LE JEU N’EN VAUT PAS LA CHANDELLE !, par François Leclerc

Billet invité.

Très précaire, une stabilisation de la situation semble pouvoir se dessiner sur le site de Fukushima Daiichi, ouvrant – si de nouveaux incidents majeurs n’interviennent pas – une longue période de plusieurs mois de difficiles et intensifs travaux aux résultats incertains. Ce qui s’en suivrait n’étant même pas encore annoncé.

L’objectif assigné par le gouvernement est de circonscrire et limiter au maximum les émissions radioactives de la centrale, dans la mer, le sol et l’atmosphère. Dans l’immédiat, Tepco s’efforce de rendre moins dangereux la poursuite des travaux par les ouvriers. Tout ceci est loin d’être atteint et reste un premier sujet d’incertitude.

Une deuxième inconnue subsiste – à la suite des premières explorations des bâtiments des réacteurs par des robots – quant à la possibilité d’interventions humaines en leur sein. Si cela se révélait impraticable, cela mettrait probablement en cause le projet d’installation de circuits parallèles de refroidissement des réacteurs et des piscines, puisque le rétablissement du dispositif d’origine est désormais écarté.

Impliquant alors, durant une longue période, la poursuite des opérations de refroidissement des réacteurs par les moyens actuels, dans des conditions précaires et avec des effets collatéraux non maîtrisés, dont une fuite d’eau hautement radioactive qui continuerait d’être alimentée et imprégner le sol avant de toujours se déverser dans la mer par des voies diffuses et non maîtrisées.

Un risque majeur continue par ailleurs de subsister : celui de défaillances de structures dont certaines sont déjà éprouvées, dont au moins une enceinte de confinement et une piscine, en cas de nouveaux séismes. La catastrophe rebondirait et serait grandement amplifiée, de très importants dégagements radioactifs dans l’atmosphère pouvant en résulter.

La succession des événements déjà intervenus démontre que de nouveaux incidents inattendus ne peuvent être exclus. Les opérations destinées à y faire face – lancées dans l’improvisation, vu l’urgence, un manque d’anticipation et une sous-estimation des difficultés – illustrent la nature extrême des difficultés rencontrées quand un incident nucléaire intervient. En raison de la contamination radioactive, mais aussi des enchaînements imprévisibles d’événements qui surviennent – même lorsqu’ils sont mineurs – tous porteurs de dangers potentiels importants. Il y a une échelle des incidents nucléaires, il n’y a pas de petits incidents nucléaires.

Tout au long de ces longues premières semaines, ont été mises en évidence les difficultés extrêmes rencontrées par l’opérateur et les experts de tous pays et origines à diagnostiquer la situation, un phénomène encore plus inquiétant, si l’on veut y réfléchir, que les rétentions d’information dont l’opérateur peut être suspecté, non sans raison vu les précédents qui ont été révélés.

Toux ceux qui ont suivi au jour le jour l’évolution de la situation ont pu ressentir un même sentiment : les acteurs de la catastrophe étaient largement démunis et dépourvu de moyens. Mesurant combien étaient dérisoires ceux qui étaient rassemblés à la hâte en regard de l’ampleur des dangers.

Une autre comparaison mettant en évidence une même disproportion s’est également imposée, au vu des certitudes affectées par tous ceux qui, après avoir manifesté leurs alarmes, se sont repris pour minimiser et relativiser les événements, puis allumer des contre-feu destinés à l’opinion publique.

Un bilan, même provisoire, est tout à fait prématuré : rien n’est terminé, tout reste encore a établir et à maîtriser, sans que cela soit du domaine réservé aux seuls physiciens atomistes. Le 25ème anniversaire de Tchernobyl est venu démontrer -s’il en était besoin – que l’échelle de temps de l’industrie nucléaire impose de garder longtemps ouverts les dossiers que ses acteurs intéressés préféreraient refermer au plus vite.

Il est déjà établi qu’on sera passé au mieux tout à côté d’une apocalypse nucléaire. Dans le grand tourbillon oublieux de l’actualité, la catastrophe de Fukushima doit conserver toute cette dimension, afin qu’il en soit tiré la seule conclusion qui s’impose : le jeu n’en vaut décidément pas la chandelle. C’est la troisième fois que cela nous est signifié, faudra-t-il une quatrième pour qu’il en soit tenu compte ?

Voir ici les dernières mises à jour à propos de la situation sur le site de la centrale.

Partager :

173 réflexions sur « LE JEU N’EN VAUT PAS LA CHANDELLE !, par François Leclerc »

  1. @Yvan

    Vivez à la bougie, ça nous fera des moines en plus.

    Voilà un argument qui commence à me gonfler.

    1. Olindes, je dois avouer que l’argument est nul.
      Mais n’est-il pas du même niveau que ceux des anti-nucléaires purs et durs..??

      Cette technique, le nucléaire, j’ai pu en tester le sérieux. En tout cas en France.
      Et, même si tout est toujours perfectible, même si les déchets sont un gigantesque problème que j’ai découvert en même temps, je te pose franchement la question : le pétrole, le gaz ou toute énergie qui produit du CO2 est-elle moins « nocive ». (à moyen comme à long terme, d’ailleurs)
      Car même sans être climatologue, il n’est pas non plus difficile de constater les changements climatiques. Et nous n’en sommes qu’au début.

      Alors, c’est sûr. Il n’y a pas de solution miracle actuellement.
      Mais raison de plus pour tout considérer sereinement et sans parti pris.

      1. Ce qui me gêne dans l’argumentaire des gens « raisonnables » c’est qu’ils ne sont raisonnables que d’apparence. Est-ce raisonnable d’encombrer des villes avec un mastodonte de 8 m3, à traction intégrale, qui pèse 2000 kg et qui consomme 15 litres pour transporter un bonhomme de 80 kg ? Pourtant ce sont souvent ces gens « raisonnables » qui l’utilisent. De l’énergie ? Oui, mais pour quoi faire !

      2. Pourtant, en ville, en tout cas à Marseille,
        même lorsque la ville est en grands travaux, soit fatalement embouteillée, les tickets de bus et de métros continuent d’augmenter,
        de plus celui qui fait l’effort de garer sa voiture pour marcher à pieds doit payer de plus en plus cher, plutôt que de la prendre est racketé en ticket de parc-mètres
        Bref, pour le dire franchement, je ne vois-là, aucune volonté politique qui viserait réellement et sérieusement à réduction de la pollution urbaine des gaz d’échappement, mais seulement des mesures à la faire-valoir et du faux-semblant de green-washing, dont l’intérêt supérieur est d’abord de faire du fric, toujours plus de fric, encore plus de fric
        Les gros 4×4, les grands yatchs, le transport de n’importe quoi n’importe où sans nécessité, les usines qui déménagent, et co, ne sont pas des vecteurs de pollution pour le greenwashing
        dont l’esprit peut quelque part se résumer ainsi « un seul énorme, m-as-tu-vu, hyper polluant gros 4×4, pollue bien moins que plein plein de petites voitures (et de taxer toutes ces petites gens, ça peut faire de très, très, gros bénéfices…) « 

  2. on est passé à un cheveu d’une catastrophe inouïe, bien supérieure à Tchernobyl et le post accident va être particulièrement délicat à gére

    On est toujours à un cheveu (et même plus que jamais) et on est loin d’être dans la phase post accidentelle (toujours dans la phase accidentelle).
    Quant au « cheveu », encore fait il définir ce qu’il représente : Le sensationnalisme d’une explosion majeure ou une contamination sur le long terme/très long terme ?

    D’autre part, il est beaucoup trop tôt pour s’essayer à ce genre de conclusion. Il y a un fossé entre la (non / sous) médiatisation de l’évènement et les faits ou l’évolution réelle des faits. Ce n’est pas parce que on ne parle pas/plus de quelques chose ou que visuellement ce quelque chose semble « mort » …que c’est réellement le cas !
    N’appelle t’on pas la radioactivité « le mal invisible » ? A Fukushima elle n’aura jamais si bien porté son nom dans tous les sens du terme, autant médiatiquement que « humainement » et scientifiquement parlant !

    Quelques chiffres non publiées par l’AIEA donneront une idée (en vrac et parmi les plus significatifs) :

    – 3 corium :
    71% du coeur du réacteur n° 1,
    44% du coeur du réacteur n° 2,
    32% du coeur du réacteur n° 3
    soit un total d’environ 130/140 tonnesde masse active (on ne connait pas la masse totale mais pour donner un ordre d’idée, à Tchernobyl le corium faisait 195 tonnes pour 50 tonnes environ de masse active)
    Ces pourcentages sont établis à partir de divers relevés de radioactivités et d’éléments à différents endroits et recoupés avec d’autres données comme la température, les types d’éléments émis et leurs taux respectifs, les ou non émissions neutroniques etc…

    A ça il faut ajouter le combustible fondu dans les piscines dont on ne sait pas grand chose et dont on ne peut modéliser les effets et conséquences par manque de données et de temps pour le faire.

    – Les sous-sols du réacteur 1 semblent secs.

    – Dans le surge-tank de la tranche 2, on relève
    160000 Bq/cm3 de Cs-134,
    150000 Bq/cm3 de Cs-137
    4100 Bq/cm3 de I-131.
    Ces chiffres ne laissent aucun doute sur l’origine des éléments : une dégradation continue et régulière des combustibles usés.
    Il est fort probable bien que les chiffres ne soient pas publiés, que la température des piscines doit être élevée (sans doute pas loin de l’ébullition et donc, avec une ébullition en périphérie des barres stockées et sans doute des émissions d’hydrogène dues à la radiolyse et la thermolyse)
    Si on prend en compte le volume des piscines, les combustibles stockés et les débits annoncés, les modélisations donnent une température des piscines d’au moins 80°, sachant que l’ébullition périphérique débuterait au delà de 60° relevés en surface.

    – Il y a 25.000 tonnes d’eau sous ce réacteur. A peine 10.000 tonnes pourront être pompées. Il faudra environ 1 mois pour cela.
    Un rapide calcul donne donc environ 0,65 PBq en césium rien que pour l’eau des sous sol du réacteur 2 !!!!
    (pour rappel : 1 Peta Bequerel = 10 puissance 15 Becquerel par unité de masse).
    Les robots n’ont pas pu visiter l’ensemble du sous-sol en raison d’un taux d’humidité proche de 100% (vapeur…) qui a entravé leur fonctionnement et la visibilité.

    – Les sous-sols du réacteur 3 sont inaccessibles par les robots, les explosions ayant endommagé tous les accès mais à l’entrée et malgré les débris faisant écran, 330 msv/h ont été relevés !!

    – 5 mètres d’eau sont présents dans les sous-sols du réacteur 4 (à l’entrée). Il est pour le moment, impossible d’évaluer le volume total compte tenu qu’on ne connait pas l’étendue de l’inondation. Aucun pompage n’est envisagé dans un futur proche. Aucune donnéesur la contamination de cette eau n’a été fournie.

    – Depuis début avril, le site rejette 1TBq par heure en continue dans l’atmosphère (données de TEPCO mais voir ci-dessous**).
    D’après les courbes de décroissance de la radioactivité, aucune amélioration ne peut être espérer avant 300 jours (considérés depuis le début de la catastrophe).
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi10.jpg
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi11.jpg

    – Dans l’eau de mer, des variations d’activités dans un facteur 5 à 8 continuent d’être enregistrées à la sortie du site. Ces variations ne peuvent s’expliquer que par des bouffées d’activité.
    Il serait intéressant de comparer ces variations avec la fréquence et le moment de survenue des bouffées neutroniques. Aucun parallèle ne semble être fait par TEPCO ???

    – Dans les sols, dans et hors de la zone évacuée, les taux sont stables. On auraient pu (du) s’attendre à une décroissance progressive au moins dans la zone > 30 kms. Ceci laisse penser que soit les éléments contaminants sont majoritairement des éléments à longue durée de vie ou que la contamination des sols est également continue et régulière.
    Ci dessous les relevès MEXT dans et hors de la zone des 30 kms :
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev12.jpg
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev13.jpg

    En résumé : Sans parler des piscines dont le sort en est jeté (contraint à maintenir un niveau, espèrer une stabilisation en température…. et attendre),
    En ce qui concerne les réacteurs, on en est à la « situation inverse » de Tchenorbyl x 3, à savoir :

    – 3 coeurs fondus dont 1 en totalité (70% pour le réacteur 1).

    – Les coeurs continuent à fondre (mi mars, 70% 30% et 25% étaient les chiffres annoncés par TEPCO – 71, 44, 32 aujourd’hui). Certes, la fusion a ralenti (c’est le moins qu’on puisse espérer de toute l’eau déversée) mais la situation est toujours incontrôlée.
    De plus, Yukio Edano (porte-parole du gouvernement japonais) a reconnu officieusement que
    « Les cartouches sont entrées en contact avec l’eau qui sert à refroidir le réacteur. Les cartouches fondues ont traversé le métal de la cuve du réacteur n°2. L’incompétence de l’exploitant de la centrale, indigne la population. »
    Comme l’indiquait un sénateur américain, au moins un des réacteur a sa cuve percée. L’annonce officieuse de Yukio Edano semble d’ailleurs la source de ce sénateur !

    – A Tchernobyl, la totalité de la radioactivité avait été rejetée dans l’atmosphère et en un laps de temps bref.
    Moins de 20 jours après l’explosion, la radio-activité ambiante était revenue a des valeurs « acceptables » (1 à 2 Röntgen).
    – A Fukushima, la majeure partie est encore contenue dans les enceintes ou dispersée dans les sols, eaux, océan… Pour le moment, environ 10% de la contamination est atmosphérique mais celle ci est continue et régulière avec, en plus, des bouffées neutroniques (données admises officiellement jusqu’au 24 avril, voir plus bas**).
    Il faudra environ 300 jours (270 exactement en théorie d’après les courbes) pour arriver à une décroissance significative …d’où les 9 mois évoqués par les autorités japonaises et 6 mois ou 180 jours correspondant à la période où la radioactivité commencera à décroitre doucement).
    A noter toutefois que cela ne concerne pas la radioactivité déjà présente (débris, eau etc….) mais concerne uniquement les émissions. Celles-ci devraient décroitre à partir de la fin de l’été et se stabiliser à des valeurs « acceptables » à la fin de l’automne (sauf si reprise de criticité).

    ** Depuis, les autorités japonaises ont ré-évalué les taux émis en aérien à environ 155 puissance 12 Becquerel (155 teraBecquerel) soit plus de 150 fois supérieurs à ceux annoncés jusqu’à présent qui donnaient des taux de l’ordre de 1 TBq (erreur de calcul, paraît il !!)

    http://enenews.com/daily-radioactive-release-from-fukushima-is-150-times-higher-than-previously-announced-154-trillion-becquerels-released-everyday

    Cette dernière annonce change beaucoup de choses car 1 TBq par heure, donnait un taux cet automne (soit 6 mois après l’accident et le début de la période espérèe de décroissement de la RA) de l’ordre de 1,5 à 2 Pbq rejetés ce qui, par rapport aux taux de Tchernobyl, est « minime » (Tchernobyl c’était au total de l’ordre de 85 PBq de césium 137)
    Si on considère le Césium (l’Iode ayant une 1/2 courte), cet automne, les taux rejetés en aériens à Fukushima seront donc, non pas de 1,5 à 2 PBq mais de l’ordre de 200 à 300 PBq soit de l’ordre du triple de ceux de Tchernobyl !!!
    Bizarrement, cette « erreur de calcul » dont les conséquences sont pourtant essentielles quant aux décisions à prendre relativement aux contaminations des populations locales, a été passée sous silence par la quasi totalité des médias !!

    – A Tchernobyl, le refroidissement du corium avait été envisagé « par le dessous » : une dalle de béton avait été coulée sous le réacteur grâce à une galerie creusée par des mineurs. Cette dalle aurait été refroidie à l’eau ou à l’azote (cette solution n’avait pas été nécessaire, les largages de bore, borax, plomb…avaient été « suffisants » pour éteindre le corium, avant).
    – A Fukushima, on refroidit « par le dessus » :
    L’ensemble de la dalle/confinement est refroidi en maintenant un niveau d’eau dans l’enceinte.
    Ca n’influe en rien sur le corium lui même mais ça freine ou « stoppe », son avancée.
    Le problème est que cette solution se doit d’être « perenne » (des mois voire des années) pour être valable, en supposant que l’intégrité structurelle des enceintes soit conservée.
    Durant tout ce temps des émissions d’hydrogène auront lieu (donc des risques d’explosion) et donc l’injection d’azote doit être permanente ainsi que la circulation d’eau et donc des solutions de pompage/stockage devront être trouvées.

    Les inconnues :
    Compte tenu :
    – que l’on ne n’a plus de données sur les apports d’eau douce (barges…),
    – que les volumes d’eau utilisés sont 15 à 20 fois inférieurs à ce qu’ils sont théoriquement nécessaires : TEPCo annonce 20.000 m3 par réacteur sur 20 jours ce qui fait environ 40 m3/h…soit dit au passage, sans commune mesure avec les 6 à 9 m3/h annoncés par ailleurs, également par TEPCO !!??
    ce qui ferait alors pas loin de 100.000 m3 depuis le début des opérations contre 60.000 annoncés.
    – que de l’iode 131 est retrouvée dans l’eau des piscines (notamment celles du réacteur 4, en quantités importantes),

    il est logique de penser que l’eau des piscines est « vidée en douce » dans l’océan et/ou que TEPCo réutilise l’eau pompée dans les sous-sols (donc fortement radioactive) pour remplir les piscines et/ou que TEPCO utilise les piscines comme « échangeur thermique » (évaporateur) …ce qui, dans un cas comme dans l’autre (ou les deux ou les trois), serait le comble de la « connerie » !

    1. Wééé !! Gouwy est revenu de vacances ! Avec de bonnes nouvelles apparemment ^^
      Bon, ok, c’est pour rire…
      Cependant, il n’y aurait pas une petite erreur qui fausse tous les calculs ?
      Si je ne me trompe pas (sinon, frappez-moi ou pendez-moi par les pieds), il semble qu’il s’agisse de 1TBq par HEURE et 155 TBq par JOUR (24h).
      Si c’est bien le cas, le ratio n’est plus de « plus de 150 fois supérieurs à ce qui a été annoncé » mais de « environ 6.5 fois supérieur »…

      Fukushima seront donc, non pas de 1,5 à 2 PBq mais de l’ordre de 200 à 300 PBq soit de l’ordre du triple de ceux de Tchernobyl !!!

      Serait peut-être aussi à revoir si effectivement, y’a bien une erreur ?
      🙂

      1. J’ai bien précisé que je parle pour les éléments à longue durée de vie (césium essentiellement). J’élude l’Iode dont les taux ne sont pas significatifs sur des termes de plusieurs semaines voire même quelques jours puisque sa 1/2 vie est de 8 jours.

        A Tchernobyl, l’Iode 131 a été rejetée dans des proportions de l’ordre de 1800 PBq en moins de 15 jours. Cet élément n’a donc pas pu, durant toute la durée de la phase accidentelle, décroître dans des proportions très significatives (juste de moitié en toute théorie).
        A Fukushima, les émissions sont permanentes et régulières. Les taux d’Iode se stabilisent donc en fonction du rythme de leur émission et de leur décroissance.
        Pour cet éléments (et tous ceux à vie courte), effectivement, Fukushima est « ridicule » par rapport à Tchernobyl.

        Il ne faut pas tomber dans les pièges médiatiques des annonces de TEPCO qui jouent sur le flou et l’incompréhension pour laisser planer des doutes.
        Après avoir été obligés de reconnaître une « erreur de calcul », ils ont expliqué cette erreur par le fait qu’ils intégraient aux calculs des taux émis au total, les éléments à vie courte sans considérer les temps de décroissance des éléments (ils mettent tout dans le même sac !)

        Effectivement alors, compte tenu que l’Iode est émis dans des proportions bien supérieures au césium (environ 20 pour 1) mais que cet élément est divisé par 2 tous les 8 jours, on peut alors dire les choses de 2 façons :
        – Soit que les taux sont stables voire diminuent (car en valeur absolue et à un moment donné, le césium devient alors « négligeable » par rapport à l’iode : 20 fois moins !)
        – Soit que l’erreur de calcul sur un laps de temps donné n’est pas d’un facteur 150 mais de seulement 6 en changeant d’unité (heure au lieu de jour : 150 / 24 = 6,25 !!!)

        Mais, considérant uniquement les éléments à vie longue, il n’y a pas d’erreur. Les éléments présents aujourd’hui et qui continueront à être émis dans les jours, semaines et mois à venir, seront présents dans les mêmes proportions dans 9 mois …et encore dans 10 ans !
        Pour les éléments à longue durée de vie, les rejets seront bien de l’ordre de 3 fois ceux de Tchernobyl (avec les données actuelles et sous réserve que TEPCo ne découvre pas une autre erreur de calcul!)

        Mais comment pourrait il en être autrement ?
        – Tchernobyl : 1 réacteur – 90 tonnes d’Uranium dont 1/3 usé à 85%dans le réacteur (le 1/3 usé allait être changé dans les semaines à venir) – 400 kgs de PU issus de la recapture neutronique.
        90 tonnes en piscines.
        Dégradation du coeur : 100% (environ 50 tonnes en corium et 40 tonnes en débris rejetés par l’explosion)

        – Fukushima : 3 réacteurs – >250 tonnes d’U et +- 11 tonnes de PU (Mox + recapture) dans les réacteurs. Le 1/3 le plus ancien avait moins de 6 mois, le plus récent quelques semaines …donc présence de PU239 !).
        En moyenne sur les 3 réacteurs, fusion à environ 50% (71-44-32) soit +- 130 tonnes en corium et le reste en « soute » (+- refroidit mais toujours actif)
        – > 1500 tonnes en piscines, toutes les barres dégradées, partiellement fondues (on ignore le rapport, l’importance des coulées et leurs conséquences passées ou à venir) dont une partie en MOX et J-MOX dont on ignore le pourcentage en PU.
        Si on considère (c’est juste pour donner une idée des grandeurs possibles) que les stockages ont fondu a « seulement » 5% en moyenne dans les 12 bassins, ça fait quand même 75 tonnes soit 1,5 x Tchernobyl « en plus » !
        – TRES probable(s) reprise(s) de criticité (bouffées neutroniques, iode 131 en augmentation ou stable, présence de chlore 37 etc…)

        Pourquoi et comment les accidents de Fukushima pourraient ils être « moins importants » que Tchernobyl ?
        Ils le sont en ce qui concerne la contamination aérienne « instantanée » et pour les éléments à vie courte mais c’est tout !

        La « chance » des japonais est d’avoir jusque là, pu éviter une fuite aérienne majeure, impossible à cacher, en maintenant les confinements béton, en « stockant la RA » dans l’eau déversée par milliers de m3, en « déviant » une partie des éléments radioactifs vers les sols (arrosages) et l’océan (vidage des piscines ou des sous-sols…)….et en jouant sur les annonces médiatiques.

        Mais en absolu et dans les termes (années et décennies à venir), même en l’absence d’évènement à sensation genre explosion majeure, Tchernobyl paraîtra comme « un pétard mouillé » quand on parlera de Fukushima comme TMI a paru « ridicule » quand est survenu Tchernobyl !

      2. Merci Gouwy….
        C’est plus clair… vous pouvez me pendre par les pieds…
        😉
        Je me disais aussi qu’il y avait un truc (notamment au vu des quantités énormes de combustible actif % à Tchernobyl)… c’est nettement plus clair avec vos précisions…
        J’espère au moins que ces éclaircissements ont profité à d’autres ^^

    2. C’est terrifiant ce que vous écrivez là, les terra becquerels etc. Je me doutais bien aussi que cela prenait cette allure !!!

      1. Je vous rassure, il reste une unité au dessus du Péta P (10 puissance 15) : l’Exa E (10 puissance 18) , après je n’en connais plus .

        Selon une étude de l’OCDE parue en 2002 , les rejets totaux de Tchernobyl en 10 jours de crise ont été de 4.055 EBq !

    1. Oui eh bien, ils vont lentement empoisonner toute la planète…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Becquerel

      Le becquerel (symbole : Bq) est l’unité dérivée du Système international (SI) pour l’activité d’un radionucléide[1] et correspond à une désintégration par seconde. Elle est homogène à s-1, l’inverse de la seconde[1].

      Activité d’une source

      Le becquerel (sans autre unité) caractérise l’activité d’une source globale :

      * Être humain : un individu de 70 kg a une activité de l’ordre de 8 000 Bq dont 5 000 dus au potassium 40 ;

      =================

      C’est beaucoup trop ! nous détruisons notre propre adn avec cette saloperie radio active… je tombe des nues je savais même pas que j’ai 8000 désintégrations par seconde…

      Le potassium 40… et puis quoi d’autre.

      Ce monde est une vraie folie à la longue, tout ce qui existe ne cherche qu’à nous tuer.

      1. N’ayez crainte Lisztfr !
        Personne à ma connaissance ne s’est encore suicidé à coup de bananes… et même si c’était le cas, le Chlordécone contenu dans ces fruits aurait une efficacité plus grande que le potassium 40…
        On vit depuis toujours avec ce radio-élément, le corps a eu le temps d’apprendre à gérer la situation, respirez un bon coup et ne vous en faites pas trop…
        😉

  3. J’ai toujours pensé qu’un monde de fous ne devait pas toujours jouer avec l’atome.

    Quand on aime que la science on en devient même autant commercial et absolu qu’autrui.

    Après tout la terrre est grande d’autres petites zones interdites de plus ce n’est pas non plus bien grave pour l’humanité en sursis.

    La science marchande est encore comparable à un Dieu dominateur.qui n’acceptera jamais que l’homme puisse mieux s’en passer pour moins avoir froid ou chaud.

    Le plus terrible c’est que même les médecins à travers la science se mettent à fonctionner
    de plus en plus comme des machines et les commerciaux, bref sans aucun états d’âmes.

    C’est vrai la science est une chose merveilleuse tant qu’elle puisse toujours nous éblouir et
    nous épater constamment, vouloir par exemple faire descendre davantage le feu du ciel sur
    la terre des hommes, et puis pourquoi pas mieux refaire la météo du ciel pour demain.

    La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes.
    [Jean Rostand]

    Le paradoxe de la science est qu’il n’y a qu’une réponse à ses méfaits et à ses périls :
    encore plus de science ( et de commerce à la fois ) . [Romain Gary]

    Quand les êtres réclament surtout plus de science c’est surtout avant tout pour plus de vanité et déformation humaine en société, J’ai ceci tu ne possèdes pas encore cela sur toi.

    La sagesse ne consiste pas plus dans la science que le bonheur dans la richesse.
    [Louis François Boufflers

    Dans son puits de science, il n’y avait en réalité pas d’eau fraîche. [Jules Renard]

    Oui la science peut-être tout autant inhumaine et bienfaisante pour l’humanité.

    De toutes les morts, la mort atomique est la moins chère… [Pierre Messmer]

    1. Merci Jérémie pour toutes ces citations…Je choisis la dernière :
      « De toutes les morts, la mort atomique est la moins chère… »[Pierre Messmer]…
      La seule au fond, qui soit la plus concluante sur les intentions de ceux qui nous gouvernent actuellement.
      Bonne journée.

      1. Hum je partage votre impression,

        Je suis de plus en plus convaincu que nos élites mondiales veulent davantage mener l’humanité en esclavage ou alors dans les enfers, oh bien sur à travers tout ceci et cela de
        plus à l’image nous n’en voyons pas encore très bien nettement la dernière séquence finale.

        Dans ce monde surinformé par la désinformation perpétuelle à outrance, on s’empresse surtout d’évacuer continuellement les nouvelles images qui nous dérangent, quitte même
        à vouloir davantage se mettre à dos tous les peuples de la terre et la nature.

        Manquerait plus alors que le ciel nous tombe davantage sur la tête, mais quel grand suspense pour l’humanité de plus en plus en péril, là c’est sur le grand commerce mondial des êtres en prendrait alors un sacré coup dans l’aile ou le buffet.

        Vous savez quoi je ne crois plus guère en cette bien folle civilisation commerciale, je pense même que c’est pour très bientôt le prochain grand chantage de plus des êtres en société.

        N’ai-je pas raison de me lamenter sur ce que l’homme a fait de l’homme ? [W Wordsworth]

        La plupart du temps, on ne résout pas les difficultés ; on les déplace, comme la poussière.
        [Aymond d’Alost]

        Je suis poussière et je retournerais à la poussière sans même avoir pu faire quoi que ce soit.

        Si l’homme savait ce qu’est le tonnerre, il deviendrait cendre et poussière. [Anonyme]

        Quand viendra la fin, ne va pas à la poussière va aux étoiles ! [Antun Branko Simic]

        Les poussières qui s’amassent forment une montagne. [Proverbe japonais]

      2. De rien,

        Hum je suis de plus en plus convaincu que les méchants maîtres du monde veulent davantage conduire l’humanité en esclavage, à quand l’autre grand chantage de plus à l’égard de l’homme.

        N’ai-je pas raison de me lamenter sur ce que l’homme a fait de l’homme ? Wordsworth W

        Le monde actuel n’est en fait qu’une gigantesque entreprise de démolition caractérisé.

        A toi aussi bonne soirée.

  4. @ Gouwy
    Votre contribution devrait être considérée de salut public ! Nulle part à ma connaissance, pour l’instant, sur le web en français, on ne peut trouver de synthèse de cette précision et de cette qualité sur ce qui se passe ou se passerait en ce moment sur le site de Fukushima.
    Merci infiniment ! Il est en effet plus qu’inquiétant de risquer de se retrouver sans votre éclairage sur la situation tellement il est patent que c’est l’omerta qui règne dans les média et même au niveau des différentes « autorités » ASN et IRSN, qui se « contentent » d’omettre de nous informer !

  5. bonjour tout le monde…
    or donc, Gouwy is back again et a profité de ses vacances pour « recharger ses accus » 😉
    bon, je fais peut-être un HS, mais je suis TRES TRES intrigué par les 3 photos publiées dans le Télérama de cette semaine (n°3197), pour illustrer un article sur les 25 ans de Tcherno (pages 42 & 44) et un docu sur Arte (Tchernobyl forever) page 104… il s’agit de photos légendées « …image inédite prise clandestinement », représentant notamment « un technicien [évoluant] à quelques seulement (!) mètres du réacteur » et surtout « du combustible transformé en lave sous l’effet de la fusion, qui tombe en poussière au risque de provoquer une explosion »… outre le fait que je ne comprenne pas comment c’est possible, j’ai l’impression de visualiser la mort… Bref : quelqu’un pour expliquer ?
    merci d’avance Christophe

    1. Je ne comprends pas bien votre question.
      Si c’est le fait qu’un militaire commandé (pas un technicien) évolue sur ce qui reste du toit du réacteur, donc à quelques mètres du « gouffre nucléaire » qui vous intrigue et vous paraît impossible ou impensable …et bien oui, c’était bel et bien le cas.
      mais ces militaires travaillaient 45 secondes (je dis bien 45 secondes) sur le toit avant d’être évacués.
      Pendant ces 45 secondes, ils recevaient une dose de 5 ans en zone rouge d’une centrale européenne.
      Normalement ils ne devaient faire qu’un seul « passage » sur le toit mais faute de main d’oeuvre, certains y sont retournés 5 fois !
      Malgré tout, 90% d’entre eux sont morts dans les quelques mois ou années qui ont suivi et « bizarrement », pas forcément ceux qui y étaient allé plusieurs fois !! ??

      1. >christophe

        J’ajouterai à la réponse de Gouwy que non seulement ils l’ont fait, mais en plus nombre d’entre eux étaient volontaires.

        Et certains étaient membre des unités de décontamination nucléaire de l’armée soviétique et donc connaissaient parfaitement ce qu’ils faisaient.

        Ces russes ont été des héros.

      2. Bonjour Gouwy… non : les questions que je me pose sont beaucoup plus « naïves ».. tout simplement : comment peut-on photographier un corium (c’est bien ça ?) avec ce rendu (on dirait une oeuvre allégorique, et pas forcément la réalité…) et/ou ce piqué (les photographes me comprendront) alors que j’imaginais l’endroit littéralement infréquentable (et votre 1ère réponse me le confirme..) que ce soit pour des human beings ou des robots bardés d’électronique (l’éléctronique ne résistant pas aux radiations ?)
        merci pour votre sollicitude et votre patience dans tous les cas…
        Christophe

      3. ….suite….
        d’autre part, j’ai interprété la photo du bonhomme comme une intervention RECENTE sur le réacteur de Tcherno… et pas comme un image d’archive datant de 1986 comme vous semblez le suggérer… non ?

      4. …et bien sûr, ces liquidateurs ne figurent pas dans les chiffres « officiels », ce qui permet à certains d’affirmer avec l’aplomb indécent de toute mauvaise foi, que l’accident de Tchernobyl a tué 40 personnes… donc : même pas grave par rapport aux mines de charbon….
        >_<'

    2. je n’ai pas vu les images, et il faut se méfier des journalistes qui ont le raccourci spectaculaire et n’y connaissent rien.
      « un technicien [évoluant] à quelques seulement (!) mètres du réacteur »
      si ça se trouve c’est derrière plusieurs mètres de béton, de toutes façons le réacteur est vide. la zone reste contaminée mais le gars n’est pas obligé de rester longtemps.
      « du combustible transformé en lave sous l’effet de la fusion, qui tombe en poussière au risque de provoquer une explosion »
      la partie la + active du combustible, la + chaude et la + liquide, s’est rassemblée en lave, c’est le corium. depuis il s’est refroidi et solidifié.
      sans doute que des débris se détachent, mais je ne vois pas pourquoi il y aurait un risque d’explosion.

      comment peut-on photographier un corium avec ce rendu et/ou ce piqué alors que j’imaginais l’endroit littéralement infréquentable
      avec un app photo autofocus de bonne qualité… sans doute porté par un robot télécommandé pour éviter une forte dose de radiations.

      des robots bardés d’électronique (l’éléctronique ne résistant pas aux radiations ?)

      faut pas croire qu’un robot non protégé s’arrête à la moindre radiation, et il doit y en avoir de blindés sur le site. il existe aussi de l’électronique qui n’est pas sensible aux radiations.

      1. @ Youpi..
        voilà, c’est exactement ça.. c’est donc quoi cette photo page 44 ? le corium APRES qu’il se soit (un peu) refroidi ? en parlant de refroidir, ça fait froid dans le dos non ? je parlais d’oeuvre allégorique un peu plus haut… un cliché qui ravira les vulcanologues, je crois.. ou encore les spéléologues tant il me fait penser aux empilements calcaires que les siècles ont laissés dans nos grottes bien connues.. bref…
        @ HP..
        il n’en demeure pas moins que la photo n’a sûrement pas été prise avec n’importe quel « autofocus » même « de bonne qualité »… compte tenu du piqué rendu, sans parler des conditions d’éclairage certainement pas optimales.. etc.. Hasselblad lunaire ? bref encore..
        @ Gouwy..
        ok.. on imagine bien ce que ça pourrait donner avec + de 100 tonnes de combustible.. donc sur le document que vous fournissez, le corium EST EN FUSION.. par conséquent sur la photo de Télérama, c’est un corium APRES refroidissement.. CQFD..
        merci à tous d’avoir tenté de me répondre..
        Christophe

  6. Je regarde tous les jours la carte du passage du nuage de Fukushima au-dessus de l’hémisphère nord
    http://transport.nilu.no/browser/fpv_fuku?fpp=conccol_Xe-133_;region=NH

    Question : pourquoi ce nuage radioactif semble-t-il toujours moins dense au-dessus de la France et de l’Espagne ? C’est curieux .
    Les commentateurs de ce site nous conseillent quand même de manger cet été des légumes cultivés sous serre et de boire de l’eau puisée directement dans la nappe phréatique, pas de l’eau minérale , Ah nos bons vieux puits ! Et dire qu’on veut nous gâcher nos nappes phréatiques pour extraire du gaz de schistes .
    Vive nos bons vieux

    1. Je pense que c’est justement parce que c’est un nuage !
      Si vous avez un anticyclone au dessus de la tête, c’est que le temps est sec, donc pas de nuage, radioactif ou pas.
      On en vient à espérer une bonne sècheresse !

  7. Pour ceux qui se demandent à quoi ça ressemble …

    http://i61.servimg.com/u/f61/16/11/59/32/screen10.jpg

    Une image prise lors des essais de mise au point des dalles céramiques à Cadarache.
    A gauche le corium sur la céramique. Il est stable.
    A droite le corium sur du béton. Les bulles sont dues au béton qui fond.

    Bien entendu, la masse est ici petite par rapport à celle que l’on trouverait dans un réacteur en fusion. Je ne me souviens plus du poids exact mais rien à voir avec les 50 ou 100 tonnes d’un réacteur. Néanmoins, ça donne une idée.

    1. C’es quoi l’échelle : le Mètre carré grosso modo ?
      (et c’est vu derrière de gros hublot ? ou c’est du corium « pour rire » juste chaud sans radioactivité ? )

  8. @ Gouwy
    Vous nous aviez manqué .. oui

    @ Tous : Ai retrouvé support papier de traduc que j’avis faites sur : Générateur de Vapeur +
    des docs sur Tchernobyl ..
    Bien sûr, y a des trucs sur des CD de sauvegarde .. mais ..

    Me suis toujours pas remis de mon déménagement an dernier + des vidages d’appart suite à 2 décès dans ma famille

    Je plains les japonais ..

    Combien de Français ( je parle des  » beaufs.. pas de ceux qui ont l’esprit ouvert.. bien sûr) pensent un peu au Japon ??
    Si ça arrivait en France.. sacrés français … !!

    Le dossier FUKU des intervenants sur ce site doit s’étoffer sec .. me trompe je ??
    Bon am

  9. Vous nous indiquez que « c’est la troisième fois que cela nous est signifié ». En fait, non, c’est la quatrième. Mais la catastrophe de Kyshtym, en Russie en 1957, a été tenue secrète très longtemps, malgré son classement en niveau 6 sur l’échelle INES.
    Voir l’article sur Wikipédia
    Bonne soirée.

Les commentaires sont fermés.