers ajoutent-ils.

Le débat sur le meilleur mécanisme permettant de refinancer la dette en l’étalant – en contractant d’autres dettes – est déjà l’occasion de nombreuses passes d’armes, qui ne sont pas terminées ; mais celui sur qui doit payer ne fait que débuter. Jean-Claude Juncker, le chef de file de l’eurogroup, croyant avoir trouvé une échappatoire en faisant campagne pour l’émission d’euro-obligations, estimant que les Chinois pourraient y souscrire. L’Europe prendrait en quelque sorte le relais des Etats-Unis afin de faire financer sa dette.

Jamie Dimon, le Pdg de JP Morgan, annonçait ce vendredi matin la couleur de son côté, en expliquant dans le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore que « si un Etat européen devenait insolvable ou s’il y avait un défaut sur sa dette publique, alors l’Europe se retrouverait à devoir sauver les banques détenant des titres de cet Etat ».

Résumons la brillante situation actuelle : la BCE ne monétise pas la dette ; sa mutualisation pose problème aux mieux lotis qui ne veulent pas payer ; même sous le parapluie d’un plan de sauvetage, les Etats les plus atteints donnent toutes les apparences de ne pas pouvoir assumer la leur et risquent de faire défaut ; les banques ne peuvent pas prendre leur part du fardeau et devront sinon être aidées par les Etats… Toutes les issues sont bel et bien bouchées.

Suivre la ligne de plus grande pente, c’est à dire de la facilité, est une grande tentation dans ces cas-là. Elle consisterait à accroître les plans de rigueur, avec en arrière plan le filet de sécurité de la BCE et la possibilité d’augmenter les moyens de l’EFSF. C’est ce que font les Espagnols actuellement. Elle implique de tenir, comme disent les politiques quand ils sont le dos au mur. Jusqu’à quand pourront-ils tenir comme cela ?

Autre problème et non des moindres: s’il est décidé, le renforcement de l’EFSF aura comme conséquence perverse d’augmenter l’aléa moral sur le marché obligataire, puisque les Etats attaqués auront la garantie implicite d’être sauvés, leur refinancement permettant d’honorer leurs créanciers. C’est tout le contraire que la menace d’une restructuration de dette.

La dynamique de la crise risquera de ne pas être interrompue ainsi…

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228 réflexions sur « L’actualité de la crise: AUX SUIVANTS !, par François Leclerc »

  1. Depuis l’Islande, de toute façon, je ne peux que constater que la faillite est interdite.
    Donc, oui.
    La dynamique est intacte et s’auto-alimente.
    Les mecs ont inventé le mouvement perpétuel.

    En parlant de ça, la lutte contre l’inertie, et sachant que des scientifiques sont présents ici, si l’un de vous pouvait m’expliquer la différence des moments de rotation et translation, je le remercierai beaucoup.
    Saint Coriolis me trouve en précession me disant qu’j’ Euler d’un con de lutter contre Lagrange.
    Et je n’aime pas qu’on me tourne en bourrique.

    1. « Les mecs ont inventé le mouvement perpétuel. »

      ça vous étonne? pourquoi croyez-vous que les banques centrales ont été créées.. pour empêcher le systeme bancaire de faire faillite « en monetisant » lorsque que plus aucune autre solution n’est possible. Dans ce contexte il est impossible au système bancaire de faire faillite même lorsque des petites banques font faillites.
      Ceux qui espèrent que le système s’écroule risque d’attendre longtemps..au fond il n’y a que le personnel politique qui peut changer tout ça.

    2. Ou le personnel peuple. Mais seulement à partir d’avril. Avant, j’ai des obligations.

      Sinon, pour mes questions de rotations, quelqu’un a une idée..???
      Parce que faire l’analogie entre une toupie, le sens d’un siphon, et la « science » économique actuelle réclame que l’on s’y mettent à plusieurs. Minimum.

    3. Ha, au fait, Centre Hospitalier Régional.
      Le mouvement perpétuel est au « Grall » ce que la pierre philosophale est aux alchimistes.
      Une vaste connerie.

    4. Et le pire est que les financiers y croient.

      En sciences, nous avons parfois un réflexe un peu dingue. Mais qui fonctionne.
      La table rase.

      Il est clair qu’il faut oser. Mais les bénéfices sont parfois à la hauteur du courage.

    5. « Ha, au fait, Centre Hospitalier Régional.
      Le mouvement perpétuel est au « Grall » ce que la pierre philosophale est aux alchimistes.
      Une vaste connerie. »

      Qu’est-ce que vous racontez?
      Le mouvement perpétuel dans l’univers existe depuis le nuit des temps (ex: la rotation de la terre autour du soleil tant que ces deux objets existent dans leur configuration actuelle)

    6. Chr, au moins une chose sûre.
      Vous n’avez jamais fait d’études de mécanique.
      Et encore moins céleste.

      Je vais être sympa, ça changera : posez-vous la question de savoir pourquoi la Lune s’éloigne irrémédiablement de la Terre (à 2 cms par an).
      Hé oui.. L’univers perd son énergie locale en corrélation avec son expansion.
      « Restez groupir.. »
      D’ailleurs, pour la Terre, ce doit être identique.

      Vous confondez production d’énergie avec extraction de celle de la matière. L’une est la conséquence de l’autre.

    7. Le mouvement perpétuel n’existe pas en Physique, malgré les efforts d’une multitude d’inventeurs du dimanche et de « quadreurs » de cercles. Le fait qu’il existe en Economie, confirme que cette science est une science molle, très molle. Voire même une « science » de la manipulation des chiffres, à des fins politiques, plus ou moins avouées ou avouables. L’Economie, et en particulier l’école dite néo-libérale sert de caution intellectuelle à un système de domination capitaliste, basé sûr un marché où la concurrence est tout sauf non faussée, et encore moins loyale; et où les inégalités explosent. Rien d’étonnant à ce que les économistes maudits-par les médias- aient été d’abord et avant tout des physiciens, tel Maurice Allais ou Nicholas Georgescu-Roegen. Je pense que Mr Jorion me pardonnera, car il est d’abord et avant tout un anthropologue, et si je ne m’abuse il a une très bonne culture scientifique et ses prises de position en économie ne sont pas vraiment orthodoxe, par rapport à l’école dominante.

    8. @yvan le terrible

      La relativité générale nous explique que la terre suit une geodesique resultat de la courbure de l’espace-temps du à la masse du soleil. C’est tellement vrai que si vous remplacez la terre par un petit pois celui ci aura exactement la même trajectoire autour du soleil que la terre! étonnant, non?
      Par definition le mouvement perpetuel existe puisque qu’un objet en mouvement constant dans un espace vide ne consomme et ne perd aucune energie, c’est le mouvement relatif d’où découle la notion de réferentiel inertiel.

    9. La faillite est interdite ? Que se passe-t-il d’autre si un état, une banque, une entreprise, un particulier ne peut plus payer ni s’endetter ?

  2. On parle de plus en plus dans les « cercles politiques » de saisie des banques, ce qui me semble une meilleure solution que le défaut souverain qui, certe tue aussi les banques, mais nous avec !

    1. C’est effectivement la base du raisonnement de Lordon. But…
      Il faut qu’elles aillent VRAIMENT très mal (comme en Irlande, et encore..) pour que cela se fasse.
      Et en Irlande, lorsque l’on constate que le peuple va en plus payer largement les rapaces qui ont vécu sur son dos (comme en Islande), on ne peut que se décider à monter chacun sa banque.
      Ca rapporte et sans risque.

    2. @Yvan
      Les banques sont déjà en faillite.
      Aid pledged to Europe’s banks hits 4.5 trillion euros
      http://www.bbc.co.uk/news/business-11891832

      C’est ce qui est apparut avec la crise de la dette souveraine. La dette souveraine n’est pas un problème en elle-même.
      La dette privée est un problème, et si les États peuvent faire faillite, les banques aussi puisque les États ont garantis leur dettes.
      Ce que la BCE fait est un peu comme garder un mort en vie artificielle, le temps que le transfert de richesse se fasse des populations aux banques.
      Elle supprime le risque de défaut des états en injectant suffisamment de liquidité mais force l’austérité sur les populations.
      Elle n’utilise sa capacite fiscale que pour les banques, au lieu d’injecter des fonds directement dans l’économie productive (secteur public et privé), sous la forme de baisse drastique d’impôt pour la classe moyenne, de programme d’emploi et de projets publiques et privés (santé, énergie, technologies vertes, transports,…).
      Les gouvernements sont complices et directement responsable de cet etat de fait parce que, selon eux (et d’autre) « l’Etat n’a plus d’argent » alors qu’il EMET la monnaie. WTF!!!

      « The core issue here is not that the member states have unmanageable debt burdens — OK that may be a issue with Greece, which has a real (and enormous) problem collecting taxes, but in general the sovereign debt burdens of the PIIGS are neither too high nor unsustainable. Irish sovereign debt to GDP is less than that of the U.S., and also less than German debt to GDP.

      The issue is the private debt.

      Because all these member states are captives of their respective banking establishments, they have off-balance sheet liabilities that are enormous. 10xGDP for Ireland, for example. And many of those assets are not performing.

      The issue is that private banks, not just in the PIIGS, but also in the core, have enormous capital holes that need to be filled, and there is concern that the PIIGS governments cannot fill the capital holes of their own private debtors.

      There should be an equal concern that the core nations cannot either, and at some point the debt markets will pick up on those concerns.

      This isn’t just a liquidity problem, it’s a solvency problem.

      At the core, this is a fight over real resources — whether eurozone citizens will transfer funds to bondholders.

      If the citizens cannot be persuaded to do this and will not allow their governments to effect the transfer, then the banks will need to default, and as the EMU governments have effectively guaranteed the financial sector debt, then this corresponds to a sovereign default.

      That’s the source of the default risk, not an unmanageable debt to GDP ratio, and not excessively high interest rates.

      In all of this, you see the futility of demanding austerity. The more austerity is demanded, the worse the private debt performs, and the capital hole increases.

      But at the same time, even if no austerity was demanded, still a default is the only way out. Once a nation’s citizen’s go into debt by say, 3xGDP, then there is no way that the debt will perform. Private debt does not pay the risk free rate, and you do have sustainability issues. It must be defaulted upon, and quickly, as repayment of that debt is an enormous demand drain.

      Even should Ireland be currency sovereign, it would need to supply multiples of GDP in NFA to its citizens in order to restore their balance sheets — e.g. Japan — and there would be no benefit to doing this other than permanently shifting the relative wealth of bondholders vis-a-vis everyone else — e.g. also Japan.

      Such a transfer would turn Ireland into a feudal society, in terms of wealth inequality. That is why you are seeing street protests at austerity and why the IMF/ECB is demanding austerity. This is a real battle over a wealth transfer from the many to the few. Unless this transfer occurs, then the banks will be closed, and the ECB/IMF represents the interests of the banks, so they are demanding that the wealth transfer occur.

      The bond markets are skeptical that the transfer will succeed, and so are pricing the debt appropriately. The only power the ECB has here is to try to entice the member governments to guarantee the debt of their banks and then tied them over with liquidity until they beat the real resources out of their domestic populations. In my opinion, the ECB is not going to succeed, nor can it succeed. »
      http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=12529&cpage=1#comment-13160

    3. Aliena, avec des ratios de fonds propres de 2 à 3 % pour certaines, vous ne m’apprenez rien.
      Mais merci de répéter cette vérité qui mérite d’être plus largement connue.

    4. @Aliena,

      Votre commentaire vient confirmer et expliciter le présent billet de François Leclerc. Financièrement, banques et États ont tellement d’engagements réciproques non performing qu’ils constituent un même paquet de risques inextricables non mesurables. Les pertes sont certaines et massives et il est impossible de dire qui en est responsable et qui doit les assumer. On procède donc à la fuite en avant en siphonnant l’économie réelle saisissable, c’est à dire les contribuables. L’Europe et les États-Unis font la même chose de deux manières différentes, mais les États-Unis plus insidieusement en adoptant la planche à billet qui dissimule aux citoyens le pillage financier de l’économie réelle. Les attaques spéculatives sont dirigées contre l’Europe qui affiche dans des plans d’austérité la destruction engagée de l’économie réelle. Des deux cotés de l’Atlantique, la déflation est à l’œuvre par la décrédibilisation de tout le système de financement de la croissance.

      Nous ne sommes pas face à des faillites de banques et d’États mais face à la faillite de la zone dollar et de la zone euro. Qu’est-ce que cela signifie ? Que le total des dettes accumulées publiques, bancaires et privées représente plus de trois fois le PIB des zones sans compter les engagements de hors bilan publics et privés. Ces niveaux d’endettement sont très approximatifs tant du point de vue nominal de la dette global que du PIB réel sous-jacent. Tout le monde convient que le seuil de crédibilité du niveau d’endettement par rapport au PIB est dépassé. Et même s’il est possible de construire des scenarios de reversibilité de la boule de neige, il n’y a plus assez de monde pour y croire.

      Plus fondamentalement, il y a un problème de répartition du capital pour garantir les dettes en cours. Le capital n’est pas entre les mains des entreprises et des salariés qui produisent la valeur réelle. Il est dans des paradis fiscaux et dans des fonds d’investissement qui vendent à découvert la croissance réelle en zone dollar et en zone euro. Comme la croissance ne peut être financée que par de la dette supplémentaire faute d’auto-financement par la demande, les positions spéculatives sur l’effondrement de la zone dollar et de la zone euro sont systématiquement gagnantes et accentuent l’évasion des capitaux.

      Les « marchés » connaissent la mécanique sur le bout des doigts et réclament un « juste » équilibre entre planche à billet et écrasement de l’économie réelle par l’austérité budgétaire. La planche à billet maintient la liquidité nécessaire aux transactions et l’austérité fournit la contrepartie réelle à l’évasion des capitaux dans les paradis fiscaux. La mécanique est obligatoire faute de quoi, les banques sont obligées d’afficher leurs pertes latentes et de se mettre en faillite avec toute l’incertitude que cela implique pour les déposants. La seule question que se pose tous les banquiers est : quels sont les confrères qui tomberont avant soi-même. Dès que la question devient trop pressante, tous se retrouvent à presser les dirigeants politiques pour améliorer les chiffres publics qui dispensent de comptabiliser des pertes. La machine infernale ne s’arrêtera qu’avec les premières émeutes menaçant de faire tomber les gouvernements.

      Schématiquement, une zone monétaire peut se voire comme une entreprise. Son PIB de l’année peut être vu comme le capital investi pour le remboursement de toutes les dettes inscrites au passif de son bilan global. Empiriquement, on considère que la dette financière d’une entreprise dépasse la cote d’alerte au-delà de 100% des fonds propres. Actuellement en dollar et en euro on est au-delà de 300%. Face à une telle situation, une entreprise vend des actifs pour réduire son ratio dette/capital. A l’échelle d’une zone monétaire, la vente d’actifs revient à exporter des capitaux dans d’autres zones monétaires. Les États-Unis et l’Europe se vident de toutes leurs activités délocalisables. La zone euro et la zone dollar tomberont quand la Chine et autres émergents cesseront leurs exportations pour ne plus être payés en monnaie de singe ou quand l’éclatement des bulles spéculatives provoquera des émeutes et la désagrégation politique.

      La seule manière d’arrêter la descente aux enfers du dollar et de l’euro est un processus d’évaluation objective de tous les débiteurs publics et privés quelle que soit leur taille et la répartition des pertes calculées sur l’ensemble des créanciers dans le monde entier en fonction de leur capacité contributive. Pour obliger les créanciers étrangers à assumer leur part de perte, il faut distinguer le marché international de la monnaie des marchés domestiques. Cela permettrait la dévaluation du dollar et de l’euro par rapport aux prix internationaux ; donc la dévaluation du capital financier émigrés dans les paradis fiscaux par rapport au capital réel encore présent aux États-Unis et en Europe. Un tel plan est celui de la fondation du bancor.

    5. bonjour!
      la saisie des banques n’empeche pas une mise en place d’une réévaluation de actifs par un autre biais que les dollar/euro.

      mr du jonchay : je vous suis bien dans l’analyse de ce que décrit mr leclerc, mais votre conclusion m’intrigue :
      « La seule manière d’arrêter la descente aux enfers du dollar et de l’euro », la solution, puis « Cela permettrait la dévaluation du dollar et de l’euro » n’y a t il pas contradiction?

      de plus, si rejouer au même jeu financier avec une monnaie mondiale, et ce qu’elle suppose, reviendrait à la même chose, excepté que La banque centrale ne pourrait plus couler (sans compter la concentration de pouvoir que cela représente) : elle se contenterait (comme actuellement) de fabriquer plus de monnaie. pour moi, cela revient à ratiboiser 99,99% des gens, leur remettre un tapis roulant sous les pieds et leur redemander de courir, au nom de l’intêret de 90% des gens. rares ou idiots sont ceux qui ont tout leur capital totalement aux paradis, pour eux, ce sera les vases communicants (et en prime un marché unique mondial, qui comme en europe sera suivi d’une union politique, et comme en ue du « despotisme illuminé ».)
      pour le processus de réévaluation, il va bien falloir y passer (qu’il puisse être objectif me laisse dubitatif), mais la solution bancor (dont la structure devra bien être financée par des actionnaires, privés bien sûr, la moitié de la population mondiale vivant avec moins de 100$ mois, ce ne sera déjà pas eux dans ce cas de figure) ou je vois le mal où il ne faut pas?
      au plaisir de vous lire : j’y apprends très svt qqchose

    6. Pierre,

      Vous continuez d’assimiler la dette publique a de la « dette ». Ce n’est pas de la dette au sens privé du terme. C’est juste de la monnaie.
      C’est pour cela que je continue de dire, a vous et a Paul Jorion que votre cadre analytique est néo-libéral. Vous êtes coincés sur l’idée qu’un gouvernement est contraint dans l’émission monétaire comme au temps des monnaies accrochés a l’or. Il était, dans le passé, nécessaire d’émettre une obligation qui était payable en or pour couvrir le déficit budgétaire et les pays pouvaient faire faillite parce que dans l’impossibilité de fournir l’or nécessaire au payement.
      Et le mécanisme est le même quand une monnaie est accrochée a une autre monnaie. Le déficit et la dette émise sont de facto dénommées dans cette monnaie étrangère.

      Ce n’est plus le cas aujourd’hui, l’obligation d’une nation souveraine est de la monnaie payable dans cette même monnaie (sauf pour l’euro qui n’est pas une nation souveraine, vous l’aurez compris).
      Votre peur de la « planche a billet » est incompréhensible, dans le passé les découvertes d’or permettait l’expansion de la masse monétaire et ne protégeait pas les nations de l’inflation si trop d’or se déversait sur une économie a pleine capacité. Et inversement, si trop peu d’or était découvert, les économies s’enfonçaient dans la dépression.
      En résumé, une économie moderne a besoin d’une masse monétaire ajustable et non pas d’une masse monétaire fixe dont la variable d’ajustement est le crédit bancaire. Et c’est d’une évidence élémentaire.

      Du point de vue de la Modern Monetary Theory (MMT), le point principal est que les fonds (actifs financiers nets sous forme de réserves) qui sont a la source de la capacité a acheter la dette publique viennent en premier lieu de la dépense du gouvernement.
      Les fonds utilisés pour acheter la dette publique viennent du gouvernement!!!
      C’est l’équivalent MMT de «le déficit budgétaire se finance lui-même» – même si les partisans de MMT soulignent qu’un gouvernement souverain n’a pas besoin de financer ses dépenses nettes de toute façon (pas besoin d’émettre d’obligations, la masse monétaire n’étant pas limitée par un stock d’or ou une autre monnaie).

      Je répète:
      « Un gouvernement souverain dans sa monnaie n’est jamais contraint financièrement parce qu’il est l’émetteur en monopole de la monnaie. Il n’a ni besoin de taxer ou besoin d’emprunter pour dépenser et logiquement, il doit dépenser avant de pouvoir collecter les taxes ou emprunter des fonds. »
      Un État souverain n’est pas une entreprise ou un ménage. Il ÉMET la monnaie. C’est l’État qui fournit la monnaie a l’économie et non l’inverse.

      La monnaie n’a aucune valeur. Elle prend sa valeur par la taxation. Vous devez payer vos taxes dans une certaine devise et si vous ne le faites pas, vous allez en prison.
      Donc cette devise a de facto cours légal.
      La monnaie est un bien public, un moyen d’échange, pas un moyen de conserver la valeur.
      L’État émet continuellement la monnaie et n’a pas besoin d’avoir un surplus pour dépenser dans le futur. Nous sommes dans le présent et nous consommons tout ce que nous produisons dans le présent.
      La dette publique en euro n’est payable qu’en euro et augmenter la dette et le déficit est ce qui est absolument requis en cas de déflation pour éviter la dépression et la liquidation.
      Et la faillite des banques est un processus hautement déflationniste.

      Sur l’origine de la crise bancaire, les gens se sont endettes afin de dépenser au lieu d’utiliser leur revenus courants ou leur épargne, parce qu’ils sont insuffisants.
      Ce n’est pas la faute des consommateurs si, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la politique économique a limité la masse monétaire tout en encourageant l’utilisation du crédit pour maintenir la consommation de masse.

      Ces politiques ont créé un monde où la demande solvable implique forcement l’endettement de la population.
      Cette dépendance forcée a l’endettement pour consommer plutôt que d’accepter une baisse du niveau de vie ne s’est pas produit. Il a été orchestrée par les chercheurs de rente, et c’est la financiarisation. C’est le résultat du salaire réel qui ne suit pas le rythme des gains de productivité, qui ont été consacre aux profits.

      Le pillage des ressources réelles n’est faisable que parce que la masse monétaire est contrainte artificiellement. La monnaie est entre les mains des banques et des plus riches, vous pouvez appeler cette crise, crise de l’accumulation du capital, crise de la dette, ou crise de surproduction, ce n’est qu’une seule et même crise.
      C’est pour cela que MMT préconise la « planche a billet », mais pas en direction des banques ou des plus riches mais de la classe moyenne (productive) comme Keynes l’avait préconise et fait dans les années 30.

      Et les pressions inflationnistes ne démarrons pas avant que le plein emploi soit atteint. En d’autres termes, la création de nouveaux fonds ne créera pas d’inflation tant que les gens sont sans travail et veulent travailler.
      Toutes les preuves empiriques montrent que lorsqu’elles sont confrontées à une demande accrue, les entreprises embauchent avant d’augmenter les prix. Elles le font parce qu’elles se font toujours concurrence sur les prix, mais aussi parce que les parts de marché sont hautement souhaitable, et plus de production implique plus de parts de marché.
      Donc toute cette nouvelle monnaie plus une demande solvable accrue remettra tout simplement les gens au travail. La récession est finie!

      « We “inflated the debt away”, but with economic growth, not inflation. « 

      Concernant la Chine, le principe des changes flottants est qu’un pays qui importe beaucoup voit sa monnaie se dévaluer et un pays qui exporte beaucoup voit sa monnaie s’apprécier. Ce mécanisme permet le rétablissement des balances commerciales. Donc malheureusement, tant que la Chine gardera sa monnaie accrochée au dollar, elle souffrira d’inflation.

      Pour le bancor:
      Le mecanisme n’est valable que dans un systeme de change fixe entre les monnaie. Ca peut etre une solution pour l’eurozone.

      « What’s missing is a policy mechanism (think John Maynard Keynes’s “bancor” proposal) that would even out trade imbalances by “refluxing,” in a progrowth fashion, the current account surpluses of countries such as Germany, the Netherlands, and France to the deficit countries. The problem is that the tradesurplus nations in the eurozone are allowed to accumulate euros and avoid big government deficits, while trade-deficit nations like Greece must borrow euros, and tend to run large deficits in an effort to generate domestic demand—and thus are asked to adopt austerity. »

      ENDGAME FOR THE EURO? WITHOUT MAJOR RESTRUCTURING, THE EUROZONE IS DOOMED

      Ca n’est pas une solution au niveau international parce que les changes sont deja flottants.

      An international currency? Hopefully not!

    7. @Sylla,

      La fondation d’un étalon monétaire international par un marché unifié vise à fonder la monnaie sur l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, c’est à dire sur la responsabilité nominative réelle illimitée de toute évaluation de capital allouée à la garantie de tout crédit monétaire. Pour qu’il y ait constatation de l’existence de monnaie, il faut qu’un prêteur vende à terme un objet concret ce qui permet d’adosser le crédit qu’implique la vente à terme sur une réalité concrète ayant un prix. Et il faut que le vendeur à terme et l’acheteur à terme soient chacun garantis par un investisseur achetant le risque physique et le risque monétaire. Et il faut que le vendeur de garantie soit lui-même garanti sur le marché par un prix coté qui prouve la garantie et indique le prix du risque sous-jacent de la transaction à terme. Le capital est visible et déposé qui garantit le crédit par quoi la monnaie est émise.

      Dans un tel schéma, la banque centrale ne prend pas position sur le volume de monnaie qu’il convient d’émettre mais seulement sur la liquidité des transactions à terme garanties par le marché lui-même. La banque centrale n’a que le pouvoir d’anticiper la stabilité des prix, c’est à dire de perdre du capital quand elle sous-estime ou sur-estime la croissance réelle engagée et garantie par le marché lui-même. Sur le marché financier international unifié du bancor, la règle de stabilité de tous les prix y compris des actifs financiers en capital pré-existe à l’émission monétaire et implique des pertes financières automatiques à quiconque ne respecte pas la règle même quand il s’agit d’une grande banque ou d’un grand État. La liquidité se crée ou se détruit selon le prix de la réalité anticipée publiquement sur le marché et non selon des spéculations non garanties d’un opérateur ou d’une banque centrale.

      On revient au point de départ de toute civilisation : la volonté de vivre ensemble par une loi commune et non la prédation des faibles par les puissants. Le triomphe du capitalisme libertaire est d’être parvenu à faire croire que le bon sens est une utopie irréalisable. Or les conditions du bon sens de la civilisation sont posées depuis Aristote et ont été expérimentées à plusieurs reprise dans l’histoire.

    8. On verrait revenir la BNP, la Société Générale, le Crédit Lyonnais dans le domaine public. Curieusement, elles ont été privatisées au moment où elles engrangeaient un max !!! Cela aurait pourtant bien arrangé les finances publiques mais hélas « public », » fonction publique », « bien public » sont devenus des mots sales .

    9. @Plombier Polonais,
      Merci de votre confiance. Vous me publiez sur un site professionnel. Jusqu’à quel point pensez-vous que la communauté financière professionnelle conçoive les nouveaux modèles de prix à terme et de prime de risque qui vont devoir remplacer les techniques actuelles ? Voyez-vous une sensibilité au principe de la responsabilité financière illimitée d’un gestionnaire de portefeuille d’options en contrepartie de la rémunération par bonus et plus-value sur portefeuille ? Quel pourcentage des professionnels de la gestion financière est prêt à modifier le régime de responsabilité des opérateurs du risque pour rétablir l’équité de la négociation financière ? Merci de votre opinion.

  3. Emprunter de plus en plus , à des taux de plus en plus élevés ,tout cela pour rembourser ses dettes , comment peut-on espérer que ça se terminera bien ? Les états n’imiteraient-ils pas un certain Madoff ? Car même avec les plans d’austérité qui s’annoncent , les peuples ne pourront ni n’accepteront de payer cette énorme ardoise dont ils ne sont même pas responsables. Cela ne peut que très mal finir .

    1. Les peuples accepteront tout et n’importe quoi comme cela a toujours été le cas. Les peuples n’ont aucun pouvoir de décision. Ils ne sont que les otages des politiques, financiers et multinationales. Les peuples feront ce que les états leur commanderont parce qu’ils sont pleutres et qu’ils n’ont pas le choix.

    2. Emprunter de plus en plus avec des taux d’intérêts de plus en plus élevés, ce n’est pas pour rembourser des dettes mais pour payer des intérêts jusqu’à ce que mort s’en suive.

    3. Pierre se trompe.
      Les peuples ont au contraire montré qu’ils finissent par se révolter.
      Sur tous les continents, à toutes les époques.

      Cette fois-ci, il est vrai qu’il ne faudra pas attendre que la pression montre pendant 10 ans.
      La crise aurait entrainé guerre comerciale, guerre tout court et destructions irrémédiables.

      Restent quelques années pour se débarasser des illusions électorales
      dont vivent les politiciens, s’organiser, résister, et mettre grand coup de balai.

    4. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101204.OBS4160/espagne-le-gouvernement-declare-l-etat-d-alerte-face-a-la-greve-interieur.html

      « Le gouvernement, qui s’est réunit en séance extraordinaire ce samedi matin, a déclaré « l’Etat d’alerte », menaçant de prison les contrôleurs aériens qui ne se présenteront pas à leurs postes de travail. »

      http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h8wtshkWHiIDetxDOuUt0WeciQng?docId=CNG.da70ead09626e8bdb49304ce8d0a0d36.d91

      « La loi prévoit la fermeture de deux caisses privées, l’espagnole Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) et la suisse Zurich, qui géraient les retraites de 1,3 million de Boliviens, sur une population de 10 millions, pour un montant de 4,4 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros) de cotisations.

      Pour les mères de plus de trois enfants, l’âge de la retraite est abaissé à 55 ans. »

    5. @ Pierre

      « Les peuples accepteront tout et n’importe quoi comme cela a toujours été le cas. »

      Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais il existe une discipline qui s’appelle l’Histoire et qui s’occupe d’étudier les événements du passé. Normalement ça se trouve à l’intérieur de ces objets rectangulaires faits en papier qu’on appelle les livres et qui s’ouvrent pour qu’on puisse regarder à l’intérieur. Je vous conseille d’en trouver un avec le mot « révoltes » ou « révolutions » imprimé à l’extérieur (ou même avec les numéros « 1789 » ou « 1917 » par exemple) et de jeter un coup d’oeil dedans. Vous allez apprendre des choses étonnantes.

      Sinon, plus simple, mettez ces mots dans Wikipedia et constatez que La Bruyère avait encore une fois raison: « C’est la profonde ignorance qui inspire le ton dogmatique. »

    6. à pierre

      Les peuples accepteront tout et n’importe quoi comme cela a toujours été le cas. Les peuples n’ont aucun pouvoir de décision. Ils ne sont que les otages des politiques, financiers et multinationales. Les peuples feront ce que les états leur commanderont parce qu’ils sont pleutres et qu’ils n’ont pas le choix.

      j’ai pu penser comme ça, mais ça ne tient pas la route. les peuples c’est beaucoup d’enfants, d’adolescents immatures, des femmes soucieuses, et des vieillards fatigués. ils n’ont pas intérêt à ce que règne la loi du plus fort. la société de consommation c’est la société des femmes et des fragiles.

      généralement les femmes sont bien moins critiques, tout en représentant la moitié du corps électoral. les pays sous-développés se battent pour nous imiter, pas pour la décroissance générale, qui pourrait les blâmer? mieux vaut connaitre l’opulence avant d’espérer pouvoir s’en priver.

      cdt

    7. A Pablo 75, et d’autres …..

      Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais il existe une discipline qui s’appelle l’Histoire et qui s’occupe d’étudier les événements du passé. Normalement ça se trouve à l’intérieur de ces objets rectangulaires faits en papier qu’on appelle les livres et qui s’ouvrent pour qu’on puisse regarder à l’intérieur. Je vous conseille d’en trouver un avec le mot « révoltes » ou « révolutions » imprimé à l’extérieur (ou même avec les numéros « 1789″ ou « 1917″ par exemple) et de jeter un coup d’oeil dedans. Vous allez apprendre des choses étonnantes.

      !!!
      je crois que j’ai parfois un petit faible pour Pablo ….
      petit extrait pour le plaisir :
      … »D’ailleurs, il y a deux grandes manières d’être esclave, celle de Spartacus et celle d’Epictète. L’un brise ses fers, l’autre prouve son âme. Quand l’écrivain enchaîné ne peut recourir à la première manière, il lui reste la seconde .
      Non, quoi que fassent les despotes, j’en atteste tous les hommes libres qui m’écoutent …non, il n’y a point d’asservissement pour l’esprit ! …. » / Victor Hugo à Bruxelles, après la publication des Misérables
      .16 septembre 1862.
      trouvé dans un objet rectangulaire en papier, qu’on appelle un livre …..

  4. Décision de la BCE du 14 mai 2010 instaurant un programme pour les marchés de titres.

    « Article premier. Instauration du programme pour les marchés de titres
    Aux termes de la présente décision, les banques centrales de l’Eurosystème peuvent acheter: a) sur le marché secondaire, les titres de créance négociables éligibles émis par les administrations
    centrales ou les organismes publics des États membres dont la monnaie est l’euro; et b) sur les marchés primaire et secondaire, les titres de créance négociables éligibles émis par des entités privées
    immatriculées dans la zone euro ». http://www.ecb.int/ecb/legal/pdf/l_12420100520fr00080009.pdf

    Le résultat de ces interventions est comptabilisé à l’actif du bilan de l’Eurosystème rubrique « titres détenus à des fins de politique monétaire » (rubrique 7.1 de l’actif). Il comprend aussi les obligations acquises dans le cadre du programme d’achat d’obligations sécurisées annoncé par la BCE en mai 2009. http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101130.fr.html

    Par ailleurs, les concours nets accordés par l’Eurosystème aux établissements de crédit sont en rubrique 5 de l’actif moins rubriques 2.2, 2.3, 2.4, 2.5 et 4 du passif. Comptabilisent les apports de
    liquidités de l’Eurosystème aux banques commerciales (opérations de repo). Evolution récente de ces deux poste:

    Semaine du 26 nov. 403 Mi (rubtique 5 en net) et 128 Mi (rubr. 7.1).
    Semaine du 12 nov. 431 Mi et 126 Mi.
    Semaine du 5 nov. 384 Mi et 125 Mi.
    Semaine du 30 avril. 492 Mi et 50 Mi.
    Semaine du 1er janvier 2010 587 Mi et 27 Mi.
    Semaine du 28 dec. 2006 441 Mi et néant.

    Les apports de liquidités se sont tassées en dessous même de leur niveau d’avant crise (?) et les achats d’obligations ont bien démarré en 2009, se sont accéléré avec la crise grecque. Bien qu’importants, les volumes en cause n’ont pas l’air énormes. A titre de comparaison, une note de la Banque de France estimait en juillet 2010 le marché obligataire mondial total à 36.000 milliards de dollars. http://www.banquedefrance.fr/fr/publications/telechar/rsf/2010/etude19-rsf-0710.pdf

    1. Pour fixer un ordre de grandeur, les émissions d’obligations d’Etat (zone euro, marché primaire donc) tournent autour de 930 Mi/ an estimation 2010 et réalisé 2009 (2.500 Mi$ pour les Etats-Unis en 2009!).

    1. Merci Zébu.
      Je repensais aussi à Brel en lisant le titre de l’article.

      Génialissime.
      Pour autant que l’on écoute les paroles. Notamment « la voie des nations et la voie du sang »…
      Dire que l’armée a voulu me recruter comme cadre…

      Dommage que des hommes comme lui n’existent plus.

  5. Voici encore quelques chiffres, car eux ne mentent pas.
    Sous la Présidence de Monsieur François Mitterrand
    En 1981, à son arrivée, la dette publique représentait 22 % du PIB.
    En 1995, à son départ, la dette publique représentait 55,5 + 23,5 % en 14 ans
    Sous la Présidence de Monsieur Jacques Chirac
    En 1995, à son arrivée, la dette publique représentait 55,5 % du PIB.
    En 2007, à son départ, la dette publique représentait 63,8 % + 8,3 % en 12 ans
    Sous la Présidence de Monsieur Nicolas Sarkozy
    En 2007, à son arrivée, la dette publique représentait 63,8 % du PIB.
    En 2009, à mi-mandat, la dette publique représente 78 1 % + 14,3 % en seulement 3 ans, et ce n’est pas fini. Pour le verdict, rendez-vous en 2012.

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-crise-quelle-belle-invention-85337

    1. les scores de Messieurs Mitterrand et Chirac ne doivent ils pas être pondérés par les périodes de cohabitation ?

    2. Interpréter des pourcentages quand la plupart pensent qu’un résultat d’un sur deux équivaut à 50% …
      Restons en à l’augmentation en valeur , le % indiquant (à mon sens ) la relation entre création de pib et endettement .Les années nous démontrent le non sens d’un endettement non régulé
      ( par régulation, je parle de l’appétit des créanciers car au fond , dans l’affaire , certains s’enrichissent ) .

      Et pi, C’est vrai çà, comme dit ma poule, une fois pondéré, on constate qu’il n’y a pas pire gestionnaire qu’un ministre de droite .
      Ceci dit, quand le changement ( droite-gauche) se fait en milieu d’année , à qui attribuer les résultats ?
      A celui qui part ou à celui qui arrive ?.

      Tout à apparement démarré avec l’ami giscard , c’était notre destin….
      Il y a fort longtemps
      http://vazimonga.over-blog.com/article-6457705.html

    3. Bien vu, Béber pas cancre pour deux ronds.

      L’histoire sera peut-être seule révélatrice de la perte du pouvoir de l’argent par l’état français en 1973.
      Et de la privatisation des services de l’état mis en place par le CNR à la fin de la guerre par Monsieur Balladur en 1993.

    4. Quand on affine les chiffres des présidences, en prenant en compte les cohabitations, on constate que c’est sous la droite que la dette s’est le plus accru; et sous Jospin, en revanche, elle diminuait…
      Il faut toute la puissance de la propagande des media au service de l’Argent pour faire croire au grand public que l’incurie est à gauche… La gauche a des tendances dépensières afin d’aider les plus démunis, certes, mais la droite, elle, creuse les déficits en sabrant les revenus de l’Etat au bénéfice des plus riches. Entre les deux, moralement, il n’y a pas photo, vulgairement dit.

    5. La gestion socialiste est extrêmement rigoureuse. Pour qui ose en douter, il est recommandé de lire le livre de Zoé Sheppard.
      Heureusement, la morale s’est imposée : cette dénonciatrice de la gabegie des élus socialistes a été sanctionnée comme il se devait.
      Je ne parle pas des goûts de luxe, au frais du contribuable en PACA….
      C’est de gauche donc oui… mais… faut comprendre. On a l’impression que la société que nos âmes intègres veulent construire sera loin de faire rêver…

    1. A Monaco, rien ne va plus non plus, mais chut ça ne se dit pas et pourtant j’en ai un exemple flagrant sous les yeux, même les riches n’arrivent plus à se refinancer.

  6. Le monde à l’envers: en Espagne le socialiste Zapatero veut supprimer l’allocation de 426 € pour les chômeurs en fin de droits et le probable futur patron des patrons, Juan Rosell, la maintenir.

    http://www.eleconomista.es/espana/noticias/2653409/12/10/Rosell-cree-que-la-supresion-de-las-cuotas-a-las-Camaras-es-precipitada-.html

    Zapatero, d’ailleurs, devient chaque jour plus pathétique: il a déclaré hier à une TV américaine qu’en 2012 l’Espagne pourrait être l’un de pays de l’Union européenne dont le taux de croissance sera le plus fort.

    http://www.libertaddigital.com/economia/zapatero-cita-informes-del-fmi-espana-es-atractivo-para-los-mercados-1276408526/

    À part ça, le nouveau tour de vis sur les retraites en Espagne sera pour janvier 2011:

    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/2654026/12/10/El-Gobierno-aprobara-la-reforma-del-sistema-de-pensiones-el-28-de-enero.html

    1. Dans le monde à l’envers, la droite finira par être de gauche puisque la gauche est déjà de droite …

      Attention quand même à bien voir qui sont ceux qui inspirent certaines idées d’action !

    2. Zapatero a quand même reussi à mentir en direct sur CNBC.

      Il déclare que selon les prévisions du FMI, l’Espagne sera « un des pays de la zone Euro avec la plus forte croissance en 2012 »

      Quand on VERIFIE, les prévisions du FMI mettent l’Espagne en position #14 sur les 16 pays de la zone Euro pour le taux de croissance en 2012. Il faut vraiment prendre les gens pour des cons.

      S’ il pense que c’est avec de tels mensonges qu’il va redonner confiance aux investissseurs ?

      Entre Zapatero et Sarko j’ai du mal à décider de qui se fout le plus du peuple.

    3. Chris06, vous avez une formation dans la finance, vous comprenez très certainement la raison pour laquelle les politiques adressent leurs interventions publiques en priorité aux financiers, qui vendent ou achètent dans la minute de la déclaration. Les vérifications… pfff, sont pas payés pour cela !

    4. @Julien: D’ailleurs, les financiers s’en foutent que ce soit vrai ou pas. Il savent que les autres vont réagir à la déclaration et agissent en conséquence. Ils perdraient de l’argent en suivant la vérité au lieu d’anticiper la réaction stupide des autres. Tout ça est complètement irrationnel dans le sens où la réalité n’a plus grande importance (sauf si on s’y écrase comme dans un mur, là c’est la panique) mais dans un autre sens, c’est parfaitement rationnel (à très court terme). Cette rationalité est évidemment plus proche de celle du joueur de poker qui doit réfléchir au deuxième ou troisième niveau (je pense qu’il pense que je pense qu’il pense, etc) que de celle du scientifique.
      Même si j’aime bien le poker, je doute qu’une civilisation aille très loin avec une élite plus douée pour le poker que pour la science. 🙂

    5. En Espagne comme ailleurs, le capitalisme a toujours gardé au chaud des « socialistes ».

      Le rôle des socialistes est de maintenir le contrôle sur les travailleurs par le verbe,
      et des réformettes quand le système le permet (c’est pas le cas…)

      Quand la bourgeoisie a besoin de presser le citron (c’est le cas grave)
      elle leur offre un premier rôle dans la comédie « Des mots crassis » .

      Si le peuple gronde, il est bon de donner un second rôle à un PC ou un « populiste »….
      Même scénario, mais nouveau titre, par exemple : « La gauche solde d’hiver ».

    1. Très bien, le testament de Maurice Allais, surtout l’interview avec Fakir. Vrais que les dirigeants Européens sont 100% dogmatiques, ça évite de réfléchir et ça donne bonne conscience. Sans compter qu’en faisant le jeu des lobbyistes, ils ont sans doute le sentiment d’être utiles, de faire du bon boulot, d’être au cœur du progrès et au centre de l’Histoire. Présomptueux, ces Européens ! Surtout le trio infernal Allemagne-France-UK ! (Mais bon, je dis ça comme ça…)

    2. Sans compter qu’en faisant le jeu des lobbyistes, ils ont sans doute le sentiment d’être utiles, de faire du bon boulot, d’être au cœur du progrès et au centre de l’Histoire.

      Et puis, last but not least, c’est bon pour le compte en banque. 🙂

    3. extrait du « testament » de Maurice Allais

      « Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent. Des intérêts qui souhaitent que l’ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu’il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d’un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu’il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale…. »

  7. Quel plan B économique pour l’Europe ?
    Cette semaine, la crise économique européenne a pris une nouvelle tournure avec l’annonce d’un énième plan de rigueur encore plus brutal en Irlande ainsi qu’au Portugal. De plus, Lisbonne devrait également demander l’aide du fond de soutien de l’Union pour refinancer sa dette.
    Le cercle vicieux actuel
    Ce qui est assez incroyable, c’est que les dirigeants européens ne semblent même pas se rendre compte de l’impasse dans laquelle ils s’enferment. D’ailleurs, c’est bien le signal que leur envoient les marchés en faisant exploser la prime de risque de la plupart des dettes souveraines. Déjà que la croissance de la zone euro n’était pas bien vaillante, l’addition de plans d’austérité sauvages ne va pas améliorer la situation, contrairement à ce que soutient la BCE.
    En effet, comme l’a montré le FMI, l’austérité freine la croissance, et donc, par ricochet, les rentrées fiscales, limitant l’amélioration des comptes publics, ce qui, du coup, entraine de nouveaux plans de rigueur. L’Irlande le démontre parfaitement puisque les deux plans de rigueur précédents sont à peine parvenus à réduire le déficit de 14 à 12% du PIB et que la Grèce souffre d’une baisse de ses recettes fiscales qui menace l’atteinte des objectifs du FMI, ouvrant la porte à un nouveau plan…
    En outre, nous assistons également à un classique cercle vicieux auto-réalisateur au niveau des marchés financiers. La hausse des taux déséquilibre plus encore les comptes publics en augmentant le montant des intérêts versés au marché, ce qui pousse à plus de rigueur, et donc moins de croissance, et ainsi une moindre capacité des Etats à rembourser. Du coup, la peur des marchés s’auto-entretient et semble nous mener tout droit à une panique qui pourrait se rapprocher de celle de 2008…
    Quelles solutions pour en sortir ?
    Je ne vais pas prétendre ici donner les solutions absolues pour sortir de la crise actuelle. Je souhaite davantage lancer un débat sur les solutions à adopter. Ma première réflexion, très keynésienne, est de constater qu’à ce moment précis les plans de rigueur semblent plutôt contribuer à accentuer la crise qu’à la résoudre. L’austérité réduit la croissance et le PIB, accroissant le poids de la dette et rendant plus compliqué son remboursement par les Etats. C’est ce qui se passe en Grèce ou en Irlande.
    Clairement, la solution passe par une redynamisation de la croissance du continent qui réduira les déficits et allègera le poids de la dette. On pourrait même envisager une légère accélération de l’inflation (passer d’un objectif de 2 à 3/4% par an par exemple) pour alléger le fardeau de la dette sans dérapage inflationniste. Enfin, la solution d’une monétisation partielle de la dette (comme aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Japon) semble une évidence dans une période où la masse monétaire se contracte.
    En effet, en rachetant les dettes publiques comme le font la Fed et les banques centrales Britanniques et Japonaises, les pays de la zone euro pourraient maintenir les taux longs à un faible niveau et faciliter la transition financière. En outre, on pourrait imaginer un grand plan (coordonné ou pas) d’investissements publics dans des infrastructures pour relancer la croissance. Dans les circonstances actuelles, seul un financement par les banques centrales semble crédible.
    Si l’Europe semble avoir retenu les leçons de Keynes sur les banques, on peut se demander s’ils ne les ont pas oubliées concernant la croissance et les emplois. La rigueur qui s’empare du continent, outre le fait de casser une croissance peu vaillante, pourrait même être contreproductive pour les finances publiques

    http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

    1. Il faut donc tuer la droite.

      Individualiste et corrompue.

      Et éviter de se réclamer de De Gaulle qui mis en place l’intéressement ou la participation. Il pensait à son pays, LUI.

    2. Un peu de pragmatisme et de réalisme :

      Supprimer l’impôt sur le revenu redonnerait un coût de fouet sans comparaison au pouvoir d’achat de chacun, avec pour conséquence une relance massive de la consommation, dont de la production et s’en suivrait une baisse du chômage significative … le tout enclencherait une dynamique positive pour la résolution des problèmes actuels. En greffant à celà une politique fiscale protectionniste adressée exclusivement aux produits de la zone euro.

      L’initiateur ou héros politique qui en prendrait la décision serait assuré d’être élu à la présidence et largement en 2012 et 2017.

      Enfin, cette politique ferait sans aucun boule de neige dans les pays de la zone euro.

    3. Quand ils auront détruit ce qui reste de nos sociales démocraties, vous verrez qu’ils la trouveront la solution. Pour l’instant, ils n’en sont qu’au début du beau ménage néo libéral.
      Cette crise les arrange bien, car elle ne touche réellement que les peuples, le vrai riche lui il a de la marge. Quand ils auront euthanasié tout le social, nettoyé tous les bilans des banques sur le dos des peuples par la mutualisation, ils feront marcher la monétisation de la dette, l’économie repartira avec encore moins à distribuer aux peuples si ce n’est des coups de bâton à la marche ou crève.

    4. @dissy : d’accord avec tout sauf un « point de détail » : « on pourrait imaginer un grand plan (coordonné ou pas) d’investissements publics dans des infrastructures » : vœu pieu ! En France comme en Allemagne, les infrastructures sont au top. Hormis enterrer partout de la fibre optique ou refaire le réseau électrique, l’on voit mal où investir. A court terme, la seule « variable d’ajustement » est la consommation. D’ailleurs, ne fut-elle pas le premier réflexe des gouvernements comme l’a montré l’instauration provisoire de la « prime à la casse » ?

    5. Il n’ya rien d’incroyable :
      – Une idéologie, élaborée par une minorité, tente de s’imposer!
      – D’autre idéologies tentent de se maintenir , mais elles sont déjà sérieusement blessées!
      – D’autres minorités, tentent de s’imposer, certaines avec d’autres idéologies, d’autres sans !

    6. @ bible. 3 décembre 2010 à 19:46
      Un simple avis.
      L’espoir fait vivre… mais on peut avoir un autre point de vue.
       » Supprimer l’impôt sur le revenu  » n’est pas réaliste, ni pragmatique.
      Cette augmentation de revenu pourrait aussi bien se perdre
      dans le trou noir de la « finance ». Ses voies sont impénétrables
      et ses espoirs d’illusion sans remèdes…
      Il faut supprimer ses sources et ses flux avant de commencer
      par un affaiblissement des finances publiques.
      L’ établissement d’un impôt fortement progressif
      sur tous les revenus permettant une baisse drastique de la TVA
      me semble juste et nécessaire.
      Quant au reste, n’importe quoi qui brise la rigidité idéologique
      en cours et qui soit au pire inoffensif pour les finances publiques
      est souhaitable…

    7. > Crapaud Rouge
      Il y a au contraire beaucoup à faire, énormément, pour préparer l’après-pétrole et une certaine autonomie énergétique. Et ce n’est pas de l’écologie bobo, c’est du moyen terme.
      Réouverture des mines de charbon, usines de transformation du gaz et du charbon en pétrole synthétique, isolation des maisons existantes et construction de maisons et bâtiments à faible conso, promotion de l’agriculture de qualité, et bien d’autres dans la même veine.
      S’il faut seulement 20 ans pour tout mettre en place on est déjà très en retard parce qu’on manquera de pétrole à prix accessible avant, et peut-être de pétrole tout court.

    8. @HP qui me répond : « Il y a au contraire beaucoup à faire, énormément » : certes, mais pas en termes d’investissements lourds, d’autant plus que beaucoup de choses à faire se heurtent, pour leur réalisation, à la loi des marchés« . Je pense en particulier à l’isolation de l’habitat, un domaine où toute aide étatique, (investissement), se fait manger par les intermédiaires et petits artisans peu scrupuleux qui en profitent pour tirer arnaques et prix à la hausse. Quant à l’alimentation, elle est aux mains du secteur agro-alimentaire : son soucis c’est le profit, pas une meilleure alimentation. etc. etc. etc.

    9. Extrait de ce lien:
      http://www.marianne2.fr/Le-testament-de-Maurice-Allais_a198475.html

      Cette mondialisation, en même temps, elle profite à tous. Il suffit de remplir son chariot au supermarché…
      M.A: C’est vrai. Les partisans du libre-échange soulignent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à bas salaires, jamais les prix dans les hypermarchés n’ont été aussi bas. Mais c’est oublier que les consommateurs ne sont pas seulement des acheteurs. Ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts.
      En tant que consommateurs, ils peuvent acheter des produits meilleur marché. Mais pour ces consommateurs, la contrepartie réelle de ces importations à bas prix est finalement la perte de leur emploi ou la baisse de leurs salaires, et des impôts accrus pour couvrir le coût social du chômage et de la politique de l’emploi.
      C’est également oublier que les consommateurs sont aussi des citoyens habitant dans les agglomérations urbaines, et qu’au fur et à mesure que le chômage et la pauvreté générés par la mondialisation augmentent, l’insécurité et l’instabilité des banlieues s’accroissent.
      On voit alors que les effets de cette idéologie libre-échangiste, aussi funeste qu’erronée, ne se bornent pas au développement massif du sous-emploi. Ils se sont traduits également par un accroissement des inégalités, par une destruction progressive du tissu industriel français, par un déséquilibre de toute la société.
      Cette invocation du « consommateur », de son bénéfice supposé, sert à masquer d’autres intérêts. Car les groupes dirigeants de l’économie sont devenus de plus en plus riches alors que les pauvres sont devenus de plus en plus pauvres.

      Comment expliquer, alors, que cette « idéologie libre-échangiste erronée » domine tant ? Que rares soient les intellectuels, et encore plus rares les économistes, à la dénoncer ?
      M.A: Une citation de Wells pourrait suffire : « Cette coutume qu’ont les hommes de se refuser à émettre des jugements critiques sur les points fondamentaux est un des plus grands dangers qui menacent, d’une façon générale, les facultés humaines de compréhension. »
      Toute la Construction européenne et tous les traités relatifs à l’économie internationale (l’Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce, la Convention relative à l’Organisation de Coopération et de Développement Economique, etc.) ont été viciés à leur base par une proposition enseignée et admise sans discussion dans toutes les universités américaines – et à leur suite dans toutes les universités du monde entier :
      « Le fonctionnement libre et spontané des marchés conduit à une allocation optimale des ressources. »
      C’est là l’origine et le fondement de toute la doctrine libre-échangiste. Son application aveugle et sans réserve à l’échelle mondiale n’a fait qu’engendrer partout désordres et misères.
      On pourrait conclure avec une autre citation, de Keynes cette fois : « Les idées exprimées ici sont extrêmement simples et devraient être évidentes. La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d’échapper aux idées anciennes qui ont poussé leurs ramifications dans tous les recoins de l’esprit des personnes ayant reçu la même formation que la plupart d’entre nous. »

      Mais à quelles « idées nouvelles », par exemple, vous songez ?
      M.A: Au protectionnisme, qui n’est pas une idée ancienne mais neuve.

      Le protectionnisme est généralement associé à l’isolationnisme, au nationalisme, à l’autarcie…
      M.A: D’abord, une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux ne me paraît possible, souhaitable, que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays au développement économique et social comparable.
      Ensuite, pour toute organisation régionale – et je pense bien sûr ici à l’Europe –, le choix n’est pas entre l’absence de toute protection et un protectionnisme isolant totalement l’économie de l’extérieur. Il est dans la recherche d’un système qui permette de bénéficier d’une concurrence effective et des avantages de nombreux échanges avec l’extérieur, mais qui protège également l’économie communautaire contre tous les désordres et les dysfonctionnements qui caractérisent chaque jour l’économie mondiale.

      Concrètement, comment vous imaginez cela ?
      M.A: Un objectif raisonnable serait que par des mesures appropriées et pour chaque produit ou groupe de produits un pourcentage minimal de la consommation communautaire soit assuré par la production communautaire. La valeur moyenne de ce pourcentage pourrait être de 80 %. C’est là, au regard de la situation actuelle, une disposition fondamentalement libérale.

  8. Il y en a qui font des calculs réalistes, restructurer les dettes serait moins de pertes pour les créanciers que de leur fourguer de l’Euro dévalué à coup de « bail out » interminable…
    Mais bien sur, Morgan, Goldman et Cie ne sont pas d’accord!
    Ils se moquent de l’euro, si la dette est en dollars…
    Ce qui leur pends au nez: Restructuration et aussi fini la spéculation.
    Si on restructure, l’euro baisse, mais bien sur on impose le paiement en euro!
    C’est une évidence! Autre méthode serait haute trahison, suicidaire….
    J’explique: S’ils attaquent l’euro, ils l’auraient pour leur pomme!
    Bref on les tient, puisque la l3europe reste la premiere puissance économique mondiale.
    Mais nos dirigeants sont des traitres, des laches et des larbins, des imbéciles heureux…
    CQFD.

  9. Dette: nos atouts contre les spéculateurs. (Belgique)

    Depuis mercredi, la pression sur la dette de certains pays de la zone euro, dont la Belgique, s’est un peu relâchée. On dit merci à qui ? A l’hypnotiseur de traders, Jean-Claude Trichet.

    Du coup, l’OLO belge se remet à respirer à plein poumon et la prime de couverture contre un défaut de paiement se ride après avoir touché un sommet de plus de 200 points de base.

    Rien de tel que cette accalmie pour prendre posément le pouls de notre économie et barrer définitivement la route aux barbares qui seraient à nouveau tentés de s’amasser à nos portes.

    C’est l’exercice auquel se sont livrés trois économistes d’ING Belgique : Philippe Ledent, Oscar Bernal et Julien Manceaux.

    Leur diagnostic est limpide : malgré quelques faiblesses, les fondamentaux de notre pays sont sains. « La Belgique reste au cœur de l’Europe et n’est pas en train de rejoindre la périphérie » assurent-ils. Les inquiétudes sont donc exagérées.

    http://blogs.lecho.be/lescracks/2010/12/dette-nos-atouts-contre-les-sp%C3%A9culateurs.html

  10. en rueope contrairement aux usa ou les menages sont surendettes nous avons la lattitude pour sortir de cette crise par l inflation et donc la politique moneatire.
    C est uen tres bonne chose

  11. l’or est a a 1406
    ça monte tout le monde a confiance tout le monde y croit
    tout va bien la reprise est de retour.

  12. Je suis surpris par : « le renforcement de l’EFSF aura comme conséquence perverse d’augmenter l’aléa moral sur le marché obligataire » : c’est-à-dire la propension à l’endettement avec des risques accrus, ce qui ne rassure pas les marchés. Alors, si même les moyens « rassurants » se révèlent « angoissants », il est quasiment sûr que l’euro ne passera pas l’hiver. A mon très, très modeste avis, c’est en janvier que tout va se jouer, après la « trêve des confiseurs ».

    1. Je partage votre avis.
      Actuellement les  »investisseurs – spéculateurs » sont en train de faire des opérations d’habillage de bilan.
      Il s’agit de présenter des extraits de comptes positifs ou le moins négatifs possibles au 31/12/2010.

      A compter de début 2011, ils pourront se défouler, ils auront une année devant eux.

    2. Et si :

      Et si le défaut était déjà acté provisionné et vendu avec de multiples bénéfices ?

      Imaginons un fournisseur qui a un très bon client avec des difficultés financières mais que d’un autre côté ce très bon client a des actifs considérables en cas de redressement

      Ce fournisseur n’aurait il pas intérêt à continuer de le servir tout en augmentant ses prix intégrant de fait la dépréciation à venir de sa créance. Ni vu ni connu
      En fait avec le redressement et l’abandon dune partie de sa créance, il ne ferait que que retrouver le juste prix de ses ventes tout en se gardant un chiffre d’affaire important qu’il perdrait à ne plus servir le client.

      Appliquez donc cela aux banques et aux marchés financiers, la décote sur défauts ordonnés à venir implique seulement de retrouver des taux normaux par rapport aux états donc il n’y a pas de pertes à venir mais seulement une perte de plus value par rapport au jeu actuel. Après les années de folies soudain on nous joue les années de crises à fond. En attendant la finance se goinfre de commissions diverses dans incertitude que cela provoque, car pour la finance rien de pire qu’une situation calme, car le calme ne fait pas faire de pognon.

      De plus j’ajoute une chose sur les bulles immobilière irlande et espagne :
      d’un côté il y a les impayés des particuliers dont je ne connais pas le montant dans les comptes des banques
      de l’autre il y a les impayés des promoteurs et divers du secteur et c’est là qu’il faut faire attention car ces impayés sont des montants en prix d’achat et non en prix de vente
      ce qui laisse entendre que c’est moins grave qu’on veut bien nous le faire avaler pour nous imposer la rigueur.

      Donc à mon humble avis, le capitalisme n’est pas prêt d’exploser, car d’un côté les banques centrales peuvent en dernier recours arroser, d’un autre les peuples en général ne sont pas assez motivé pour car de plus on remplace ça par quoi ? car l’utopie c’est beau et j’adhère mais ça reste l’utopie, c’est d’ailleurs pour cela que je n’aime pas l’espèce humaine préférant les animaux qui sont bien moins bêtes …Tout ce qu’on peut attendre de l’espèce humaine c’est sa capacité à se diviser pas à se réunir et ça Sarkozy l’a bien compris et exploité.
      Et pour finir si cette montée des taux n’était rien de moins qu’une façon déguisée de se prémunir de décote à venir tout en ayant le remerciement des débiteurs alors que les coupes ne feront que rétablir des taux normaux, donc aucune perte pour la finance mais au passage
      mutualisation de tous les cadavres des placards et politique de rigueur pour tenir un peu plus le serf du XXI ème face à la peur entretenue des émergents.

  13. Petite chanson entendue dans la stade des finances 🙁 Et y sont ou, les Goldman Sachs ? Y s’font du pognon .Et sur l’Irlande.Et sur les Portos.Et sur l’Espagne.)…..

  14. Il y a ce qui se dit officiellement, d’éventuelles pertes pour les créanciers et pas d’éclatement de l’euro, ce qui se laisse dire dans la presse, puis ce qui se dit strictement en privé, parfois à demi-mot et qui surgit un samedi soir ou un dimanche matin en ordre de bataille.

    La toute grande priorité pour les banquiers et les politiques qui les écoutent c’est de sauver les banques, considérées comme la clé d’une reprise. Il est donc très douteux que la BCE provoque un armaggedon financier en coupant net les liquidités, ce serait couler la plupart des banques, c’est à dire obliger à les nationaliser, laisser disparaître celles qui portent trop de dettes, presque toutes, découper celles qui sont trop grosses et réorganiser tout ça pour que ça tienne debout.
    En passant, les états supprimeront une bonne partie de leur dette et de leurs soucis, au grand soulagement (fiscal) de la + grande partie de la population.
    C’est typiquement le genre de chose qui ne peut pas s’annoncer d’avance, ni même la possibilité, même pas celle d’y avoir pensé.
    Très douteux j’ai dis, arrêtez de rêver.

    Une autre possibilité + vraisemblable serait l’éjection hors de l’Euro de plusieurs pays, Espagne et Portugal bien sûr, avec peut-être l’Italie sur un strapontin, pour réduire le risque de devoir les renflouer. Pas d’éjection de la Grèce et de l’Irlande, déjà « sauvé » (pas de leur dette) par les mécanismes en place. Pour les pays restants pas de soucis d’argent, y en a si vraiment besoin.
    La Grèce et l’Irlande seraient toutefois « libre » de rejoindre le club des éjectés…
    Ça s’appelle une restructuration, les neo-libs aiment bien le terme.
    Ce n’est pas pour ce weekend. Ni sans doute pour le prochain.

    ‘tin on se les gèle, comment qu’on fera quand le pétrole sera trop cher pour se chauffer??
    Vais creuser une mine de charbon dans ma cave tiens.

    1. La France a prêté à ces pays:

      Italie=511 milliards
      Espagne=220 milliards
      Grece= 75 milliards
      Irlande=60 milliards
      Portugal= 45 milliards

      Total=911 milliards

      Comment voulez-vous serieusement que ces pays sortent de la zone Euros sans ruiner la France?
      Personne ne sortira de la zone euro parce que tout simplement c’est impossible..à moins d’une révolution.

    2. Faudra pourtant bien que quelque chose craque. Les Grecs et Irlandais ne pourront pas vivre comme des miséreux toujours + pressurés pour que les Allemands se la coulent douce. Ça fait un peu trop empire, avec une métropole qui oppressent les sous-citoyens étrangers à son profit.
      Une alternative serait qu’ils aillent s’installer massivement en Allemagne, z’ont le droit. Et pas question d’intégration, c’est une transplantation, pas une immigration.

      D’ailleurs si les chinois étaient malins, ils enverraient 100 ou 200 millions de chinois, les + pauvres, munis d’un viatique, aux E-U. Ça relancerait la conso et l’immo, et il n’auraient plus de soucis à se faire concernant les décisions politiques américaines…

  15. On va tout droit vers une taxe européen et un FME. Et donc… faire payer les classes moyennes, essorer encore plus les peuples pour préserver la pompe à fric.
    Les avertissement du style bank run Cantona ne sont pas suffisants apparemment. Alors, les gens passeront eux aussi à la vitesse supérieure.

  16. Dire que je n’ai pas le droit de dire trop de vérité alors que cette vérité sauverait peut-être mes enfants…
    Quelle horreur.

  17. Toutes les issues sont belles et bien bouchées

    Ah non François, ça ne va pas ! Et ça fait doublement mal aux yeux, puisque non seulement les issues bouchées ne sont pas sensées être belles, mais encore une locution adverbiale – et là on comprend intuitivement pourquoi ! – est invariable, Jarnicoton ! On a pas toujours cette chance que le signifié conforte si élégamment la règle de forme du signifiant, et lycée de Versailles..

    Toutes les issues sont bel et bien bouchées.

    C’est y pas plus mignonnet comme ça ?

    A moins que, partisan fugace de la politique du pire, vous vous réjouîtes alors furtivement de ces issues belles car bien bouchées. On finirait presque par ce poser la question…

    1. Vigneron, pèt’bien que tu es aussi bourré que moi. Voire plus.

      Or, j’ai pris une résolution d’enfer : je ne prendrai plus qu’une cuite avec Julien, car sur toutes les bouteilles est noté : A consommer avec modération.

    2. @Boffer

      Vous ne connaissez pas l’économie de l’orthographe?

      Elle se pratique pourtant de plus en plus… 😉

  18. @ pablo75
    quand j’ ai un coup de blues
    je regarde jp pernaut
    interviewer la ri lance sur la une
    et là c’est magique, tout va bien.
    qui à dit:
    le capitalisme est mort le 18 mars 2008 ?
    le jour ou la fed commença la monétisation ?

  19. En réponse à YVAN

    Bonsoir

    Vous faites référence à la FRANCE. Hélas, mille fois hélas, DE GAULLE n’est plus.

    Pourquoi voulez-vous tuer la droite? De droite ou de gauche, ils sortent tous des mêmes écoles, se connaissent très bien et queque soit le spectacle qu’ils donnent sont en amitié. Je dirai même qu’il forment tous une grande famille puisqu’étant de la même ethnie. C’est le moindre des constats que l’on puisse faire, cela étant dit sans aucune arrière pensée. L’essentiel est d’occuper le terrain et c’est chose faite. Tuer la droite n’aura d’effet que de transmettre le bâton.
    Que faire?

    1. Bonsoir.
      Vous me poussez dans mes derniers retranchements. Et je ne peux que reconnaître le fondement de vos paroles.
      Certes, la gauche majoritaire n’est pas mieux que la droite. Par rapport au glissement vers la gauche de la gauche qui est souhaitable en ces temps de puissance d’argent.
      Redonner le pouvoir au peuple.
      Simplement, pourquoi pas, laisser quelques libertés aux plus riches de posséder des chateaux, des bateaux, avoir une vie luxueuse mais de manière RAISONNABLE.
      Soit, qu’ils paient simplement des impôts. Rien de plus.

      Sinon, expliquez-moi pourquoi aucun riche ne s’est jamais plaint entre 1945 et 1975.
      Alors que la concentration d’argent étant loin d’être celle actuelle.

      Si nous vivions sur les colonies, alors, oui. Il faudra qu’il y ait guerre.
      Mais nous avons l’habitude, non..??

      Ne faites pas trop de cauchemars. Oubliez-moi.

  20. Néanmoins, quelques nouvelles du front qui font toujours plaisir à entendre :

    En Irlande, quelques 40 000 chevaux (estimation du gouvernement) seraient abandonnés suite à l’engouement de cette marque de richesse encore récente.
    L’Irlande peut donc nous refaire le coup de la tremblante du mouton et du boeuf spongiforme de l’Angleterre grâce à Mme TasDeChair.
    Dire qu’elle a actuellement l’Alzeimer est presque un retour de manivelle.
    Toujours en Irlande, les viandes et poissons sont maintenant équipés d’antivols.
    Tout comme dans certaines bourgades pauvres d’Angleterre pour la viande…

    Ceci dit. J’avais été choqué de voir apparaître un vigile maître-chien au petit Leclerc d’une bourgade voisine, ici, en Bretagne.
    Mais bon…
    Nous souffrirons tous comme les autres, il n’y a pas de raison.
    Mais ça m’étonnerait que ça reste calme.

    1. Je vais vous dire, je connais des gens dans un paradis fiscal qui gagne 1me d’euros par an, ils sont entrain d’apprendre qu’ils font partie du peuple et non pas des autres les élus comme ils le pensaient, bien sûr ils peuvent toujours consommer se payer des vacances des voitures de luxe mais ils ne trouvent pas malgré un bon taux d’endettement de banque pour reprendre leur prêt relais et le transformer en in fine ou en amortissable.
      Même pour les riches, rien ne va plus…
      Ils se croyaient au dessus, les voilà au même niveau pour la finance que le peuple… une quantité négligeable…
      Et quant au paradis fiscal en question, ses maigres recettes sont en panne, parce la manne immobilière là bas aussi c’est tari.

  21. Il est très gentil Mr Paul Jorion, il dresse en « seigneur », une belle analyse de la situation, mais alors à aucun moment il ne se positionne… Il a critiqué dans une de ses vidéos l’appel au bank run d’Eric Cantonna, et là il nous dit : « si on va dans la rue et qu’on casse tout, on ne trouvera pas de solution », effectivement mais pire encore il dit, « il faut continuer à gueuler ».
    Je préfère tout de même la première option, même si je suis contre, car elle aura au moins le mérite de provoquer une réaction. Car je ne vois pas ce qu’il veut dire par « continuer à gueuler ».
    Si sa solution c’est de gueuler à travers des vidéos, des chroniques sur BFM et autres… Je le trouve un peu naïf… On a déjà un « Melenchon franc-maçon, ex-Trotskiste-Lambertiste » pure sucre, qui gueule et qui le fait bien, mais ça reste de l’entrisme .
    Nigel Farrage prend plus de risque (il a eut un accident d’avion, heureusement sans gravité) en agissant directement au parlement européen.
    Donc « continuer à gueuler », pour moi ça ne veut rien dire, il ne donne aucune solution, pire encore, il tend à résigner ses auditeurs avec ses discours.
    Ou alors il pense peut-être que ça peut se régler dans les urnes…? mais là il faudrait qu’il reprenne tout depuis le début alors.

    1. Hamza, c’est bien simple : vous aviez l’espoir et je vous ai désespéré. Mais allez-y, dites-moi ce que je devrais faire, si c’est copier Nigel Farage, j’ai le sentiment que vous m’aimeriez un peu plus d’extrême-droite que je ne le suis.

    2. Monsieur Jorion, vous n’êtes pas encore à mon goût très à l’aise devant la caméra.
      Ce que j’entends par là, c’est que je le trouve encore excusez moi du terme ce n’est que mon opinion elle vaut ce qu’elle vaut : timide.
      Il faut dire que c’est un métier et que les sujets que vous évoquez sont avant tout politique,
      car seule des décisions politiques peuvent nous sortir de là.
      Vous avez bien plus d’assurance et d’éloquence dans vos écrits.
      Mais question est donc : allez vous devenir l’anthropologue de la politique ?

    3. « Durch nichts bezeichnen die Menschen mehr ihren Charakter als durch das, was sie lächerlich finden. »
      (Johann Wolfgang von Goethe, Maximen und Reflexionen)

      Rien ne caractérise davantage les hommes que ce qu’ils trouvent ridicule. Ainsi que les amalgames qu’ils font, n’est-ce pas ? Tout le monde « gueule », et hurle au loup, à la lune, pas de quartiers et pas de distinction. On entend hou-houu, houuuuu, la nuit se rempli d’ululement sinistres, dès que Jorion sort du bois et va retrouver ses compères, Mélenchon et Dieu sait qui.

    4. « La timidité, source inépuisable de malheurs dans la vie pratique, est la cause directe, voire unique, de toute richesse intérieure. »
      Cioran

      ;

    5. Et pour faire écho à ce que dit Lisztfr :

       » On ne peut savoir si l’homme se servira longtemps encore de la parole ou s’il recouvrera petit à petit l’usage du hurlement. »
      Cioran

      Hurlez votre richesse intérieure !

    6. Parler devant des cameras en direct à la télé et avec des interlocuteurs qui ne vous feront pas de cadeaux au moindre faux pas, ça ne doit pas être facile pour peu que l’on soit légérement timide même quand on maitrise parfaitement son sujet . Il faut beaucoup de courage et personnellement j’en serai incapable.

  22. La seule solution reste le bon vieux pavé et en masse cette fois .. mais Internet et le virtuel de la modernité a cassé et dispersé la contestation offrant un boulevard aux pouvoirs de tout poil !

    Fermer vos ordinateurs une bonne fois pour toute et regroupez dans le vrai sens du terme et nos démocraties respireront.

  23. A propos des banques je voulais faire une parenthèse sur la dernière crise immobilière en France celle de la faillite du crédit lyonnais et d’autres, savez vous que lors des privatisations on a été cherché tous les morts vivants pour les mettre à la charge de l’état quand bien même ceux ci allaient sortir du coma quelques années plus tard. La aussi on a mutualisé des pertes latentes qui se sont avéré des profits ensuite pour ceux qui ont achetés. L’état n’avait même pas de clause de retour à meilleure fortune dans ses conditions de ventes.

  24. Qui peut m’expliquer comment l’euro est repassé à 1.34 venant de 1.29 en quelques jours?
    GS voit l’euro à …1.55 en 2011.J’ai du mal a y croire, cela serait une catastrophe pour l’Europe de toute façon non ?

    1. Je réponds moi même à ma question c’est plus sympa.

      Bernanke Tells Nation This Sunday: More QE Coming.

      For those wondering why the market leaked higher in the last hour, it is because someone got an advance copy of the transcript (or advance notice) that in this Sunday’s latest attempt at faux transparency on 60 Minutes, the bearded mutant-cum-supreme genocidal overlord says that more QE is coming. From Reuters: « The euro rose to a session peak against the dollar in late afternoon New York trade on Friday after a report on the CBS website that Federal Reserve Chairman Ben Bernanke did not rule out buying more than $600 billion of bonds in further quantitative easing. » It also explains why the euro is back to 1.34, and is right in line with our expectations that the EURUSD is only weak so long as the market realizes that much, much more QE is coming. How much? See the chart below for our ongoing expectation of what the Fed’s balance sheet will look like soon. And yes, the $7 dollar jump in gold late in the day may be multiplied 10-20x on Monday after the world realizes that the US economy is as fucked as always. .

      D’ou la hausse de l’Euro (qui est plutôt une baisse du dollar) et la hausse de WS…NASDAQ plus haut depuis plus de trois ans !! Et enfin l’OR à 1407 !!
      Di Bernanke annonce encore plus de QE (vu la hausse du chômage) c’est Trichet ..qui va être ‘content’.

  25. Merkel aurait menacé de quitter l’Euro, comme sarkozy l’a aussi sans doute fait en mai lors du bail out de la Grèce (démenti par zapatero mais bon).

    The Guardian reported late in the day, Merkel threatened to abandon the euro during the EU summit in late October. Per the Guardian: « The German chancellor, Angela Merkel, has warned for the first time that her country could abandon the euro if she fails in her contested campaign to establish a new regime for the single currency. »

    http://www.zerohedge.com/article/angela-merkel-threatened-walk-euro-late-october-likely-do-so-again-any-time-she-does-not-get

  26. J’ai une question pour François Leclerc.

    Les euro-obligations, ça ne ressemblerait pas à une vaste opération de titrisation de créances n’ayant pas toutes la même qualité de risque, comme pour les subprimes?

    Je m’explique:
    – le fait de créer une euro-obligation en faisant des parts de chaque pays, c’est-à-dire que dans une euro-obligation il y aura par exemple 30% d’obligations allemandes, 25% de françaises, 20% d’espagnoles, 10% de portugaises, 8% d’irlandaises, etc, etc,…, n’est-ce pas faire la même opération que ce qu’on fait les banques en titrisant par mélange leurs créances pourries, correctes et bonnes? (ce qui a conduit à la chute de Lehman Brothers en 2008)

    Ou alors il s’agirait de faire un budget européen sans toucher à la fiscalité par la bande, la BCE émettant les euro-obligations, la Commission les distribuant en fonction des besoins de financement de chaque pays, les Etats payant par les impôts?

    En fait, ça recommence…les conneries! (pardon mais c’est plus fort que moi)

    1. Non, l’idée est de que tous les Etats de la zone euro puissent émettre les mêmes obligations et bénéficier d’un taux identique.

      Ceux qui avaient un taux très haut bénéficient d’un taux plus bas, et le contraire. Toute la dette publique, quelque soit son origine, dispose d’un financement aux mêmes conditions.

    2. Merci pour la précision.
      Mais comme on a des spécialistes en construction d’usines à gaz, j’avais un sérieux doute.

      Par contre, ça va demander de mettre des ressources fiscales en commun, ou d’en inventer pour pouvoir les rembourser, ces obligations.
      Pas évident…

      Est-ce que les Etats comme l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche ou la France accepteront de payer des taux plus élevés demain, sachant qu’en ce moment une remontée des taux d’intérêts ferait flamber le service de la dette, donc les intérêts de nos dettes? (intérêts de la dette qui est déjà le 1er budget de la France soit dit en passant)

      Pour exemple, rien qu’avec l’augmentation des taux du 1er octobre à aujourd’hui début décembre, les intérêts de la dette espagnole ont presque doublé, de 27,6 à 40 milliards juste pour 2011 ( voir l’émission Cdans l’air de France5 du 30 nov )
      Si ça nous arrivait, pourrait-on faire face?

  27.  » Qu’elle le dise de travers n’empêche pourtant pas la sortie de Cantona d’avoir son fond de justesse : les tyrannies ont rarement le bon goût de quitter d’elles-mêmes la scène de l’histoire et seuls des rassemblements de force adéquats peuvent les en expulser. La finance a régné 25 ans, c’est plus qu’il n’en faut pour dresser un bilan, et le bilan dit : c’est assez. La particularité de l’époque réside en ceci que la tyrannie impersonnelle de la finance collabore activement à son propre renversement puisque, par une sorte de nécessité interne qui confirme, en la poussant à son comble, sa vocation à la destruction sociale, elle est sur le point de tout engloutir et paradoxalement jusqu’à elle-même. Les Romains disaient que « ceux que Jupiter veut perdre, il commence par les rendre fous » – nous y voilà. La perspective de chocs immenses n’est pas gaie, mais qu’à la face de l’histoire il revienne entièrement aux fous de l’avoir fait advenir. Et que les autres en tirent le meilleur parti, celui du moment décisif où leur joug se lève, éventuellement de s’être autodétruit, et où ils peuvent enfin se dire que « c’est notre heure »

    « Ne pas détruire les banques : les saisir ! » par Frédéric Lordon.
    http://blog.mondediplo.net/2010-12-02-Ne-pas-detruire-les-banques-les-saisir

  28. Attention orthographe.
    4 paragraphes avant la fin, derniers mots.
    Il faudrait écrire BEL ET BIEN (et non belles et bien), c’est une locution adverbiale.

    Bonne journée.

    1. Ah non ! Pas de repentance ! Ne vous contristez pas François ! Et ne reculez pas.
      Désolé mais je trouve finalement que l’écriture première, si délicieusement ambiguë, de l’ordre de l’écriture subtile, voire ésotérique, que ma ma bêtasse lecture transversale n’avait pas repérée en tant que telle et l’ayant donc, hélas, stigmatisée armé de toute ma cuistrerie, était bien supérieure en tous points à la nouvelle, totalement vidée de toute plus-value de sens, de toute fertilité polysémique, comme de tout style, de toute personnalité, de toute richesse subjective. Autant supprimer la phrase sinon. C’est juste redondant.
      Gasp ! Souvent vigneron varie, et bien fol qui s’y fie ! 😉

  29. Alors que le peuple irlandais est aux prises avec le « monstre financier » qui menace de le dévorer, le président islandais, pays qui a lui aussi dû faire face à l’effondrement de son système bancaire, a déclaré :
    « il vaut mieux laisser les banques faire faillite pour préserver l’intérêt général »
    Pour l’instant, les dirigeants européen persistent à croire que pour rétablir l’économie, on ne peut pas se débarrasser des banques parasites, à l’opposé de la seule alternative qui nous reste : établir un Glass-Steagall global pour lisuider les activités spéculatives et rétablir un système de crédit pour alimenter l’économie réelle…!
    Il faut se souvenir de la banque ICESAVE banque privée, qui était en état de faillite, et les créanciers (anglais et hollandais) demandaient le renflouement. Le parlement islandaie en avait approuvé les principe…Mais le président Grinsson décida de soumettre cette décision à un référendum. Le peuple rejeta unanimement (93%) le plan de renflouement.
    « Peut-on demander aux gens ordinaires, les agriculteurs les enseignants, les mdecins les infirmières etc, d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées » a déclaré le président Grimsson ?
    Ainsi l’état n’a pas injecté d’argent pour les maintenir,et n’a pas porté la responsabilité de la faillite des banques privées.
    les activités en faillite furent séparées du reste des banques, ce qui permet aujourd’hui d’avoir un système bancaire au service de l’économie nationale.
    et l’Islande ne s’en PORTE QUE MIEUX…!

  30. Ne pas détruire les banques mais les saisir, ça fait 2 ans que cela aurait du être fait.
    Seulement voilà, je pense que le problème est qu’il y a tellement de produits structurés à la manière des poupées russes enchevêtrés et interdépendant que nos gouvernants ont choisi la facilité. De plus pour eux fervents admirateurs du néo libéralisme, c’était du communisme que de le faire.

  31. La situation de l’Espagne est en train de dégénérer.

    Lisez cet article :

    Grève des contrôleurs aériens : l’Espagne envisage l’état d’urgence.

    Les autorités espagnoles ont menacé samedi de décréter l’état d’urgence si les contrôleurs aériens en grève ne reprennent pas le travail.

    «Si la situation ne se normalise pas, le gouvernement déclarera l’état d’urgence», a averti Alfredo Rubalcaba, ministre de l’Intérieur et vice-président du gouvernement, lors d’un conseil des ministres extraordinaire.

    «Les contrôleurs seront réquisitionnés et, s’ils ne reprennent pas le travail, l’affaire sera transmise immédiatement à la justice et ils seront poursuivis pour un crime passible de la prison», a-t-il ajouté.

    Le contrôle de l’espace aérien espagnol est actuellement assuré par l’armée.

    Les aiguilleurs du ciel, dont la grève surprise a affecté 250 000 voyageurs, sont en conflit avec la direction des aéroports AENA pour des questions salariales et de conditions de travail.

    Ouest-France

  32. je réponds moi même à la question
    que j’ai posée : qui a dit :

    le capitalisme est mort le 18 mars 2008 ?
    le jour ou la fed annonça la monétisation ?

    réponse mr jorion

    vendredi 3 décembre 2010 sur cbs, bernanke souhaite augmenter le QE 2
    selon investir .fr

    1. La monétisation ne pose aucun problème tant que dans l’économie réelle (à cause des politiques de rigueur) c’est la déflation. Aux USA ils s’en fichent de faire tourner la planche à billet puisque les Américains n’épargnent pas ou très peu comparé aux européens, l’essentielle des créances provenant de l’étranger.

  33. Bof …
    Aux Etats-Unis, si mes souvenirs sont exacts, dans les années 1980, sous la présidence de Mr Reagan, le gouvernement US a licencié les contrôleurs aériens grèvistes … sans que la population ne s’en émeuve. Il y a eu 11000 licenciements, je crois, … au nom de la sacro-sainte liberté de se déplacer, etc, etc. Les licenciés furent remplacés par des militaires, le temps de recruter le personnel nécessaire.

    En Espagne, les contrôleurs ont commis une faute grave en faisant grève un week-end et en empêchant 250.000 espagnols de partir en week-end et en congés …
    Ah les sacro-saintes vacances …que nul ne doit affecter !! Le crime suprême !!
    La réaction du gouvernelment espagnol visant à rétablir les droits fondamentaux doit être saluée pourra t’on bientôt entendre.

    Cela ne vous rappelle t’il pas le récent mouvement de grève en France sur les retraites tombant durant les vacances de la Toussaint et réduisant les déplacements ?
    Tout autant inadmissible … aux yeux de la majorité de la population.
    La suite vous la connaissez.

    1. @jeanpaulmichel
      En rappel à vos souvenirs, c’est 20.000 contrôleurs aériens que Reagan à sanctionnés et remplacés par des militaires le temps d’un autre recrutement de ce personnel.

  34. Voici effectivement un bien étonnant discours.
    Le sénateur Bernie Sanders parle haut et fort, simplement et honnêtement, et il dit ce que beaucoup pensent et disent ici aussi.

    1. Très clair en effet.
      Démocratie « représentative »: c’est le seul Sénateur (indépendant, du Vermont) qui ne soit pas acheté par Wall Street.

    2. Son discours est en effet limpide, incisif.
      Mais il est bien seul. Le sénateur Bernie Sanders n’est ni Républicain ni Démocrate, mais indépendant, le seul et unique du Sénat.

    3. @nounours: en gros, il dit que les USA sont dans le caca et que leur classe moyenne est en train de disparaître, que tout est fabriqué en Chine, que les riches s’enrichissent, mais que les impôts baissent et que les républicains continuent de demander encore des ristournes pour les plus riches.

    4. Laissons le système de concentration d’argent aller jusqu’au bout. D’ailleurs, nous avons peu de chances de faire autrement et un certain Jorion dont j’ai fait une alluvion avec un chasseur d’éoliennes ne me contredira pas.

      Certes CONtemporains et CONsommateurs, nous souffrirons. Mais ce sera un mal pour un bien.
      Le reste est accessoire.

      Sinon, prenez assez de recul pour voir que dans l’histoire, même ancienne, toute montée d’individualisme a donné une guerre.
      Et qu’après chaque guerre, notamment importante, nous sommes bizarrement revenus à des valeurs de fraternité, liberté et égalité.
      Bizarre, vous avez dit bizarre..???

  35. Mr Jorion et Leclerc, êtes-vous au courant de la bulle du micro-crédit?
    http://lalettredulundi.fr/2010/11/28/le-temps-des-bulles

    La machine à faire des bulles ne cesse de trouver de nouveaux terrains de jeux, et de faire de nouvelles victimes. Ainsi, le micro-crédit, pourtant une idée solide et utile, est-il aujourd’hui en train de tourner au cauchemar. Terrifiant. Tout ce que le capitalisme financier touche, tel un moderne Midas, se transforme en purin…

    1. non, pas en purin, car le purin c’est de l’engrais, qui prépare demain : tout ce que le financiarisme touche se transforme en désert ad vitam aeternam.

    2. Le micro-crédit est, depuis longtemps et dans la majorité des cas,
      un système d’usure exploitant des femmes
      qui assument dans la plus odieuse indigence la survie de leurs enfants.

    3. Mouais, j’ai rencontré cet été une personne qui travaillait au service des micro-crédits au FMI !!??
      Bizarre non ? Elle sortait de centrale et n’en avait pas grand chose à faire du terrain… elle causait argent que comme j’y comprends rien !
      Je m’imaginais des gens, sur ces missions, humanistes quand même.
      Naïveté….

    4. J’ai contacté un jour deux agences de micro-crédit en Egypte pour aider des femmes à monter un projet. On m’a proposé un maximum de 50 euros à rembourser très vite sinon amendes etc. Pour mémoire un poulet vivant coût 3 euros et cuit 5 euros, un trajet d’autobus de 500 km dans les 10 euros, etc…

    5. Il y a différents ages du micro-credit, 3 en fait. Le dernier âge n’est rien d’autre que de la prédation financière as usual, masquée par du politiquement correct à deux francs six sous, et faisant appel à une corruption massive.

    6. Compte tenu des taux d’intérêt pratiqués (20 % et plus), les institutions de micro-crédit s’avèrent extrêmement rentables.

      20% sur des personnes dans la misère : infect !
      décidément, il faut de plus en plus se méfier des prix Nobel ! …encore un truc trés dévalué : tiens, comme la Légion d’Honneur, par exemple !
      post-scriptum :
      dites, ça ne serait pas un truc de « celui-qui-ne-se-trompe-jamais-même-quand-il-se-trompe », soit notre genious national, Attali ! …

  36. Quand cela se produira-t-il ???
    Et la réponse fuse :
    Vous ne savez ni le jour ni l’heure…!!!

    Pauvres de nous ?
    Diable que non ! =
    Ce sera notre « sortie d’égypte »…Notre libération des jougs des esclavagistes de l’argent.
    Enfin Libres , Enfin Responsables de Nous mêmes.
    Et pendant ce temps là ,on festoie–en tremblant toutefois– à Dubaï….Et là ,on entend la même question : :
    Pauvres de nous ?
    Alors s’agissant d’eux,je ne vais pas m’ériger en juge : ce n’est pas dans mes prérogatives…
    Par contre je me réjouis de l’effondrement systémique !!!

  37. Parlez-nous un peu de l’histoire des agences de notation !

    Qui leur a conféré le pouvoir de dire le Bien et le Mal ? AAA ou AAB
    Quelle Autorité reconnue mondialement leur a conféré le pouvoir de faire monter ou baisser les taux des intérets d’emprunt des Etats ?

    Comment sont désignés leurs dirigeants ???

    Quel est leur statut ?

    Merci de répondre

    1. Les agences de notation, qui disposent ensemble d’une situation d’oligopole, sont des sociétés de droit privé. En Europe, elles sont désormais soumises à homologation suivant des modalités bienveillantes.

      Les Européens ont lancé une réflexion – qui n’a pas aboutit à ce jour – à propos de la création d’une agence européenne. Les Chinois ont la leur, qui a défrayé la chronique en notant…la dette américaine.

    2. Avec les agences de notations , on touche au coeur même de la magie du capitalisme financier .

      Pour déjouer LE tour de passe-passe , il faudrait oser les deux remarques suivantes :
      – il n’y a pas d’agences de notations pour noter les agences de notations ….
      – charité bien ordonnée commençant par soi-même , bizarrement , les agences de notations américaines sont très gentilles avec leur pays et pas gentilles du tout avec les concurrents …

      On pourrait comparer tout çà à un match de foot où la nationalité de l’arbitre serait systématiquement la même qu’une des deux équipes .Avec cette subtilité que celui qui dénoncerait cette arnaque serait certain de perdre le match en cours , vu qu’il mettrait de mauvaise humeur l’arbitre .

  38. Si acheter par la BCE des obligations des états surendettés n’est pas « monétiser », qu’est-ce alors?
    Pour ma part, il me semble que la posture allemande ne fait pas autre chose que « faire pièce » à la contrainte subie par la BCE d’agir comme elle agit.
    Stabiliser les déficits n’est qu’un voeu pieux que même les allemands ne satisfont aucunement. Seul un excédent budgétaire impliquerait une réduction de la dette publique. Et, dans le cas d’excédent budgétaire, il est certain que la dette privée se développe davantage.
    De toute façon, même en défaut, impliquant une dépréciation de certains actifs, il est évident que « les marchés » anticiperaient un tel état de fait et se rattraperaient immédiatement par une sensible hausse des taux.
    Il est mathématiquement impossible qu’avec la monnaie telle qu’elle fonctionne et telle qu’elle est émise il ait une quelconque possibilité de réduire les créances et les dettes (jumelles). Tout au plus pourrait-on obtenir peut-être que les chinois et les pays pétrolier de prennent en charge les créances qui de toute façon, ne seront pas payées mais « seulement » rémunérées via les intérêts.
    Le problème est que, les montants sont tels que la charge de la dette bouffe aisément 50% du PIB mondial, moyennant quoi, les concentrations des richesses s’accélèrent au point que la prochaine crise systémique est certaine et répétitive.
    Sans aucune possibilité de répit pacifique.
    Sauf à émettre du SMT, moyen de régler ce problème très rapidement et mondialement. Il suffit de le faire…

    1. Bonjour,

      Homme de peu de foi !
      Puisqu’on vous dit, et seulement depuis quarante ans, que sainte croissance va revenir, et que dans le débordement consommatoire qui adviendra, les recettes fiscales déborderont, venant rapidement boucher le lit de la dette et nous projeter dans une nouvelle ère de prospérité, de fraternité, d’égalité, de laïcité, de …. pourquoi ne pas le croire ?

      A défaut, vous pourriez au moins, comme nombre ici, vous féliciter de la chute promise de ce satané capitalisme père de tous les maux, et prévoir à son immédiate issue la survenue de ce monde de justice et d’égalité qui est dans toutes les têtes, et qui nous réjouira tous !

      Entre nous, j’ai quelques doutes sur ces sympathiques approches. La croissance dépend bien sûr des découvertes de la recherche, mais dans ce domaine, il faut reconnaître que les paradigmes en cours sont déjà bien explorés. Elle dépend surtout, et depuis toujours, de l’exploitation des ressources naturelles, et là, l’augmentation permanente du coût des énergies et matières premières semble vouloir sonner le glas de bien des espérances.

      Le capitalisme, quant à lui, est à mes yeux un outil, au service de l’Homme. On peut bien sûr croire que le problème est dans l’outil, les illusions ça ne coûte pas cher. J’incline pour ma part à penser que le problème est dans l’Homme, et comme il l’hérite d’une très longue histoire évolutive, il est bien peu probable qu’il se résolve en un instant.

      Alors il est de plus en plus probable que ce qui doit arriver arrivera, et il est peut-être encore temps, je l’espère du moins, de s’y préparer dans la mesure de ses moyens. Et ça me semble compatible avec les rêves de ceux qui ne peuvent s’en passer.

  39. MADRID (Reuters) – Le gouvernement espagnol a décrété l’état d’urgence samedi pour faire face à la grève surprise des contrôleurs aériens et a annoncé que l’espace aérien resterait fermé jusqu’à dimanche.

    « Nous avons dit que, si la situation ne se normalisait pas dans les aéroports, nous décréterions l’état d’urgence. Il est clair que la situation ne s’est pas normalisée », a déclaré Alfredo Rubalcaba, vice-président du gouvernement, à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire.

    « L’AENA (direction des aéroports) a annoncé que l’espace aérien resterait fermé jusqu’à demain (…) Toutefois, si la situation s’améliore, il pourrait rouvrir avant », a-t-il ajouté.

    Le contrôle de l’espace aérien espagnol est actuellement assuré par l’armée. Les aiguilleurs du ciel, dont la grève surprise a affecté 250.000 voyageurs, sont en conflit avec l’AENA pour des questions salariales et de conditions de travail.

    1. Le PSOE (parti socialiste ouvrier espagnol) a, de tous temps, compté dans ses rangs des hommes hors du commun, connus ou anonymes. Difficile d’en faire l’inventaire et ce n’est pas le lieu, mais j’en cite trois :
      – Pablo Iglésias, le fondateur du PSOE en 1879 (avec Paul LAFARGUE, gendre de Marx), ouvrier typographe. Egalement fondateur en 1888 du syndicat U.G.T (Union générale des travailleurs). Bien qu’étant autodidacte, sa production intellectuelle fut gigantesque (des milliers d’articles de presse, le programme du PSOE……..)
      – Francisco Largo Caballero, ouvrier stucateur, lui-même autodidacte comme Pablo Iglésias, qu’il remplace à la tête du PSOE à la mort de ce dernier en 1925. Chef du gouvernement et ministre de la Guerre entre 36 et 37 au début de la guerre civile. Déporté par les nazis à Sachsenhausen-Oranienburg, où il demeura jusqu’à la libération du camp par l’Armée rouge. Il mourut en exil à Paris.
      – Le Docteur Juan NEGRIN, professeur de physiologie et chercheur de renom dans cette même discipline, Juan Negrín est considéré comme un des précurseurs de la biochimie. Successeur de Largo Caballero comme chef du gouvernement dans la deuxième partie de la guerre civile (37-39). Homme controversé (le déchirement des républicains espagnols fut terrible), mais à mon sens c’était « un géant ». Mort en exil à Paris en 1956, lui qui parlait déjà 7 ou 8 langues était en train d’appendre l’Arabe et le Chinois car il pensait que c’était des langues d’avenir.
      A l’évidence Zapatero n’est pas de cette trempe et il commet une grave erreur en servant l’oligarchie au détriment du peuple Espagnol. Il y a un autre socialiste célèbre, Julian Besteiro, qui en 1939 a cru qu’il pouvait composer avec l’oligarchie franquiste pour mettre un terme à la guerre civile, dans l’honneur et la réconciliation. Julian Besteiro provoqua le coup d’état qui sonna le glas de la république espagnol, pour remettre les clefs de Madrid à Franco, en espérant la clémence du dictateur, mais la répression fut terrible, pour lui et pour tant d’autres. Julian Besteiro ne manquait pas de panache et de noblesse, mais il commit une faute en pensant qu’il fallait faire des concessions au franquisme pour s’attacher sa clémence.
      Zapatero commet aussi le même type de faute (1) en pensant qu’il peut rassasier durablement l’oligarchie au détriment de son peuple, il sera lui aussi broyé et aura fait subir aux Espagnols des souffrances inutiles.
      (1) Ce n’est bien sur pas comparable dans la nature et dans les conséquences, mais il y a à mon sens la même psychologie dans les actes

    1. Travailler plus?S’il croit que cela va créer le moindre emploi surement pas .Comme le dit Attali ce sont les salaires qu’il faut augmenter…Réduire encore plus le nombre de gens qui travaillent est suicidaire car cela donnera plus de dettes, plus d’intérêts etc..le cercle vicieux.
      Ce Longuet n’est qu’un ‘has been’ de toute façon….

    2. « Il faut travailler plus pour le même prix », ajoute-t-il, ce qui signifie, à ses yeux, en finir avec les 35 heures : « Ou on sort de l’euro ou on sort des 35 heures, mais on ne peut pas avoir les deux »
      les « has been » peuvent se révéler des talents pour l’extrême droite montante, s’il y a un ticket à prendre il se fera prier juste le temps du deal. la droite comme la gauche n’arrivent à réveiller leurs troupes qu’à les livrer l’une contre l’autre; la gauche nous projette le rêve de son rêve et la droite est tout de même grossièrement empêtrée. le coté hâbleur et couillu de Sarko ne suffit plus. l’extrême droite qui surfe sur les thèmes de l’extrême gauche, les écologistes épure jusqu’à l’os l’idée d’espèce. franciser franciser somme toute ne mène pas loin, la déclaration de Longuet peut y mener et relancer du grain à moudre.
      bon site sur l’extrême droite: http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/

    3. Bonjour,

      BJ, je vous remercie d’exprimer votre intérêt.
      En fait, je ne cherche aucunement à entraîner l’adhésion, je tire un signal d’alarme, l’entend qui veut. Car il y a à s’alarmer …
      Si par malheur les symptômes actuels correspondent bien à une pression sur l’économie par les ressources disponibles, la suite risque d’être tragique rapidement.

  40. M Leclerc et Jorion, le défaut de paiement est semble t il de plus en plus inévitable, comment effectivement concevoir que notre pays s’en sorte alors que son déficit atteint de près de 40% de son budget avec une dette qui représente quasi 6 fois le budget, alors que depuis 30 années nous sommes incapable d’avoir un budget en équilibre.

    Pour l’instant le petit jeu car il s’agit d’un jeu d’argent est de savoir comment payer l’échéance de demain, toutes les décisions actuelles n’apportent aucune solution crédible pour après demain.

    Je me suis déjà fait éconduire plusieurs fois lorsque je vous ai demandé ce que nous pourrions faire à titre individuel, la question que je vous pose cette fois-ci, conséquences du défaut de paiement.

    Vu l’enchevêtrement des dettes entre les états, ce me semble ce sera un château de carte qui s’écroulera bientôt et quasi aucun pays, mis à part la Chine peut être, n’en réchappera et le bank run sera automatique et sans solution, les portes des banques seront à mon avis immédiatement vérouillées.

    Je veux croire que déjà des ordinateurs en coulisse calculent pour savoir comment dans le cas où cela se produira, comment faire pour que la société continue à fonctionner.

    On a assez répété que sans finance le monde ne pourrait fonctionner, alors comment faire.

    Deux cas envisagés, stopper le paiement de l’intérêt de la dette et se cantonner au paiement du principal, stopper tous paiements, la conséquence : les banques chutent et sont nationalisées, quid des retraites placées en obligation, quid des dépôts, quid des échanges, aurons nous encore de l’électricité et un accès à internet.

    Bref un sacré sujet, ma question, de la même manière qu’il y a plus d’un an je vous avais demandé comment se protéger individuellement de la crise, aujourd’hui, comment peut fonctionner un système demain.

    Je sais vous me direz demain est un autre jour, mais justement comme demain est un autre jour, pourquoi ne pas essayer de se projeter à demain !

    1. La dette a fortement augmenté depuis 2008 à cause des crimes des banquiers c’est surtout cela le souci principal….c’est donc eux qui doivent payer !Et il serait aussi temps que l’on poursuive ces criminels en col blanc et les politiciens corrompus qui les protègent,eux qui ont mis en danger finalement toutes les bases de notre civilisation par leur cupidité sans fin.

    2. Très vaste sujet qui appelle selon moi trois axes d’intervention :

      1/ Le système financier doit globalement prendre à sa charge la dette dont il est à l’origine, ce qui à pour conséquence de le réduire en proportion de ce qui est nécessaire au financement de l’activité productive.

      2 / La machine à fabriquer de la dette doit être mise au rebut, ce qui implique une réforme monétaire et fiscale en profondeur et une répartition égalitaire de la richesse.

      3/ Associé à la notion de bien public, il faut étendre progressivement le champ des activités sortant de la sphère monétaire, notamment en assurant à tous un revenu minimum de vie.

    3. Dissy, je crois que vous n’avez pas réellement compris la crise actuelle des obligations d’états.

      Même s’il est vrai que la dette a bien progressé ces 3 dernières années, vous devez savoir que quasi depuis 30 ans, à la mi octobre, les recettes budgétaires ont été mangées en France, en d’autres termes si on parle de 3% du PIB, ce qui peut sembler peu, il faut savoir que cela représente autour de 15 à 20% du budget de l’état Français.

      La France n’est pas la seule dans ce cas, en d’autres termes nos états ne savent pas vivre avec les budgets qu’elles ont.

      On pourra dire que les grandes entreprises payent peu d’impôts, d’accord mais cela ne résout pas le problème.

      Il est devenu évident que les états avec la fin de la croissance sont dans l’incapacité de se réformer et de revenir à des budgets équilibrés et pour le coup la finance n’est pas responsable.

      Nous sommes virtuellement en faillite, nos créanciers nous disent si vous ne payez pas on saute et on vous fait sauter, reste que les créanciers n’auraient jamais dû prêter et que surtout les responsables politiques n’auraient jamais dû laisser les choses dégénérer ainsi.

      Maintenant ressasser le passé peut aider à comprendre mais ne résout rien à la crise actuelle, le défaut de paiement est inscrit dans ce que je viens d’écrire, et maintenant qu’allons nous faire.

      Quant aux créanciers, je vous signale que toutes vos primes d’assurance vie, sans doute sans que vous le sachiez de nombreux autres établissements avec lesquels vous êtes en relation sauteront avec les banques lors du défaut de paiement.

      Hors le défaut de paiement ne sera pas 10 ou 20% mais à mon avis tout ou rien, voilà le dilemme actuel, tout le monde sait qu’on va sauter mais personne n’ose siffler la fin de la partie.

      Le problème M. Leclerc est que tout est tellement emmêlé qu’il faudra des mois voire des années pour savoir qui doit et à qui et ce me semble et compte tenu du faible niveau de capitaux propres des banques cela signifie immédiatement leur faillite.

      Nous sommes donc dans la crise systémique, de plus les échanges internationaux sont tellement entremêlés que l’économie s’arrêtera brutalement.

      En fait je pose des questions simples mais complexes je le reconnais et on rejoint ce qui s’est passé en Allemagne ou il fallait une brouette de billets pour acheter sa baguette.

      Maintenant peut-on considérer que le défaut devra toucher toute l’Europe, un pays peut il se sortir de cette ornière, est ce que le plus dur est pour l’Irlande et la Grèce qui ont déjà reconnus leurs dettes, pour les autres cela se discute….

    4. Bourdon il suffirait deja que sarkozy supprime toutes ses niches fiscales….celle de la restauration est une abération en temps de crise et bien d’autres.Quand on a un déficit on augmente les recettes et on ne les diminue pas….toutes ces dettes et ses montagnes d’intérêts sont voulues car elles profitent aux cartels bancaires et aux politiciens financés par les dits cartels.
      La finance pas responsable ben voyons…..réveillez vous cher ami!!

    5. Bonjour,

      Dissy, vous semblez très préoccupé par les problèmes de répartition de la richesse produite, ce n’est à ma connaissance pas le principal problème actuellement.
      Le problème tel qu’interprété par l’économie actuellement est que la croissance économique est insuffisante pour permettre à l’Etat de financer son train de vie par les impôts, et générer de nouveaux emplois afin de régler le problème du chômage.
      Dans ce paradigme, on est donc dans un problème de quantité d’échanges économiques plutôt que de répartition des richesses.
      Il y a cependant un point sur lequel ces deux aspects semblent se rencontrer ; le fonctionnement capitaliste a tendance a concentrer le capital plutôt que le répartir, et donc in fine par l’orienter vers ceux qui ont une moindre propension à consommer.
      Si l’on s’arrête à ce niveau, votre préoccupation peut s’expliquer. C’est hélas plus compliqué.
      Il faut en effet, dans notre fonctionnement actuel, de la consommation pour générer cette fameuse croissance … mais également de l’épargne, pour financer le train de vie de l’Etat … qui la redistribue joyeusement, cette épargne, en fait, elle circule, et est également très nécessaire au fonctionnement du système.
      De sorte que cet aspect est marginal, au regard du fonctionnement du système, je ne me prononce pas ici sur la morale de la concentration du capital.
      Quand on intègre ces paramètres, le problème se pose vraiment sous forme de besoin de croissance, qui ne semble pouvoir être que peu réalisée par une répartition plus équilibrée.
      Pour la croissance, on a d’abord fait des enfants, puis créé de nouveaux besoins. On en est à imposer de nouveaux besoins pour motif sécuritaire, mais ça ne semble guère suffire.
      Encore faudrait-il que la croissance soit encore possible, ce qui semble de moins en moins le cas pour des raisons d’ordre physique.
      Les boucs émissaires, ça défoule, mais ça n’aide pas à comprendre …

    6. Bonjour, Mr Jorion, et merci des informations et analyses qu’on trouve sur ce blog.

      Si je ne me prononce par sur la morale de la répartition du capital, c’est parce que ce sujet me semble extérieur aux difficultés que rencontrent actuellement nos économies et sociétés, sujet que je souhaitais traiter ci dessus.
      En outre, les morales m’intéressent peu, c’est le fonctionnement des choses qui m’intéresse.
      L’accumulation du capital, pour moi, est un moindre mal. Elle résulte du fonctionnement humain, en ce sens elle est « naturelle », le fonctionnement des sociétés se charge de « l’encadrer », il ne la crée pas.
      Il ne me semble pas difficile à comprendre que compte tenu du fonctionnement humain, une répartition égalitaire des richesses est peu motivante, donc peu productive, et in fine, peu satisfaisante pour la société qui la met en oeuvre. On peut rêver de confort moral, mais je crois que c’est difficile sans confort physique.

    7. « Les boucs émissaires, ça défoule, mais ça n’aide pas à comprendre … »

      La notion de bouc émissaire contient à mon avis une dimension indissociable de victime . Expliquez-moi comment et en quoi le capitalisme prédateur actuel et la finance sans règles sont victimes des peuples ingrats !

    8. @JPHIL

      Tout problème devient un gros problème quand il est mal posé.

      « Le problème tel qu’interprété par l’économie actuellement est que la croissance économique est insuffisante pour permettre à l’Etat de financer son train de vie par les impôts, et générer de nouveaux emplois afin de régler le problème du chômage. »
      Votre raisonnement se tient mais …
      vous avez ajouté un « et  » qui supposerait que seul l’état crée des emplois .

      Supposez que demain, une taxation uniforme des impôts voir le jour en Europe , qui rendrait inutiles pour certaines entreprises françaises de délocaliser bénéfices et emplois
      ailleurs qu’en France .
      Le problème du chômage a des causes que vous n’avez pas encore vraiment cernées , mais que vous avez admises comme étant dûes à la seule absence de croissance .

      Il convient de se demander avant tout pourquoi la croissance n’est pas au rendez vous en France.

      Le capitalisme financier préfère placer son argent là où il peut rapporter le plus .
      Sans une plus saine répartition des richesses , qui permet au peuple de consommer, on est cuit comme le serait un organisme détruit par l’hyper -activisme de cellules cancéreuses.
      Le travail est de moins en moins rémunéré au profit des actionnaires , ceci n’est pas motivant et du point de vue humain , certains en sont désormais rendus à ne pas pouvoir vivre de leur salaire .
      Les financiers sont apatrides , cette absence de morale fiinira bien par vous gêner un jour ou l’autre puisque nous sommes tous dans le même bateau .

    9. Vous écrivez  » une répartition égalitaire des richesses est peu motivante, donc peu productive », ce qui est vrai, la nature humaine est ainsi faite. D’ailleurs Greenspan a parfaitement résumé cet « axiome » du capitalisme en 3 mots « Greed is good ». Je rajouterai « une répartition grandement inégalitaire est révoltante ». Vous allez me dire que cela ne change techniquement rien au problème, sauf quand les gens finiront par « descendre dans la rue » (seulement si on coupe la télé, certes..)

    10. Bonjour,

      Je partage le concept de victimisation en ce qui concerne les boucs émissaires.
      En revanche, je vous prierais de m’expliquer ce qu’est le « capitalisme prédateur actuel » et la « finance sans règles » afin que je puisse vous répondre.
      Il y a des agences de banques, dans mon chef lieu de canton. Avec des employés à l’accueil, et même des directeurs d’agence. Dois-je les intégrer dans ce « capitalisme prédateur actuel ? ».

      Je crois par ailleurs n’avoir nulle part développé dans mes propos un argumentaire sur une éventuelle « ingratitude » d’un « peuple ? », et vous serais reconnaissant de ne plus m’attribuer de jugements de valeur à l’avenir.

    11. Bonjour,

      Béber, si vous lisiez bien mes propos, vous vous apercevriez que j’ai situé mes propos dans un paradigme mais que je ne me suis pas positionné personnellement sur ces questions, qui sont très complexes.
      Et si je ne me suis pas positionné sur ces questions, c’est que je ne les crois pas pertinentes à l’heure actuelle.
      Si je ne les crois pas pertinentes à l’heure actuelle, c’est que j’estime que les difficultés que rencontrent à l’heure actuelle nos économies et sociétés sont davantage liées à la raréfaction des ressources naturelles qu’à nos modes de fonctionnement.
      Accessoirement, c’est l »économie mondiale qui est concernée par ces difficultés, ce qui rend le problème des délocalisations inopérant à ce niveau.
      Nous allons tous affronter la même réalité, mais pas sur le même bateau.

      Inox, bien sûr qu’une répartition grandement inégalitaire est révoltante. Mais je crois qu’il a existé par le passé des sociétés plus inégalitaires que la notre aujourd’hui, et qu’elles ont néanmoins fonctionné, et ce, durablement.
      Ce que je veux suggérer, c’est que notre principal problème n’est pas dans l’inégalité, certainement grandissante, de notre société, mais ailleurs.
      Une menace peut en cacher une autre, plus grave …

    12. @JPhil
      L’économie mondiale est devenue tellement inter-connectée que croire que les difficultés des uns ne toucheront pas les autres est utopique .
      Quand l’europe prend peur pour les difficultés
      d’un pays de la zone, c’est surtout par crainte de perdre ce qu’elle a lui a prêté.

      Nos approches de la réalité ne divergent pas sur tout , mais pour ma part, je maintient que la crise actuelle est une crise de système : en 1ère ou deuxième classe , nous sommes donc tous sur le même bateau .L’avenir dira .

      Cette crise d’un capitalisme financier ayant perdu la notion du social n’est pas dépendante de la raréfaction des ressources naturelles . Globalement , les richesses ne manquent pas, c’est l’argent qui n’est plus là où il devrait être, de part une mauvaise répartition des richesses ( dû essentiellement à une concentration des richesses).

      Comme disait un ami mal élevé , les très riches n’ont qu’un trou de balle .La concentration des richesses peut tuer l’activité , car ils ne peuvent consommer comme mille même s’ils empochent ce qui pourrait être le salaire de milles .

      Bonne méditation.

    13. Bonjour,

      Dans ma représentation, dans laquelle les ressources naturelles jouent le rôle principal dans les difficultés de l’économie, il est clair également que tout le monde est, plus ou moins, et plutôt plus ceux qui sont très dépendants des énergies et matières premières, impacté.
      Sur ce point, nous sommes bien d’accord, et je ne sais pas ce qui dans mes propos vous a fait penser le contraire.

      Vous avez bien le droit de penser qu’il s’agit principalement d’une crise de système, mais je serais heureux de connaître les éléments qui construisent votre conviction.
      Car si vous pensez aux excès, type subprimes, de certains acteurs financiers, il peut tout aussi bien s’agir d’un symptôme que d’une cause, leur pratique pouvant résulter de difficultés qu’ils rencontrent à conserver leurs marges de profit.

      La clé de compréhension de nos difficultés réside certainement dans l’explication relative au peu d’efficacité qu’ont rencontré les plans de relance, en particulier américain. Il m’est facile, pour ma part, de faire le lien entre le doublement en dollar constant, la dernière décennie, du prix des énergies et matières premières, et ce peu d’efficacité, surtout concernant une économie en bout de course du processus d’industrialisation, et donc ne disposant plus de marges de manœuvres, coté économies d’échelles, face aux rendements décroissants.
      Puisque cette explication ne retient pas votre attention, laquelle proposez-vous ?
      Vous dites que les richesses ne manquent pas ; pourtant, un manque de croissance résulte d’un manque de circulation des produits et services que sont ces richesses, alors s’il y en a assez, pourquoi ne circulent-elles plus ? Ne me dites pas que c’est parce qu’elles ne sont pas entre les bonnes mains, j’ai commencé plus haut à marginaliser ce phénomène, relisez-moi, je peux aller plus loin dans l’invalidation si nécessaire.

      Alors, vos convictions, d’accord, mes vos argumentaires ?

    14. @J-Philippe

      Inox, bien sûr qu’une répartition grandement inégalitaire est révoltante. Mais je crois qu’il a existé par le passé des sociétés plus inégalitaires que la notre aujourd’hui, et qu’elles ont néanmoins fonctionné, et ce, durablement.

      j’imagine que vous parlez de l’ancien régime, mon ami, et encore apprend-on toujours à l’école de la République comment ça s’est fini en France aux alentours de 1789 (cela dit, libre à vous de considérer que toute cette agitation était, mon Dieu !, bien fautive, mal à propos et dommageable…) parce-que pour le reste, des niveaux d’inégalité comparables à ceux observables aujourd’hui, ben ils ont eu pour conséquences, rapides et systématiques, quelques petites ou grandes crises pas piquées des hannetons.
      Je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler les multiples crises et paniques financières de l’âge d’or du capitalisme industriel du XIXème, particulièrement dans sa seconde partie (avec en particulier la Grande dépression de 1873 qui dura 23 ans avec des origines spéculatives et de paupérisation parfaitement renseignées par l’historiographie – même le futur Napoléon III se faisait un devoir (et une popularité aussi, certes) de dénoncer la paupérisation en France ! ), ni les quelques révolutions adjacentes…
      Et que dire de la glorieuse première grande mondialisation de l’ère moderne (on atteindra désormais plus avant longtemps les niveaux atteints en 1914 par la part du commerce international dans le commerce global), appuyée en particulier sur la rente monétaire offerte aux plus riches par l’étalon-or triomphant ? La fin on la connait : 8 millions de morts sur les champs de bataille, la révolution en Russie, la grippe espagnole, la chute des empires ottomans, prussiens et austro-hongrois, plus quelques autres joyeusetés.
      Pour 29, on est d’accord je suppose, la messe a déjà été dite. Et pour les multiples krachs, dont nous avons très avantageusement été préservés depuis 1980 – allez en parler aux mexicains, aux russes, aux brésiliens, aux japonais, aux thaïlandais, aux argentins, etc– pas besoin de vous faire un dessin, osé-je espérer …

      Désolé, mais pas de problématique de déficit énergétique ou de quelconques matières premières à mettre particulièrement en avant dans ce rapide tour d’horizon.

      En conséquence, je vous conseillerais amicalement de vous rapprocher et de constituer un petit club avec les sieurs Jducac et Peak-Oil. Vos approches communes en terme de diagnostics proprement négationnistes des causes politico-économique de notre crise pourraient avantageusement s’enrichir de la confrontation de vos points de vue diablement convergents et ce, à l’abri de nos regards, prioritairement quelque peu soupçonneux et potentiellement bigrement irrités. Merci d’avance.

    15. bien sûr qu’une répartition grandement inégalitaire est révoltante. Mais je crois qu’il a existé par le passé des sociétés plus inégalitaires que la notre aujourd’hui, et qu’elles ont néanmoins fonctionné, et ce, durablement.

      Il me semble que par le passé il y a rarement eu des sociétés réellement aussi inégalitaires que la nôtre sur la question de la répartition des richesses et des avantages matériels qu’elles procurent. Il y a eu selon moi des sociétés politiquement beaucoup plus inégalitaires, ce qui n’est pas la même chose. Par exemple, l’inégalité entre Pharaon et ses sujets était abyssale sur le plan politique, mais les conditions de vie de Pharaon et de ses sujets n’étaient pas foncièrement différentes. Pharaon ne disposait pas de chauffage (ou de l’air climatisé, c’est mieux en Egypte), n’avait pas de jet privé et mettait le même temps pour se déplacer que ses sujets, n’avait pas des médicaments hors de portée de ses sujets, etc. En gros, l’espérance de vie de Pharaon devait être semblable à celle de ses sujets et les avantages dont il disposait étaient symboliquement compensés par certaines contraintes dûes à sa fonction. Idem pour les chevaliers par rapport aux serfs, etc. Cela change avec la révolution industrielle, à partir du XIXè siècle un bourgeois ne vit plus du tout comme un ouvrier, un occidental plus du tout comme un homme du tiers-monde et les contraintes symboliques n’existent plus non plus. Le lien social entre le riche et le pauvre est ainsi coupé, ils ne font plus partie de la même société.
      Il faudrait peut-être nuancer ce que je dis là, mais je pense qu’il y a au moins une part de vrai sur la question de l’inégalité sur le plan historique.

    16. Bonjour,

      Vigneron, il est très déplaisant d’avoir un interlocuteur qui édite une partie de votre argumentaire, pour ne pas y répondre et développer son propre argumentaire (valide) à coté, celui-si semblant devoir lui donner raison.
      C’est ce que vous venez de faire.
      Dans l’argumentaire que vous citez, j »estime qu’il a existé par le passé des sociétés plus inégalitaires que la notre aujourd’hui, et que cela ne les a pas empêché de fonctionner durablement.
      Votre argumentaire en réponse consiste à tenter de me convaincre que les inégalités sont sources de conflit. Je vous remercie, mais je le sais, peut-être mieux que vous, vous vous situez ici dans un de mes domaines de connaissance, on y parle pas d’inégalités, d’ailleurs, mais de la perception des inégalités qui conditionne les comportements.
      Là n’est pas mon questionnement ; quand je dis que j’estime qu’il a existé des sociétés plus inégalitaires que la notre, je pense à l’Egypte qui a fonctionné fort longtemps, et dont la classe moyenne ne devait pas disposer de la représentativité de la notre.
      Cette question du rapport entre inégalités et fonctionnement social est complexe, mais invalide à mes yeux, pour l’objet dont je parle (la crise actuelle), car sur le mode contemporain, il faudra m’expliquer, si l’on postule que la montée des inégalités est source de nos problèmes, comment les Etats-Unis d’Amérique ont construit leur empire économique à partir d’une société accordant davantage d’importance à la liberté et moins à la solidarité que la notre, c’est à dire, tel que je le comprends, basiquement plus inégalitaire que la notre ?
      Je comprends de vos propos que la représentation que je me fait du rôle de l’énergie et des matières premières dans l’explication de cette crise vous dérange.
      Il est évidemment plus ennuyeux d’avoir à baisser son niveau de vie, que d’échanger un système qui ne nous donne pas satisfaction contre un autre dont on espère du mieux.
      Personnellement, j’aimerais que vous ayez raison, mais ce sont les faits que j’observe, autant que l’interprétation que j’en fais, qui me font penser que vous mettez délibérément de coté une part de la réalité dont l’importance vous échappe.

    17. Bonjour,

      Moi, je crois que votre positionnement est bien représentatif de celui des intervenants sur ce blog, et il m’amuse.
      Il m’amuse parce que je crois que ce débat est particulièrement développé en France, que je me représente comme une des sociétés parmi les plus égalitaires du monde !
      Evidemment, tout dépend des critères que l’on retient. L’observatoire des inégalités met en évidence un écart croissant de revenus entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres.
      Il y a donc bien, sur ce critère, inégalité croissante. Mais l’observatoire met aussi en évidence que c’est lié à un accroissement plus rapide du revenu des « riches » que celui des « pauvres », ce qui indique que (jusqu’à présent …) le revenu de tous augmentait, ce qui était quand même peut-être l’essentiel ?
      Le critère que j’estime le plus pertinent, objectivement, est celui de la redistribution sociale.
      Or, la part du PIB consacré à la redistribution sociale est importante en France. Ce qui implique qu’à défaut d’être égalitaire, la société se veut solidaire, c’est donc sur l' »ancrage » de cette solidarité que se situerait le problème. (Cet ancrage résulte en partie du vote des français …) De là à s’imaginer très inégaux !
      Je crois que parallèlement à cette inégalité croissante des extrêmes, la France se caractérise par une « classe moyenne » très importante, qui implique qu’un pourcentage important est concerné par une certaine forme d’égalité.
      On se focalise sur ce qu’on veut.
      Mais il ne faudrait pas oublier qu’il n’y a pas que la France, et pas que la perception d’inégalité dans l’économie.

    18. @moi

      Il me semble que par le passé il y a rarement eu des sociétés réellement aussi inégalitaires que la nôtre sur la question de la répartition des richesses et des avantages matériels qu’elles procurent

      Non-pertinent. Il y eut pire, ou du même ordre, aussi bien à une échelle de comparaison internationale que nationale.

      Est-ce que tu as bien lu Dickens, Tolstoï ou Zola, pour ne citer que ceux-là et le XIXème ?
      (rappel, espérance de vie moyenne en France au début du XIXème : 33 ans.
      Et je me demande bien l’écart qui pouvait exister entre l’ouvrier agricole ou industriel de 10 ans, qui avait eu la « félicité » d’échapper aux 25% de mortalité à la naissance ou infantile, et la femme du régisseur ou du banquier de l’époque…

    19. @ Vigneron

      Certes, certes…

      Mais qu’est-ce qui rend alors tellement intolérable la situation aujourd’hui ? La seule perception des inégalités comme le suggère J. Philippe (le souhait d’une société moins inégalitaire même si tout le monde dispose de « moins ») ? La conscience de la fin d’un modèle et son cortège de désillusions ? Autre chose ?

    20. Je vous remercie, mais je le sais, peut-être mieux que vous, vous vous situez ici dans un de mes domaines de connaissance, on y parle pas d’inégalités, d’ailleurs, mais de la perception des inégalités qui conditionne les comportements.

      Ben voyons, tellement plus commode de commenter à l’infini – et dans le sens unique qui vous arrange – les conséquences du paradoxe de Tocqueville, absolument valide j’en conviens, qui veut que toute progression objective de l’égalité entraine une progression parallèle du sentiment d’inégalité.
      A quoi bon s’intéresser alors aux conditions objectives d’inégalités, nous dites-vous implicitement, puisque seul le sentiment importe ! Voyez les USA ! Voyez l’empire égyptien ! Ça marche très bien, et ça a très bien marché ! Ça peut encore marcher ! « Le problème c’est le pétrole ! Le pétrole vous dis-je ! Le pétrole ! Toujours le pétrole ! Le pétrole ! Encore le pétrole ! »

      Et si, inversement, la progression du sentiment d’inégalité n’était-pas une malédiction inhérente à l’émergence de l’égalité, mais bien plutôt une bénédiction, la simple prise de conscience citoyenne du caractère injuste de toute inégalité, même à titre résiduel, grâce précisément à une progression objective de l’égalité dans les conditions réelles d’existence d’une population ? Une manifestation évidente du caractère profondément égalitaire de la nature humaine ? Caractère égalitaire mis sous le boisseau d’une hétéronomisation des individus soumis à de fortes inégalités sociales ? Les retournements révolutionnaires apparaissant en situation de crise économique et sociale lorsque cette prise de conscience, résurgence de ce sentiment d’inégalité fondamental, par une majorité d’individus est rendue inévitable du fait de la brutale démonstration objective de l’inefficience de fait des justifications et représentations plus ou moins conscientes élaborées par des esprits tels que le votre.

      bien sûr qu’une répartition grandement inégalitaire est révoltante

      Je constate, dans vos communications ici, pour la suite comme pour le préalable à cette opportune assertion, que vous avez la révolte pour le moins civilisée, voire totalement aphone. Plutôt qu’un oriflamme, c’est tellement plus chic et seyant de faire de votre révolte un petit fanion commodément introductif, voire rectificatif…
      Comme je vous comprends.

      Pardonnez moi, mais honnêtement, vous vous foutez de nous, très prosaïquement dit. Et définitivement.

    21. @J-philippe: « le revenu de tous augmentait, ce qui était quand même peut-être l’essentiel ? »

      Non, pas du tout, ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel est la liberté et la démocratie. Les inégalités nuisent à la liberté. Peu importe que tout le monde possède un frigo et demain une voiture.

      @vigneron: « Non-pertinent. »

      C’est votre réponse qui est non-pertinente. J’ai parlé des conditions avant la révolution industrielle, en précisant que cela avait changé à ce moment. C’est même la pointe de mon argumentation. Donc, me parler de Zola, Dickens ou Tolstoï, ce n’est pas critiquer mais aller dans le sens de mon argumentation. Il faudrait plutôt me trouver le Zola de l’Ancien Régime, de l’Egypte Ancienne, etc… Je n’en connais pas. Et je doute que cela soit dû au manque de qualités littéraires de nos ancêtres. Peut-être au manque de sensibilité aux inégalités de condition, mais là aussi j’en doute car on ne se privait pas de critiquer le faste de l’Eglise, etc. Et même à l’époque de l’esclavage classique, je crois qu’il n’existait tout simplement pas de conditions de vie infra-humaines (par rapport à celles des classes aisées), donc des inégalités dans les conditions de vie, telles qu’on les a vues à partir de la fin du XVIIIè. Je ne veux évidemment pas dire qu’un indien d’Amérique esclave d’un conquistador espagnol ne menait pas une vie horrible, mais que la différence entre la vie de l’esclave et du maître n’était pas énorme dans leur rapport aux choses et en définitive à la mort. Autrement dit, le maître et l’esclave faisaient partie du même monde.
      Mais si tu me démontres que l’espérance de vie du conquistador était de 30 ans supérieure à celle de l’indien, je change d’avis.

    22. Il ne t’aura pas échappé que l’égalité – voire la simple bonne vieille équité – telle qu’elle est conçue avant l’avènement des Lumières, et particulièrement de Rousseau, valait surtout, et quasi-exclusivement pour la grande majorité des mortels, comme égalité devant Dieu et sa justice divine. C’était bien suffisant pour ravaler tous les réfractaires à l’état d’inégalité et d’injustice consubstantiel de l’ancien régime à l’état peu enviable de parias et de cas sociaux, justes bons pour la geôle, la torture et la vindicte populaire, voire le gibet. François Villon, s’il échappa par miracle à ce dernier sort qui était réservé à ses semblables révoltés, me paraissant être un bel exemple littéraire de ces fous qui étaient contraints de se réfugier dans la pure truanderie, la société secrète du crime (la coquille) et le rire sarcastique pour atteindre subrepticement, et bien peu catholiquement, les privilèges des bourgeois et des maîtres intouchables de l’époque.

      PAUVRE RUTEBEUF
      Rutebeuf (XIIIème) – Léo Ferré, 1955

      Que sont mes amis devenus
      Que j’avais de si près tenus
      Et tant aimés
      Ils ont été trop clairsemés
      Je crois le vent les a ôtés
      L’amour est morte.
      Ce sont amis que vent emporte
      Et il ventait devant ma porte
      Les emporta.

      Avec le temps qu’arbre défeuille
      Quand il ne reste en branche feuille
      Qui n’aille à terre
      Avec pauvreté qui m’atterre
      Qui de partout me fait la guerre
      Au temps d’hiver.
      Ne convient pas que vous raconte
      Comment je me suis mis à honte
      En quelle manière.

      Que sont mes amis devenus
      Que j’avais de si près tenus
      Et tant aimés
      Ils ont été trop clairsemés
      Je crois le vent les a ôtés
      L’amour est morte.
      Le mal ne sait pas seul venir
      Tout ce qui m’était à venir
      M’est avenu.

      Pauvre sens et pauvre mémoire
      M’a Dieu donné le roi de gloire
      Et pauvre rente
      Et droit au cul quand bise vente
      Le vent me vient le vent m’évente
      L’amour est morte
      Ce sont amis que vent emporte
      Et il ventait devant ma porte
      Les emporta.

      L’espérance de lendemain
      Ce sont mes fêtes.

      L’histoire de l’inégalité, en tant que représentation collective immanente et agissante, commence de fait avec l’émergence de l’idéal égalitaire incarné par l’image bien réelle du citoyen, au delà de la transcendance des pères de l’église, avec l’émancipation des peuples d’une vérité révélée chrétienne dévoyée par les puissants (comme si auparavant l’égalité avait été maintenue hors du domaine, du champ d’action de César, réservée au royaume des âmes bienheureuses et aux enfers des âmes damnées…). Tocqueville l’avait pressenti génialement en énonçant son paradoxe en étudiant la démocratie américaine.

      Désolé, mais je me sens plus proche, au niveau de la façon de poser la problématique, de l’approche certes, dans ses conclusions implicites, falsificatrice, réactionnaire, authentiquement restauratrice d’un ordre ancien de J. Philippe, que de la tienne, caricaturale, incomplète, indéfendable.

      PS : Dis donc, on t’a pas beaucoup entendu t’exprimer sur la proposition de Zébu ou de Dupré…
      P’têt que finalement t’es pas si en désaccord que ça avec J.Philippe lorsqu’il déclare tout de go que « la France se caractérise par une « classe moyenne » très importante, qui implique qu’un pourcentage important est concerné par une certaine forme d’égalité« , et donc favorable, dans les faits, à un quasi-statu-quo, quitte à rogner un peu quelques fortunes de milliardaires… Revenir à la France de 2006 ou 2000, avec un peu moins pour les très grosses fortunes (allez, à la louche, les 1% de très vilains !) et un tout petit peu plus pour les 20/25% d’exclus et tout le monde est content ? Et on touche pas au capital accumulé pour ma p’tite famille, garanti par Sarko ? Uh ?

    23. @J-philippe
      bonsoir ….

      Je crois que la crise que vous décrivez est la prochaine crise , et non pas celle que nous vIvons aujourd’hui. Vous ne semblez pas voir les dégâts de la dérive d’un capitalisme qui devenant exclusivement financier favorise la concentration des richesses.

      Comment vous démontrez que la crise d’aujourd’hui n’est pas encore celle d’un manque de matières premières ?
      Comment vous démontrez qu’un système qui perdure n’est pas forcément un bon système?

      Pour comprendre, peut être vous faudrait il vivre la vie d’esclave sous pharaon , ou celle d’un louis 14 vérolé .

      Les humains ont cette chance de pouvoir évoluer et certains système bloquent cette évolution, notamment en empêchant, par la concentration des richesses, un niveau de vie confortable permettant l’éducation de tous.
      Les sociétés évoluent (technologiquement parlant ) en permettant l’émergence d’un maximum de créatifs nécessaire à la médecine , aux sciences etc….
      Louis 14 aurait apprécié être soigné, l’esclave sous pharaon aurait pu se réjouir de connaitre un changement tel que la liberté …

      Les sociétés évoluent véritablement en permettant l’émergence de l’humain .
      La concentration des richesses relève de l’avidité .
      L’homme ne cesse de redécouvrir que l’avidité est le terreau de l’inhumanité.

      Mais pour vous, il n’ y a pas de problème de morale, d’éthique financière, juste une raréfaction de matières premières …
      Si deux hommes se battent pour une part de gâteau, on pourrait aussi soutenir qu’il n’ y a pas de problème de violence , juste un problème de raréfaction de la farine…:
      question de point de vue .

      Bonne méditation.

    24. @ Jean-Philippe.

      Vous aurez du mal à trouver ici un échos favorable à vos développements. C’est vraiment dommage car je ressens que vous touchez du doigt des points essentiels.

    25. Bonjour,

      BJ, je vous remercie d’exprimer votre intérêt.
      En fait, je ne cherche aucunement à entraîner l’adhésion, je tire un signal d’alarme, l’entend qui veut. Car il y a à s’alarmer …
      Si par malheur les symptômes actuels correspondent bien à une pression sur l’économie par les ressources disponibles, la suite risque d’être tragique rapidement.

    26. « Il ne t’aura pas échappé que l’égalité – voire la simple bonne vieille équité – telle qu’elle est conçue avant l’avènement des Lumières, et particulièrement de Rousseau, valait surtout, et quasi-exclusivement pour la grande majorité des mortels, comme égalité devant Dieu et sa justice divine. »

      L’idée d’égalité existait avant Jésus. Rousseau (et Machiavel avant lui) n’a fait que reprendre les idées de l’Antiquité en y mettant son grain de sel. Il va de soi que cette égalité devant Dieu d’Ancien Régime est de la foutaise, en réalité il serait plus juste de dire que c’est le dévoiement de l’ancienne idée d’égalité qui était très répandue dans le monde romain (ce qui a permis au christianisme de vaincre, sauf que le christianisme a ultra-mondanisé l’égalité). De toutes façons, je ne discute pas cela, je dis bien que les inégalités politiques existaient. Je dis que les inégalités matérielles, de richesses, n’ont jamais été aussi grandes que de nos jours. Dans mon exemple, je parle même de la vie peu enviable des esclaves indiens face aux tortures des conquistadors. T’es donc encore à côté de la plaque en me reparlant du gibet, etc, car je ne dis pas autre chose que toi. Mais bon, ça te permet de nous faire découvrir de la poésie… 🙂

      « L’histoire de l’inégalité, en tant que représentation collective immanente et agissante, commence de fait avec l’émergence de l’idéal égalitaire incarné par l’image bien réelle du citoyen, au delà de la transcendance des pères de l’église, avec l’émancipation des peuples d’une vérité révélée chrétienne dévoyée par les puissants »

      Cette histoire (l’idéal égalitaire du citoyen) commence bien avant les pères de l’église. Ces derniers se sont servis de cet idéal et l’ont transfiguré en égalité de croyants.

      « Désolé, mais je me sens plus proche, au niveau de la façon de poser la problématique, de l’approche certes, dans ses conclusions implicites, falsificatrice, réactionnaire, authentiquement restauratrice d’un ordre ancien de J. Philippe, que de la tienne, caricaturale, incomplète, indéfendable. »

      Je doute que tu comprennes ma façon de poser la problématique.

      « PS : Dis donc, on t’a pas beaucoup entendu t’exprimer sur la proposition de Zébu ou de Dupré… P’têt que finalement t’es pas si en désaccord que ça avec J.Philippe lorsqu’il déclare tout de go que « la France se caractérise par une « classe moyenne » très importante, qui implique qu’un pourcentage important est concerné par une certaine forme d’égalité« , et donc favorable, dans les faits, à un quasi-statu-quo, quitte à rogner un peu quelques fortunes de milliardaires… »

      Tes soupçons d’apparatchik stalinien me blessent quelque peu. Je ne suis pas rentré dans ce débat car je ne pense pas qu’une pétition soit de quelque secours et que d’autre part je ne suis pas Français. Je crois que tout ceci ne se résoudra que par la violence. Mais comme d’autre part, je ne me sens pas l’envie de critiquer des propositions qui vont dans le bon sens et partent d’une bonne intention, j’ai préféré me taire. S’il faut signer quelque part et si tu y tiens, je signerai, no problem.

      « Revenir à la France de 2006 ou 2000, avec un peu moins pour les très grosses fortunes (allez, à la louche, les 1% de très vilains !) et un tout petit peu plus pour les 20/25% d’exclus et tout le monde est content ? Et on touche pas au capital accumulé pour ma p’tite famille, garanti par Sarko ? Uh ? »

      Je le répète, tu es à côté de la plaque concernant ma position. Je suis favorable au revenu maximum strict, au revenu minimum, au tirage au sort pour certaines responsabilités politiques, à l’autogestion, etc.
      C’est plutôt la position de Paul Jorion que tu décris là.

    27. @moi

      Au cas où tu n’aurais pas compris, ce dont je doute, je te livre le fond de ma pensée. Tu es pour moi le pire et le plus malhonnête des sophistes de ce blog. Le squelette de ta pensée se limite à l’assemblage informe d’approximations, d’amalgames, d’incohérences, de fuites et de dénis, de positionnements opportunistes, de populisme et de pédanterie, de suffisance, d’apriorisme et de préjugés inextinguibles, d’enfumages et de masques commodes, d’obsessions conspirationnistes récurrentes, de cynisme (aggravé d’un esprit de sérieux éliminatoire), de mépris assumé de toute forme de démocratie réelle, de dénigrement systématique et à peine caché de toute expression d’une représentation populaire réputée d’autorité invalide par Moi, de contradictions insolubles, de fausse bonne volonté et de vraie mauvaise volonté, d’un manque de finesse à la hauteur de ton trop-plein de mauvaise foi, d’étanchéité absolue à toute pertinence adverse, de tartuferies éhontées, d’attitudes inquisitoriales et quasi-totalitaires limite staliniennes, le tout mis en musique par un gout prononcé pour la ratiocination, l’esbroufe et la dialectique bancale et dirigée du bateleur de foire.

      Et je rejoins pleinement Dissonance dans son diagnostic à demi-mots sur ton auguste personne. « Inquiétante ». J’ajouterais limite trollesque.

    28. vigneron, je t’accorde sans peine qu’il doit y avoir du vrai dans ce que tu dis. Mais vu l’accumulation de défauts que tu m’octroies, soit je suis un monstre, soit tu es blessé dans ton amour-propre. Comme je ne crois pas être un monstre (ils n’existent pas), je pense que le deuxième choix est le bon et je ne vais pas en rajouter. En toute modestie, et sincèrement, je crois que tu m’accordes un peu trop d’importance, ainsi qu’à ce qui est discuté ici en général.

  41. Je suis un état
    Je reprends la prérogative de créer la monnaie (que je n’aurai jamais du lâcher)
    J’annule toutes les dettes que j’ai contracté auprès des banques que j’engraisse
    Que peut-il m’arriver?

    1. Tchoo, il n’y a plus d’état, il n’y a plus que des lobbyistes et des vendus à la cause commerciale financière néo libérale, avec des têtes qui passent du public au privé, du privé au public n’attendez donc pas qu’ils annulent les dettes, les dettes c’est leur fond de commerce, ils vivent sur le dos des peuples pas pour la cause des peuples.

  42. Tchoo, il ne peut rien vous arriver si vous êtes un Etat qui reprend sa prérogative de créer la monnaie.

    Ensuite, et seulement ensuite, vous pourrez faire défaut : cette répudiation ne vous tuera pas en tant qu’Etat.

    Vous survivrez en tant qu’Etat.

    Ne vous inquiétez pas : l’Histoire regorge d’exemples de défauts de paiement de la part des Etats.

    Et alors ?

    Ces Etats sont toujours vivants aujourd’hui.

    Leurs défauts de paiement ne les a pas tués.

    Entre 1501 et 2002, quels sont les Etats qui ont été en défaut de paiement ?

    Réponse :

    1- L’Espagne : l’Espagne a été 13 fois en défaut de paiement.

    2- L’Equateur : 9 fois en défaut de paiement.

    3- Le Venezuela : 9 fois.

    4- La France : 8 fois. Rappel : le dernier défaut de paiement de la France remonte au 30 septembre 1797 (les historiens l’appellent « la banqueroute des Deux Tiers »).

    5- L’Allemagne : 8 fois.

    6- Le Mexique : 8 fois.

    7- L’Uruguay : 8 fois.

    8- Le Brésil : 7 fois.

    9- La Colombie : 7 fois.

    10- Le Liberia : 7 fois.

    Etc.

  43. Merci, merci
    de vos précisions
    n’ y a t il pas l’Argentine, tout récemment qui a annulée une partie de sa dette et renégocier l’autre partie?

  44. Je viens de chercher des infos sur l’Argentine. On apprend des trucs intéressants.

    L’Argentine s’est déclarée en défaut de paiement en décembre 2001.

    Du 23 décembre 2001 au 31 décembre 2001, le président de la République est Adolfo Rodríguez Saá.

    Cet homme politique restera dans l’histoire de l’Argentine car c’est lui qui a décidé de faire défaut.

    Je recopie un passage de l’article « Adolfo Rodríguez Saá » sur Wikipedia :

    « En 2001, après la démission de Fernando de la Rúa, l’Assemblée législative, convoquée par le sénateur Ramón Puerta — en exercice du pouvoir exécutif — l’élit président de la Nation à titre intérimaire.

    Son gouvernement ne dura que 7 jours. Durant ce court laps de temps, il résolut la suspension de paiements de la dette extérieure avec les créanciers privés et annonça la mise en circulation d’une nouvelle monnaie, l’argentino, qui ne vit jamais le jour.

    Étant donné l’opposition à ses politiques, il décida de démissionner, transférant de ce fait automatiquement l’exercice du pouvoir exécutif au président de la Chambre des députés, Eduardo Camaño, qui — en accord avec la loi 20.972 — convoqua l’Assemblée législative qui élira Eduardo Duhalde comme nouveau président intérimaire. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolfo_Rodr%C3%ADguez_Sa%C3%A1

    Donc, en décembre 2001, l’Argentine s’est déclarée en défaut de paiement.

    Et alors ?

    Ce défaut de paiement n’a pas tué l’Argentine.

    Aujourd’hui, l’Argentine est toujours vivante.

    Quelles sont les dernières nouvelles de l’Argentine ?

    Dépêche AFP datée du vendredi 3 décembre 2010 :

    « La vice-présidente de la Banque mondiale (BM) a souligné que certains pays comme l’Argentine auraient une croissance de 7 % à 8 % cette année, supérieure à la moyenne de la région. »

  45. Mr Leclerc:
    Avez lu l’article de Mr Basquiast : « Le plus grand hold-up de l’histoire ? publié « ce dimanche
    05 Décembre 2010 sur MEDIAPART?
    Qu’en pensez-vous?

  46. Les chaines d’info passent en boucle les images de la coupe Davis…

    TOUS les joueurs de l’equipe « de France » ( y compris l’entraineur et Mauresmo) sont « residents » suisses !

    Le seul qui paye des impots en France , c’est le president de la federation Gachassin.

    Les ecrans sont pleins de drapeaux tricolores (à croire que ces millionnaires ne sont français que lors des competitions )
    En plus, là ,la Serbie étant prés de la Suisse , ils n’ont meme pas besoin de résider ou de passer par le pays spoliateur !

    Vous me direz ,il n’y a pas que le tennis dans ce cas ,et meme il y a plein d’autres « évadés » en dehors du sport …
    Mais vous remarquerez que ces éxilés « squattent » les écrans, les pubs,les ceremonies (sans compter les remises de médaille à l’Elysee !)

    La crise est financière et économique certes , mais surtout morale (et contre le déficit moral il n’y a pas de CDS )

  47. Petite parenthèse : les états sans dette sont ceux ils n’y pas de protection sociale, mettez une protection sociale à l’image de celle de la France et voyons qui reste sans dette sauf à battre monnaie.

  48. L’Islande n’a pas de gros problème d’endettement car, à la différence de nos gouvernements, le sien a laissé plonger les banques endettées par leurs propres mauvaises actions sans punir les contribuables innocents à leur place.
    Dans les brèves de Bloomberg présentées par LEAP2020

    Iceland’s President Olafur R. Grimsson said his country is better off than Ireland thanks to the government’s decision to allow the banks to fail two years ago and because the krona could be devalued.

    “The difference is that in Iceland we allowed the banks to fail,” Grimsson said in an interview with Bloomberg Television’s Mark Barton today. “These were private banks and we didn’t pump money into them in order to keep them going; the state did not shoulder the responsibility of the failed private banks.”…

    :

    Pourquoi ne pas se joindre à Cantona, retirer notre argent des banques pourries en le plaçant dans des banques propres et laisser plonger les banques coupables. Le pays et son peuple ne méritent pas de payer à leur place .

  49. Hier chez Aphatie, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne : « L’euro est une monnaie crédible qui n’est pas en crise » (…)
    Si on diminue suffisamment les dépenses, et notamment les dépenses improductives. Mais ce qui compte c’est le résultat.(…)
    J’ai encore onze mois.
    http://www.rtl.fr/emission/l-invite-de-rtl/ecouter/jean-claude-trichet-president-de-la-banque-centrale-europeenne-l-euro-est-une-monnaie-credible-qui-n-est-pas-en-crise-7640534918
    11 mois…….

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