195 réflexions sur « FRANCE CULTURE, « LES MATINS », MARDI 7 DECEMBRE DE 7h40 À 9h00 »

  1. Bonsoir à tous,
    Une petite contribution de ma part :
    1) utiliser les armes non conventionnelles avec les banques
    2) utiliser d’autres armes non conventionnelles pour forcer les politiques à bouger.

    A priori, il y a ici tout un tas de contributions et de propositions pour satisfaire le 1).
    Ce qui manque cruellement c’est les propositions pour satisfaire le 2).

    C’est bien le sens du coup de gueule de Canto !
    Je propose un remue-méninge très prochainement (ou dès maintenant) parmi vous pour trouver aussi pertinent politiquement que la fin des paris sur les fluctuations de prix de Paul sur un plan économique.

    Qui se lance ?

  2. Merci Mr Jorion,
    Vos deux interventions étaient,somme toute,d’une grande force au vu du grand cataclysme à venir.
    Il était réjouissant de vous entendre ,avec toute la pondération qui vous caractérise,remettre à ses calendes grecque la rhétorique de Slama et autre confrère Kravetz.
    Néanmoins,concernant le système financier,il reste que nous ne savons toujours pas qui est “Jack l’éventreur”et qui sont ses commanditaires?
    La FED nous cacherait-elle en son sein quelque chose?

  3. CANTONA’S DAY, ou L’AVEU d’Impuissance des Puissants.

    Il était une fois,
    non pas le président du FMI, ni même celui de la commission des finances européenne,
    mais un joueur de foot qui ne jouait plus au foot depuis 12 ans et qui s’appelait Cantona.
    Cantona, déclara un jour,
    non pas dans Le Monde, ni même dans le Financial Times,
    mais dans PressOcéan, le journal des nantais que les nantais ne lisent pas eux-mêmes (je suis nantais),
    que le 7 décembre, et bien tout le monde il devrait aller retirer son argent dans les banques pour faire péter le système.

    Alors ça monsieur ! Si ça c’est pas pas l’illustration du Parfait NON- EVENEMENT, qu’est-ce donc ?

    Et bien c’est le buzzzzzzzzzzzzzzzzz. Et, oui ça buzzze.
    Étonnamment, cette déclaration qui a été faite jeudi dernier, « buzze » encore 5 jours plus tard.

    Mais pourquoi donc, qu’un tel NON-EVENEMENT , buzze t il comme ça ?

    Et bien parce qu’un ministre éclairé (Madame Christine Lagarde) s’est empressée de commenter les propos de ce joueur de foot à la retraite, dès le lendemain de son interview, dès le Vendredi.
    Et si la Ministre parle de Cantona, c’est que ce que dit Cantona a une portée, et si cela a une portée, les médias suivent.

    Nous en arrivons alors à une question que je trouve assez peu abordée : Pourquoi une ministre des finances, habile et intelligente, a-t-elle jugé utile de commenter les propos d’un joueur de foot ?

    Et bien, je crois que c’est parce qu’elle a eu, Peur.
    Tout simplement.
    Elle a eu les fouettes, Christine.
    Ca parait stupide, mais elle a eu vraiment peur qu’un joueur de foot contribue à faire péter le système bancaire et financier : Il n’y a en effet, aucune autre raison réellement recevable qui explique son empressement à commenter les propos d’un joueur de foot retraité, ….repris dans PressOcean.

    Alors pourquoi elle a eu peur de Cantona, Christine ?
    Et bien parce qu’elle sait, elle. Elle sait combien le système est fragile, et sa réaction résonne comme un Aveu.
    Son commentaire sur les propos de Cantona, illustre à lui seul, la totale fébrilité qui agite nos élites depuis l’été 2008.
    Et comme si cela ne suffisait pas, Barroso , lui aussi, s’est mis à commenter les propos de Cantona. La panique est proche chez nos élites, quelle démonstration !

    Faute de faire péter le système, (qui pétera de lui-même), Cantona aura donc réussi à faire avouer , en chœur, les puissants de leur totale impuissance à maîtriser le monstre qu’ils ont nourri.

    Bravo Monsieur Cantona et que je vous aimais quand vous célébriez vos exploits comme ça, comme pour nous dire, « je suis le meilleur, et je vous emmerde » .Le King quoi :
    http://www.dailymotion.com/video/xf27x_eric-cantona-the-king_sport

    1. Vous avez tout faux, les banques pouvant se refinancer à la BC il n’ y avait aucun risque pour les banques, nos politiques en ont parlé pour que les gens se rendent compte qu’aprés le 7 decembre cette idée etait une anerie!
      Quant à votre ami Cantona qui à voulu jouer “les intelligents”, il n’est même pas allé retirer son argent (aux dernieres nouvelles).. tu parles d’un type courageux!

  4. Merci Paul, plus on vous verra et entendra sur les ondes et antennes, mieux on se portera tous.
    Je suis en général dans ma voiture entre 8h20 et 9h00 et écoute le plus souvent France Culture à ce moment. Les invités sont tout de même relativement variés, je n’ai pas l’impression de perdre mon temps. Slama toujours raffiné cultivé et débectant à toujours vouloir retomber sur ses pieds de droite libérale par pur artifice rhétorique qu’on sent venir à des kilomètres quand on l’a déjà écouté quelques fois. Kravetz en général se contente de mettre une petite pique, un peu de relief ou de relativiser les propos antérieurs sans toujours donner son opinion ou sa préférence. Ici, il a clairement montré son attirance pour les propos de Paul Jorion. Je pense même que Slama va commencer à douter, il va cogiter cette nuit et chercher un moyen (aritfice) pour son cerveau de ne plus être perturbé, mais il restera toujours des traces, qui sait.

  5. http://www.enotes.com/shakespeare-quotes/not-that-question

    (…)
    But that the dread of something after death,
    The undiscovere’d country, from whose bourn
    No traveller returns, puzzles the will,
    And makes us rather bear those ills we have
    Than fly to others that we know not of?
    Thus conscience does make cowards of us all,
    And thus the native hue of resolution
    Is sicklied o’er with the pale cast of thought,
    And enterprises of great pitch and moment
    With this regard their currents turn awry
    And lose the name of action.

    ===============================

    Shakespeare est d’accord avec moi, lorsque j’écrivais il y a quelques jours que sans une dose de passion et/ou de folie, un “magma délétère des passions” (Obaldia), une dose de lyrisme, nous n’y arriverons jamais. D’où l’importance de la participation féminine. Ce complexe sentimental doit tenir lieu d’utopie à défaut de programme. Et voilà le rationaliste que je suis prônant le flou artistique ! Il faut y croire, en tout cas, et pour cela il n’est pas inutile de lire, Shakespeare, ou Gorki. Il faut y croire de sorte que l’idée de marcher sur l’Elysée un jour devienne une évidence comme le fait de respirer.

    1. …”C est l amour pour une femme qui nous inspire des doutes.”
      …..”Peut être la vérité est elle une femme, qui est fondée à ne pas laisser voir son fondement ?…Peut être son nom est il,pour parler grec, Baubô…Ah!ces Grecs!ils savaient vivre !Pour cela, il faut, bravement,s en tenir a la surface, au pli,a l epiderme, adorer l apparence, croire aux formes, aux sons, aux mots, a tout l Olympe de l apparence !
      Ces Grecs étaient superficiels -par profondeur …”
      Nietzsche -(épilogue Nietzsche contre Wagner ).

  6. Bonjour Monsieur Jorion et merci encore une fois pour cette excellente nouvelle prestation radiophonique.
    Je me rends compte encore ce matin que vous pointez, encore une fois, l’effet de clivage entre les deux types de population, les “aristocrates” et les “manants”.
    C’est aussi la sensation que j’ai en regardant l’évolution de notre société et voilà un bon moment que plusieurs constats m’interpellent :
    – Les pouvoirs ont réduit la démocratie au simple et unique choix d’élire des personnalités privant les populations de toute possibilité d’influer des décisions politiques visiblement mauvaises.
    – La concomitance entre le pouvoir politique et financier devient de plus en plus flagrante et suis heureux que vous ayez employé le terme de “corruption” lors de votre présente intervention.
    – La propension à des mouvements de révoltes d’origine étudiante dans certaines grandes capitales européennes, Grèce, Italie, Portugal, Italie, avec unique réponse la force policière et un certain nombre de blessés et d’arrestations ; les médias institutionnels ne parlent pas beaucoup…
    – L’augmentation du nombre de contrats gouvernementaux avec des milices privées de sécurité aux USA. Dans ce même pays, le déploiement de forces de l’ordre dans les bureaux chargés de la gestion de l’emploi, en prévision des menaces latente d’insurrection des quelques 2 millions de chômeurs américains qui se retrouveront privés prochainement de l’allocation minimum “de survie”. (Une décision similaire prend effet en Espagne en février prochain, laissant plus de 700 000 personnes sans emploi, face à un taux de chômage de plus de 20%, ni AUCUNE autre ressource).
    – L’Espagne déclare l’état d’urgence et place sous loi martiale les contrôleurs aériens en grève pour contester la privatisation d’aéroports ; Le règlement de conflits sociaux par la force armée…
    Bon, j’abrège là cette liste non exhaustive de constats “surprenants” dans des sociétés “démocratiques”.
    Ceci pour dire que j’ai l’étrange sensation que le clivage dont vous faites mention va bien au delà de ce que nous pourrions raisonnablement imaginer et je sens, comme conséquence, l’établissement d’une société qui aura résolu définitivement les problèmes de crises et de surpopulation mondiale…
    D’ailleurs, vous même avez déjà mentionné l’idée des radeaux mais je crois que ce ne sont pas de simples radeaux, en fait, il s’agirait plus de création de territoires “protégés” réservés à cette aristocratie toute puissante…
    On peut voir qu’au fil du temps, la caste politico-financière désarme et affaiblit “la populasse”, créant volontairement des carences tant physiques qu’intellectuelles.
    Bientôt, face à la rareté du travail, nous n’aurons plus le choix que d’accepter des jobs de plus en plus précaires et de plus en plus sous-payés ; Ce sera le choix entre accepter l’exploitation pour survivre ou la rue, sans ressources.
    Bientôt, face à la rareté alimentaire (du fait des prix qui ne font qu’augmenter et de l’extinction progressive du pouvoir d’achat) beaucoup n’auront d’autres choix désespérés que de se risquer à voler la pitance (on voit déjà les alarmes anti-vol fleurir sur les produits alimentaires de première nécessité dans les magasins d’Irlande), risquant du même coup des peines d’emprisonnement de plus en plus sévères (pour l’exemple) fournissant ainsi l’industrie carcérale en main d’œuvre bon marché.
    Bref, pour simplifier ma vision du futur, imaginons “Le Grand Paris”, totalement enceint de murs infranchissables aux accès gardés par des milices privées sur-armées, avec autorisation de tirer à vue (comme le prévoit le Traité de Lisbonne, titre VII, article 72) en cas d’émeute ou d’insurrection (par extension, imaginons que la tentative de pénétrer dans l’enceinte pourrait tomber sous le coup de cet article, quelque peu remanié… de toutes façon, qui pourrait s’y opposer ?).
    Dans ces “Grand Paris”, “Grand Rome” ou “Grand New-York” vivraient paisiblement toutes les personnalités qui auraient contribué à leur construction et leur existence. Outre les richissimes financiers, nous y retrouvons également les politiques décisionnaires, les “journalistes” et médias désinformateurs qui auront permis de gagner le temps nécessaire, Les “stars” (musique, sport, télé réalité…) de toutes sortes en récompense du bien être artificiel qu’ils ont procuré au bon peuple pour qu’il n’ait pas envie de réfléchir, les industriels de la pharmacie et de la médecine qui ont procuré les camisoles chimiques introduites en catimini dans les aliments, produits d’hygiène, l’eau, par la vaccination obligatoire ou les campagne contre les pandémies (qu’ils ont eux même déclenchées). Enfin, quelques entrepreneurs qui seront chargés d’assurer l’approvisionnement en consommables, gestionnaires de “parcs de production” où viendraient travailler et vivre les éléments les plus dociles de la population en échange du gîte et du couvert…
    Pendant ce temps, le reste de la plèbe devra trouver les moyens de survivre comme il le peut. Les plus forts organiseront des clans pour asservir les autres ; la maladie, la faim, le froid régleraient d’eux même rapidement les problèmes de surpopulation, la réduction à l’extrême de la production industrielle, des moyens de transport, de l’énergie régleraient, eux, les soucis environnementaux…
    Bref, croyez vous vraiment que ma “prédiction” est pure fiction ?
    Nous voyons aujourd’hui les politiques, les financiers, les industriels faire absolument tout ce qu’ils veulent, au détriment des lois, des règles, du bon sens et des peuples.
    Nous voyons aujourd’hui, alors que la situation est suffisamment grave pour s’y intéresser, que seuls quelques milliers d’individus, conscients, sont prêts à tenter une action pacifique “à la Cantona”… Que celles et ceux qui sont descendus protester dans la rue, et continuent à le faire, ne font rien d’autre que s’exposer inutilement à la répression policière…
    Bref, “les gens”, en majorité, ont encore trop à perdre aujourd’hui, le peu soit il, pour risquer de vouloir la fin d’un système qui leur permet encore de survivre.
    Ce système ne changera pas, il empirera, au fil du temps, nous le savons. Qu’est ce qui nous empêche donc, de tenter d’organiser notre propre système ?
    Une société économique parallèle, en quelque sorte, où on redonnerait sa vraie valeur au travail et où serait bannie toute forme de spéculation ?
    Des initiatives existent déjà, minoritaires et qui le resteront tant qu’une monnaie physique commune ne pourra se substituer au troc qu’elles tentent de développer.
    N’y a t-il pas moyen de réfléchir à la création d’une banque nouvelle, coopérative, mutuelle, vers laquelle les individus pourraient migrer peu à peu sans le sentiment de risquer leurs biens ?
    Puis développer peu à peu les initiatives entrepreneuriales coopératives, où chaque salarié serait en quelques sorte “actionnaire” ?
    Puis, venir à l’idée d’une économie par répartition tel que le suggérait Vincent Wallon dans un récent article sur votre blog ?
    Et là, je souhaiterais mettre à contribution votre expérience bancaire pour évaluer la faisabilité technique de créer une nouvelle caisse bancaire… serait-ce envisageable ?
    Bien à vous – Cordialement – Philippe

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