L’actualité de la crise : DERNIERES BETISES A NE PAS DIRE, par François Leclerc

Billet invité

Jean-Claude Trichet s’est dernièrement fait remarquer en déclarant qu’augmenter les salaires en Europe « était la dernière bêtise à ne pas faire ». Il se joint ainsi à ceux qui depuis quelque temps osent dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas, pensant le moment venu pour relever la tête et reprendre la main pour réaffirmer leur vision du monde et de leurs intérêts.

Ainsi, Laurence Parisot, la présidente du Medef, n’a pas hésité à qualifier de « vue de l’esprit » l’idée du partage des profits en trois tiers entre les actionnaires, les salariés et l’entreprise elle-même (pour investir). Une idée sans suite de Nicolas Sarkozy, parmi d’autres.

« Il y a des moments où il faut distribuer un tiers, d’autres deux tiers, des moments, il ne faut pas distribuer du tout, chaque année ce sont des circonstances ou des enjeux différents », vient-elle d’expliquer, forte de son expérience de chef d’entreprise. Sans préciser qui pourrait bénéficier des deux tiers des bénéfices dans l’exemple donné !

Rendons-lui cependant cette justice qu’elle n’est pas d’accord avec Jean-Claude Trichet, car « il y a eu ces dernières années un ralentissement de la politique salariale », reconnaît-elle. Sa conclusion est donc imparable : « Ce qui pénalise le salaire net, ce sont les cotisations sociales ».

Jean-Pascal Tricoire, président du directoire du groupe Schneider Electric, vient de tenter sa chance dans ce nouveau concours. « Notre taxation du travail est une offense au bon sens. Il va falloir la réformer pour rester compétitif ». Il poursuit non sans logique, mais sur un air très connu : « Nous avons un énorme défi d’adaptabilité et de flexibilité à relever ». Qui peut dire le contraire ? Pour en tirer la conclusion qui s’impose : « Nous vivons dans un univers de relations de travail extrêmement rigide, totalement inadapté au temps économique », évoquant un nouveau concept de la science économique, « le risque recrutement ».

Les paroles de patrons valent de l’or. Le « temps économique » est désormais l’étalon mesurant notre existence. Mais quelle est donc sa définition ?

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142 réflexions sur « L’actualité de la crise : DERNIERES BETISES A NE PAS DIRE, par François Leclerc »

    1. @ Blandine Keller,

      Merci de vous soucier de ma culture, Blandine, mais pourriez-vous aussi vous soucier de ma question ?

      A propos des manifs, le lien que vous proposez ne fait qu’ajouter d’autres questions :
      (je cite)
      – Que signifie le fait de privilégier parfois pareille forme d’action quand le droit de grève et le suffrage universel peuvent (et doivent), en droit, suffire à tout ?
      – Comment, pourquoi et avec quel résultat cette pratique qui est constitutivement la négation du système parlementaire finit-elle par s’imposer ?
      – Comment le régime politique réussit-il à s’acclimater ?
      – Avec quelles conséquences ?

      Je répète donc ma question :
      Qu’espéraient les manifestants parisiens de la place de la République ?
      C’est-à-dire :
      Espéraient-ils que Kadhafi, en les voyant défiler, renonce au massacre ?
      Espéraient-ils que Nicolas Sarkozy, en les comptant, coupe immédiatement les liens diplomatiques qui unissent la France à une cinquantaine de dictatures ?
      Espéraient-ils que les islamophobes, en les observant, fassent contrition ?
      Espéraient-ils que la xénophobie d’état devienne réalité, pour valider leurs fantasmes ?

      Manifester n’est pas un jeu. C’est une action politique contre-parlementaire très importante. C’est une arme à un coup qui ne doit pas rater sa cible. Il doit y avoir un rapport de force, et l’enjeu est de vaincre. Je parlais de festivisation du réel ; les manifestations festives, ces manifestations de confort destinées à montrer qu’on-est-nombreux-à-être-beaucoup-à-être-d’accord, affaiblissent l’arme de la manifestation.
      Suis-je trop idéaliste, Blandine ?
      ….
      Qu’espéraient les manifestants parisiens de la place de la République ?

      1. Il faut croire que vous n’avez jamais été personnellement assez indigné ou inquiet pour ressentir le besoin impérieux de manifester.
        Début août 1789 ce sont les manifestations des paysans armés qui ont obligé les députés siégeant depuis trois mois, occupés par la rédaction de la première constitution, à inventer ce geste incroyable d’abolir le système féodal en une nuit. Avant ça, ce n’est que par la pression de la rue que le roi avait fini par accepter la réunion des trois ordres, le vote par tête etc…demandé par le Tiers état, qui avait pris l’initiative historique de se constituer en Assemblée Nationale, mais se heurtait à la farouche opposition de l’immense majorité de la noblesse, qui inspirait naturellement le roi.
        Toute l’histoire de la Révolution, c’est l’accouchement de la démocratie parlementaire sous la pression de la rue à chaque étape décisive.
        Plus près de nous, le système parlementaire a été sauvé en février 34 des factieux Croix de feu et autres anti parlementaires par une contre-manifestation populaire …origine du Front Populaire….quand les deux puissants cortèges de la CGT et de la CGTU se rejoignirent cours de Vincennes, réalisant dans la rue l’unité populaire à laquelle les socialistes, les communistes et les radicaux donnèrent un programme électoral victorieux, « pour le pain, la paix, la liberté ». … que le patronat n’accepta d’appliquer qu’après trois semaines d’occupation des usines ! C’est ainsi que la France échappa au fascisme !

      2. @ Blandine Keller,

        Je n’aurai donc pas droit à une réponse à ma question.
        A la place je lis une liste non exhaustive de manifestations utiles et victorieuses qui auront réellement changé le monde.

        Ce besoin impérieux de manifester, je l’ai souvent ressenti dans ma vie de citoyen. Je battais le pavé encore en fin d’année dernière, contre une loi proposée par notre gouvernement et que je jugeais stupide, dangereuse et anti-sociale. Je manifestais dans l’espoir de peser efficacement sur les votes de notre représentation parlementaire ; il arrive que des députés écoutent encore la voix du peuple. Vous voyez, Blandine, j’ai toujours la conviction que le phénomène qui a eu lieu la nuit du 4 août 1789 peut régulièrement se reproduire.

        Une chose est sûre cependant, c’est qu’on ne me verra pas de sitôt dans une de ces manifestations « Facebook » qui pullulent depuis quatre ou cinq ans, comme celle du 27 mars 2010, organisée sous le nom de « No Sarkozy Day » par la petite-bourgeoisie estudiantine dépolitisée (vous vous souvenez de cette mascarade grotesque ? il y en a eu d’autres depuis, mais celle-là était gratinée !). J’ai le sentiment, jusqu’à ce que vous m’apportiez la conviction du contraire, que la manifestation de samedi dernier que vous évoquez, place de la République à Paris, était du même ordre.

      3. Chercher un soutien populaire. Les choses bougent si suffisamment de gens le veulent, en le manifestant publiquement, dans la rue. Elles se font rarement toutes seules et sans popularité.
        Toutes les manifs n’ont pas forcément pour objet d’exiger ou de menacer le pouvoir, il peut s’agir de montrer son appartenance à un groupe et ainsi de montrer la force du groupe soutenant un projet, une idée, un sentiment, un rejet.
        Pour les libyens en France il devait aussi s’agir de montrer aux libyens au pays qu’ils soutenaient la révolte et pèseraient sur le gouvernement français pour empêcher le gouvernement français d’aider Kad’.

  1. Les paroles de patrons valent de l’or.

    Evidemment vous à coté votre parole elle ne pèse plus grand chose.

    Oui comme il est encore grandement visible et à contaster le problème d’écoute des gens
    de notre temps, quelle bien piètre écoute de l’autre comme envers les petits, alors que les premiers ont souvent un sacré d’écoute déjà avec eux-mêmes.

    C’est l’empressement, il bien faut faire, ne jamais échouer, ne jamais dire de conneries, obligation pour tous de réussir comme les premiers de ce monde à l’antenne, faut surtout de nos jours être gestionnaire et bon vendeur en tout, c’est surtout le seul le progrès possible est admis que l’on veut surtout imposer tout le temps, on aime pas les taxes, on aime pas non plus les hausses de plus, oh comme il est toujours si beau et sécurisant à voir notre grande
    commerce mondial, c’est forcément alors le bonheur pour tous, c’est la liberté, c’est surtout le nouveau grand film catastrophe qui sort inévitablement à l’antenne comme à l’image.

    Ah si seulement mon Dieu, et toi aussi qui n’existe même pas aussi le premier Abel bien oublié de la grande cité, le monde pouvait devenir alors un peu plus athé et moins commercial alors peut-être je dis bien peut-être que les gens coureraient déjà un peu moins tous tout le temps pour toutes ces seules choses là ensemble.

    Comme j’en perds tellement patience moi aussi à vouloir voir autre chose. Allez les ami(e)s je vais de nouveau repartir me reposer et me taire sur la montagne, car les choses de la ville me plombent grandement le moral non seulement pour moi mais aussi pour vous, pas bon pour la croissance, c’est déjà assez dur à traverser comme ça avec toutes ces nouvelles hausses.

    Combien en réchapperont à votre avis ?

    1. Blandine, ça marche.

      Ce site m’avait retourné les erreurs 504 et 502. Après le temps de latence habituel.
      Il est accessible, c’est le principal.

      Merci à toi. 😉

    1. Merci Blandine, c’est exactement le genre de nouvelle qui me fait très plaisir.

      « Les faits sont là : les OGM sont un échec sur toute la ligne. Leur coût est énorme : les petites communautés rurales perdent leurs terres et sont empoisonnées par les herbicides, l’environnement est sacrifié. Soutenir encore les plantes GM aujourd’hui, c’est faire passer les intérêts de quelques grandes firmes internationales avant l’intérêt de ses concitoyens, des agricultures nationales et de l’environnement. »
      Christian Berdot, référent OGM des Amis de la Terre France.

    1. Merci Blandine ça fait chaud au coeur, mais vous vous rendez compte de mes nombreuses lacunes d’expression dans l’écrit, comment faites-vous pour supporter cela pour me relire. Moi à la place des modérateurs et de Paul, je me dirais surtout mais quand est-ce qu’il va refaire le plein d’essence, c’est déjà pas toujours évident à relativiser les derniers événements en cours dans la modération, Pauvre Mam comme je vais beaucoup la regretter aussi dans son départ, tiens vous connaissez la dernière dans les milieux les plus branchés de l’économie :

       » Plus il y a des riches qui peuvent encore compter leurs sous, et manger dans les meilleurs resturants du monde et moins il y aura alors des pauvres gens à voir et à compter au sentier « .

      Il est vrai que c’est tellement moins coûteux pour nos affaires de graisser d’abord la patte
      de certains élus républicains en Amérique, fort heureusement il existe encore aux Etats Unis,
      et peut-être un partout ailleurs des gens qui en commençent à se poser de sérieuses questions dérangeantes en société.

      A moi ce qui me met surtout le plus mal à l’aise Blandine, c’est surtout le prix de certains produits alimentaires dernièrement, là je vous assure ils vont vraiment avoir du mal à faire avaler davantage la pilule aux gens.

      Oui moi à leur place, je ferais même déjà grandement dans mon pantalon.

      1. Jérémie, en vérité, je te le dis :
        L’augmentation de fréquentation des restos du coeur est simple :
        « La Pythie vient en mangeant »

        Blandine, pour ce lien, OK, il suffit de faire un copier-coller. Mais pour le précédant, ça coince.
        Merci d’avance Blandine 😉

    2. oui, c’est bien, mais : extrait de l’ article :

      … »Les compagnies de biotechnologies avec l’aide du gouvernement états-unien cherchent maintenant de nouveaux marchés en Afrique pour tenter de sauver leurs activités. La Fondation Gates qui finance des projets agricoles en Afrique pour des milliards de dollars a acheté des actions de Monsanto et a donc un intérêt direct à maximiser les profits des compagnies de biotechnologies, plutôt que de protéger les intérêts des petits paysans africains…. »

      ne pas oublier, sauf effondrement généralisé avant, le GMT qui va nous déverser encore plus de produits litigieux …déjà,ils essaient par tous les moyens de « forcer le passage » : des OGM sont passées en fraude, en France, depuis l’Espagne …

  2. @ mianne , à Yvan Je viens de tester les trois liens, ça marchait . Peut-être pouvez-vous essayer de vous mettre sur les sites de democratynow et de La Riposte ? J’ai trouvé ce dernier en tapant Wisconsin dans la cartouche actualités de Google.
    J’espère que ce ne sont pas vos navigateurs qui ont besoin de mise à jour…j’ai eu ce pb il y a 6 mois, je n’ai pu le résoudre qu’un changeant d’ordi…., ça devenait trop compliqué pour moi ! Mais avec un peu de compétence informatique ça doit être possible de se débrouiller.
    Bonne chance !

  3. Le droit du travail a été peu à peu détricoté
    Les 35 heures en introduisant l’annualisation à permis d’assouplir jusqu’a le rendre malléable à foison le temps de travail.
    Et il y a encore quelques idiots qui viennent nous rabacher qu’il faut aller plus loin.
    Sachant que les évolutions ci-dessus n’ont en rien améliorer la vie des salariés ni enrayer le chomage, il voudrait nous faire croire qu’il faut aller encore plus loin. Peut-être baisser le salaire moyen à 300€.

  4. Jean-Claude Trichet s’est dernièrement fait remarquer en déclarant qu’augmenter les salaires en Europe « était la dernière bêtise à ne pas faire ».

    C’est toujours amusant de voir un des valets de l’oligarchie, repu et gavé, prôner le sacrifice pour les peuples. Sur le site de quatremer, un autre apôtre du libéralisme, on apprend que ce bon Trichet gagnait 345 000 € en 2007 et qu’il dispose d’un luxueux appartement de fonction; dans ces conditions il est facile de dire aux autres « serrez vous la ceinture ».
    Quel individu répugnant.

  5. @jean-luc
    je vois à peu près ce que vous vouliez dire, mais c’est quand même étrange de mettre sur le même plan un dictateur en fin de règne qui massacre son peuple et le moustique anofèle responsable du paludisme, non ?
    La manifestation avait lieu dans le cadre de la semaine anticoloniale qui cette année a été lancée au siège du PC à Paris , je vous envoie le lien vers un article de l’Humanité qui explique de quoi il s’agit.

    1. Bien sûr Blandine, que c’est étrange de lier dans les mêmes slogans un dictateur et une maladie infectieuse, mais – puisque vous voyez à peu près ce que je veux dire – vous avez compris qu’il s’agit pour moi de révéler la vanité de certaines manifestations.
      On ne combat pas un dictateur ou une maladie autrement que sur place. Sauf à croire qu’un mantra a des effets tangibles, on ne combat pas un dictateur ou une maladie à coup de mots d’ordre incantatoires.
      Je me trompe ? J’ai raté un épisode ? Le réel n’est-il plus ce qu’il était ?

      Les manifestations qui se multiplient pour tout et n’importe quoi, ces sortes de « flash-mob » (pour mobilisation éclair) sont comme ces pétitions minutes avec lesquels certains de nos amis bons-citoyens-conscientisés bourrent nos boîtes e-mail. Une façon qu’a trouvé l’air du temps de faire croire à nos âmes romantiques et désoeuvrées que « quelque chose » se passe enfin pour nous aussi, et que nous en sommes acteurs.
      Je répète ici que ces manifs tuent la force et l’utilité de la manif.
      Nous ne sommes pas loin de la fable d’Esope :
      « Au loup ! au loup ! » criait l’enfant berger, pour jouer un tour aux villageois. Les villageois, lassés de se porter à son secours en vain, restèrent cloîtrés chez eux lorsque le berger, un jour, se trouva face au loup. « Au loup ! au loup ! cria l’enfant, seul face au loup.

      Au loup ! manif contre la « xénophobie d’Etat » ;
      Au loup ! manif contre la dictature ;
      Au loup ! manif contre l’islamophobie ;
      Au loup ! manif contre le fascisme ;
      Le jour où ces saloperies et ces horreurs se développeront vraiment dans nos contrés (vraiment Blandine, et pas sur la foi de la mousse médiatique qui suit un fait divers ou la phrase malheureuse d’un ministre ou d’un éditorialiste), ce jour-là, les citoyens lassés de ce petit jeu ne répondront plus, hélas, aux appels à manifester.

      —————
      PS :
      Notre échange me remet en mémoire les fameuses manifestations-happenings du groupe Jalons, au début des années 80, peut-être vous en souvenez-vous. L’une d’elle m’avait particulièrement fait rigoler. Elle s’était déroulée devant le métro « Glacière », à Paris (mon école se trouvait à cinquante mètres de là). L’hiver était cette année-là particulièrement rigoureux et les Jalons étaient venus manifester à Glacière contre le verglas, avec ce formidable slogan :
      « Verglas assassin ! Mitterrand complice ! »

  6. Après l’exemple admirable qu’ont donné et que continue à donner, malgré les menaces, les tortures et les meurtres, nos amis arabes révoltés dans plusieurs pays, c’est à nous. Il faut abattre ce vieux monde qui nous écrase, littéralement, puisqu’il nous brise au quotidient avec le management « de la terrieur » généralisé, et nous affame en laissant les marchands se gaver.

    Bienvenue à la révolte, vive la Révolution française !

  7. @jean-luc

    Non décidemment, je ne peux me faire à vos amalgames : l’expression d’une solidarité élémentaire, nécessaire, avec les victimes d’un dictateur sanguinaire et , cette fois, des resucées potaches de mai 68. Derrière une rhétorique qui prétend sacraliser la manif en majesté, une indifférence glaçante, un repli frileux sur notre petit confort démocratique, alors là oui s’il était menacé il faudrait bouger …je savais bien que, quand on prétend qu’on n’est ni de gauche ni de droite, c’est qu’on est de droite ! Certes l’abandon de leurs convictions initiales par certains éléments de la gauche a fini par brouiller les cartes, et j’en viens à penser parfois que le clivage pertinent se situe entre ceux qui ne sont pas inféodés à l’hydre financière et ceux qui le sont par nature ou le sont devenus dans les années 80 par manque de pensée vertébrée .( Ce n’est pas pour rien qu’il existe des gaullistes de gauche).Cependant j’identifie clairement votre posture de retrait face au monde en mouvement comme une posture de droite.
    Du reste vous ne dites rien des informations qu’apporte l’article de l’Humanité, et qui contredisent vos assertions : non, les manifestants de samedi dernier n’étaient pas dans le festif inconséquent, c’étaient des gens engagés dans divers associations et organismes, travaillant concrètement et quotidiennement à la solidarité entre les peuples. Est-ce cela que vous réprouvez ?

    1. Bon, ça y est, vous voilà énervée.
      L’indifférence glaçante dont vous me qualifiez et le repli frileux que vous voulez lire chez moi sont à mille lieues de la réalité. Je vous assure que ma conduite quotidienne en atteste, et ceux qui me lisent ici correctement depuis plus de deux ans l’ont compris.
      Le romantisme des paroles n’est pas un gage d’activisme. Accusez-moi, Blandine, de ne pas être romantique ; en lecteur gourmand de Marcel Aymé j’en serais flatté.

      J’ai lu avec attention toutes les informations que vous m’avez transmises, et notamment l’article de l’Humanité. Le blog de Paul Jorion sert à s’interroger, à réfléchir ensemble par nous-même, en laissant résolument de côté les réflexes militants. C’est la seule manière de ne pas rester en retrait, sur ses bases idéologiques, face au monde en mouvement. La seule manière de faire corps avec ce mouvement.
      Je pensais que nous pourrions poursuivre un peu sur la crête de la pensée libre sans tomber. Vous avez choisi de me pousser côté droit et de tomber côté gauche. Dommage ; tant pis.

      A bientôt sur un autre sujet.

      PS : Non, pas d’amalgame : l’anecdote « Jalons » était destinée à vous faire sourire.
      Visiblement c’est raté 🙁

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