QUE FAIRE ?, par écodouble

Billet invité.

Il faut d’abord augmenter beaucoup le prix de toutes les énergies !

Ensuite faire en 10 ans le travail de restauration de l’habitat (c’est un des Grands Travaux qui permettraient la mise en place de l’économie écologique, celle que j’appelle écodouble : au double effet économique), limiter les transports grâce au télétravail, relocaliser les productions (l’économie d’échelle n’est pas toujours valable pour les choses vitales), arrêter de terrasser en grand, arrêter de construire des trucs qui n’ont d’utilité que dans le monde du pétrole (les autoroutes, les routes, les aménagements urbains étalés ou seulement destinés à la voiture, les aéroports, les TGV, les grands viaducs qui vieillissent mal, …).

Nous gagnerions beaucoup d’économies de pétrole en adoptant l’agroécologie, en arrêtant donc les pesticides et les OGM de l’agro-industrie.

Pour la pêche, il faut faire des récifs artificiels partout (et bien étudiés ces récifs ! ingénieurs, écologues et spécialistes des courants marins en équipe).

Il faut miser sur l’éducation, en interdisant les portables pour les mineurs s’il le faut (ça c’est nul ! mais écologique) et en réhaussant la qualité des programmes télé et puis aussi en apprenant à mettre des pulls à la maison, ou des matériaux végétaux sur les murs de nos maisons pour abaisser leur température de confort et ne plus utiliser le ciment pour nos maisons et seulement la chaux.
 Arrêtons la pub, limitons la mode.

Il faut restaurer l’environnement avec l’emploi du génie écologique, planter des arbres autour des champs, remettre en service les zones humides pour la filtration de l’eau potable (ça filtre mieux qu’une usine mais il faut aménager certaines petites choses), récupérer l’eau de pluie des toits, développer les toilettes sèches, les jardins potagers urbains, rétablir les cycles de l’eau, de l’azote, du carbone, …

On peut utiliser la cuisson solaire pour une partie de nos repas, mettre en place des hyroliennes, relancer les moulins à vent et à eau en générateurs locaux d’électricité, lancer enfin la production d’un électroménager raisonnable en conso énergétique et en durabilité, …

Il faut apprendre à récupérer et éviter le plus possible le recyclage ; du moins le repousser au maximum (cradle to cradle par exemple), concevoir des choses démontables, réparables.

Les fonds, pour payer tout ça, nous les trouverions dans les poches du grand capital, qui détruit tout, et qu’il faut donc démanteler ; comme les centrales nucléaires !

Dans les 10 ans, il faut étudier le démantèlement de ces centrales et faire avec le parc de centrales sélectionnées « sûres » ! Dans 20 ans il faut qu’elles soient toutes éteintes.

Bon j’arrête ! bien que j’en ai au moins autant à dire encore.
 J’ose vous dire de lire « écodouble » si vous en voulez plus.

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383 réflexions sur « QUE FAIRE ?, par écodouble »

  1. Le revenu « minimum » est une aliénation (dépendance) supplémentaire qui ne peut qu’achever de mettre en soumission et léthargie les sous hommes que nous sommes devenus .
    Il est necessaire que chacun est un bien qui ne soit pas « commun » et qui lui permettre au minimum de suvivre ..mais ce moyen d’existence doit etre un outil de production de ses propres besoins essentiels et non un ersatz ou un equivalent virtuel :
    Une cheminée te securise nettement plus qu’ un radiateur a petrole ou electrique….

    1. @Kercoz

      Une cheminée te securise nettement plus qu’ un radiateur a petrole ou electrique….

      C’est clair. Au début on peut y faire cramer ses bois, puis ceux de son voisin, puis ses meubles, puis les meubles du voisin, puis le voisin lui même, puis ses propres enfants (après complète dessication bien sûr). Ça nous mène beaucoup plus loin et au chaud qu’un radiateur électrique à la con et pour les cons; incontestable. C’est pas Landru qui aurait dit le contraire.
      Pour votre « sécurité » chérie, ne pas oublier de fréquents ramonages, kâmême. Surtout avec les bois de sève montante ou de qualité douteuse et autres combustibles plus ou moins improbables…

      1. Cher « vigneron » .
        Que d’agressivité ! Je vous trouve bien intrusif et vous conseille soit le Séroplex , soit la cueillette des asperges sur les causses …c’est le bon moment .

      2. @ vigneron

        Je vous préférais avant.

        Vous parliez plus haut du destin des engrais qui n’ont d’autre choix que de passer en solution. Niveau CAP agricole disiez-vous.

        Que pensez-vous de ce que révèle Claude Bourguignon dans le dernier film de Coline Serreau, à savoir que les ingénieurs agronomes n’ont pas l’occasion, durant toutes leurs études, d’aborder le sujet de la micro-biologie des sols ?

        N’y a-t-il pas là une lacune pour l’agriculture ? qui devrait pouvoir moins consommer de fuel car il s’avère – c’est démontré – que les traitements successifs et nombreux, réalisés à l’aide des gros tracteurs que vous savez, sont inutiles si l’agriculteur s’allie avec la fonge et la micro-faune des sols.

        Merci pour vos éclairages à venir.

      3. @écodouble

        Bourguignon, ancien de Grignon et de l’INRA que je sache, défend sa chapelle son image et son gagne-pain, très bien, normal. Dominique Soltner, le pape et prophète des haies, ancien de l’ESA Angers, diffuse ses travaux « hétérodoxes » depuis 40 ans et ses bouquins sont intégrés dans le cursus des élèves de BEPA, du public comme des Maisons Familiales Rurales depuis au moins trente ans. Je le sais pour les avoir moi même découverts là en même temps que l’agronomie en 81. Donc calmos sur la vieille antienne de la prééminence absolue de l’agrochimie, ça commence à sentir la fleur de marronniers desséchée le truc. On est plus en 1950. Pour la soi-disant indigence de la formation des ingénieurs agro en micro-biologie des sols, un exemple, AgroParisTech, vous connaissez ?
        http://www.agroparistech.fr/-UFR-Biophysico-chimie-des-Sols-et-.html

        @quelqu’un

        Vigneron bio 2.0… Baratin pour zozos, point. Le vin n’a été, n’est et ne sera jamais un produit naturel. C’est une pure production du génie humain, une des plus belles, c’est tout.

      4. @kercoz

        Julien a sucré hier ma réponse pourtant édulcorée autant que vignoresquement imaginable. Vais pas en remettre une couche pour un résultat qui ne pourrait qu’être sempiternellement le même.
        Par contre pour les asperges des Causses, en tant que natif du Quercy et pour avoir ramassé quelques palanquées de bottes d’asperges en vallée de Dordogne, sur les premières terrasses de Garonne et jusque dans les sables noirs du blayais, à part dans quelques jardins sablonneux des bords de rivières, je ne crois pas qu’il y ait pléthore de coups de gouge à donner dans les sols squelettiques et calcaires des Causses noirs, de Gramat, de Sauveterre, Méjan, du Larzac ou autres…

      5. @écodouble

        Bourguignon, ancien d’Agro et de l’INRA que je sache, défend sa chapelle, son image et son gagne-pain. Très bien. Normal. Dominique Soltner, priphète et pape de le haie, ancien de l’ESA Angers, diffuse depuis 40 ans ses travaux « hétérodoxes »et ses bouquins sont intégrés dans les cursus de l’enseignement agricole depuis au moins trente ans, dans l’enseignement public comme dans celui des Maisons familiales rurales. Je le sais pour l’avoir découvert là en 81, en même temps que mes premières notions d’agronomie.
        Cette vielle antienne sur la primauté absolue dans les enseignements agricoles de la doxia de la pure agrochimie, désolé, mais elle sent de plus en plus la fleur de marronnier sèche et archi sèche. On est plus en 1950.
        Pour ce qu’il en est de l’indigence de la formation en micro-biologie des sols des futurs agros, dénoncée par Bourguignon, vous connaissez AgroParisTech ?
        http://www.agroparistech.fr/-UFR-Biophysico-chimie-des-Sols-et-.html

        @quelqu’un a

        Vigneron bio 2.0… Baratin pour zozos. Le vin n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais un produit naturel. C’est une création du génie humain, une des plus belles sans doute et selon moi, point.

      6. @Vigneron:
        he be si ..Nous en avons ramassé bien 500 g (et pas des raspoutchous !) , pas bien grosses , un peu hautes , mais c’en est plein sur le causse entre St A. et Caussade . En fait c’est une bonne escuse pour ne pas trop marcher … j’en ai plein d’autres (d’escuses): cynorodhons , pieds de moutons , aubépines …. Des asperges , j’en ai mis une douzaine de pieds « en vertes » , profond de 20cm , ce qui fait , comme je ne bèche plus , que je les abimes pas …ça commence a bien donner , je pense doubler la mise .
        Pour la cheminée , j’utilise 3 cubes , mais pour du luxe , et une panne de gaz me demanderait 5 cubes , soit 250 euros si je ne les fais pas moi meme. Ma vieille maison , fonctionne un peu solaire passf) (façade en pierre mixte de 70 cm d’épais , donc déphasage nocturne en ce moment ……il me faudrait mettre une simple vitre pour en faire une « trombe -Michel » en cas de cata énergetique …. une serre aussi plein sud … contre la demi-façade … ces « bricolages  » sont les seuls , a mon sens , a avoir de l’avenir ..les surisolé pour vivre ds 45m2 sans respirer , avec VMC double machin , c’est arnaque techno… Si j’ai tres froid , je me réfugie ds 2 ou 3 pieces , tant pis pour mes orchidées ….Le bois ne manque pas , mais il doit rester un appoint au solaire PASSIF . et surtout ne pas utiliser des branches faiblement lignifiées comme ils font des talus breton pour vendre du granulé !

  2. Hier, nous étions 37 dans les 37 m2 d’un copain.
    La température s’est rapidement élevé à 37,2°. étonnent, non?
    Sécurité bien moins connotée que la cheminée de l’ami Kercoz : La chaleur humaine, Vigneron. 🙂

  3. C’est fou on dirait moi dans ce billet. … .

    Bon par contre le coté un peu naïf de prendre au grand capital c’est âs trop moi là.

    Soit on implique le grand capital dans ce changement radical, soit ils ne nous laisserons pas faire aussi facilement … .

      1. Merci quelqu’un pour le lien : j’y reflechis…
        Aujourd’hui je n’ai pas allumé le poste de télévision : j’ai préféré jouer avec ma fille….
        Par contre j’ai du prendre ma voiture, du coup j’ai cherché un site de co voiturage sur la PACA et bien je n’ai rien trouvé de fiable…

      1. Aujourd’hui (comme hier et lundi d’ailleurs) je n’ai pas mangé de viande.
        Je me suis inscrite sur un site de co voiturage (bien que je n’ai pas l’impression qu’il soit tres efficace).
        Je n’ai pas pris l’avion cette semaine, tant pis (ou tant mieux, c’est beau chez moi), je passe mes vacances à la maison.
        Et comme j’avais froid j’ai remis mes chaussettes de ski pas sexy

  4. Que faire ?
    Des pistes pour optimiser un maximum de modèles que la déplétion va imposer : (si l’on est assez jeune pour le faire) 5je rappelle que mon optique est LA solution individuelle :

    – s’éloigner des villes (risques d’émeutes si pénuries
    – viser une autonomie relative (50% serait bien) surtout au point de vue alimentaire (Jardin + poules + stock)
    – se localiser a proximité d’une bourgade (eau elec transport/gare)
    – se procurer un terrain de qualité (surtout non viabilisé, c’est moins cher )
    – se recycler vers DES activités qui ne sont pas menacés par la déplétion , surtout pour des expertises rénumérées (charpente , plomberie , elec , informatique (?) , marraichage …..et conserver des activités compatibles avec une dépletion non cata : stages , cours , dépannage info , vntes diverses par le net ……
    Si l’on est « militant » , monter des amaps et jardins ouvriers pres des villes , qui servent d’interface entre le m

  5. Zut , j’ai zippé …
    entre le maquis et l’urbanité : dé -s’affection de la relation a la culture (facile et ludique/ Je peux le faire si besoin ;meme pas peur de l’avenir etc …) ; interfaces support de stages (BRF , COMPOST , Maison paille etc ..) , conseils et soutient , annonces et liens avec des periodes « in situ » , affichage de propositions de batiments +terrains (voir le travail de « Terre de liens »… avec appui local d’immigés récents …..

  6. Plant disease raises questions on modified crops
    Los Angeles Times April 2, 2011

    Don M. Huber, an emeritus professor at Purdue University who has done research for Monsanto on chemical herbicides, alleges that he has found a link between genetically modified crops and crop diseases and infertility in livestock: an « unknown organism » he and other researchers claim to have discovered last summer in Midwestern fields like Friedrichsen’s.

    « This organism appears NEW to science! » Huber wrote in a letter in January to Agriculture Secretary Tom Vilsack about the matter. He added, « I believe the threat we are facing from this pathogen is unique and of a high-risk status. In layman’s terms, it should be treated as an emergency. »

  7. @ kercoz
    Vous qui aimez le local et le distribué, je (re)lis Latour (Bruno Latour) : beaucoup de bonnes intuitions (avant l’internet : 1995-1992 déjà) dont le « Parlement des choses », comment faire avec ces « hybrides » qui nous entourent. Ni objets de sociétés purs ni objets techniques/scientifiques purs (longue liste, de la pilule contraceptive à la centrale nucléaire via facebook).
    Bruno Latour (utilement complémentaire à Stiegler en cela à mon point de vue) fait remonter la notion de réseau dont l’occultation a injustement permis de séparer « science » et « société » et d’éviter tout ce qu’il y a à la frontière des deux, qui nous rattrappe plus que jamais. Ai lu aussi le récent « Cogitamus » du même Bruno Latour. Un peu moins d’emphase dans l’espoir, mais retisser des « collectifs » qui comprennent les hybridations « invisibles » me parait une approche de fond, à combiner avec des choses peut être plus politiques pour limiter les dégâts immédiats des inégalités hypercroissantes, ne pas faire banquer tous, mais plus les banquiers !

    1. Bonjour :
      ////fait remonter la notion de réseau dont l’occultation a injustement permis de séparer « science » et « société » et d’éviter tout ce qu’il y a à la frontière des deux, qui nous rattrappe plus que jamais. ////
      Je ne connais pas Latour et ne sais donc si par « réseau », il entend « Structure » societale . Pour moi c’est LE seul problème réel : L’opposition entre un modèle centralisé et dynamiquement globalisateur et le modèle d’origine de groupes a tendance autarciques . …Je n’oppose pas science et société , un modèle parcellisé peut conserver une science et de la technologie (meme s’il est vrai que la tentation de s’en servir comme outil centralisateur est grande car la technologie permet et oblige a des économies d’échelles .

      //////, nous sommes à un des 1000000 carrefours entre techniques et société./////
      Malheureusement , il semble que ces « carrefours » aient des cliquets . La dynamique centralisatrice qui a aggloméré les groupes initiaux et progresse vers le groupe gigantesque ne semble pas avoir de « marche arriere » (ça a l’air d’etre une caracteristique des civiisation ; civilisations , pour moi impasses ds les tentatives néguentropiques de la nature)…. Mais les effondrements ne sont pas forcément catastrophiques , celui de l’empire ROmain ne se remarque pas par des charniers , mais par une multiplications de monnaies locales (d’apres les archeologues).
      Comme argumentaire du modèle parcellisé : le modèle petites fermes 3 vaches , poules , cochons , et 2à 5 hectares (modèle « paysan » qui n’etait pas un metier , mais un « mode de vie » , ou la petite productivité de surplus suffisait a « vivre » (et non survivre) …..Ce modèle etait majoritaire j’usqu’aux années 60 (ou je l’ai bien connu) ; il est probable q’il est encore majoritaire sur terre …. Il a permis de passer l’ occupation sans trop de disette …….( essayer d’imaginer le remplcement de ce réseau stabilisateur de millions de petites fermes par une « allocation de vie !  » )
      Ce modèle (stabilisant /sécurisant) est il compatible « modernisé » c’est a dire avec un minimum de modernité , technologie et centralisation indispensable ….sans etre attiré par l’attracteur pervers du modèle actuel ? Peut etre avec moins d’energie gratuite .Parce que lui aussi ne peut etre que « global » et non isolé sans se faire phagociter économiquement par ses voisins .

      1. Tu en as de l’ambition le matin, mais l’orgueil, le costard et la voiture de fonction (et le smart-phone) est-ce compatible, faut déjà créer un paysan dream, plutôt que les cocotiers d’un ticket d’euro millions, ça va pas être si facile des décennies qu’on présente la bureaucratie comme l’idéal moderne où une fusion de document et une présentation power point sont les examens d’entrer. Après quelques jours face à eux même sans distraction (les marchés boursiers ne créaient rien, mais il bouge tout le temps, ça hypnotise, ça fascine, fait peur à un trader dit lui d’imaginer une seule cotation par mois plutôt que toute les secondes), tu n’as pas peur qu’ils reviennent à leurs rêves d’avant.

      2. @kercoz

        Latour, élève de Michel Serres, m’a paru moins poétique que Serres, mais encore assez généraliste.
        Autant je vous accorde le bénéfice de la parcellisation et du réseau pour que chacun voit les signaux de son énergie/ses déchets et ait le meilleur de la cognition (–> fuir la désublimation…) par des proches, autant je ne pense pas que le « modèle paysan » soit un horizon.
        Et pourtant je suis proche d’un paludier du pays guérandais, et je vois assez bien ce genre de chose.
        Nous ne nous passerons pas des N objets modernes, ceux de la médecine, par exemple (hosto, radio, medocs niveau années 1980, avec le gros pb de la résistances aux antibiotiques en épée de Damoclès en prime), ceux de l’information, ceux de l’énergie quand même (vent, soleil, gestion d’air).
        Certes la démographie de toutes ces choses va vers des limites. Nous mêmes humains sommes quasi l’espèce la plus « massive » sur terre (500 millions de tonnes à nourrir, avec azote, phosphate, fer et sucres lents SVP), au niveau de l’abondant krill. Nous avons attachés à nos pattes 1000 objets chacun (cf votre dernier démanagement) et dépensons 1000 W chacun dans nos maisons (grosso modo) et le pays dépense « pour nous » (toutes énergies comprises) quasi 10 fois plus. 50 000 000 kW électrique pour 50 000 000 de gens, 500 000 GW avec énergies fossiles et autres en prime. Il y a donc à nos basques un vaste nuage d’objets forcément inutiles dont une mince partie (loi de Zipf…) sera un enjeux d’héritage si celui-ci est maintenu.

        Tout cela doit être composé avec les 20 30 m2 par personne d’un foncier à peu près incompressible : démographie elle-même, démographie des objets, des informations, de l’énergie si j’ose dire. Et je verrais votre point de vue de parcellisation un peu comme E. Todd quand il inspecte les structures anthropologiques de la France d’oïl profonde, il faut regarder les « structures anthropologiques » de toutes ces « démographies » qui nous entourent : objets, informations, énergie, structure foncière, toutes conditions de notre insertion dans une stabilité de santé et une stabilité de réseau tissé autour de nous (dans le meilleur des mondes).

        C’est pourquoi il me semble « clair » que c’est l’articulation des toutes ces démographies (choses, infos, énergie, êtres) qui constitue un gros impensé. Et qu’il n’est pas trop tard de se donner, comme sur ce blog, les moyens de le penser :
        Si je change tel usage énergétique, je le fais en « intelligence » avec un réseau qui est tissé et maintenu dans un niveau de parcellisation tel que les compétences aux différents niveaux soient commensurables (entre mon voisin, l’expert du quartier de 1000 hab et ceux du département). C »est cette commensurabilité qui est vitale.
        Idem si je fait brocante de mes mille objets, je le fais avec un réseau qui rend ces 1000 objets « commensurables » avec quelques milliers d’autres, et je vois s’élever la valeur néguentropique, de façon commensurable aux différentes échelles (voisin, quartier, dépt, )
        Mais on peut deviner les réelles difficultés pas très loin, même si ce modèle de « cercles » plus ou moins parcellaires recoupe la « spirale » d’un J.. Généreux, celle des « liens qui libèrent » : si on arrive à la santé, là, on a goûté la pomme d’Eve, qui va vouloir s’en remettre à son voisin ou son infirmier de quartier alors que le « bon » docteur est à 1 km seulement ? le bon hosto à 10 km seulement ?
        Même si on surmonte l’égoïsme des choses, il faudra un sacré changement sur notre vision de nous-mêmes en tant qu’abeilles pour qu’on accepte un risque assez conscient de mortalité. Et qu’on se convainque que l’être-en-réseau (ne dites pas bonheur !) de la grande majorité soit le bien commun.
        Et encore dans cette image irénique de mise en réseau non spécialement paysanne que j’ai évoquée, j’ai négligé la démographie des informations actuellement centrées sur les hypersynchronisations des industries de programmes (les grandes désublimantes), etc.
        Mais à l’inverse, ce qui pourra s’étendre sera résilient, même au grand Leviathan médiatique. Si quelque chose peut s’étendre qui tire notre esprit vers le haut, pour reprendre les questions que Paul Valéry formula quand il parla de civilisation mortelles…

      3. @Génissel:
        /////tu n’as pas peur qu’ils reviennent à leurs rêves d’avant./////
        Les rèves doivent qd meme avoir un degré de « faisabilité » : l’avenir des villes , ce sont tickets repas ou alimentaire et subvention /soumission ………..Je dis souvent aux gens que les prix sont trompeurs , que le kg de patate peut passer tres vite à 3h de travail et 2h de queue ……et qu’il me coute en moyenne 2 mn de travail « choisi » generalement par beau temps , pas trop chaud .
        C’est curieux d’ailleurs . Je rencontre a ma boutique des gens disons un peu « a l’aise » , qui , apres une vie de travail qu’ils reconnaissent débile , de loisirs et vie couteuse , prennent plaisir a jardiner , a élever poules et lapin , et comme freud avouent y etre revenu trop tard …
        La crainte de la ruralité , le souvenir négatif que certains réactivent (sale , froid , pauvre , misère …etc) est le ressenti qu’avaient leurs parents qd ils voyaient revenir le cousin de la ville tout fier ds sa 4 cv , costard et fonctionnaire …. ils habillaient alors leurs poutres de pichepin pas trop droite mais superbes de cartons peint en blanc pour faire croire a du béton .. …foutaient du lino et du stratifié partout …. et avaient honte de leurs sapes …Les usines avaient besoin de main d’oeuvre !!
        IL faut concevoir une rurbanité , avec un minimum de modernité et l’enfer peut devenir un paradis : l’eau au robinet demande tres peu d’energie , tout comme l’éclairage ..meme 10A au compteur peuvent suffire a l’eclairage et au congélo (meme le broyeur BRF) …..

      4. @Timiota:
        Les productions actuelles de biens non essentiels (primaires) , sont acquis sur le gain de productivité des biens essentiels .(par ex 2 individus en nourrit 100)
        Et cet « acquisition  » n’est possible que grace a l’energie quasi gratuite .
        Il est vain (a mon avis) de croire qu’il est possible de compenser la dépletion energetique en cours par d’autres gains de productivité ….seul l’esclave vivant peut remplacer l’esclave virtuel (KW)
        Faire croire le contraire pendant la déplétion , c’est exploiter encore plus certains maillons pour « coller » a l’ancien modèle .
        Le coup de la « Dictature provisoire » et des lendemains qui chantent SERA encore de mise …c’est la raison pour laquelle je ne crois qu’aux solutions individuelles …si elles sont autorisées (ceux qui décident a ma place)

  8. Je viens de lire le débat
    vigneron / Claude Bourguignon /microbiologie des sols.
    merci pour le lien, vigneron, dans le film, je me demandais si c’était du lard ou du cochon.

    Cf. mon post ci-dessus, nous sommes à un des 1000000 carrefours entre techniques et société.
    vigneron y est sans doute déjà à sa façon, kercoz veut y aller avec sa cheminée rassurante.
    Quand-est-ce qu’on s’y retrouve tous ?
    (On invite Hegel, Rousseau et Saint-Just comme auditeurs libres)

  9. Aujourd’hui …
    Je dynamise la
    politique énergétique de ma commune

    Maillons essentiels de la chaîne d’acteurs pour relever le défi de la sobriété énergétique, les communes ont de nombreux rôles à jouer : maîtriser les consommations de leurs bâtiments, favoriser la production d’énergies vertes, mobiliser les citoyens à la cause « Négawatt », mais aussi aménager durablement leur territoire et favoriser une mobilité douce.

    1. ////Je dynamise la
      politique énergétique de ma commune////
      Ce genre de truc est pourrave : « energie verte » : la seule energie verte est celle qu’on ne brule pas !
      promouvoir les rémanents forestiers ou agricole pour se chauffer ou rouler a bagnole est scandaleux . tous ces projets sont des emprises -règles -contraintes supplémentaires du système sur l’individu …..
      S’il y a un truc a faire au niveau de la commune (rurale , bien sur , les autres sont condamnées) , c’est de les convaincre de créer un plan d’ urgence en cas de Bug : groupe electrogène sur la salle des fetes ou le gymnase et sur la pompe du chateau d’eau ….. plan de requisition des moyennes surfaces en cas de pénurie , de terrains inutilisés ou mal utilisés pour redistribution , plan de blocage des carrefours exterieurs avec gendarmerie et volontaires si émeutes voisines pour rupture alimentaire …
      Il y a plus de chance que le système s’effondre qu’il ne s’affaiblisse comme ton message peut le laisser croire (espérer) .

      1. Ne vous en faites pas kercoz, si vous ne voulez pas vous engager, d’autres le feront pour vous et décideront à votre place.

      2. oui, mais …
        actuellement , on vient de me mettre une poubelle 2 fois plus petite, plus chère , avec code barre ; on va m’ OBLIGER bientot a mettre des detecteurs d’incedie , m’interdire mes poules qui dérangent les bobos voisins , surveiller par drone la qualité calorique de ma toiture , …..etc … mon maire vient de placer des caméras dans le village …Comme vous le dites , les autres s’engagent a ma place .
        Ce que je voulais dire c’est que les « mesures » préconisés par votre lien , n’ont aucune pertinence , c’ est comme s’occuper de qualité culinaire sur le Titanic alors qu’on a heurté le glaçon . Ce ne sont que des mesures de « pouvoir » supplémentaire opportunistes en vue d’une probabilité de société beaucoup plus « directive » …..juste des prémices .

      3. kercoz, quelque part je vous comprend,
        Mais si vous avez de meilleurs idées que celles du lien en question, raison de plus pour vous engager dans la réalisation de ceux-ci. Qu’avez-vous, qu’avons nous à y perdre?
        Par contre si vous mettez en relation la situation actuelle de notre société ou les idées énoncées dans le lien avec celle la tragédie du Titanic, alors là on rentre dans la logique de celle du choix de la manière d’affronter l’inéluctable (dans ce cas: le bateau va couler, beaucoup devront mourir). Qu’avez-vous, qu’avons nous à y perdre à affronter cela dignement?
        Cette page s’appelle « que faire? » et selon moi, se questionner ainsi équivaut à la recherche à se déterminer librement (le plus indépendamment possibles de causes extérieures) donc à cultiver et à développer sa puissance en toutes circonstances, c’est à dire à découvrir ce que l’on peut et donc ce que l’on sait et finalement ce que l’on peut espérer (ce dont on peut être digne de) en le faisant et en l’apprenant, par le fait d’être actif.
        La passivité est tout le contraire, me semble-t-‘il.

      4. Y’a Quelqu’un qui m’a dit : …..

        ////Mais si vous avez de meilleurs idées que celles du lien en question, raison de plus pour vous engager dans la réalisation de ceux-ci. Qu’avez-vous, qu’avons nous à y perdre?////
        Vous je ne sais pas , …Moi , mon temps !
        Tout comme les causes que l’on soutient sont des causes qui tombent …..Vivez si m’en croyez , comme vous le sentez et choisissez des positions suffisemment pragmatiques pour tomber de moins haut .

        ///dans ce cas: le bateau va couler, beaucoup devront mourir). Qu’avez-vous, qu’avons nous à y perdre à affronter cela dignement?///
        Parlez pour vous ..moi je prends une barque …meme sans moteur (peut etre une voile) .Pourquoi mourir ? La survie n’est pas sans attrait .

        ///Cette page s’appelle « que faire? » et selon moi, se questionner ainsi équivaut à la recherche à se déterminer librement (le plus indépendamment possibles de causes extérieures) donc à cultiver et à développer sa puissance en toutes circonstances, c’est à dire à découvrir ce que l’on peut et donc ce que l’on sait et finalement ce que l’on peut espérer (ce dont on peut être digne de) en le faisant et en l’apprenant, par le fait d’être actif.////
        Nous sommes d’accords et c’est ce je fais (plutot que je préconise..suis un peu vieux , et que fait mieux que moi des gens comme OLIVIER…..EUx ils « FONT » et vous vous attendez que l’on fasse pour vous !
        Quelque part je vous comprends …aussi , mais ceux qui attendent qu’ on fasse pour eux , risquent dans pas longtemps de n’avoir le choix que de l’uniforme .Parce qu’ils n’attendent que des solutions globales , ordonnées , policées ..

        ///La passivité est tout le contraire, me semble-t-’il.///
        Là c’est méchant , la démarche d’OLIVIER et d’autres , est loin d’etre passive , faut une certaine paire de C.. pour l’effectuer et s’éloigner des gadget que la soumission nous offre …sortir de la caverne a Platon c’est pas facile , meme si dehors c’est plutot le pied !
        Je ne voudrais pas vous tacler , mais « etre actif » ce n’est pas aller voter.

      5. Kercoz, merci pour votre réponse.
        Vous avez très bien dit vous-même: … »mais ceux qui attendent qu’ on fasse pour eux , risquent dans pas longtemps de n’avoir le choix que de l’uniforme .Parce qu’ils n’attendent que des solutions globales , ordonnées , policées .. »

        Je partage entièrement votre avis selon lequel la protection de l’environnement n’est pas une fin en soi . Un environnement sain n’est qu’une des conditions élémentaires du respect l’Homme et donc de sa liberté. C’est pour cela que je considère la protection de la nature comme un devoir évident auquel je me livre d’ailleurs volontiers (puisque ça fait 30 ans que je travaille avec elle).

      6. Au lieu de multiplier les terrains de sport désertés pour la plupart d’entre eux, on pourrait utiliser l’espace pour des potagers collectifs ou divisés en parcelles familiales .
        L’énergie éolienne est propre . Pourquoi est-elle si décriée sous prétexte de laideur et de bruit , surtout à l’extérieur des villes ?
        Pourquoi laisse-t-on EDF-AREVA récupérer le solaire ? Ce ne sont pas les toitures qui manquent .

  10. Peut-être faudrait –il aussi favoriser les avancées scientifiques dans le domaine entre autres de la microbiologie fondamentale (donc leur financement.. .toujours l’argent). Les microorganismes, bactéries et champignons, ont le potentiel en communautés mixtes pour transformer la cellulose en bio-éthanol, dépolluer en dégradant diverses molécules rémanentes toxiques, consommer le CO2 atmosphérique, rétablir les cycles géochimiques altérés, et même produire de l’électricité. Je pense parfois que le salut écologique de la planète passera par l’avancée des connaissances fondamentales de l’homme, tant biologiques que physiques. Et elle est hélas dépendante de l’état économique de la société et de la stratégie visionnaire (ou non, souvent) de ceux qui nous gouvernent (la science fondamentale coûte cher et ne rapporte rien à court terme ; seuls les pays riches pourraient la soutenir).

  11. En ces jours de grâce de l’an 2011, on reparle des grèves des mineurs de 1948…
    C’était le temps de la reconstruction où leur courage, leur dévouement, leur amnégation, se confondait aux revendications teintées de rouge.. C’était le temps où Robert Lacoste alors ministre de l’industrie? entendait peu ces revendications au droit le plus légitime, celui de travailler et de gagner sa vie plus dignement et plus justement. Le charbon était alors la ressource vitale du système économique qui n’aura mis que 2 ans à repartir après la guerre, au prix de ce dévouement.
    Aujourd’hui, nos dirigeants semblent oublieux de ces temps alors que le nucléaire s’essouffle comme en d’autres temps les ressources de charbon allaient elles aussi s’essouffler car trop peu « rentables » face à l’ouverture des marchés mondiaux, face à la mondialisation balbutiante.C’était alors l’hiver des charbonnages.
    Aujourd’hui, on nous dit que l’énergie nucléaire est la réponse face à nos besoin comme le charbon l’était alors.On nous dit qu »il n’y aura pqs d’hiver nucléaire après Fukushima »
    Que dire de l’amnégation des travailleurs japonais qui travaillent encore sur le site de Fukushima et qui payeront de leur vie le prix de cette amnégation..
    Alors à quand une grève des travailleurs des centrales viellies comme l’étaient les houillères…
    Etre silicosé ou être contaminé par la radioactivité, deux effets différents pour deux clés différentes à un même enrichissement pour une même catégorie de population, pour des besoins très similaires à deux époques différentes.
    Aujourd’hui les faits historiques se confondent encore à l’époque où politiques, historiens, sociologues et économistes se côtoient… à l’époque où les médias et le Grand Capital ne nous veulent que du bien… à l’époque où chacun de nous est en capacité d’avoir accès à l’information et est en capacité de comparer les faits du passé à ceux de maintenant…

  12. Petite précision: dans les propos rapportés d’A. Lauvergeon, il faut lire « il n’y aura PAS d’hiver nucléaire après Fukushima » et non pas « il n’y aura PQS d’hiver nucléaire.. » ce qui peut être compris comme PRESQUE pas… Certaines fautes de frappe sont anodines parfois, celle là ne l’est PAS!

  13. Terre a terre de ce matin sur les AMAP avec une AMAP pres de toulouse : 2Ha /210 paniers , plus de cents especes cultivées , 4 ou 5 personnes , 1 tracteur , 1 camion , 1 éthique
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-les-amap-association-pour-le-maintien-d-une-agriculture-paysanne-1-2011-10-29
    Pour lutter contre la dynamique globalisatrice : raccourcir les circuits
    On voit en ce moment le système a cliquet : pour sauver 1 pays , il faudrait plus d’europe …pour sauver l’ Europe , il faudrait plus de mondialisation ….

    1. Ouais, j’ai entendu ça, le maraîcher de Lavaur, ses 210 « parts » (qu’il préfère à « paniers ») pour 2 has et une quarantaine de paniers par part et par an, ses 100 variétés cultivées (et non espèces, Kercoz), ses quatre employés, etc.
      Mine de rien, ça nous fait 100 m2 par part, soit un tout petit jardin, mais aussi quatre à cinq salaires répartis sur ces 210 parts, soit une uth pour une quarantaine de consommateurs de legumes, soit grosso-merdo 100 000 euros pour 8000 paniers/an, soit 12,5 euros par panier, soit 500 euros par associé/part, à quoi il faut rajouter bien sûr les intrants, le transport, les amortissements, les intérêts, la TVA, assurances, impots et taxes, etc etc.
      Mouais… quand on sait qu’en 2009 la moyenne quinquennale des achats de légumes était de 156 euros par ménage (160 pour les fruits) pour 82 kilos patates comprises, on mesure l’écart entre le modèle GD et le modèle AMAP, comme entre les deux clientèles, enfin j’veux dire entre les consommateurs/clients et les consommateurs/associés…
      Les Amap généralisées en France sur le modèle du maraîcher de Lavaur, ça signifierait 300 000 hectares de maraîchage ultra-intensif, 600 000 emplois directs, 500 à 1000 euros par ménage soit 15 à 30 milliards de dépenses essentiellement pour bouffer des légumes. Mouais.

      1. Il y a des cotés positifs :
        -comme ds les cantines ou les restos ou tu te « force » a prendre le plat du jour et que tu es etonné d ‘apprécier des lentilles bien cuisinées . Là les gus bénéficient d’un « choix » imposé énorme de variétés
        -comme moi , je mange ce qui est produit ds l’instant (en ce moment choux brocolis et poireaux , épinards .. ) et je perdsl ‘habitude (et le gout) pour la viande .
        -solidarité en cas de pépin ..relationnel du patron qui bosse pour se valoriser et non pour valoriser son patrimoine
        des cotés négatifs :
        -fonctionnarisation …certains puisque payés dérivent en qualité
        – 210 paniers ça fait des paniers a plus de 2×20 bornes ….
        -2 ha c’est trop puisque ça induit 4 gus , 1 tracteur et 1 camion. c’est deja semi indus

        Pour moi la bonne surface serait familliale x 3 ou 4 , soit 2 ou 3 000 m2 , ce qui permet de se limiter a une motobineuse et qqs serres , travail en couple + intermitant sur besoin .pour une dizaine de paniers avec activité complémentaire .
        La distribution devrait se limiter a portée de vélo ou le marché local
        L’ are par panier , ce qui fait 2 à 4 personnes , me parait aussi tres faible , c’est faisable en permaculture , mais la permaculture n’est pas faisable sur 2 ha .
        En cas de Bug econo-energetique grave , ces modèles peuvent etre l’amorce d’ une possibilité de transition .Les gus ont l’air d’y trouver du plaisir .

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