LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 18 FEVRIER 2011

Les quatre postures de Jean-Maxence Granier
Le choix de nos dirigeants : la pire des politiques et la politique du pire
Le Proche-Orient
Les métastases dans d’autres pays
Les militaires au pouvoir

Difficultés techniques ce matin : l’enregistrement de la vidéo s’interrompait tout le temps. Dans la version que vous trouverez ici, il ne manque que deux ou trois phrases à la fin, en particulier : « A la semaine prochaine ! »

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146 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 18 FEVRIER 2011 »

    1. Paul JORION dans son message met en évidence la connivence internationale de certaines élites. Ces élites font partie d’une oligarchie globalisée et unie par ses intérêts de classe.
      DSK est un des serviteurs de cette oligarchie, c’est le plan B si sarko échoue à succéder à lui-même.
      Il n’est pas inutile de rappeler les choix qui furent ceux de DSK quand il était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Jospin:

      – la privatisation des banques publiques :
      Le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d’Epargne. Après le passage de DSK, il n’y a plus de secteur financier public.

      – les autres privatisations:
      Sous l’impulsion de DSK, le gouvernement Jospin a privatisé plus que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé (Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia Multimedia Air France …)

      – la libéralisation du secteur de l’énergie et les retraites (sommet de barcelone) :
      DSK a soutenu l’adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes du sommet de Barcelone où il a été entériné la privatisation du secteur de l’énergie (EDF-GDF pour ce qui concerne la France) et incrémentation de 5 ans pour l’âge de la retraite.

      C’est DSK qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts-dirigeants d’entreprises, c’est lui qui lance l’idée de fonds de pension « à la française » ……..

      Pour combattre la dette, le FMI ne pose pas de questions sur les causes de celle-ci, il affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites « structurelles ».
      Le FMI de DSK poursuit ainsi 4 objectifs :

      1. diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l’éducation, la culture
      2. vendre les services publics aux firmes transnationales
      3. flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles
      4. augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d’impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.

      Alors si c’est DSK le sauveur et bien tant mieux, ce sera une agréable surprise (pour moi en tous cas……).

    2. DSK, il la fera entre le A’ et le B’.
      S’il est convaincant sur le C-, parole, je le vote!
      Le problème politique, c’est qu’il n’y a pas de candidat assez costaud et affiché du C…

  1. merci pour le début, mais quelle est la fin de votre intervention…qui s’arrête de façon abrupte à 11mn et 58secondes…
    merci pour votre constance.
    En passant, que pensez vous de « l’executive order 10995 » qui vient de passer au USA et donne les moyens discrétionnaire à l’état fédéral de prendre une possession totale et inconditionnelle de tous les médias sans exception, sous quelque prétexte que ce soit?

    1. J’avais compris
      que « l’ordre  » en question était très vieux,
      que l’installation du matériel permettant sa mise en oeuvre l’était moins,
      et ….
      qu’aujourdhui,
      après qu’ il en est été du suivi technique, élargissement ou réaménagement matériel, performance et ré-adaptation de son maillage, ….
      la vérification expérimentale, et surtout des simulations de sa bonne mise en application étaient en cours

  2. La position C serait possible à la seule condition que les tenants de la A et de la B ne soient plus aux commandes et rapidement. Mais vous comme moi avons remarqué que ces « petits marquis » s’accrochent mordicus à leurs positions et ne veulent pas autre chose que le modèle qui existe. Alors pour les mettre à la porte sans espoir pour eux de revenir par la fenêtre il ne nous reste guère que la position D. Sinon ils recycleront une fois de plus le A jusqu’à la prochaine crise.

    1. Les tenants du A et du B sont – alors qu’ils nous traitent d’archaiques / mais, nous sommes dans le monde de l’envers ! – sont des conservateurs-réac. de la pire espèce !
      Avec eux, pas d’abolition des privilèges ! mais garder à tout prix, et quelqu’en soit le prix pour les Peuples, leurs sinécures, rentes de situations …pour eux, et pour leurs proches …enfants …:etc… bizarre, non, quand on se dit « pour la concurrence libre et non faussée » ! ah, oui, ça c’est pour les autres…les gueux ! les gueux, c’est pas pareil ! zavaient qu’à pas être gueux ! tant pis pour eux !
      Des humanistes, on vous dit !

  3. Pourquoi cette allusion malveillante au Général de Gaulle en 1968 ? A ce moment là, avant d’être général, il était Président de la République réélu en 1965, au suffrage universel direct …

    1. C’est bien ce que je dis : ça ne l’a pas empêché de penser (éventuellement) à recourir à l’armée en période difficile. Qu’est-ce qui est malveillant dans ce que je dis ?

    2. Les algériens qui manifestent, adressent leur slogan de « dégage »,
      à l’adresse des pouvoirs en place, -du président, -d’un pouvoir, je n’ai pas compris, -des généraux, (lesquels pouvoirs font -si j’ai bien compris- système)
      puisqu’ils en terminent par « système dégage »

    3. Peut-être faut-il avoir connu l’école en tablier bleu pour les garçons, tablier rose pour les filles,et le grillage séparant les cours de récréation entre tous, pour se rappeler que la grandeur du Général n’était pas diffuse auprès l’ensemble de ceux qui le votaient….
      De même, il faudrait avoir rigolé devant la TV N&B de l’époque, quand les singes Ceci & Cela commettaient leurs facéties, puis furent brusquement censurés, pour imaginer ici le parallèle entre les lieux et les époques!
      Je ne vous parle même pas des culottes courtes, que le consommateur s’inflige en d’autres manières et parfaites ingénuité aujourd’hui!

    4. Oui, c’est fou ce que les français peuvent avoir la mémoire courte. Et puis, en période de crise, il y a cette obsession du messie, l’homme providentiel, la sainte icône qui viendra tous les sauver!

    5. à Jacques

      Pas compris le rapport avec la choucroute, …
      je suis d’accord que nous n’entendions pas tous exactement du même …
      mais donc quoiqu’on en dise, de son vivant le général était critiqué, ..

      Ce déjà, parmi d’autres de mes parents, pourtant résistants
      -mon père, soit dès le départ de sa prise de pouvoir, à la libération ou quasi,
      lui reproche encore de n’avoir pas assez dégagé des traites dont pourtant il savait,
      comme par ex déjà tous les préfets, et d’autres et des j’en passe …
      (je ne sais pas mais mon père n’avait peut-être pas si tord,
      tous ces embusqués qui sont restés dans la place ont laissé passer le CNR, tellement qu’ils avaient peur de que …
      car ils savaient et c’était un fait que le général savait et qu’ils ne pouvaient pas l’ouvrir sinon gare …
      mais aujourd’hui, qui sait, qui se rappelle ???,
      le général, lui qui savait est bel et bien mort, …
      et du haut de ces 88 ans d’entendre certains noms….
      mon père enrage encore de tous ceux qui auraient du et qui n’ont pas été déferés en justice ….)

      Et après, je ne vois pas trop dans ce blog que nous attendions le sauveur, ni un messie, ni un général, ni qui, ni quoi ….

    6. Cécile, si vous relisez attentivement mon court message, vous constaterez que j’utilise l’expression « les français », qui se comprend habituellement par « les français en général », et non pas les lecteurs de ce blog en particulier.

      Je faisais également allusion au dernier de ces sauveurs, sainte Marine (Le Pen) la nouvelle Jeanne d’Arc qui va tous les sauver! Elle a un sacré succès chez certains décérébrés de mon entourage. Le plus drôle (et révélateur) c’est qu’ils ne savent strictement rien d’elle ni de son programme!

    7. En jetant un oeil sur Marianne2, j’ai sursauté :
      un dessin – trés aimable – envers la Marine : inspiré de Maryline, sur une bouche de Metro, la jupe soulevée : La Marine était croquée ainsi, sa robe étant le drapeau français …
      plutôt sympa, non …pour un journal qui n’est pas censé être d’extrême droite, ni de droite-extrême !
      Je pense qu’elle est trés utile pour ceux qui craignent le Front de Gauche, comme si le danger venait de là !

      Autre chose: souvenir des précédentes élections désastreuses : j’ai voté Ségo, pas emballée outre mesure, mais, évidemment hors de question de voter pour l’autre !
      Je viens juste de comprendre combien S.Royal a été déstabilisée…et donc a perdu pied par moment : il était hors de question pour les caciques du PS ( machisme ambiant de la classe politique française ) qu’elle passe : tout sauf elle ! elle avait beau être plutôt positionnée au centre gauche, à mon avis, elle n’était pas à l’époque la candidate des grands banquiers US : il fallait donc l’abattre ! J’ai vu, bien après, des gens sur certains blogs qui étaient en service commandé pour l’achever ! c’était du délire !
      Pour l’oligarchie en place, la droite extrême et l’extrême-droite ne sont pas un problème !
      c’est la vraie Gauche qui en est un !
      Pas de « plan » C au parti socialiste tel qu’en lui-même ! ne pas y compter ! ni avec dsk, ni avec ceux qui pointent leur nez ! Celui qui sera élu sera le candidat des banques !
      Il ne restera plus alors que : soit le fascisme financier oligarchique, soit la situation D …avec toutes les interrogations y afférant …

  4. existe t-il des blogs de bon niveau défendant des points de vue similaires au votre dans d’autres pays Européens?

    1. Bonne question ! Je suis également preneur.
      Pour l’Allemagne, je ne connais pas vraiment de blogs de cette qualité. Mais voici des sites d’information qui se basent sur la presse, restée plutôt libre dans ce pays, toutes proportions gardées :
      De loin le plus fourni : http://www.sgipt.org/politpsy/finanz/FiKr11Q1.htm
      Site du SPIEGEL sur la crise :
      http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/0,1518,673516,00.html
      Autres : http://dagegen.blogger.de/
      http://freiheitsforum.com/list.php?2
      Site suisse en allemand : http://www.zeit-fragen.ch/

  5. Révélation : Je croyais naivement que GSA signifiait Goldman Sachs of America .GSA signifie Granier Systeme A .Cette posture d’idéologie de dégradation va conduire par précipitation du système à Goldman Sachs of Anarchy. Excusez mon humour chimiquement réducteur et ne voyez aucun effet caustique dans mes propos acides.

  6. Un détail à propos des armées: on sait pourquoi elles sont faites, on ne sait pas toujours ce qu’elles permettent. La chute de la dictature et la fin de la guerre coloniale au Portugal, par exemple, pour ne pas remonter au régime militaire péruvien, également au milieu des mêmes années 70.

    Dans certaines situations de blocage, des phénomènes bien étranges apparaissent ! Surtout dans des pays aux structurations sociales si différentes des nôtres, une réalité que nous avons tendance à gommer.

    Comment aurait-on pu également penser que l’église catholique – un autre monument dont l’objet était tout autre – allait développer en son sein même, en Amérique Latine, la théologie de la libération ?

    1. Oui ! Sans être militariste ou naïf, il ne faut pas occulter le fait que ce sont les plus importantes manifestations depuis la fin des indépendances, dans les pays en question.
      Mais on sait depuis un bail que le sujet « décolonisation » n’est plus à la mode dans les journaux (européens en tout cas), sauf dans Le Monde Diplomatique.

    2. Comment aurait-on pu également penser que l’église catholique – un autre monument dont l’objet était tout autre – allait développer en son sein même, en Amérique Latine, la théologie de la libération ?

      Ceratinement pour les mêmes raisons qu’on a méconnu la » théologie de la libération » développée ces derneirs temps dans le monde musulman.

    3. L’armée implique un pouvoir par la force, obligé . Ce type de contrainte n’étant pas des plus productifs, sans être la fin du tunnel, il peut néanmoins en être le début..

      Il existe des contournements : par dessus, à côté, d’autres côtés …

      Mais lorsqu’on emprunte le chemin des militaires, on sait quand même qu’on ne pourra pas aller au delà …

      C’est déjà le début d’une bonne nouvelle, ne trouvez-vous pas ?

    4. Bonjour, on est vendredi 🙂
      L’armée Turque n’est-elle pas un contre exemple de la Loi Générale : armée = dictature ?
      D’une façon plus générale (ha ! ha! ), n’y a-t-il pas une tendance à l’injustice qui consiste à exiger des Tunisiens et des Égyptiens que leur révolution soit « immédiatement exemplaire » ? Que je sache « notre » révolution française n’a pas produit immédiatement un tel résultat. Ne peut-on pas dire, par exemple, que la première république véritablement stable fut … la troisième ? Soit quelques 81 ans (1789 – 1870) si l’on adopte la défaite de Sedan comme véritable début de la Troisième, et encore plus si l’on adopte le début officiel de 1875. Bon, on peut discuter de ça, mais il n’en reste pas moins que cela a pris beaucoup de temps avant de fonctionner.
      Espoir, espoir, toujours de l’espoir :-)))

    5. Comment boycotter l’armée comme pouvoir si on ne la boycotte pas aussi comme propriétaire des centres commerciaux des stations balnéaires égyptiennes et producteurs d’huile d’olive ?
      Il faudrait être cohérent !! Dans le genre système hiérarchique impliqué dans la production d’huile d’olive il y a les monastères grecs et leurs ouvriers au noir sous-payés !!

    6. François,
      C’est tout l’intérêt des approches structurelles et dynamiques par rapport aux approches purement fonctionnelles. Vieux débat qui traverse les sciences sociales.
      Votre remarque est très bourdieusienne ! Une institution, un phénomène social doit toujours être appréhendé comme résultant de forces contradictoires et relativement au développement des phénomènes sociaux des secteurs connexes. AInsi lors des périodes de remises en question, de révolutions, ce qui apparaissait comme un bloc monolitihique, tel celui l’armée par exemple en Egypte apparaît soudain pour ce qu’il est, à savoir qu’il est traversé par le changement social à l’oeuvre dans les autres champs sociaux, en l’occurrence ici le champ socio-économique. Les gradés de rang moyen plus sensibles aux intérêts des classes moyennes entrent en opposition avec ceux des rangs supérieurs dont les intérêts coïncidaient avec ceux du régime en place. Au point culminant de la crise, certains généraux ont dû alors se retrouver dans la position de devoir trancher entre les intérêts de leur caste et un mouvement révolutionnaire qui apparaît irresistible y compris dans ses rangs, même si cela n’est pas un conflit ouvert qui se manifeste. Le doute s’empare d’eux, ils sont alors mûrs pour changer de fusil d’épaule le temps d’assumer, transitoirement, un rôle qui n’est pas le sien habituellement, en accomplissant une transition démocratique, dans le meilleur des cas.

      Ceci dit il me semble que cela n’infirme pas l’idée que toute armée n’a pas en elle-même vocation à servir de parangon pour l’évolution politique et sociale d’un pays. C’était il me semble le message de Paul. L’armée peut parfois contribuer à certaine évolution positive, mais en soi l’armée à cause de ses valeurs d’ordre n’est pas une source de renouveau sur le plan des idées.

      Concernant l’Eglise, idem. L’Eglise catholique, est une vieille institution qui charrie avec elle tout un passé historique qui tantôt fait ressortir des courants progressistes ou conservateurs.

      Toute institution est perméable à ce qui se passe en dehors d’elle, c’est le moteur du changement.
      Par contre si l’on prend le cas de la finance, il apparaît que celle-ci dans sa configuration actuelle n’est pas une institution.
      Si elle l’était un tant soi peu, un débat contradictoire — et assumé comme tel — percerait au grand jour en son sein et aux yeux des observateurs extérieurs. Au lieu de quoi on assiste à des débats feutrés, des petites phrases qui sont autant de signaux donnés en pâture au public et aux marchés, et qui montrent qu’il n’y a pas de sécession possible. Tous les acteurs se gardent de prendre des positions offensives et de rupture avec la logique intrinsèque du système financier mondialisé. Tant que la finance demeure assimilée aux marchés et n’est pas considérée comme le produit d’une évolution historique et politique, celle-ci est vouée à fonctionner pour elle-même c’est à dire en phagocitant tout ce qui n’est pas elle et qu’elle soumet à sa « loi. », une loi qu’elle affirme naturelle et divine tout à la fois. En parlant de divin, l’Eglise catholique en se prononçant clairement sur la nature non divine de la finance pourrait lutter contre ce qui relève de la superstition ou de l’îdolatrie. Mais il est vrai, un MIchel Cambdessus, ancien président du FMI, catholique pratiquant, est encore loin d’affirmer une telle position. Encore un effort les partisans de la doctrine sociale de l’Eglise !!

    7. La Guerre psychologique doit-elle être laissée entre les mains de civils, professionnels de l’éducation, du marketing et de la propagande, ou bien dans celles des stratèges du « monde global » militaro-industriel ? 🙂

      1. Je vais vous donner un résumé du rapport de force en France.

        1/ Bien distinguer guerre psychologique et « com » (le lbbying étant de la com en direction des institutionnels)
        2/ Une fois ceci établi, la question devient: « la guerre psychologique » doit-elle être assumée par des militaires ou des civils?

        a- En France, par tradition, l’armée a un préjugé négatif sur les psyops (la France fait partie des pays qui ont signé la Charte, à la différence de l’Allemagne par exemple).
        b- L’armée française contient donc peu de professionnels de l’influence, et ces derniers ne sont pas très bien considérés (il vaut mieux éliminer ses adversaire que les manipuler, c’est plus « moral » n’est ce pas…). Elle ne travaille pas avec des civils, même formés.

        Etant l’un d’entre je peux vous dire que:
        a- Quelques anciens spécialistes de la guerre psychologique vont ensuite vendre leur savoir faire dans le privé, profitant du réseau que l’armée leur a permis de constituer, ou créent carrément leur entreprise de conseil.
        b- Que les « civils » n’apprécient pas, mais qu’ils savent que bientôt l’armée devra ouvrir les yeux et se rendre à l’évidence. Alors ces civils même civils lui feront payer très très très cher ces longues années de mépris dans lesquelles l’armée les as tenu, le couteau entre les dents.
        c- Ça ne va pas sans poser de nombreux problèmes déontologiques et politiques:
        – Pour ma part, il est hors de question que je mette ces « compétences » au service au service de la stratégie de conquête d’un parti ou d’une multinationale. Je ne me vois pas travailler pour autre chose que la défense des intérêts français ou une ONG/Association. Quel type et quel niveau de contrôle une entreprise devrait-elle pouvoir exercer sur son environnement informationnel, dans une démocratie bien ordonnée?
        – La généralisation de ces techniques, démultipliée par la puissance du web, aboutit in fine à un climat malsain, où tout est flou et où « plus rien n’est vrai ». Il y a là un danger important pour la communauté politique.

  7. Toujours l’ABC D ????, ça me rappelle des souvenirs de mes premiers débuts sur le blog.
    On revient de plus en plus à des fondamentaux non obsolètes comme les dirigeants du Maghreb.

    La check-list du Monde de ce jour pointe un article du journal Le Temps (qu’il fera ?).
    On y trouve aussi une carte explicite, une « infographie animée ») avec les indicateurs majeurs.
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ca042a74-35df-11e0-aa25-511990c3a24b/
    Article concerné qui nécessite une identification.
    Reconstruction « En Egypte, les secteurs de la santé, de l’éducation et les infrastructures sont sinistrés », analyse le professeur Chahir Zaki
    http://www.letemps.ch/Home

    1. « The government used the alphabet soup of programs to bailout the banks.  »

      Soupe alphabétique, terme à la mode chez Zero hedge et assez régressif je dois dire car depuis l’âge de 7 ans je n’ai que rarement pu admirer de telles soupes

      Et la solution F, bombe atomique. Bin c’est une « solution »…

  8. Après presque 5 ans de déclin dans le marché immobilier américain voici ce que est prévu pour 2011 :

    ”Banks are on track to repossess more than 1 million homes this year, the most since the housing meltdown began, according to foreclosure tracker RealtyTrac Inc. That will drive home prices down because foreclosures are sold at deep discounts.”

    Globe & Mail 17 février

    Atttendez encore un peu avant d’acheter votre condo en Floride 😉

  9. Ce que dit Paul Jorion
    à la fin me paraît très important: l’excès de l’individualisme qui, malheureusement, est entré dans les moers, on le rencontre partout sous forme de comportement concurrentiel exarcerbé ou de mécanismes d’exclusion. La ploutocratie a réussi à s’infiltrer dans les partis politques de droite et de gauche, à morceller la structure sociale du pays.
    Je pense que l’extrême droite ou une droite populaire, telle que le FN en France, en sera peut-être le bénéficier, car le gens sont à la recherche de la chaleur du groupe, de valeurs autres que l’argent, d’un avenir calculable. Le grand succès d’un film sponsorisé par la région du nord (« Les Chtis ») le montre bien. Les gens en ont assez d’un pouvoir ploutocratique qui mine la vie de la classe moyenne et qui ne prépare rien de bon pour l’avenir.

    1. La « chaleur du groupe  » au FN ?!? Mouais, ça donne pas forcément envie à tout le monde ce type de « chaleur » !

    2. le fn, mouvement chaleureux? c’est une façon de voir…

      Il y a un fait constaté, c’est que les gens ont envie de « bouger ensemble » pour faire changer les choses, en ce moment, peu importe le prétexte. Ils ont manqué l’empêchement de l’allongement des retraites, ils attendent une bonne raison, celle qui ne les classe ni à gauche ni à droite, pour « faire masse » et montrer leur rejet de ce gouvernement (français) hypocrite et corrompu, aux ordres du Medef.
      On voit en Italie que ça bouge, les femmes, étonnamment nombreuses, manifestent contre ce qu’elles estiment une attitude immorale de Berlu. Beaucoup d’italiens en ont marre de la télé Berlu, du mépris Berlu, du gouvernement Berlu, et aimeraient tourner la page. Il ne faudrait pas grand chose, et peut-être que la France suivrait.
      Avec le printemps, ça pourrait péter en Irlande avec l’élection la semaine prochaine, puis en Grèce du fait du chantage du FMI et du manque de soutien européen, puis au Portugal en avril lorsque le gouvernement devra imposer les diktats du FMI, puis…

    3. @ Germanicus

      Dans le droit fil du commentaire de Julien, la xénophobie comme « valeur autre que l’argent » n’est guère plus engageante à mon sens.

      Quant au « grand succès du film Les Chtis », il peut aussi s’expliquer par un matraquage publicitaire rondement mené. Et puis, allons un peu au delà de l’observation des chiffres bruts: Le nombre d’entrées pour un film ne dit en fait rien du nombre de spectateurs, puisqu’un même spectateur peut tout à fait retourner plusieurs fois visionner le même film – et est à ce titre re-comptabilisé (j’ai connu des « ciné-addicts » de ce type).

      Ce chiffre ne dit pas non plus grand chose sur l’avis des spectateurs à posteriori: En ce qui me concerne par exemple, pour avoir visionné ce film bien après que le battage médiatique autour soit retombé, par curiosité de voir « l’objet » ayant suscité un tel engouement, je ne lui ai franchement rien trouvé d’exceptionnel, même pas toujours très drôle.

    4. à Julien Alexandre,

      La chaleur du groupe est une des illusions proposées par ce parti répugnant.
      Mais que propose, en face, le parti dit socialiste et ses tristes associés/concurrents ?

    5. Vous avez raison quand vous exprimez le désir des « gens »:
      chaleur humaine d’un groupe uni et libération d’un pouvoir pognonesque
      envahissant et versatile. Je crois que c’est un sentiment
      diffus, mais en progression. « Diffus » sûrement, la forme affaiblie de « convivialité »
      n’est même pas exprimée.

      C’est la farce (tragique) de notre époque :
      le seul organisme politique semblant satisfaire ces désirs
      est un parti extrémiste. J’insiste : c’est une apparence certaine.

      Nier ce besoin et cette proximité est dangereux. Les raccolages sécuritaires
      sont à côté de la plaque. Nous aurions en cas de succès plus de contrôle
      social et plus d’insécurité, insupportables tous les deux.
      A moins que le chômage baisse vraiment, perspective totalement irréaliste.
      Les « gens » sont condamnés à la planche savonnée,
      glissante mais sérieusement encadrée.

      De son côté, le PS est en train de montrer qu’il n’assumera pas
      la part sociale de son enseigne. Il semble avoir fait son choix:
      le concret pour les « gens bien » ( banquier, clown de la pub, propriétaire
      etc…) et le brouillard, verbal mais généreux, pour le peuple.
      Ce déni ira jusqu’au refus du pouvoir présidentiel, selon Emmanuel Todd.
      Faire semblant de vouloir, mais saboter le chemin est un classique.
      La continuité avec la SFIO est évident: trahison et démission.

    6. la convivialité du « care »

      le problème, c’est qu’on ne peut être à la fois »pour une concurrence libre et non faussée » ( grand écart entre ce que dit parfois le PS en France, et ce qu’il vote au Parlement Européen …), et pour le « care » ! c’est totalement antinomique !
      le « care » est un concept anglo-saxon , certes …mais était pratiqué depuis longtemps dans les milieux du soin en France : milieu du soin que – pour s’aligner sur le moins disant ( restons polie ) social zuesse, l' »on » a détruit, écrasé, quantifié, costkillerisé, procédurisé ! : totalement incohérent !
      Comment croire que l’ayant et continuant de le descendre par tous les biais politiciens possibles et imaginables, on l’impose brusquement par le haut !!
      « Prendre soin de » est le fruit d’une longue expérience : on y apprend tous les jours, peaufinée au fil du temps …et qui doit souvent dépasser les procédures …pour cela, on doit se confronter
      à la perte, à la mort, à sa propre mort, et donc à la vie dans ce qu’elle a de plus fragile et de plus précieux … il y faut donc, en plus d’une technicité de haut niveau, une écoute fine de l’autre, et donc du temps ! …et une forme de Liberté.
      L’inverse de ce que les politiciens ont en stock !

  10. Il nous faut une vision bien plus globale et hiérarchiser les forces en jeu si on veut réussir à atteindre un diagnostic qui soit pertinent et qui soit audible pour le plus grand nombre.

    On ne peut pas tout expliquer par la seule finance (au service d’une oligarchie et des riches occidentaux), surtout que la finance est un sous-produit de l’économie réelle et qu’elle n’a aucun intérêt à mettre à terre l’économie réelle, ce qui serait se tirer une balle dans le pied.

    Pour expliquer les inflations et les déflations mondiales depuis 5 ans:
    Quid des limites à la croissance (Peak Oil)
    Quid des inondations et des événements météorologiques extrêmes (RCA)
    Quid des limites du « libre » marché mondialisé (protectionnisme)
    Quid des limites de l’impérialisme (révolutions)
    Quid des matières premières non cotées en bourse et qui montent (*)
    Quid de la dépendance récente de certains pays face à un marché international qui vacille
    Quid de l’explosion de la demande liée aux politiques de croissance
    Quid de l’explosion de la demande liée à la démographie (80 millions en plus par an)

    (*) Toujours le Peak Everything
    http://auxinfosdunain.blogspot.com/2011/02/toujours-le-peak-everything_16.html

    Renaud de Kerpoisson, Président d’offre & demande Agricole (3min25)

    – Mais vous dites que tous ces facteurs climatiques expliquent en grande partie la volatilité et l’envolée des cours de matières premières agricoles que l’on connait aujourd’hui.
    – Euh … oui. Nous avons fait beaucoup de statistiques et travailler sur ces sujets et nous sommes tout à fait en mesure de prouver que des petites réductions de stocks vont avoir des incidences très fortes dans les marchés et cette loi est également vraie sur des marchandises qui ne sont pas cotées sur le marchés financiers comme par exemple le blé dur ou les engrais, et des altérations de récoltes vont là aussi provoquer l’envolée des prix agricoles alors qu’aucun financier ne peuvent intervenir sur ces marchés.

    1. La finance se tire une balle dans le pied parce qu’elle est indépendante de l’économie réelle. « Après nous le déluge ». Avec la bénédiction ou le laisser-faire des politiques, qui n’ont de toutes façons pas d’arme pour les en empêcher, s’ils en avaient l’intention, parce que pour eux aussi l’échéance est la prochaine réélection, ou un bon fauteuil dans un avenir proche.

    2. @HP. La finance se tire une balle dans le pied parce qu’elle se croit indépendante de l’économie réelle. Et si elle l’est quelque part, c’est seulement parce qu’elle croit pouvoir l’être.

    3. bonsoir
      Le système Politique lié à la finance nous a pris en OTAGES,si vous avez le temps de visionner sur ARTE » Le prêt à jeter  » cad que les produits proposés sont configurés pour une date limite,alors les chantages sur les matières premières alimentaires et autres feront de nous des Otages Esclaves.
      voici le lien,ce reportage est visible 1 semaine encore

      http://www.tv-replay.fr/documentaires/arte/nc/date/1.html

      Un merci à Mr Paul Jorion pour son intervention qui nous rend moins seul devant tant d’injustices

    4. @regoris

      – J’ai vu le très bon docu d’Arte mais j’ai envie de dire « rien de neuf sous le soleil de l’obsolescence » même si voilà un beau compte rendu historique. Merci Arte.

      – Je vois depuis quelques temps beaucoup de pubs Internet pour les Toughbook de Panasonic. La marque aurait-elle eu son moment peak oil? Peut-être. En tous cas elle élargit sa cible à tous les consommateurs alors qu’il s’agit normalement d’un produit destiné à des secteurs très spécifiques (les chantiers).

      – Je dis aussi merci à Paul pour l’agora qu’il nous offre mais je trouve dommage qu’il élude à ce point les limites à la croissance bien qu’elles soient frapantes à tant de niveau.

  11. Cap de Bonne espérance (selon la version Audiard-Biraud), critique moderne de la religion et critique de la religion moderne (révolution [même vertement falsifiée] révolutionnée) :

    « Des protestations ont eu lieu également à Tobrouk, près de la frontière égyptienne. Des manifestants ont incendié un local des comités révolutionnaires, épine dorsale du régime, et détruit un monument représentant le « livre vert », condensé de la pensée politique du Guide de la révolution et une sorte de constitution instituant la « Jamahiriya » ou le pouvoir des masses. »
    (source NouvelObs le 18 février)

    1. « C’est la première fois qu’on voit la presse avec plaisir. Pendant quarante ans, il n’y avait ici que la peur, nous voulons changer ça. A cause de Kadhafi, les Libyens ont eu, pendant des années, une image de terroristes et d’ignorants, cela aussi nous voulons le changer », explique un rebelle.
      C’est rare que je lise une nouvelle du Monde avec plaisir, même si ce n’est pas seulement à cause de Khadafi, mais aussi de Total, etc., que les dictatures n’arrêtent pas : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/23/a-tobrouk-l-espoir-d-une-nouvelle-libye_1483966_3212.html

  12. Vivement que tout s’effondre… Alors pourquoi un tel propos : Lundi dernier je me suis retrouvée à une table dans un bar où j’ai discuté (entre autres) avec une jeune fille de 25 ans, tradeuse sur les matières premières. N’étant pas d’accord avec elle sur tout ce système de spéculation, elle m’a clairement répondue « Le système, je l’emmerde. Je me fais un max de fric pendant 5 ans et après je me casse ! ». Autant vous dire, que les autres ne sont pas du tout sa préoccupation…
    Dans ce contexte, et remarquant que même des « ami(e)s » ont un comportement tout aussi (et de plus en plus) individualiste, incorrect, etc j’en suis réellement parvenue à penser qu’il est temps que s’écroule et ceci pour deux raisons :
    Tout d’abord, ça fera comprendre à certains qu’en voulant se servir du système, c’est en fait le système qui se sert d’eux, que leur individualisme ne fait que se retourner contre eux…
    Ensuite, depuis que la terre existe, on pense qu’il a existé 4 à 5 civilisations donc si nous sommes la 5ème ou 6ème à disparaître, ça ne fera pas de mal pour que notre belle planète Terre continue à subsister comme elle le fait depuis 5 miliiards d’années :-).

    1. A 25 ans, il me semble sain et normal de ne penser qu’à soi. A cet âge, mine de rien, l’on a déjà beaucoup donné à la société sous forme d’un travail scolaire qui tient du dressage. Laissons les jeunes s’éclater, ils l’ont bien mérité !

    2. Elle s’en fout. Elle vivra confortablement jusqu’à la fin de ses jours. Qu’est ce que ca peut bien lui faire la fin de la civilisation?
      Il n’y a jamais eu que 3 verrous:

      – La peur d’une sanction définitive post-mortem

      Il n’y en a pas dans un monde athée. Ce dernier n’est pas intrinsèquement mauvais, mais il a des implications assez brutales.
      « Je n’ai qu’une vie, une seule, que personne ne peut vivre à ma place, et il convient donc qu’elle soit la plus agréable possible. Je ne paierai jamais le prix de mes iniquités, de toute façon, puisqu’après il n’y a rien que le néant d’où j’ai été tiré en naissant. Après moi (et éventuellement les miens, mais seulement en tant qu’ils sont une extension de moi ou alors en tant qu’ils comptent pour moi), le déluge ».
      Les populations écrasées se tournent vers la religion pas seulement parce-qu’ils seraient des « réactifs » vengeurs, pas seulement par ignorance (Dieu comme force agissante qui viendrait les libérer), pas seulement pour se reconnaître en tant que membre d’une communauté et se doter d’une identité à bon compte (« chrétien », « musulman » ou ce qu’on voudra c’est toujours mieux que « victime » ou « pauvre », et « révolutionnaire » en plus c’est la cerise sur le gâteau) mais également parce-qu’ils sentent que la généralisation de leurs croyances, vraies ou fausses là n’est pas la question, est la seule chose qui puisse sauver, au sens le plus pratique et pragmatique du terme, la Cité qui s’effondre de la corruption morale ambiante.

      – La pression du groupe

      Elle s’en tape (!).
      Dès que la société acquiert une taille et un niveau de complexité l’interdépendance des activités « disparaît » du scope, sans parler du report générationnel, qui fait que ce n’est pas moi mais la génération suivante qui paie l’addition.
      Le groupe auquel elle appartient s’en tape aussi…, le bénéfice à faire étant plus important que le dommage en terme de réputation (elle gagne suffisamment pour se casser au bout de 5 ans, et si jamais les positions qu’elles prend étaient jugées dangereuses ou nuisibles par la firme qui l’emploie, elle n’aurait aucun problème à accepter son licenciement, s’étant déjà suffisamment gavée pour vivre très confortablement à l’abri du besoin longtemps encore). Sans parler du bénéfice en terme de reconnaissance sociale que confère l’argent, que peu de choses viennent égaler.

      – L’interdiction pure et simple (loi/vendetta/mesures de rétorsion).

      Exit également. Ce n’est pas demain la veille que la mère d’un enfant mort de malnutrition viendra faire sa « reprise de sang », sans quoi elle y aurait réfléchi à 2 fois.

      Une fois sur deux, quand j’explique un peu le fonctionnement de telle ou telle entreprise de prédation à des « jeunes » de moins de 35 ans, les réactions des gens, pris individuellement sont:
      – le déni (« tu exagères je suis sûr qu’on ne fomente plus de guerres civiles pour s’accaparer les ressources » ou « telle ou telle filiale est une filiale sérieuse, ce n’est pas juste une façade destinée à camoufler, à l’insu même de ceux qui y travaillent et qui n’ont aucune idée du rôle d’idiots utiles qui est le leur, les activités de corruption de la firme dans la conquête de tel ou tel marché bancaire »).
      – « Je veux en être!. Y aurait moyen de me faire rentrer? Nan parce qu’entre le rôle de bourreau et le rôle de victime c’est clair que j’ai choisi mon camp! »
      (en général une envie irrépressible me prend de répondre: « désolé ils ne prennent pas de victimes »).
      – Et parfois, parfois, une once d’indignation (dans la minorité politisée).

      Notre jeunesse est cynique. Aucune aspiration , aucun idéal partagé. Aucune profondeur.
      Pas un mystique, pas un guerrier, pas un penseur spéculatif, pas un passionné… ou si rarement. Ce n’est pas le talent qui manque pourtant, mais un certain genre de motivation. Rien de plus élevé que des vacances ad vitam eternam. Ne rien bâtir… seulement consommer, « profiter ». C’est ça l’opium du peuple: les perspectives de vie associées au loto!
      Ce n’est au fond que lorsqu’ils se rendent compte qu’ils ne feront jamais partie des loups qu’ils se ravisent et qu’ils se disent « Tiens… puisque je sais maintenant que je n’aurai jamais l’ivresse pour laquelle visiblement un poste de « cadre » ne suffit plus (sic), autant que j’ai au moins quelque chose d’un peu « exceptionnel » dans cette vie que j’aurais vécue en vain sinon… Alors ils se tournent vers les ONGs mais pas par altruisme non… Toujours en suivant la même logique, pour remplir sa petite vie personnelle parce qu’on en a qu’une et qu’à la fin y a rien Alors autant la remplir avec un peu d’aventure. Ce sera toujours plus vendeur en terme « d’image de soi » et puis à la fin ca permettra de dire « ma vie elle est mieux que la tienne » (parce que le fait d’être une meilleure personne aujourd’hui, à part vous faire passer pour le bon c… de service, ça ne fait fantasmer personne).

    3. DB,
      « Ensuite, depuis que la terre existe, on pense qu’il a existé 4 à 5 civilisations donc si nous sommes la 5ème ou 6ème à disparaître, ça ne fera pas de mal pour que notre belle planète Terre continue à subsister comme elle le fait depuis 5 milliards d’années »

      Complètement faux. Vous en oubliez énormément, qui ont disparu. En fait une civilisation est appelée à monter crescendo, jusqu’à une apogée et redescendre les marches et s’éteindre.
      Je vous conseille la lecture de l’Atlas des Civilisation publié par Le Monde, il y a quelques mois.
      J’en avais touché un petit mot uniquement des anciennes versions.
      Disparaitre, elles ne le font pas complètement, d’ailleurs. Elles glissent sous la suivante, comme dans la tectonique des plaques par subduction.

    4. 25 ans. Ouais, ça arrive. Là où je suis gravement inquiet, est quand je rencontre certains ayant passé les 70, et réflexionnant toujours de pareils décharges neurotictiques

    5. @AntoineY

      Elle s’en fout. Elle vivra confortablement jusqu’à la fin de ses jours. Qu’est ce que ca peut bien lui faire la fin de la civilisation?

      Précisément, c’est par cette civilisation qu’elle peut vivre confortablement. Elle peut bien amasser un plein coffre suisse de fric, si personne n’est plus disposé à produire sa bouffe, ses fringues et tout le reste, elle ne disposera guère plus de plus de confort que le moindre clochard. Je m’étonne que vous non plus ne sembliez pas en avoir conscience.

      1. Mais cela n’arrivera JAMAIS de son vivant!!!! Et par conséquent ça ne la concerne pas le moins du monde. Car il y aura toujours un pays du monde où elle pourra vivre confortablement sans rien f… N’importe quel BRIC pays du tiers-monde où il fait beau fera l’affaire.

    6. Mes félicitations.
      Car vous avez certainement dû passer un moment un peu pénible. À chercher un langage qui puisse toucher un jeune vautour femelle de 25 ans doit demander beaucoup de courage et de persévérance.

      Toutefois, ils existent aussi, les jeunes gens autrement plus passionnés, capables de saisir quelques retombées du réel sans tomber dans le piège d’une dialectique infernale usée jusqu’à la corde, et sans culpabiliser : « Si je ne suis pas une victime ; je suis un bourreau ou bien si je ne suis pas un bourreau ; je suis une victime. » En somme l’esprit de découverte et d’aventure compte beaucoup, plus encore que la simple curiosité de l’autre. Vous savez le fameux « Je est un autre » qui fait tout voler en éclats, la poésie et l’introspection au cœur d’une vie. Et je sais que le temps est une torture.

      « Le système, je l’emmerde. Je me fais un max de fric pendant 5 ans et après je me casse ! »

      Pour aller où ? La fuite en avant ou après moi le déluge, et avec quelle facilité chez certains hommes et femmes de décrocher ( pas comme un lâcher prise d’ailleurs, mais bien l’inverse ). L’idée d’un petit bout du monde intact c’est une illusion et de l’infantilisme. La lâcheté est immense, le monde est petit – pas d’issue de secours possible et pas de voix ex nihilo – il faut affronter ses propres démons intérieurs, ils reviendront à la charge au moment ou on s’y attend le moins.

    7. @ l’enfoiré
      Merci de ce petit détour sur votre résumé des civilisations passées.
      J’ai aussi apprécié les citations en bas de page, surtout celle-ci:

      « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. », Aimé Césaire,

      … particulièrement piquante en regard des présents évènements.
      Je me prends une bière à la santé de notre décadence.

    8. bonjour
      Bcp de jeunes sont en survie souvent chez leur parents ,eux mêmes en bute aux difficultés causées par ce système démoniaque.L’ambiance sans avenir,sans idéal et ou le progrès sert à les abrutir en complicité avec les drogues virtuelles et autres ne leur laisse pas beaucoup de choix.
      Chacun pour soi,sans honte et avec cynisme,arrogance n’est que copier l’exemple venu d’en Haut.
      L’instruction crée des valeurs d’émancipation et de clairvoyance mais on préfère les Prisons et on supprime les prof,augmente le minerval et assujettis l’éducation au capital .
      Quand Mr Jorion pose la question de progrès ,obsolescente (me rappelle plus l’ortho) de notre environnement en est juste l’inverse malheureusement et l’écologie politique un attrape nigaud.
      En spéculant sur les aliments il deviendras économique de passer par le sauveur MONSANTO qui est la Honte du règne végétal.
      Bel avenir en perspective ,alors RAIDER ?
      Cette jeune fille n’est pas contre nous ,elle crache juste avec lucidité son mépris ..
      Bon WE les Jorionautes

    9. A 25 ans, il me semble sain et normal de ne penser qu’à soi. A cet âge, mine de rien, l’on a déjà beaucoup donné à la société sous forme d’un travail scolaire qui tient du dressage. Laissons les jeunes s’éclater, ils l’ont bien mérité !

      terrible, crapaud rouge !
      je refuse de penser que tous les jeunes seraient devenus aussi cyniques que les politiciens au pouvoir …
      s’éclater: que voulez-vous dire ?
      Quand on est jeune, on est amoureux : de l’amour, de la vie, d’idées généreuses …et pas du saint-pognon ! ces jeunes là sont désespérement vieux ! ne feront pas de vieux os ! seront déconstruits.
      Beaucoup donné à la Société, c’est une blague, je pense, ou un aveuglement !
      Faire des études est une chance …si ces études sont insupportables à certains, il y a des métiers fort pénibles, mais il est vrai que l’on s’y coltine au réel ! …

  13. Monsieur Jorion avec un pull noir ce vendredi, la semaine prochaine il sera probablement rouge, espérons qu’il puisse un jour être vert, couleur de l’espérance !

  14. Je voudrais parler de l’Égypte
    Le barrage Assouen est un catastrophe écologique absolument énorme.
    il faut savoir que dans les année 2000 l’Égypte importait 30 million de tonne d’engrais pour compensé le limon déposé par les crus du Nil . Aujourd’hui c’est 300 million de tonne d’engrais importé. Choc de civilisation, démocratie ? pour moi fadez.Une réflexion de mon maitre à penser Diogéne  » le monde changera quand il suffira de ce frotter le ventre pour ne plus avoir faim  » Troll qui peut.

  15. Chroniques grenobloises de la posture A:

    Comme vous le dîtes si bien Paul, pour défendre leur modèle dominant, les hiérarques réalisent des économies sur la protection sociale.

    Exemple:

    La Convention d’Objectifs et de Gestion 2009-2012 signée entre l’État et la CNAF prévoit une réduction du nombre des Caf à une seule par département pour fin 2011.

    Après plusieurs semaines de retard de paiements de RSA, APL, etc, sans réponse de la CAF, je décide comme d’autres de me rendre sur place: les portes sont « exceptionnellement » fermées, pour « accélérer » le traitement des dossiers. Beaucoup de personnes sur place, en colère. Déjà trois expulsés, faute de pouvoir régler leur loyer. Encore un peu de délai, et une émeute spontanée n’aurait rien de surprenant.

    Même sous Sarkozy, dit Nanoléon IV, la paix sociale a un prix.
    Mais peut-être ne prépare-t-il pas la paix…

    1. Pour continuer dans le volet social de la crise :
      D’après les échos que j’ai pu avoir de la part d’assurés sécu, certaines caisses de sécurité sociale ont 2 mois de retard dans le traitement des rattachements des ayants droit !
      Le nombre de personnes ayant épuisé tous leurs droits à la sécu a explosé semble-t-il :
      -chomeurs en fin de fin de droits
      -artisans aprés 1 an d’arrêt de leur activité
      -idem pour les agriculteurs
      Tous ces gens sont obligés de migrer vers le compte sécu de leur conjoint ou parent pour continuer à bénéficier d’une couverture sociale lorsqu’ils ne peuvent prétendre à la cmu.

    2. La guerre ou la paix ?

      Quant les chefs préparent la guerre, ils parlent de la paix.
      Si les pires prévisions, économiques, écologiques et leur cortège de catastrophes sociales, se réalisent en même temps, les guerres sont inévitables.

      Préparons-nous.

    3. A propos d’empire(s)…
      L’empire romain a réellement dominé la méditerranée pendant 250 ans. Les grecs n’avaient pas tenu plus longtemps. La domination de l’occident sur le reste du monde comptera bientôt deux siècles d’existence. Existerait-il une fatalité pour les empires? Cette obsolescence programmée des puissances hégémoniques peut-elle être déprogrammée?
      Tout indique que cet empire finissant, pourtant issu comme ses prédécesseurs, d’un solide élan démocratique pourrait bientôt être balayé par un tiers-monde que nous ne pourrons plus toiser tranquillement et pendant longtemps car il fait preuve aujourd’hui d’une vitalité que nous n’avons plus.
      Sans élan populaire rien de grand ne peut s’accomplir. Les armées de Napoléon sont nées de la révolution. Il nous faudrait un second souffle. Hélas nos potentats, mandarinats et oligarchies bloquent et parasitent à leur profit tout ce qui pourrait insuffler un nouvel élan à nos systèmes sclérosés. Le citoyen moyen assommé de mensonges, abruti de distractions imbéciles et freiné dans son élan par un système administratif plus ou moins inféodé aux puissances industrielles et financières n’est guère enclin à produire quoi que ce soit d’audacieux ou d’original.
      Reste l’action de l’état … pour autant qu’il soit capable de s’affranchir de certaines tutelles alors même que la tendance chez nos hommes politiques soit plutôt orientée dans le sens du clientélisme ascendant et descendant.

    1. C’est dit autrement, mais dans la même optique que celle de Paul Jorion avec l’interdiction des paris sur les prix,
      dans un argumentaire basé sur le marché du blé,
      Le fait que les paris créent artificiellement une pénurie, laquelle fait flamber les prix, réalisent des famines absurdes, provoquées non de la réalité du marché du blé, mais d’une manipulation des cours, qui simulent l’abscence d’offre pour faire monter le prix de la demande en vue d’une profitation sans scrupupule ou sans état d’âme

  16. Pourquoi, du moins jusqu’à présent, chaque proclamation officielle censée ramener les esprits à la raison – libéralisme, aurais-tu donc une âme – est mécaniquement suivie par une détérioration de la situation qui devait censément être contrôlée ?
    Après des décennies passées à stipendier l’état, son incompétence, son irresponsabilité, son inutilité… la vulgate libérale a fini par corrompre sa propre psychologie. Dans cette conformation de non-pensée, celle d’un libéralisme croyant à sa propre propagande, toute action menée dans ce cadre ne peut être que vouée à l’échec.

    La posture « A », celle qui vient la première à l’esprit, selon le Kamasoutra de Jean-Maxence Granier, conduira à une situation, la posture « D », où tout le monde se retrouvera, toujours selon le même auteur, cul par-dessus tête.

    Aujourd’hui, par exemple, l’émergence de DSK peut être interprétée comme la nième tentative mise en place par le système pour trouver, dans le créneau du politique, une diversion à la crise.
    Ce déterminisme dans l’action joint à une attirance pour les échecs répétés, caractéristiques des tenants de la posture « A », devrait ainsi, paradoxalement, alimenter chez nous de nombreuses raisons d’espérer.

    1. Pourquoi ne pas écrire tout simplement « l’émergence de la marionnette DSK » ?

      Note du traducteur : l’appellation « marionnette » ne renvoie pas à une célèbre émission de télévision, mais à une réalité.

  17. Bonjour Paul,
    Deux remarques importantes:
    1. Les Etats et le peuple ont sauvé les banques. D’accord. Je ne vais pas vous rappeler ce qui s’est passé avec Fortis et la BNP Paribas.
    Le BNP Paribas fait de gros bénéfices depuis et l’Etat belge aussi, car il a fait partie prenante dans l’accord qui s’est fait à l’époque.
    Si vous allez lire la 1ère page de l’Echo du jour, il y est mentionné que l’Etat recueille les fruits du sauvetage des banques ». Cela a été un risque. Risque qui a mal tourné en Irlande mais qui avec le recul n’a pas si mal fonctionné en Belgique.
    2. Mon dernier article avait un côté amusant. Pas uniquement par le titre « Blanche Neige et le Huitième nain ».
    Histoire qui s’est passée dimanche dernier, entre un conservateur-modérateur d’un forum dont je ne citerai pas le nom et moi-même.
    Altercation par courriers interposées sur un fait banal, l’utilisation d’un pseudo comme le mien.
    Alors, un commentaire m’est arrivé qui disait ceci: « La dictature du prolétariat se profile au sein des forums. Les lois et règlements encadrent la délinquance. Mais la délinquance résiste. Des révolutions ont eu lieu parce qu’il y avait des délinquants au cœur de preux et hardi chevalier. En ces temps de dissidence dans certains territoires du monde, nous avons un exemple d’un refus à la conformité. N’est pas enfoiré qui veut.  »
    Je crois que là aussi, il y a à creuser, car nous sommes tombés dans le même panneau de la dictature à petite échelle, mais qui monte très vite.

    1. Juste pour confirmer le point 1 qui remonte à l’histoire de fin de 2008.
      Les bénéfices BNP Paribas se sont élevés à 7,8 milliards d’euros pour 2010.
      Les dividendes qui reviennent à l’Etat belge de s’élèvent à 268,3 millions au titre des 10,8% qu’il détient dans le capital de la BNP.
      D’autres part, la BNP Paribas Fortis ex Fortis Banque où l’Etat est actionnaire pour 25%, les dividendes pourraient s’éléver entre quelques diszaines à une centaine de millions.
      Les dividendes de la KBC (300millions) et le potentiel de Dexia même s’ils sont en retraits, pourraient aussi augmenter la cagnote.
      Le gouvernement belge avait budgété 192 millions d’euros pour l’ensemble.
      Comme quoi, une alliance entre privé et public peut apporter quelques surprises.

    2. Vous oubliez juste un ‘détail’ la crise financière a augmenté la dette nationale de quasiment 20 pct…un détail.Ce ne sont pas ces quelques pécadilles temporaires qui vont y changer grand chose.Le titre de l’Echo est une vaste manipulation, normal toute la presse ‘fin’ n’est qu’une vaste fraude qui soutient la fraude plus générale qui l’a fait vivre.
      N’oubliez-pas les plans de relance qui ont couté des fortunes aux états qui n’auraient jamais été nécessaires sans la crise financière.La Belgique avait réussi a diminué sa dette de 127 à 84 pct si je ne me trompe depuis les années 90.Tout cet ‘effort’ a été liquidé en quelques mois.D’autant plus que ce n’est pas fini.Que va t’il advenir de KBC si KBC ireland s’écroule ce qui est du domaine du possible voire du probable.Je pense que l’Europe va connaitre son ‘lehman’ après le 25 février(élection Irlandaise).D’après certaines sources bien plaçées le gouvernement Cowen(FF) a laissé beaucoup de cadavres dans les placards….quand tout cela sera connu je ne donne pas cher des banques situées en Irlande y compris KBC.Si l’Irlande fait défaut d’une façon ou d’une autre cela aura le plus de conséquences systémiques..en Belgique(en Allemagne et en France aussi mais moins au pro rata de la taille des états).On parle de jusqu’à 5 pct du PIB Belge.A suivre

    3. Vous oubliez juste un ‘détail’ la crise financière a augmenté la dette nationale de quasiment 20 pct…un détail.

      ouh, faut pas le dire ! pas politiquement correct !

      chutttt !

  18. Merci d’avoir rajouté « à la semaine prochaine » qui avait été coupé, cette petite phrase compte beaucoup.

  19. Les militaires sous mon pouvoir se verraient déjà obliger de répondre à d’autres missions plus prioritaires et plus porteuses de paix et d’harmonie sociale pour le pays.

    J’ai déjà tant d’idées dans mes cartons qui ne servent plus à grand chose, la restauration
    déjà de la Monarchie en France et puis le renvoi au bagne de tous les premiers politiciens
    bien hypocrites de la terre, quel grand dommage pour nos institutions que les gens pauvres
    et modestes ne soient plus guère écoutés, je pense que cela doit être aussi un peu partout
    le cas dans un bon nombre de pays et de cultures en voie de disparition forcée.

    Et puis après vous savez ce qu’on dit je m’en irais comme je suis venu, sur une soucoupe volante dernier cri, faut bien rêver un peu de pouvoir aussi comme les autres, crois-tu vraiment Néo que les choses peuvent perdurer plus longtemps ainsi sur terre ?

    Non je ne pense pas, car derrière ce grand décor en carton pâte, le monde s’approche en
    fait d’une plus grande syncope mondiale, quel grand malaise déjà pour beaucoup cela se passera sans doute d’une telle manière que le monde ne pourra plus guère y échapper à force.

    Je ne t’oblige bien sur pas du tout à me croire, c’est toi qui voit Néo à toi de choisir, si c’est bien encore un réel choix de vie pour l’homme, ne réduit pas non plus le seul cours de ton existence qu’à ce même genre de choix binaire et dualiste en société, car tout cela n’est en fait qu’un grand rêve trompeur ou cauchemar qui va bientôt prendre fin pour le monde occidental.

    La crise est finie pour le Banquier mais non Néo, elle ne fait en fait que tout juste de passer
    à une autre phase, sans doute à cause d’une hausse toujours plus intenable et croissante
    des matières premières pour un bon nombre de pays en plus dans la mouise.

    Tu crois même Néo que tout ce que tu viens de voir à travers un même message de propagande vient de se terminer, mais non Néo la matrice est partout présente dans
    le monde et le cœur de tout à chacun, aussi bien quand tu respires et tu manges, quand tu rentres et tu ressorts de nouveau d’une salle pour mieux t’amener de nouveau à rêver à te sentir faussement bien avec eux.

    Même pour toi Néo je ne suis qu’une sous-partie de ce programme marchand, c’est comme pour l’oracle ou avec le Mérovingien, on pourrait même dire que je n’existe même pas pour les variables les plus programmés et irrécupérables de la matrice.

    Méfies-toi Néo sous les apparences les plus séduisantes et trompeuses, le monde ne se doute même pas vers quoi on préfère surtout le conduire à toute vitesse de production.

    Au bien sur ils sont toujours bien soucieux du bien-être de leurs animaux. Les vaches Régilait ou Ikéa sont paraient-ils aussi mieux traités qu’autrefois et disposent même d’un meilleur endroit propre au pré comme à l’étable.

    Tu pourrais même penser que tout ce que je te raconte, ce ne sont que des vieilles histoires à dormir debout, oui peut-être Néo mais au moins tu ne pourras pas me dire de ne pas avoir été prévenu et bien mis en garde et cela quelque soit la forme ou le langage exprimé en ce temps là.

    Apparemment tous les matheux de la terre ne semblent pas mieux nous pondre une meilleure équation de solution, objet formule, mais comment programmer de A jusqu’à Z un meilleur citoyen économicus de nos jours, tout coûte déjà si cher dans l’esprit de nos élites mondiales.

    cos(4*sqrt(x*x+z*z)-2*t)/sqrt(1+4*sqrt(x*x+z*z))

    Surtout qu’il n’y a pas non plus que les seules équations mathématiques et économiques dans la vie, il y a aussi l’amour, le don, la gratuité, la grâce, les anges, la loi et les prophètes.
    Si Dieu existe Néo et qu’il est bien sage, bon et juste, j’espère alors qu’il ne préfère pas toujours jouer aux dés et aux cartes ?

    A ton avis mais pourquoi donc autant de triple six partout ? Que remarques-tu aussi dans l’esprit de plus en plus préoccupé des êtres, la peur ou la paix ? L’amour ou le jugement ?
    La lâcheté ou le courage de plus en société ?

    Ne tarde pas Néo, quitte donc au plus tôt les premières valeurs de Babylone et avant même que les premiers destructeurs de la terre n’en finissent par conditionner davantage l’esprit de tous, petits et grands, et tout cela à cause de l’argent encore et encore comme autrefois.

    Dans ce dialogue qui sont véritablement tes ami(e)s Néo ? Les premiers dévots de la matrice
    ou alors les premiers estropiés bien malchanceux de la croissance ?

    Regarde bien mon amie vers quoi se dirige surtout principalement le monde actuel à toute vitesse, tu ne pourras manquer alors de croiser quelques personnes içi ou là qui te rappelleront fortement cela dans leur conduite comme leur propos.

    Et oui des gens si raisonnables et incontournables partout dans les têtes.

    1. Jérémie alias Neo,
      Est-ce qu’on ne pourrait pas atterrir là?
      Le lyrisme, c’est bien beau pour de la science fiction, mais à part cela?
      Même si on a aluni, il faudra encore quelques années avant de marsir (mot précurseur).
      Babylone n’est qu’une tour inachevée.
      La néo Arche de Noé n’est pas encore avancée sur les rives de nos océans,
      Quant à la formule citée, je dirais qu’elle est bien simpliste.
      Le E=MC2 ne se reproduit pas tous les jours. En plus, cette formule est mise en défaut avec les photons qui donne de la lumière mais qui ont une masse infime, non mesurable.
      Même la gravité ne trouve pas de valeur stable. Le degré d’erreur est variable dans le temps et l’environnement. Sa mesure rend fous les physiciens est-il écrit dans le SV. Je comprends parfaitement le soucis. Un souffle peut tout fausser.
      Pour calculer G, il faudrait changer de modèle de monde.
      La gravitation t la mécanique quantique sont irréconciliables. G ne s’exprime pas en fonction d’autres constantes. On cherche un nouveau modèle et ce n’est pas la matrice, ni Neo qui sont près à la trouver dans un cercle vicieux.

    2. Je crois que tu es un poète, Jérémie, et que tu aimes créer une certaine musique avec des phrases de lamentation, comme ton homonyme de l’Ecriture. Ta parole poétique, comme la sienne, est suscitée par le désordre, le non-sens de ce qu’on voit autour de nous :
      …Vous n’avez pas écouté, ni tendu l’oreille pour entendre, et pourtant constamment Yhwh a envoyé vers vous tous ses serviteurs les prophètes, disant : Retournez-vous, chacun de vous, des chemins du mal et des actes faux, et vous pourrez habiter sur la terre que Yhwh vous a donnée, à vous et vos pères depuis toujours et pour toujours.
      (…) Parce qu’à ma parole vous n’avez pas obéi, alors moi je requiers toutes les tribus du Nord(…)et je les fais venir contre ce pays et ceux qui l’habitent, et contre tous ces peules autour, et je les extermine.(…) Et plus encore, parce que chez eux je détruis les cris de la joie et les cris du bonheur, les chants du mariés et les chants de l’épouse, et le bruit de la pierre des moulins, je détruis les lampes.

      Jérémie, 25, 4-11

    3. La bible, nouvelle traduction, éditions Bayard, dite Bible des écrivains. Paroles de Jérémie est traduit par François Bon avec l’aide du spécialiste Léo Laberge.

    4. @ AntoineY

      La dernière fois que j’ai vu les témoins de Jéhovah ils me semblent que c’est bien eux qui sont partis en courant, tant ils en savaient peut-être un peu trop commercialement sur certaines choses des écritures saintes, pourtant je ne suis vraiment pas quelqu’un de dangereux ou alors de très très riche, tout juste le premier fou déluré dans un monde de fous.

      Nous sommes d’ailleurs tous un peu les témoins de quelque chose, vous savez quoi l’originalité de penser, de proposition, d’expression n’est plus trop à la mode de nos jours, vous faites bien d’ailleurs de me montrer du doigt, oui faudrait pas non plus que le monde se mettre trop à être les premiers témoins du capitalisme ou socialisme marchand en société.

      Si seulement j’avais réellement un esprit original mais non je m’en rends bien compte le conditionnement du monde est déjà si grandement partout présent sur les ondes, vous me dites que je suis original de gauche alors je suis original de gauche, vous me dites que je suis encore ceci ou cela alors sans doute que cela doit être vrai. Pourquoi recherchons-nous souvent constamment à mettre des étiquettes sur les gens.

      Et l’autre qui essaie de me faire croire qu’il a bien compris le sens premier de la formule, sans doute encore un matheux, moi pourtant je ne traite personne d’enfoiré même si la plupart de nos élites mondiales nous amènent souvent à nous conduire comme des animaux de foire.

      Mon propos est pourtant très simple à comprendre, trop simpliste sans doute pour des gens de plus en plus compliqués et exigeants sur terre, pas seulement hélas chez nos premières élites mais pour beaucoup de gens bien difficiles parmi nous.

      Oui la crise c’est quand même quelque chose d’assez sérieux, faudrait pas non plus qu’on en finisse comme tant d’autres, vous vous rendez compte c’est même très important d’être Ok de nos jours, peut-être que vous aussi de votre coté, vous vous rendez bien compte que le monde se sent de plus en plus obligé de bien se conduire comme il faut.

      Non L’enfoiré, j’ai franchement besoin de décoller un peu du sol en ce moment, car les choses sont déjà assez graves à voir comme ça partout, vous ne croyez pas ?

      Evidemment même la gravité ne reconnait même plus une valeur plus stable et plus rationnelle à prendre en compte au dessus d’elle.

    5. Jérémie,
      « Non L’enfoiré, j’ai franchement besoin de décoller un peu du sol en ce moment, car les choses sont déjà assez graves à voir comme ça partout, vous ne croyez pas ? »
      Je serais intéressé par parcours. Scientifique ou littéraire? Parce que c’est là que les choses se créent ou se cassent.
      Je décolle mais à bord d’un avion. Demain, on ira sur d’autres planètes, à bord de stations.
      Mais je ne décollerai jamais avec une plume en main.
      Les choses sont ce qu’elles sont. Le passé n’a pas été meilleurs. C’est la nostalgie qui fait croire et qui ne garde en mémoire que les bons côtés de la vie et en oubliant les aspects négatifs. Normal, hier on était plus jeune qu’aujourd’hui.
      Rêver au passé, c’est du temps perdu.
      On prévoyait de voir des aurores boréales par ici.
      Le ciel était gris, ce matin. Pas d’aurores boréales.

      Bonne soirée dans vos étoiles. 🙂

    6. @ pour l’enfoiré

      Je serais intéressé par parcours. Scientifique ou littéraire ? Parce que c’est là que les choses se créent ou se cassent.

      Une autre idée reçue venant de la part des plus grandes écoles académiques de ce monde mon cher Monsieur,

      Quelle importance de savoir d’où je viens et où je vais, je ne sais pas moi, j’ai souvent voulu en fait me laisser porter par le vent qu’il fait. Qui donc n’a jamais apprécié de recevoir de temps en temps une petite brise

      Je décolle mais à bord d’un avion. Demain, on ira sur d’autres planètes, à bord de stations.

      Et oui ça ne se fera pas non plus en vélo ou en pédalo hélas. Vous savez le tout technologique
      ne semble pas mieux rendre les gens moins machinaux et prévisibles en société.

      Pourvu quand même que le monde n’en finisse pas trop par vivre comme Dark Vador dans une autre petite lune comme dans la guerre des étoiles.

      Mais je ne décollerai jamais avec une plume en main.

      Evidemment si vous pesez plus lourd que ma plume, comment pourrais-je alors vous faire décoller du sol avec plus de gravité à la bouche.

      Les choses sont ce qu’elles sont.

      C’est vrai les choses peuvent parfois paraître très solides et puis un beau jour patatrac, c’est
      la grande cassure et déchirure de plus, déjà que le monde ne s’aime plus beaucoup.

      Le passé n’a pas été meilleurs.

      Selon moi les gens du passé, du présent, du futur ne seront en fait jamais meilleurs que les autres bien oubliés en toute période de l’histoire, enfin à chacun sa propre conception du progrès en société.

      C’est la nostalgie qui fait croire et qui ne garde en mémoire
      que les bons côtés de la vie et en oubliant les aspects négatifs.

      Non c’est avant tout la joie,

      Encore un qui va me reprocher de vouloir écouter les sexteens, c’est pas ma faute à moi si
      je préfère écouter les Bee Gees en boucles,

      Normal, hier on était plus jeune qu’aujourd’hui.

      Oui comme les petits vieux seront encore plus vieux demain,

      Rêver au passé, c’est du temps perdu.

      Et oui je sais que du temps perdu c’est beaucoup d’argent perdu, mais rêver souvent au futur n’est-ce pas souvent vouloir aussi conduire les gens loin du présent.

      On prévoyait de voir des aurores boréales par ici. Le ciel était gris, ce matin.
      Pas d’aurores boréales.

      Tiens vous voyez que vous êtes un peu comme ça sur les bords.

      Bonne soirée dans vos étoiles.

      A vous aussi mais moi à votre place, je penserais d’abord à changer de pseudo, vous
      ne voudriez pas non plus que l’on vous prenne pour un autre enfoiré de première.

      Décidément Jérémie est vraiment irrécupérable

    7. Bonsoir Jérémie,

      « écoles académiques »

      Je m’en doutais. Perso, une formation scientifique et une carrière dans le numérique.
      L’importance est évidente à mes yeux. La brise, j’adore. Apprenez que je peux me qualifier de chercher ma tête avec mes jambes en joguant ou en pédalant. Ma plume est ce qu’elle est. Il suffit de suivre le lien pour la soupeser.

      « le monde ne s’aime plus beaucoup »

      Là, vous avez tout à fait raison. Avec mon pseudo en bandoulière, je vous laisse entrevoir les dégâts collatéraux.
      Les Bee Gees, pourquoi pas?
      Un de mes derniers textes parle des 80ties Il doit y avoir une cause à l’effet.

      « rêver souvent au futur n’est-ce pas souvent vouloir aussi conduire les gens loin du présent. »

      Exact. Les aurores boréales, j’étais près de les voir. Je ne suis pas monté au dessus d’un parallèle.

      L’enfoiré irrécupérable, le 8ème nain, est justement le sujet de mon dernier article. Rien dans les mains, juste un peu de mots cachés derrière des neurones en réseau.

  20. Désolé du retour à des considérations très terre à terre, mais ça fait partie du temps qu’il fait aujourd’hui:

    sur fond de crise portugaise, les prêts d’urgence de la BCE ont fortement augmenté cette semaine et se maintiennent à des taux anormalement élevés, l’erreur humaine a été la première explication avancée, mais elle ne tient plus vu la poursuite de ces emprunts. Une crise de liquidités est peut être en train de se profiler.

    Quelqu’un comprend ce qu’li se passe ?

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110218trib000602613/l-etrange-montee-en-puissance-des-prets-d-urgence-de-la-bce.html

    ou

    http://www.zerohedge.com/article/acute-liquidity-crisis-europe-confirmed-borrowing-surge-marginal-lending-facility-continues-

  21. AFP le 18/02/2011 à 09:19

    USA : des banques étrangères trouvent une astuce pour échapper à la réforme
    « Des banques étrangères ont trouvé une astuce pour échapper à l’une des dispositions les plus contraignantes de la réforme américaine du secteur financier, qui les obligerait à massivement recapitaliser leurs filiales aux Etats-Unis, rapporte vendredi le Wall Street Journal.
    Ces banques, parmi lesquelles la britannique Barclays, ont engagé les démarches pour changer le statut juridique de leurs activités américaines, qui sont actuellement coiffées par une holding supervisée par la Réserve fédérale.
    « La manoeuvre leur permettrait d’échapper à l’une des dispositions de la loi Dodd-Frank qui les oblige à injecter des milliards de dollars d’argent frais dans le capital de ces entités », écrit le quotidien des milieux d’affaires.
    Le subterfuge consiste à supprimer légalement leur entité juridique américaine et à piloter individuellement depuis le siège de la maison-mère les diverses activités américaines de la banque.

    a part ça 24 mn pour fleurir l’intelligence concert ses dernières compositions
    PJ HARVEY
    http://liveweb.arte.tv/fr/video/PJ_Harvey_a_la_Maroquinerie/
    + PJ Harvey- The Words That Maketh Murder
    http://www.youtube.com/watch?v=Va0w5pxFkAM&feature=player_embedded#at=92
    + PJ Harvey – Let England Shake
    http://www.youtube.com/watch?v=I2Qlb0qFLFE&feature=channel
    + PJ Harvey – The Last Living Rose
    http://www.youtube.com/watch?v=CWBrWhrKchQ&feature=relmfu

  22. Jean Guisnel, Armes de corruption massive. Secrets et combines des marchands de canon (Editions La Découverte, paru le 10 février 2011)

    « Oui mes accusations paraissent graves simplement parce que tant de gens se leurrent et ne comprennent toujours pas les errances des politiques sous l’ère Sarkozy (quand ce dernier en appelle à un état irréprochable).Le problème n’est pas la corruption mais bien votre naïveté (cette chose qui fait que l’on s’indigne par la suite).ça ne vous titille pas l’oreille tout ce qui arrive… « 

    http://www.dailymotion.com/video/xh0w52_jean-guisnel_news

    1. @Roma: La Grande-Bretagne hier et la France aujourd’hui annoncent suspendre leurs exportations d’armes et d’équipements anti-émeutes au Bahrain. Belle hypocrisie. On exporte mais « pas pour que ca serve » ?
      A moins de remettre de l’ordre dans les fonctions des organisations internationales, je ne vois pas…

    2. Jeanne, je vous conseil cet entretien avec Jean Voinel sur OWNI
      http://owni.fr/2011/02/10/ventes-armes-corruption-garantie-guisnel/
      le rapport marchand aux armes en dit long sur les états. N’espérez aucune action des états dans « l’ordre » financier auquel l’opportunisme tient lieu de pensée : http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/02/15/le-caire-vu-du-dow-jones_1480460_3234.html
      3 mn à lire le texte d’un autre sans s’en rendre compte ; http://www.dailymotion.com/video/xh1j9h_un-ministre-indien-se-trompe-de-discours-a-l-onu_news

  23. Tiens-toi droit !
    Le petit Spirou T15

    …..Lorsqu’il était petit, Malogrodo était la victime des moqueries des ses camarades de classe et de son instituteur, à cause de ses problèmes de vue. Lorsque son professeur évoque avec sarcasme l’éventuel métier qu’il exercera plus tard, Malogrodo annonce qu’il veut gagner plein d’argent sans rien faire, si ce n’est voler l’argent des autres. Il veut devenir banquier, donc. Son instituteur lui explique qu’il faut de l’argent pour devenir banquier, alors le jeune garçon annonce qu’il deviendra trader.

    Je vous laisse lire la BD

  24. M Granier ne pouvait effectivement citer des noms pour la position  » A » tellement ils sont nombreux .
    Ce groupe hante les tribunes soutenu par la majorité des média et ceci depuis quelques décennies.. Il semblerait cependant qu’une éclaircie laisse depuis quelques temps un tout petit espace à d’autres points de vue. Pouvons-nous avoir quelques raisons d’espérer, même faiblement, avant d’en arriver à la position D ? Souhaitons le simplement.

    1. Comment voulez-vous que les groupes au pouvoir ,et qui donc jouissent des circonstances, envisagent autre chose que « A »?
      A est la prolongation du système qui leur va bien.
      Il mène sans doute à D directement , et ils le savent….mais quand ,à quel terme?
      Leur devise est :carpe diem=A.

  25. Dans les pays islamiques, combien du temps les régimes autoritaires alter-religieux peuvent-ils résister à ça ?
    Au commencement l’alternatif au religieux n’était pas la démocratie mais le bien être élargie, suivant le model supérieur des modes de vies dans les métropoles coloniales. Aujourd’hui l’exigence de démocratie, c’est la demande d’un rêve inachevé, la société de consommation de masse. Ces peuples la, sont exactement comme nous, on ne sait rien de l’inconnue… de démocratie, mais de choses à consommer, soit à manger soit à penser.

    1. Et oui voilà ce qui arrive lorsqu’on en finit par donner trop de pouvoir aux hommes en espérant
      que les machines feront un peu mieux que nous demain, ça non plus ce n’est pas gagné au rythme ou vont les choses.

      Les êtres qui adorent le pouvoir et les richesses ne peuvent bien évidemment nous apprendre
      un petit peu le lâcher-prise.

  26. Peak oil Update

    – Les réserves d’hydrocarbures égyptiennes se révèlent également toxiques (lisez surévaluées).

    « Le gouvernement disait que nous avions 4,9 milliards de barils de pétrole en réserve mais la réalité c’est que nous n’en avons que 1,8 et pour le gaz les réserves sont près de trois fois inférieures de ce qu’il prétendait. Cela veut dire que dans quelques années, maximum 5 ans, il n’y aura plus rien » – Ibrahim Zahran (consultant spécialiste des ressources énergétiques)

    « C dans l’air » du 16 février 2011 à la 18ème minute.

    – The Arab world’s triple crisis
    http://www.europeanvoice.com/article/2011/february/the-arab-world-s-triple-crisis/70270.aspx

    – EGYPTIAN GAS PIPE EXPLOSION-SUEZ CANAL CRISIS & IMMINENT OIL WAR!
    http://www.youtube.com/watch?v=PV65ccC1n4U&feature=player_embedded#at=80

    1. Petite pression égyptienne ? Celle-ci envisagerait d’autoriser les deux navires iraniens à traverser le canal de Suez.
      Pendant ce temps-là, la fameuse résolution demandant la condamnation des colonies va être discutée au conseil de sécurité. Elle circule depuis plusieurs mois et a le soutien de la quasi totalité de l’assemblée générale. Les US ont beaucoup fait pression pour que le gouvernement Abbas ne la dépose pas, mais ceci ont finalement déclaré « qu’il n’ont plus rien à perdre ». Si les US opposent leur véto, ils seront pris en contradiction totale avec leurs déclarations officielles.
      Et au même moment, l’Egypte a annoncé la réouverture du point de passage entre Rafah (Egypte) et Gaza (Palestine).
      Heureusement, les peuples arabes sont tous occupés à manifester contre leurs potentats locaux, donc cela empêchera certains de hurler au fait qu’ils sont sous menace extérieure.
      On peut aussi imaginer que si des événements plus graves éclatent, la partition de l’Irak sera envisagée (il y a plein de manifs, aussi, en Irak). Obama pourra toujours dire aux républicains que c’était leur plan: partition de l’Irak et grand moyen-orient…

    2. Evidemment les ressources de matières premières s’épuisent,
      (et plus cette prise de conscience, et nos poubelles, vont s’avérer comme des gisements providentielles…. )
      en attendant si nos politiques étaient des politiques ….
      peut-être les hommes s’activeraient un peu plus à travailler de construire des petites turbines, de petites éoliennes (avec des alternateurs de camions…), de récupérer l’énergie de la géothermie, de réfléchir le solaire un peu plus loin que le photo-voltaïque ….
      mais ????
      l’argent, la finance est déconnectée du réelle,
      (et les politiques n’ont plus les moyens d’aucune politique, puisque les moyens, l’argent n’a pas d’état d’âme, pas d’esprit, pas …. )
      donc …
      vu qu’en fin de compte
      (c’est vrai aussi financièrement, parce que l’argent est un moyen commode d’échange, certes, mais la valeur de l’argent, c’est aussi ce qu’on en fait, et si c’est d’en faire n’importe quoi ….
      parce que la profitation est élever comme l’esprit même de la loi … )
      cette manière de la finance va s’écrouler d’elle-même
      (elle n’a pas de sens pour le vivant, ce n’est pas de la naissance ou de la mort que se définit la vie, mais du temps … )
      donc que donc pouvons-nous faire, inciter à faire, justement de notre temps ….
      (tant il semble que si nous ….
      mais, et alors, qui ???, …. )

    3. @Cecile
      Le problème n’est pas l’épuisement des matières premières, mais celui de l’énergie comme le décrit Peak Oil, d’autant plus que les réserves ont été surévaluées.
      Nous pouvons si nous le voulons créer un modèle qui nous permettrait de consommer 10 fois moins d’énergie sans perdre de son bien-être.
      Modèle ne signifie pas réalité
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=21282#comment-149619
      Avant de devenir réalité il faut d’abord qu’il soit prototypé, puis expérimenté, dans l’espoir qu’il puisse devenir une « changeante réalité »

      donc que donc pouvons-nous faire, inciter à faire, justement de notre temps ….
      (tant il semble que si nous ….
      mais, et alors, qui ???, …. )

      Qui? Et bien chacun d’entre nous là où nous sommes.
      Il ne faudrait plus grand chose pour que de ce blog naisse un modèle puis une réalité.
      C’est mon espérance.

    4. Ils marchent sur la tête: résolution demandant la condamnation des colonies votée par 14 membres du conseil de sécurité et véto US, mais l’ambassadeur US fait un commentaire après le vote pour condamner les colonies en expliquant que c’est ce qui empêche la paix depuis toujours !! Heureusement qu’on ne demande pas aux politiques d’être cohérents. On devrait obliger les ambassadeurs à l’ONU d’obéir aux principes aristotéliciens pour le coup.
      En attendant on en est à un demi-million de colons (sur 7 millions et demi d’habitants).

    5. @Cécile

      Plus que faire il faut réaliser et faire réaliser … réaliser qu’il faut arriver à un diagnostic sincère et sans concession accepté par le plus grand nombre, seul préalable à une action cohérente commune.

      Pour la finance … apprenons à faire sans vu que l’on y sera contraint à terme …

      Si les monnaies et la finance sont en train de plonger (outre les manips qui tentent d’indiquer l’inverse), c’est parce qu’il n’y a plus les ressources suffisantes pour soutenir l’économie réelle sur laquelle ces virtualités reposaient. Si les monnaies et la finance sont en train de se réfugier dans les matières premières c’est précisément parce qu’il n’y a plus assez de matières premières que pour soutenir une croissance économique sur laquelle elles reposaient. Et tout cela malgré l’appétit bien connu du capitalisme pour la rareté (l’obsolescence, etc.), car dans notre cas particulier la rareté est en train de tuer le capitalisme financier.

      Mais surtout nous devons arriver à une prise conscience responsable des différentes limites,
      particulièrement en matière énergétique dont dépend tout le reste à commencer par les autres matières premières.

      On dit de l’énergie que c’est la ressource ultime. Faisons la part des choses entre héritage énergétique (hydrocarbures) et revenu énergétique (agro, photovoltaïque, éolien, marin, géothermique). Reconnaissons la chute de l’EROIE et du LFROI (Liquid Fuel Return on liquid fuel Invested) depuis un siècle.

      Il faut arriver à une prise de conscience individuelle des notre appartenance à une somme d’ensembles, une prise de consience des effets des actions individuelles et des effets des actions collectives. Comprendre et faire reconnaître que nous sommes tous partie du problème et donc de la solution. Expliquer que notre avenir se fera soit tous ensemble, entre êtres civilisés (au sens noble du terme), soit tous tout seul, comme des animaux (au sens négatif du terme).

      Des forces gigantesques sont en train de se déployer. Comment évolueront-elles ? Cela dépendra un peu de ce que l’on en fera. Plutôt que de diaboliser apprenons à reconnaître les multitudes responsabilités pour organiser intelligemment donc rigoureusement quitte à ce que tout le monde perde d’un côté mais avec l’envie saine de gagner de l’autre (un société plus humaine).

      On serait à la 3ème croisée des chemins (sédentarisation, industrialisation, … désindustrialisation, mais encore …). Et cette croisée des chemins est a priori davantage faite de challenges que d’opportunités.

      http://www.energybulletin.net/stories/2011-02-18/peak-oil-crisis-3rd-transition

    6. à Peak-oil 2008

      Totalement d’accord,
      mais les comme moi qui louent n’ont pas grand chose à dire, puisque l’agence immobilière est propriétaire, ..
      et que l’écologie, très bougeoise n’imagine -semble-t-il- que des écolo-propriétaires, sinon pas …

      Juste pour dire, nous avons mis deux ans entre la réclammation d’une poubelle à emballages et le fait qu’elle soit là …
      (un an pour que l’agence connecte que.., puis un an pour que la mairie connecte de l’agence que …)

      Après il faut voir les normes imposées par le gouvernement, franchement, l’intérêt n’est pas de l’écologie, mais de marché, et du marché ,
      celui de maintenir arbitrairement, artificiellement, à l’esbrouffe la hausse des loyers et donc la vigueur du marché de l’immobilier …
      (le locataire est un peu comme la dernière roue du char pour l’écologie, …
      ou alors s’il en est estimé mais combien gagne-t-il pour avant que de faire simple, l’écologie ne sache rien faire que de ne s’empresser de politiquement promouvoir que des normes dont la vocation est à peut près sans intérêt, sinon celui de surtout et principalement de maintenir à la hausse le coût des loyers …)

      Aujourd’hui encore, on raserait une maison centenaire, construite en pierre, avec des vrais murs épais pour faire un parking, d’une usine qui a déjà subi deux plans sociaux, dont chacun sait bien que …
      (avec subventions …. )
      Aujourd’hui encore on raserait un vrai hangard solide centenaire, des murs en briques, un vrai toit avec une vraie charpente pour contruire un hangard metalliquede supermarché, dont la couverture type fer blanc, comme en allu va s’envoler et s’éffrondrer sur la route voisine, quelques années après au premier vent vraiment violent venu
      (avec subventions ….)
      Ces subventions ne gagneraient-elles pas à être utilisées plus utilement ???
      (par ex: quelques panneaux solaires sur les toits des mairies, facs, écoles, collèges, piscines couvertes, bibliothèques, lycées …. )

      Pour moi, il faudrait réfléchir la transition écologique
      (pour donner le parrallèle, la transition démographique passe par l’alphabétisation ….
      ce qui n’est rien à voir avec des primes à la casse à des particuliers, des crédits d’impôts à des particuliers, des susucres à des particuliers …
      (ce qui se pratique mine de rien beaucoup actuellement,
      est-ce qu’il n’aurait pas été plus utile écologiquement, plutôt que de primer la destruction de voiture, d’investir tout ce fric dans quelque chose de plus collectif comme la gratuité du métro, le ferroutage… ??? )
      mais bien plus à voir avec une vraie politique démocratiquement écologique
      (qui se détourne un peu des susucres et du clientèlisme individuel, que l’on peut comprendre de sa première période,
      pour travailler un peu plus à une échelle démocratique avec les municipalité, les conseils généraux, pas seulement des pistes cyclables,
      parce pour les célibataires jeunes et fringants c’est très bien,
      mais qu’avec les enfants en bas âges, et les tout ça que se traine les familles, le vélo en ville c’est bien gentil, mais autant aller à pied, chacun son sac à dos ….
      donc si déjà laisser les écoles dans les villages, arrêter la frénésie du transport scolaire et des regrouppements d’écoles …
      soit revoir autrement la politique d’aménagement du territoire que fatalement celle de la conduire uniquement et principalement dans l’objectif de la concentration urbaine,
      et ses tranports communs, laissés facturer , libre cours à des tarifs exubérants … )

      L’écologie n’est pas assez politique, ….
      elle n’en est encore que de vouloir responsabiliser le quidam, comme la « réforme » de la sécu responsabiliser le patient, comme la « réforme » de la justice des mineurs responsabiliser les parents, …
      ou intéresser le quidam de la prime à la casse, intéresser le contribuable avec des crédits d’impôts, dans le même ton que de la déduction fiscale pour la charité faite aux partis politiques, aux associations..
      mais -car c’est à noter- dans une version moins hypocrite, puisque s’ils peuvent se le permettre, ….
      même les non-imposables bénéficient de la prime à la casse, des crédits d’impôt écolos …

      Donc voilà, tout ça pour dire que si l’écologie se pouvait être un peu moins de rester scotcher à responsabiliser le citoyen-consommateur, ….
      (un peu comme la religion responsabilise ses fidèles…)
      mais de penser aussi à être plus politique …
      (certes elle manque peut-être encore un peu d’élus, même localement, pour vraiment faire le poids …
      mais la sagesse se montre en exemple, et des quelques élus écolos, il se parle parfois .. )
      mais elle le peut

      Globalement,
      il me semble qu’il faudrait vraiment songer de fondre un minimum de turbine, éolienne et co … si possible pas des grosses centrales, mais dans un projet démocratique qui tranche avec la mise en avant individualiste, promotion clientèliste de l’individualité égo-écolo
      (avant que …. les champs pétrolifères … soient taris)
      il me semble qu’il faudrait se dépêcher de comprendre nos poubelles, plus comme la ressource d’un gisement de matières premières
      (arrêter de nous gonfler avec des incinérateurs et co, réfléchir plutôt de composter, récupérer ..)
      il me semble que c’est totalement absurde que l’on importe de Pétaouchnok, ce qui pousse à côté de chez nous, ce que l’on peut produire à côté de chez nous, ….
      et aussi qu’il y en a mare des chaussettes jetables, de tous ces objets conçus pour être jetés à tel point que pour certains il a même été jusqu’à être conceptualisées des vis qui nécessite l’achat d’un tourne-vis allambiqué en sorte de s’assurer que l’objet ne pourrait être réparé …
      et …
      (mais voilà, c’est là, que c’est très très compliqué à expliquer à un économiste, un banquier, un créateur de richesse qui font des additions et des additions et des additions comme le gros monsieur rouge du petit prince …
      que déjà sans même parler des pesticides et de tout ça et co …
      il faudrait que l’écologie travaille la politique …
      en conceptualisant l’économie comme un moyen de sa visée politique … )

  27. A propos de général :

    Extraits d’un texte limpide déjà ancien (1965) mais, encore tout à fait pertinent ! :

    (….)
    « Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des DOLLARS (…) pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les ETATS-UNIS à s’ENDETTER GRATUITEMENT vis-à-vis de l’étranger.
    (….)
    Cette FACILITE UNILATERALE qui est ATTRIBUEE à l’AMERIQUE contribue à faire s’estomper l’idée que le DOLLAR est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un MOYEN de CREDIT APPROPRIE à un ETAT.
    (….)
    Il y a en particulier le fait que les ETATS-UNIS, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les MESURES VOULUES pour remédier à leur DESEQUILIBRE, SUBISSENT, d’ANNEE EN ANNEE, une BALANCE DEFICITAIRE.
    (….)
    Il apparaît CHEZ EUX une PROPENSION CROISSANTE à INVESTIR à l’ETRANGER.
    De là, POUR CERTAINS PAYS, une sorte d’EXPROPRIATION de telles ou telles de LEURS ENTREPRISES.
    (….)
    Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un DESEQUILIBRE en quelque sorte FONDAMENTAL. Pour toutes ces raisons, la France préconise que LE SYSTEME SOIT CHANGE.
    (….)
    Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier.»
    (….)
    La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste réforme qui s’impose désormais dans l’INTERET du MONDE ENTIER. »

    ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

    Réponse donnée à la question posée sur le système monétaire, le dollar et l’or, lors de la conférence de presse du Général de Gaulle, au Palais de l’Elysée le 4 Février 1965.
    Extrait de « Discours et Messages » – Charles de Gaulle – Plon, 1970 – pages 330 à 334

    (CONFERENCE VISIBLE EN VERSION INTEGRALE SUR LE SITE DE L’INA, à voir et à revoir….)

    (….)

    Question – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?

    Réponse (De Gaulle) – Je vais tâcher d’expliquer ma pensée sur ces points, A mesure que les États de l’Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. Rien, d’ailleurs, dans cette constatation n’implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d’inamical à l’égard d’autres pays, en particulier de l’Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l’Europe lui firent perdre l’équilibre. Je veux parler – qui ne le comprend ? – du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s’est établi à la suite de la Seconde.

    On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d’être tenues automatiquement comme équivalentes à l’or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l’étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l’Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l’Europe en y déchaînant l’inflation. Comme presque tontes les réserves d’or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l’univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l’or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s’établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D’autant plus que l’Amérique n’éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.

    Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité – car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant – c’est le moment de le faire.

    Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’autres sans risque et sans sacrifice.

    Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.

    Évidemment, il y a d’autres conséquences à cette situation.

    Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire ! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contrecoup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.

    Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficie. Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’ou irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or ? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier.

    Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh ! oui, l’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D’ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s’imaginer, se dire, s’écrire, se faire, à mesure d’immenses événements, c’est un fait qu’encore aujourd’hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l’or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l’intérieur de lui-même. Mais la loi suprême, la règle d’or – c’est bien le cas de le dire – qu’il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c’est l’obligation d’équilibrer, d’une zone monétaire à l’autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.

    Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l’étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l’organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D’ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié, dès lors qu’il s’agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer. Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l’Angleterre, d’une part la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d’autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d’élaborer entre eux et de faire valoir au-dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent.

    La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste réforme qui s’impose désormais dans l’intérêt du monde entier.

    (…..)

    1. je n’ai pas trop compris …
      donc je rends grâce tout de même grâce aux USA, de nous avoir donner
      (plus ou moins donné , .. )
      internet ..
      (il me semble me rappeler que c’est Clinton, avec la propagande sur « le village global », que pour ma part, j’aurais plus penser inspirer de son vice-président , ….
      car étant donné ses écrits …)
      mais …
      (ce vice-président n’a pas été élu, alors ….??? )

    2. Le discours du général est plein de bon sens, mais je ne vois pas trop que nous revenions à l’étalon or, je préfèrerais un maître-étalon plus favorable à la démocratie ….

      Néanmoins je retiendrais ceci
      « Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies,  »
      et le retenant je me demande si le FMI ne s’est pas égaré, en-dessus, au delà, à côté …
      mais carrément loin, à des milles et des milles de son rôle,…
      si celui-ci fut institué pour assurer autant que faire ce peut la solidarité des monnaies

  28. Notre pensée à rationalité européenne, d’origine platonicienne et aristotélicienne, procède par identification d’essences et planification, selon des valeurs peu articulées aux processus vitaux tels qu’ils sont en réalité ( valeurs chrétiennes par exemple, valeurs de la transcendance, ou encore valeurs messianiques inspirant certains partis organisés en églises )

    A l’ opposé de notre essentialisme rigide, la pensée chinoise procède par perception de situations de façon à tirer le meilleur parti de leur potentiel. Sa fécondité éclate en ce moment aux yeux de tous .

    Ne peut-on pas dire que militaires progressistes et théologie de la libération, phénomènes surprenants a priori, mentionnés par François Leclerc , ne sont pas les exceptions à des identités institutionnelles intangibles, mais le produits de situations ?

    En suivant ce lien, on trouve l’exposé de François Jullien fait en 2008 à des industriels et hommes d’affaires cherchant à connaître ce mode de pensée pour construire efficacement leur approche. Ça dure 46 mn mais ça vaut la peine.

    http://didierchambaretaud.blogspot.com/2010/12/francois-jullien-la-transformation.html

    Dans cette optique les catégories décrites par Maxence Granier , soumises par Paul à notre réflexion, présentent l’intérêt me semble-t-il de dessiner la charpente d’une alliance. En effet les catégories C et D, et peut-être certaines individualités de B, peuvent se constituer en rassemblement crédible de personnes de toutes disciplines ayant la lucidité de pronostiquer la survenue prochaine d’un nouvel épisode de désordres financiers désastreux, ingérables en l’absence de mesures réellement de nature à changer la donne.

    Les attérés ne demandent peut-être pas mieux que de devenir les décidés, beaucoup plus nombreux , masse critique d’accord sur ces mesures vitales – préalables à la réponse aux questions de Peak Oil, et alternative crédible à la menace d’une guerre évoquée par Marlowe . Car le but de ce rassemblement est de favoriser tout ce qui peut aboutir à imposer comme solution évidente la mise en œuvre de ces mesures par les politiques en place, quels qu’ils soient, lors de la survenue de l’épisode.

    Dans les conditions de cette situation dangereuse, il n’est pas impossible que les gens de D se joignent au mouvement, d’autant plus qu’ils auront été contactés lors de la constitution du groupe par principe : ce ne sont pas des adversaires, même s’ils semblent parfois trop éloignés du concret.

    Le groupe se présente au public non pas comme les experts froids des plateaux de télé, mais comme un collectif passionné, engagé, responsable, sollicitant et obtenant la conviction de tout un chacun.

    Il me semble qu’il n’y a pas grand’chose à attendre des présidentielles, et qu’il serait plus fécond de constituer le groupe le plus tôt possible en fonction de cet accord de conviction, indépendamment des politiques. Ceux-ci se rallieraient à postériori.

    Les rencontres annoncées par Paul dans Le temps qu’il fait la semaines dernière peuvent aller dans ce sens. Il me semble aussi que pour obtenir une « visibilité » comme on dit, c’est à dire le soutien primordial des gens de base ordinaires, inquiets, parfois mal informés, il ne serait pas mauvais de se rapprocher des syndicats et de leur proposer des actes communs. Il y a par exemple à la CGT des gens pointus question finances, par exemple voir ce site qui renseigne des militants des boites victimes de LBO. Je ne connais pas l’organigramme de la CGT mais il y a chez eux comme partout des pointures, le tout c’est de mettre en relation et de décloisonner les compétences et convictions.

    http://www.collectif-lbo.org/accueil.html

    (pas à jour, s’arrête en 2009)

    HP en réponse à Germanicus dit à juste titre qu’il y a chez les gens un désir d’agir ensemble, de contrer le désastre qu’il pressentent et redoutent. Il s’agit donc de prendre les initiatives pertinentes accordées à ce ressenti, sans s’occuper des politiques dans un premier temps, sans se laisser impressionner par leur aveuglement impressionnant en effet, comme dit Paul dans l’article de Télérama cité par Maxence Granier. Les gens percevront la probité du mouvement, à l’inverse des campagnes de com’ destinées à leur vendre telle ou telle candidature.
    Enfin, je ne pense pas qu’il y ait chez les jeunes uniquement des égoïstes comme la tradeuse décrite par Antoine Y. Beaucoup sont lucides et inquiets comme presque tout le monde. C’est l’audace d’une proposition pertinente et honnête qui manque. (Cf Didier Eribon, D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française , Léo Scheer, 2007)

    Bon, c’est peut-être un peu sommaire, qu’en pensez-vous Paul , François et les autres ? L’idée ne demande qu’à être affinée et enrichie !

    1. Blandine, je voudrais pas vous faire de peine, mais si vous avez quelque espoir dans la CGT c’est que vous n’avez pas participé à des manifs en France dans les dernières années. Leur boulot c’est plutôt de juguler les mouvements que de les encourager.

    1. L’escalade et la soupe de la mère machin, qui telle l’huile bouillante des machicoulis
      (machicoulis, je ne suis pas trop sûre, je suis très nulle en histoire)
      mis en déroute le savoyard, qui donc ne put quoiqu’il en eut voulu annexer Genève
      (alors que bon, l’escalade n’était pas non plus sans raison, car déjà Genève …. )

    2. Bah, on ne va pas s’enfermer dans l’Histoire, Cécile… Je ne suis qu’un valaisan aux origines immigrées sans pédigrées, comme (presque) tout le monde. Ces vieilles histoires nationalistes sont fort fatigantes. Mais je constate que la cité de Calvin a des repères historiques assez réactionnaires, comme le 31 décembre 1813, la Restauration de la mal nommée République de Genève… 😉

  29. @ Jeanne

    Je sais que ça peut paraitre du dernier ringard de penser ça et de le dire, mais les pragmatismes à la chinoise et à l’américaine (« la preuve du pudding c’est qu’on le mange ») qui me servent de cadre de pensée a-dogmatique imposent de ne pas avoir d’a priori.
    Je ne parlais pas de la CGT en tant qu’institution- rares en effet sont les institutions qui restent vivantes et réactives, avec des capacités de perception et d’action réellement transformatrices- mais de personnes développant des compétences à l’endroit de la CGT où ils sont..
    Dans le cadre du mouvement d’économistes et d’intervenants en finances que j’imagine, le lien avec le monde du travail est nécessaire. Les gens ordinaires qu’il faut convaincre ne se posent pas la question de cette façon : CGT frein plutôt que poussant à la subversion etc…. Votre vision ne serait-elle pas un peu…essentialiste ? Cependant vous avez raison, le lien avec le monde du travail devra être diversifié, il n’y a pas que la CGT sur terre !

    1. Il me semble que c’est SUD qui avait repris la lutte ! Mais ne vivant pas en France depuis plusieurs années, mes infos ne sont pas fraîches.

  30. Paul,

    D comme Démocratie, définitivement.

    Madame Alliot-Marie sera parmi les dernières à tomber de haut. Non pas qu’elle ait des chances de garder sa place, mais parce que sa conviction de faire bien et de voir de la reconnaissance dans les yeux des autres est chez elle comme chez une écrasante majorité (de cette élite), profondément ancrée : c’est une conviction qui s’est forgée depuis l’enfance ! Elle se voit et (ou, parce que) nous la voyons au sommet de la pyramide : le jour où les autres regarderont ailleurs, en eux par exemple, ça lui fera mal. Pas avant. Elle s’apercevra alors qu’elle est comme tout le monde (« Horreur ! Malheur !« ) : au service de la valeur du système, du modèle en place. Elle pourra se découvrir, et rendra grâce à l’autre qui en ayant fait sa propre découverte lui aura permis de faire la sienne, à l’autre qui en soumettant sa valeur et ses limites sur le marché lui aura permis d’exprimer sa propre liberté limitée par elle-même ; et elle se rendra grâce à elle-même qui participe à la mise en commun de toutes les valeurs limitées par elles-mêmes, et par elle-même : c’est la Démocratie, la posture D, le marché des valeurs.

    « Prends d’ma valeur
    Je prends d’la tienne
    Youpi Youpi
    L’école est finie.

    Que dois-je faire pour prendre de ta valeur ?
    Combien cela va-t-il me coûter de la mienne ?
    Le voeu-je vraiment ?
    Laisse-moi te l’dire, je vais te le verbaliser !

    C’est ça ! Verbalisons.
    Écrivons nos vies.
    Si ça marche pas c’est qu’on est cons
    Que je suis con.

    Prends d’ma valeur
    Je prends d’la tienne
    Youpi Youpi
    L’école est finie.

    Et si je suis con
    C’est que j’vaux rien
    Et si j’vaux rien
    J’propose rien

    Éh, si tu vaux rien
    Moi je t’achètes
    Pour presque rien !
    Alors, hein ?

    Ô ! C’est sympa…
    Qu’est-ce que j’te dois ?
    Oh rien !
    Bosse. Et tais-toi !

    Prends d’ma valeur
    Je prends d’la tienne
    Youpi Youpi
    L’école est finie. »

    L’Économie c’est le vivre-ensemble. Elle se décline en versions économique, politique, éducative, écologique, etc., société de consommation, démocratie représentative de la variété des représentations, variété des valeurs disponibles sur le marché, variété des limites disponibles sur le marché, croyance qui prend la place du manque d’échanges sur le marché, etc. Plus la croyance – le panier moyen du citoyen- est accessible – et peut donner le sentiment d’être accessible-, moins la hiérarchie a besoin de la maintenir par la force. Les applications vont de la démocratie représentative à la dictature. Et de la société de consommation à l’esclavage. L’exercice politique consiste à maintenir l’équilibre entre la nécessaire différence de concentration (ou de potentiel de concentration) de croyance (capital : l’argent ou le pouvoir qui manque est le moteur du capitalisme, une nécessité) et un juste retour de croyance (capital : l’argent ou le pouvoir – ma part de croyance- que je vais pouvoir récupérer de mes efforts de croyant).

    Le chemin de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix (IPFP) permet d’amener la réflexion sur les ponctions que subit l’économie réelle. Or on s’aperçoit que ces ponctions sont un moyen de maintenir un potentiel de concentration suffisant au fonctionnement de la société, au maintien de la croyance. Le chemin de l’IPFP mène donc à la prise de conscience de la croyance, et de ses mécanismes. Tous les chemins mènent à l’homme, pour peu qu’on ne les prenne pas pour des buts.

    Définitivement D comme Démocratie. D comme Bancor. D comme IPFP. D comme Décroissance. D comme Prosommation. D. comme Don de soi. D comme Ce que vous voudrez. D comme Limites que vous voudrez. D comme Humanisme. D comme Existentialisme. D comme Dégage. D comme Je.

    Bonne journée

    1. Je ne veux pas ton pouvoir,
      Pas besoin de l’avoir
      Je ne suis pas ton miroir
      Mais ton cauchemar
      Je ne veux pas de ta gloire
      Je vis de l’espoir
      Je ne veux pas ton pouvoir
      Voilà mon histoire

      Si tu pouvais t’arrêter
      Sur le côté de la route
      Si tu pouvais t’arrêter
      Tu le comprendrais sans doute

      Le pouvoir et le bonheur
      Ne sont ni frères ni cousins
      Je n’irai pas, n’ai pas peur
      Me servir dans ton jardin

      Tiken Jah Fakoly, Je ne veux pas ton pouvoir

      http://www.youtube.com/watch?v=SsnXEEJvxcQ

  31. C’était des gens comme vous et moi,

    Des docteurs, des dentistes, des boulangers, des charcutiers, des petits entrepreneurs
    plus ou moins au bord du dépot de bilan, de la dépression, de la crise de nerfs, des ambulanciers, des pompiers, des agriculteurs, des jeunes et moins jeunes sortant des écoles de commerce, des infirmières, des aides-soignantes, de bon ou mauvais travailleurs de plus au rabais, c’était en fait des gens comme vous et moi pas vraiment en fait des êtres mauvais sur le fond et cela quelque soit leur couleur, et puis un beau jour nos élites mondiales ne comprirent vraiment pas ce qui venaient de leur tomber de nouveau dans la soupe, qu’était-ce donc de si effrayant et alarmant en plus, comme pour les peuples de plus en plus écoeurés sans doute à cause d’une plus grande bande de rats supplémentaires sur les marchés, bien sur à force cela devenait vraiment de plus en plus imbuvable, ingérable, sans doute pensait-on encore qu’avec l’armée et davantage de moyens sécuritaires cela pourrait encore le faire pour le genre humain, à l’habituel comme dans les plus hautes sphères commerciales de ce monde, qu’il n’y avait peut-être pas encore assez de richesses produites en vitesse, pour se sauver d’abord les premiers dans des grottes et des montagnes, que ce n’était peut-être pas encore assez dur à vivre et à supporter comme ça pour une plus grande somme de gens estropiés et d’accidentés du travail qui n’en pouvaient plus. Oui en ce temps là il ne fallait surtout pas aller non plus très vite sur les routes pour faire de l’argent en plus autre part.

    Pauvres gens que nous sommes faut voir parfois le prix de la nourriture, de l’essence et de certains médicaments, le monde était-il vraiment bien encore en bonne santé malgré toutes ces belles publicités et journalistes people très bien payés à nous abétir et nous dés-informer ? Vous devez certainement en croiser beaucoup des matricules qui n’ont plus guère le sourire et le baume au coeur en prenant les mêmes rames du métro et du destin. Travaille plutôt comme une bête, arrête donc de penser, de réfléchir, de méditer, de gémir, de t’indigner, de revenir à soi, de penser à l’autre, deviens au contraire plus dur et méchant en société,
    devient même de plus en plus insensible pour tout malheureux et affligé du quotidien, devient surtout machine à force de bien faire et de bien travailler comme il faut, faut surtout être plus vif,
    renard, malin et banquier de nos jours mais plus du tout humain et bon samaritain en fait,
    et dis-toi encore que tu n’es pas encore payé et traité comme les nombreux autres petits esclaves, oui faudrait pas trop montrer déjà le mauvais exemple de conduite et de penser
    pour les premiers précurseurs d’autre chose de plus navrant et prévisible à l’antenne.

    1. oui Jérémie c’est exactement ça, les gens ordinaires comme vous et moi, enfin pas tout à fait car fréquenter ce blog n’est déjà pas ordinaire , mais quand même les gens ordinaires c’est eux les premiers qui peuvent faire que ça se passe autrement , et ni les plus belles compétences ni les meilleurs votes ne peuvent tout seuls faire advenir autre chose, voilà pourquoi je me suis mise à rêver à partir des catégories ABCD, à un mouvement où les compétents d’accord pour changer et les gens ordinaires qui n’en peuvent plus arriveraient ensemble à court-circuiter les immobiles féroces contents de ce qui est, à les mettre hors jeu pour tenter quelque chose de plus humain.

      ça vaut la peine de se mettre en route pour compter les étoiles, même si c’est dangereux par moments

      http://www.dailymotion.com/video/xhrf8_le-herisson-dans-le-brouillard-197_animals

    2. Blandine Keller,
      Petite merveille animée que vous nous avez mis-là. Pour moi c’est une découverte. La forme expressive des images où s’y mêle quantité et richesse des sentiments. De sorte que je n’ai pas eu de mal à m’identifier au petit hérisson dans le brouillard 😉 Je retiens aussi la beauté sensuelle de la langue parlée Russe. Merci.

  32. Lecteur assidu de ce blog, je rebondis sur un point mentionné dans la vidéo de M. Jorion : « la crise du système bancaire a fait exploser les dettes publiques ».
    Par avance, je vous prie de m’excuser pour mon manque de discernement ou de mémoire si ce thème à maintes fois été expliqué ici mais je ne comprends toujours pas ce mécanisme.
    Les prêts consentis aux banques par les états n’ont-ils pas été remboursés (par anticipation même)?
    Les dettes publiques ne sont-elles pas pour leur grande part la somme à la fois des intérêts cumulés des emprunts d’états contractés auprès des banques privées depuis les années 1970 et du manque de recettes fiscales depuis la mise en place de politiques néolibérales publiques et autres mécanismes d’évaporation privés?

  33. L’homme révolté – Jean Ziegler.
    Signalé par un papier de JC Guillebaud sans TéléObs : « Jean Ziegler, contre l’ordre du Monde »
    Un film d’Elisabeth Jonniaux. Mercredi 20h35 sur France Ô.
    « Cet homme, élevé au coeur du système bancaire, aura consacré sa vie à la défense des faibles. Un beau portrait de Jean Ziegler, cet indigné de toujours ».

    Pas de lien vers le papier deTéléObs mais j’ai trouvé ceci :
    http://www.bixfilms.fr/index.php/films-en-cours/10-autres/65-jean-ziegler-d-elisabeth-jonniaux

    Question indignation, le petit livre de Stéphane Hessel continue de se vendre comme des petits pains d’après ce que j’ai pu observer dans un magasin culturel.

  34. M. Jorion, le chacun pour soi existe depuis déjà longtemps…
    On peut prendre des centaines d’exemple à tous les niveaux de la société et quelque soit les idéologies ; qui démontrent que partout s’est développé le cancer des petits et grands arrangements entre amis ou adversaires, de la malhonnêteté, de la débrouille, du vol, de la corruption, du piston, des passe-droits, du bidonnage d’études économiques ou scientifiques, du trucage de bilans d’entreprises industrielles ou financières, de comptes de l’État, de la spéculation, etc..
    Une grande crise ramènera peut-être de la solidarité mais j’ai encore du mal à y croire si on se réfère à l’après-guerre quand on a assisté à l’apparition soudaine de petites fortunes locales ou grandes fortunes nationales, voire internationales sans parler de ceux qui ont fait carrière malgré leur passé de résistant virtuel ou de la dernière minute.
    Je ne crois, pour ma part, plus qu’à la solidarité familiale ou celle basée sur des liens amicaux solides, quoique quand tout va mal, la fuite l’emporte souvent sur le courage.
    Les empires se sont tous effondrés les uns après les autres. Ils mettaient plusieurs siècles, il y a mille ans, à peine une centaine d’années pour l’URSS ou pour les empires coloniaux. La Chine a connu sa série d’empereurs célèbres. Le Japon semble se recroqueviller, ne serait-ce que par le vieillissement de sa population. Les USA risquent de perdre leur leadership mondial au profit d’une Chine dont le système peut s’effondrer du jour au lendemain comme un jeu de cartes si la population se révolte contre les bas salaires, les cadences de travail, la corruption et en raison de la paupérisation des campagnes et ou si les fournisseurs africains décidaient vraiment de prendre en main leur destin.
    Notre système actuel s’effondrera comme ceux qu’a connus l’Histoire. Et alors, n’est ce pas naturel ?
    Une vigne mal taillée ou mal entretenue ne porte plus de raisins, un logiciel mal écrit ou trop modifié est bon à jeter pour être réécrit.
    Vouloir un nouveau système qui régirait le monde est illusoire car il y aura toujours un pays ou des alliances qui ne joueront pas le jeu.
    Les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, qui ne sont pas encore repus de la société de consommation qui nous a rendu obèses physiquement et intellectuellement, ne sont pas près d’écouter l’Occident et ses propositions d’où qu’elles viennent, aussi généreuses soient-elles.
    S’il y a deux leçons que j’ai retenues de mon expérience personnelle, ce sont celles-ci :
    Le chemin doit être parcouru jusqu’à ce qu’un événement (interne ou externe) vous fasse changer de direction et la fameuse théorie du chaos avec le paradigme du papillon.
    Comme l’intérêt à court terme, qu’il soit financier ou électoral, l’emporte sur une vision stratégique des États, des Nations, des Organisations publiques ou privées, avoir raison trop tôt, ne servira qu’au moment de la reconstruction sachant que des opportunistes sauront exploiter la situation à leur profit, comme toujours.
    Ce n’est pas du pessimisme mais du pragmatisme sachant que mon optimisme est basé sur le fait que la destruction est souvent la source de créativité.

    1. Il faut surtout revenir aux premières valeurs de l’esprit, celles qui ne peuvent toujours s’acheter et se vendre, et non de la lettre qui tue souvent l’esprit des êtres, et des petits enfants au nom même des premières valeurs judéo-chrétiennnes de l’Occident sur le déclin.

      Les mots, les douleurs, les cris, les souffrances, les livres, les idéologies nous font même souvent défaut pour mieux voir et décrire aux autres à quoi ressemblera l’humanité spirituelle de demain, si le monde moderne ne s’est bien sur pas autodétruit avant dans l’empressement d’en finir les premiers.

      Mais avant cela on en verra certainement d’autres à l’image qui en voudront d’abord à la vie des gens comme Jérémie et des prophètes, surtout si la crise de l’occident fait davantage de pauvres gens partout ailleurs.

  35. même sans dirigeants dignes, on doit tailler sa barbe, avant de se la faire tirer par les barbus ; et puis la planche à billets, c’est un peu « on rase gratis ! »
    si mon tailleur est riche… je me souviens plus, j’avais une idée, elle s’est évaporée.
    que la lutte continue : « mam contre Mamère ! »

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