LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 22 AVRIL 2011

En France, la prime de 1 000 € pour les salariés des entreprises dont les dividendes sont en hausse.

Le prix (2010) : pp. 97-163 ; 229-236

Le capitalisme à l’agonie (2011) : pp. 30-34

Réponse à un commentateur : « La mesure doit faire partie d’un paquet de mesures allant dans le même sens, et empêchant les échappatoires : cela doit s’accompagner de l’interdiction des stock options et du rachat par une entreprise de ses propres actions ».

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396 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 22 AVRIL 2011 »

  1. Fernando Pessoa – Nombreux sont ceux qui vivent en nous (Vivem em nós inúmeros, 1935)
    Si je pense, si je ressens, j’ignore
Qui est celui qui pense, qui ressent.
Je suis seulement le lieu
Où l’on pense, où l’on ressent.
    J’ai davantage d’âmes qu’une seule.
Il est plus de moi que moi-même.
J’existe cependant
À tous indifférent.
Je les fais taire : je parle.
    Les influx entrecroisés
De ce que je ressens ou pas
Polémiquent en qui je suis.
Je les ignore. Ils ne dictent rien
À celui que je me connais : j’écris.
    Fernando Pessoa (1888-1935) (Ricardo Reis) – 13-11-1935

    1. – Bouddha –
      Mon rêve fut incomplet
      C’est pour cela que je compris
      Que souffrir est le nom du voyage
      Que fait le monde et qui mène
      De lui jusqu’à lui.
      F. Pessoa

  2. @Paul

    Je viens juste de visionner la vidéo (pas accès Dailymotion depuis le mobile). La cohérence de la démonstration est nickel-chrome, perfect l’authenticité jorionienne du discours, de même la rigueur et le courage de la position, sans compromission.
    C’est pas d’la lêche, juste chapeau et merci pour m’avoir convaincu.

  3. En France, la prime de 1 000 € pour les salariés des entreprises dont les dividendes sont en hausse

    Vous savez bien que je n’aime pas trop faire de la politique, mais une prime de 10 000 € envers JJ aurait peut-être était bien plus efficace, on ne peut pas toujours dire non plus du
    mal du politique, il y a déjà tellement de médisance de nos jours envers les gens.

    En plus le web est de plus en plus surveillé alors s’il vous plait les ami(e)s ne dites pas toujours du mal de nos élites.

    A vrai dire mon plus grand mal ce n’est même plus le nouveau représentant personnifé
    du système à l’image mais le citoyen qui recherche constamment à se refléter dedans.

    Bénis soient alors nos élites si, les mesures de plus en plus contradictoires ne donnent plus guère le tournis à la plupart des clochers du monde.

    Bénis soient les bureaucrates si, plus de paperasserie laisse davantage passer l’Esprit.

    Nous nous faisons plus de mal que les autres ne peuvent nous en faire. [JJ Rousseau]

    Le propre de l’homme, est d’aimer même ceux qui l’offensent. [Marc-Aurèle]

    Le mal est un mulet ; il est opiniâtre et stérile. [Victor Hugo]

    On ne guérit pas toujours le mal par le mal. [Hérodote]

    La preuve certains médicament ne font plus guère beaucoup d’effets à la longue.

    Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l’univers. [Marc-Aurèle

    La douceur est invincible. [Marc-Aurèle]

    Et puis les bonnes idées permises se font également de plus en plus rares de nos jours.

    1. « Ce n’est pas en se rassasiant des choses désirées que l’on prépare la liberté, c’est par la suppression des désirs. » Épictète

      1. Saint Bruno a parlé…Mais souhaitons-lui une grande dextérité dans l’exécution de ses non désirs…Je m’incline(« l »)…Je veux bien la recette (svp).

      2. Le grand désir marchand sur terre est même bien plus difficile a stopper que la propre contamination de plus de l’atome sur terre ou dans les océans.

        Faut pas être contre l’homme du progrès, plus je m’enrichis et plus j’inonde le monde et les marchés de mes vertus.

        A force de parler souvent de commerce et de liberté on en finit hélas par dégouter
        davantage les êtres de vous suivre, faut pas être trop lent aussi à comprendre cela.

        Le marchand qui répète sans cesse : « Je suis le Maître du monde, plus rien même maintenant ne peut m’arréter  » finira bien lui aussi par boire la tasse comme tant d’autres dans la mort.

        La nature à chaque instant s’occupe de votre bien-être. Elle n’a pas d’autre fin. Ne lui résistez pas ( comme tant d’autres corporatocraties mondiales de plus ). [Henry David Thoreau]

        La marchandisation du monde finira lorsque cela deviendra même plus possible sur une
        plus grande planète de singes, vous vous rappelez peut-être de la dernière parole de ce film.

        L’âme déréglée est comme un tonneau percé à cause de sa nature insatiable. [Socrate]

        L’homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger. [Gao Xingjian]

        On va toujours, en fin de compte, vers où l’on pèse. [Antoine de Saint-Exupéry]

        Il est dans la nature de l’homme de piétiner ce qui est à terre. [Eschyle]

        Il n’y a point de contradictions dans la nature. [Vauvenargues]

        En toute chose, c’est la fin qui est essentiel. [Aristote]

        Le poète parle aussi de temps en temps à la nature.

        Où finit la loi, commence la tyrannie. [William Pitt]

        On a beau même se répéter y a rien à faire.

    2. Bénis soient les bureaucrates si, plus de paperasserie laisse davantage passer l’Esprit.

      !!!

      Hilarant !

      Hélas, « l’esprit-es-tu là » prend la poussière sous tant de paperasses !

  4. @ JORION

    Il y a 3 points que je retiendrai de votre vidéo:

    1) Les syndicats se braquent de suite, alors que le principe même de donner une partie des bénéfs, en + du salaire ne date pas d’hier (ex: participation et intéressement, sociétés coopératives, ou votre exemple du partage de la pêche entre marins…)
    A se demander s’il réfléchissent.
    Ils auraient pu demander à la place de cette prime, à ce qu’on mette le droit à la participation pour tous quel que soit le type d’entreprises, ou à rendre l’intéressement obligatoire, à casser les effets de seuils qu’on a avec les entreprises de + ou – de 50 salariés pour en bénéficier, etc, etc….
    Bref s’engoufrer dans la brêche pour faire pression. MAIS RIEN, RIEN et ENCORE RIEN!!!

    2) Le climat est délétère dans pas mal d’entreprises, en témoignent les suicides comme vous le faites remarquer. C’est vrai, et c’est pour ça que cette mesure même si elle est logique dans le concept, ne trouve que peu d’échos dans la population. Cela a quand même l’apparence d’une mesure gadget ; ça vient de l’Elysée, donc on se méfie.
    Vous le dites très bien, il y a du ressentiment.

    3) Votre début, citant l’Avare de Molière (prestation dont personne n’en parle) pour parler de l’attitude de Mme Parisot.
    Tout à fait d’accord.
    C’est puéril pour le MEDEF. Mais cela montre, je crois, à quel point ils sont aveugles et ne comprennent ni n’entendent le ressentiment dont vous avez parler dans votre vidéo.

    Bonne continuation et merci pur ce billet d’humeur toujours perspicace.

      1. Paul, et si tu écoutais les arguments adverses ? J’ai exprimé, je ne sais plus où, que les bénéfices qui apparaissent au niveau des boîtes du CAC40 sont aussi dus à la pression qu’elles exercent sur leurs fournisseurs et sous-traitants, une pression qui lime et lamine leurs marges, donc leurs bénéfices, donc les dividendes, donc les primes. Les salariés sont ainsi récompensés selon l’état des rapports de force inter-entreprises. Globalement, ils ont intérêt à soutenir tout ce que l’industrie capitaliste peut inventer pour augmenter ses bénéfices, c’est-à-dire l’exploitation des autres, ceux qui ne sont pas de sa boîte. J’aimerais bien une réponse à ce genre d’interrogation, au lieu de devoir croire comme un béotien que les syndicats ont tort.

      2. Ce n’est pas un commentaire, c’est un mail que je reçois : « Ils veulent continuer à lire et à pester, ils n’ont pas compris la crise, cela aussi doit finir, et dans le même moment : le faux pouvoir et sa fausse opposition ». Crapaud, pèse-le et le re-pèse.

      3. Monsieur Jorion,

        Votre faena est subtile …mais par moment elle a de quoi énerver un brin le Toro Bravo, qui fonce dans la muleta ; mettez-vous à sa place ! et, idem pour les petites vaches de combat …
        Car le réel des Multinationales actuellement est tel, que nous sommes un certain nombre à connaître toutes leurs ruses : nous y avons parfois laissée notre peau …
        Toutes les réponses circonstanciées qui vous sont données sont également justes …

        Vous avez peut-être raison …mais ayant travaillé longuement aux USA, vous avez un regard différent …
        Ici, le côté « prime »nous agace la dent …surtout quand il vient de « qui nous savons »
        Timeo (pas Danaos, les pauvres : ils ont bien du soucis) Sarkophagos (?)…et dona ferentes!

        Une belle initiative de Martine Billard, députée nationale, ex-Verte et co-présidente du PG :
        http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-106971QE.htm

        extrait:
        … »Ce protocole consacre donc le « principe de non-régression » en matière de droits économiques, sociaux et culturels en soulignant l’existence d’une obligation de progrès, d’amélioration, affirmée dans l’observation générale n° 3 du comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations-unies.

        Que font les autres députés ? =) je parle du PS, au hasard ! et, les syndicats ? =) font ren, pensent à ren, existent pas ! ils attendent le Prince charmant ? y’en a pas !

    1. Je crois surtout que la Parisot, la vestale chargée de maintenir le feu sacré de l’Entreprise dans ce bon vieux pays, plutôt que risquer de se casser la voix sur l’air de la cassette d’Harpagon, elle ferait mieux de retourner au lit et filer les clefs plus la dite cassette aux syndicats de salariés. Elle sera parfaitement gardée…
      Peuvent arrêter les appels de cotisations et virer les permanents au MEDEF, les salariés prennent en charge le boulot. Celui là aussi…

      1. Concernant Parisot, ce qui m’a toujours frappé ce sont ses mains, crispées sur un argent qui serait en fuite perpétuelle.

        Si elle pouvait prendre sa retraite, ça serait positif.

      2. @fnur

        Parce que vous croyez que c’était moins crospés les menottes avec le baron ou même avec un Gattaz ? Ou que ce serait moins pire avec un Kessler, un Guillaume Sarkozy ou une de Menthon ? 🙂 🙂 🙂

    2. Faux être maso pour aussi bien résumer le compromis dans cette affaire.
      La notion d’intéressement, ce néologisme forgé pour la circonstance et passé à la postérité, de par sa définition mercantile fait passer en coulisse ce qui devrait être l’intérêt du travail, son coté intéressant car du coté de l’étymologie latine interest est « ce qui importe ». Et ce qui importe au rentier et au travailleur ne saurait être confondu dans un intérêt partagé.
      Là où dans le domaine du soin irréductible à la médecine, ou de l’éducation-instruction irréductible à l’appareil scolaire, l’intérêt pour le travail, produit chez ceux qui en sont objets et sujets, à terme une survaleur, je n’ai jamais bien compris comment pourrait-être évalué l’intéressement participatif. Cet intérêt pour le travail pourrait pourtant par de savants calculs d’évaluation permettre d’introduire des primes d’options à terme sur le produit en cours de fabrication. Des évaluations embryonnaires existent sur la capacité des cliniques, hôpitaux, groupes scolaires, université, écoles supérieures, de produire une survaleur plus ou moins conséquente.
      Mais qu’attend donc le marché ?

    3. @Tano

      C’est bien sur cette question le seul point d’accord avec Paul Jorion, mais probablement pour une raison différente : les syndicats sont usés. En revanche, quelles que soient les propositions qu’ils auraient pu faire à la suite de la mise sur la table de la prime, il est totalement illusoire de penser les voir acceptées sans une pression populaire intense. Cela me donne l’occasion de revenir sur les grèves de l’Automne, que les centrales ont contribué à étouffer alors qu’une porte s’était alors entrebaillée et que là, il aurait fallu mettre le pied. Sur le terrain, j’ai senti à ce moment un frémissement. Il aurait suffit de quelques jours de de blocage général et non seulement on discutait de la retraite, mais aussi de tous les sujets sociaux et donc de l’économie et donc de la politique à un niveau général. Il me semble que nôtre hôte avait déjà marqué sa divergence de vue à ce moment là…

      Croire, comme Paul-Emile plus haut, que l’oligarchie va tranquillement abandonner son pouvoir, je ne vois pas comment appeler cela autrement que de la naïveté.

      1. Non, on peut comprendre la situation actuelle de deux façons . Soit on considère que les pouvoirs en place sont tout puissants et que rien n’arrêtera la logique ultra-libérale, mais alors pourquoi font-ils preuve de tant de fébrilité ?
        Soit justement ils prennent conscience que le temps presse et que quelque chose leur échappe . C’est donc une autre façon de voir les choses, ce déploiement incessant de mesures antisociales par exemple est le signe d’une réaction forte, peut-être pas encore désespérée mais qui en prend le chemin .
        Il est fort possible que le système ne puisse plus tenir encore très longtemps à ce rythme là .

      2. @Paul-Emile

        Là je suis d’accord. Mais entre reconnaître que le système n’en a plus pour longtemps et penser que l’oligarchie va tranquillement s’effacer, il y a un fossé. Je vous renvoie au principe du conatus spinozien exploité par Lordon…

  5. Cette prime devient un coup politique.
    Elle aggrave la césure entre salariés.
    D’un côté, la minorité cumulant les avantages matériels
    offerts par les grandes sociétés.
    De l’autre, les salariés des petites entreprises familliales
    sans comité d’entreprise, sans section syndicale, sans concertation,
    sans formation continue et sans espoir de promotion ( du moins tant que la famille
    a à caser l’un des siens). Ils sont la majorité.
    Face à la prime, ils seront peut-être rejoints par ceux des entreprises
    importantes et bénéficiaires pouvant pourtant l’éluder.
    Car les conditions et restrictions sont telles que l’arbitraire est possible.

    Le gouvernement a pris soin de proclamer l’éxonération des « charges ».
    Ce piège à gogo renforce l’idée que les « charges » sont disjointes
    de la rémunération nette (= salaire net) , et acquièrent ainsi un caractère
    exorbitant. C’est au minimum un mauvais coup porté à la solidarité…
    et c’est une atteinte à l’équilibre financier des organismes sociaux.
    Affaiblir avant de détruire, avoir la patience d’attendre les effets,
    c’est tout un quand il s’agit de dépouiller les salariés au profit
    de sociétés privés. Votre argent les intéresse…

    J’ espère que ceux bénéficiant de cette prime auront conscience
    qu’elle est un dû inconditionnel.
    Il y a des « progrès » qui coutent chers.

  6. La réaction du MEDEF indique si une chose est bonne ou mauvaise. Quand il dit mal, c’est bien. Le MEDEF hurle sur la prime de 1000€. C’est donc bon. C’est un critère de qualité valable. C’est une marque du niveau des relations entre les patrons et les salariés. Cela vole très très bas.

    Cette mesure change la vision du monde. C’est donc une mesure révolutionnaire. Elle réintroduit le salarié comme une ressource, pas comme un coût (sens actuel). Si le travail a fourni une richesse supplémentaire, on se partage la richesse. Les quotas se font selon les apports de chacun.

    Le principe est de répartir la richesse créée selon un système équitable. Cette idée est ancienne. Cette idée est totalement révolutionnaire au sens actuel.

    Dans le sens actuel du monde, la logique financière implique naturellement que les salariés sont des coûts et uniquement des coûts. Il est impossible de voir autre chose. La logique marxiste ramène les gens à des outils ou des matières premières. Voir les salariés comme des partenaires est parfaitement impossible dans cette vision du monde.

    Etant des gens et pas des choses, mais étant considérés comme des coûts ou des facteurs de production chaque jour, chaque heure à chaque relation, les salariés ne peuvent être heureux de leur travail (au moins en général. C’est être méprisé dans ce que je considère être la nature humaine. C’est aussi être regardé comme une chose négative, comme produisant uniquement du mal. Cette vision des salariés est totalement moderne, correspond parfaitement à la modernité actuelle.

    Toute l’idée de « L’Empire du Moindre Mal » me semble être dans cette colère, cette rage, ce refus de cette idée de prime.. Sortir de cette vision des hommes méprisables, négatifs, naturellement violent, représente un saut existentiel gigantesque. C’est passer de la vision actuelle des hommes à quelque chose affirmant que les hommes ont quelque chose de bon en eux.

    Vous nous dites de faire ce saut. Je vous rejoins complètement dans cette idée. Faisons ce saut. Il est gigantesque, effrayant car le monde va changer et nous n’en avons pas le mode d’emploi. Nous connaissons le monde actuel. Nous avons même un mode d’emploi pour ce monde. Si vous voulez le connaître, allez voir MTV. Tout y est.

    Pour faire ce saut selon la logique du monde actuel, il faudrait savoir dans quoi on se jette. C’est impossible selon moi. Sans le mode d’emploi du monde à venir, mon sentiment est celui d’être coincé dans un monde sans espoir. Le TINA de Mme Thatcher est ici. La dépression vient avec.

    Saut difficile, mais se regarder comme des personnes, des êtres positifs, jouissant d’une dignité avant même d’avoir agi vaut vraiment des risques importants. L’importance de la révolution associée à cette idée me dépasse. Michea considère que ce saut tuerait net le monde merveilleux de Madame Parisot.

  7. La distribution des richesses et des charges continue à etre du vol. Regardez ce qui se passe en Irlande http://www.independent.ie/national-news/public-sector-elite-enjoy-pay-splurge-2628450.html Le FMI et la BCE sont très preoccupés par la perte de compétitivité due aux salaires des gens courants et les pensions des retraités, mais ils n’ont mis aucune limite aux gains de cette elite qui est quand meme payée par le contribuable européeen, pour ne pas parler des banquiers, tous payés des sommes faramineuses avec l’argent des « bail outs ». Les Allemands et les Finlandais sont tout fachés avec les Irlandais, Grecs et Portugais courants mais pas avec les élites … Et le nouveau gouvernement irlandais ne fait rien non plus, c’est incroyable. Et on ne sait pas ce qui se passe en d’autres pays, comme la Grèce puisqu’on ne lit pas le Grec. Dans trois ou quatre ans on verra par exemple une hausse de la mortalité, puisque les hopitaux fonctionnent mal, et on voit déjà une poussée de l’émigration, mais le FMI et l’UE s’en foutent.

  8. Au-delà de l’intérêt « démagogique » d’une telle mesure, à un an des élections, n’y aurait-il pas autre chose derrière cette histoire?

    Je pense en particulier aux prix de transfert – parfaitement légaux -, permettant de regrouper fiscalement les bénéfices et les pertes de l’ensemble des participations d’un groupe, dans le pays où est situé sa maison mère, en général une holding dans un pays faiblement imposé.

    Transformer une partie des bénéfices d’une boite sous forme d’intéressement aux salariés, c’est reprendre fiscalement « la main » sur une partie de tout ce qui échappe jusqu’à maintenant par ce mécanisme, je le répète, parfaitement légal.

    Pour info, et sous toute réserve, ma mémoire n’étant pas infaillible, seulement de l’ordre 8% des bénéfices des entreprises du cac40 rentrent dans les caisses de l’Etat français (une bonne partie du cac40 appartient à des entreprises et particuliers étrangers).

    Les finances publiques ne doivent pas être particulièrement reluisantes, s’il s’agit au moins en partie, de ça…

  9. Les salariés réactifs, « …comment dire….âbimés » dites-vous, « laminés » s’il fallait persister en ressentiments.
    Merci de vous attaquer aux « Ressentiments ».

    La caution Gaulienne, avec le motif de la « participation » est bien ici, dans la poêle à frire française (Mr Guaino sur France-Inter, avec lui l’inspirateur présidentiel, en conflit d’aspirations!).

    Car, il n’empêche, heureusement que vous insistez, faites passer du réflexe de ressentiment, et que vous notez l’injonction faite aux patrons, par la tentative de l’amorçage au moins, n’y aurait-il plus de poissons…

  10. Pour compléter, me rappelant….
    Le motif de la « participation », je m’en souviens profondément, puisque la première fois que j’entendis ce mot, c’était avec les discours de De Gaulle, son référendum de 69, sorte « d’après tout! » politique…
    J’étais bien jeune, mais ce mot nouveau lancé, et par moi compris pourtant si jeune à entendre comme « va-tout », il fut lancé il y à quarante ans, déjà.
    Il fut enterré, il ressurgit!
    Syndrome ou raison?
    Était-ce un va-tout, cela fut-il un viatique?

    Il y a quelques mois, j’ai pu entendre que ce motif de la participation, alors politique strictement, il s’était à la longue abîmé dans la courte compréhension des quelques salariés qui s’en souviennent, qui en profitèrent et furent heureux du fait.
    Jamais ceux-là n’y virent un propos politique pour quelconque sauvetage, ou conception générale avec le partage.
    Plutôt, ils m’expliquèrent un motif strictement économique!
    Ainsi, ce fut surtout une opportunité appropriée, donc louable mais réservée, avec ce que l’auto-attribution de cette réserve impliquait comme marque de supériorité, au delà l’idée de partage.
    Finalement, la politique passait par la fenêtre….

    Vous dites le temps qu’elle revienne par la porte.
    J’en suis d’accord!
    Affaire de maturité, peut-être, de génération voire…

  11. Prime : le seuil fixé à 500 salariés ?

    Le Medef a demandé mardi au gouvernement de revoir son dispositif de prime obligatoire en cas d’augmentation de dividende et de relever de 50 à 500 salariés le seuil des entreprises concernées.

    « Il faut absolument que le gouvernement se repose la question de monter le seuil à 500 », dans son dispositif de prime obligatoire, a estimé Etienne Bernard, président du comité TPE (très petites entreprises), PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire) du Medef. Pour Etienne Bernard, les entreprises en dessous de 500 salariés seraient de toute façon « incitées » par des exonérations à négocier « mais, au moins, on ne mettra pas en péril un équilibre d’actionnaires qui est le problème numéro un en France ».

    http://www.lejdd.fr/Economie/Depeches/Prime-le-seuil-fixe-a-500-salaries-304757/

    1. C´est un classique de la négo, résister à la première proposition en poussant des hauts cris pour s’empresser de l’accepter après l’avoir divisée par 2, n’importe quel marchand de tapis fait ça.

      De même proposer une breloque brillante pour rafler discretos le gros du paquet. Une autre version, c’est le coup du bon flic et du méchant flic. Les guignolades entre le gouvernement et le medef sont un spectacle bien rôdé.

  12. @ jducac
    Je suis choquée
    Vous dites il faut épargner
    Pouvez-vous me dire comment épargner avec un smic
    Devenir propriétaire quand on a aucune garantie d emploie pérenne et au même endroit
    Puisque partout on prône la mobilité
    Un ouvrier doit devenir capitalisme mais comment ?
    Pensez vous que tout le monde doivent exploiter tout le monde ?
    Vous êtes un peu écœurant vraiment en disant
    Un pauvre c est un fainéant
    Il doit travailler plus
    Dans ce cas il y a donc du travail en trop et pas de chômeur
    Vous qui êtes dans vos drap de soie expliquer moi comment faire concrètement avec un smic
    Revenez un peu sur terre
    En plus en étant un privilégié vous que l égalité est une utopie
    C est choses facile que de dire cela du haut du pavé
    Maintenant vous parlé de capital génétique pour chacun
    Ok donc pourquoi ne pas partir tous du même point avec un capital numéraire a zéro

  13. J’avais oublié les avis pas tout à fait partagés des 2 économistes à qui France Inter accorde quelques minutes de débat chaque vendredi matin : Dominique Seux et Bernard Marris. Succulent.
    Infantilisant, intention départ bonne, mauvais partage travail/capital, rentiers/actionnaires, règle 3 1/3, déformation partage T/C ?, éventail des salaires, très mauvais partage des richesses partout, fiscalité
    Les 2 sont contre et proposent des solutions.
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/ledebateconomique/index.php?id=104013
    Ou
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/ledebateconomique/

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