LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 18 FEVRIER 2011

Les quatre postures de Jean-Maxence Granier
Le choix de nos dirigeants : la pire des politiques et la politique du pire
Le Proche-Orient
Les métastases dans d’autres pays
Les militaires au pouvoir

Difficultés techniques ce matin : l’enregistrement de la vidéo s’interrompait tout le temps. Dans la version que vous trouverez ici, il ne manque que deux ou trois phrases à la fin, en particulier : « A la semaine prochaine ! »

Partager :

146 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 18 FEVRIER 2011 »

  1. Peak oil Update

    – Les réserves d’hydrocarbures égyptiennes se révèlent également toxiques (lisez surévaluées).

    « Le gouvernement disait que nous avions 4,9 milliards de barils de pétrole en réserve mais la réalité c’est que nous n’en avons que 1,8 et pour le gaz les réserves sont près de trois fois inférieures de ce qu’il prétendait. Cela veut dire que dans quelques années, maximum 5 ans, il n’y aura plus rien » – Ibrahim Zahran (consultant spécialiste des ressources énergétiques)

    « C dans l’air » du 16 février 2011 à la 18ème minute.

    – The Arab world’s triple crisis
    http://www.europeanvoice.com/article/2011/february/the-arab-world-s-triple-crisis/70270.aspx

    – EGYPTIAN GAS PIPE EXPLOSION-SUEZ CANAL CRISIS & IMMINENT OIL WAR!
    http://www.youtube.com/watch?v=PV65ccC1n4U&feature=player_embedded#at=80

    1. Petite pression égyptienne ? Celle-ci envisagerait d’autoriser les deux navires iraniens à traverser le canal de Suez.
      Pendant ce temps-là, la fameuse résolution demandant la condamnation des colonies va être discutée au conseil de sécurité. Elle circule depuis plusieurs mois et a le soutien de la quasi totalité de l’assemblée générale. Les US ont beaucoup fait pression pour que le gouvernement Abbas ne la dépose pas, mais ceci ont finalement déclaré « qu’il n’ont plus rien à perdre ». Si les US opposent leur véto, ils seront pris en contradiction totale avec leurs déclarations officielles.
      Et au même moment, l’Egypte a annoncé la réouverture du point de passage entre Rafah (Egypte) et Gaza (Palestine).
      Heureusement, les peuples arabes sont tous occupés à manifester contre leurs potentats locaux, donc cela empêchera certains de hurler au fait qu’ils sont sous menace extérieure.
      On peut aussi imaginer que si des événements plus graves éclatent, la partition de l’Irak sera envisagée (il y a plein de manifs, aussi, en Irak). Obama pourra toujours dire aux républicains que c’était leur plan: partition de l’Irak et grand moyen-orient…

    2. Evidemment les ressources de matières premières s’épuisent,
      (et plus cette prise de conscience, et nos poubelles, vont s’avérer comme des gisements providentielles…. )
      en attendant si nos politiques étaient des politiques ….
      peut-être les hommes s’activeraient un peu plus à travailler de construire des petites turbines, de petites éoliennes (avec des alternateurs de camions…), de récupérer l’énergie de la géothermie, de réfléchir le solaire un peu plus loin que le photo-voltaïque ….
      mais ????
      l’argent, la finance est déconnectée du réelle,
      (et les politiques n’ont plus les moyens d’aucune politique, puisque les moyens, l’argent n’a pas d’état d’âme, pas d’esprit, pas …. )
      donc …
      vu qu’en fin de compte
      (c’est vrai aussi financièrement, parce que l’argent est un moyen commode d’échange, certes, mais la valeur de l’argent, c’est aussi ce qu’on en fait, et si c’est d’en faire n’importe quoi ….
      parce que la profitation est élever comme l’esprit même de la loi … )
      cette manière de la finance va s’écrouler d’elle-même
      (elle n’a pas de sens pour le vivant, ce n’est pas de la naissance ou de la mort que se définit la vie, mais du temps … )
      donc que donc pouvons-nous faire, inciter à faire, justement de notre temps ….
      (tant il semble que si nous ….
      mais, et alors, qui ???, …. )

    3. @Cecile
      Le problème n’est pas l’épuisement des matières premières, mais celui de l’énergie comme le décrit Peak Oil, d’autant plus que les réserves ont été surévaluées.
      Nous pouvons si nous le voulons créer un modèle qui nous permettrait de consommer 10 fois moins d’énergie sans perdre de son bien-être.
      Modèle ne signifie pas réalité
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=21282#comment-149619
      Avant de devenir réalité il faut d’abord qu’il soit prototypé, puis expérimenté, dans l’espoir qu’il puisse devenir une « changeante réalité »

      donc que donc pouvons-nous faire, inciter à faire, justement de notre temps ….
      (tant il semble que si nous ….
      mais, et alors, qui ???, …. )

      Qui? Et bien chacun d’entre nous là où nous sommes.
      Il ne faudrait plus grand chose pour que de ce blog naisse un modèle puis une réalité.
      C’est mon espérance.

    4. Ils marchent sur la tête: résolution demandant la condamnation des colonies votée par 14 membres du conseil de sécurité et véto US, mais l’ambassadeur US fait un commentaire après le vote pour condamner les colonies en expliquant que c’est ce qui empêche la paix depuis toujours !! Heureusement qu’on ne demande pas aux politiques d’être cohérents. On devrait obliger les ambassadeurs à l’ONU d’obéir aux principes aristotéliciens pour le coup.
      En attendant on en est à un demi-million de colons (sur 7 millions et demi d’habitants).

    5. @Cécile

      Plus que faire il faut réaliser et faire réaliser … réaliser qu’il faut arriver à un diagnostic sincère et sans concession accepté par le plus grand nombre, seul préalable à une action cohérente commune.

      Pour la finance … apprenons à faire sans vu que l’on y sera contraint à terme …

      Si les monnaies et la finance sont en train de plonger (outre les manips qui tentent d’indiquer l’inverse), c’est parce qu’il n’y a plus les ressources suffisantes pour soutenir l’économie réelle sur laquelle ces virtualités reposaient. Si les monnaies et la finance sont en train de se réfugier dans les matières premières c’est précisément parce qu’il n’y a plus assez de matières premières que pour soutenir une croissance économique sur laquelle elles reposaient. Et tout cela malgré l’appétit bien connu du capitalisme pour la rareté (l’obsolescence, etc.), car dans notre cas particulier la rareté est en train de tuer le capitalisme financier.

      Mais surtout nous devons arriver à une prise conscience responsable des différentes limites,
      particulièrement en matière énergétique dont dépend tout le reste à commencer par les autres matières premières.

      On dit de l’énergie que c’est la ressource ultime. Faisons la part des choses entre héritage énergétique (hydrocarbures) et revenu énergétique (agro, photovoltaïque, éolien, marin, géothermique). Reconnaissons la chute de l’EROIE et du LFROI (Liquid Fuel Return on liquid fuel Invested) depuis un siècle.

      Il faut arriver à une prise de conscience individuelle des notre appartenance à une somme d’ensembles, une prise de consience des effets des actions individuelles et des effets des actions collectives. Comprendre et faire reconnaître que nous sommes tous partie du problème et donc de la solution. Expliquer que notre avenir se fera soit tous ensemble, entre êtres civilisés (au sens noble du terme), soit tous tout seul, comme des animaux (au sens négatif du terme).

      Des forces gigantesques sont en train de se déployer. Comment évolueront-elles ? Cela dépendra un peu de ce que l’on en fera. Plutôt que de diaboliser apprenons à reconnaître les multitudes responsabilités pour organiser intelligemment donc rigoureusement quitte à ce que tout le monde perde d’un côté mais avec l’envie saine de gagner de l’autre (un société plus humaine).

      On serait à la 3ème croisée des chemins (sédentarisation, industrialisation, … désindustrialisation, mais encore …). Et cette croisée des chemins est a priori davantage faite de challenges que d’opportunités.

      http://www.energybulletin.net/stories/2011-02-18/peak-oil-crisis-3rd-transition

    6. à Peak-oil 2008

      Totalement d’accord,
      mais les comme moi qui louent n’ont pas grand chose à dire, puisque l’agence immobilière est propriétaire, ..
      et que l’écologie, très bougeoise n’imagine -semble-t-il- que des écolo-propriétaires, sinon pas …

      Juste pour dire, nous avons mis deux ans entre la réclammation d’une poubelle à emballages et le fait qu’elle soit là …
      (un an pour que l’agence connecte que.., puis un an pour que la mairie connecte de l’agence que …)

      Après il faut voir les normes imposées par le gouvernement, franchement, l’intérêt n’est pas de l’écologie, mais de marché, et du marché ,
      celui de maintenir arbitrairement, artificiellement, à l’esbrouffe la hausse des loyers et donc la vigueur du marché de l’immobilier …
      (le locataire est un peu comme la dernière roue du char pour l’écologie, …
      ou alors s’il en est estimé mais combien gagne-t-il pour avant que de faire simple, l’écologie ne sache rien faire que de ne s’empresser de politiquement promouvoir que des normes dont la vocation est à peut près sans intérêt, sinon celui de surtout et principalement de maintenir à la hausse le coût des loyers …)

      Aujourd’hui encore, on raserait une maison centenaire, construite en pierre, avec des vrais murs épais pour faire un parking, d’une usine qui a déjà subi deux plans sociaux, dont chacun sait bien que …
      (avec subventions …. )
      Aujourd’hui encore on raserait un vrai hangard solide centenaire, des murs en briques, un vrai toit avec une vraie charpente pour contruire un hangard metalliquede supermarché, dont la couverture type fer blanc, comme en allu va s’envoler et s’éffrondrer sur la route voisine, quelques années après au premier vent vraiment violent venu
      (avec subventions ….)
      Ces subventions ne gagneraient-elles pas à être utilisées plus utilement ???
      (par ex: quelques panneaux solaires sur les toits des mairies, facs, écoles, collèges, piscines couvertes, bibliothèques, lycées …. )

      Pour moi, il faudrait réfléchir la transition écologique
      (pour donner le parrallèle, la transition démographique passe par l’alphabétisation ….
      ce qui n’est rien à voir avec des primes à la casse à des particuliers, des crédits d’impôts à des particuliers, des susucres à des particuliers …
      (ce qui se pratique mine de rien beaucoup actuellement,
      est-ce qu’il n’aurait pas été plus utile écologiquement, plutôt que de primer la destruction de voiture, d’investir tout ce fric dans quelque chose de plus collectif comme la gratuité du métro, le ferroutage… ??? )
      mais bien plus à voir avec une vraie politique démocratiquement écologique
      (qui se détourne un peu des susucres et du clientèlisme individuel, que l’on peut comprendre de sa première période,
      pour travailler un peu plus à une échelle démocratique avec les municipalité, les conseils généraux, pas seulement des pistes cyclables,
      parce pour les célibataires jeunes et fringants c’est très bien,
      mais qu’avec les enfants en bas âges, et les tout ça que se traine les familles, le vélo en ville c’est bien gentil, mais autant aller à pied, chacun son sac à dos ….
      donc si déjà laisser les écoles dans les villages, arrêter la frénésie du transport scolaire et des regrouppements d’écoles …
      soit revoir autrement la politique d’aménagement du territoire que fatalement celle de la conduire uniquement et principalement dans l’objectif de la concentration urbaine,
      et ses tranports communs, laissés facturer , libre cours à des tarifs exubérants … )

      L’écologie n’est pas assez politique, ….
      elle n’en est encore que de vouloir responsabiliser le quidam, comme la « réforme » de la sécu responsabiliser le patient, comme la « réforme » de la justice des mineurs responsabiliser les parents, …
      ou intéresser le quidam de la prime à la casse, intéresser le contribuable avec des crédits d’impôts, dans le même ton que de la déduction fiscale pour la charité faite aux partis politiques, aux associations..
      mais -car c’est à noter- dans une version moins hypocrite, puisque s’ils peuvent se le permettre, ….
      même les non-imposables bénéficient de la prime à la casse, des crédits d’impôt écolos …

      Donc voilà, tout ça pour dire que si l’écologie se pouvait être un peu moins de rester scotcher à responsabiliser le citoyen-consommateur, ….
      (un peu comme la religion responsabilise ses fidèles…)
      mais de penser aussi à être plus politique …
      (certes elle manque peut-être encore un peu d’élus, même localement, pour vraiment faire le poids …
      mais la sagesse se montre en exemple, et des quelques élus écolos, il se parle parfois .. )
      mais elle le peut

      Globalement,
      il me semble qu’il faudrait vraiment songer de fondre un minimum de turbine, éolienne et co … si possible pas des grosses centrales, mais dans un projet démocratique qui tranche avec la mise en avant individualiste, promotion clientèliste de l’individualité égo-écolo
      (avant que …. les champs pétrolifères … soient taris)
      il me semble qu’il faudrait se dépêcher de comprendre nos poubelles, plus comme la ressource d’un gisement de matières premières
      (arrêter de nous gonfler avec des incinérateurs et co, réfléchir plutôt de composter, récupérer ..)
      il me semble que c’est totalement absurde que l’on importe de Pétaouchnok, ce qui pousse à côté de chez nous, ce que l’on peut produire à côté de chez nous, ….
      et aussi qu’il y en a mare des chaussettes jetables, de tous ces objets conçus pour être jetés à tel point que pour certains il a même été jusqu’à être conceptualisées des vis qui nécessite l’achat d’un tourne-vis allambiqué en sorte de s’assurer que l’objet ne pourrait être réparé …
      et …
      (mais voilà, c’est là, que c’est très très compliqué à expliquer à un économiste, un banquier, un créateur de richesse qui font des additions et des additions et des additions comme le gros monsieur rouge du petit prince …
      que déjà sans même parler des pesticides et de tout ça et co …
      il faudrait que l’écologie travaille la politique …
      en conceptualisant l’économie comme un moyen de sa visée politique … )

  2. A propos de général :

    Extraits d’un texte limpide déjà ancien (1965) mais, encore tout à fait pertinent ! :

    (….)
    « Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des DOLLARS (…) pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les ETATS-UNIS à s’ENDETTER GRATUITEMENT vis-à-vis de l’étranger.
    (….)
    Cette FACILITE UNILATERALE qui est ATTRIBUEE à l’AMERIQUE contribue à faire s’estomper l’idée que le DOLLAR est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un MOYEN de CREDIT APPROPRIE à un ETAT.
    (….)
    Il y a en particulier le fait que les ETATS-UNIS, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les MESURES VOULUES pour remédier à leur DESEQUILIBRE, SUBISSENT, d’ANNEE EN ANNEE, une BALANCE DEFICITAIRE.
    (….)
    Il apparaît CHEZ EUX une PROPENSION CROISSANTE à INVESTIR à l’ETRANGER.
    De là, POUR CERTAINS PAYS, une sorte d’EXPROPRIATION de telles ou telles de LEURS ENTREPRISES.
    (….)
    Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un DESEQUILIBRE en quelque sorte FONDAMENTAL. Pour toutes ces raisons, la France préconise que LE SYSTEME SOIT CHANGE.
    (….)
    Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier.»
    (….)
    La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste réforme qui s’impose désormais dans l’INTERET du MONDE ENTIER. »

    ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

    Réponse donnée à la question posée sur le système monétaire, le dollar et l’or, lors de la conférence de presse du Général de Gaulle, au Palais de l’Elysée le 4 Février 1965.
    Extrait de « Discours et Messages » – Charles de Gaulle – Plon, 1970 – pages 330 à 334

    (CONFERENCE VISIBLE EN VERSION INTEGRALE SUR LE SITE DE L’INA, à voir et à revoir….)

    (….)

    Question – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?

    Réponse (De Gaulle) – Je vais tâcher d’expliquer ma pensée sur ces points, A mesure que les États de l’Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. Rien, d’ailleurs, dans cette constatation n’implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d’inamical à l’égard d’autres pays, en particulier de l’Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l’Europe lui firent perdre l’équilibre. Je veux parler – qui ne le comprend ? – du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s’est établi à la suite de la Seconde.

    On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d’être tenues automatiquement comme équivalentes à l’or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l’étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l’Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l’Europe en y déchaînant l’inflation. Comme presque tontes les réserves d’or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l’univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l’or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s’établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D’autant plus que l’Amérique n’éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.

    Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité – car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant – c’est le moment de le faire.

    Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’autres sans risque et sans sacrifice.

    Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.

    Évidemment, il y a d’autres conséquences à cette situation.

    Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire ! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contrecoup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.

    Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficie. Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’ou irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or ? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier.

    Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh ! oui, l’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D’ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s’imaginer, se dire, s’écrire, se faire, à mesure d’immenses événements, c’est un fait qu’encore aujourd’hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l’or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l’intérieur de lui-même. Mais la loi suprême, la règle d’or – c’est bien le cas de le dire – qu’il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c’est l’obligation d’équilibrer, d’une zone monétaire à l’autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.

    Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l’étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l’organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D’ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié, dès lors qu’il s’agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer. Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l’Angleterre, d’une part la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d’autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d’élaborer entre eux et de faire valoir au-dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent.

    La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste réforme qui s’impose désormais dans l’intérêt du monde entier.

    (…..)

    1. je n’ai pas trop compris …
      donc je rends grâce tout de même grâce aux USA, de nous avoir donner
      (plus ou moins donné , .. )
      internet ..
      (il me semble me rappeler que c’est Clinton, avec la propagande sur « le village global », que pour ma part, j’aurais plus penser inspirer de son vice-président , ….
      car étant donné ses écrits …)
      mais …
      (ce vice-président n’a pas été élu, alors ….??? )

    2. Le discours du général est plein de bon sens, mais je ne vois pas trop que nous revenions à l’étalon or, je préfèrerais un maître-étalon plus favorable à la démocratie ….

      Néanmoins je retiendrais ceci
      « Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies,  »
      et le retenant je me demande si le FMI ne s’est pas égaré, en-dessus, au delà, à côté …
      mais carrément loin, à des milles et des milles de son rôle,…
      si celui-ci fut institué pour assurer autant que faire ce peut la solidarité des monnaies

  3. Notre pensée à rationalité européenne, d’origine platonicienne et aristotélicienne, procède par identification d’essences et planification, selon des valeurs peu articulées aux processus vitaux tels qu’ils sont en réalité ( valeurs chrétiennes par exemple, valeurs de la transcendance, ou encore valeurs messianiques inspirant certains partis organisés en églises )

    A l’ opposé de notre essentialisme rigide, la pensée chinoise procède par perception de situations de façon à tirer le meilleur parti de leur potentiel. Sa fécondité éclate en ce moment aux yeux de tous .

    Ne peut-on pas dire que militaires progressistes et théologie de la libération, phénomènes surprenants a priori, mentionnés par François Leclerc , ne sont pas les exceptions à des identités institutionnelles intangibles, mais le produits de situations ?

    En suivant ce lien, on trouve l’exposé de François Jullien fait en 2008 à des industriels et hommes d’affaires cherchant à connaître ce mode de pensée pour construire efficacement leur approche. Ça dure 46 mn mais ça vaut la peine.

    http://didierchambaretaud.blogspot.com/2010/12/francois-jullien-la-transformation.html

    Dans cette optique les catégories décrites par Maxence Granier , soumises par Paul à notre réflexion, présentent l’intérêt me semble-t-il de dessiner la charpente d’une alliance. En effet les catégories C et D, et peut-être certaines individualités de B, peuvent se constituer en rassemblement crédible de personnes de toutes disciplines ayant la lucidité de pronostiquer la survenue prochaine d’un nouvel épisode de désordres financiers désastreux, ingérables en l’absence de mesures réellement de nature à changer la donne.

    Les attérés ne demandent peut-être pas mieux que de devenir les décidés, beaucoup plus nombreux , masse critique d’accord sur ces mesures vitales – préalables à la réponse aux questions de Peak Oil, et alternative crédible à la menace d’une guerre évoquée par Marlowe . Car le but de ce rassemblement est de favoriser tout ce qui peut aboutir à imposer comme solution évidente la mise en œuvre de ces mesures par les politiques en place, quels qu’ils soient, lors de la survenue de l’épisode.

    Dans les conditions de cette situation dangereuse, il n’est pas impossible que les gens de D se joignent au mouvement, d’autant plus qu’ils auront été contactés lors de la constitution du groupe par principe : ce ne sont pas des adversaires, même s’ils semblent parfois trop éloignés du concret.

    Le groupe se présente au public non pas comme les experts froids des plateaux de télé, mais comme un collectif passionné, engagé, responsable, sollicitant et obtenant la conviction de tout un chacun.

    Il me semble qu’il n’y a pas grand’chose à attendre des présidentielles, et qu’il serait plus fécond de constituer le groupe le plus tôt possible en fonction de cet accord de conviction, indépendamment des politiques. Ceux-ci se rallieraient à postériori.

    Les rencontres annoncées par Paul dans Le temps qu’il fait la semaines dernière peuvent aller dans ce sens. Il me semble aussi que pour obtenir une « visibilité » comme on dit, c’est à dire le soutien primordial des gens de base ordinaires, inquiets, parfois mal informés, il ne serait pas mauvais de se rapprocher des syndicats et de leur proposer des actes communs. Il y a par exemple à la CGT des gens pointus question finances, par exemple voir ce site qui renseigne des militants des boites victimes de LBO. Je ne connais pas l’organigramme de la CGT mais il y a chez eux comme partout des pointures, le tout c’est de mettre en relation et de décloisonner les compétences et convictions.

    http://www.collectif-lbo.org/accueil.html

    (pas à jour, s’arrête en 2009)

    HP en réponse à Germanicus dit à juste titre qu’il y a chez les gens un désir d’agir ensemble, de contrer le désastre qu’il pressentent et redoutent. Il s’agit donc de prendre les initiatives pertinentes accordées à ce ressenti, sans s’occuper des politiques dans un premier temps, sans se laisser impressionner par leur aveuglement impressionnant en effet, comme dit Paul dans l’article de Télérama cité par Maxence Granier. Les gens percevront la probité du mouvement, à l’inverse des campagnes de com’ destinées à leur vendre telle ou telle candidature.
    Enfin, je ne pense pas qu’il y ait chez les jeunes uniquement des égoïstes comme la tradeuse décrite par Antoine Y. Beaucoup sont lucides et inquiets comme presque tout le monde. C’est l’audace d’une proposition pertinente et honnête qui manque. (Cf Didier Eribon, D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française , Léo Scheer, 2007)

    Bon, c’est peut-être un peu sommaire, qu’en pensez-vous Paul , François et les autres ? L’idée ne demande qu’à être affinée et enrichie !

    1. Blandine, je voudrais pas vous faire de peine, mais si vous avez quelque espoir dans la CGT c’est que vous n’avez pas participé à des manifs en France dans les dernières années. Leur boulot c’est plutôt de juguler les mouvements que de les encourager.

    1. L’escalade et la soupe de la mère machin, qui telle l’huile bouillante des machicoulis
      (machicoulis, je ne suis pas trop sûre, je suis très nulle en histoire)
      mis en déroute le savoyard, qui donc ne put quoiqu’il en eut voulu annexer Genève
      (alors que bon, l’escalade n’était pas non plus sans raison, car déjà Genève …. )

    2. Bah, on ne va pas s’enfermer dans l’Histoire, Cécile… Je ne suis qu’un valaisan aux origines immigrées sans pédigrées, comme (presque) tout le monde. Ces vieilles histoires nationalistes sont fort fatigantes. Mais je constate que la cité de Calvin a des repères historiques assez réactionnaires, comme le 31 décembre 1813, la Restauration de la mal nommée République de Genève… 😉

  4. @ Jeanne

    Je sais que ça peut paraitre du dernier ringard de penser ça et de le dire, mais les pragmatismes à la chinoise et à l’américaine (« la preuve du pudding c’est qu’on le mange ») qui me servent de cadre de pensée a-dogmatique imposent de ne pas avoir d’a priori.
    Je ne parlais pas de la CGT en tant qu’institution- rares en effet sont les institutions qui restent vivantes et réactives, avec des capacités de perception et d’action réellement transformatrices- mais de personnes développant des compétences à l’endroit de la CGT où ils sont..
    Dans le cadre du mouvement d’économistes et d’intervenants en finances que j’imagine, le lien avec le monde du travail est nécessaire. Les gens ordinaires qu’il faut convaincre ne se posent pas la question de cette façon : CGT frein plutôt que poussant à la subversion etc…. Votre vision ne serait-elle pas un peu…essentialiste ? Cependant vous avez raison, le lien avec le monde du travail devra être diversifié, il n’y a pas que la CGT sur terre !

    1. Il me semble que c’est SUD qui avait repris la lutte ! Mais ne vivant pas en France depuis plusieurs années, mes infos ne sont pas fraîches.

  5. Paul,

    D comme Démocratie, définitivement.

    Madame Alliot-Marie sera parmi les dernières à tomber de haut. Non pas qu’elle ait des chances de garder sa place, mais parce que sa conviction de faire bien et de voir de la reconnaissance dans les yeux des autres est chez elle comme chez une écrasante majorité (de cette élite), profondément ancrée : c’est une conviction qui s’est forgée depuis l’enfance ! Elle se voit et (ou, parce que) nous la voyons au sommet de la pyramide : le jour où les autres regarderont ailleurs, en eux par exemple, ça lui fera mal. Pas avant. Elle s’apercevra alors qu’elle est comme tout le monde (« Horreur ! Malheur !« ) : au service de la valeur du système, du modèle en place. Elle pourra se découvrir, et rendra grâce à l’autre qui en ayant fait sa propre découverte lui aura permis de faire la sienne, à l’autre qui en soumettant sa valeur et ses limites sur le marché lui aura permis d’exprimer sa propre liberté limitée par elle-même ; et elle se rendra grâce à elle-même qui participe à la mise en commun de toutes les valeurs limitées par elles-mêmes, et par elle-même : c’est la Démocratie, la posture D, le marché des valeurs.

    « Prends d’ma valeur
    Je prends d’la tienne
    Youpi Youpi
    L’école est finie.

    Que dois-je faire pour prendre de ta valeur ?
    Combien cela va-t-il me coûter de la mienne ?
    Le voeu-je vraiment ?
    Laisse-moi te l’dire, je vais te le verbaliser !

    C’est ça ! Verbalisons.
    Écrivons nos vies.
    Si ça marche pas c’est qu’on est cons
    Que je suis con.

    Prends d’ma valeur
    Je prends d’la tienne
    Youpi Youpi
    L’école est finie.

    Et si je suis con
    C’est que j’vaux rien
    Et si j’vaux rien
    J’propose rien

    Éh, si tu vaux rien
    Moi je t’achètes
    Pour presque rien !
    Alors, hein ?

    Ô ! C’est sympa…
    Qu’est-ce que j’te dois ?
    Oh rien !
    Bosse. Et tais-toi !

    Prends d’ma valeur
    Je prends d’la tienne
    Youpi Youpi
    L’école est finie. »

    L’Économie c’est le vivre-ensemble. Elle se décline en versions économique, politique, éducative, écologique, etc., société de consommation, démocratie représentative de la variété des représentations, variété des valeurs disponibles sur le marché, variété des limites disponibles sur le marché, croyance qui prend la place du manque d’échanges sur le marché, etc. Plus la croyance – le panier moyen du citoyen- est accessible – et peut donner le sentiment d’être accessible-, moins la hiérarchie a besoin de la maintenir par la force. Les applications vont de la démocratie représentative à la dictature. Et de la société de consommation à l’esclavage. L’exercice politique consiste à maintenir l’équilibre entre la nécessaire différence de concentration (ou de potentiel de concentration) de croyance (capital : l’argent ou le pouvoir qui manque est le moteur du capitalisme, une nécessité) et un juste retour de croyance (capital : l’argent ou le pouvoir – ma part de croyance- que je vais pouvoir récupérer de mes efforts de croyant).

    Le chemin de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix (IPFP) permet d’amener la réflexion sur les ponctions que subit l’économie réelle. Or on s’aperçoit que ces ponctions sont un moyen de maintenir un potentiel de concentration suffisant au fonctionnement de la société, au maintien de la croyance. Le chemin de l’IPFP mène donc à la prise de conscience de la croyance, et de ses mécanismes. Tous les chemins mènent à l’homme, pour peu qu’on ne les prenne pas pour des buts.

    Définitivement D comme Démocratie. D comme Bancor. D comme IPFP. D comme Décroissance. D comme Prosommation. D. comme Don de soi. D comme Ce que vous voudrez. D comme Limites que vous voudrez. D comme Humanisme. D comme Existentialisme. D comme Dégage. D comme Je.

    Bonne journée

    1. Je ne veux pas ton pouvoir,
      Pas besoin de l’avoir
      Je ne suis pas ton miroir
      Mais ton cauchemar
      Je ne veux pas de ta gloire
      Je vis de l’espoir
      Je ne veux pas ton pouvoir
      Voilà mon histoire

      Si tu pouvais t’arrêter
      Sur le côté de la route
      Si tu pouvais t’arrêter
      Tu le comprendrais sans doute

      Le pouvoir et le bonheur
      Ne sont ni frères ni cousins
      Je n’irai pas, n’ai pas peur
      Me servir dans ton jardin

      Tiken Jah Fakoly, Je ne veux pas ton pouvoir

      http://www.youtube.com/watch?v=SsnXEEJvxcQ

  6. C’était des gens comme vous et moi,

    Des docteurs, des dentistes, des boulangers, des charcutiers, des petits entrepreneurs
    plus ou moins au bord du dépot de bilan, de la dépression, de la crise de nerfs, des ambulanciers, des pompiers, des agriculteurs, des jeunes et moins jeunes sortant des écoles de commerce, des infirmières, des aides-soignantes, de bon ou mauvais travailleurs de plus au rabais, c’était en fait des gens comme vous et moi pas vraiment en fait des êtres mauvais sur le fond et cela quelque soit leur couleur, et puis un beau jour nos élites mondiales ne comprirent vraiment pas ce qui venaient de leur tomber de nouveau dans la soupe, qu’était-ce donc de si effrayant et alarmant en plus, comme pour les peuples de plus en plus écoeurés sans doute à cause d’une plus grande bande de rats supplémentaires sur les marchés, bien sur à force cela devenait vraiment de plus en plus imbuvable, ingérable, sans doute pensait-on encore qu’avec l’armée et davantage de moyens sécuritaires cela pourrait encore le faire pour le genre humain, à l’habituel comme dans les plus hautes sphères commerciales de ce monde, qu’il n’y avait peut-être pas encore assez de richesses produites en vitesse, pour se sauver d’abord les premiers dans des grottes et des montagnes, que ce n’était peut-être pas encore assez dur à vivre et à supporter comme ça pour une plus grande somme de gens estropiés et d’accidentés du travail qui n’en pouvaient plus. Oui en ce temps là il ne fallait surtout pas aller non plus très vite sur les routes pour faire de l’argent en plus autre part.

    Pauvres gens que nous sommes faut voir parfois le prix de la nourriture, de l’essence et de certains médicaments, le monde était-il vraiment bien encore en bonne santé malgré toutes ces belles publicités et journalistes people très bien payés à nous abétir et nous dés-informer ? Vous devez certainement en croiser beaucoup des matricules qui n’ont plus guère le sourire et le baume au coeur en prenant les mêmes rames du métro et du destin. Travaille plutôt comme une bête, arrête donc de penser, de réfléchir, de méditer, de gémir, de t’indigner, de revenir à soi, de penser à l’autre, deviens au contraire plus dur et méchant en société,
    devient même de plus en plus insensible pour tout malheureux et affligé du quotidien, devient surtout machine à force de bien faire et de bien travailler comme il faut, faut surtout être plus vif,
    renard, malin et banquier de nos jours mais plus du tout humain et bon samaritain en fait,
    et dis-toi encore que tu n’es pas encore payé et traité comme les nombreux autres petits esclaves, oui faudrait pas trop montrer déjà le mauvais exemple de conduite et de penser
    pour les premiers précurseurs d’autre chose de plus navrant et prévisible à l’antenne.

    1. oui Jérémie c’est exactement ça, les gens ordinaires comme vous et moi, enfin pas tout à fait car fréquenter ce blog n’est déjà pas ordinaire , mais quand même les gens ordinaires c’est eux les premiers qui peuvent faire que ça se passe autrement , et ni les plus belles compétences ni les meilleurs votes ne peuvent tout seuls faire advenir autre chose, voilà pourquoi je me suis mise à rêver à partir des catégories ABCD, à un mouvement où les compétents d’accord pour changer et les gens ordinaires qui n’en peuvent plus arriveraient ensemble à court-circuiter les immobiles féroces contents de ce qui est, à les mettre hors jeu pour tenter quelque chose de plus humain.

      ça vaut la peine de se mettre en route pour compter les étoiles, même si c’est dangereux par moments

      http://www.dailymotion.com/video/xhrf8_le-herisson-dans-le-brouillard-197_animals

    2. Blandine Keller,
      Petite merveille animée que vous nous avez mis-là. Pour moi c’est une découverte. La forme expressive des images où s’y mêle quantité et richesse des sentiments. De sorte que je n’ai pas eu de mal à m’identifier au petit hérisson dans le brouillard 😉 Je retiens aussi la beauté sensuelle de la langue parlée Russe. Merci.

  7. Lecteur assidu de ce blog, je rebondis sur un point mentionné dans la vidéo de M. Jorion : « la crise du système bancaire a fait exploser les dettes publiques ».
    Par avance, je vous prie de m’excuser pour mon manque de discernement ou de mémoire si ce thème à maintes fois été expliqué ici mais je ne comprends toujours pas ce mécanisme.
    Les prêts consentis aux banques par les états n’ont-ils pas été remboursés (par anticipation même)?
    Les dettes publiques ne sont-elles pas pour leur grande part la somme à la fois des intérêts cumulés des emprunts d’états contractés auprès des banques privées depuis les années 1970 et du manque de recettes fiscales depuis la mise en place de politiques néolibérales publiques et autres mécanismes d’évaporation privés?

  8. L’homme révolté – Jean Ziegler.
    Signalé par un papier de JC Guillebaud sans TéléObs : « Jean Ziegler, contre l’ordre du Monde »
    Un film d’Elisabeth Jonniaux. Mercredi 20h35 sur France Ô.
    « Cet homme, élevé au coeur du système bancaire, aura consacré sa vie à la défense des faibles. Un beau portrait de Jean Ziegler, cet indigné de toujours ».

    Pas de lien vers le papier deTéléObs mais j’ai trouvé ceci :
    http://www.bixfilms.fr/index.php/films-en-cours/10-autres/65-jean-ziegler-d-elisabeth-jonniaux

    Question indignation, le petit livre de Stéphane Hessel continue de se vendre comme des petits pains d’après ce que j’ai pu observer dans un magasin culturel.

  9. M. Jorion, le chacun pour soi existe depuis déjà longtemps…
    On peut prendre des centaines d’exemple à tous les niveaux de la société et quelque soit les idéologies ; qui démontrent que partout s’est développé le cancer des petits et grands arrangements entre amis ou adversaires, de la malhonnêteté, de la débrouille, du vol, de la corruption, du piston, des passe-droits, du bidonnage d’études économiques ou scientifiques, du trucage de bilans d’entreprises industrielles ou financières, de comptes de l’État, de la spéculation, etc..
    Une grande crise ramènera peut-être de la solidarité mais j’ai encore du mal à y croire si on se réfère à l’après-guerre quand on a assisté à l’apparition soudaine de petites fortunes locales ou grandes fortunes nationales, voire internationales sans parler de ceux qui ont fait carrière malgré leur passé de résistant virtuel ou de la dernière minute.
    Je ne crois, pour ma part, plus qu’à la solidarité familiale ou celle basée sur des liens amicaux solides, quoique quand tout va mal, la fuite l’emporte souvent sur le courage.
    Les empires se sont tous effondrés les uns après les autres. Ils mettaient plusieurs siècles, il y a mille ans, à peine une centaine d’années pour l’URSS ou pour les empires coloniaux. La Chine a connu sa série d’empereurs célèbres. Le Japon semble se recroqueviller, ne serait-ce que par le vieillissement de sa population. Les USA risquent de perdre leur leadership mondial au profit d’une Chine dont le système peut s’effondrer du jour au lendemain comme un jeu de cartes si la population se révolte contre les bas salaires, les cadences de travail, la corruption et en raison de la paupérisation des campagnes et ou si les fournisseurs africains décidaient vraiment de prendre en main leur destin.
    Notre système actuel s’effondrera comme ceux qu’a connus l’Histoire. Et alors, n’est ce pas naturel ?
    Une vigne mal taillée ou mal entretenue ne porte plus de raisins, un logiciel mal écrit ou trop modifié est bon à jeter pour être réécrit.
    Vouloir un nouveau système qui régirait le monde est illusoire car il y aura toujours un pays ou des alliances qui ne joueront pas le jeu.
    Les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, qui ne sont pas encore repus de la société de consommation qui nous a rendu obèses physiquement et intellectuellement, ne sont pas près d’écouter l’Occident et ses propositions d’où qu’elles viennent, aussi généreuses soient-elles.
    S’il y a deux leçons que j’ai retenues de mon expérience personnelle, ce sont celles-ci :
    Le chemin doit être parcouru jusqu’à ce qu’un événement (interne ou externe) vous fasse changer de direction et la fameuse théorie du chaos avec le paradigme du papillon.
    Comme l’intérêt à court terme, qu’il soit financier ou électoral, l’emporte sur une vision stratégique des États, des Nations, des Organisations publiques ou privées, avoir raison trop tôt, ne servira qu’au moment de la reconstruction sachant que des opportunistes sauront exploiter la situation à leur profit, comme toujours.
    Ce n’est pas du pessimisme mais du pragmatisme sachant que mon optimisme est basé sur le fait que la destruction est souvent la source de créativité.

    1. Il faut surtout revenir aux premières valeurs de l’esprit, celles qui ne peuvent toujours s’acheter et se vendre, et non de la lettre qui tue souvent l’esprit des êtres, et des petits enfants au nom même des premières valeurs judéo-chrétiennnes de l’Occident sur le déclin.

      Les mots, les douleurs, les cris, les souffrances, les livres, les idéologies nous font même souvent défaut pour mieux voir et décrire aux autres à quoi ressemblera l’humanité spirituelle de demain, si le monde moderne ne s’est bien sur pas autodétruit avant dans l’empressement d’en finir les premiers.

      Mais avant cela on en verra certainement d’autres à l’image qui en voudront d’abord à la vie des gens comme Jérémie et des prophètes, surtout si la crise de l’occident fait davantage de pauvres gens partout ailleurs.

  10. même sans dirigeants dignes, on doit tailler sa barbe, avant de se la faire tirer par les barbus ; et puis la planche à billets, c’est un peu « on rase gratis ! »
    si mon tailleur est riche… je me souviens plus, j’avais une idée, elle s’est évaporée.
    que la lutte continue : « mam contre Mamère ! »

Les commentaires sont fermés.