146 réflexions sur « POUR LE PLAISIR »

  1. …En attendant…De mémoire d’humain…Je ne connais qu’un seul nom répondant à la multiplication des petits pains…C’est Jésus Christ…On n’a pas fait mieux depuis…Et qu’en à l’euro…la transfiguration du 1=6,5 quelque chose n’est qu’une mauvaise copie…Nous verront se que l’avenir retiendra pour mieux…Mais, je parie déjà sur J.C, sans aucune hésitation (si toutefois le mot « pari » reste encore utilisable, par ces temps de mauvais joueurs et de tricheurs)…Donc, ceci explique peut-être cela.

  2. J’ai du mal à comprendre les pisse-vinaigres anticléricaux primaires…
    La laïcité ne dispense pas de la culture ni de l’esthétisme.
    La démarche de cette chorale parvient à créer la surprise et l’émerveillement malgré que l’air est archi-connu. Bravo!
    En France, à part tout rollériser en se « réappropriant l’espace public », on est incapable de réhausser le niveau en matière culturelle

  3. Les « fils de lumière » balbutient la couleur du son « magique » en brailles profanes…..

    La couleur est par excellence la partie de l’art qui détient le don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité.
    [Eugène Delacroix]

  4. @idle
    Si, internet.
    Quand on partage un bien matériel, il diminue n’est-ce pas Sylvain? Que pensez-vous de la multiplication de Wikileaks? D’où vient l’idée des gens de s’approprier l’espace public? Mais rassurez-vous, grâce à la France des droits d’auteurs, les Mormont guidés par les voix d’outre-tombe des pédophiles du Vatican sans préservatif vont bientôt le crucifier.

    1. « Aaalllez allez mééssieudame, on leve les bras bien haut et on vote UMP »…
      Philippe Murray, tu nous manque…

  5. Zut ! un concert gratos à la gare centrale, et j’ai loupé ça. Il n’y en aurait pas un programmé aux Guillemins ? Il fait trop froid sans doute dans ce grand machin ouvert aux courants d’air… J’aime bien ces initiatives, ça change un peu de la morosité habituelle, et accessoirement de la malbouffe ou du retard des trains 😉
    Je suis laïque aussi, mais si on devait supprimer toutes les oeuvres d’art ayant trait à la religion, ça ferait une « sacrée » coupe dans l’histoire de l’art. Et tant qu’à faire, je me dis que, quelques soient les motivations (sans doute publicitaires) initiatrices de ces manifestations, c’est une chance de plus de faire entendre autre chose que ce dont on bassine les gens la plupart du temps dans les espaces publics.
    Merci Monsieur Jorion 😉

    1. Les artistes ne sont pas responsable du fait que la société ne leur accorde du bout des doigts que les supports qu’elle veut, encore moins quand elle impose les sujets d’expression.

      L’art ayant trait à la religion était le seul qui permettait aux artistes de survivre à cette époque. Il est aussi aberrant de le détruire que de lui donner un « marché » et une valeur extravagante… une valeur qui augmente en fonction des années qui séparent l’artiste de son oeuvre comme par hasard. On en est encore là aujourd’hui.

      Pourquoi croyez-vous que nous nous battons contre les multinationales pour la neutralité du net et contre la propriété intellectuelle? Nous n’avons pas le droit d’explorer les supports immatériels sans demander la permission. Nous sommes toujours et encore obligés de crever la dalle pour exister; et dans un tout petit coin.. ne surtout pas se plaindre de ces mauvais traitements et accepter de s’entendre dire que la France est culturellement à la ramasse.

      Si vous acceptez l’idée que le droit d’auteur n’a pas été revendiqué par les auteurs, vous comprenez bien que ces concerts sauvages n’ont pas le droit d’exister sans l’accord des majors qui dépossèdent les artistes du droit de décider d’être diffusé ou non. Ces gens du « broadcast » ont droit de vie et de mort sur nous. Mais on s’en passe figurez-vous. On a arrêté d’être polis.

      On les affronte, on est déjà plusieurs fois rentré dans leur gros lard et ils finiront pas s’écraser avec leur tas de lois débiles.

    2. @ Miluz

      « L’art ayant trait à la religion était le seul qui permettait aux artistes de survivre à cette époque. »

      Vous connaissez mal l’histoire de l’art en général et de la musique en particulier. Vous confondez le Moyen Age avec le Baroque. Et avec Haendel vous tombez mal: non seulement il a été un grand compositeur mais aussi un important producteur de spectacles:

      « Il participa à partir de 1719 à la création de la Royal Academy of Music, société dont le but était de monter des opéras à Londres. Sa première académie dura de 1720 à 1727 et prit place au King’s Theater de Haymarket. Il en fut le directeur musical et se rendit sur le continent pour embaucher des chanteurs de talent. Après des débuts triomphants, Haendel affronta la venue d’un rival qu’il avait bien connu en Italie : Giovanni Bononcini. La concurrence fut vive, Haendel produisant à cette époque de nombreux chefs-d’œuvre (notamment Giulio Cesare, Tamerlano, Rodelinda) et tourna à son avantage avant que les difficultés financières ne s’accumulassent, entraînant la fermeture de l’Academy à la fin de la neuvième saison. […] Il remonta en 1729, presque seul, une seconde académie qui fonctionna jusqu’en 1732, avant de sombrer elle aussi dans les difficultés financières bien qu’il multipliât créations et reprises d’œuvres déjà consacrées. Ce fut en juin- juillet 1730 qu’il retourna à Halle pour y voir une dernière fois sa mère devenue aveugle, qui mourut peu de temps après. Mais il ne put se rendre à Leipzig, sur l’invitation de Johann Sebastian Bach ; les deux grands compositeurs ne se connurent jamais. […] En 1733, il fonda une troisième Academy qui ne dura que trois ans, nonobstant l’énergie dépensée par le compositeur pour multiplier les nouvelles créations qui obtenaient parfois de grands succès. Il fut en effet confronté à la concurrence du Nobility Opera, animé par deux compositeurs, Hasse et Porpora. Difficultés financières, mésententes entre artistes, coteries provoquèrent la fin de cette entreprise de même que celle du Nobility Opera. […] Haendel continua à composer, à exécuter et faire représenter des opéras, des concertos grossos, et il commença à exploiter la veine des oratorios, avec Saul et Israel in Egypt. En intermède de ses oratorios, il exécuta ses concertos pour orgue, forme originale qu’il mit au point. Ses concertos « rencontrèrent un éclatant succès. […] Il continua à composer de nombreux chefs-d’œuvre, dans le domaine de l’oratorio comme dans celui de la musique instrumentale. La Musique pour les feux d’artifice royaux (Music for the Royal Fireworks) est l’une de ses œuvres les plus connues et les plus populaires. Composée en 1749 pour célébrer le traité de paix mettant fin à la Guerre de succession d’Autriche, cette musique fastueuse est emblématique de l’art de Haendel. […] À la mort de Haendel, sa fortune était évaluée à 20 000 £, somme considérable pour l’époque. » (Wikipedia)

  6. L’on chante le Christ dans une galerie marchande mais l’on refuse aux musulmans le droit de prier dans les rues ou de s’afficher en burka dans l’espace public.

    A part ça tout cela est d’un très mauvais goût, déplaisant même. La musique n’y gagne rien quelqu’un a évoqué la danse des canards et effectivement cet Haendel à l’air d’avoir été intoxiqué par des hamburgers.
    La messe dans ce clip prend un air de comédie musicale .
    Quant à la religion si certain en voit des traces c’est certainement qu’ils sont sensibles à l’homéopathie. A part ça, c’est la fête au mauvais goût américain, les consommateurs sont ravis d’être dérangés dans leur mangeoire.
    Rihanna au moins ne prétend pas à Dieu, mais sa musique garde, elle, des traces du peuple dont elle est issue et c’est pourquoi elle est si populaire. Je ne parlerais pas de Eminem qui a l’air d’un comique troupier.
    Monsieur Jorion j »admire votre oeuvre théorique mais pas vos goôts musicaux. Ce clip vous a fait marrer et c’est ce que j’aurais peut-être fait aussi si la religion ou la musique et même la Beauté n’avaient été évoquées par quelques intervenants à propos de cet Haendel domestiqué et mis à la portée des ploucs américains.

    1. bonsoir cher k aboul

      Pourquoi croyez vous que Mr Jorion dis être athé?(non croyant ,si vous préférez?)
      C’est juste pour permettre la diversité et en même temps l’enrichissement de la pensée de chacun de nous,croyant ou pas.
      votre conception du mauvais gout est tout à fait légitime et personnelle.
      Je suis très heureux de votre intervention dont je ne partage pas toute la musique que Haendel et d’autres nous on laisser en héritage,
      merci de participer avec nous pour un monde de compréhension.

    2. Apparemment les interprètes de la chorale donne l’impression de se faire plaisir et l’auditoire n’a pas l’air de subir une torture…par conséquent, voyez-vous une raison vraiment valable de vous indigner ?

      La musique n’y gagne rien !? Et alors ? Nulle musique n’est réservée à un lieu spécifique et encore moins à une élite.
      La musique gagne-t-elle plus a être interprétée devant un parterre de pseudo esthètes guindés s’étant acquitté d’un droit d’entrée exorbitant ?

      Faut-il être Haendel pour apprécier un morceau d’Haendel ?

      Et le blues, faut-il être noir et esclave dans une plantation de coton pour le chanter et/ou l’apprécier ?

      Non…bon alors. 😉

    3. mis à la portée des ploucs américains.

      Auriez-vous une vision élitiste de la musique classique? Devrait-elle être réservée à un auditoire compassé seul détenteur d’un bon goût supposé? En quoi Haendel est-il domestiqué? En quoi le fait de le jouer dans un temple de la consommation serait-il le comble du mauvais goût, d’autant plus qu’ici, l’objectif n’est pas de faire consommer plus, mais de créer un moment de joie et de convivialité trans et supra individuelle dans un grand partage collectif?

      J’avoue ne pas bien comprendre vos diverses positions, ni ce mépris pour ces soi-disants « ploucs » qui ne mériteraient pas d’entendre du Haendel.

      L’on chante le Christ dans une galerie marchande mais l’on refuse aux musulmans le droit de prier dans les rues ou de s’afficher en burka dans l’espace public.

      Vous faites une confusion entre « acte militant ostentatoire » et « simple prosélytisme musical ».
      Le Messie fait partie des grandes oeuvres du répertoire musical occidental, au même titre que la Messe en si mineur de Bach, la 9ème de Beethoven ou les 4 Saisons de Vivaldi. Dans cette vidéo, je ne pense pas que l’objectif soit de faire du prosélytisme religieux, mais du simple prosélytisme musical. De la même façon, ils auraient pu chanter le choeur « Noi siamo zingarelle » de La Traviata de Verdi, l’effet eut été le même. Avec la musique, nous sommes dans un au delà des mots, un contexte particulier dans lequel leur sens littéral perd tout sens. La musique a justement vocation à nous délivrer du sens des mots pour nous faire découvrir en nous-même d’autres horizons, d’autres continents. Comme l’a si bien dit Wagner lui-même, le pouvoir de la musique commence là où s’arrête celui des mots. Que les paroles fassent référence au Christ ou au bistrot du coin de la rue, cela n’a que peu d’intérêt. Boucourechliev dans « Le langage musical » insiste justement sur le fait que dans la polyphonie vocale le sens du texte se perde instantanément. Il n’y a donc ici nul acte militant, nul prosélytisme religieux, juste la volonté de partager une joie commune en s’appuyant sur une des fonctions essentielles de la musique : son principe unificateur parfaitement mis en lumière en neuropsychologie par Isabelle Péretz.
      Il faut arrêter de voir le mal partout et de tout rationaliser.

      Lâchez prise, mettez de côté votre raison et écoutez simplement sans préjugés et sans a priori. Peut-être que comme Schopenhauer l’a écrit, vous percevrez derrière cette musique l’essence du monde.

    4. @ K abouli
      Vous dites express des énormités pour décourager toute réponse? Ceux qui vous répondent ont bien du mérite, je trouve.

      « cet Haendel à l’air d’avoir été intoxiqué par des hamburgers »
      « La messe dans ce clip »
      « c’est la fête au mauvais goût américain, les consommateurs sont ravis d’être dérangés dans leur mangeoire »
      « cet Haendel domestiqué et mis à la portée des ploucs américains »

      Et c’est vous qui parlez de « très mauvais goût »?

      « Comment peux-tu dire à ton frère : frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? » (Luc, 6, 41)

    5. Monsieur jean luc ..une petite remarque

      La musique n’est pas à mon avis du moins un au-delà des mots – expression rabâchée – mais en deçà. La musique nous ramène plus certainement aux sons qui ont précédé les mots . je n’ose d’ailleurs les nommer mais je pense qu’elle a à voir avec l’enfance et en écho avec ce qui précède la vie proprement dit. Ce qui m’y fait penser c’est que votre définition se contredit elle-même, les mots ne peuvent pas exprimer un au-delà mais ils peuvent certainement plus logiquement nous rappeler les sensations qui les ont précédés. La musique est donc plus vraisemblablement rappel des cris et babillages dont les mots gardent la trace et la magie. La musique est plus vraisemblablement le souvenir du paradis des temps ou les besoins animaux étaient reconnus. Du corps avant le dressage et donc de l’évocation de la danse et de la transe enfantine.
      Le cerveau dans tout cela n’a rien a voir pourquoi d’ailleurs chercher un sens dans le cerveau alors que le sens est social et se fabrique hors de celui-ci. Cette référence à la biologie même supérieurement équipée n’est pas sans rappeler d’autre temps ou le crime était lisible dans des bosses.
      Vous comprendrez donc que je ne veuille pas oublier ma raison puisque mon enfance y est inscrite parce que cette musique parle de l’enfance de la raison et de sa formation.

      Ça mis à part je considère toujours comme parfaitement inconvenant de jouer une musique que l’on pense appartenant aux grandes œuvres de la musique occhiedentale pour narguer en l’élevant le classe moyenne satisfaisant ses besoins, le nez dans sa mangeoire en carton. D’ailleurs Il en a connut d’autres qui voulait son bonheur et son élévation et il sourit placidement car il a vue les caméras braquées sur lui. Le plaisir qui s’exprime ici est celui du plaisir de voir ou plutôt de mettre en scène » popu  » contraint à écouter la petite étudiante propre sur elle beuglant Haendel et d’abandonner pour quelque temps la féline Rihanna.
      Monsieur Pablo votre sureté qui n’est pas sans rappeler les vérités pontifiantes asséner quotidiennement sur France musique ne devrait pas aller jusqu’à décourager ceux qui y répondent car de ce fait vous y répondez et qu’à trop vouloir prouver c’est l’inverse qu’on peut deviner.. Vous avez le droit d’aimer les comédies musicales religieuses mais j’ai le droit de pouffer et d’y distinguer LA-AUSSI le capitalisme à l’agonie surtout comme je l’ai indiqué en lisant vos commentaires.

    6. L’on chante le Christ dans une galerie marchande

      mis à la portée des ploucs américains

      @ Kabouli, Ado, à volume égal mais puissant j’avais remarqué que les vaches du pré d’en face fuyaient avec les Rolling-Stone et continuaient à brouter paisiblement avec de la musique dite classique, mais je ne sais plus laquelle.
      Il appartient à celui qui l’entend de décider si c’est la musique ou la musique du christ qui le fait vibrer. J’aime bien le Qawwali/Kawwali et je me contrefous de l’origine soufie. Comme la tarte de maman ou la tarte de Picard.
      Mettre à la portée de n’importe quel plouc, n’importe quelle musique, y compris par un détournement, une force de performance scénique, c’est très bien.
      Voulez vous ressortir les vieux débats culture bourgeoise/culture prolétarienne, dégâts compris ?

    7. à kabouli,

      Au-deçà ou au-delà, peu importe… Nous sommes au moins d’accord sur le fait qu’elle est ailleurs que dans les mots.

      Quant au cerveau, vous évacuez un peu rapidement la question. Je crains que tout ce qui a un sens passe obligatoirement par lui et les représentations mentales qu’il nous offre du monde. Même le social se fabrique et se pense à partir des concepts imaginés par nos circonvolutions cérébrales, centre logistique de notre activité psychique. La noosphère, le monde des idées et de la pensée, repose, que vous le vouliez ou non, sur un seul support physique : notre cerveau, un cerveau issu lui-même d’un long processus évolutif modelé par la sélection naturelle. Tout ce qui se dit, tout ce qui se fait, tout ce qui se pense est médié par notre cerveau, point de jonction entre l’esprit et la réalité extérieure. Des relations entre ces 3 entités découle un des principaux débats de la philosophie : dualisme, matérialisme, idéalisme et leurs différentes déclinaisons.

      Tout ceci pour au final vous dire que la neurobiologie a aussi son mot à dire en matière musicale. L’omniprésence de la musique dans toutes les sociétés humaines attestée par toutes les études anthropologiques et les découvertes archéologiques plaide en faveur d’un postulat biologique et génétique. Puisque je vous ai cité Isabelle Péretz, neuropsychologue de la musique mondialement réputée, permettez-moi de la citer in extenso : La musique n’est pas qu’un simple jeu pour l’esprit. Elle répond à un besoin biologique. Un besoin d’appartenance. L’humain est une espèce éminemment sociale. Pour préserver ce trait, elle aurait donc conservé, dans une petite partie de son cerveau, la musique comme moyen unificateur. Dans l’évolution de notre espèce, le cerveau musical aurait été un avantage adaptatif, retenu par la sélection naturelle. De fait, notre cerveau serait « précablé » pour la musique.
      Affirmation corroborée par deux autres chercheurs, John Blacking et Ian Cross pour lesquels l’aptitude musicale est une caractéristique de l’espèce humaine, et non un talent rare et que de ce fait, tous les membres d’une société sont potentiellement capables d’écouter et donc de comprendre la musique. (Daniel Levitin « De la note au cerveau » p 314)

      Darwin, lui-même, y est allé de son couplet sur la musique. Selon lui, elle aurait précédé le langage et joué un rôle important en matière de séduction sexuelle, indispensable à la survie de notre espèce. Dans la Descendance de l’homme, il écrit : « J’en conclus que les notes et le rythme de la musique furent acquis par les ancêtres mâle et femelle de l’humanité afin de séduire le sexe opposé. La musique fut donc profondément associée aux émotions les plus intenses qu’un animal puisse éprouver : elle fut donc utilisée instinctivement … »

      Daniel Levitin, neuropsychologue également et déjà cité, écrit : D’autres causes ont été évoquées pour expliquer le développement de la musique, notamment celle de la cohésion sociale. Le fait de jouer ensemble rapproche les individus : l’homme est un animal social, et la musique peut avoir eu pour fonction d’encourager le rassemblement et la synchronisation. Elle servait peut-être également à faciliter d’autres comportements sociaux, comme monter la garde à tour de rôle. Chanter autour du feu devait être un moyen de rester éveillé, d’éloigner les prédateurs et de développer la coordination au sein du groupe. Les humains ont besoin de liens sociaux pour faire fonctionner la société : la musique en fait partie.
      Quand il parle de cohésion sociale, il oublie simplement de préciser que cette cohésion est constitutive du processus de survie des communautés et, par voie de conséquence, des individus qui la composent. Contrairement à ce qu’affirme Stephen Pinker, autre psychologue cognitiviste, la musique n’a donc pas qu’une fonction hédoniste, mais participe activement au processus de survie collective des sociétés humaines en créant entre les individus qui la composent, non pas un lien rationnel, mais un lien émotionnel qui transcende les sensibilités individuelles dans une relation fusionnelle et identitaire. Là se trouve aussi, à mon humble avis, l’explication de son inscription dans le génome humain.

      La musique aurait également été sélectionnée dans le processus évolutionnaire parce qu’elle permettrait d’accélérer le développement cognitif, notamment en ayant préparé nos ancêtres à communiquer par le langage et à développer les qualités nécessaires pour devenir des humains. (Levitin p 317). Un peu plus loin, Levitin cite les travaux de 2 autres chercheurs, Cosmides et Tooby qui affirment que la musique a pour fonction de préparer l’enfant à des activités sociales et cognitives complexes.

      Excusez-moi d’avoir été un peu long, mais vous pouvez constater, mon cher Kabouli , que le cerveau est au centre de toutes ces recherches et qu’il a, contrairement à ce que vous dites, beaucoup à voir avec la question musicale.

      Quant à votre remarque selon laquelle « le sens est social et se fabrique hors de celui-ci », je pense que les choses sont légèrement plus complexes et que tout doit être pensé – si nous voulons avoir la chance de percevoir une parcelle de vérité – dans une relation interactive et associative, et non pas indépendante et dissociée. Pascal dans sa grande clairvoyance nous l’avait déjà dit : Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiates et immédiates, et toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties.

      Cdlt.

    8. à Kabouli,

      La musique est donc plus vraisemblablement rappel des cris et babillages dont les mots gardent la trace et la magie.

      Belle formule que j’ai oublié de relever dans mon précédent message.

      Cdlt.

    9. @ K abouli

      Pas la peine d’essayer de comprendre ce que vous voulez dire (c’est très confus toujours, et en plus dans un français approximatif). Il suffit de savoir que vous préférez « la féline Rihanna » (un pur produit du marketing américain lancé comme une lessive, du coca-cola sonore débité au km, une simple image interchangeable dont on n’entendra plus parler très vite, comme tant d’autres avant elle), que vous préférez, donc, ce que le Marché, les Grands Manipulateurs des Top 50 mondiaux, vous ordonnent de préférer, aux « comédies musicales religieuses » qui sont toujours jouées et écoutées 200-300 ans après avoir été composées, pour se rendre compte que parler avec vous de musique c’est comme parler de Saint Jean de la Croix avec Sarkozy.

    10. à Pablo75,

      j’ai demandé communication de votre mail, comme vous me l’aviez proposé, au maître des lieux. je l’attends.

    11. @ à rosemonde1871 …Je ne vous comprends pas bien . Confondre la tarte de maman et la tarte Picard n’est pas à l’honneur de votre maman car si votre maman avait su bien faire les tartes vous en garderiez certainement le souvenir. Les situationnisttes il y bien longtemps soutenaient que les gens préféraient la copie à l’original . L’histoire a prouvé que les intellectuels avaient longtemps préfèrés Staline à Marx

      1 jean luc D

      Contrairement à vous je pense que la musique est avant tout célèbration du lien social, du plaisir d’être ensemble et de le montrer à son prochain . Dans tous les cas le lien est là et nul n’a besoin de le renforcer . La musique n’a aucune fonction utilitaire bien au contraire elle est pure jubilation de la nature humaine ou le toi et moi se confondent sans se fondre. La musique n’encourage pas le fait d’être ensemble mais le constate et s’en réjouit . La musique est jouissance de notre nature spirituelle. Chanter ne sert pas à séduire sa moitié mais à célébrer la séduction . La musique ne sert pas à encourager à survivre ou a mourir c’est la même chose d’ailleurs mais à célébrer l’insatiable réalité de la vie. Dans tous les cas le cerveau n’est là que pour enregistrer ces phénomènes purement spirituels et vitaux. Ce n’est pas la machine qui écrit mais la pensée. Beethoven d’ailleurs le pressentait qui disait au violoniste virtuose Schupanzig qui se plaignait d’un trait injouable; « croyez vous que je me soucie des cordes de votre petit violon…. ».
      Comme vous le soulignez – sans en tirer d’autre conséquence – l’homme est avant tout un être social ce qui est incompréhensible dans notre société utilitariste et de sa religion de l’argent et du dividu ( Gunther Anders) où l’on préfère tout ramener à des mécanisme matériels qui sont d’ailleurs inexplicables par eux-mêmes. Ne croyez surtout pas que je sois insensible à la biologie qui et comme wikileaks , elle ne nous apprend rien mais apporte des preuves des intuitions des poètes et musiciens pressés
      Pour tout dire « le monde est musique » comme le pensait Schopenhauer, les étoiles dansent et chantent , les papillons et les fourmis aussi. Alors l’homme pensez-vous !…

      Excusez ces longueurs et mes fautes de syntaxe et plus encore. Je vous remercie de vos reflexions qui me permettent de développer quelques reflexions sans prétentions.

      A pablo puisque vous insistez dans la vulgarité en attaquant mes fautes d’expressions eviedentes , il et amusant que vous distinguiez la paille dans l’oeil de Rihanna et pas la poutre dans celui d’un haendel jouer parmi les hamburgers. Quant à Jean de lacroix, – gardez ce saint que je ne saurais voir – et à votre rapprochement avec ce pauvre Sarkozy…. je préfère pour ma part Rihanna à Carla, surtout comme chanteuse….

    12. à kabouli,
      Merci de votre réponse.

      Contrairement à vous je pense que la musique est avant tout célèbration du lien social, du plaisir d’être ensemble et de le montrer à son prochain

      Votre « Contrairement à vous » me surprend. A aucun moment, je ne pense avoir prétendu le contraire.
      Par contre, vous semblez envisager les choses uniquement dans une linéarité un peu simple. A vous lire, la musique serait seulement une célébration du lien social, donc une conséquence. Sans réfuter votre position qui est juste mais partielle, toute ma présentation consistait aussi à vous démontrer que la musique interagit sur le lien social en le renforçant. Nous sommes là dans ce que la cybernétique et la systémique appellent une boucle de rétroaction ou feedback. Peu importe de savoir qui a pondu l’oeuf qui a fait la poule. Toujours est-il que l’universalité du phénomène musical oblige à poser la question du « pourquoi » et du « comment ». La neurobiologie nous aide à mieux répondre à ces deux interrogations.

      La musique n’a aucune fonction utilitaire

      Toute ma présentation avait pour objectif de vous démontrer le contraire. Je constate, non sans un certain dépit, que vous ne semblez pas y adhérer, malgré la convergence de centaines de travaux et d’études. C’est votre droit le plus strict, mais j’aimerais bien connaître vos sources pour avancer une telle affirmation. Si vous êtes en mesure de le faire, merci d’éviter Steven Pinker dont les travaux ont été sur ce point contredits par une majorité de neuroscientifiques.

      Cdlt.

    13. Entièrement d’accord avec kabouli, à ceci près que j’aurai évité l’expression « plouc américain ». (c’est mon côté populiste)

      Il y a dans cet happening quelque chose de dégoûtant, du « fun » de la télé-réalité. Non pas la musique, qui est magnifique mais peut-être justement un je-ne-sais-quoi de salissure impudique sur cette musique sacrée. Je n’insiste pas car je ne sais pas l’expliquer rationnellement. Cela m’étonne juste quelque peu que ce sentiment ne soit pas un peu plus partagé sur ce blog.

    14. @Quidam: « Apparemment les interprètes de la chorale donne l’impression de se faire plaisir et l’auditoire n’a pas l’air de subir une torture…par conséquent, voyez-vous une raison vraiment valable de vous indigner ? »

      Ceci s’appelle : la preuve par le plaisir. Bentham, etc.

    15. @Moi

      Je vous plains vraiment de voir dans cette vidéo « quelque chose de dégoûtant ». Autant d’insensibilité fait froid dans le dos.

      « Cela m’étonne juste quelque peu que ce sentiment ne soit pas un peu plus partagé sur ce blog. »

      Et à la frigidité vous ajoutez l’aveuglement…

      Ça fait longtemps que vous êtes si à côté de la plaque?

    16. A jean luc…

      Je pense que « lien social » est un pléonasme. Le social est forcément un lien , la religion est cette reconnaissance partielle d’une puissance sociale absolument hors de portée de l’individu , totalement familière bien que coercitive.
      Je pense donc que la musique célèbre cette puissance religieuse – n’ayons pas peur des mots – du social. Il n’y a pas plus ou moins de social ,le social est une constante humaine . Je n’ai fait que m’inspirer des théories de Durkheim à ce sujet. Et la musique en est la célébration, pur sentiment de la divinité du social.
      Comme je vous l’ai souligné les théories biologiques enregistrent bien des faits souvent indéniables mais essaient trop de rapporter des faits spirituels à une origine matérielle. Il y a déjà bien longtemps que les hommes – les chamanes entre autres – utilisent la musique pour guérir et ce faisant ils pensent en montrer l’importance et la réalité. A vouloir trop prouver c’est à dire la vérité de la musique par son pouvoir curatif, on réduit la vie à n’être qu’une maladie

    17. à kabouli,

      là où je suis d’accord avec vous, c’est qu’il est nécessaire de toujours garder une part de mystère….

  7. http://www.youtube.com/watch?v=CfBeeVKhPHE&feature=related

    Plaine, ma plaine

    Plaine, ma plaine,
    Plaine, ô mon immense plaine
    Où traîne encore le cri des loups,
    Grande steppe blanche de chez nous.

    Plaine, ma plaine,
    Dans l’immensité de neige,
    Entends-tu le pas des chevaux
    Entends-tu le bruit de ces galops

    Plaine, ma plaine,
    Entends-tu ces voix lointaines
    Les cavaliers qui vers les champs reviennent
    Sous le ciel chevauchant en chantant

    Vent de ma plaine,
    Va-t-en dire aux autres plaines,
    Que le soleil et les étés reviennent
    Pour tous ceux qui savent espérer

    Plaine, ma plaine,
    Sous l’épais manteau de neige
    La terre enferme dans sa main la graine
    Qui fait la récolte de demain

    Plaine, ma plaine,
    Vent de la plaine
    Tu peux gémir avec les loups
    L’espoir est à nous plus fort que tout !

  8. ..J’écoute…Je lis…Je regarde…La pensée absconse de ces commentaires…ou plutôt mommentaires…m’ évoque soudain un souvenir lointain …Oui…J’y suis…

  9. http://www.youtube.com/watch?v=UJMGKN74DP4
    Les derniers Tziganes
    Jean Ferrat

    C’en est bien fini
    Nous ne verrons plus
    De l’Andalousie
    Les gitans venus
    La chemise ouverte
    Sur leur peau brûlée
    Les roulottes vertes
    Au milieu des blés
    Et coquelicot
    Pavot arraché
    Les grands calicots
    Place du marché

    Le ciel se fait lourd, les roses se fanent
    Nous vivons le temps des derniers Tziganes

    Disparus l’enfant
    Voleur de cerceaux
    Les chevaux piaffants
    De tous leurs naseaux
    Disparus les ânes
    Avec leurs paniers
    Les belles gitanes
    Sous les marronniers
    En ce temps qui va
    Qui va dévorant
    On n’a plus le droit
    D’être différent

    Le ciel se fait lourd, les roses se fanent
    Nous vivons le temps des derniers Tziganes

    Plus de feux de camp
    Près des HLM
    Révolu le temps
    Des anciens bohèmes
    Finis l’esplanade
    Et les tambourins
    Les derniers nomades
    Claquent dans leurs mains
    Et la liberté
    Femme de gitan
    Tombe poignardée
    Sous l’effet du temps

    Le ciel se fait lourd, les roses se fanent
    Nous vivons le temps des derniers Tziganes

    1. Ferrat en rajoutait dans l’émotion légitime, comme le petit nobliau hongroisde Nagy Bogza en rajoute dans la stigmatisation anti-rom et anti-tzigane, mais rassure toi, pour avoir encore passé une semaine à apprendre à tailler àun jeune issu de ce peuple du vent, leur flamme, leur gout de la liberté vraie et la finesse de leur conversation comme de leur intelligence émotionnelle ne sont pas près de s’évanouir dans la médiocrité et la veulerie ambiantes. Z’en ont vu d’autres.
      Si je m’en sentais digne, je ne serais pas loin de leur demander la faveur de m’accueillir quelquefois comme l’un d’eux. Mais je ferais décidément trop tâche. Se privent pas de le faire sentir.

    2. En cuisine pour adoucir l’acide, on met du sucre…….. Et pour adoucir le sucre, on caramélise.
      Santana III le premier album que j’ai acheté dans ma vie, à 12 ans !!!
      Quand ma mère m’a ramené des bongos du Maroc, elle ne savait pas du tout à quoi elle allait s’exposer…..; 🙂

  10. les tziganes sont très présents pour les vendanges. N’est ce pas ?…

    Ferrat en rajoutait dans l’émotion légitime,

    vu ce les gitans subissent existe-t-il à leur égard une émotion juste?…

    1. les tziganes sont très présents pour les vendanges. N’est ce pas ?…

      Ouais, bien sûr. Moi ceusses que j’préfère, c’est les enfants roms (en dessous de 12 ans, après c’est des feignasses et des voleurs). Je m’en suis dégoté à 3 euros TTC de l’heure. Parait qu’on peut trouver encore moins onéreux, dans l’afghan ou l’albanais. On te les livre en container, et tu les renvoies idem. Faut que je me renseigne…

      PS : Apprenez à lire.

  11. Ici, dans ce coin du Berry on les rencontre parfois les tsiganes, je devrais plutôt dire les manouches (du tsigane : mnouch – homme). L’année dernière je m’étais décarcassé à trouver un terrain pour leurs chevaux. Je parle plus facilement et plus librement avec eux qu’avec les autres du village ; ces derniers m’ignorent, au mieux me méprisent et moi je leur pardonne rien.

    1. Je parle plus facilement et plus librement avec eux qu’avec les autres du village

      Quelle idée aussi de comparer de banales concrétions ferrugineuses villageoises (plus communément appelées par chez moi « crasses de fer » ou « crottes de biques », signes le plus souvent de mauvais sols à vigne, asphyxiés et hydromorphes) avec des roses des vents…
      A Saint Amand Montrond comme à Bazas, Cuges-les-Pralinettes, Pamparigouste ou Saint-Pisse-qu’en-Coin, une crotte de bique, c’est une crotte de bique.

  12. Vous êtes très drôle, mais n’en rajoutez vous même un peu trop facilement dans la blague facile, avec les gitans on peut tout se permettre. On peut faire l’esprit fort en se moquant des « feignasses et des voleurs »…ça fait celui-qui domine la question ….Avec d’autres c’est plus difficile.Essayez pour voir?…avec Madoff c’est l’occasion de rigoler. Mais attention à la modération cette fois- ci
    Plus simplement je me demandais à quelle occasion vous aviez pu les connaître. car un erreur de frappe « àun » rendait votre post peu compréhensible pour ceux qui comme moi lisent parfois rapidement vos si inégales prestations.. Si vous lisiez autrechose que vos interventions vous auriez remarqué que j’avais évoqué cette question dès les prises de positions de Sarkozy, ce qui n’était pas le cas de tout le monde.
    J’ai même eu l’étonnement de voir un post non publié ou j’y signalais que madame Carla Bruni qui à l’époque tournait avec Woody Allen ne devrait pas s’attirer toutes sympathies dans un milieu comme celui du cinéma ou les tziganes sont souvent très bien considérés. Ne sont -ils pas eux aussi des artistes dans leur façon de vivre?….

  13. Hum! C’est pas gagné pour en monde tout en harmonie 😉

    Mais une chose m’étonne..
    Ce que chacun ressent devant cette vidéo ne me semble pas de l’ordre du ‘rationnel’..
    C’est plutôt de l’affect, une certaine sensibilité..
    Alors pourquoi s’entre-taper sur la tête à coups de sources et de références??

    Ne peut-on pas simplement s’ ETONNER ?
    « Tiens, vous n’aimez pas, c’est curieux, pourquoi cela vous déplaît-il?  »
    Et on pourrait ECOUTER la réponse sans la juger?
    Et répondre: « Ah, moi, au contraire j’aime bien parce que ceci et cela. »
    Il y a de la place pour des avis différents, non?
    Et chacun peut aussi suivre son chemin à son rythme?
    Peut-être?…………….

    1. Work in progress !

      Résultats attendus dans dix mille ans.

      Pourtant les plus grands sages l’ont dit !

      C’est un constat fondamental, humain, que vous faites : il faut avant tout sauver la bulle que le conditionnement en société, la vie, nous a installée…parce qu’on a peur des fissures…qu’elles se propagent et parviennent à casser notre bouclier ! Pourtant, derrière c’est la vie, la découverte !

      Mais ça fait peur : la peur de l’autre, la peur de l’inconnu, et patati et patata. C’est normal que les socio et anthropo logues se régalent, c’est comme avec les rats de laboratoire ou les petits animaux qui tournent dans une cage…ils finissent par oublier la cage.

      Bonne journée

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