QUE SE PASSE-T-IL VRAIMENT LORS D’UNE VENTE ?, par Alotar

Billet invité.

Pourquoi l’argent devrait-il être considéré comme étant en lui-même une option ? Parce que c’est une façon d’expliquer et de justifier rationnellement l’origine et la signification de la plus-value, autrement dit le profit marchand : ce profit représente les primes perçues par le vendeur du bien ou service et payées par l’acheteur de ce bien ou service. A l’acheteur du bien (ou service), le vendeur vend une option d’achat du bien, et il vend aussi une option de vente d’argent. Cette vente d’options est comprise dans le prix du bien ou service à payer par l’acheteur. Il s’agit d’une option d’achat de bien et d’une option de vente d’argent, mais sans terme, immédiats.

Tout prix en argent recèle ainsi en lui-même les primes de 2 options, à savoir la prime de la vente d’une option d’achat sans terme de bien ou service, plus la prime de la vente d’une option de vente sans terme d’argent. De sorte que l’origine et la signification de la plus-value ou de l’asymétrie vendeur/acheteur peuvent être trouvées dans la considération du prix en argent comme option : cette plus-value est la somme des primes d’une option d’achat de marchandise et d’une option de vente d’argent, options qui sont vendues à l’acheteur par le vendeur de la marchandise (ou du service) et cela implicitement dans tout échange sans terme ou immédiat.

En droit une vente est parfaite quand il y a accord sur la chose (à livrer) et le prix (à payer), peu importe quand ont lieu effectivement la livraison et le paiement. De sorte que, juridiquement, la vente standard ou par défaut peut être considérée comme étant toujours une vente à terme puisque livraison et paiement ont lieu le plus souvent après, et parfois longtemps après, la conclusion du contrat de vente. La vente avec livraison et paiement immédiats, c’est-à-dire sans terme, dans le cas de biens périssables par exemple, peut alors être considérée comme un cas particulier de la vente standard ou à terme.

Ce qui veut dire que juridiquement c’est la logique du « à terme » qui opère dans toute vente, c’est-à-dire dans tout échange avec paiement d’un prix en argent, que cette vente soit explicitement à terme ou non.

Dans l’échange à terme, le droit délivré par l’option est double : d’une part il s’agit du droit à un prix fixé d’avance – autrement dit d’un droit d’échapper à l’aléatoire du marchandage du marché ou d’un droit au devoir contractuel; d’autre part il s’agit d’un droit de laisser tomber cette vente contractuelle pour se tourner vers d’autres ventes présentant de meilleures conditions – autrement dit d’un droit de se libérer du contrat pour se tourner vers le marché ou d’un droit au non-contrat. L’option est donc le choix entre la contingence du marché et la contrainte du droit en acte.

Or on voit que ce droit au choix est incorporé dans la vente sans terme, et donc que le prix de ce droit au choix est compris dans le prix total du bien (ou du service) acheté : d’une part dans une vente sans terme le prix doit être fixé et affiché publiquement à l’avance, ce qui éradique le marchandage à la tête du client; d’autre part il a été laissé le loisir à l’acheteur de chercher et trouver les meilleures conditions, mais cela antérieurement à la conclusion du contrat, et non pas postérieurement ou à l’échéance comme dans une vente à terme. L’affichage public de prix fixés d’avance et la liberté de choix du vendeur constituent pour l’acheteur un droit ou une option qui sont compris dans le prix en argent que l’acheteur doit payer au vendeur. Compris dans tout prix en argent, il s’agit donc pour l’acheteur d’acheter en plus au vendeur une option d’achat de marchandise. Il semble normal que le vendeur empoche cette prime de vente d’option d’achat que l’acheteur du bien ou service lui verse et qui est comprise dans le prix.

Mais il s’agit, compris dans le prix à payer, pour l’acheteur du bien ou service, d’acheter également en plus au vendeur une option de vente d’argent. Car si le vendeur vend une marchandise, il achète aussi de l’argent. Si l’acheteur achète une marchandise, il vend aussi de l’argent. Et cet acheteur achète, comprise dans le prix total du bien, une option de vente de cet argent au vendeur qui lui achète cet argent. Le vendeur, acheteur d’argent, vend donc à l’acheteur, vendeur d’argent, une option de vente d’argent : car l’argent est une unité de compte stable permettant de fixer d’avance les prix; et comme médium universel et indifférent il permet la liberté de choix du vendeur obligé d’accepter cet argent. Compris dans le prix en argent d’une vente sans terme, l’acheteur achète au vendeur une option de vente d’argent. Mais il est normal que le vendeur, après avoir empoché la prime de la vente de cette option de vente d’argent, la reverse aux autorités ad hoc, car ce sont elles qui assurent cet argent.

L’argent est l’intermédiaire financier, il est la condition de possibilité d’un dépassement du troc. Le troc est, en deçà de ce qui est échangé, motivé par l’échange égalitaire réciproque d’économies de travail. Comme échange égalitaire réciproque d’économies de travail, le troc est le noyau de tout échange avec argent. En tant que démultiplicateur de ces échanges des économies de travail, l’argent favorise la croissance économique. Mais en contrepartie il est l’opérateur d’une asymétrie entre un client-roi et un vendeur-empereur qui seul empoche les primes d’option comprises implicitement dans tout échange avec argent, dans tout prix en argent, à terme ou non. Ce vendeur-empereur doit alors reverser une partie de son profit, à savoir la part de prime qui revient aux autorités assurantielles de cet intermédiaire financier qu’est l’argent.

Le vendeur n’est que l’intermédiaire entre deux acheteurs qui, sinon, c’est-à-dire sans ce vendeur intermédiaire, troqueraient directement entre eux, à travers les biens échangés, leurs économies en travail, et cela de manière égalitaire, on peut le supposer. Mais en tant qu’intermédiaire facilitant l’échange entre deux travailleurs, le vendeur est le valet de son outil, à savoir l’argent, un argent auquel ce même vendeur soumet, à travers lui, tous les acheteurs. Toutefois cet argent n’est lui-même qu’un mandataire, le mandataire d’un législatif chapeautant un judiciaire chapeautant un exécutif, du moins en régime normal. Reste à élucider de qui ces trois derniers sont eux-mêmes les mandataires, déclarés ou non. Ce droit ou cette option qui sont la marque fondamentale de l’argent, à qui en revient-il finalement les primes payées et comprises dans tout prix ? Et en quelles parts exactement ?

Une théorie du prix en argent comme option sans terme pourrait aussi servir comme une sorte de démonstration de l’incohérence et de la nocivité des paris sur les fluctuations de prix. A partir du moment où le sens de l’option comprise d’office dans tout prix en argent est de verrouiller ce prix, donc d’inhiber ses fluctuations contingentes, et à partir du moment où le sens de cette option comprise dans tout prix est aussi la possibilité pour l’une des parties de se libérer de son contrat à l’autre, au contraire d’un pari qui lie irrémédiablement les deux parties dans l’aléatoire, le gain de l’une étant la perte de l’autre, alors on peut dire que les paris sur les fluctuations de prix sont intrinsèquement contradictoires, étant donné que les prix, en eux-mêmes, sont des options ou des anti-paris.

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79 réflexions sur « QUE SE PASSE-T-IL VRAIMENT LORS D’UNE VENTE ?, par Alotar »

  1. J’adore!

    Si l’acheteur achète une marchandise, il vend aussi de l’argent
    Mais ne vend-t-il pas plutôt du vent? 8)
    L’argent vaudra toujours plus que la somme virtuelle de 0 et de 1 sur nos comptes en banques…

    Je ne suis pas allé bien loin à la fac de droit, cependant je me méfierais instinctivement d’une utilisation juridique des mécanismes de formation des prix.

    En droit une vente est parfaite quand il y a accord sur la chose (à livrer) et le prix (à payer), peu importe quand ont lieu effectivement la livraison et le paiement.
    Aujourd’hui, l’expression d’un consentement est structurellement viciée.

    -Vous ne pouvez ignorer que la montée du formalisme dans les contrats (abonnements, conventions types, etc) avantage systématiquement le vendeur, et ce, que la contingence des marchés ou la force du droit en acte domine.

    -D’autre part, le droit de rétractation devrait par principe ne pas être payant, donc ne pas être compris dans la formation d’un prix.
    Faute de quoi un syndrome de Stockholm sera vite diagnostiqué sur chaque clientèle « fidélisée ».

    Mille mercis pour ce billet.

    1. Pipas.

      Je pense que nous parlons ici un peu plus de la vente entre professionnels qu’entre victimes grand-public et multinationales.

      Les rapports de force sont bien différents.

      Mais la racine similaire.

    2. @Yvan

      Ah! Pardon! C’est que la tendance est à la confusion en cette période où les rapports de force diffèrent entre auto-entrepreneurs et appareil productif d’une part; et victimes grand-public et multinationales de l’autre…

      Plus sérieusement, j’observe une chaîne de sous-traitance là où l’on décrit des relations entre professionnels, ou des simulacres de rapports de forces dans ce qui est appelé concurrence, cet enchevêtrement d’ententes illicites et de négociations aussi musclées que convenues.

      Et oui, la racine, qui est de prendre au lieu de donner, est bien partout la même…
      À bas les prix!!!

    3. Bonjour Pipas,

      Pour info anecdotique :
      En Espagne, le droit de rétractation est totalement normalisé. Vous pouvez rapporter, au vendeur, presque tout article acheté et payé qui vous est remboursé immédiatement, sans frais, contre argent sonnant et trébuchant (et non sous forme d’avoir ou de bon d’achat).
      Certain(e)s profitent d’ailleurs largement du système pour des articles vestimentaires et de mode, utilisés pour un week end et rapportés dés le lundi en magasin…
      Étonnant, non ?
      Bien à vous.

    4. Pipas.

      Je ne parle absolument pas de la politique Achat de la grande distribution ou de l’automobile. Car ces politiques SONT de tuer le fournisseur ou sous-traitant.
      Je parle ici d’achats réellement industriels où si vous tuez ces derniers, c’est vous-même que vous tuez.
      Il faut donc inclure dans le prix la part que DOIT consacrer le contractant dans la Recherche et Développement ET l’entretien général de l’outil de travail.
      Cela amènera parfois à choisir un sous-traitant plus petit qui n’a pas, par exemple, de frais de « siège ». N’est-ce pas CEGELEC… 😉
      (on se connait bien, nous deux… Et ils ne m’aiment pas forcément tout le temps)

    5. C’est inconcevable qu’en France, le droit de rétractation soit payant et qu’un article non satisfaisant ne vous soit échangé que contre un bon d’achat dans le magasin qui vous a déjà fait perdre votre temps.

    6. Désolé, mais je viens, il y a environ un mois, de me faire recréditer ma carte bleue pour une rétractation d’achat par la plus grosse chaine de la grande distribution française.
      315 Euros.

      Peut-être ai-je une tête qui fait peur ou est convaincante…
      Ou les arguments qui vont bien.

  2. M.r Alotar,bonjour.
    Monsieur Pierre Sarton du Jonchay
    va être content: il fait des émules, mieux vous êtes son double.
    Je m’inquiète de l’évolution des articles de cette sorte.
    Ils me sont globalement incompréhensibles.
    Des phrases correctes me sont sans signification évidente.
    Je sais: je suis con, je suis limité, terre-à-terre, et incapable
    de m’éléver au niveau des exigences des sujets traités.

    Si vous voulez dire, par exemple, que « l’interdiction des paris nus »
    est souhaitable, pourquoi ne diriez-vous pas que
    « l’interdiction des paris nus est souhaitable » et exposiez
    les raisons d’une telle interdiction, en mots simples.
    Mots simples peut choquer une exigence d’exactitude;
    je veux dire que la part créative est dans l’originalité,
    compréhensible et partageable.
    J’ai pris cet exemple parce que je l’approuve et qu’il parle
    aux habitués du blog, non évidemment parce qu’il serait
    évoqué dans votre intervention. Je ne le sais pas.

    J’exprime un espoir:
    Le meilleur emploi de l’argent sous toutes ses formes, collectif au final,
    est au coeur d’une démocratie viable.
    L’idée est confuse et imprécise, je l’admets. (Collectif est par exemple à changer
    par Politique.) Mais elle est la marque à la fois d’une prise de conscience
    et d’un manque d’information ou de notions essentielles,
    que précisément je cherche à combler.

    Donc, et les idées pour l’exprimer devraient être compréhensibles, mêmes
    si elles font appel à des notions complexes ou compliquées.
    On dispose de techniques pour cela depuis au moins la Grèce ancienne.

    Mais si ce language apparemment juridique devait perdurer, il y a risque
    de création d’une sorte d’élitisme, ou d’une chapelle exlusive
    ou d’une forme quelconque à base d’autisme.
    Ce serait est une trahison, vu l’importance du sujet.
    ( Je suis prudent, je rappelle l’avertissement: je suis limité.)

    Maintenant, après avoir essayé d’exprimer que la lecture de cet article m’en met
    gros sur la patate, je vais passer en mode ironie:
    supposition 1:
    Ma fréquentation avec des gens ( qui s’estiment et qui se croient obligés d’avoir un avis
    sur ce qui est mon métier) m’a montré qu’il emploient des circonlocutions pour
    camoufler, non leur ignorance, mais la non-maîtrise d’ un sujet limité mais essentiel
    à leur métier.
    Boursouflure est le nom; dans la région lyonnaise, il paraît qu’ils disent:
    « faire des voluminations ».
    supposition 2:
    Le sujet est le pognon; des éternels problèmes de type freudien etc…

    Je veux croire que ces suppositions sont sans fondement.
    Mais j’en ai gros sur le coeur.

    Pour Julien, vous pouvez censurer mais, pour ce que ça vaut, je suis
    seulement guidé par ma sincérité.

    1. Bonjour Daniel,
      Ce qui est devenu un billet invité n’était au départ qu’un commentaire à un billet de Pierre Sarton du Jonchay car c’est en le lisant (sans toujours tout comprendre, loin de là) que j’ai plus réfléchi sur les options. Je pense que M. Sarton doit me comprendre, vu qu’apparemment c’est un professionnel du secteur, en tout cas certainement qu’il me comprend plus facilement que moi je ne le comprends. Mais je peux comprendre ce que vous ressentez, les options sont une vraie torture intellectuelle, surtout pour des gens qui, comme moi, ne sont ni des professeurs savants, ni des professionnels du secteur. En plus de tout ce et tous ceux que je lis sur Internet, je n’ai suivi que quelques heures de cours du soir. J’essaie simplement de comprendre les choses et le monde comme je peux, en essayant de ne pas trop dérailler. Pourtant les options sont des outils de base en finance et ce serait intéressant d’en avoir une explicitation détaillée en prenant des exemples basiques comme par exemple une vente de blé entre un meunier et un fermier (un bon exemple vu le sens que le mot « blé » peut aussi avoir en français).

      P-S. : Merci à tous pour votre participation au débat.

    2. @Daniel et Alotar,

      Votre échange est plein d’espoir. Je partage totalement vos dispositions d’esprit. Sachez qu’en dépit des apparences, je ne suis pas un théoricien mais un praticien. J’ai eu une formation universitaire de base généraliste pendant laquelle j’ai reçu quelques rudiments de philosophie et quasiment rien sur les options. Je me souviens d’un cours de statistique et d’économétrie du professeur Indjehagopian ; je n’ai retenu que son nom. Tout ce que j’ai appris, c’est en travaillant dans des banques sur des problèmes concrets en partant de la réalité sensible : qu’est-ce qu’on me dit ? Qu’est-ce que je vois ? Comment je relie ce que je vois à ce qu’on me dit ? Quand je vois ce qu’Alotar nous explique en m’ayant lu, je suis émerveillé !

      Je comprends que les paroles que nous échangeons sont des outils de formation de notre propre réalité optionnelle. Une parole efficace dit quelque chose de celui qui la profère et construit quelque chose chez celui qui la reçoit. Une parole reçue efficace enrichit la réalité personnelle et produit une transformation de soi-même, des sociétés auxquelles on appartient et de la réalité dans laquelle on est présent. Le modèle de l’option est celui de la langue efficace à transformer la réalité matière-forme-fin-effet-objet-sujet-société. La société est ici la démocratie d’Aristote.

      Pourquoi le producteur de blé achète une option de vente de sa production à l’échéance du 31 juillet ? Parce qu’il veut savoir à l’avance combien d’ha il doit semer, quelle quantité d’engrais il peut utiliser, quelles autres cultures il doit engager et quel matériel il doit acheter ou vendre. L’option anticipe une réalité à décider, une réalité observée au présent qui va se transformer par les décisions prises et à prendre. Le producteur de blé s’achète un référentiel de décision.

      Le paiement d’une prime sur la vente de 1000 tonnes de blé à 300€ la tonne lui dit que s’il livre ses 1000 tonnes au 31 juillet, il recevra un règlement en monnaie de 300 k€. Il capte au présent une information sur la quantité à produire en fonction du prix, sur le prix que tous les acheteurs de blé anticipent et sur la valeur réelle de la monnaie qu’il va recevoir. La vente à terme de 1000 tonnes de blé pour notre agriculteur est un partage de connaissance de la réalité future avec un acheteur du prix et une communauté d’acheteurs du blé à terme.

      La vente-achat à terme du prix de 1000 t de blé (négociation du prix séparée par l’option de la négociation du sous-jacent) crée une relation cognitive entre l’acheteur et le vendeur du prix et le vendeur et les acheteurs de la chose. Si l’acheteur du prix est prudent, il couvre la prime qu’il a reçue en règlement de la variation possible du prix réel du blé au 31 juillet. Il vend donc les 1000 t à des acheteurs du blé concret qui les transformeront en produits agro-alimentaires. La négociation de l’option produit une décomposition utile de la réalité à terme entre ceux qui produisent la réalité, ceux qui la transforment et ceux qui calculent le prix d’équilibre entre l’offre et la demande de réalité.

      La monnaie qui matérialise le prix est une représentation de la réalité dans ses trois dimensions d’équilibre des droits de l’offre à ceux de la demande, d’engagement immédiat de la réalité présente dans une réalité future équivalente et de transformation de la matérialité physique brute en matérialité de valeur engagée. La monnaie représente la liquidité de la réalité actuelle vraie, c’est à dire approuvée par des acteurs engagés et informés. La monnaie représente alors le crédit de cette liquidité anticipée à toutes les échéances du futur. Et elle représente aussi le capital par capitalisation de toutes les primes implicites ou explicites ; primes qui mesurent l’anticipation de l’écart possible entre la réalité effective à l’échéance des options et la réalité nommée à l’origine du crédit.

      Pour exprimer cette réalité de l’option, de la monnaie et de la liquidité de la valeur du prix, nous sommes obligés de supposer que c’est la réalité qui intéresse les négociateurs d’option. Malheureusement dans le système financier actuel, ce n’est pas du tout le cas. La société humaine mondialisée a purement et simplement renoncé à fixer le sens de l’activité financière par la réalité. C’est la déréglementation opérée dans les années 70-80. Le libéral-matérialisme a fait croire que le sens des mots est un bien individuel particulier qui n’est en rien commun ni partageable avant la négociation du prix.

      Le système financier s’est ainsi emparé de la réalité en éliminant les producteurs et les consommateurs de blé, et de tout le reste, de la négociation du prix. La fusion des activités de négoce, de crédit et d’investissement livre toute la chaine de prix optionnel à la spéculation financière. La spéculation produit du modèle à la place de la réalité en interdisant tout rapprochement entre la réalité et le modèle. Sur le marché à terme du blé, les producteurs et consommateurs réels représentent une fraction seulement des transactions. Le réel n’est qu’une petite fraction des prix informés par les modèles financiers.

      Les opérateurs financiers cherchent à occuper le plus de place possible sur les objets qu’ils négocient de façon à diriger le prix selon leurs intérêts déconnectés de la réalité. La maîtrise d’énormes masses de crédit virtuel par les dérivés permet de fixer le prix hors de toute réalité vérifiable. Or la réalité reste la réalité indépendamment des modèles financiers de prix. Les opérateurs du réel prennent des décisions dans une fausse transparence des prix à terme tandis que les financiers modélisent non plus la réalité mais l’anticipation de la perception de la réalité par les modèles. Les modèles déstabilisent la réalité par les mauvaises décisions qu’ils engendrent qui à leur tour rendent les modèles obsolètes en logique de décision.

      Le système s’affole en modélisant sa folie. Ce faisant il fait passer sa folie pour la réalité. L’économie réelle n’a plus d’outil de perception et de mesure de sa valeur. La monnaie qui décompte la valeur pour l’échange est quantitativement non mesurable du fait qu’elle contient une proportion inconnaissable de liquidité, de crédit et de capital véritables. Pour casser le délire financier optionnel où la réalité ne peut plus être abstraite du modèle, il n’y a pas d’autre solution que de poser la réalité dans un marché d’objectivité par l’égalité réelle des droits. L’opérateur financier doit être mis sur le même plan de réalité que l’opérateur réel par une loi commune et extérieure, c’est à dire par une autorité de marché qui est l’État de droit au sens courant du terme.

      Comme l’État de droit est une réalité exclusivement nationale matérialisée par des monnaies distinctes et comme la liberté règne et règnera à choisir le droit auquel on obéit, il n’est qu’une seule possibilité de forcer l’impératif du droit entre des États nationaux : la monnaie commune. Cette monnaie définit un marché qui est l’application d’une règle de droit existant dans tous les systèmes de droit : obligation de couvrir tout prix par un objet visible de valeur et par un contrat entre des sujets physiquement identifiables. Un tel marché est totalement réel car ne peuvent s’y négocier que des options de vrais prix entre des vrais êtres humains engagés dans la réalité de leurs paroles.

      Le marché où seuls des opérateurs ayant vendus leur prime de crédit sont valablement engagés dans le prix qu’ils négocient est nécessairement un marché de la réalité. Toute parole a un sens car renvoyant à une réalité sensible, à un locuteur reconnaissable et à un garant acheteur de la prime qui produira lui-même la réalité qui pourrait manquer dans le futur dans le prix vendu par l’émetteur d’option. Pour que ce marché existe, il faut en bannir tout privilège et tout privilégié. Même le régulateur de ce marché doit être garanti par des opérateurs eux-mêmes garantis par l’ensemble des opérateurs à des prix négociables en transparence de l’équilibre de l’offre et de la demande.

      Le marché de l’option transparente en nominal et prime ne peut être obtenu que par la séparation absolue des activités financières d’investissement, de crédit, de courtage de prix et d’assurance. Dans ce marché un État national est une société d’assurance qui vend des primes de justice à tous ses ressortissants qui sont ses assurés. La fiscalité est une prime d’assurance que paye chaque personne physique en fonction du risque d’injustice (du capital de justice pour parler en langage positif) qu’elle représente. Comme le suggère Alotar, le pouvoir législatif produit le nominal des contrats d’assurance ; le pouvoir exécutif émet les contrats et propose le calcul des primes. Et le pouvoir judiciaire arbitre les primes de justice.

      Si l’Europe qui se dit démocratique et qui a déjà fondé un marché commun multinational n’est pas capable d’émettre une monnaie mondiale et d’en assumer la régulation, c’est qu’elle n’était qu’une belle spéculation qui s’effondrera et disparaitra avec tout le système financier. Sommes-nous capables de nous tenir debout devant l’empire du milieu financé par l’empire de l’extérieur ?

    3. juste pour Mr PSDJ
      Je suis tout époustouflé par la gentillesse intelligente avec laquelle vous prenez à cœur nos incompréhensions ,je vous remercie et suis heureux de me trouver avec des gents formidables,souvent hors de ma portée intellectuelle mais proche à la fois.
      Vous méritez l’effort de vous lire et ceci dis humblement.

    4. Pierre, vous devenez vulgaire. Ce qui est un bon pas quelque part.

      Vous mélangez encore trop d’idées telles que la monnaie commune (comme en Europe) et la séparation d’activité différentes.
      Mais vous viendrez à ne traiter que d’un sujet à la fois dans cette globalité voulue aussi afin de « noyer » tout autre raisonnement.

  3. En parlant de vente :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/02/11/la-grece-va-recourir-aux-privatisations-pour-sortir-de-la-crise_1478870_3214.html
    « Les objectifs de privatisation du pays ont été relevés à 50 milliards d’euros d’ici 2015, dont 15 milliards d’ici 2013 au lieu de 7 milliards initialement annoncé, ont indiqué vendredi les représentants de la « troika » rassemblant les créanciers de la Grèce. »

    BA, si tu veux te payer une île ou l’acropole, profite, c’est le moment.
    De mon coté, j’ai envie de me payer la tour Eiffel. La vue a l’air d’être pas mal.

    1. Régoris, je suis contre par idéologie et pour car c’est la chute du système.

      Soit, actuellement, pour moi, ça va dans le bon sens vers le mur.

      BIEN comprendre que le plus important est de BIEN choisir son chef.
      Soit, tout comme le métier le plus du monde est d’être parent, vient ensuite celui de bien choisir celui qui te protègera.

      Le « marrant » dans l’histoire est que j’estime être mon meilleur chef, étant maître de mon propre destin.
      A mes risques et périls. Comme d’hab.

      Bien évidemment, cela gène les récupérateurs experts psychologues ainsi que les religions.
      Qu’ils m’expliquent ce qu’ils peuvent me prouver de leur « science » puisée dans les livres.
      Bizarrement, cela les gène aux entournures.

  4. Hhmm..
    Alotar. L’avenir appartient à ceux qui m’appellent tôt.
    Et qui viennent me voir tard. L’habitude de la vie de chantier, certainement.

    1. Je suis CONTRE le privé, Régoris. Car il ne profite, par définition, qu’à certains.

      Ceci écrit, et si tu n’es pas trop loin de Rennes, envoies-moi la neuvième bière.

  5. On enseignait déjà cette opération triangulaire sous Louis XV:
    Monsieur X à Paris achète à monsieur Y à Rome un lot de pièces d’étoffes qui seront livrées à Marseille à M Z qui en donnera décharge au capitaine du navire lors de la livraison.
    Monsieur Y (à Rome) tire un effet de commerce sur M X (à Paris) qui l’accepte et donc le renvoie à Rome (donc 2 signatures) avec la mention: « valeur en marchandises » payable à 120 jours fin de mois. L’effet de commerce (lettre de change) est domicilié dans une banque de Marseille dans laquelle M Y et M X ont chacun un compte. Monnaie de l’effet; livre française. Montant: 700 livres. Monsieur Y (Rome) fait porter son effet avec son endos à la banque de Marseille alors même que la fabrication du lot d’étoffes n’est pas encore terminé. Son émissaire demande à la banque de Marseille d’escompter l’effet et revient 30 jours plus tard à Rome avec des écus dans ses fontes.
    M X (à Paris) a immédiatement tiré de son coté un effet de commerce sur M Z (à Marseille) qui a accepté et renvoyé à M X (Paris) cet effet de commerce avec la mention: »valeur en marchandises ». Montant 1.200 livres. Payable à 120 jours fin de mois dans la banque de Marseille.
    Quand l’effet accepté par M Z (à Marseille), qui est libellé (en chiffres et en lettres) en livres revient à Paris, M X remet pour escompte cet effet après endos dans une succursale à Paris de la banque marseillaise……

    Au large de Gènes, le navire coule corps et biens. L’armateur (anglais) était assuré par une compagnie d’Anvers), La valeur de la cargaison était libellée en florins.

    Question: Combien d’options d’achat et de vente pour cet exemple de 2 lettres de change + un CDS servant de payement à une opération triangulaire maritime entre 3 parties?

  6. Très intéressante cette idée de vente d’argent contre la disposition d’une marchandise ou d’un service, d’ailleurs…

    Je la rapproche de l’analyse sur laquelle je me penche depuis 1971, la notion de valeur informationnelle : Un bien ou un service contiennent une certaine quantité d’information au sens de capacité à réduire l’incertitude de l’utilisateur de ce bien ou de ce service. A un produit donné et pour un utilisateur donné, correspond un potentiel de réduction d’incertitude (voiture plus sure avec moins de risques de pannes ou d’incidents au démarrage, pour une personne exerçant une profession où elle dépend de la fiabilité de sa voiture) Appareil de photo professionnel pour le photographe qui ne peut se permettre de rater un cliché dans un moment crucial… Outil professionnel par rapport à outil de bricoleur, je sais de quoi je parle en tant que bricoleur, certains outils sont meilleurs que d’autres, contrairement à l’adage qui voudrait que seuls les mauvais ouvriers aient de mauvais outils… Selon l’usage un outil va avoir un plus gros potentiel de réduction de l’incertitude, le vendeur d’un centre de bricolage savait bien cela : répondant à ma question « Comment se fait-il que cet outil (une scie sauteuse) coûte deux fois plus cher ? que celui ci à côté » Il me pose la question : combien de mètres linéaires coupez-vous par jour ? comme je lui réponds : à peu près 3 mètres par mois, il me dit, prenez le modèle bricolage…

    Vous trouverez aisément vos propres exemples…

    Par rapport à un produit ou à un service spécifique, l’argent a un contenu informationnel plus important et surtout généralisable car il permet de se procurer une variété de produits ou services pouvant réduire l’incertitude de l’utilisateur au moment où il ou elle aura besoin de ce produit ou de ce service. L’acheteur d’un produit ou d’un service, échange donc une quantité de réduction d’incertitude « universelle »: l’argent, contre une quantité de réduction d’incertitude spécifique contenue à un moment précis pour une utilisation précise.
    L’argent a un contenu de réduction d’incertitude quasi universel, je dis quasi car pour réduire l’incertitude de son possesseur, ce dernier doit trouver vendeur d’un produit capable de réduire son incertitude spécifique à ce moment là.
    Exemple trivial, même une très grosse somme d’argent n’aura qu’un faible pouvoir de réduction d’incertitude pour une personne assoiffée au milieu du désert, s’il n’y a pas de vendeur d’eau à proximité. C’est une des limites de la puissance de réduction d’incertitude de l’argent. Il y a d’autres bien entendu, certaines réductions d’incertitudes ne peuvent pas être payées en argent… Un réseau d’amis sincères et fidèles est un facteur de réduction de réduction d’incertitudes dans les moments de désarrois…Mais on ne peut pas le payer en argent, contrairement à ce que croient parfois des personnes riches et influentes qui pensent pouvoir s’acheter des amis…

    Quand on se sépare d’une somme d’argent on renonce donc à une part de réduction d’incertitude à venir contre une réduction d’incertitude présente ou proche ou au moins qu’on sait prévoir.
    L’argent permet de faire face à l’incertitude, c’est à dire un aléa non probabilisable, s’il était probabilisable ce serait un risque, pas une incertitude (Distinction faire par Frank Knight dès 1921 dans un livre très profond; intitulé Risque incertitude et profit) on peut se protéger d’un risque par une assurance ou par un produit comportant moins de risques, mais pour se protéger contre l’incertitude cela est plus difficile car on ne sait pas de quoi sera faite cette incertitude, c’est la définition même de l’incertitude, d’où le potentiel de réduction de l’incertitude de l’argent qui peut s’appliquer à de nombreuses situations d’incertitudes à venir. C’est probablement une des raisons qui explique les comportements de préférence pour la liquidité.
    Notez que l’achat « coup de cœur » n’échappe pas à l’idée de réduction d’incertitude, comme l’ont montré les recherches sur les relations entre affectivité et comportement d’achat ou les études sur les achats dits de standing : l’acheteur est plus ou moins consciemment convaincu au moment où il achète, que ce produit ou ce service va réduire son incertitude , par exemple en modifiant au moins en apparence son statut social à un moment important pour elle ou lui. Cela peut-être aussi parce qu’un produit évoque un souvenir de stabilité émotionnelle et est donc rassurant.
    Reste aussi l’achat compulsif dont l’effet ressemble à la boulimie de chocolat que l’on peut ressentir à certains moments de déprime passagère… Cela participe aussi de la réduction d’incertitude perçue par l’acheteur.

    L’échange de biens ou de services, que ce soit sous forme de troc ou au travers de sommes d’argent ne peut en fat exister que si à un moment donné les deux parties ont une perception différente de l’incertitude à laquelle elles et ils se trouvent et ont à faire face dans un avenir plus ou moins proche.

    Cette analyse donne un sens très différent à l’expression « asymétrie de l’information entre le vendeur et l’acheteur » sujet qui a valu à Georges Akerlof et Joseph Stiglitz prix Nobel conjoints d’économie en 2001.
    Dans mon analyse: si l’information que le vendeur perd en échangeant son produit contre l’argent de l’acheteur est exactement la même que celle que perd l’acheteur en « vendant son argent » contre le contenu informationnel du produit vendu par le vendeur, il n’y a pas de raison de procéder à l’échange. Cependant, dans les deux cas, la valeur informationnelle est une notion non seulement subjective mais conditionnelle à une situation perçue par chacune des parties à l’échange. A un moment donné dans une situations particulière l’échange a bien lieu. Ce qui veut dire que chacune des partie de l’échange pense avoir récupéré plus d’information qu’il ou elle n’en a cédé à l’autre, cela sans intention d’ecroquer l’autre, juste comme on dit dans le langage courant: « J’en ai eu pour mon argent » et le vendeur se diasnt « c’était bien payé comme je m’y attendais ».

    Abraham Moles a donné un excellente analyse du processus de communication (l’échange en est d’ailleurs un) expliquant que pour qu’il y ait échange d’information entre deux personnes, il faut que ces deux personnes aient un minimum d’univers cognitif en commun, mais juste suffisant, car si ces deux personnes n’ont aucun univers cognitif commun elles n’ont aucun moyen de partager de l’information, si elles ont exactement le même univers cognitif en commun, elles n’ont plus de raisons d’échanger de l’information.

    Akerlof et Stiglitz dénonçaient en fait une autre forme «d’asymétrie de l’information entre le vendeur et l’acheteur » celle où le vendeur sait pertinemment que son produit ne vaut pas ce qu’il en demande à son acheteur. Notez que ça marche dans l’autre sens aussi : certains acheteurs savent pertinemment que le prix payé est bien inférieur à ce que vaut le produit ou le service acheté, c’est très facile à observer lors de « vides greniers » modes d’échanges devenus assez populaires en imitation des « Garage Sales » nord américains… Au cours de ces « vides greniers » l’asymétrie de l’information est flagrante compte tenu de la nature même des échanges : produits d’occasion dont l’usage antérieur est inconnu de l’acheteur et parfois même du vendeur. En fait on assiste à des échanges étonnant où la valeur d’un produit tient au fait que ce produit a été utilisé par telle ou telle célébrité, fait connu soit par le vendeur soit par l’acheteur et pas toujours par les deux…
    Mais l’asymétrie de l’information entre le vendeur et l’acheteur s’est également vue lors des prémisses de la crise financière de 2008 : les vendeurs de produits financiers savaient, pour la plupart pertinemment, qu’ils vendaient des produits financiers pourris à un acheteur qui croyait naïvement acheter de la réduction d’incertitude en achetant un produit financier présenté comme un placement de « père de famille »…

    Pour terminer sur une note humoristique voici une blague que l’on racontait sur les vendeurs d’ordinateurs il y a pas mal d’années :
    Savez vous quelle est la différence entre un vendeur d’ordinateur et un vendeur de voiture d’occasion ? (Exemple type aux USA se l’asymétrie de l’information entre le vendeur et l’acheteur …)
    Réponse : Le vendeur de voiture d’occasion, lui, sait quand il ment…

    Akerlof utilise d’ailleurs l’exemple des vendeurs de voitures d’ocasion dans son article sur l’asymétrie de l’information entre acheteur et vendeur publié en 1970: « The Market for Lemons » , Lemons(citrons) est le terme argotique anglais pour tacot…

    Bien cordialement.

    Paul

  7. C’est toujours la même question,à partir de quel moment la valeur de quelque chose peut s’évaluer en terme d’agrégat financier tout en sachant que c’est le dernier acheteur qui en détermine le prix(en particulier avant la vente définitive).

    Quelle est la valeur de « la Joconde  » de léonard de Vinci et quel est son prix ?

    Quelle est la valeur de toute matière première de type céréalier dans le monde en ce moment et en quoi cela se justifie?

    Quelle est la valeur de la vie humaine en terme financier?

    1. J’aime beaucoup votre façon de raisonner.
      J’en conclus qu’il vaut mieux être collectionneur de toiles maître que père de famille, sachant que la naissance d’un enfant subit l’endettement du système économique de son environnement géographique, alors qu’une toile de maitre subit la côte internationale du marché de l’art.
      Enfin, si avec une telle démonstration les femmes continuent à mettre au monde des enfants, c’est qu’elle sont de très mauvaises économistes.

    2. La valeur est subjective et dépend du choix de chaque individu en fonction du lieu et du moment.

      Qu’est ce qui a le plus de valeur, La Joconde ou une bouteille d’eau?

      Si vous êtes assoiffé au milieu du désert, je ne pense pas que vous répondrez La Joconde.
      Par contre si vous êtes au Louvre et que le gardien vous propose d’échanger La Joconde contre une bouteille d’eau, que direz vous?

      La valeur n’est pas quelque chose de calculable.

    3. J’ai certainement assez mal posé le problème que je voulais succinctement exposé ici.

      La question n’est pas de faire une hiérarchie de valeur entre une grande oeuvre d’art et les besoins nutritifs les plus immédiats qui sont deux choses en soi universellement indispensables au bon développement de l’humanité,pour cela je rectifierais:
      « Quelle est la valeur de toute matière première de type céréalier par exemple et qu’est ce qui en justifie son prix actuel? »
      Le système monétariste auquel nous sommes soumis aujourd’hui ne nous permet pas de nous percevoir dans toute notre dimension humaine,en fait il nous coupe du réel et virtualise nos vies et leur importance pour l’avenir,c’est bien certainement parce qu’il y a un profond hiatus entre l’intérêt général et l’intérêt particulier,entre la valeur réelle et le prix,etc…
      Non,décidément la monnaie n’est pas une valeur en soi et le langage statisticien qui s’y rapporte non plus.

    4. pour idle
      l’endormis au Fournisseur d’accès ,une panne sans doute ne m’a pas permis de vous répondre..

      La vie que n’est plus Humaine ..Elle est une affaire PRIVÉE,les enfants servent de laboratoire..
      bisous ma chère

    5. Selon les compagnies d’assurances et la valorisation des morts épargnés dans les actions en faveur d’une moindre mortalité sous l’arme automobile , une vie humaine vaut à peu près actuellement en France entre 500 000 et 1 000 000 € .

      Je ne sais plus exactement combien Air France a indemnisé les parents des victimes du Crash du Concorde , mais ça devait être dans ces eaux là .

      L’histoire ne dit pas si Camus , Fernand Reynaud , Coluche ou autre jeune premier du cinéma français ( j’ai un trou ) valaient plus cher . Sans doute .

      Mais ça leur fait une belle jambe .

  8. Si je comprend bien on dispose de trois manières de rendre conceptuellement compte des transactions marchandes.
    – celui de Paul dans son ouvrage « l’argent: mode d’emploi ».
    – celui fondé sur Aristote et sa théorie des 4 causes
    – celui présenté dans ce billet.

    Idéalement nous ne devrions n’en avoir qu’une au final.
    Laquelle (ou quelle combinaison) est heuristiquement la plus puissante?
    L’une d’entre elles peut-elle s’autoriser d’un support normatif (ex: en vertu de telle ou telle conception de la démocratie, les citoyens seraient tenus d’adopter tel ou tel point de vue, lequel impliquerait d’adopter telle ou telle base conceptuelle)?

    Existe t-il quelque chose de tel qu’une théorie générale des fonctions d’intermédiation (financier, marchand…)?

    1. @Paul Jorion :

      Je propose Schizosophie pour faire la synthèse .

      ou Saint Thèse .

      ou de façon plus sure , il faudra vous y coller vous même , mais si ça doit être l’objet d’un prochain bouquin , il faudra partager les royalties avec PSDJ et Alotar qui a déjà réussi lui , à défaut de synthèse , à s’imprègner de la grammaire sartonienne .

    2. @PSDJ :

      J’ai rencontré les amis en question . Quand j’ai parlé d’option :

      – le premier a compris : sous officier , chef choisi , coopté , libre choix . ( c’était un latiniste , mais quand il a parlé de chef , j’ai abrégé car Jducac n’était pas ploin et pouvait nous entendre )

      – le second a compris choix entre deux possibilités , alternative.( c’était un démocrate ) .

      – le troisième a compris que je voulais lui refourguer quelque chose de non obligatoire.( c’était un homme prudent un peu paysan) .

      – le quatrième a cru que je voulais l’annexer et lui offrais de rester ce qu’il était ou de devenir français.( c’était un Suisse . Il n’a pas hésité longtemps pour rester helvète )

      – le cinquième plus branché a compris  » contrat à terme conditionnel lui permettant de se réserver la faculté de demander l’exécution d’une opération convenue ou d’y renoncer , moyennant le paiement immédiat d’une prime » . Il m’a demandé en quoi cela nécessitait que l’Europe se dote d’un nouveau système monétaire à vocation internationale . Je lui ai dit que je lui donnerais la réponse dès que Jorion , PSDJ et Alotar auraient synthétiser ….un certain nombre de choses .( c’était un pratiqaunt du blog ).

      – le sixième a cru que je voulais lui acheter son appartement et lui verser des arrhes.( c’était un notaire ).

      – le septième a cru qu’il s’gissait d’une version de luxe du système monétaire international , avec jantes en alliage léger et double pot d’échappement ou un sytème monètaire à usage facultatif .( c’était un journaliste ).

      Bref , avant de retourner voir mes amis , j’ai pris l’option d’attendre la synthèse et de remettre mes compteurs à zéro .

      En d’autres temps , en Europe , on aurait parlé d’option zéro .

    3. @Juan Nessy,
      Vos amis illustrent magnifiquement la pulvérisation de la notion d’option dans les psychologies individuelles. Jadis on en avait la perception intuitive en faisant son marché sur la place du village. Tout s’y trouvait : le litre de lait, le sourire de la crémière, le mouton vivant, les marmites, les images d’Epinal, l’écrivain public, le changeur de monnaie, le prêteur sur gage et la maréchaussée. On avait ses propres marchandises, un peu de monnaie. On savait en arrivant sur le marché que le prix total de ses achats ne dépasserait pas celui de ses ventes de monnaie et de marchandises. Donc on négociait ses options avec soi-même puis avec toutes les personnes présentes sur le marché. On pouvait obtenir du crédit en monnaie ou négocier à terme moyennant un dépôt de garantie ou une caution crédible. L’option était logique. Maintenant ce sont des contrats assortis d’algorithmes compliqués qui ne s’appellent surtout pas option de manière à ce que chacun y mette ce qu’il lui plaît d’y trouver afin de jouer sa contrepartie.
      Voici la synthèse de ce que les Européens feront s’ils ont encore le projet de la démocratie et qu’il ne feront pas si les options sont le monopole de quelques initiés.

    4. @Pierre Sarton du Jonchay :

      Le problème c’est que mes amis ( et surtout ceux qui ont eu le courage d’entrer en politique pour servir leurs concitoyens ) ne font qu’illustrer la définition d’option que je trouve dans mon dictionnaire ( culturel pour le référencer ) .

      Je retiens de votre dernière réponse que l’évidence de l’option est un préalable à la marche vers une démocratie « protégée » , et que les mécanos imbitables , « sauf pour les initiés », sont en fait à ce jour l’orchestration intéressée de cette notion d’option .

      Je ne suis pas sur qu’une majorité d’élus influents aient encore atteint ce niveau de perception , auquel je pense être parvenu grâce à vous entre autres .

      Je perçois bien aussi la difficulté à illustrer ( à vulgariser au bon sens du terme ) cette donnée dont la signification sensible et historique porte la trace de notre niveau de conscience .Tous les bons pédagos ( et même les mauvais) vous diront que les évidences et les perceptions « existentielles » en général , comptent parmi les plus grandes difficultés dans leurs métiers . Et quand c’est toute la classe à qui il faut « révéler  » ce qu’elle avait sous les yeux …..

      Il va falloir de sacrés medium(s), puisque notre dessinateur a calé devant la difficulté , pour transcrire sur l’agora cette ligne de force d’une pensée confisquée par une minorité qui y fonde son pouvoir , en jouant toujours un coup d’avance , par construction et option confisquée .

      Ce n’est pas un « débat » à la sauce TF1/Copé/Sarkozy qui va déblayer le terrain .

      Je crains que ni vous , ni Alotar , ni Paul Jorion n’ayiez les aptitudes à cette tâche qui est un métier en soi .

      Seul(e)s des élu(e)s un peu agité(e)s du cerveau gauche , et très bons du cerveau droit , pourraient vous conseiller utilement dans cette ambition .

      Ou la porter eux mêmes . Si la synthèse est assez claire .

      …… »Et pourtant …elle tourne . »

    5. Lire, c’est emprunter ; en tirer profit, c’est rembourser sa dette.

      C’est un « billet » de Lichtenberg…

      Ça n’implique pas que je vais l’emprunter, pas plus que tout ce que je lis ici pour le refourguer ailleurs à un badaud qui au vu de la marchandise va tout à coup comme une citrouille se transformer en acheteur…figeant la scène vue à partir de Dieu sait quel promontoire, tel un instantané du moment de l’échange entre deux partenaires isolés, isolables physiquement…comme seuls au monde ?
      C’est l’affreux Reiser qui avait commis une bande dessinée sur les limites du comportementalisme qui traîne dans les self-service et autres cash and carry.

      AntoineY voit comme idéal de disposer à terme d’une seule manière de théoriser les transactions marchandes.
      Pourquoi transiger ainsi ? quand une transaction convoque dans les coulisses de son acte des éléments disparates en quantité indéterminables et incalculables pour l’objet le plus dépouillé et le plus nécessaire comme pour l’objet le plus élaboré et futile, ces « jugements de valeur » étant eux-mêmes parties des éléments disparates.
      Toujours cette manie que Bacon dénonçait :
      « Là où l’homme aperçoit un tout petit peu d’ordre, il en suppose immédiatement beaucoup trop. »
      Ce qui continue de m’étonner, c’est qu’il existe des méthodes de calcul, dont chacune se révèle confuse en pratique, mais la pratique d’échange étant incontournable, sa théorisation l’est tout autant et ça pousse à persévérer…

      Sur le fond, ce souci du prix pour nommer dans le langage la valeur de jouissance liée au manque de l’acheteur désirant, serait dégonflé dans une forme d’organisation sociale autrement égalitaire que celles qui courent de nos jours. Car ce souci du prix, c’est toujours en terme de perte ou de gain, le mien ou celui de l’autre (incarné ou virtuel) qu’il vient occuper et préoccuper chacun pris en otage. Vraiment pas possible d’inventer une autre façon de penser/faire ?

      Quand je lis plus haut : « l’argent est une unité de compte stable permettant de fixer d’avance les prix » ou « si le vendeur vend une marchandise, il achète aussi de l’argent » à une époque où le signe monétaire quelque soit sa patrie d’émission d’origine, tient plus de la rumeur qu’à un référent démontrable et ceci dans des montages de semblants complices et généralisés…je conclus que ces semblants comme tels sont la stabilité qui permet de fixer d’avance les prix.
      Tant que la majorité participera du semblant, celui-ci fixera son prix, à payer pour de vrai.

    6. @Juan Nessy,

      Seul(e)s des élu(e)s un peu agité(e)s du cerveau gauche , et très bons du cerveau droit , pourraient vous conseiller utilement dans cette ambition .
      Ou la porter eux mêmes . Si la synthèse est assez claire .

      Cela me paraît assez bien vu. Les cadres idéologiques habituels du débat politique sont rebattus dans le contexte du basculement de civilisation en cours. Nous voyons à quel point nos concepts d’analyse sont décalés par rapport aux évolutions observables en Egypte, en Tunisie et partout ailleurs. La transformation de la pensée en action politique est un métier en soi complémentaire à ce qui se fait sur ce Blog. Les synthèses que nous pourront faire sont nécessaires et utiles mais pas suffisantes pour produire de l’action. Un nominal ne produit pas de prime si aucun acteur politique ne l’achète pour en vendre la plus-value à terme.

      Que suggérez-vous pour alimenter les leaders d’opinion par la logique de responsabilité des options ? Le pouvoir politique est obligé de prendre des options. Il faut tirer les conséquences de ce que constate Paul Jorion d’un questionnement personnel très large parmi les gens qui sont censés décider et assumer la responsabilité politique. La sensibilité à l’option est à mon avis plus forte qu’on ne l’imagine.

    7. @Pierre Sarton du Jonchay :

      Je n’ai pas de recette miracle , mais parmi les efforts qui restent à faire et les pistes à creuser , il me semble qu’il y a :

      – déjà tomber d’accord avec ceux qui émettent des idées ou concepts proches des vôtres , sur cette fameuse synthèse . Rien de plus traumatisant pour un politique que d’être approché par des tas de gens qui prétendent dire la même chose et qui le disent chacun dans leur jargon , de façon inutilement arborescente et imbitable par l’électeur moyen .La demande d’une traduction par images n’était pas une boutade : ce que le dessinateur aura su comprendre et traduire , avec vos accords , soyez sur que l’élu le comprendra , et même ceux qui l’entourent traditionnellement .

      – sur le fond , avoir un argumentaire et une mise en images claire , sur le concept qui fait sens et force de levier pour une mise en perspective politique .:ici le marché des options en pointant comment , en préécrivant d’une certaine façon l’avenir par une logique financière déconnectée des choses et des corps , il confisque à l’expression démocratique le pouvoir même de s’exprimer valablement .Décrire les méthodes , les acteurs , les outils , les masses en jeu , l’importance de la gestion et manipulation du temps dans le système financier monopoly actuel . Décrire aussi les effets de ce sytème sur les grandes politiques traditionnelles d’une nation voire de l’humanité : alimentation , santé , éducation , sécurité , droit et justice , écologie , défense … ( accessoirement d’autres ont déjà pointé comment le système a besoin de récupérer le spectacle et le sexe , pour prospèrer )

      – décortiquer tous les lieux de pouvoir actuels de la force que l’on souhaite remettre à la raison démocratique . Hiérachiser les coups à porter .Les définir dans le détail . Prévoir ce qui se passe quand sont possibles les premières victoires . Quelles forces à mettre en face des retours de flamme . Un politique sait que ,sauf dans le cas d’une révolution populaire violente , il ne peut disposer que de tactiques d’alliance , d’encerclements , de gestion du temps, de mobilisation partielle des foules , de poses de cliquets anti-retour à chaque victoire partielle …. pour faire progresser et inscrire dans la réalité un dessein volontaire .

      – ne pas surestimer le partage des évidences : ce sera le cas quand les tags des murs de soutènement de la SNCF -RFF pourront reprendre les illustrations phares de la BD évoquée plus haut .

    8. @Juan Nessy,
      Dites-moi quel est votre parti politique pour que j’y milite. La synthèse théorique que nous devons produire ne peut pas être autre chose qu’un discours politique audible et compréhensible par tout citoyen qui veuille savoir pour qui et pourquoi il vote.

    9. @Pierre Sarton du Jonchay:

      j’ai trop de respect de la liberté de chacun et de l’importance d’un choix collectif partisan , pour vous conseiller tel ou tel . Je crois d’ailleurs , pour rester en France , qu’il y a dans l’arc en ciel politique actuel , plusieurs « couleurs » qui pourraient se nourrir d’une approche telle que  » les vôtres » .

      Au doigt mouillé ( toujours le même) , en l’absence de mouvement révolutionnaire plus ou moins spontané , je privilégierais les composantes qui intègrent déjà des préoccupations de long terme dans leurs fondamentaux , et/ou qui ont des alliances naturelles fortes au niveau européen .

      Et tous les syndicats .

  9. Est ce que cela fonctionne dans le monde d’aujourd’hui :

    « Aujourd’hui, les entreprises en faillite restent en activité. Leurs dirigeants continuent à recevoir des bonus. Leurs pertes sont socialisées… ramassées par les autorités et distribuées à des gens qui ne les méritent pas » (extrait de la chronique agora par bill bonner)

    Bon week end

    1. Cette citation extraite de la Chronique agora, s’inspire peut-être d’une des remarques de Joseph Stiglitz dans son livre « Le triomphe de la cupidité » Joseph Stiglitz constate que la principale différence entre les premières formes du capitalisme et son évolution moderne désastreuse trouve sa source dans une évolution obscure de l’agencement du pouvoir et des responsabilités dans les entreprises. Le chef d’entreprise classique était généralement propriétaire du capital pour lequel il avait investi très souvent en empruntant de l’argent garanti sur ses autres biens propres, sa mauvaise gestion risquait donc de le toucher directement. Avec l’évolution vers un capitalisme d’actionnariat, surtout d’actionnariat de masse: le capitaliste n’est plus responsable que de la petite part qu’il possède, plus celle ci est faible, moins il a de pouvoir dans la gestion de l’entreprise mais aussi son risque est limité. La contrepartie de ce moindre risque c’est que les gros actionnaires décident et que le petit subit. Avec la complexification de la gestion liée à la taille croissante des entreprises même les gros actionnaires ont dû s’appuyer sur des dirigeants salariés pour lesquels les rémunérations dans un sens et les responsabilités de l’autre sont devenues plus difficile à comprendre, c’est ce que Joseph Stiglitz appelle manque de transparence dans l’agencement du pouvoir dans l’entreprise.
      Petite note: il y a une erreur de traduction dans le livre français là où l’auteur parle d’AGENCY en anglais. Or le traducteur a traduit AGENCY par AGENCE.
      AGENCY dans ce contexte veut dire agencement ou organisation des contrôles ou relations de commandement au sein de l’entreprise (au sens large)

      C’est comme cela qu’on peut voir des dirigeants d’entreprises ayant faillit à leur devoirs de gestion sur tous les plans, arrivent à s’en sortir sans casse pour eux mêmes voir même avec des « parachutes en or ».
      En revanche la casse retombe sur les employés moins élevés dans la hiérarchie ou sur les petits actionnaires. Stiglitz décrit comment cette absence de responsabilité combinée à une cupidité sans limite des dirigeants des grandes banques américaines les a conduits à des stratégies suicidaires pour les banques.

      Peut-être que si les « traders » de Wall Street ou d’ailleurs avaient eu, un risque de perte même petit sur leurs bien propres peut-être qu’ils auraient pris moins de risques inconsidérés avec de l’argent qui ne leur appartenait pas, mais dans les cas précis de la crise des subprimes américaine, de l’argent qui appartenait aux couches les plus vulnérables de la société américaine, petits épargnants préparant leurs retraites dans un système où les retraites dépendent pour l’essentiel de l’épargne personnelle…Ce sont ces « petites gens » qui ont tout perdu, ni le dirigeants des grandes banques ou entreprises. Ces gens modestes qui avaient hypothéqué leurs emprunts avec des petites maisons ont finalement tout perdu le petit capital épargné pour leur retraite et la maison où ils pensaient pouvoir vivre leur retraite. Lire le livre de Stiglitz Le triomphe de la cupidité pour mieux comprendre ce que s’est passé d’une manière condensée et très informée puisque l’auteur connaissait intimement le fonctionnement su système bancaire et financier américain. Les pistes qu’il donne pour le futur sont aussi très intéressantes.

      Paul

  10. Désolé, mais généraliser le principe de l’option aux transactions au comptant n’a pas de sens. L’option ne peut être valorisée que si la transaction est différée et soumise aux aléas susceptibles d’en modifier les termes. Et vous introduisez « l’argent-marchandise » pour ajouter à la confusion de l’ensemble.

    1. Ah, mais juste après l’achat au comptant, vous êtes encore tout intriqué avec le SAV surtout pendant la période de garantie !
      C’est-y-pas de l’option cognitivo quelque chose ?
      Tout ça pour dire que le prix n’est « que » l’endroit où se rencontrent des contractants qui ont des lois écrites et non écrites. Et une vent au comptant est un contrat qui croit évacuer le gros de son objet à t=0. …Du moins vu de la Caverne….

  11. Raisonnons…Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas…Que se passe-t-il vraiment lors d’une vente?…Nous avons établit que la naissance d’une vie à un prix, puisqu’elle est désormais devenue une dette dans notre système économique…La confusion de ces rapports de convergences économiques me laisse confondue…Réflexion purement féminine!

  12. @alotar,

    Tout prix en argent recèle ainsi en lui-même les primes de 2 options, à savoir la prime de la vente d’une option d’achat sans terme de bien ou service, plus la prime de la vente d’une option de vente sans terme d’argent. De sorte que l’origine et la signification de la plus-value ou de l’asymétrie vendeur/acheteur peuvent être trouvées dans la considération du prix en argent comme option : cette plus-value est la somme des primes d’une option d’achat de marchandise et d’une option de vente d’argent, options qui sont vendues à l’acheteur par le vendeur de la marchandise (ou du service) et cela implicitement dans tout échange sans terme ou immédiat.

    La prime d’une option d’achat ou de vente a exercice immédiat est forcément nulle puisque toute valeur supérieure met l’option hors de la monnaie.
    Les primes des 2 options considérées sont nulles, la somme est nulle, donc la plus value est nulle?

    Il y a quelque chose qui doit vraiment m’échapper…

  13. Ce qui m’ « amuse », un peu quelque part, est que les contrats privés industriels sont des machines anti-spéculation car, dans le désordre et pour 5 francs :
    – les deux parties incluent une clause protégeant des variations de changes,
    – une clause indexant le prix sur des éléments constituants ou voisins de possibles variations,
    – incluent une clause de sécurité par rupture en cas de variations imprévues.

    Bref, ces parties établissent un lien qui leur permettra de se protéger CONJOINTEMENT d’éléments extérieurs qui pourraient leur nuire.

    Le protectionnisme, mais en local.

    (Monsieur Jorion, je suis vos indications, mais je ne sais absolument plus si mon commentaire était ici. Disposez-en à convenance, puisqu’il appartient au blog. Sympathiquement.)

  14. Il ne faudrait pas oublier que toute marchandise, avant d’être vendue, est produite, et que c’est le fait que le producteur vende son travail beaucoup moins cher que ne le revend le capitaliste qui produit la plus-value et que c’est cette plus-value qui s’accumule en capital.
    Avec l’automatisation croissante et la recherche des salaires les plus bas, la richesse produite diminue sans cesse.
    Cette baisse tendancielle du profit doit être compensée au moment de la distribution des marchandises.
    C’est aussi le moment où l’argent, qui est alors la marchandise centrale, est le vecteur qui rapporte le plus, d’autant plus que la consommation de services est devenue obligatoire.

    1. Eh oui Marlowe, d’accord pour élargir la question.

      Je répète encore ici que les thèses de PSJ et maintenant de ceux qui se placent à sa suite, nous ramènent loin en arrière, en des temps pré-capitalistes ou de capitalisme marchand.

      La plus-value commerciale (vendre plus cher qu’on n’achète) n’a bien entendu rien à voir avec la survaleur qui est dégagée dans la production, du fait que les salaires sont payés à un prix inférieur à la valeur de ce que la force de travail achetée par le capitaliste a produit (il faut le dire comme ça, puisque le salaire est toujours versé après la production : la force de travail est toujours achetée à crédit, contrairement à une marchandise achetée sur le marché).

      De plus ces conceptions masquent l’essence du capitalisme qui est de produire à crédit : aucun capitaliste ne produit avec « son » argent, c’est toujours celui des autres qu’il emprunte pour produire. Ce sont les prêteurs qui prennent le risque, pas le capitaliste !
      Qu’une lutte entre financiers et capitalistes se produise à ce propos n’empêche pas qu’ils appartiennent à la même classe et qu’au final ils seront toujours d’accord pour faire baisser les salaires (augmenter les impôts, indirects de préférence, augmenter le temps de travail, désindexer les salaires de la productivité ou de l’inflation, etc. les pistes ne manquent pas à commencer par la réduction des retraites ou des remboursements de soins).

      Parler de « l’argent » tel que ces articles le font c’est faire de la mauvaise abstraction et de la mauvaise économie politique. (Jugement éthique : décide de ce qui est bon ou mauvais, contrairement à la morale qui dit ce qui est bien ou mal).

    2. @JeanNimes,
      Votre commentaire démontre une totale assimilation de ce que nous cherchons à dire. Mais pourquoi cela vous conduit-il à conclure ce que vous concluez ? Où voyez-vous le mauvais ? Craignez-vous un résultat non conforme à vos attentes ?

    3. à JeanNimes,

      J’ai déjà écrit que la Dette est le Dieu vivant.
      Pour en dire un peu plus, ce Dieu là, qui est le produit de plusieurs millénaires, cohabite avec les dieux du passé.
      De ce point de vue aussi, la critique de la religion est le fondement de toute critique.

  15. prenons l’exemple d’achat d’une voiture:
    cela débute par une option d’achat chez un concessionnaire, qui inidique les caractéristiques du véhicule couleur etc et le délai de livraison à prix ferme et définitf
    , le dépot de garantie (de l’ordre de 1000 €) étant le prix de l’option
    le vendeur (le concessionnaire) prenant une option d’achat d’argent encaisse ce dépot de garantie.
    le véhicule arrive dans les délais prévu lors du contrat; l’acheteur prend possession du véhilcule, et le vendeur encaisse le prix correspondant du véhicule moins la valeur de l’option.
    c’est donc un achat à terme qui se dénoue dans les délais du contrat.
    Imaginons à présent que nous soyons dans une période d’inflation importante.
    le contrat d’achat étant conclu dans les mêmes termes qui ci-dessus.
    seulement voilà, l’industriel fabricant indique dans les quinze jours que le prix de vente va augmenter de 12%
    le prix étant ferme et définitf, c’est donc la valeur de l’option qui augmente sensiblement et là deux cas peuvent se présenter
    1) l’acheteur du véhicule attend la livraision, l’opération d’achat à terme se dénoue dans les delais comme ci-dessus.
    2) l’acheteur de l’option d’achat est un spéculateur, il tente alors de revendre son option d’achat qui a prix de la valeur bien évidemment pour encaisser la différence. (ce qui devrait être interdit)
    (si il ne trouve pas preneur, il se fera livrer le véhicule)
    en espérant que ce soit compréhensible pour le lecteur.

    1. Raisonnement inverse :
      Le « fabricant » du véhicule connait le prix de la voiture à l’avance car ses fournisseurs ont déjà la matière en stock et peuvent prévoir une éventuelle hausse de salaires ainsi que des frais fixes.

      Le client a par contre le droit de se faire rouler, cela n’est pas interdit.

  16. Économiquement, je ne peux me prononcer, mais juridiquement, ce texte est très confus.

    Tout d’abord, une promesse de vente n’est pas une vente. La vente est un transfert à titre onéreux d’un droit réel, le droit de propriété. La promesse de vente, ou option d’achat, n’est que le transfert d’un droit de créance, à savoir le bénéfice de la promesse.

    Ces deux contrats ont des effets juridiques forts différents. La différence principale réside sans doute dans le fait que la vente réalise le transfert de propriété, alors que ce n’est pas le cas de l’option. En conséquence, les risques de perte ou de détérioration de la chose pèsent, selon le cas, sur l’une ou l’autre personne, car les risques suivent, en principe, la propriété de la chose.

    Il me semble que vous visez prioritairement le mécanisme des options d’achat. Vous les nommez « ventes sans terme », mais la première caractéristique que vous leur attribuez n’est en réalité qu’un « contrat d’adhésion », qui n’est qu’un mode particulier d’échange des consentements, où il est laissé à l’une des parties le soin de fixer l’ensemble des conditions, l’autre n’ayant qu’à y adhérer pour former le contrat. Ce n’est donc pas un contrat à part entière, mais un mode particulier de formation des contrats. Et la seconde caractéristique correspond à la promesse de vente.

    Une promesse de vente peut être un contrat ou un acte unilatéral. L’option d’achat est un contrat unilatéral, où le promettant s’engage à vendre telle chose pour tel prix dès lors que le bénéficiaire lève l’option. La promesse de vente pourrait n’être qu’un acte unilatéral du vendeur, mais on parle alors d’une simple offre de vente. La différence est qu’en ce cas, le promettant n’est pas tenu de vendre. Sa seule obligation alors de maintenir les conditions de vente qu’il a exprimées, s’il se décide à vendre à un acheteur potentiel qui s’est manifesté.

    Tout ceci peut également s’appliquer en sens inverse, c’est-à-dire une promesse d’achat, option de vente, contrat unilatéral, où le promettant s’engage à acheter telle chose pour tel prix dès lors que le bénéficiaire lève l’option. Ou une offre d’achat, acte unilatéral, où le promettant n’est pas tenu d’acheter, mais uniquement de maintenir les conditions d’achat qu’il a exprimées, s’il se décide à acheter à un vendeur potentiel qui s’est manifesté.

    Ensuite, on ne peut pas dire que l’option est « un droit de laisser tomber cette vente contractuelle ». Par cette affirmation, vous confondez juridiquement l’option et la faculté de dédit, ou faculté de résolution unilatérale. Cette dernière est une modalité qui permet à l’une des parties à un contrat de se libérer de son obligation. Or l’option ne peut être vue comme une faculté de dédit, pour la simple raison qu’elle n’entraîne d’obligation que dans le chef du promettant. Le bénéficiaire de la promesse ne supporte aucune obligation, et dès lors aucune obligation dont il devrait se délier.

    De plus, le terme qui peut affecter un contrat de vente n’est ni une option, ni une faculté de résolution unilatérale. Le terme n’est qu’une modalité qui suspend l’exécution du contrat de vente, mais ce contrat est déjà parfaitement formé, avec toutes les conséquences juridiques qui en découlent. La distinction entre vente à terme ou vente immédiate n’a donc juridiquement aucun sens du point de vue des effets. Si certains effets sont suspendus par le terme, ils n’en restent pas moins obligatoires.

    Enfin, il ne faut pas non plus confondre accord sur le prix et payement. Le premier concerne la formation du contrat et de l’obligation de payer le prix qui en découle, alors que le payement concerne l’exécution de cette obligation. Si la vente peut être à terme en ce sens que le payement est suspendu, elle ne peut l’être en ce sens que l’accord sur le prix est suspendu. En ce dernier cas, il n’y pas encore vente, puisqu’il manque à cette dernière un de ses éléments essentiels.

    En conséquence, il faut bien comprendre que contrairement à ce que vous prétendez, l’acheteur n’a la possibilité de renoncer à un contrat de vente que dans l’hypothèse où il lui a été contractuellement accordé une faculté de résolution unilatérale, et cela que la vente soit ou non à terme. Par contre, le bénéficiaire d’une option d’achat (ou de vente) peut choisir non pas de renoncer à la vente, mais de renoncer à contracter la vente, en abandonnant alors le prix de l’option, puisqu’il a payé ce prix précisément pour bénéficier de ce choix.

    En conclusion, qu’on ait affaire à une vente ou à une option (contrat unilatéral), l’accord sur le prix « verrouille » juridiquement celui-ci, et les risques de fluctuations monétaires reposent sur les épaules du vendeur ou du promettant, accordant ainsi à l’acheteur, ou au bénéficiaire de la promesse, une forme d’assurance sur ces fluctuations (l’option, étant un droit de créance, peut être cédée, ce qui peut être la cause de certains abus).

    Cependant, analyser qu’en raison de la présence d’un intermédiaire monétaire, tout prix comporte une composante assurantielle est une chose (très pertinente). Y voir une faculté de résolution unilatérale en est une autre. Dans une perspective consensualiste, il faudrait démontrer que la volonté d’accorder cette faculté à l’une ou l’autre partie résulte sans équivoque du contrat, ne fût-ce qu’implicitement.

    Or n’est-ce pas tout l’intérêt des options qu’une des parties ait l’obligation de conclure le contrat de vente dès la levée de l’option, sans possibilité de s’en délier autrement qu’en commettant une faute contractuelle ? Faudrait-il en conclure que le mécanisme des options est un non-sens économique en l’état, et qu’il ne pourrait récupérer son sens qu’en l’absence de fluctuations monétaires ?

    Je n’ai absolument aucune idée des implications économiques de tout ceci, mais j’espère qu’au moins juridiquement, les choses sont un petit peu plus claires.

    1. @VincentP,

      Dans cette explicitation très claire que vous faites de la terminologie juridique de l’option dans le contrat et du contrat d’option, j’ai l’impression qu’il y a fusion implicite de la notion de prix et de la notion de monnaie. Tout contrat est formé par un accord sur la chose et sur le prix. Mais dans la vraie vie, la monnaie du prix apparaît sous des formes économiques bien différentes. Comment le Droit actuel conçoit-il la séparation possible dans un prix entre le prix stricto sensu, le prix nominal, et son règlement en monnaie à une certaine échéance avec une certaine prime, c’est à dire le prix réel ?

      Le billet d’Alotar me paraît poser explicitement la différence de réalité dans le prix entre la monnaie à l’échéance du paiement et le nominal associé à l’objet du contrat livrable à une autre échéance. La réalité économique contient trois causes de prix liées quand le Droit ne considère que la chose et le prix. L’économie du prix contient l’objet défini juridiquement, le prix nominal dont la valeur est fixée par l’échéance choisie dans le temps et le règlement en monnaie intervenant à une autre date que la livraison du nominal.

      Je suis enclin à considérer que le Droit moderne s’est nominalisé par rapport à ce qu’il était au XIXème siècle. Le juriste joue avec la réalité pour rendre possible les paris financiers sur les variations de prix sans qu’aucune lésion ne puisse plus être identifié dans la réalité modélisée par le Droit. Simplement en n’imposant pas dans un contrat à terme la distinction, voulue ou possible entre les contractants, d’une différence entre l’échéance du règlement en monnaie et l’échéance de la livraison de l’objet. Cela permet de fait de rendre licite un contrat d’option qui fixe le prix d’une prime et le prix d’un nominal sans que le vendeur du nominal n’ait à se préoccuper de la livraison effective d’un objet réel par lui-même ou par un autre.

      Il me semble qu’un droit qui colle à la réalité économique et à la volonté légitime des contractants devrait interdire la vente d’une option sans l’obligation de vérifier la relation effective de la réalité livrée du nominal à la réalité appréciée du nominal. Autrement dit le Droit devrait interdire à un vendeur d’option de vendre le prix sans vendre l’obligation de livrer un objet qui existe réellement à la date de l’option. Qu’en pensez-vous ?

    2. Cela me pousse à recopier mon commentaire un peu plus haut car vous semblez vous attarder aux détails par rapport au principal. (intérêts vs principal… 😉 )

      « les contrats privés industriels sont des machines anti-spéculation car, dans le désordre et pour 5 francs :
      – les deux parties incluent une clause protégeant des variations de changes,
      – une clause indexant le prix sur des éléments constituants ou voisins de possibles variations,
      – incluent une clause de sécurité par rupture en cas de variations imprévues.

      Bref, ces parties établissent un lien qui leur permettra de se protéger CONJOINTEMENT d’éléments extérieurs qui pourraient leur nuire.

      Le protectionnisme, mais en local. »

      Ainsi, Messieurs, si vous pouviez me dire ce que le protectionnisme a de néfaste, je vous remercierais beaucoup.
      Mais vous n’êtes pas DSKniènement obligé de le faire, non plus. Ni écologiquement. Les couvertures ne servent que les pigeons qui y croit.

    3. Dans la série loi vs économie, voyez BIEN ce qu’entraine le droit au silence d’un accusé lorsque l’on sait que les riches et puissants ont tout intérêt à se taire….
      O, merta.

      Truand un jour, truand toujours.

    4. http://www.dictionnaire-juridique.com/definition/acompte.php
      « Dans le droit des sociétés, lorsqu’un bilan fait ressortir que la société a réalisé un bénéfice, il peut être distribué des acomptes sur dividendes avant l’approbation des comptes de l’exercice. Le montant de ces acomptes ne peut excéder le montant du bénéfice.  »

      Hors, je ne vous apprendrais pas que de nombreuses sociétés, banques ou multinationales, ont versé des acomptes sur dividendes malgré une perte…

      Notre société réclame de la justice. Soit, la simple application d’une loi équitable.

    5. @ Pierre Sarton du Jonchay

      Je dois avouer que votre question dépasse (de loin) mes compétences. Je ne suis qu’étudiant, et mes connaissances sont encore particulièrement limitées et théoriques. Je vous invite donc ici à ne lire la suite que si le « grosso modo » vous intéresse…

      Ce que je sais, c’est qu’en matière de contrats, le droit actuel suit une voie très libérale, traduite dans les principes du consensualisme et de la « convention-loi ». Certains contrats, dont le contrat de vente, ont un tronc commun organisé par la loi, mais d’une part, la grande majorité des dispositions sont supplétives de volonté, c’est-à-dire ne s’appliquent qu’à défaut de volonté contraire des parties, et d’autre part, le consensualisme permet aux parties de s’entendre sur énormément de choses. En gros, ce qui n’est pas interdit est autorisé.

      Je sais aussi que de plus en plus de législations particulières voient le jour en matière économique. Les principes restent inchangés, mais la floraison de ce type de législation peut laisser penser qu’il y a quand même un certain malaise par rapport à cette conception.

      Quand vous parlez de « fusion implicite de la notion de prix et de la notion de monnaie », vous avez raison au moins en ce concerne le contrat de vente. Le prix est un élément essentiel du contrat de vente, et celui-ci doit être déterminé (ou déterminable) en argent. D’autres moyens sont évidemment envisageables, mais il s’agira alors d’un autre contrat que la vente.

      En matière de vente, le terme est autorisé, mais perçu par le droit comme une exception au principe. Rien n’est donc organisé formellement, et ce sera aux parties de déterminer prix nominal et prix réel. Cette conception vaut a fortiori pour tous les contrats où le terme n’est pas envisagé formellement par la loi. Il me semble quand même qu’il est certain cas où la loi prévoit des clauses d’indexation, mais je n’en suis pas sûr.

      En ce qui concerne les options, je ne comprends pas comment le vendeur du nominal, le promettant, n’a pas à se préoccuper de la livraison effective d’une chose réelle. C’est qu’à cet égard, le droit fait bien peser sur lui cette obligation. En effet, une vente ne peut être conclue que pour un objet qui existe, et le vendeur a l’obligation de transférer la propriété de ce bien et d’en assurer la livraison. Si la chose ne doit pas exister pendant l’option, puisque ce n’est pas une vente, elle devra nécessairement exister à la levée de l’option, puisque cette levée emporte conclusion du contrat de vente, et que l’existence de la chose est une condition de validité du contrat de vente.

      De mon point de vue, il s’agirait donc plutôt d’appliquer correctement le droit, si j’ose dire. Mais j’ai bien conscience qu’une conclusion qui part d’une incompréhension a une valeur inestimable…:-)

  17. Il me semble que vous pointez d’une façon plutôt compliquée et abstraite une vérité fondamentale de ce qui se passe lors de tout échange avec l’aide de l’argent: L’argent mis à la disposition de tous par l’autorité publique confère une prime appelée aussi prime de liquidité.
    Or, dans la pratique avec la monnaie actuelle, c’est bien le vendeur d’un bien ou service et qui encaisse l’argent qui empoche seul la possible plus value, car l’autorité met l’argent à disposition gratuitement – à tort, selon moi; est c’est pourquoi l’argent a acquis son caractère de capital originel. Interdire à l’argent de fonctionner ainsi est la vraie signification de l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix que vous revendiquez à juste titre. mais ne l’obtiendrez pas si vous ne modifiez pas directement le mode d’émission de la monnaie en remplaçant le signe monétaire actuel par un signe monétaire marqué par le temps.
    Car « acheter de l’argent » comme vous pointez justement, en vendant un bien ou service, c’est avant tout acquérir l’option de racheter quand et ou où on veut autre chose. Et cette option-là, avec la monnaie actuelle, n’est pas payée par celui qui détient (et obtient) l’argent plus ou moins longtemps, mais elle est toujours payée à chaque transaction par le seul acheteur.
    C’est cela la rente du capital ou l’intérêt monétaire net (ou originel).

    1. Merci Joannes.

      Quelle est la différence avec un simple mécanisme de taxation des transactions commerciales ?

      En quoi un signe monétaire marqué par le temps change t-il quoique ce soit au fait que l’acheteur ne paie pas seul à chaque fois l’option en question (est-ce parce-qu’on peut dire que dans votre système à chaque achat l’acheteur « refilerait la patate chaude » au vendeur, et ne serait donc plus lui-même soumis à la désutilité accompagnant la détention de tout signe monétaire, au contraire du nouveau propriétaire de cet argent?).

      Comment évalue t-on le prix de cette option, puisqu’on suppose que plus vous détenez d’argent et plus cette option de liquidité présente de l’intérêt, de façon exponentielle. En quoi un signe monétaire indexé sur le temps se montre t-il à la hauteur, i.e. toujours capable de neutraliser l’avantage conféré quelle que soit la somme détenue: ou encore, n’est ce pas sur le montant de ce qui est détenu plus que sur la durée de la détention que devrait-être indéxée de manière elle-même inversement proportionnelle/exponentielle, la désutilité associée au possesseur de l’argent? Comment calcule t-on alors la vitesse à laquelle l’argent devrait rouiller (si c’est bien fonction des variables montant = temps de détention de l’argent?).

      Que deviennent les prêts – qui paie l’option- dans votre système (à taux zero ou non)?

    2. @Johannes Finckh,

      La prime de liquidité de la politique publique d’émission monétaire est bien au cœur de la crise actuelle et de la proposition de monnaie marquée par le temps. Après un échange approfondi nous sommes me semble-t-il tombés d’accord sur le fait que la captation de cette prime par les détenteurs de monnaie nuit à l’activité économique réelle justement parce que les vendeurs de valeur réelle, travailleurs, entrepreneurs, services publics, en sont privés. Ils ne sont pas rémunérés de leur investissement permanent à produire au service des détenteurs de la monnaie dont les rentiers qui se contentent de toucher la prime de liquidité de la monnaie grâce à l’accumulation de capital en monnaie.

      Il me semble que nous sommes également d’accord sur le fait que ces rentiers captateurs de la prime de liquidité prélevée sur la valeur réelle sont les opérateurs financiers. Ils recyclent les dépôts monétaires peu ou pas rémunérés en investissements dont la rentabilité est supérieure aux fonds propres qu’ils investissent réellement dans la liquidité de la monnaie. Schématiquement, les fonds propres d’un opérateur financier doivent représenter la prime de crédit de l’ensemble des dépôts et dettes mobilisés par l’opérateur dans l’ensemble de ses investissements en risque de crédit ou en titres de capital.

      Comme vous le dites, le mode d’émission actuel de la monnaie par les banques centrales accorde de la liquidité au système financier à un prix, une prime d’émission, très inférieur à la prime de risque réel achetée dans les investissements du système financier. Mon analyse sur laquelle vous ne me suivez pas jusqu’à présent est que ce déséquilibre systémique dont nous convenons de l’iniquité est dû à l’absence de marché du risque de crédit. Grâce à l’analyse d’Alotar, nous pouvons définir ce marché du prix du crédit comme un marché d’option de crédit dont les primes mesurent la crédibilité personnelle de tout emprunteur à commencer par les opérateurs financiers qui recyclent l’épargne et les dépôts.

      Le marché des primes de crédit n’existe pas : le marché interbancaire mondial négocie formellement des crédits mais pas des primes de crédit. C’est la principale raison pour laquelle il est gelé dans la crise. Il est impossible de faire la différence entre une banque solvable et une banque insolvable. Tous les opérateurs financiers qui le peuvent empruntent auprès de la banque centrale pour faire porter le risque de crédit bancaire par l’émetteur de la monnaie et par tous les créanciers en monnaie qui ne peuvent pas se couvrir contre le risque d’investissement contenu dans la monnaie. Dans la configuration actuelle que nous condamnons tous les deux, les opérateurs financiers qui spéculent jouent à acheter des primes de crédit gratuites qu’ils font porter aux banques centrales, aux États et surtout aux déposants qui ne détiennent pas de capital financier.

      Je crois comprendre que ce qui vous choque dans l’analyse que nous faisons avec Alotar de la liquidité monétaire, c’est de la rendre dépendante d’une option dont le résultat est imprévisible et le prix variable. Or il se trouve que le principe que vous défendez est justement d’imputer à la valeur réelle de la monnaie le prix proportionnel au temps de la liquidité. Vous êtes donc gêné par l’instabilité qu’induit la liquidité optionnelle sur la loi de dépréciation de la monnaie. Vous voulez que la monnaie se déprécie du prix de la liquidité mais non que ce prix soit imprévisible. Je suis d’accord avec vous sur le principe mais vous propose d’intégrer dans la SMT la variabilité du risque monétaire dans le temps.

      Vous paraissez convenir qu’à la négociation d’une vente de quoi que ce soit contre monnaie, on achète une prime d’option sans échéance de la valeur réelle à terme de la monnaie. Si je suis le principe de la SMT, vous proposez que le prix de la prime de liquidité monétaire ne soit pas nul mais qu’il soit fixe. Le problème est alors d’en fixer le taux : à combien de points de base une banque centrale doit-elle facturer le prix de la liquidité par unité de liquidité prêté ? En fait personne ne le sait exactement. Certains économistes (je n’ai pas leur nom en tête ; qui peut m’aider ? peut-être Gesell) ont établi que ce prix de la liquidité était le taux de la croissance réelle de la production économique. Nous savons que la croissance est variable selon chaque emprunteur, chaque pays, chaque zone économique, chaque conjoncture d’événements exogènes.

      L’objectif d’un prix fixe de la liquidité est logique à terme mais irréalisable au présent. Il faut donc un principe d’approximation et d’ajustement permanent du prix de la liquidité selon les zones monétaires, selon les systèmes juridiques, selon les gouvernements, selon les événements conjoncturels et selon les emprunteurs plus ou moins solvables. C’est ici que le principe de l’option de monnaie me paraît trouver toute sa pertinence pour réaliser la SMT en puissance mais pas en acte puisque la réalité n’est pas parfaite. Je vous propose donc le marché international généralisé d’option de la monnaie : cotation obligatoire de toutes les causes de liquidité par un marché transparent d’option où les propriétaires des causes soient physiquement identifiables (responsabilité financière personnelle en capital) et où les objets (les effets en langage aristotélicien) de prix soient déposés à l’origine de tout crédit afin que la non-application du droit dans l’objet soit provisionnée dans une prime d’origination (brockerage).

      Pour que la dépréciation SMT variable dans le temps, par sujet et par objet soit un principe incontournable de la monnaie, il faut une monnaie qui soit en elle-même l’application universelle du principe. Cette monnaie pourrait être le bancor gagé sur le marché généralisé d’option. Le bancor est donc la monnaie SMT qui soit effectivement réalisable pour imposer la répartition du prix de la liquidité entre ceux qui la produisent et ceux qui la consomment.

      Le texte sur la SMT qui a inspiré notre fructueux échange : je vous propose d’y adjoindre vos explications et remarques. Bien à vous.

    3. Merci AntoineY pour votre réaction je vous réponds donc

      1) Vous écrivez:
      Quelle est la différence avec un simple mécanisme de taxation des transactions commerciales ?
      jf: la « nuance » ou plutôt la différence est que la taxation commerciale (de type TVA par exemple) renchérit la transaction et pénalise le travail. Quand le signe monétaire est exposé à une (petite) « érosion » de sa valeur faciale – de l’ordre de 5% annuels maximum, peut-être même moins-, cela ne gêne vraiment en rien la transaction commerciale, et ce d’autant moins que le SMT incite son détenteur à s’en défaire souvent, et, dans la mesure où il s’en défait avant la date prévue de ré-actualisation, cela ne lui coûte absolument rien. Seul celui qui détient le billet au moment de la date fatidique y perdra le montant prévu d’avance. Vous voyez, le mécanisme avec une taxation de la marchandise est diamétralement opposé à celui de « taxer » le billet. Car la taxation de la marchandise aggrave encore l’avantage du billet détenu par rapport à la marchandise qui n’en peut plus d’être « punie » en plus d’être péerissable. Cette réflexion rejoint celle concernant la TVA comme l’impôt le plus antisocial et le plus antiéconomique qui soit.

      2)En quoi un signe monétaire marqué par le temps change t-il quoi que ce soit au fait que l’acheteur ne paie pas seul à chaque fois l’option en question (est-ce parce-qu’on peut dire que dans votre système à chaque achat l’acheteur « refilerait la patate chaude » au vendeur, et ne serait donc plus lui-même soumis à la désutilité accompagnant la détention de tout signe monétaire, au contraire du nouveau propriétaire de cet argent?).

      Jf: bravo: vous avez trouvé la réponse tout seul! Il ne s’agit pas d’empêcher la détention liquide totalement, d’ailleurs, l' »érosion » faciale souhaitée doit rester faible, mais il s’agit clairement et simplement d’un partage du risque plus convenable. Ce risque est inhérent au fait d’être en vie et au fait que l’activité économique en comporte. Que le système actuel soit inique est hors de doute, mais on pourrait s’en foutre et vivre avec l’injustice sociale, mais il y a plus grave: le système capitaliste ne peut marcher et aboutit toujours à des blocages systémiques.

      3)a)Comment évalue t-on le prix de cette option, puisqu’on suppose que plus vous détenez d’argent et plus cette option de liquidité présente de l’intérêt, de façon exponentielle.
      b) En quoi un signe monétaire indexé sur le temps se montre t-il à la hauteur, i.e. toujours capable de neutraliser l’avantage conféré quelle que soit la somme détenue: ou encore, n’est ce pas sur le montant de ce qui est détenu plus que sur la durée de la détention que devrait-être indéxée de manière elle-même inversement proportionnelle/exponentielle, la désutilité associée au possesseur de l’argent?
      c) Comment calcule t-on alors la vitesse à laquelle l’argent devrait rouiller (si c’est bien fonction des variables montant = temps de détention de l’argent?).

      jf: Excellentes questions techniques auxquelles j’essaye de trouver des réponses à la simples et convaincantes.
      a) Comme je l’ai signalé, il s’agit surtout de proportionner le risque et de l’imputer aussi au détenteur de liquidité, et plus il détient de SMT, plus cela lui coûte, il me semble qu’un système proportionnel est tout à fait ce qui faut, car, pour les stocks de marchandises, c’est aussi ainsi que l’on raisonne: la dégradation temporelle est proportionnelle au temps qui passe pour une quantité donnée.

      b) Bon, il me semble que j’ai déjà un peu répondu. En fait, il reste parfois, même avec le SMT, avantageux de détenir du liquide, évidemment. Et tant mieux, car il ne s’agit pas forcément de pousser à acheter n’importe quoi. Il vaut mieux garder son argent plutôt que des stocks de denrées alimentaires toujours beaucoup plus périssables que les SMT.
      Il est vrai que « montant » pose un problème, mais moins que la « durée »: On peut bien vouloir réunir un certain montant pour un achat plus important que l’on souhaite effectuer avant, évidemment, la date prévue de l’érosion faciale (faible).
      Retenez que le SMT reste une monnaie véritable et spécialement efficace, autrement dit, le moyen réalisant absolument toutes les transactions tout comme actuellement, à une exception, de taille: en thésaurisant, la monnaie actuelle perd pour toute la durée de la thésaurisation la qualité de monnaie d’échange au sens où elle ne sert à rien du tout pendant ce temps-là: je rappelle que 90% du numéraire émis par la BCE (en valeur, notamment les grosses coupures, mais pas seulement) sont thésaurisés! La monnaie actuelle est monnaie et non – monnaie à la fois, le SMT n’es QUE monnaie!
      c) la « vitesse à laquelle cette monnaie devrait rouiller »:
      C’est une question un peu délicate et nécessite effectivement une approche un peu subtile et pragmatique. Silvio Gesell discute déjà assez finement ce point. En fait, on peut observer que tout rouille et se dégrade en fonction du temps. Pour que la monnaie fonctionne comme un équivalent convenable des biens, services et biens d’équipement échangés contre elle, il est évident qu’une monnaie doit être stable et fiable. Je rappelle que le SMT sera très stable au sens où la part érodée sera constamment restituée par l’institution d’émission, de sorte que la masse circulante soit maintenue constante et telle que les prix moyens soient rigoureusement stables. Par ailleurs, on doit se baser sur un sorte de dégradation moyenne des biens, soit de l’ordre de 5% annuels, et cela correspond grosso modo à la dépréciation d’un capital comme une maison par exemple. mais puisque vous posez la question, il me semble très important qu’au moment de l’introduction du SMT (souhaitable) l’autorité monétaire puisse acquérir la possibilité de « jouer » sur le taux d’érosion. Ce qui indique que le taux appliqué est le bon sera le fait que le SMT circule bien à prix stables et que les biens durables continuent d’être offerts comme équivalents de cette monnaie d’échange SMT. Si cette monnaie est trop « fondante », les biens durables se renchériraient exagérément pour couvrir son détenteur.

      4) Que deviennent les prêts – qui paie l’option- dans votre système (à taux zero ou non)?

      jf: Les prêts proposés par les banques subiraient une baisse sensible des taux d’intérêt, c’est bien là un effet très essentiel qui est justement visé par « mon » système. En effet, les déposants en banque (les épargnants) ne pourront plus guère espérer une rémunération de leur épargne, car les banques elles-mêmes devront rapidement replacer les dépôts reçus, sous peine de subir, elles, l’érosion.
      Il en résulte que les banques pourront effectivement proposer une restitution intégrale des sommes déposées par l’épargnant au terme du dépôt (un an par exemple), et qu’elle peuvent donc, tout en gardant la marge bancaire inchangée (1%), proposer de prêts à 1% annuels par exemple. On imagine aisément qu’un tel système, appliqué aux dettes actuelles, y compris aux dettes souveraines, pourrait obtenir rapidement un désendettement général et et un maintien indéfectible de la solvabilité systémique. Mais, évidemment, les revenus rentiers (la rente du capital) baisseront sensiblement, mais, là, si les fortunes des milliardaires devaient un peu fondre, qu’est-ce que ça peut bien faire? Ce ne sera que salutaire!

      Encore merci pour vos questions, puisque cela me donne l’occasion de rappeler ces choses.

    4. @Johannes Finckh,
      Merci de ces éclaircissements provoqués par AntoineY. La monnaie SMT est bien construite. Vous mettez notamment en valeur un progrès manifeste sur la monnaie actuelle qui est déjà marquée par le temps. Dans la monnaie SMT, la dépréciation est annoncée à l’avance donc intégrable dans les calculs économiques et le produit réel de la dépréciation est redistribué à l’économie. Dans le système actuel, la perte de valeur réelle de la monnaie n’est pas connaissable à l’avance, n’est pas redistribuée à l’économie et s’accumule dans la capitalisation financière pour alimenter la spéculation qui déstabilise les prix.

      En dehors des remarques ci-dessus, comment voyez-vous le lancement et la gestion de la SMT dans un monde multinational ? Si l’euro basculait en mode SMT, comment serait réglée la parité avec le dollar ? Puisque le prix de la liquidité est prélevé sur les dépôts et redistribué aux emprunteurs, comment s’arbitre et s’opère la répartition ? Comment la banque centrale évalue et vérifie le prix réel des marchandises produites et vendues ? Comment le prix des importations réglées en monnaie étrangère est-il bonifié par le prix de la liquidité prélevé par le banquier central en monnaie nationale ? Comment la banque centrale régule-t-elle le crédit émis par le système bancaire selon les règles de solvabilité qu’elle édicte ?

    1. non Mr Bertrand ,ici on parle le langage des banquiers et DESPECULATION ,paradis fiscaux,créations de monnaies artificielles n’est pas leur vocabulaire ..

    2. Un point de vue, pour faire changer les choses il ne suffit pas de s’opposer, être anti-capitaliste ou anti-spéculation c’est sympa, mais on n’arrive à convaincre que ceux qui ont déjà ces idées par définition minoritaire (par la racine anti), or l’objectif est bien de faire changer les choses (et nom les mots, car ceux qui ont du pouvoirs s’adapteront plus vite que toi à ces oppositions) donc d’utiliser les mots majoritaires mais leurs donner ou redonner plus de sens, par exemple la spéculation sur les matières premières est une part de moins entre le producteur est le consommateurs sans valeur apporté pour l’un et l’autre (puisque la liquidité peut ce payer par une vente à perte pour le producteur auquel tu paieras des subventions…c’est idiot).
      Un autre mot que j’utilise contre les libéraux c’est efficace, par exemple, avoir un postier qui prend sont temps sera toujours moins cher (en coût et en utilisation du pétrole) que trois ou quatre mis en concurrence (même si ils grillent des feux rouges et écrasent des gens pour gagner du temps) car pour le même nombre de courrier il y a plus de carburant et de personnes a payer, donc privatiser la poste n’est pas efficace (en coût et en ressource).

  18. J’espérais trouver une conclusion. A tout le moins une mise en perspective avec des réalités économiques du jour. Rien de tout cela ; uniquement un propos hermétique encombré de répétitions lexicales. Quelle tristesse, vide de sens.

  19. Sujet intéressant et pas facile.

    La vente en général c’est un accord entre deux parties.

    Alotar a écrit:

    En droit une vente est parfaite quand il y a accord sur la chose (à livrer) et le prix (à payer), peu importe quand ont lieu effectivement la livraison et le paiement. De sorte que, juridiquement, la vente standard ou par défaut peut être considérée comme étant toujours une vente à terme puisque livraison et paiement ont lieu le plus souvent après, et parfois longtemps après, la conclusion du contrat de vente. La vente avec livraison et paiement immédiats, c’est-à-dire sans terme, dans le cas de biens périssables par exemple, peut alors être considérée comme un cas particulier de la vente standard ou à terme.

    C’est un acte façon parlé « isolé », ça facilite les choses.

    Dans une approche abstraite ‘le prix’ de vente est plus compliqué.

    (Exercice abstraite!!!!)

    Si nous intégrons dans ‘le prix’ la rencontre de l’offre et la demande si c’était possible, la justice (par exemple en respectant le cycle de vie etc. etc.), la gérance de la société, la solidarité, etc. Le prix de la vente deviens (beaucoup trop) complique.

    En intégrant la justice, la gérance la solidarité dans le concept « le prix » (si c’était possible de faire!!!! 😉 ) nous sortons la prison binaire du prix actuelle. En isolant le prix comme un acte entre deux parties nous avons perdu l’élément d’intégralité du prix.

    Autrement dit, aujourd’hui nous avons fragmenté « le prix » pendant tous ces ventes/contrats et nous avons perdu l’intégralité « du prix », le lien direct avec l’économie réelle!

  20. Si l’on tente une approche de paléoéconomie:
    L’argent n’apparait que lorsque l’ échange saute un intervenant . Si A échange un bien a B pour l’échanger a C qui n’a nul besoin du produit initial de A , La nécessité d’une « monnaie » d’equivalence est tentante …. Surtout apres le néolithique ou les spécialisations se multiplient.
    L’absence de monnaie peut se concevoir ds un groupe restreint ou tous se « connaissent ».
    Mais , si la « monnaie » est une solution séduisante , elle n’en est pas moins une réduction de l’échange . Pour équivaloir des biens sans equivalence ou avec des equivalences relatives a l’endroit et a la saison (au temps et au lieu), il est necessaire d’élaguer des intrants annexes (ou considérés comme tels) commme l’affect relatif aux échangeurs et aux pouvoirs interactifs des échangeurs entre eux ….
    Nous passons d’ un modèle complexe (au sens math) a un outil linéaire séduisant mais fortement instable.
    Qd ds l’échange , surgit (hors de la nuit) un acteur parasitant l’échange ……..

  21. Que pensez-vous d’un hypothétique suppression de l’argent fiduciaire (pièces de monnaie et billets) dont l’utilisation frauduleuse échappe trop souvent aux prélèvements fiscaux et sociaux ? Pourriez vous me conseiller des ouvrages sur la question ? Merci d’avance c’est un sujet qui me tient à coeur.
    bataillezerapha@yahoo.com

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