ADAPTER EQUITABLEMENT LES BESOINS AUX MOYENS DE LES SATISFAIRE, par Paul Tréhin

Billet invité

Quel que soit le système politico-économique, il faudra toujours que ce dernier s’attelle à une question fondamentale : comment mettre en adéquation une diversité de besoins individuels ou collectifs avec une multitude de moyens plus ou moins disponibles pour satisfaire ces besoins.

Voici une proposition pour un début d’analyse de ce problème et des difficultés qu’il va soulever, car il faut bien se rendre compte qu’il n’y a pas de solution satisfaisante disponible à ma connaissance pour garantir que les membres de la société, membres individuels ou collectifs, producteurs ou utilisateurs/consommateurs vont pouvoir obtenir les biens et services dont elles et ils estiment avoir besoin car mis à part les besoins les plus élémentaires liés à la survie, les autres besoins sont conditionnés par une perception subjective des individus et des collectivités, perception influencée par les expériences personnelles, incluant dans ces expériences des informations reçues en provenance d’autres membres de la société.

Voici donc cette proposition.

Mettre en correspondance besoins et moyens de satisfaire ces besoins.

Tant qu’on a pu limiter les besoins à leur conception élémentaire de maintien de la vie (« Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger »), la notion de besoin était relativement aisée à circonscrire, puis avec l’apparition d’une abondance relative en fonction des niveaux occupés dans la société et l’augmentation de la productivité des activités humaines, très tôt dès la préhistoire, les motivations se sont complexifiées. Sans la prendre au pied de la lettre, l’expression « vivre pour manger » est devenue une des motivations : un produit ou un service n’étant plus acheté simplement en vue d’une utilité plus ou moins mesurable, mais d’un plaisir subjectif non mesurable, procuré soit directement soit indirectement par la disposition de ce produit ou de ce service, par la ou les personnes qui estimaient en avoir besoin. Notez l’aspect subjectif de la notion de besoin. Pour continuer à filer la métaphore de la nourriture, personne n’a besoin, au sens de la préservation immédiate de sa vie, de pâtisserie élaborée ou de mets raffinés et de vins fins, mais un plaisir lié à l’hédonisme peut rendre ce genre de consommation quasi vital, bien qu’indirectement : « L’ennui naquit un jour de l’uniformité ». Certains se rappelleront peut-être l’anecdote des marins pêcheurs Terre-neuvas, dont le contrat stipulait qu’il n’y aurait jamais plus de trois fois par semaine du homard aux repas à bord… J’en ai fait l’expérience lors de vacances passées sur la côte du Maine quand je travaillais aux USA : le homard entier était vendu entre 2 et 3 dollars pièce, cuit et servi avec de délicieuses sauces (oui ça existe : dans la cuisine américaine, il n’y a pas que le ketchup…). Au bout de trois ou quatre jours, ni mon épouse ni moi ne pouvions plus avaler de homard…

A mesure que le niveau relatif de vie augmente, les produits et services principalement destinés à la survie se sont vus complétés par des produits et services chargés d’affectivité, laquelle peut par ailleurs jouer un rôle important dans la survie, bien que moins direct. Cette analyse de la complexité croissante des besoins perçus a fait l’objet d’études et de recherches fort intéressantes surtout dans les années 1950-1960 (Vance Packard, Katz et Lazarsfeld, Chombart De Lauwe). Des expériences ont même tenté de mesurer ces motivations : on s’est aperçu que des produits comme des yaourts parfumés naturellement avec des extraits de fraise, mais non colorés, fut-ce avec des colorants naturels, n’étaient pas perçus de la même manière selon que le testeur avait les yeux bandés ou pouvait voir le produit resté blanc : yeux bandés, il trouvait le goût du yaourt à la fraise blanc aussi bon que celui coloré en rose. Les testeurs n’ayant pas les yeux bandés disaient du yaourt à la fraise non coloré en rose qu’il avait un goût chimique et que celui rose était meilleur et même plus naturel… (le même test a été fait avec des cafés rendus soit incolores soit maintenus dans leur couleur originale, produisant les mêmes résultats : indiscernables les yeux bandés, goût chimique les yeux non bandés.) Il y a dans nos comportements des éléments non strictement liés à la perception première mais à un ensemble de facteurs interférant avec l’utilité de base des produits, alimentaires ou non. Cela rend caduc l’un des principes de base des modèles néolibéraux de l’économie de marché : la rationalité économique des consommateurs, mais aussi celle des autres agents économiques. Par exemple, tel travail mieux rémunéré va être délaissé au profit d’un autre moins bien rémunéré car il a une image plus valorisante que le premier… Notons au passage que cette variabilité dans l’évaluation de la préférence pour un travail ou un autre va à l’encontre de l’essai d’objectivation du facteur travail dans la théorie marxiste. On peut rajouter à ces différences dans les besoins perçus, des motivations liées à des phénomènes d’appartenance à un groupe social et à des phénomènes de statut dans ce groupe. Un de mes amis s’amusait de ce genre de réactions, observant le changement d’attitude d’une partenaire quand dansant avec une jeune femme qui lui demandait « que faites vous comme métier ? », il répondait « Je suis chef d’entreprise (grand sourire de la jeune femme)… individuelle… (grimace de dépit) ».

Les besoins sont bien entendu conditionnés par un grand nombre d’expériences personnelles, y compris des expériences au niveau de l’éducation, quelles qu’en soit la source et la nature. Un outil perfectionné dans un domaine particulier d’utilisation ne sera pas ressenti comme un besoin par une personne n’ayant pas ou peu d’expérience de ce domaine d’utilisation. Je vais stopper ici ce développement sur les besoins et leur complexité croissante.

On pourrait développer de même un parallèle avec les systèmes de production de biens et services destinés à répondre à cet ensemble de besoins complexes, en passant de la production d’autosuffisance, à la production artisanale puis à la production industrielle de biens et même de services. Apparaît dans ces interactions entre besoins et moyens une dialectique entre l’expression de besoins de plus en plus complexes et la complexification des systèmes de production de biens et services destinés d’un côté à satisfaire la complexité croissante de ces besoins et de l’autre, en même temps, des moyens nouveaux suscitant l’accroissement de cette complexité des besoins en rendant disponibles de plus en plus de produits et services diversifiés, le plus souvent rendus relativement abordables par les processus d’industrialisation et de mécanisation et de l’augmentation de la productivité du travail et du capital qui s’en est suivie.

On a vu apparaître relativement rapidement une certaine saturation des besoins perçus qui a entraîné des crises de surproduction, elles-mêmes suscitant l’apparition de techniques de motivation des acheteurs potentiels destinées à augmenter la sensation de besoin face à des produits et services de plus en plus éloignés de la satisfaction de besoins fondamentaux, fussent-ils indirects… Nous en connaissons tous les excès, qui persistent, même si de nombreux auteurs les ont dénoncés par le passé… (Vance Packard : The Hidden Persuaders) entre autres.

Ces prémisses posées, quel que soit le système d’organisation économique et politique adopté, le véritable problème restera toujours celui de savoir comment connecter une collection de besoins très diversifiés et très complexes à des capacités de production de biens et de services elles-mêmes très complexes. On se rappelle la boutade de Henri Ford : les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur pour la Ford T, du moment que c’est noir.

L’histoire nous montre que l’économie libérale de marché n’arrive pas à satisfaire une variété croissante de besoins de plus en plus complexes. Les nombreuses crises économiques en administrent une preuve irréfutable. Mais l’histoire nous a aussi montré que les systèmes d’économies planifiées ont aussi failli dans cette tâche et d’autant plus failli que des deux côtés de l’équation, la complexité des besoins perçus et des moyens à mettre en œuvre croissait.

Dans les deux cas, tant qu’il s’agissait d’adapter des processus de production relativement simples à des besoins fondamentaux somme toute assez élémentaires, les échanges réels du marché, le plus souvent local, y parvenaient tant bien que mal et de même, la planification de la production de blé nécessaire pour produire assez de pain pour tout le monde, ou de ciment pour fabriquer des logements de base, parvenait aussi tant bien que mal à satisfaire ces besoins en guidant par des modèles mathématiques les processus de fabrication et de mise à disposition envers les usagers de ces biens et services de base, mais au prix dans tous les cas d’une standardisation des biens et services produits, que ce soit par le marché ou par le plan. Et dans les deux cas aussi au prix d’une fragmentation du travail et de rythmes de production de plus en plus inhumains : taylorisme et fordisme à l’Ouest, stakhanovisme à l’Est…

On pourra noter que les facteurs affectifs ont également influencé la perception des besoins dans les économies planifiées et que des mécanismes subtils de diversification des besoins sont apparus au travers d’une part du développement de nouveaux moyens de communication comme la radio ou la télévision, même sans campagnes publicitaires préméditées de la part des pays occidentaux, et d’autre part de la propagation d’une vision de styles de vie extravagants sortie des séries américaines ou d’Europe de l’Ouest, avec pour conséquence un impact considérable sur l’évolution de la perception des besoins, sans doute plus fort dans les pays dits de l’Est que dans les pays dits de l’Ouest, où les citoyens savaient bien que la vie n’était pas si facile que ce qu’on pouvait voir à la télévision à l’Ouest…

Devant les échecs patents du libéralisme économique d’un côté et de la planification de l’autre, des voix se font entendre pour qu’une organisation par des réglementations vienne tempérer les accidents des marchés sans tomber dans des systèmes de planification rigides rendus encore plus difficiles à définir compte tenu d’une évolution des besoins perçus et des technologies que plus personne ne comprend et encore moins ne contrôle. Mais les réglementations elles-mêmes n’évoluent pas assez rapidement pour assurer la mise en correspondance des besoins perçus et des moyens de satisfaire ces besoins.

Quand bien même le capitalisme et l’économie de marché seraient renversés, ce problème fondamental resterait à résoudre : comment répondre à des besoins diversifiés et complexes, en utilisant les ressources naturelles et humaines de notre planète sans aggraver les gaspillages de ressources d’un côté, et la production de déchets de l’autre. La terre ne dispose pas d’une corne d’abondance intarissable et ne dispose pas non plus d’une poubelle sans fond où disposer des déchets…

Par quels processus de production devrait-on passer pour satisfaire les besoins perçus par les citoyens de la planète sans détruire la planète ? Certains n’hésitent pas à dire qu’il faut arriver à réduire la perception des besoins pour limiter le problème en réduisant les besoins donc la demande de biens et services. Mettons-nous cependant à la place des populations des pays du tiers monde vivant dans la misère ou même plus près de nous des personnes vivant dans ce qu’on a appelé le quart monde : pourrons-nous leur dire de ne pas consommer plus, de ne pas chercher à satisfaire des besoins qui ont été exacerbés par la mondialisation de la télévision et les mirages de l’abondance dans les pays développés qu’elle instille dans les esprits ? A mon avis, cette vision est égoïste, car dans les pays développés, réduire les besoins perçus, c’est limiter l’appétit pour le luxe : vivre à 24° dans les maisons climatisées été comme hiver, voyager à l’autre bout de la terre juste pour aller se tremper les fesses dans un lagon clair ou pour aller faire du ski au mois d’août au Chili… On doit bien entendu ramener les notions de luxe à de moindres proportions si l’on veut rester réalistes, mais dès qu’on va toucher à de petits luxes, des protestations vont s’élever d’autant plus que les gens auront goûté à ces petits luxes… Dans les pays pauvres, toute réduction conduirait à descendre en dessous du niveau de survie et on a vu ce que cela a récemment entrainé dans les pays comme la Tunisie et l’Egypte, car bien que l’aspiration à une plus grande liberté ait certainement été très importante dans ces pays soumis à la dictature, sans les écarts de richesse intolérables et des populations réduites à des niveaux de pauvreté en dessous du niveau de subsistance les conduisant à la famine, il est peu probable que ces mouvements auraient pris autant d’ampleur.

Je pense que l’équation liant la satisfaction des besoins à la mise en place de moyens permettant de les satisfaire devra se faire au niveau mondial, faute de quoi il n’y aura pas de paix possible en quelque endroit de la terre que ce soit.

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184 réflexions sur « ADAPTER EQUITABLEMENT LES BESOINS AUX MOYENS DE LES SATISFAIRE, par Paul Tréhin »

  1. D’accord Michel,
    10 fois moins d’énergie par individu, mais aussi 10 fois moins de matières premières, 10 fois moins d’engrais chimiques, 10 fois moins de rejets de déchets dans le sol ou dans l’atmosphère, 10 fois moins de travaux pénibles …

    Comme vous le dites également, « La techno peut nous le permettre si nous changeons nos habitudes de consommation, mais ce ne sera pas suffisant, , il faudra aussi changer le système de création et de distribution des richesses.
    Il n’y a aucun modèle qui prévaut, il n’y a que l’imagination »

    Buckminster Fuller, que j’ai souvent cité, disait cela en 1970, insistant sur le rôle fondamental de l’éducation dans la réalisation de ces objectifs et sur ce qu’il appelait la révolution du design (design au sens anglais = conception des biens et services, c’est cela qui est à révolutionner). il regrettait que ne soit pas mesurée la performance par kilogramme utilisé. (Cela à une période où la taille des voitures était devenue un signe de qualité et de performance…)
    A propos de l’éducation il s’élevait contre l’hyper spécialisation qu’exigeaient les industriels américains pour satisfaire une division du travail Taylorienne ou Fordiste… Il plaidait pour une éducation généraliste capable de former les élèves à des synthèses entre les disciplines, à l’opposé du réductionnisme scientifique…
    Petite remarque sur sa vision de la résistance de l’homme face aux machines en particulier aux ordinateurs (on est en 1970, je le rappelle) « Les ordinateurs vont être de fantastiques outils d’analyse mais ne pourront jamais devenir des outils de synthèse. L’homme leur sera toujours supérieur dans ce domaine » D’où l’importance qu’il accordait à demander des formations scolaires et universitaires généralistes favorisant le développement des capacités à faire des synthèses.

    Il pensait aussi qu’il serait moins difficile de changer les technologies et les processus de production et de distribution pour réduire l’exploitation des ressources de la terre et réduire la production de déchets que de changer les comportements de consommation humains, lesquels passent cependant aussi par une meilleure éducation généraliste, permettant de faire le lien entre les biens et services consommés et les effets sur l’environnement ou sur la société en général.

    Vous en parlez également quand vous dites « qu’il faudra aussi changer le système de création et de distribution des richesses.  »

    Même si le livre de Buckminster « Utopia or oblivion » Fuller peut sembler parfois dépassé avec ce que nous savons aujourd’hui, il contient de très nombreuses idées créatives qui mériteraient d’être réévaluées au vu de nos connaissances actuelles. Fuller insistait sur l’aspect mondial de la solidarité. Ce qui a fait qu’il ait été proposé pour le Nobel de la paix plusieurs fois.

    A chacun selon ses besoins
    Et si ce vieux rêve de Marx et des communistes à leur origine, était devenu une possibilité grâce à l’évolution considérable de la productivité des facteurs de production ?

    En y rajoutant bien entendu la protection de la nature et de l’environnement. Cela me semblerait possible si on réorientait les compétences humaines et les moyens disponibles à autre chose que des utilisations militaires ou à l’appropriation des profits par une minorité comme c’est le cas actuellement.

    Paul

    1. Je suis d’accord avec votre analyse, et je pense aussi comme chris06 que le progrès est possible, mais de quel progrès va-t-on parler?
      D’après les experts, il reste 1400milliards de barrils de pétrole, à 85 millions de barrils par jour de conso, nous en avons encore pour 50 60ans.
      Là n’est pas le problème, sans tenir compte de la pollution, on ne pourra pas tout récupéré et plus la diminution du débit se fera sentir, plus il faudra consommer pour l’extraction.
      Plus on voudra aller vite pour extraire moins on en récupérera
      Tout cela est connu de longue date et est très bien décrit par d’éminents experts pétrolier.
      Ceci dit le système capitaliste industriel ne peut survivre que par la croissance, et sans croissance pétrolière il n’y a plus de croisssance; ce qui fait que la cupidité de quelque uns exclura de plus en plus de gens comme l’a très bien expliqué kercos http://www.pauljorion.com/blog/?p=21443#comment-152334
      La différence entre moi et kercos est que je vois cela comme une opportunité.
      Un jour quelqu’un m’a dit « Si quelque chose te gêne et bien utilise le », et il avait raison.
      C’est ce qu’à fait le système vivant tout au long de son évolution, à un moment donné, l’oxygène produite par la chlorophile était devenue un poluant, la vie a inventer la respiration, ce qui fait que nous sommes en train de nous parler par internet interposé.
      Ne le voyez pas mal, mais je considère les exclus du système comme des déchets qu’il faut recycler, il faut inventer un nouveau sytème capable de leur permettre de vivre.
      Au vu de ce que je viens d’écrire au sujet du pétrole, il est plus qu’urgent de se lancer dans l’utilisation de l’énergie solaire et comme le souligne chris06, la quantité est très élevée.
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=21443#comment-152239
      Le problème est que’elle n’est pas concentrée mais fortement diluée et surtout distribuée, ce qui ne cadre pas avec le capitalisme industriel et sa cupidité.
      Si nous voulons changer la perception autre qu’industriel que nous avons des outils, nous pourrons capter et utiliser cette énergie abondamment.
      Cependant, il reste un problème grave en ce qui concerne la biomasse, celle ci et largement saccagée par le système exsistant, et il est bien connu qu’un arbre ne pousse pas en 2 ,3 ans.
      Elle sera absolumment nécessaire dans l’agriculture et les matériaux de construction.
      A mes yeux, il sera indispensable de remettre l’argent là où il est nécessaire, d’où l’intérêt d’un blog comme celui-ci.

  2. @Kercoz,

    qu’en savez vous, que la civilisation humaine « techno » est un épiphénomène? Il s’agit là d’un à priori, d’une croyance, qui n’a pas plus de validité scientifique que la croyance en son contraire, ie la civilisation humaine technologique durera encore des millions d’années. Car pour pouvoir affirmer de la sorte il faudrait pouvoir deja connaitre l’avenir. Simplement affirmer que la civilisation romaine, ou celle de l’ile de Pacques furent des épiphénomènes donc la civilisation humaine techno sera un épiphénomène c’est faire le pari de notre incapacité, je préfère faire le pari inverse, et je reconnais volontiers qu’il s’agit seulement d’un pari.

    @Michel Lambotte,

    l’énergie provenant du rayonnement solaire absorbée par la terre en une année est de l’ordre de 4000 ZettaJoules¨4 10^24 J. L’ensemble des besoins en énergie de la civilisation humaine « techno » aujourd’hui est de l’ordre de 0,5 ZJ chaque année, un dix millième de l’énergie solaire absorbée par la terre.
    Quelqu’un peut il me citer ne serait ce qu’UN seul papier scientifique qui démontre qu’il existe une barrière scientifique, un principe physique ou technologique infranchissable, qui nous mettra dans l’incapacité de réaliser des outils qui nous permettront de dégager une énergie utile (énergie captée moins énergie dépensée pour la réalisation des outils et sa captation, sa distribution et son stockage) inférieure à un dix millième de l’énergie solaire absorbée par la terre?

    Sinon, pourquoi faire le pari que nous en seront incapables? De même qu’avec Kercoz, je préfère prendre le pari inverse, et j’assume volontiers le fait qu’il ne s’agit là que d’un pari sur l’avenir, le pari que si nous nous donnons les moyens de focaliser une partie de l’énergie collective de nos cerveaux créatifs et inventifs et une partie du peu d’énergie fossile qu’il nous reste, nous seront capables de remporter ce défi. Car nous n’avons pas d’autres alternatives que d’essayer de le remporter.

    L’ojectif de survie ici en Europe est de consommer 10x moins d’énergie par individu (à la grosse louche).

    D’où provient ce calcul? Si on se base uniquement sur les énergies fossiles, ce n’est pas 10x moins d’énergie par individu qu’il nous faudra bientôt consommer, mais infiniment moins.
    Le pari du XXIeme siècle, c’est comment utiliser le peu d’énergie fossile qu’il nous reste pour remporter le défi que j’ai exposé plus haut.. Il clair que si nous gaspillons cette énergie à des fins autres que ce qui est absolument nécessaire à notre survie et à remporter ce défi, ia civilisation humaine s’éteindra bientôt.
    Il n’est pas du tout clair que c’est en consommant moins que nous remporteront ce défi. Mais il est absolument clair que c’est en gaspillant moins.

    1. ///Pacques furent des épiphénomènes donc la civilisation humaine techno sera un épiphénomène c’est faire le pari de notre incapacité, je préfère faire le pari inverse, et je reconnais volontiers qu’il s’agit seulement d’un pari.///
      Nous sommes aimablement hébergé par un anthropo , Chris . Il te dirait que « Dieu ne joue pas aux dés «  » La « nature » tente des milliers d’echecs pour une réussite et voir l’évolution des espèces comme une trame linéaire est plus que réducteur .
      Je vous épargne les méchelles qui montrent que les civilisations n’occupent que 1/ 1000000 de notre histoire(moins 10 000 ans) et la civilisation techno moderne (disons charbon ) moins des 100 ans .

    2. Qui parle de voir l’évolution des espèces comme une trame linéaire? Je n’ai absolument aucune idée de ce que sera devenue l’espèce humaine dans 100,000 ou 1 million d’années. Vous non plus.

      En quoi le fait que homo sapiens est apparu il y a moins de 200,000 ans permet il de prédire l’avenir de l’homo sapiens? J’aimerais bien savoir quelle méthode de déduction logique ou scientifique vous permet de prévoir, sachant que la civilisation techno n’a duré que 100 ans jusqu’à présent, combien de temps elle durera dans l’avenir?

      En fait absolument aucune. Votre croyance, ou plutôt votre certitude, qu’elle ne durera que l’espace d’un court instant à l’echelle cosmologique du temps, n’a pas plus de validité que de croire que la civilisation humaine techno s’adaptera avec succès et évoluera jusqu’à une civilisation de type III dans l’échelle de Kardashev d’ici 10 millions d’années.

      Il est impossible de prédire l’avenir.

    3. @chris06
      J’ai le même défi que vous: utiliser ce qui reste de pétrole pour mettre en route un développement encore valable dans mille ans, et il nous faut le remporter par la collaboration, par la solidarité.
      Là, je rejoins kercos qui propose une solution sociétale.
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=21443#comment-152212
      L’ère industrielle nous a donné la technologie par la maitrise des matières premières.
      Certes, l’origine de la technologie est préindustrielle, mais elle s’est surtout développée grâce aux énergies fossiles.
      A nous d’utiliser la technologie à bon escient dans un projet sociétal basé sur la relocalisation des activités et la décentralisation des décisions.
      Lorsque je parlais de 10 x moins, cela ne provennait pas d’un calcul mais d’une intuition, lorsque j’étais enfant à la campagne dans les années 50, je consommais groso modo 10x moins d’énergie et j’étais très heureux.
      Ce qui ne veut pas dire que je regrette ce temps là, c’est impossible et inutile d’y revenir.
      Il faut avancer pour relever le défi en question, c’est ce que je pense avoir développé sur mon site encore très sommaire.
      .

      1. La situation , ou a assez court terme nous allons nous trouver n’est pas simple . Si l’on exclue les modèles de violences inter etat , inter région et intraregion , le modèle pauvre en énergie induit deux caractères importants :
        -l’energie a apporté des benefices durables , comme tunnels et ponts et le fait que la somme des dénivelés entre lyon et marseille a été divisé par 20 (au pif!)
        – d’un autre coté , tous les filons de matieres premieres , mineraux ,charbons etc ..faciles d’acces sont bien sur épuisés et l’acces aux autres coutera plus cher et plus d’energie .
        – l’énergie par la science a apporté certains savoirs économisateurs d’énergie : la stupidité du défoçage et labourage des sols et des intrants chimiques …ainsi que leur inutilité est un « plus » .
        Certains modernismes nous sont invisibles alors qu’ils sont primordiaux , comme l’eau au robinet et 10 A au compteur …un listing des priorités est urgent a mettre en place .
        Les réserves actuelles de nourriture , ne dépassent pas 3 semaines dt les 2/3 ds nos placards …….des stocks permettraient d’envisager une récolte suivante …etc …

  3. @ Chris et (meme) P. Thenin :
    il semble qu’il ne soit pas si facile d’ tre lucide , c’est a dire rationnel . Meme si l’on « Croit » aux planètes et a la science tte puissante , il y a un problème d’ urgence . J’ahabite pres de Bx . Si en un an le baril passe a 200 § , il est impossible de faire une transition : c’est un million de personne gare St Jean , ce sont des camions militaires transfomés en , les « mitages » ont induit 3 km de marche ou velo pour acceder a des magasins décimés et 10 km pour la moyenne surface de laquelle on ne peut ramener pedibus ou vévolibus que 20kg de marchandises certaines . Pour ceux qui ne connaissent pas , voir les sites d’ orlov , surtout une cata écono comparée entre USSR et Zuniens pas pour l’idéologie , mais en fonction de deux structures differente …lunimeux !
    http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/combler_le_retard_d_effondrement.html

    1. @Kercoz,

      mais réfléchissez donc un petit peu, pourquoi voulez vous qu’en un an, le barril passe à 200$ et y reste?
      A ce niveau de prix l’impact sur la demande globale serait telle que les prix s’effondreraient très rapidement.
      Combien de temps le cours du barril s’est il maintenu au dessus de son cours actuel (112$) en 2008? 3 mois.Et au dessus de 140$? 10 jours.

      Le barril a autant de chances d’être à moins de 60$ dans un an qu’a 200$.

    2. et vous avez raison , c’est le scénario le plus probable et le plus catastrophique:
      /////mais réfléchissez donc un petit peu, pourquoi voulez vous qu’en un an, le barril passe à 200$ et y reste?
      A ce niveau de prix l’impact sur la demande globale serait telle que les prix s’effondreraient très rapidement.///
      C’est ce que certains sites plus lucides que celui-ci (Oleocene et Backup) par ex , on nomme le plateau ondulé :
      a 150 , on largue un peu de demande (pourquoi pas vous ou moi ?) c’est a dire env 3 à 5 % de pauvres en sus , pour suivre la courbe de 3% de déplétion d’énergie .
      De cette façon , on transforme une variable (prix energie) en constante (fluctuante pour larguer périodiquement des perdants) . Le prix de l’énergie devant rester « constante » du moins supportable puisque la constante essentielle etant le consumérisme .
      Ce modèle ne peut qu’apporter des délitements a moyen terme , et une certaine odeur a court terme : a savoir réviser nos propres normes humaniste et faire croire que la pauperisation (crise économique) provient d’autres responsables (au choix : islamistes , communiste , écolo etc ….
      La résolution de NOTRE problème serait donc SOCIETAL et non TECHNOLOGIQUE ….c’est tellement plus facile avec des autistes .

  4. Toujours dans l’idée qu’il sera plus vraissemblablement facile de faire évoluer les technologies que les mentalités, voici une nouvelle invention toute simple pour aider à faire attention à l’énergie gaspillée.

    http://www.time.com/time/specials/packages/article/0,28804,2029497_2030623_2029820,00.html

    Il s’agit d’un cordon électrique équipé de système d’émision de lumière à basse énérgie dont l’intensité lumineuse augmente quand la consommation d’énergie avec un appareil branché augmente, cela donne un signal visuel fort qui rappelle aux usagers qu’ils ou elles sont en train de consommer beaucoup d’électricité, et qu’ils ou elles feraient bien de débrancher cet appareil avant d’aller se coucher ou de sortir de la maison…

    Paul

    1. ////’il sera plus vraissemblablement facile de faire évoluer les technologies que les mentalités,////

      Que les mentalités peut etre , mais en faisant décroitre les accédants , on annule la dépl:étion : la solution sociétale est de loin la plus aisée a appliquer ….on sait deja faire.

  5. @Juan
    Je pense que la question m’est adressée .
    L’équité n’est pas de mise , c’est bien là le problème …..J’ai essayer de montrer (dénoncer si vous préférez) cette modélisation d’adaptation a la délétion énergético-financiere :
    La constante du système (l’attracteur) , c’est le « consumérisme possible », donc le prix énergetique supportable . La variable c’est le nombre d’accédant modulé /régulé en faisant fluctuer le prix de l’énergie pour « décrocher » un wagon de « perdants » …..c’est le plateau ondulé du prix . Mais les perdants peuvent etre largués par d’autres fusibles : guerre civile , prix du riz ou blé …etc … l’important c’est qu’il ne puissent remonter ds le wagon qd les prix rebaissent .
    La variable energie sera régulée ds les pays « pauvres /émergents » nettement plus nombreux que nous et ou le carburant est indispensable pour passer du vélo a la mobylette …Il nous est plus facile de nous passer dune voiture sur deux .

    1. Salut kercoz (j’ai mis un z cette fois ci)
      Je te lis depuis un bon moment et j’estime que tu as raison, je partage tes analyses.
      Néanmoins, je pense que tu sousestimes la réaction de la paupérisation qui peut faire émerger quelque chose de tout à fait nouveau.
      Je pense même que tu ne l’as jamais envisagé, en tous cas, je ne la vois pas présente dans tes analyses.
      Le passage par la case paupérisation est inévitable, elle est tout simplement, ce n’est pas une catastrophe mais une opportunité.
      L’économie sociale ne serait pas aussi développée si dans les années 80 on avait pas du résoudre certain problème de paupérisation.
      http://www.autreterre.org/ (voir vidéo avec Albert Jacquard)
      Cette paupérisation a créé la démocratie d’entreprise, certes, encore très marginale mais elle a au moins le mérite d’exister.
      Lorsqu’on pourra combiner l’économie sociale avec la relocalisation de l’activité près du citoyen, on pourra faire un grand pas en avant dans l’ugmentation du bien-être sans saccager la planète.
      Je pense que dépasser le salariat pour répondre à ses besoins est la voie à suivre.
      Allons faire un petit tour au jardin!!
      http://www.haricots.org/mrjc
      http://img62.xooimage.com/views/a/0/4/mrjc-wallonnie-260c3c9.jpg/

      Mike.be d’ Oléocène

    2. Ma question était venue en relation avec le cordon électrique de Paul Trehin , mais ça pouvait , à l’usage , vous concerner aussi : deux moyens de satisfaire mon besoin .

      Mais si votre attracteur ne laisse plus de place à l’équité , je ne suis pas tout à fait satisfait .

      1. @Juan
        L’attracteur n’est contraint que par des données factuels et peu par des données culturelles . Si la moyenne ds 50 ans est de 50 Kw dispo , c’est une moyenne incontournable . La pente de la pyramise societale fera le reste , ce qui fait qu’entre m(équité : 50kw pour tout le monde et la réalité , il y a assez de modèles pour satisfaire ttes les idéologies .

  6. @Michel Lambotte.
    Malheureusement l’ histoire montre qu »en cas de gros problèmes, l’individu privilègie la sécurité au dépend de la liberté ……. Nombreux , par le passé ceux qui se sont volontairement mis en servage pour simplement manger et etre protègé .
    C’est pour cette raison que je ne crois pas a une solution centralisée « équitable » . Un délitement sociétal peu important serait catastrophique puisqu’ 1/3 de la population se transformerait en flic pour protèger 1/3 de privilègiés contre le 3e tiers a peine plus pauvre que le 1/3 policier.
    Seul un délitement suffisamment important autoriserait une morcellisation du système .
    C’est du moins mon approche . Il se peut aussi que le système en déplétion accepte un modèle marginal qui lui serait une position de repli …ce qui arrengerait tout le monde .
    àJuan:
    Mon attracteur est uniquement energetique . Il donne une « moyenne » (50kw) qui peut etre équitable : 50 kw/ individu (on peut rèver) ou une autre répartition : 130 kw /i,div pour 20% de la popu + 50 kw /indiv pour 20% (les flics) et 30kw /indiv …pour le reste .
    C’est ce modèle que je crains et qui est le plus probable …..c’est la raison pour laquelle je répondais à P.Thénin , que la solution technologique restera un leurre , un espoir qui permet de faire des promesses : c’est deja ce qui se passe :…..la répartition de la pauperisation resultant de la crise est elle « EQUITABLE  » ?

    1. @ kercoz dit : 28 février 2011 à 22:26

      Mon attracteur est uniquement énergétique

      Quand vous donnez la valeur indicative de 50 KW vous indiquez une valeur de puissance délivrée. Mais la valeur qui compte, c’est surtout la quantité d’énergie consommable, soit le nombre de KWh auquel chacun aura droit. Cela rappelle quelque chose à ceux qui ont connu les tickets de rationnement dans les années 40. Pour les particuliers cela ne touchait pas l’électricité qu’on régulait par tout ou rien en coupures généralisées. Par contre cela touchait l’énergie de base pour entretenir la vie : la nourriture qui était limitée en quantité d’énergie consommable dans un mois pour le pain, la viande, l’huile, le sucre, Etc… en fonction de la composition des familles et de l’âge de leurs membres.
      Nous nous acheminons vers une économie de restriction, une économie de guerre. Les nouveaux compteurs « Linky » qu’EDF veut installer en France permettront de gérer plus finement la pénurie. Puis, comme toujours, la « guerre » fera réaliser des progrès technologiques et une nouvelle voie d’accès à l’énergie sera probablement développée, la fusion nucléaire peut-être, mais dans plusieurs décennies.

      Alors, ce sera une nouvelle libération. L’euphorie de l’après guerre, et la naissance de nouveaux baby boomers qui, 15 ou 18 ans plus tard feront leur révolution de 68. Ce sera peut-être en 2068.

      Alors, comme leurs ancêtres un siècle plus tôt, ils diront aux anciens de dégager. Ils interdiront d’interdire afin de pouvoir jouir au maximum de la vie en ne prenant pas conscience qu’à ce jeu là, c’est surtout la vie des générations suivantes qui est consommée par anticipation. C’est ça la dette fatale, celle qui consiste à ne penser qu’à soi en méprisant autant les prédécesseurs que les successeurs. Pour se donner bonne conscience on dit alors que ce qui arrive est la faute des autres. La faute de ceux qui capitalisent en travaillant beaucoup et bien, tout en consommant peu.

      Quand remettra-t-on en vigueur l’éducation basée sur le bon sens, à la fois simple et efficace, qui allie la morale et l’économie pour mieux assurer la perpétuation de notre espèce ?

    2. ////Quand vous donnez la valeur indicative de 50 KW vous indiquez une valeur de puissance délivrée. Mais la valeur qui compte, c’est surtout la quantité d’énergie consommable, soit le nombre de KWh auquel chacun aura droit////
      Bonjour.
      Pour ce qui est du modèle moderniste actuel, le Kw me semble plus pertinent que le KWh . Mes kw ne sont pas uniquement electrique , c’est une puissance mécanique ou calorique equivalente a un travail ou esclave virtuel : voiture , Km d’avion ou de train , chauffage , fer a repasser , pompes piscine …… Il n’importe pas tantque je m’en serve , il importe que ces KW soit dismonoibles …a MA disposition .
      Pour ce qui est du Linky , je crains le pire …..Si effectivement , ce programmateur peut délester certains equipement plutot que certains quartiers ou régions, (ecl publique ou vous laisser un circuit « secouru de 10 A pour la pompe chauffage et le congélo+qqs lampes) …je crains fort qu’il soit employé pour couper a distance des mauvais payeurs ou autres chomeurs désargentés ..et que certains abonnements préferentiels pourraient préserverde délestages lors de surcharges ….C’est un outil qu’il faut interdire ou surveiller .
      Qd a votre croyance « scientiste » au « progres » …Ma formation techno m’en fait douter , surtout pour l’echelle de temps …les sites scientifiques et les techno pertinents qui les animent n’ont pas votre « Foi » .
      Ce que je crains c’est que cette « foi » tres partagée ne serve a forcer le modèle a coller a l’ancien pour le seul bénéfice de qqs uns.

      1. @ Kercoz dit : 1 mars 2011 à 10:41

        Ma foi dans le progrès ne fait qu’exploiter l’expérience du passé. Nul ne peut nier l’apport des périodes de guerres en matière de progrès techniques.
        Mais mon commentaire n’aborde pas que l’aspect technique des choses de la vie. J’ouvre aussi la porte à la discussion sur les aspects moraux de la consommation du capital.

        Ce sujet vous dérange-t-il au point de ne pas y répondre ?

        Si le mot « morale » vous dérange cela ne me gêne nullement qu’on le remplace par « éthique ». Dans ma jeunesse et jusqu’au début des années 70 on enseignait la morale à l’école laïque et républicaine. Elle n’était pas différente de celle qui était enseignée, à l’église, au temple, à la synagogue, à l’école coranique et autres.

        En traitant d’éthique ou de morale en quitte le monde matériel et c’est à mon avis très important. Parce qu’on intègre la prise en compte du temps, donc du futur. C’est une donnée que vous refusez de prendre en compte même dans les aspects matériels puisque vous souhaitez en rester au KW et refusez de voir l’importante différence entre KW et KWh.

        C’est une des caractéristiques des attitudes actuelles qui consiste à ne prendre en compte que le présent, sans se soucier des conséquences sur le futur. Pensez-vous que cela soit tenable?

      2. @Ducac
        ////Ma foi dans le progrès ne fait qu’exploiter l’expérience du passé. Nul ne peut nier l’apport des périodes de guerres en matière de progrès techniques////
        C’est ce que disait la dinde la veille de noel .
        Il est sur que tout petit déja , on lit des Bd et absorbe des feuilleton ou la science gagne a la fin ….
        Nous sommes tous atteint de scientisme ; meme qd on en est conscien t comme moi et qu’en tant qu’ingénieur élec …je fasse tres bien la difference entre KW et Kwh
        Qd a la « morale « , elle ne sort pas de la technique , puisque ce n’est que l’heritage ou le squatt des « RITES » . Les rites etant des process inhibateurs de l’agressivité intra-spécifique (voir K.Lorenz) qui autorisent le passage a l’animal social ….bien avant l’homminidification.Donc la morale ne me dérange pas , meme si sa récupération par des instances civiles ou religieuses , en tant que « zone de pouvoir » elle me gène un peu .
        Comme vous le mentionnez , ttes les religions ont des « morales  » similaires , ce qui devrait interroger . Ce qui interroge aussi c’est que ces morales ou directives soient « négatives  » : tu ne volleras pas , tu ne baiseras pas la femme du voisin …etc .. (là il faudrait faire un lien avec l’inhibition avec l’agressivité intra-spé) . Sauf bien sur « tu aimeras l’autre….. » tout comme Goffman : la face de l’autre est sacrée .

        Pour ça :
        /////C’est une des caractéristiques des attitudes actuelles qui consiste à ne prendre en compte que le présent, sans se soucier des conséquences sur le futur. Pensez-vous que cela soit tenable?/////
        Je ne pige pas trop . Toute ma démarche etant de dénoncer le modèle centralisateur intenable et cata , et de préconiser un retour a une parcélisation et une etude des modèles equilibrés , un retour ds les chaines trophiques de l’espece humaine , dans son interet et ds la recherche de sa survie comme de l’optimisation de l’individu.

      3. @ kercoz dit : 1 mars 2011 à 13:29

        Toute ma démarche étant de dénoncer le modèle centralisateur intenable et cata , et de préconiser un retour a une parcellisation

        Vous êtes donc favorable au développement d’une myriade de petits replis sur soi. Chacune des petites boîtes de Pétri ayant toutes les chances de mieux s’en tirer qu’une grande « boîte de Piètri Terre » placée sous une gouvernance universelle en charge de gérer la survie de l’espèce en appliquant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

        Ce serait une occasion pour que cette déclaration prenne tout son sens.

        Ne craignez-vous pas qu’en restant morcelée l’humanité continue à œuvrer à son extinction accélérée en se maintenant en compétition généralisée pour un mieux être suscité par l’envie d’avoir ce que l’autre à su s’offrir avant vous ?

        Pour étouffer le progrès, et figer ou ralentir l’évolution, ne faudrait-il pas rechercher l’unification ?

        Les retombées des rares progrès pourraient alors être réservées à une très petite frange, l’ensemble des autres étant à égalité pour se serrer la ceinture en attendant de tous petits mieux distribuables au reste de la population qu’il faudrait probablement finir par limiter.

      4. ////Ne craignez-vous pas qu’en restant morcelée l’humanité continue à œuvrer à son extinction accélérée en se maintenant en compétition généralisée pour un mieux être suscité par l’envie d’avoir ce que l’autre à su s’offrir avant vous ?////
        Non , le morcelage permet d’adaper au mieux le groupe aux spécificités locales . Ce modèle n’est pas « humaniste » . Qd on lit L.Strauss , on constate que des groupes voisins ,parfois de meme ethnie font évoluer des procédures differentes , certaines échouent , d’autres se perpétuent et font école , d’autres induisent des galères pour dessieckles avenir (c’esty du moins une thèse de L Strauss qui voient ds la polygamie de motivation des chefs , un desequilibre, des razzias , puis …le commerce !) …..Cette diversité permet un choix permanent de solution en cas de galère subit (invasion , maladie , on glaciation) .
        E. Morin n’est pas tres pertinent mais , en squattant la TH.de Chaos par sa « complexité » il a dit un truc interessant (que j’améliore) . C’est a mon sens la meilleure definition du « Chaos » ou de la « Complexité » :
        «  » » Dans les systèmes naturels ,les « bruits » sont constituants du signal , alors que ds les systèmes humains (techno ou économiques) , les bruits perturbent puis détruisent le signal «  » »
        Un ex : le modèle de repro naturel d’un groupe fait que s’il dépasse une limite (celle de son appro ) , une scissiparité se crée (cool ou conflictuelle) , le groupe exclu va tenter de prendre un autre territoire (ce qui évite aux voisins de s’endormir ..s’il est chassé de la foret il se retrouve en plaine ou il lui faudra devenir nomade et donc limiter sa natalité , et modifier ses p^rocédures culturelles . S’il part en altitude , il va aussi modifier ses procédures et d’adapter au froid .. etre plus viloent etc …..; LOrs d’une glaciation , ceux des bois sont exterminés ou décimés et , plus robustes , les anciens exclus vont permette a l’espece de perdurer ….
        Il me parait évident que la globalisation et surtout l’outil lineaire simpliste qui est sensé la gérée accélère l’entropie .

      5. @ yvan dit :1 mars 2011 à 17:12

        Il faut rester solidaire des US..??

        Croyez-vous qu’il y ait sur terre des personnes avec lesquelles il ne faut pas chercher à fraterniser ? Pensez-vous qu’il faille s’employer au contraire à faire naître et entretenir des haines en exploitant des différences nées de nos histoires spécifiques ?

        Personnellement, je ne le crois pas.

        Au contraire, je pense que le devoir de chacun est d’œuvrer aux rapprochements avec les autres quels qu’ils soient, parce qu’ils sont foncièrement semblables à nous. Essayez, et vous verrez ! On vit soi-même beaucoup plus heureux, sans rien prendre aux autres. Cela n’empêche pas de s’expliquer sur les différences de perception pour mieux se comprendre et s’apprécier.

        Pour ce qui est des US, si vous êtes européen, cela m’étonnerais beaucoup que vous ne vous sentiez pas un tout petit peu solidaire de ceux qui ont su l’être à l’égard de nos pays, par deux fois, au siècle dernier. Il est vrai que de nos jours, la tendance est de ne penser qu’à soi au présent, au risque d’être ingrats vis-à-vis des générations passées ou égoïstes en négligeant les générations futures.

      6. Jducac.

        Je trouve en effet bizarre que De Gaulle ait inventé le slogan : US go home…

        Ta propagande ne marche plus.
        Bonne crise à toi.

    3. Ni dans mon billet initial, ni dans mes réponses je n’ai évoqué de solution centralisée, je n’ai fait que poser la question de savoir comment une société peut arriver à satisfaire au mieux les besoins de ses membres en utilisant les moyens dont elle dispose tout en tenant compte des effets sur l’environnement .
      La question d’ajustement des moyens aux besoins se posera de plus en plus en cas d’évolution vers des besoins de plus en plus fondamentaux s’éloignant des satisfaction de besoins considérés comme superflus (par qui d’ailleurs?)
      En effet quand les besoins essentiels deviendraient les seuls à satisfaire, il deviendrait vital que les moyens employés à satisfaire ces besoins soient vraiment adaptés à leur satisfaction, dans le cas contraire, si on n’arrivait pas à les satisfaire, comme il s’agirait de besoins fondamentaux les individus se retrouveraient en dessous du niveau de survie.
      La question , car ce n’est qu’une question, est comment favoriser les relations entre les individus ou groupes d’individus ayant des besoins et les individus ou groupes d’individus ayant les capacités de satisfaire ces besoins, en sachant bien qu’il s’agit en fait des mêmes individus, dans des rôles différents, à différents moments dans leurs existences.

      J’ai toutefois pris la précaution d’essayer d’analyser plusieurs sortes de besoins, en spécifiant que je parlais de besoins perçus par les personnes. Essayant de montrer que ce qui peut paraitre fondamental à certains peut paraître superflu à d’autres. C’est d’ailleurs ce qui me fait rejeter dès le début de mon intervention toute idée de centralisation des choix en matière de l’estimation des besoins individuels ou collectifs ainsi qu’en matière de décision de productions de biens et services pour satisfaire ces besoins.

      Quand je parle de rechercher une solution au problème d’adéquation de la satisfaction des besoin aux moyens mis en œuvre, dans mon analyse il s’agit nécessairement d’une solution qui ne pourrait être définie qu’au travers de consultations de l’ensemble de la population et dont l’idée générale serait un mode décentralisé et interactif de mise en adéquation des besoins et des moyens.
      A ce propos, j’ai pensé à une possibilité d’utiliser les moyens de communication dont nous disposons pour évaluer les besoins individuels et tester par la suite si les solutions proposées correspondent effectivement aux besoins exprimés. Un tel processus a été utilisé dans le développement d’internet et d’applications mises à disposition des utilisateurs. C’est un processus non institutionnel appelé RFC de l’anglais « Requests for comments» dans lesquels les besoins de communiquer entre utilisateurs possédant des matériels informatiques de marques différentes ont pu être satisfaits par des « inventeurs de processus de communication » immédiatement testés auprès des utilisateurs, permettant de concevoir des standards de communication dits « ouverts », lesquels nous permettent de communiquer entre nous quelque soit le matériel informatique que nous ayons.

      Il me semble que cela pourrait être une piste de recherche dans l’essai d’évaluation des besoins individuels puis de soumettre aux futurs utilisateurs des essais de réponses qu’ils ou elles pourraient valider ou non ou aussi amender dans un processus itératif.

      J’ai parlé hier d’un site web du Time qui a publié les 50 inventions faites en 2010 qui selon les journalistes de Time et quelques spécialistes méritaient d’être remarquées. J’ai passé deux heures à analyser un à un ces résumés sommaires d’inventions, écrits par des journalistes. Exercice d’analyse qui me semble-t-il devrait être fait collectivement, en effet autant j’ai pu repérer quelques une de ces idées comme potentiellement socialement et écologiquement intéressantes et d’autres comme potentiellement dangereuses, ce n’est là que le point de vue d’une seule personne. De plus mes compétences sont obligatoirement limitées à mes domaines de formation et d’expériences professionnelles ou associatives.
      Voici la liste de ces 50 inventions répertoriées par Time :
      http://www.time.com/time/specials/packages/completelist/0,29569,2029497,00.html

      Parmi ces inventions de 2010 il se trouve qu’une d’entre elles a attiré mon attention. Cette invention comporte des points de ressemblance avec l’idée des RFC généralisés dont j’ai parlé auparavant ci-dessus. Il s’agit d’un site web : Kickstarter (En français démarreur manuel ou à pied pour une moto… Par opposition à démarreur électrique).

      Sur ce site web quiconque peut faire un don de la somme qu’elle ou il désire pour soutenir un projet en cours de développement, lequel a été soumis auparavant par un groupe de concepteurs venant de diverses origines, projet de n’importe quelle taille et dans n’importe quel domaine d’application, le projet peut aussi bien être un nouvel équipement matériel ou un projet de services, un projet de livre, un projet de pièce de théâtre ou de film, etc.
      Au début cela se passe sans réel échange de monnaie jusqu’à ce qu’un seuil de promesses de dons soit atteint, correspondant à ce que le groupe de personnes développant le projet estimait nécessaire à la poursuite du dit projet. Les promesses des donateurs peuvent commencer à 1 dollar, mais les promesses de dons peuvent être plus élevées, au choix des donateurs. Il ne s’agit pas d’investissements financiers mais de dons de soutien à un projet plus ou moins appréciés des donateurs. Les fonds récupérés pour le projet restent attribués au projet. Les gestionnaires du projet peuvent proposer des récompenses sous forme de cadeaux, si le projet abouti. Dans l’exemple donné il s’agissait de la publication d’un livre, un don de 5 dollars serait récompensé par un exemplaire du livre. Mais certains donateurs ne sont intéressés que par la réalisation d’un projet qui les a séduits, ne cherchant comme récompense que de voir le projet aboutir.
      Ainsi un projet lancé au travers du site web Kickstarter est en quelque sorte un système de financement à faible risque, venu de la base (grass-roots) pouvant démarrer avec des mises de 1 dollar.
      Contrairement aux financements par les banques, le choix est fait non en fonction d’un « retour sur investissement » évalué par des technocrates financiers, mais résultant de l’intérêt des usagers potentiels pour le projet.

      Cela m’a paru intéressant et digne d’être mieux compris voir même d’être réutilisé avec des changements conceptuels pour en élargir l’applicabilité à des applications plus générales que des projets de développement en cours, par exemple des projets de modifications dans la conception de biens et services existants, telles que la réduction leur empreinte écologique ou pour rendre un bien ou un service accessible à des personnes handicapées ou à des personnes âgées etc.

      Rien ne s’opposerait à l’idée que plus largement encore des besoins particuliers ou plus généraux soient exprimés de cette façon et soumis à l’évaluation d’autres individus pour en affiner collectivement l’expression. Permettant aux groupes d’individus créatifs de faire sur ces bases de besoins exprimés des propositions de projets potentiellement aptes à les satisfaire, projets à leur tour soumis aux choix des donateurs désireux de les voir aboutir.

      Il ne s’agit en aucun cas d’une solution « miracle » mais d’une piste de réflexion et d’exploration face au problème d’ajuster les besoins perçus aux moyens disponibles en utilisant au mieux (c’est-à-dire sans déperdition de ressources et création de déchets) tout en respectant les besoins individuels, ce que ne font ni le marché ni la planification.

      Il s’agit d’un appel à l’intelligence collective humaine et non de l’imposition d’une solution toute faite, juste l’opposé d’une solution centralisée.

      Au sujet de changer les technologies ou de changer les comportements humains, j’ai de grandes réticences envers les idéologies qui prônent un changement des comportements des populations, la première étant : au nom de quoi telle idéologie devrait être plus applicable qu’une autre au point de vouloir entrainer les gens à changer de comportements ? Quels moyens seraient acceptables pour induire ces changements de comportements ? Les exemples d’utilisations des idéologies pour changer les comportements humains au cours du XXème siècle ont conduit à des dictatures variées, improprement appelées dictatures du prolétariat, d’un côté et de l’autre au consumérisme, improprement appelé libre choix du consommateur, lequel n’est lui aussi que l’application d’une idéologie cherchant à induire des changements dans les comportements des consommateurs au travers de méthodes de propagandes plus ou moins directes.

      Face à ces risques sociétaux, il me semble qu’il est primordial de favoriser une éducation publique à large champ, évitant l’hyper spécialisation, afin que tous les membres de la société puissent comprendre les enjeux des politiques proposées ou en cours et réagir quand il leur semble que les gouvernants (publics ou privés) prennent des décisions néfastes.
      Je parle bien d’éducation et non de modification des comportements…

      Bien à Vous
      Paul Tréhin

  7. « Les gens ont des envies, notre travail consiste à en faire des besoins. »

    Les dirigeants de la terre du commerce mondial ont surtout besoin de plus d’envies, de richesse, de pouvoir, de gloriole, de satisfaction et donc pour cela il vaut mieux conditionner
    ou suggestionner davangage le cerveau ou l’esprit du monde à la fois comme à la chaîne.

    Quel dommage d’ailleurs qu’on ne dénonce pas sufisamment en société et dans le blog, de quelle manière bien honteuse et irreponsable les choses produites que l’on propose sans cesse de faire acheter aux gens dans l’empressement, et qui d’ailleurs ne leur rende pas plus la vie plus agréable et n’apporte pas mieux une meilleure santé moins coûteuse à l’humanité.

    Oui si on fabriquer et travailler d’abord pour utiliser un peu plus longtemps les objets premiers, le monde n’irait peut-être pas autant tout droit à la catastrophe climatique, à la faillite, au gaspillage, au périssable, à la famine, toute ma vie je me battrais contre les premiers destructeurs de ce monde, quitte même à en finir par passer pour le dernier des mohicans.

    On marche en fait grandement sur la tête dans ce monde, et cela à tous les niveaux de la société, mais fort heureusement il existe encore une toute petite minorité de braves gens
    et de bon jedis de la force sur le net.

    Courage les ami(e)s ils finiront bien un jour par ouvrir grandement les yeux dans les larmes
    et les lamentations.

  8. Je complète mon message précédent:

    La question de savoir comment une société peut arriver à satisfaire au mieux les besoins de ses membres en utilisant les moyens dont elle dispose tout en tenant compte des effets sur l’environnement se pause pour toutes les tailles de sociétés et même au niveau d’un individu essayant de vivre en autarcie….
    Pour satisfaire ses besoins primaires il va devoir utiliser les moyens dont il dispose et il a intérêt à bien prévoir car s’il se trompe c’est sa survie qui risque d’en pâtir…
    Mais pour satisfaire ses besoins primaires il va aussi se créer des besoins secondaires liés à la fabrication d’outils nécessaires à l’obtention des biens indispensables à sa survivance. C’est le fameux « détour de production » et la formation d’un premier élément de capital que, même seul, il va vouloir préserver car ce capital va conditionner sa survie.

    Même seul sur une île, ses besoins peuvent se complexifier, même sans la pression de la pub ou de la société de consommation: imaginons que lors d’une sortie à la recherche de nourriture il trouve un fruit particulièrement savoureux loin de son campement? Quand bien même d’autres fruits suffisant à sa subsistance seraient à sa disposition dans le voisinage de son campement, il est probable qu’il va dépenser sa propre énergie pour aller au loin se procurer à nouveau ce fruit savoureux. Mais il aura intérêt à ne pas gaspiller ses ressources actuelles ou potentielles pour satisfaire un besoin lié à un plus grand plaisir mais pas indispensable, afin de conserver assez de ressources disponibles pour sa survivance de base.

    Ma préférence pour les sciences et les technologies face aux idéologies tient au fait que les sciences peuvent être soumises à réfutation, c’est-à-dire qu’on peut prouver quand on fait quelques efforts qu’une loi scientifique est fausse alors que les idéologies ne sont le plus souvent pas falsifiables, ce qui permet à des dictateurs de s’en servir à leurs propres fins. Cependant bien que des dictatures aient essayé d’employer les sciences et les technologies, il était relativement facile à des scientifiques ou à des intellectuels de les démasquer (Voir Sakharov ou Soljenitsyne)

    Notez à ce sujet à quel point les dictatures se méfient des scientifiques et des intellectuels… Tout en étant cependant prêts à les utiliser ou au moins à s’approprier certaines de leurs idées quand elles allaient dans le sens de leurs idéologies, comme cela fut le cas avec Lyssenko qui avait élaboré une pseudo théorie scientifique contredisant les théories génétiques de Mende mais servant l’intérêt des dirigeants soviétiques… Bien sur les scientifiques qui essayaient et souvent arrivaient à démontrer que la théorie de Lyssenko était fausse, ont fini au goulag…
    Il existe des risques d’évolution semblables avec les mouvements fondamentalistes américains qui ont une influence grandissante dans certains milieux conservateurs en Amérique du Nord mais pas seulement là… Eux aussi essaient de s’approprier des morceaux de théorie scientifiques pour appuyer leurs idéologies, laissant bien entendu de côté ce qui ne leur convient pas. On peut toujours remarquer que certains scientifiques font aussi parfois des impasses sur des données qui ne vont pas dans le sens de leurs théories, cependant, ils sont le plus souvent vite démasqués. Il est plus difficile de démasquer les idéologues car leurs idées ne se prêtent pas à l’expérimentation, en tout cas pas d’une manière acceptable d’un point de vue éthique.

    Paul

  9. Paul,

    Vous faites un constat dit de sciences humaines et sociales. Or celles-ci ne sont pas humanistes.

    L’équation dont vous parlez peut également être humaine, et pas nécessairement sociétale comme le sous-tend votre constat. Et le plus fort est que si vous faites ce changement de point de vue, la question que votre équation veut traduire : « Par quels processus de production devrait-on passer pour satisfaire les besoins perçus par les citoyens de la planète sans détruire la planète ? », trouve une solution évidente : l’homme.

    J’anticipe : je vous sens, au mieux, dubitatif…

    Comment pouvez-vous dire que la « production » précède les « besoins » ? Sincèrement : je ne comprends pas et ne parviens pas à voir où peut se cacher l’humanisme dans cette vision.

    Si l’on prenait le temps de la prise de conscience alors chacun pourrait verbaliser ses besoins de manière indépendante de la croyance. Libre ensuite à ceux qui choisiront la consommation comme occupation de leur vie, de s’organiser. Et comme il y aura eu prise de conscience, ils ne pourront plus exiger la participation à leur jeu des « non-consommateurs », qui ne l’accepteraient pas non plus. Adieu donc la tyrannie. Du salariat, par exemple.

    Et des manières d’occuper sa vie hors du salariat, hors de la tyrannie, ce n’est pas ce qui manque !

    Et des manières de parvenir à cette prise de conscience généralisée, il n’y en a qu’une : en parler, verbaliser. C’est évident, mais ça va mieux en le disant (n’est-ce pas JA…).

    Prenez Jean selon Crampon et remplacez « Dieu » ((ou (Dieu))) par 🙂 l’homme conscient 🙂 (Attention : ça vaut du PSdJ) :

    1. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.
    2. Il était au commencement en Dieu.
    3. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.
    4. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
    5. Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
    6. Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean.
    7. Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui :
    8. non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
    9. La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde.
    10. Il (le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu.
    11. Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
    12. Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
    13. Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu sont nés.
    14. Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, (et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père) tout plein de grâce et de vérité.
    15. Jean lui rend témoignage, et s’écrie en ces termes : « Voici celui dont je disais : Celui qui vient après moi, est passé devant moi, parce qu’il était avant moi. »
    16. et c’est de sa plénitude, que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce ;

    Une pause… Je ne crois plus au Père Noël… et eux non plus :

    17. parce que la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.
    18. Dieu, personne ne le vit jamais : le Fils unique, qui est dans le sein du Père c’est lui qui l’a fait connaître

    Bonne journée

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