L’actualité de la crise : NOUVELLE HISTOIRE ÉDIFIANTE, par François Leclerc

Billet invité

La société américaine a longtemps produit des histoires édifiantes, destinées à promouvoir dans le monde entier une forte et prégnante vision mythique d’elle-même. La production d’Hollywood en est l’illustration, même si elle date dorénavant : c’est que la source s’est tarie.

La crise dans laquelle les Etats-Unis sont entrés de plain pied, poursuite accentuée d’un déclin déjà engagé, apporte à son tour son lot d’histoires exemplaires. Hier, c’était celle de Bernard Madoff, avant que de multiples autres, de moindre retentissement mais tout aussi significatives, ne lui succèdent. Comme par exemple l’existence du club des négociants en dérivés composé de neuf mégabanques internationales, révélée par le New York Times.

Le Congrès américain devrait finaliser aujourd’hui l’écriture d’une de ces nouvelles histoires en adoptant une loi issue d’un compromis entre Barack Obama et la nouvelle majorité républicaine de la Chambre des représentants, suscitant une vive mais vaine réaction au sein de la gauche démocrate. En contrepartie du rétablissement et de la prolongation pendant treize mois des allocations pour les chômeurs de longue durée (en recherche d’emploi depuis six mois et plus), coupées depuis fin novembre, les contribuables disposant de plus de 250.000 dollars annuels de revenus continueront de bénéficier pendant deux ans d’une importante ristourne sur leurs impôts. Une échéance qui coïncidera avec la prochaine élection présidentielle.

L’administration Obama ne souhaitait maintenir les allégements fiscaux initialement décidés par George W. Bush qu’en faveur des classes moyennes. Mais elle a considéré devoir s’incliner, au nom de la real politik et du nouveau rapport de force issu des élections de mi-mandat. Les républicains faisant de la poursuite de ces allégements pour les riches un casus belli, se servant du sort des deux millions de chômeurs sans ressources comme d’un instrument de chantage pour obtenir satisfaction.

Le bureau du budget du Congrès (CBO) a estimé le coût de l’ensemble des mesures – présentées comme un mini paquet favorisant la relance économique – à 858 milliards sur dix ans, alors que le déficit budgétaire américain continue de gonfler inexorablement. Wall Street a réagit favorablement, tandis que le marché obligataire sanctionnait au contraire fortement les T-bonds US en imposant une brusque hausse de leur taux.

Au-delà des arguments employés par les uns et les autres pour justifier leur conduite, c’est l’accroissement des inégalités sociales qui est en jeu. Selon Michael Kumhof et Romain Rancière, deux économistes du FMI, le revenu médian réel aurait progressé aux Etats-Unis de 4,5% de 1990 à 2009, tandis que celui des 5% les plus riches augmentait de 19,4%. Rapprochant cette montée des inégalités de l’accroissement de l’endettement des ménages, ils en ont conclu que « les classes pauvre et moyenne semblent avoir résisté à l’érosion de leur position relative dans l’échelle des revenus en empruntant pour maintenir un niveau de vie plus élevé ».

Si l’on renverse cette proposition et prend en considération la baisse en cours de l’endettement de ces mêmes classes – que certains économistes préfèrent qualifier d’accroissement de l’épargne pour se voiler la face – on en conclu naturellement que les conditions sont réunies pour une nouvelle progression des inégalités sociales, trouvant désormais leur illustration par des fortes disparités dans les modes de dépenses et de consommation.

Aux Etats-Unis, les riches vont continuer à s’enrichir, les autres n’ayant comme destin commun que de s’appauvrir, et pas seulement relativement. Le socle que la classe moyenne représente pour la société américaine va s’effriter au fur et à mesure que se poursuit la crise de longue durée dans laquelle elle est engagée.

En dépit de l’existence de ces Etats providence dont certains annoncent qu’ils ne vont plus avoir les moyens de leur relative prodigalité, la société européenne pourra-t-elle prétendre connaître une évolution différente ? Selon Eurostat, un quart de la population de l’Union européenne – soit 116 millions de personnes – était en 2008 menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale. Combien seront-ils demain ? A l’épreuve de la crise, le secteur de l’industrie du luxe se porte quant à lui à merveille.

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135 réflexions sur « L’actualité de la crise : NOUVELLE HISTOIRE ÉDIFIANTE, par François Leclerc »

  1. Monsieur Leclerc. En complément. Car je pense que cela va entrainer un certain protectionnisme financier (et pas forcément à leur avantage) :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/15/les-etats-unis-ne-veulent-pas-etre-le-gendarme-mondial-des-litiges-boursiers_1453596_3234.html
    « Les Etats-Unis ne veulent pas être le gendarme mondial des litiges boursiers »

    Est-ce que cela fera fuir les investisseurs étrangers de leur pays.. Ou est-ce déjà le cas.??

    1. Vive le global pour encaisser, mais qu’une nation est belle pour se protéger des pertes…
      Quoi de neuf sous le soleil?

    2. – cet article nous prouve bien que les class action – là il sagit de phynance et fonds de pension mondialisés – ne sauraient suffire pour tenter d’agir en justice sur des malversations d’un autre ordre (industrie pharmaceutique , OGM, multinationales de tout ordre ….) : c’est une illusion : il faut des lois protectrices pour les citoyens : sinon c’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer.
      Cela nous montre aussi notre avenir, si nous acceptons ici même les fonds par capitalisation – retraites , assurances santé :
      Il faut vraiment que les citoyens européens sortent de l’impression de pouvoir agir par simples
      regroupements et, ou pétitions .
      Le Parlement européen doit cesser d’être là pour la galerie ( de temps en temps, il y a un petit succès : cela fait bien dans le tableau …) , doit avoir l’initiative des propositions de Loi . La commission doit répondre de façon argumentée, et non par la doxa ….Les citoyens doivent s’organiser en groupes qui feront des remontées-terrain aux Parlementaires.
      Il faut retirer ces lobbies d’influence qui ne sont pas dans la culture européenne : on nous l’impose donc ; qui sont le mur de l’argent ( voir la belle réussite d’Obama ! il a du s’écraser sur toute la ligne ) …Il faut sortir de ce système vérolé, si nous ne pouvons le transformer radicalement : ce système doit servir et non se servir !

      Les dites-réformes passant au forcing chez nous ne régleront rien …déjà de grands patrons de Médecine de l’APHP,dont Grimaldi, ont prévu avec la réforme en cours une Médecine, non à deux vitesses, mais bien pire …avec un secteur hospitalier public réduit progressivement à la portion congrue, sans moyens, non performant, utilisé pour les trés pauvres …
      Les trés riches n’auront aucun soucis : on leur « cirera même les pompes » en prime …
      Quant aux autres, zauront qu’à ne pas être malades, et, ou mourir d’un coup ( pour pas encombrer) =) revoir d’urgence Sicko de Michaël Moore ….

    3. La class action c’est le jeu de la surenchère financière, des assurances, des banques, de la spéculation etc… Bref, de la survalorisation financière de la vie en société.

    4. Quant aux autres, zauront qu’à ne pas être malades, et, ou mourir d’un coup

      il se pourrait que dans leur mort, ces zautres pourraient fort bien y entrainer quelques maxi riches.

      qui sème la misère, récolte la révolte !

  2. …chaud à Athènes !
    Alors qu’une manifestation rassemblant 20.000 personnes atteignait le Parlement, environ 200 manifestants s’en sont pris à l’ancien ministre conservateur des Transports, Kostis Hatzidakis, qui quittait l’enceinte.Les manifestants ont pourchassé l’ancien ministre en criant « Voleurs! Honte à vous! ». Ils lui ont lancé des pierres et l’ont frappé à coups de bâton.
    « C’est bien que les gens descendent dans la rue. Ils nous ont pris nos droits. La patience a ses limites, nous avons des enfants et des prêts à rembourser », a dit George Mihalopoulos, employé de banque de 57 ans, qui attendait le début de la manifestation à Athènes.

    http://www.lexpress.fr/actualites/2/journee-de-greve-contre-la-rigueur-en-grece-violences-a-athenes_945210.html

    1. Le sujet est sur les US, Martine.

      Sort de ta coquille et la trouille de tes petits intérêts. Nous sommes en mode mondialisation. Tous pour un et la fortune pour moi.

  3. Un lien qui documente l’évolution des inégalités de patrimoine aux USA
    http://sociology.ucsc.edu/whorulesamerica/power/wealth.html

    Les 1% les plus riches possèdent 35% du patrimoine net total
    Les 5% les plus riches possèdent 62% du patrimoine net total
    Les 40% les plus pauvres possèdent 0,3% du patrimoine net total

    Les 10% les plus riches disposent de 98,5% de l’ensemble des valeurs mobilières (tous titres confondus)

    La valeur médiane du patrimoine financier (ie hormis la résidence principale) des noirs et latinos Américains était en 2007 de 450$ (quatre cent cinquante dollars) !

    92% des Américains héritent de … rien.

    1. Déjà posté mais toujours utile….

      En 1970, un travailleur (à préciser) percevait 1$ de rémunération quand un dirigeant d’entreprise (d’une certaine taille je suppose) en touchait 25. A la fin des années 90, le ratio était de 1 pour 90. En 2004, ce rapport est de 1 pour 500 (inclus stock options et autres avantages).

      Paul Buchheit, de DePaul University, peut ainsi écrire « De 1980 à 2006, les 1% plus riches des Etats-Unis ont triplé leur prélèvement après impôt sur le revenu national, alors que dans le même temps 90% des actifs ont vu leur part dans ce prélèvement chuter à moins de 20% ». Robert Freeman ajoute “Entre 2002 et 2006 c’est encore pire. Un stupéfiant trois-quarts de toute la croissance économique a été prélevé par 1% des plus riches ».

      Depuis le début de la crise, le fossé entre le 1% le mieux rémunéré de la population et les 99% restants a atteint un record. Ces 1% détiennent désormais plus de 70% de la totalité de tous les actifs financiers, un record historique. La totalité de la richesse des 400 personnes les plus riches des Etats-Unis s’est accrue de 30 milliards de dollars, portant le total de leur richesse à 1.570 milliards de dollars, ce qui est davantage que la valeur nette cumulée de la richesse détenue par 50% de la population des Etats-Unis. Pour le dire autrement, 400 personnes possèdent davantage de richesse que celle que 155 millions d’Etasuniens détiennent réunis.

      http://www.alternet.org/story/145705/the_richest_1%25_have_captured_america%27s_wealth_–_what%27s_it_going_to_take_to_get_it_back/

    2. Et sachant que pour eux, les milliardaires sont des demi-dieux vivants, ils vont foncer droit vers l’extrême-droite.
      Qui bénéficiera du peuple, PLUS des milliardaires. (ces derniers n’ayant pas trop le choix. Mais les pépètes)

      Tiens, marrons-nous : personnalité de l’année aux US : le créateur de facebook. Et juste derrière : sarah palin…

    3. La question de la rente, c’est-à-dire celle du prélèvement opéré sur la richesse globale du pays par une petite minorité est l’un des paramètres essentiels de la crise. C’est ce paramètre qui fait le lien entre la dimension macro économique de cette crise et sa dimension politique et sociale. Aux Etats-Unis cette petite minorité n’a aucunement l’intention de renoncer à ce prélèvement et n’a pas cédé d’un pouce son emprise depuis le début de la crise (son prélèvement s’est même au contraire renforcé). La mentalité de fond assez brutale de cette upper class la rend peu élastique aux remises en questions (qui recoupent celles de la légende de l’american dream). Jusqu’à, peut-être, provoquer une guerre pour conserver la rente. C’est l’une des inconnues du système aux Etats-Unis.

    4. Une succession est faite d’un actif mais aussi d’un passif. C’est pourquoi on peut y renoncer ou l’accepter sous réserve d’inventaire…

    5. @ François Leclerc,

      En attendant que nous soyons obligé d’accepter une « succession passive » c’est-à-dire pleine de dettes ; à ne pas confondre avec l’acceptation passive d’une succession de dettes 🙂

    6. Monsieur Leclerc. Vous ne croyez pas si bien dire. Quoique.. vous dites toujours bien.

      Le gouvernement français vient d’étendre les pénalités de remboursement anticipé des prêts immobiliers aux prêts à la consommation.
      En code napoléon, cela était nommé : « droit du prêteur de deniers ».

      Dans l’évolution suivante de la prise en otage par l’argent, nous pourrions très bien voir apparaitre, en plus de l’endettement des peuples sur des dizaines de générations, une obligation de prendre en charge la dette du parent.

      Il y aurait une logique implacable dans la recherche du gain.

    7. Une question que font ils de tout cet argent les super riches ?
      La seule chose qu’ils désirent réellement posséder c’est l’immortalité mais hélas……. au moins pour cela on est tous égaux

    8. @ Yvan,

      Une telle hypothèse, théoriquement et techniquement envisageable, sonnerait de gong de la guerre civile ; pensez à tous ces parents qui ont tout fait pour « emm… » leurs enfants toute leur vie, dont les enfants n’héritent déjà de rien de positif (ni en termes patrimonial, grosso modo le conjoint s’en charge aujourd’hui, ni en terme moral) et qui en plus seraient chargés de renflouer leurs dérives de toute une vie (dettes de jeu, dettes d’alcool, dettes de débauche, dettes de restaurants et autres dépenses luxueuses compulsives…) : la guerre civile je vous dit.
      Car il n’y a pas que les épargnants qui peuvent être compulsifs, il y a aussi les endettés (pas toujours et nécessairement pour une bonne cause) ; les Etats en savent quelque chose…

      Bonne soirée,

    9. @ VB

      Comment ça on ne peut pas hériter de dettes ? Bien sûr que si ! (en france du moins).

      Pour ne pas être poursuivi il faut faire une « renonciation d’héritage » devant le tribunal civil ou un notaire, au cas contraire vous pouvez être poursuivi par les créanciers du décujus.
      Par exemple les éventuels descendant de Kerviel en ont pour 10 à 15 générations à travailler toute leur vie pour rembourser la Sté Générale…

    10. @François Leclerc
      La démonstration est faite maintenant que, s’il est possible de refuser un héritage familial vu son passif, il est IMPOSSIBLE, riche ou pauvre, de refuser le passif des états.
      En fait, sans papier devient paradoxalement un statut relativement enviable.
      Votre sang vous appartient. 🙂

    11. @ Yvan 20:30

      Nous avons besoin d’un nouveau Solon, l’Athénien qui abolit l’esclavage pour dette.

      Juvin dont je parle plus bas en parle aussi dans son ouvrage « Le renversement du Monde ».

      Mais encore faut-il que les esclaves puissent construire leur vie une fois libérés des dettes. Faudrait-ils encore pour cela qu’ils se libèrent des rets du consumérisme pour retrouver des liens vraiment sociaux.

    12. @yvan : » Le gouvernement français vient d’étendre les pénalités de remboursement anticipé des prêts immobiliers aux prêts à la consommation. »

      vous sortez ça d’où ?

    13. @ alainloreal,

      Je maintiens, chaque héritier censé renonce à un héritage ne comprenant que du passif ou dont le solde est en faveur de dettes ; cela n’a rien à voir avec une éventuelle obligation d’assumer les dettes des géniteurs.

      Cdt.,

    14. @ Pierre,
      voulez-vous taxer les donations et autres dons du sang ?

      si on met en réserves le patrimoine des 8% réservataires US, les banques sont sauvées ! 🙂

    1. Les riches sénateurs Américains ont voté hier a 81 contre 19 le passage d’une loi qui vise à faire un cadeau de 858 Milliards de $ aux plus riches sur les 2 prochaines années tandis que le reste du pays s’enfonce de plus en plus dans la misère…

      La bonne nouvelle c’est qu’on peut s’attendre à des achats massifs de balais brosses pour WC en plaqué or dans les années à venir.

  4. Quand va t on arrêter ce cinéma ? Les emprunts d’états ne valent rien mais on demande aux états de nouveaux emprunts pour fournir du capital à des banques centrales, on est allé trop loin avec les personnes morales, c’est le moins que l’on puisse dire.

    Les banques centrales des ‘PIGS’ doivent se recapitaliser sans tarder
    lemonde

    Hugo Dixon, Le mercredi 15 décembre 2010, à 15h 54

    Faut-il voler au secours de la Banque centrale européenne (BCE) elle-même ? Les bruits rapportant qu’elle envisage une augmentation de capital laissent à penser que ses interventions pour soutenir des Etats et des établissements bancaires ont porté un sérieux coup à ses ressources. Constat qui vaut aussi pour les autres banques centrales qui appartiennent à l »Eurosystème’, comme celle d’Irlande.

    Il suffit de lire les chiffres pour comprendre les besoins de la BCE. Ses comptes affichent un montant de capital souscrit de 5,8 milliards d’euros pour un total de bilan de 138 milliards d’euros, et encore, ces données remontent à fin 2009, avant que la BCE ne se lance dans des opérations de sauvetage. Le ratio de levier financier s’élève donc à 24, score que l’on jugerait dangereux pour une banque commerciale et qui est à peine inférieur… à celui qu’affichait Lehman Brothers avant d’imploser. Le tableau est le même à l’échelon de l’Eurosystème tout entier : fin octobre, le montant total des actifs valait 24 fois les capitaux propres.

    Mais le problème de fond n’est pas au niveau des chiffres. L’Eurosystème souscrit depuis un bon moment aux emprunts d’Etat émis par des pays de second rang comme l’Irlande, la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, les fameux ‘PIGS’. Si un seul se déclarait en faillite, la banque centrale perdrait gros. L’Eurosystème a aussi accordé des prêts aux banques de ces pays pour 334 milliards d’euros. Les banques centrales reçoivent bien des actifs en garantie de ces crédits, mais ce sont pour la plupart des obligations nationales, et le reste est de qualité moindre. A ce niveau-là aussi, les risques de pertes sont élevés.

    La santé de certaines banques centrales est peut-être plus dégradée encore. Celle d’Irlande propose aujourd’hui aux banques du pays quelque 45 milliards d’euros à travers un dispositif exceptionnel qui s’ajoute à son offre habituelle. Si l’on ne sait pas très bien ce qui a motivé sa mise en place, on peut supposer que la réticence de la BCE à prêter plus aux banques irlandaises y est pour quelque chose. Comme les réserves de la banque centrale irlandaise s’élèvent à seulement 1,5 milliard d’euros, il n’en faudra pas beaucoup pour en venir à bout. D’autres banques centrales de second rang pourraient être confrontées au même souci, même s’il n’est pas évident de savoir ce qu’il en est vraiment.

    En lire plus sur LeMonde.fr

  5. Concernant les américains, ils vont bouger quand au lieu de dire toujours amen en croyant devenir demain un autre Bill Gates ?
    Je suis effarée de voir comment ce peuple qui s’était révolté contre la main mise anglaise dire amen à Wall street et tous ses symboles.

    1. Liervol, là est aussi possible que les émigrés aux US garde une certaine rancoeur envers leur pays d’origine…
      Qu’ils ont fui bien souvent parce qu’ils mourraient de faim et que leur gouvernement ne réussissait à leur permettre d’accomplir leurs rêves.

      Là, en tout cas, Wall Street est LE baromètre de LEUR bonne santé financière. Au point qu’il a été artificiellement remonté par les plus grandes banques.

    2. @ Yvan,

      Sans oublier qu’une partie des primo-émigrés européens sur le nouveau continent américain (colons) était purement et simplement des repris de justice, bandits et criminels de tout poils 😉

    3. En effet, Valérie.
      N’oublions pas que cela nous a permis de voir tant de westerns et d’inspirer Enio Moricone.

      Bon, par contre, je n’ai pas encore tout compris chez Walt Disney… Heureusement que Piotr me fait une séance de rattrapage avec Simplet. 😉

    4. Ce que vous ne voyez pas c’est que Wall street est un outil de l’Occident au service de l’Occident. Et bien que cela permette à des minorités dans les émergents d’accumuler des richesses telles que même certains riches occidentaux les envient, la finance mondiale est avant tout au service de l’Occident et de ses classes moyennes (les marchés les plus importants), car elle permet aux occidentaux d’accéder aux ressources de ceux qui en ont sans que les occidentaux n’aient à prouver qu’ils aient quoique ce soit de la valeur à échanger en retour. Wallstreet crée l’illusion de la valeur en l’hypertrophiant pour pour permettre à certains de s’accaparer ce qui a vraiment de la valeur, à savoir les matières premières.

      Supprimez la finance (ou réaligner la sur l’économie réelle, soit une contraction de 80%) et vous verrez quelle sera la capacité des occidentaux à se fournir en matières premières auprès des nations qui en ont encore. Le jour où la finance plongera (ce que nous connaîtrons), le pouvoir d’achat de l’OCDE s’effondrera dans de grandes proportions

      Encore une fois, on ne fera pas l’économie d’une prise de conscience des limites à la croissance mais on peut aussi se raconter toutes les histoires du monde d’ici là.

    5. @ Yvan

      Vous écrivez  » Les Anglais sont morts. »

      Peut-être. Mais ça pourrait aussi se voir comme un bon levier de coercition / « scratch my back… » éventuellement, non?

    6. BP n’est plus British Petroleum depuis la fusion de British Petroleum en 2001 avec Amoco (amoco elle-même anciennement Sandart Oil of Indiana)
      — la grande époque des FusAc–
      ce « géant » fait savoir que les deux lettres ne sont plus qu’une référence historique et ont perdu leur sens de british et de petroleum, la firme a investi dans le « solaire »

      tout cela pour dire que de telles multinationales s’enorgueillissent non d’être apatrides mais multinationales

    7. Vu l’escalade des coûts des campagnes électorales Américaines et la concentration de plus en plus rapide de la richesse parmi les plus riches, on peut être sur que les résultats électoraux refléteront de plus en plus les intérêts des plus fortunés et de leurs lobbies….

    8. @ Yvan,

      une partie des primo-émigrés européens sur le nouveau continent américain (colons) était purement et simplement des repris de justice, bandits et criminels de tout poils

      => Il y a comme une moralité à cette histoire : l’Europe croyait se débarrasser de la « racaille » (sic) en l’envoyant outre-atlantique, et ne voilà-t-il pas que celle-ci nous revient mille fois plus puissante et destructrice, déguisée sous l’apparence « très comme il faut » de la légalité. C’est l’histoire du coup de pied de l’âne.

      Cdt.,

  6. Plus un homme s’enrichit davantage dans l’avarice et plus il s’éloigne de l’esprit de charité de son prochain, à vrai dire à partir d’un certain niveau de vie dans un tel monde on se fiche pas mal de respecter les lois, la justice, l’équité, la démocratie, la nature, la voix des sages d’hier comme aujourd’hui, etc, oh si de temps en temps on fait encore bonne figure pour les fêtes
    de Noël devant ses petits enfants, mais pas plus, pour les nombreux orphelins de couleur en Afrique.

    On se demande parfois quand même et contrairement à tant d’idées reçues venant de la
    part des premiers grippes-sous sur terre qui sont ceux qui appauvrissent le plus la condition humaine, au rythme où vont les choses comment feront-ils demain pour mieux encore mériter les premières place au Ciel ? Enfin à chacun sa conception de la morale comme de la justice !

    1. La charité est comme l’aumône : elle permet de maintenir le déséquilibre.
      Surtout pas d’accepter que l’autre évolue.

    2. Autrement dit, le volume de charité requis au sein d’une communauté / nation pour maintenir son existence serait la mesure de son échec social?
      Ouais, ça me va.

    3. Yvan, la charia a le mérite de définir très précisément les devoirs du pratiquant.
      envers la « sécurité sociale » locale.
      Les contrôles du voisinage sont sévères et constants et les comptes sans « trous » tant que la taille du groupe reste « humaine » et de « co-naissance », Cf Kerkoz et ses « fractals ».

    4. @ Yvan

      La charité est comme l’aumône : elle permet de maintenir le déséquilibre.
      Surtout pas d’accepter que l’autre évolue.

      Sans doute pas ta meilleure inspiration charitable envers ton prochain Yvan,

      Oui ce que tu n’aimes pas faire ne le fait pas aux autres, voire même envers tous ces petits enfants africains de plus dans les divers taudis de ce monde,

      Fort heureusement tout le monde n’est pas comme ça, il y a bien sur plusieurs formes d’aumones comme de charité,

      Ce n’est parce qu’un pauvre refuse d’évoluer que mon geste est forcément mauvais à la base pour lui, encore plus si mon niveau de vie n’est pas plus différent du sien,

      C’est comme si tu me disait que le couscous était pareillement comparable à la paëlla pour tout le monde même si c’est un plat grandement populaire,

      La solidarité forcée à travers un plus grand nombre d’intermédiaires différents ne permet pas mieux d’accepter que l’autre évolue autrement dans le don et l’esprit de charité.

      On ne doit pas bien sur donner tout le temps la même chose, mais lorsqu’on sent qu’on doit donner alors il faut donner car c’est peut-être aussi le meilleur moment pour donner,

      Donner sans rien attendre en retour, oui ça c’est réellement apporter un meilleur esprit de charité envers l’autre, sinon bien évidemment tout ceci et cela ne rime à rien.

      Que ton esprit alors un peu trop gauche ou trop droit ne sache même pas alors ce que tu dois toujours donner envers l’autre.

      Autrement dit ce n’est pas du tout une question de volume ou de chantité de charité requis
      au sein d’une communauté, enfin bref à ceux qui peuvent comprendre et à ceux qui ne comprennent toujours pas cela.

    5. @Yvan
      organisme de bienfaisance ou de charité = charity business
      Je note la différence de vocabulaire entre Français et anglo-saxons.
      Mais je ne suis pas linguiste……;

    6. « Dans un pays bien gouverné il faut avoir honte de la pauvreté. Dans un pays mal gouverné, il faut avoir honte de la richesse. » Confucius

    7. Dans un pays bien gouverné il faut avoir honte de la pauvreté. Dans un pays mal gouverné, il faut avoir honte de la richesse. » Confucius

      Je prends !
      Le vieux sage doit s’arracher les poils de la barbe !…..
      Ya du boulot ici, là-bas et ailleurs ….

  7. Bon, mine de rien, une info entendue ce matin sur France-info qui est une sorte de secousse tellurique pas seulement symbolique :
    L’espérance de vie a baissé en 2008 aux USA.

    A force de voir la vitesse de progression s’effondrer depuis 25 ans (au point de se faire dépasser sur ce critère par l’UE), ça devait finir par arriver, mais quand même… Sur ce genre de tendances lourdes, hors guerre ou pandémie catastrophique, quant on enclenche la marche arrière, c’est pour y rester un p’tit moment. L’immigration étant aussi en chute libre (rien que l’immigration illégale a baissé des 2/3 depuis 3 ans passant d’une moyenne annuelle de 850 000 entre 2000 et 2005 à 300 000 en 2007/2009), c’est plus seulement la gueule de bois après le rêve, ça vire à l’American Nightmare.

    Une étude menée par l’université Columbia pour le Commonwealth Fund, parue jeudi 9 décembre, nous informe de la diminution de l’espérance de vie aux Etats-Unis. De 1976 à 2008, l’espérance de vie des Américains était globalement en augmentation, mais en 2008, l’espérance de vie des hommes comme des femmes a diminué d’un dixième d’année , soit 36,5 jours . En effet, les Américains nés en 2008 vivront en moyenne 77,8 ans, ce qui correspond à un mois de moins par rapport à 2007 (les hommes passent de 75,4 ans à 75,3 ans et les femmes de 80,4 ans à 80,3 ans.

    Concernant les hommes de 45 ans, les chances de vivre pendant encore quinze ans est en recul comparé à douze autres pays. Si les américains occupaient la troisième place de ce classement en 1975, ils se sont retrouvés en 2005 en dernière place. Les australiens sont plus chanceux, car en première position de ce classement. Viennent ensuite la Suède en seconde place, l’Italie et la Suisse en troisième, puis le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Canada, et le Japon. La France, l’Allemagne et la Belgique sont ex-aequo en huitième position.

    Autres statistiques, les hommes de couleur noire améliorent leur espérance de vie de deux mois (de 70 ans en 2007 à 70,2 ans en 2008). Ils ont en général presque cinq ans d’espérance de vie en moins que les hommes blancs. Un classement par Etat révèle que c’est à Hawaii que l’espérance de vie est la plus longue, contrairement à la Virginie Occidentale où le taux de mortalité est le plus fort (et qui présente d’ailleurs le plus fort taux d’obésité).

    Les premières causes de mortalité sont les maladies cardiovasculaires, les tumeurs cancéreuses, les maladies respiratoires, les AVC (accidents vasculaires cérébral), la maladie d’Alzheimer et le diabète. Les suicides se situent au 11ème rang de ce classement.

    Certains pensent que l’obésité des américains pourrait être une explication à la diminution d’espérance de vie constatée aujourd’hui. Pourtant, cette situation était déjà d’actualité en 1975, en comparaison aux autres pays. D’autres pointent du doigt le système de santé. En effet, les dépenses de santé par habitant aux Etats-Unis a évolué deux fois plus rapidement par rapport aux autres pays, entre 1970 et 2002.

    ( http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=8524 )

    http://www.commonwealthfund.org/Content/Publications/In-the-Literature/2010/Oct/What-Changes-in-Survival-Rates-Tell-Us.aspx

    PS : Et puis pour illustrer le billet de François, est-ce qu’on pourrait pas avoir une petite incrust vidéo du discours du bon vieux père Sanders au Sénat US sur l’Amérique à 2 vitesses ? Excellent le papy !
    http://www.dailymotion.com/video/xg2mpi_senateur-bernie-sanders-l-amerique-a-deux-vitesses-s-t_news#from=embed

    1. Juste une précision. Ecrire que l’espérance de vie des Etasuniens était de 77,8 ans en 2008 n’est pas égal à dire que les Etasuniens nés en 2008 vivront en moyenne 77,8 ans. Statistiquement, écrire que l’espérance de vie des Etasuniens était de 77,8 ans en 2008 se traduit par: 50% des Etasuniens qui ont eu 78 ans en 2008 sont décédés.

    2. Vigneron,

      Ces propos informations concernent les US, mais il me semble que la tendance est amorcée, même si c’est à un degré moindre, dans tous les pays développés (et même sans doute en Chine pays de gros fumeurs et où la pollution des écosystèmes est bien entamé.) Si rapidement le mode de production capitaliste et le modèle industriel qui lui est associé n’est pas abandonné, on peut craindre un recul généralisé de l’espérance de vie, d’abord bien entendu dans les couches sociales les moins aisées. Entre parenthèses, le cas de la Russie dans les années 90 où en quelques années l’espérance de vie avait reculé de 4 ou 5 ans suite à l’effondrement de son économie, devrait aussi servir d’avertissement pour tous ceux qui souhaiteraient un effondrement brutal du système, sans transition.

      On nous rebat les oreilles avec les dépenses de santé en augmentation, mais c’est une vue purement monétaire des choses, c’est sans compter sur les différents facteurs qui font la santé publique au nombre desquels figurent les milieux de vie, plus ou moins pollués, plus ou moins stressant, plus ou moins paupérisés. C’est une escroquerie intellectuelle que d’affirmer que dans le cadre du système actuel les dépenses vont pouvoir profiter à l’ensemble de la population pendant encore de nombreuses années. Dans ces conditions le débat sur les retraites est complètement surréaliste. Nos décideurs prolongent les courbes sans tenir compte des tendances de fond. Et pour cause, ils s’accrochent mordicus au système.

      Les dépenses communément dites de santé ne traduisent en réalité que les dépenses réparatrices, quand les dégâts ont déjà eu lieu. Elles prolongent la vie là où auparavant on ne pouvait rien, mais il arrivera bien un moment où la dégradation de l’environnement sera devenue telle que tous les efforts de la médecine réparatrice ne suffiront plus à compenser. Encore un effet de seuil que les politiques de santé publiques n’envisagent même pas ! De même le dépistage, s’il est un progrès par rapport à la seule médecine réparatrice, c’est encore de l’après-coup.

    3. Intoxication et manipulation honteuse Vignerons!
      Pourquoi colporter cette désinformation alarmiste ????
      Le Président Sarkozy et tout son gouvernement, relayé en cela par Dominique Strauss – Kahn, nous ont tous affirmé sans exception, que nous serions pour moitié centenaire en 2040.
      C’est statistique est breveté GDG par le gouvernement et le FMI.
      Alors vos trucs d’internet, laissez moi rire !!!!
      C’est un contrat social beaucoup plus digne de foi que votre propagande nataliste éhontée !

      Quand à votre sénateur « sans papier » et hors d’âge, il n’a aucune crédibilité politique à mes yeux .
      A bon entendeur ! 🙂

    4. @Pierre-Yves et Pierre

      Merci d’avoir exprimé tous les commentaires conséquents qu’on pouvait légitimement tirer de cette info relativement brute mais ultra signifiante.
      Merci également à France-info d’avoir eu la pertinence d’en faire un de ses titres récurrents (et commentés de la journée, démographe savant à l’appui. Ça donnait une couleur particulière, post crépusculaire, à l’arrière-plan, passablement hors-champ, des malheurs de l’Euro, de l’Europe en général, des désordres monétaires, des grèves générales dans l’UE et de ses émeutes subséquentes.
      Et bizarrement peut-on y voir un motif d’optimisme, l’argument démographique, ultime et marteau-pilon, des thuriféraires multi-obédiences du relèvement de l’âge de départ à la retraite se voyant liquéfié d’un seul coup d’un seul.
      J’estime également que la baisse progressive aux USA de l’augmentation de l’espérance de vie qui aboutit maintenant à un renversement de tendance malgré un niveau global des dépenses de santé jamais atteint (rien qu’en cela, la situation US n’a rien à voir avec l’URSS post-Gorbachev en degré comme en nature) prouve également que dans le système de société capitaliste américain, le « seuil de l’optimum » économique et surtout social dans les dépenses de santé, courantes comme d’investissement, a été depuis longtemps dépassé avec aujourd’hui une « rentabilité  » sociale totalement négative de chaque nouveau dollar dépensé dans le secteur de la santé.
      En d’autres termes, plus crument, aux USA aujourd’hui, chaque dollar ajouté aux 2200 $ dépensés annuellement dans le secteur de la santé (15% du PIB) fait diminuer l’espérance de vie globale de la population globale en n’étant pas affecté (je préfèrerais le terme « consacré« ) exclusivement à l’amélioration des conditions de vie élémentaires des plus précaires. Chaque dollar, public comme privé, versé au secteur médical dédié à la médecine de riches dans ce pays, chaque dollar donc, tue indirectement – ou directement par ex par surconsommation ou toxicité avérée de « médicaments »… – prématurément des américains situés dans les classes inférieures.

      Et ce choc en retour du « progrès régressif » de la santé en système capitaliste US dans une perspective strictement utilitariste ou marginaliste du point de vue de la société dans son ensemble devrait utilement rappeler aux populations d’ores et dèja concernées ou appelées à l’être (nous par exemple) que le mythe de la médecine techno-scientifique toute puissante est bien un leurre quant à l’amélioration du niveau général de la santé publique d’une population. Sauf à considérer que la médecine en société capitaliste a comme unique objet d’optimiser le rentabilité du capital en amenant une population de salariés peu rémunérés dans un état de santé juste suffisant à l’exécution de son labeur au seuil légal de la retraite, tout en limitant son accès à son salaire différé par un décès rapide ensuite.
      Si l’on excepte les avancées formidables (et peu couteuses) dans la lutte contre les maladies infectieuses grâce aux vaccinations et aux antibiotiques (comme par hasard régulièrement attaquées toutes deux dans des campagnes obscurantistes, de pseudo-sciences ou de psychotiques conspirationnistes à la mordsmoi l’noeud), à la réduction drastique de la mortalité pré et post-natale (obstétrique et pédiatrie)*, ainsi qu’à une partie des connaissances qu’on lui doit quant aux règles élémentaires de l’hygiène, la médecine avec ses progrès soi-disant fantastiques n’a qu’une très faible part dans les 40 à 50 années de vie gagnées en France depuis le début du XIXème.
      L’essentiel ayant évidemment été acquis (conquis serait plus juste) grâce à l’élévation du niveau de vie et des conditions d’existence de tous (alimentation, accès à l’eau, hygiène, habitations, etc), toutes choses parallèles à l’industrialisation et à la progression des techniques comme des revenus directs et indirects « accordés » à une part croissante de la population, et particulièrement aux plus fragiles ou exposés.

      *Notons que le taux de mortalité infantile (mortalité avant un an pour mille naissance) en 2010 aux USA est estimé (source CIA World Factbook) à 6,14 pour mille naissances, soit un décès pour 164 naissance… Par comparaison, en France on est à 3,31 (9ème rang mondial), le Japon et la Suède (5ème et 4ème rangs) à 2,79 et 2,74, les records étant pour Les Bermudes et Singapour avec 2,46 et 2,32 pour mille(oublions le record de Monaco avec 1,78…).

      Si les USA se situaient seulement au niveau de la France, ce que leur richesse et leurs kolossales dépenses de santé leur permettraient théoriquement d’atteindre aisément, c’est pas moins de plus de 11 000 enfants (pour leurs quatre millions de naissance annuelles) qui survivraient, quant aujourd’hui l’incurie de leur système de santé capitaliste et ultra rentable les laisse crever chaque année que fait ce bon Dieu auquel les ricains croient tant.
      Bonne journée.

    5. Erratum : » En d’autres termes, plus crument, aux USA aujourd’hui, chaque dollar ajouté aux 2200 milliardsde $ dépensés annuellement dans le secteur de la santé (15% du PIB) » bien évidemment…

  8. Dans le même registre (il faut bien qu’il y ait des pauvres pour qu’il y ait des riches, en Europe aussi), entendu à la radio aujourd’hui: nette baisse des ventes de Renault (-10%), Peugeot et Citroën (-16%). Par contre, forte progression des ventes de BMW: +18%. Vabrigazion alemante; drès zolite!

  9. Bonsoir à tous
    @Liervol: que dire maintenant que le scandale Hashim Thaçi sort enfin,! Qu’il avait été imposé de force par les américains contre le modéré Ibrahim Rugova qui avait les faveurs des européens que le traficant de drogue Noriega était aussi un homme des américains, qu’un des principaux extrémistes afghans, Gulbuddin Hekmatyar, ennemi du héros Ahmad Shah Massoud fut lui aussi bénéficiaire d’un soutien inconditionnel des américains( fourniture de missiles Stinger entre autres): croyez vous vraiment que le peuple américain soit vraiment conscient de tout celà?

    Ignorez vous les méthodes de la « fabrique du consentement » ?

    C’est aux US qu’ a commencé de sévir Bernays, , neveu de Freud ! eh oui! qui a trouvé et vendu: « public relations » pour remplacer  » propagande », terme rendu inutilisable par Goebbels!

    Cordiales salutations!

    1. scandale Hashim Thaçi

      si c’est prouvé, c’est digne de Mengele …( ce que j’ai vu sur wikipedia à ce nom )
      ah, les « beautés » de la realpolitik ….

      nausées

    1. Hhmm..
      Ils avaient aussi prévu un soulèvement populaire général l’été dernier…

      Je pense que nous sommes plus précis ici avec des vues différentes sur une multitude de petits faits apparemment sans liens.

    2. LEAP: « [….] il faut s’attendre à une immense opération d’échanges de dettes souveraines (sur fond de crise globale en matière de dettes publiques) qui verra offrir des Eurobligations garanties par l’Euroland à des taux très bas contre des titres nationaux à taux élevés avec une décote de 30% à 50% puisque, entre temps, la situation de l’ensemble du marché des dettes publiques occidentales se sera dégradée. Les dirigeants de l’Euroland nouvellement élus (après 2012) seront démocratiquement très légitimes à réaliser une telle opération dont les grandes banques (y compris européennes) seront les premières victimes ».

      C’est une évolution crédible et souhaitable. Mais de l’idée au concret…

    3. Le LEAP est une organisation pro EU à 500 pct!Ils jouent les prophètes depuis quelques années et se sont souvent trompés….si on les écoutait le dollar et la livre seraient déja morts depuis longtemps…

    4. Explosion de la bulle des dettes publiques occidentales

      – Communiqué public GEAB N°50 (15 décembre 2010) –

      Le second semestre 2011 marquera le moment où l’ensemble des opérateurs financiers de la planète va finalement comprendre que l’Occident ne remboursera pas une partie importante des prêts réalisés au cours des deux dernières décennies.

      Le problème avec le LEAP c’est qu’ils n’ont rien compris.

      Cela fait déja plus de deux ans que les principaux créanciers mondiaux ont compris que l’occident ne parviendra pas à rembourser une partie importante de ces dettes. En fait, c’est tout l’intérêt des principaux créanciers mondiaux de maintenir l’illusion de solvabilité des états occidentaux : ceci leur procure un flux de revenus de la part des esclaves de la dette dont le pouvoir acquisitif ne peut qu’augmenter dans un contexte général de dégradation lente, de déflation lente des actifs et des salaires.

      Le scenario ideal pour les principaux créanciers, c’est à dire les 10% les plus riches en occident, la Chine, les pays du Golfe et les paradis fiscaux qui ensemble possédent plus de 95% des créances, c’est le transfert graduel des dettes privées vers les dettes publiques sans augmentation du volume de crédit total (c’est à dire roll over des créances totales), flux de revenus paar les intérêts en lente augmentation et maintenir les populatiions esclaves de la dette juste en état de payer ces intérets tout en leur apportant les miettes et le cirque nécéssaire pour faire en sorte qu’ils ne se révoltent pas.

      L’explosion des dettes publiques est le pire des scénarios pour les riches créanciers. Cela ne risque pas d’arriver par eux, mais plutôt par une prise de conscience et révolte des esclaves de la dette.

      Vu la désunion générale qui existe à ce sujet parmi les populations occidentales et la distraction ininterrompue a laquelle ils font affaire qui noie toute prise de conscience par le peuple de la réalité dans un océan d’inconséquence et d’irréel, les grands créanciers peuvent être assurés d’un flux de revenus de leur créances dont la valeur acquisitive restera en augmentation pendant encore de nombreuses années.

    5. @chris06

      Pour rester dans votre ton, et dans les prévisions, je me permets de reproduire (désolé, pas le temps de traduire…) les considérations finales de Charles Hugh Smith dans son article du 25 octobre dernier que vous m’aviez à juste raison recommandé « Trade of the decade » (The key to understanding the inflation-deflation debate is to ask what would benefit the Financial Power Elites who own the debt as opposed to owing the debt.). Limpide et cruel. 🙂

      If I had $5 billion, and the political power that goes with spending a tiny sliver of that on political donations and lobbying, then here’s what I would do, as an entirely « obvious » Grand Strategy:

      1. I would slowly liquidate my common-stock equity and long-bond positions, and maintain my precious-metals positions (preferably ownership of the mines than the bullion) and my preferred stock in global corporations.

      2. I would engineer a global recession that implodes all the asset bubbles around the world–Chinese real estate, commodities, emerging market equities, etc., as demand collapsed and supply was suddenly revealed as overly abundant. (Please see my oil « head-fake » entries for how this works: Oil: One Last Head-Fake? (May 9, 2008)

      This would create a mad dash for dollars and other cash to pay down debt taken on in the « easy money »/ZIRP era (i.e. 2008-2010), and lead to wholesale dumping of all assets which still have value. The higher the value (i.e. gold) the quicker they will be unloaded for cash: for instance, oil and energy-based equities.

      3. I would sit on my hoard of cash while the selling created a positive feedback loop and prices plummeted in a downward panic spiral.

      4. As net worth vanished in the tens of trillions of dollars/yen/yuan/euros, interest rates would rise dramatically as those desperate for funds compete for dwindling free cash. Revenues of oil exporters and other exporters crash, drying up a once-reliable source of cash.

      5. When premium real estate properties and equities are selling for 10%-20% of their pre-crash valuations, I will begin buying. I won’t buy long-term bonds until the yields skyrocket; then I will jump in with all four feet.

      6. As the long-term shortage of commodities eventually re-asserts itself, then I (and my other Financial Power Elites cohort) will own most of what the world needs to function, including the Central State tax revenues which will increasingly be directed to making interest payments.

      7. I will be a strong supporter of food stamps and other low-cost rebellion-reduction programs, and « soft » and « hard » power to enforce my ownership of assets which I purchased.

      8. As interest rates rise, the U.S. dollar will strengthen, further increasing my purchasing power.

      9. I will oppose inflationary policies as needless reductions in my purchasing power. I don’t owe debt, I own debt as an asset.

      Bottom line: expect a crash in commodity prices and other asset bubbles, a much stronger dollar and rapidly rising interest rates. I am playing it as it lays, and this is precisely what I expect to unfold between 2010 and 2014.

  10. Le plan secret du Medef pour dynamiter la Sécu
    Laurent Mauduit

    Avec en vue la présidentielle 2012, le patronat part en guerre contre la Sécurité sociale. Mediapart dévoile la «position du groupe travail Santé» du Medef. Ce document confidentiel préconise de recentrer l’assurance maladie sur les gros risques, et de transférer les autres vers les organismes complémentaires ou le privé. C’est ce que le gouvernement a déjà entrepris, mais sans l’afficher.

    http://www.mediapart.fr/journal/france/141210/le-plan-secret-du-medef-pour-dynamiter-la-secu

    1. S’il faut en croire l’article – et comprenant gros risques comme équivalent à risques coûteux – cela reviendrait à appliquer à appliquer à l’assurance maladie la même potion que celle déjà administrée au service hospitalier.
      Cette pensée à elle seule rend la nouvelle crédible.

  11. Il faut aimer les riches, que ferions-nous sans eux ?
    S’ils sont riches, c’est qu’ils sont bénis de Dieu
    Toi aussi , tu peux devenir riche,
    Fais comme eux, et crois en Dieu.
    Le Seigneur donne à ceux qui le méritent
    N’est pauvre que celui qui le veut bien

    1. Il faut détester les riches, que ferions-nous sans eux ?
      S’ils sont riches, c’est qu’ils sont suppôts du Diable
      Toi aussi , tu peux devenir pauvre,
      Fais comme eux, et crois en Diable
      Le Seigneur donne à ceux qui le méritent
      N’est riche que celui qui le veut bien

    2. @Noux
      NB
      Je vous précise, ainsi qu’à Vigneron, afin d’éviter toutes erreurs d’interprétation préjudiciables à un enrichissement personnelle harmonieux, que mes degrés sont exprimés en Fahrenheit au dessous de Zéro.

    3. Il faut aimer les riches, que ferions-nous sans eux ?
      S’ils sont riches, c’est qu’ils sont bénis de Dieu
      Toi aussi , tu peux devenir riche,
      Fais comme eux, et crois en Dieu.
      Le Seigneur donne à ceux qui le méritent
      N’est pauvre que celui qui le veut bien

      Votre parole est pleine de bonté et de sagesse, elle n’incite pas mieux les personnes de condition modeste à en vouloir davantage aux gens riches,

      Hélas elle laisse encore croire et penser le même genre de choses dans l’esprit des plus pauvres d’une société,

      Comme si par exemple les gens les plus riches sur terre ou dans nos société étaient réellement bien des personnes exemplaires aussi bien en matière d’évolution que de religion,

      C’est pourquoi je ne suis pas trop d’accord avec vous lorsque vous laissez croire et penser n’est pauvre que celui qui le veut bien,

      Surtout en ce moment allez donc dire cela aussi à un autre petit pauvre orphelin de plus de l’Afrique, mais qui pense encore à eux de nos jours et dans ses coffres bien pleins en Suisse,

      Vous savez je ne crois pas non plus que cela soit réellement une bénédiction du ciel pour les gens les plus riches de ce monde bien au contraire hélas pour eux,

      Vous savez dans les écritures ce n’était pas toujours Job non plus qui déraisonnait le plus sur la pauvre condition matérielle de l’homme au sein d’une tribu,

      Enfin c’est comme tous ces gens riches de nos jours n’ayant pas non plus un seul dixième
      de spiritualité mais se permettant bien encore bien de donner des leçons de vie aux autres.

      Vous verrez la vie de l’homme dans l’histoire ne résumera pas toujours qu’à cela,

  12. Je lis en ce moment
    « Le renversement du Monde »
    d’Hervé Juvin,
    Hervé Juvin
    qui a une pensée proche de Marcel Gauchet dit wiki.

    Le thème de l’explosion des classes moyennes est très présent dans son récent ouvrage
    Le renversement du monde. Sa prose n’est pas rassurante.

    Il est aussi passé à France culture fin septembre
    Juvin à France Culture fin sept 2010

    1. Excellent lien hautement recommandable. Il est trop tard pour podcaster l’émission, mais encore temps de l’écouter et réécouter tant le réquisitoire de Juvin contre ce que je qualifierais (il ne serait sans doute pas d’accord) de dictature de l’économie -trop simpliste bien sûr, sa pensée est bien plus nuancée et argumentée- est implacable. Et au-delà contre la prédation intégrale -des hommes sur la nature et des hommes entre eux- initiée par l’Occident et étendue à l’ensemble de la planète. A quand un débat entre lui et Paul Jorion?

  13. Les néolibéraux ici au Québec critiquent les profits indécents des banques et l’endettement des ménages (+ 148 % au Canada) mais ont du mal à remettre en cause le capitalisme financier qui a développé ces pratiques, qui a creusé les écarts de revenus et qui a incité à la déréglementation. Étonnant, non ? La responsabilité incombe donc à l’État dépensier et aux consommateurs irréfléchis : http://descoteaux.argent.canoe.ca/general/banques-des-profits-indecents/

    1. Il est vrai que tout le monde n’est pas capable de faire le grand écart de plus, mais peut-être qu’un jour viendra les enfants des hommes grandiront enfin en maturité,

      En attendant vous savez ce qu’on dit à la télévision, dans les cours de récréation, en politique, comme dans les plus hautes écoles de commerce, c’est pas moi c’est l’autre,

      Soit par exemple c’est toujours intégralement les gens de l’état ou soit alors c’est toujours intégralement les gens du marché à vrai dire personne n’est responsable de rien aujourd’hui,

  14. Entretien avec Gérard Cornilleau, directeur adjoint au département des études à l’OFCE, centre de recherche économique de Sciences Po.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/15/la-crise-a-montre-qu-augmenter-les-hauts-revenus-c-etait-gaspiller-de-l-argent_1453974_3234.html#ens_id=1454023&xtor=RSS-3208
    j’ai appris ceci:
    « Cet endettement public, qui était indispensable, on ne pourra pas le résorber avant dix ou quinze ans. Donc on pourrait voir à moyen terme et envisager d’augmenter les salaires maintenant pour faire repartir l’économie. Mais là on se confronte à ce que les économistes appelle un

    « problème de cohérence intertemporel »

    : le temps du politique n’est pas celui de l’économie, il faudrait faire un plan cohérent sur quinze ans. Pas sur les deux prochaines années. »
    l’économie je vais finir par y prendre goût
    oppenheimer’s aria :: ryuichi sakamoto
    http://www.youtube.com/watch?v=uiys9UyCoFs&feature=related

  15. Brésil: les parlementaires augmentent leur salaire de 60% à 15.700 dollars

    Au Brésil, où le salaire minimum est de 300 dollars par mois, les députés et sénateurs ont voté mercredi une augmentation de 60% de leurs traitements, à 15.700 dollars, a annoncé le service d’information du parlement. Les parlementaires ont également voté une hausse de 130% des traitements des ministres et du président de la République afin de les porter également à 15.700 dollars par mois, a-t-on précisé de même source. Cette forte augmentation intervient au moment où le gouvernement a annoncé une réduction des dépenses publiques. Elle vise à aligner les traitements du législatif et de l’exécutif sur ceux du judiciaire, qui ont toujours été bien plus élevés. Le président Luiz Inacio Lula da Silva a ironisé sur cette augmentation controversée en affirmant que si l’on considère « le salaire d’un ouvrier tourneur (son ancienne profession), le salaire de président est très intéressant ». Lula a expliqué qu’il ne profiterait pas personnellement de cette mesure qui entrera en vigueur en février lorsqu’il aura passé la main à son successeur, Dilma Rousseff. « C’est le peuple qui devrait fixer les salaires des chefs d’Etat et des parlementaires », a protesté au cours du vote la députée socialiste et ex-maire de Sao Paulo Luiza Erundina. Le parlement brésilien a fait l’objet de plusieurs scandales de corruption et de malversations de deniers publics et est l’institution considérée la « moins fiable » par les Brésiliens, selon un sondage. (VAD)
    belga

    1. Je me suis voté une augmentation de 60% mais mon salaire reste le même !
      Ils ont de la chance ces politiques de pouvoir s’auto servir…..
      idem en France.

    2. Il semblerait que c’est à cela aussi que Berlusconi doit sa survie: si un gouvernement survit 2-3 ans les parlementaires sont assurés d’une retraire à vie !

    3. Et oui c’est un peu ça le bon souci de la politique de nos jours,

      Oh bien sur, c’est pas souvent montré en premier sur la plupart des affiches électorales
      de ce monde, ils ont d’ailleurs souvent qu’une seule parole à la bouche, votez pour nous,

      Comme ça la prochaine fois nous pourrons même davantage nous offrir un autre petit pécule avantageux pour nos vieux jours, parlementaires, sénateurs et autres, cela ne vous rappelle rien comme pareillement avec la grande Rome décadente d’autrefois,

      Quand la belle fiction du politique à l’image dépasse la réalité, je vous jure avec moi ce ne sera pas du tout la même chose qu’avec l’autre m’ayant souvent servi de premier modèle en matière de politique comme de démocratie.

      Faut bien qu’on en profite un peu et jusqu’au bout de la misère économico-sociale du peuple, sinon à quoi servirons-nous encore en matière de république.

      Et en plus après ils viennent vous dire et nous faire la leçon que nous les aimons plus du tout, faut pas trop quand même prendre les gens pour des cons à chaque fois !

  16. Dostoievski, Carnets :

    Solon a éparpillé la propriété à Athènes par une loi qui a interdit d’acheter sans limite de la terre dans les mêmes mains. La convention en France a divisé la grande propriété des émigrants et de l’Eglise en petits lots et s’est mise à les vendre du fait de l’incessante crise financière de la France à l’époque. Cette mesure a enrichi la France et lui a donné la possibilité 80 ans plus tard de payer 5 milliards. Mais, après avoir contribué à un bien-être éphémère, cette mesure a paralysé pour un temps épouvantablement long les aspirations démocratiques et étouffé la Révolution dans sa racine même, ce que, bien entendu, ne voulaient pas les révolutionnaires, mais il en fut ainsi, car l’armée des propriétaires s’était démesurément mulipliée et la domination sans limites de la bourgeoisie, le premier ennemi du démos, avait débuté. Sans cette mesure, en aucun cas la bourgeoisie n’aurait pu se maintenir aussi longtemps à la tête de la France.

    … et si les bourgeois ne font pas de concessions à temps, des évènements terribles se produiront. Mais ils ne cèderont pas à temps, ils ne cèderont même jamais sur rien, et voilà ce qui attend la France… La france seulement ? (p72)

    1. @timiota

      Merci, j’écoute Juvin du coup.

      Dostoievki est un penseur déchiré, entre ses contradictions qu’il ne nie pas. Profonde pensée politique finalement.

  17. Rien ne baisse mais tout augmente tous les jours,

    Toutes les semaines, tous les mois, tous les ans. Je ne suis même pas sur de pouvoir garder plus longtemps mon même standing de vie pour demain,

    C’est sur il va falloir que je fasse moi aussi et comme tant d’autres de plus de sérieuses coupes sombres dans mes dépenses de fonctionnement,

    En m’attaquant dorénavant par exemple et en ricochet à mes premiers besoins vitaux en matière de consommation, d’habillement, de chauffage, de déplacement, de communication, de vacances, de loisirs, ma free-box demain hop par la poubelle,

    De toutes façons faut voir ce qui est montré de nos jours à l’antenne, tout le monde n’a pas non plus le même salaire, vous verrez un jour où l’autre il ne sera même plus possible de pouvoir mieux vivre modestement sans s’endetter,

    A moins bien sur de pouvoir encore faire parti des quelques rares chanceux du CAC40, remarque c’est pas plus mal, si cela peut déjà permettre au monde de pouvoir mieux apprendre à vivre et à penser déjà sans tout ce superflu,

    Bref merci encore à nos premières élites mondiales.

    1. vous verrez un jour où l’autre il ne sera même plus possible de pouvoir mieux vivre modestement sans s’endetter,

      Jérémie,
      C’est exactement le but de leur « jeu », auquel je ne veux pas jouer ….
      Car se soigner, se loger, se nourrir, le plus frugalement possible, voudra dire d’endetter …( avec les assurances à l’US way of non-life , entre autre, qu’ils nous pondent ….), et les loyers qui montent, qui montent …la spéculation sur l’immobilier a été la première plaie qui nous a atteints en France …et, cela continue …)

      A moins d’un regroupement des Peuples rincés jusqu’à l’os …

  18. – Taxez les riches jusqu’à la moelle, imposez un salaire maximum pas trop éloigné d’un salaire minimum, supprimez définitivement tout héritage, détruisez le luxe (vous avez mon soutien et mon vote) mais surtout ne vous illusionnez pas en croyant que cela règlera le fond du problème. Le débat préhistorique sur la lutte de classes nous promet une chose, ne pas parler de la vérité qui dérange le plus car elle nous confronte tous à notre part de responsabilité individuelle. Et pire, le débat sur la lutte de classe repousse tout le monde dans ses retranchements et nous mène à terme vers un lynchage généralisé de tout un chacun qui aurait plus qu’un autre, qui aurait un jour eu plus qu’un autre ou qui aurait un jour eu plus de pouvoir qu’un autre, en gros n’importe qui. Ce débat nous promet le pire car il surfe sur la frustration et on en a eu un avant goût hier en Grèce avec l’agression d’un ancien représentant du peuple.

    – Entendu dans ‘Ce soir où jamais’ du mardi : En France, ces dernières années l’écart entre les 1% les plus riches et les 1% les plus pauvres s’est creusé et les l’écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres s’est résorbé. Ce sont des chiffres d’accord … cela peut vouloir dire bien des choses … mais je ne vois pas beaucoup d’hélico privés en Europe. Les riches ne seraient pas plutôt à Dubaï.

    1. Tissu de contre-vérités, d’énormités, de mensonges opportunistes et partisans pour votre « cause » qui n’est qu’un totem fantasmatique et eschatologique de plus. Vous ne raisonnez pas vous incantez. Vous êtes en contradiction avec tous les discours et raisonnements portés par Jorion et les blogueurs ici. Vous êtes définitivement hors-jeu, sourd et aveugle que vous êtes à toute argumentation, démonstration, évidence exposées ici, rappels à l’ordre personnalisés de Jorion à l’appui. Si seulement vous étiez muet enfin, on aurait la paix et ça désodoriserait le blog des effluves pétrolapocalyptiques que vous y disséminez généreusement.
      Le prophète peakole, derrière un billet pareil, il fait profil bas, il s’écrase, il se planque. S’il a un minimum de jugeote et de décence. Il en rajoute pas une couche pour toucher l’infâme.

      Ce que vous faites ici allègrement. Je vous plains d’habitude. Et vous supporte. Aujourd’hui je vous méprise. Et vous le dis.

    2. Y ratisse large votre enjambeur incantatoire Vigneron !
      Pourquoi tant de haine du PK ……. Oil.
      Souffrez ma remarque, et laissez décanter.

    3. ça veut dire nivellement par le bas sauf pour la nouvelle aristocratie des 1%, les 10% plus riches commencent à cotiser aux 1% plus riches comme les autres.

    4. @vigneron. Si vous trouvez que j’ai dépassé les bornes veuillez m’en excuser. Ma vision est ce
      qu’elle est, elle est minoritaire et je pense qu’elle à sa place ici, mais peut-être je me trompe.

      @tous. Si quelqu’un d’autre pense comme Vigneron que je pollue le débat plus qu’autre chose, qu’il veuille bien me le faire savoir, je prendrais soin de m’effacer pour éviter de polluer la réflexion qui a lieu sur le blog de Paul. Merci d’avance d’oser le dire.

      Denis

    5. @ Peak Oil 2008

      Votre vision de la finitude du pétrole est partagée par de plus en plus de monde, le problème, c’est que la plupart ne peuvent envisager de changer de posture.
      La technique qui résoudra les problèmes est la posture la plus commune.
      Qu’on solutionne le problème financier d’abord et l’intendance écologique suivra est la position officielle de ce blog.
      Et bien ce n’est pas comme cela que ça fonctionne.
      Le système de création des richesses et de sa distribution, en tenant compte de la finitude planétaire, a autant d’importance que le système financier et les solutions doivent venir, il me semble, d’une réflexion globale.
      C’est fini le temps où on pouvait résoudre les problèmes les uns après les autres.
      Pour se sortir de ces amats de crises, il faudra à mes yeux que des solutions soient établies à tous les niveaux en prenant chacun notre part de responsabilité.
      En commençant par s’informer au sujet du monde dans lequel on vit, ce que je fait en suivant ce blog très intéressant mais un peu élévé pour mon niveau littéraire.
      Ceci dit je pense que beaucoup de personnes d’un niveau littéraire élévé devraient descendre de leur piedestal et venir voir ce qu’on fait en bas, elles seraient étonnées.
      Personnellement, je ne cultive pas le malthusianisme, je préfère rester positif malgré les énormes difficultés qui nous attendent.

  19. Si on continue comme cela, nous allons « tout droit » vers une « Ploutocratie Mondiale » , Un MONDE où 10% de Riches tiendront en esclavage 90% de Pauvres. Alors qu de progrès depuis 1789.!!!.

  20. Merci à chacun de laisser son pedigree aux vestiaires saul utilité spécifique et de ne pas multiplier les noms d’url genre lemonde/… et les particules : ./. de sciences P . MAB

  21. Dettes, Crédits et Inflation «Muy caliente», l’Amérique du Sud

    Bond de 55% de la Bourse au Pérou. Inflation de 30% en Argentine. Sur le plan économique, il fait chaud en Amérique du Sud. Mais c’est le Brésil surtout qui donne des sueurs.

    PLUS DE CHALEUR EN SUIVANT :

    Les climatiseurs et les frigos sont en solde sur les sites web des détaillants brésiliens ces jours-ci, alors qu’un été torride s’installe au sud de l’équateur.

    Pour attirer les clients, les commerçants ne manquent pas d’offrir diverses formules de financement – le nouveau sport préféré du pays après le football.

    Le crédit augmente plus vite que le mercure au Brésil. Par exemple, le nombre de cartes de crédit en circulation, qui était de 28 millions en 2000, atteignait 154 millions au dernier décompte. Et la valeur des transactions «plastique» a été multipliée par sept, à environ 310 milliards de reais (186 milliards de dollars canadiens), selon les données officielles.

    L’économie du Brésil, l’une des plus florissantes du monde, croît de près de 7% annuellement. La confiance règne dans la population, qui a pris goût à la consommation. Cependant, le gros appétit des Brésiliens alimente l’inflation, laquelle atteindra les 6% à la fin de l’année, selon Goldman Sachs.

    Inquiètes, les autorités monétaires viennent donc d’annoncer des mesures sévères pour éviter une surchauffe, comme celle qui a plongé le pays en crise durant les années 90.

    La banque centrale du Brésil a ainsi relevé le taux de réserves obligatoires des banques pour brider le crédit et l’inflation. La mesure provoquera le retrait du marché de 36 milliards DOLLARS US autant d’argent qui n’aboutira pas dans les poches des emprunteurs.

    La banque centrale (BC) du Brésil a annoncé vendredi le relèvement du taux de réserves obligatoires des banques pour brider le crédit et l’inflation dans le géant sud-américain dont l’économie décolle au risque d’une surchauffe. La part que les banques devront déposer auprès de la BC passera de 15 à 20% sur le long terme et de 8 à 12% pour le reste.

    La mesure devrait provoquer le retrait du marché d’environ 36 milliards de dollars (27,3 milliards d’euros).

    La banque centrale du Brésil avait baissé le taux de réserves obligatoires lors de la crise financière et économique de 2008, afin d’augmenter les liquidités. « L’action de la banque centrale a pour but d’aider à préserver le bon moment de croissance de l’économie en conservant un volume équilibré de crédit et en aidant à contrôler l’inflation », constate l’économiste en chef de l’agence de qualification Austin Rating, Alex Agostini.

    Le Brésil devrait connaître une croissance comprise entre 7,5% et 8% en 2010, a annoncé début novembre le ministre des Finances, Guido Mantega.

    Cette belle reprise est paradoxale car elle s’accompagne d’une hausse de l’inflation. Les marchés pensent que les prix augmenteront de 5,5% cette année, soit un point de plus que l’objectif officiel. « Cette mesure renforce l’engagement de contrôler l’inflation », a ajouté l’économiste.

    « Au cours de la première réunion de 2011 du Comité de politique monétaire de la banque centrale, elle se verra obligée d’augmenter les taux d’intérêt » pour compléter les mesures de contrôle de l’inflation, a estimé pour sa part l’analyste Roberto Troster.

    Faillites bancaires?

    Techniquement, l’endettement des Brésiliens n’est pas encore alarmant. La part du crédit dans l’économie a plus que doublé, passant de 22% du PIB en 2002 à 47% actuellement. Mais dans les pays développés, on est habitué à des taux de 100% ou même plus.

    Or, c’est le rythme de croissance qui est inquiétant, car le rapport crédit/PIB au Brésil atteindra 60% d’ici trois ans, selon des experts.

    Une alarme a sonné, le 10 novembre, lorsque la Banco PanAmericano, de São Paulo, a été sauvée in extremis de la faillite par une injection de fonds publics. Comme d’autres banques, PanAmericano a profité du boom du crédit, mais ses ennuis ont commencé lorsque les paiements en défaut dans son portefeuille de prêts ont atteint un taux de 20%.

    Les autorités maintiennent que PanAmericano est un cas isolé, notamment parce que la banque est sous enquête pour de présumées manipulations comptables. Or, le doute s’installe.

    «Ce qui est inquiétant, c’est que des millions de consommateurs affamés arrivent sur le marché sans information sur le bon usage des cartes de crédit», déplore un responsable du syndicat des employés de la banque centrale du Brésil, cité récemment par le Financial Times.

    Une situation d’autant plus inquiétante que le coût du financement, offert par les commerçants, peut dépasser les 90% par an, selon l’ANEFAC, association du secteur financier.

    En moyenne, les Brésiliens doivent vivre avec un taux d’intérêt de 40% sur un prêt personnel, selon la banque centrale. Preuve que le crédit au Brésil peut vite devenir une bête impossible à maîtriser.

    L’Argentine brûle

    Deuxième économie en importance du continent, l’Argentine présente également un bilan paradoxal en cette fin d’année.

    Sortie d’une terrible crise financière qui a mis son système bancaire et son économie à genoux à la fin des années 90, l’Argentine rembourse graduellement ses dettes à l’étranger et a retrouvé le chemin de la croissance.

    Mais cette renaissance se nourrit, en bonne partie, de la politique hyper expansionniste de la banque centrale, qui inonde le marché de pesos. En découle une inflation prévue de 25% cette année et de 30% en 2011, selon le Crédit Suisse. Cela est bien au-delà de la croissance économique (9% en 2010 et 5% en 2011).

    Comme au Brésil, le gouvernement a promis de s’attaquer à la menace inflationniste en Argentine. Mais certains doutent de la volonté politique sur l’ensemble du continent. «Leur feuille de route n’est pas très bonne», rappelle Goldman Sachs dans un commentaire financier.

    À tout le moins, le taux directeur au Brésil – déjà à 10,75% – devrait grimper de 1% en 2011, selon des experts, augmentant le coût déjà élevé du crédit. La fête tire donc à sa fin pour les consommateurs trop gourmands de Rio de Janeiro ou de São Paulo. Mieux vaut acheter ce joli frigo tout de suite.

    Richard Dupaul La Presse DEC10

    http://lupus1.wordpress.com/2010/12/15/dettes-credits-et-inflation-%C2%ABmuy-caliente%C2%BB-lamerique-du-sud/

    1. La « surchauffe », comme il fait 3 degrés en ce moment pourquoi pas ?

      Cet article fourmille d’idées préconçues stupides et non démontrées à propos de l’inflation, de type monétariste. L’inflation par les coûts telle que nous la subissons arbitrairement sur l’électricité est malsaine, mais cet exemple reflète l’exception qui confirme la règle. La règle générale est l’inflation par a demande, et en ce cas l’inflation élevée traduit le niveau élevé de la demande solvable autrement dit de la richesse largement partagée du pays.

      La « surchauffe » c’est quand on goudronnera et plumifiera les rédacteurs de tels articles.

    2. Pas d’accord.
      L’inflation par la demande solvable ne veut rien dire, pas plus que ne pas tenir des actifs immobiliers dans l’inflation, vous rappelez vous de l’Irlande, de l’Islande ?
      La solvabilité est elle aussi soumise à fluctuation
      Qu’est ce qui vous fait croire que les français solvables d’aujourd’hui le seront demain ?
      Le fait qu’ils soient en CDI ?
      Mais pôle emploi est déjà remplit de gens qui furent en CDI.
      Le fait qu’ils soient mariés ?
      Combien de divorces et de précaires ensuite?

      L’économie n’est en rien une science exact, alors un peu d’humilité vous aussi, car des grandes thèses qui s’affrontent nulle de détient la vérité.
      Commençons donc par supprimer l’économie et inventer autre chose qu’une société d’épiciers devaient multinationales et là nous aurons fait un grand pas…

  22. Pour revenir sur le sujet. Car en fin d’article, il semble que ça parte dans tous les sens.

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/le-deficit-des-comptes-courants-se-creuse-aux-etats-unis.html

    « Il s’agit du cinquième trimestre consécutif d’aggravation de ce déficit, a précisé jeudi le département du Commerce, qui ajoute qu’il s’agit du plus important déficit, en termes de pourcentage de PIB, par rapport à celui du quatrième trimestre 2008. »

    Ils vont avoir besoin de plus de 600 milliards, à ce tarif.

    Quelqu’un a vu Onubre, ou est-il toujours évanoui..??

    1. En général mon général un beau feu d’artifice ça part dans tous les sens même aux US, tu ne va quand même pas commencer toi aussi par te conduire comme certaines agences de notation
      surtout envers le plus grand pays au monde, ou seul l’argent est roi, dirige et pense à ta place.

  23. Moody’s envisage d’abaisser une nouvelle fois la note de la Grèce

    jeudi 16 décembre 2010, 17:59
    L’agence de notation Moody’s Investors Service a annoncé jeudi qu’elle envisageait d’abaisser une nouvelle fois la note de la Grèce, déjà très basse à « Ba1 », en raison des difficultés rencontrées par ce pays européen pour réduire sa dette

  24. Invitée de l’émission Ce soir ou jamais, sur France 3, le 13 décembre dernier, Marie-France Garaud, l’une des grandes égéries politiques de la France (elle passait pour « l’éminence grise » des gouvernements Pompidou et Chirac) a tenu sur l’Allemagne des propos qui tranchent singulièrement avec le ronron ambiant. Aucun des hôtes de Frédéric Taddeï n’a osé l’interrompre. En voici l’essentiel, in extenso.

    C’est l’Allemagne qui a demandé la création de la monnaie unique pour des raisons de politique intérieure

    « N’y aurait-il pas une autre logique que la nôtre, que celle que nous voulons voir ? Pourquoi pas ? Je n’ai pas un raisonnement d’économiste, mais j’essaie d’avoir un raisonnement politique. Il faut se souvenir que c’est l’Allemagne qui a demandé la monnaie unique. On nous serine le contraire, mais c’est faux. C’est le Chancelier Kohl qui, au moment de la réunification, a d’ailleurs écrit une lettre à François Mitterrand, qui était alors président du Conseil européen, pour lui demander de le voir avant le sommet de Dublin parce qu’il avait besoin de l’union politique et monétaire le plus rapidement possible pour des raisons de politique intérieure. On est donc amené à se demander quelles étaient ces raisons.

    Si on considère l’histoire ancienne et récente de l’Allemagne par rapport à celle de la France, on voit bien que nous sommes dans une situation dissymétrique. La France est un État constitué depuis dix siècles, l’Allemagne n’a pas eu d’État entre Otton Ier et Bismarck (850-1862, NDLR). Les Reich successifs n’ayant pas très bien réussi (par la guerre, NDLR), on peut considérer que les Allemands souhaitent constituer un Etat dans la paix, ou plus exactement sans la guerre. Et pour constituer un Etat dans la paix, il leur est nécessaire de réaliser une structure plurielle.

    Car l’Allemagne est plurielle : entre la Prusse, la Bavière, les pays rhénans, il y a des différences beaucoup plus lourdes qu’entre les provinces françaises, il faut donc qu’il y ait entre elles un élément structurant. On peut imaginer que cette structure plurielle est celle de l’Europe fédérale, et que l’élément structurant est la monnaie unique. »
    Les Allemands ont créé une monnaie qui correspond à l’espace historique de la Germanie

    « Ils ont fait tout ça pour une Europe qui comporte les pays qui correspondent, en gros, à l’espace historique de la Germanie. Je ne pense pas que ce soit absurde, ce que je dis là. Au moment où l’euro a été créé, ils abandonnaient le mark, mais ça valait bien un petit sacrifice, c’est-à-dire de créer une monnaie qui s’appliquait à cette Europe-là.

    Le ministre des Finances allemand d’alors avait d’ailleurs dit : « Ah non, pas les pays du club Med ! » Signe que l’euro était construit pour une Allemagne comportant la France, les pays du Benelux et les pays d’Europe centrale bien sûr. C’est Monsieur Romano Prodi, qui a été un détestable président de la Commission mais un excellent président du Conseil à l’époque, qui a fait rentrer l’Italie à coups de pieds dans le derrière dans l’euro, car il savait pertinemment que si l’Italie n’entrait pas dans l’euro, elle se couperait en deux, comme elle l’avait fait aux temps très anciens des partages de l’Empire de Charlemagne. Et c’est ainsi que les pays du Club Med sont entrés dans l’euro, mais cette monnaie unique n’était pas conçue pour eux. »
    L’Allemagne retrouve son tropisme historique vers l’Est. La réunion avec la Pologne et la Russie s’est faite à Paris la semaine dernière.

    « Si cette idée, que je schématise abusivement pour les besoins de la discussion, correspond à un plan allemand, il ne faut pas s’étonner de ce qui arrive. L’Allemagne n’a pas l’intention de soutenir les pays avec lesquels elle ne partage aucune solidarité politique, économique ou régionale. D’autant que ceci se passe à un moment où le basculement vers l’Asie est véritablement patent, visible, criant, massif, et où, par conséquent, l’Allemagne retrouve son tropisme historique vers l’Est. Enfin, ça se passe sous nos yeux ! La réunion de l’Allemagne, la Pologne et la Russie s’est faite à Paris la semaine dernière. On a fait l’hôtel. Ce n’est là qu’une politique germanique classique (au sens d’impérialisme, NDLR). Ça ne veut pas dire qu’elle ne veut pas que la France soit dans cette Europe-là, mais l’Allemagne n’a pas du tout envie des pays du Club Med. Le projet de l’Allemagne pourrait être de garder les pays qui l’intéressent et de trouver les mécanismes, sans être trop sauvage, qui amènent à terme à des limitations de capacité pour les pays du sud, de sanctions, de privation des droits, etc. »
    Pourquoi avons-nous été assez stupides pour aliéner notre souveraineté ?

    « Nous sommes devant une opération gigantesque, massive (…) Ce qui gêne la France, dans cette situation, c’est un problème juridique. L’Allemagne est restée souveraine. La cour de Karlsruhe est garante de la souveraineté allemande. Elle le dit expressément dans toute une série d’arrêts. Et pendant ce temps-là, nous, comme des imbéciles, il n’y a pas d’autres mots, nous avons aliéné notre souveraineté dans les traités européens. Mais pourquoi ? C’est véritablement incompréhensible. Comment prétendre être le pays le plus intelligent du monde et se conduire d’une manière aussi stupide ? »

    1. On ne peut pas dire que ce soit faux… D’où l’idée d’éjecter l’Allemagne de l’Euro pour créer un EuroMark et un EuroSud basé sur d’autres principes.

  25. Signalons toutefois, que le profit des riches est quasiement fait sur la dette de tous et des états, ce qui de fait n’est qu’une pyramide de Ponzy imbécile…Du Madoff sophistiqué.
    Obama et l’Europe ne faisant qu’alimenter cette pyramide, car les « intrant » (sic!) ne sont désormais pas assez nombreux pour faire vivre le systéme…
    C’est comme ces microbes qui se développent de manière exponentielle dans une boite de Pétri et qui disparaissent subitement par manque de nourriture…

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