LA SITUATION À FUKUSHIMA (XIII), par François Leclerc

Mise à jour n° 204 (vendredi 12h43)

Naoto Kan, le premier ministre japonais, vient d’exiger l’arrêt de la centrale nucléaire de Hamaoka, en raison des risques qu’elle représente.

Elle est située dans une région du centre du pays à forte probabilité sismique, à environ 200 kms de Tokyo.

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Mise à jour n° 203 (vendredi 11h48)

Les ouvriers qui sont entrés dans l’enceinte du réacteur ont été exposés, d’après Tepco, à une contamination de 93 millisieverts par heure. Ce qui correspond, dans l’état actuel des choses, à un séjour maximum possible de deux heures et 40 minutes pour chacun d’entre eux, le seuil légal à ne pas franchir – relevé au début de la catastrophe – étant de 250 millisieverts.

L’autorisation ayant été accordée, Tepco a commencé à augmenter de 6 à 8 tonnes par heure le débit d’injection de l’eau dans l’enceinte de confinement.

Deux enjeux sont à surveiller : la résistance des structures à la masse d’eau qui va être injectée; la baisse de la pression interne à l’enceinte pouvant amener de l’air à pénétrer et augmenter le risque d’une explosion d’hydrogène.

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Mise à jour n° 202 (vendredi 04h09)

De hauts niveaux de radioactivité ont été mesurés par l’opérateur en fond de mer, à une profondeur de 20 à 30 mètres, près d’une installation portuaire de la centrale. 90.000 becquerels de césium-134 et 84.000 becquerels par kilogramme de Césium-137 ont été détectés, ainsi que 52.000 becquerels d’iode-131 par kilogramme.

Cette contamination à l’itinéraire indétectable, devant laquelle l’opérateur semble impuissant, se répandrait par le sol depuis le réacteur n°2. Aucune nouvelle information n’est donnée sur le projet de construction d’un mur de 15 mètres de profondeur autour de celui-ci.

Autre phénomène non maîtrisé, la température du réacteur n°3 a recommencé à monter, impliquant d’augmenter de 7 à 9 tonnes par heure le débit de l’eau injectée pour le refroidir, qui aurait diminué temporairement, pour une raison non expliquée. Au « sommet du réacteur » (sans plus de précision sur la localisation), la température aurait augmenté de 33 degrés celsius depuis mercredi de la semaine passée et atteint 143,5 degrés celsius.

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Mise à jour n° 201 (jeudi 22h49)

Nécessitant une vingtaine de jours de pompage, quelques 7.400 tonnes d’eau devraient remplir l’enceinte de confinement du réacteur n°1, afin de baisser la température du combustible en-dessous de 100°C, grâce à une augmentation de 6 à 8 tonnes par heure du débit actuel d’injection.

Un feu vert préalable devra être donné par l’Autorité de sûreté nucléaire japonaise, en raison de la pression qui sera exercée par cette masse d’eau, tant sur l’enceinte de confinement que sur la cuve du réacteur qui baignera dedans.

Tepco assure que, suivant ses calculs, ces deux structures résisteront à la poussée, sans avoir toutefois intégré dans ceux-ci l’hypothèse d’un nouveau séisme de magnitude 9.

L’opérateur a précisé qu’en cas de fuite de l’enceinte de confinement, l’eau se déverserait dans les sous-sols du bâtiment principal et de celui de la turbine qui le jouxte, mais qu’il ne s’attend pas à ce qu’elle se répande dans l’environnement, selon les termes rapportés par la chaîne de télévision NHK.

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Mise à jour n° 200 (jeudi 22h00)

Huit systèmes de ventilation et purification de l’air ont été installés en une heure et demi par les ouvriers organisés en équipes de trois qui se sont relayés au sein du bâtiment du réacteur n°1. Selon Tepco, Trois jours seront nécessaires pour renouveler l’air ambiant et baisser le niveau de contamination.

Aucune information n’a été dispensée sur le niveau de radiation auxquels les ouvriers – qui étaient vêtus de combinaisons et disposaient de respirateurs autonomes – ont été exposés.

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Mise à jour n° 199 (jeudi 09h02)

Une première équipe de trois ouvriers a pénétré dans le bâtiment du réacteur n°1, afin d’installer un système de « purification » de l’air ambiant.

Trois autres équipes devraient lui succéder pour en installer d’autres. Pourvues de moyens autonomes de respiration, elles ne vont rester que 10 minutes à l’intérieur.

Dans les trois jours qui viennent, ces systèmes devraient décontaminer suffisamment l’air ambiant, afin que les ouvriers puissent ensuite séjourner plus longtemps dans le bâtiment. A partir de dimanche prochain, ils devraient engager l’inspection des tuyauteries et les valves, afin de créer par la suite un nouveau circuit de refroidissement en circuit fermé.

Tepco a pour objectif de débuter les travaux proprement dits le 16 mai prochain.

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Mise à jour n° 198 (mercredi 22h20)

L’opérateur a donné des détails sur le système de refroidissement en circuit fermé qu’il entend mettre en place au sein du réacteur n°1.

L’objectif est d’utiliser des tuyaux existants afin de faire circuler de l’eau au sein de l’enceinte de confinement, et de refroidir ainsi la cuve du réacteur qui baignera dedans. L’eau sera ensuite pompée vers un échangeur de chaleur puis une tour de refroidissement à l’extérieur du bâtiment avant d’être réinjectée dans l’enceinte de confinement.

La faisabilité de ce plan repose sur un examen des tuyaux à l’intérieur du bâtiment, qui devrait être effectué par les ouvriers dimanche prochain, une fois l’air intérieur au bâtiment « purifié » à partir de demain jeudi au plus tôt. Des travaux pourront être nécessaires à la suite de cette inspection.

Tepco estime que ce système permettra de descendre la température au sein de la cuve en dessous de 100° C, en quelques heures ou quelques jours, une fois mis en service. Il devrait permettre de faire circuler 100 tonnes d’eau à l’heure.

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Mise à jour n° 197 (mardi 22h00)

L’opérateur poursuit ses préparatifs en vue de l’entrée toujours prévue pour jeudi prochain d’ouvriers dans le réacteur n°1. Il va installer demain mercredi devant la porte d’entrée du bâtiment une tente au sein de laquelle la pression sera plus élevée que la pression interne, afin d’éviter la fuite dans l’environnement de l’air contaminé de l’intérieur.

Il est par ailleurs confirmé par l’opérateur (qui « ne peut l’exclure ») que de l’eau hautement contaminée continue de fuir dans la mer, par des voies inconnues, selon des analyses d’échantillons d’eau prélevés près des prises d’eau du réacteur n°2.

Des sacs de sable contenant de la zeolite – un minéral microporeux qui a la propriété d’absorber les radio-éléments – ont déjà été déversés à cet endroit dans la mer. Une solution de pauvre.

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Mise à jour n° 196 (lundi 12h17)

Quatre équipements destinés à filtrer l’air à l’intérieur du bâtiment du réacteur n°1 vont être mis en service, à l’extérieur auprès des portes d’entrée, afin de rendre possible des travaux en son sein. Ils sont annoncés comme susceptibles de filtrer 95% des éléments radioactifs contenus dans l’air ambiant au bout de 24 heures de fonctionnement.

Huit ouvriers devraient ensuite pénétrer dans le bâtiment, à partir de jeudi prochain, pour la première fois depuis l’explosion d’hydrogène intervenue le 12 mars dernier.

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Mise à jour n° 195 (dimanche 09h56)

Suite aux mises en garde réitérées du gouvernement, l’opérateur a annoncé de nouveaux travaux, destinés à renforcer la protection de la centrale contre un nouveau séisme et un tsunami. Un événement imprévisible qui représenterait désormais le principal danger majeur, aux yeux des autorités.

Une levée de 12 mètres de hauteur [correction: 2 mètres, le site étant à 10 mètres au dessus du niveau de la mer] constituée d’un empilement de pierres dans des paniers métalliques va être érigée en bord de mer. Un pilier en acier [correction: un ensemble de piliers], renforcé par du béton, va consolider la structure de la piscine du réacteur n°4.

Tepco va par ailleurs obturer avec du béton les 4 tunnels qui débouchent sur la mer au sortir des réacteurs n°2 et 3, où des fuites d’eau hautement contaminée existent, afin d’empêcher tout retour par ce biais de l’épanchement de l’eau dans la mer.

Enfin, Tepco va débuter le pompage de l’eau hautement radioactive aux abords du réacteur n°3, le niveau de l’eau dans le tunnel continuant de croître (12 centimètres durant la dernière semaine), pouvant à terme en déborder.

Tous ces travaux demandent des bras, alors que le niveau cumulé d’exposition aux radiations monte au sein du millier d’ouvriers qui travaillent sur le site. Il est nécessaire de prévoir le remplacement de certains d’entre eux au fur et à mesure qu’ils atteignent le niveau maximum admissible.

Les effectifs de l’opérateur et de ses sous-traitants ne suffisant pas, une campagne de recrutement est étudiée, auprès d’une population ayant déjà travaillé sur le site d’une centrale ou reçu une formation le permettant. Il est estimé que 3.000 personnes pourraient répondre à l’un de ces deux critères.

Parmi les difficultés que rencontre Tepco, celle-ci n’est pas des moindres.

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353 réflexions sur « LA SITUATION À FUKUSHIMA (XIII), par François Leclerc »

  1. @ dom

    Si on peut arrèter la radioactivité avec 5 mètres d’eau, pourquoi est-ce qu’ils ne le font pas ?

    Ils le font ou essayent, mais l’eau ne reste pas : évaporation, fuites .
    5 m d’eau diminuent très fortement les radiations des « crayons » d’une piscine dans son état normal, et protège le visiteur qui se penche sur la piscine.
    Mais Sarkozy ne s »est pas penché sur la piscine de Fukushima.
    L’eau de l’Océan est contaminée et celle des piscines à Fukushima aussi.
    Les robots n’ont pas de poumon, et l’on doit pouvoir les karcheriser au retour.
    Décontaminer l’air n’a pas pour but essentiel de baisser le niveau de radioactivité ambiant, qui reste à partir du sol des murs, de l’eau, mais de dimlminuer la contamination interne d’opérateurs qui viendraient y respirer, afin probablement de ne pas nécessiter le port de combinaisons de protection trop génantes.

    1. Je ne pense pas qu’ils puissent se passer de combi et de masque, l’aération est, à mon avis, pour évacuer l’essentiel des vapeurs et les poussières volantes, ce qui devrait diminuer la dose reçue, mais il en restera toujours.

  2. Rassurant

    Le travail a repris, ils ont 40 minutes pour remettre en service la ventilation.(çà valait le coup d’attendre).

    sinon 20 km dans la mer un peu radioactif, mais pas trop grave
    sinon 20km dans les terres un peu radioactif mais pas trop grave
    20 km au dessus, je ne sais pas, mais pas trop grave.

    Ah oui, faites très attention aux sirops pour la toux, çà peut être très grave.

    N’oubliez pas, un homme averti en vaut deux.

    1. Ouais, Zebulon, pas trop grave…

      j’aurai dû filer ici le lien vers un article du nouvelObs qui indiquait des niveaux de radio-activité en mer (15 Kms) 600 fois supérieurs à ceux relevés déjà après 15 jours d’inondation complète de la centrale.
      Mais ça me semblait tellement évident qu’ils viraient tout à la baille que je n’y ai pas pensé.

      Ce qui m’étonne FORTEMENT est l’absence de réaction de la part des voisins côtiers…

      Là, y’a un truc à creuser.

      1. Les voisins de la côte est sont à des milliers de kms et on ne comprend rien de ce qu’ils disent à cause de leur habitude de machouiller du chewing-gum.

      2. Dites donc vous, chinois pas mâchouiller chewing-gum …
        Chinois au sommet pas contents du tout : surveillent cela de près, n’ont pas dit leur dernier mot.
        *Population chinoise désinformée : c’est plus sûr.
        Affaire à suivre.

        *sont pas les seuls : totalitarisme de l’Est = totalitarisme de l’Ouest…

  3. Je souhaiterais que nous ayons tous une pensée, une vraie pensée.. pour ces liquidateurs, en Ukraine et maintenant au Japon. Ces hommes sont les vrais et seuls héros anonymes de notre très triste absence de lucidité et d’humanité. La seule chose vraiment valable dans notre intelligence présumée est la prévision des concéquences; nous devont en être dépourvu.

    1. Nous avons admiration et ressentons désolation pour ces personnes et leurs proches, et ce, depuis le début.
      Car la conscience de ce qu’ils risquaient leur vie était pleine et entière pour les gens de terrain.
      Ceux qui se croient au dessus de la mêlée, s’en moquent éperdument …il va falloir que cela change.
      Le courage n’est vraiment pas dans la upper class, ni chez les décideurs financiers .
      Pour tout dire, d’ici, de là-bas ou d’ailleurs, ils nous font honte.

    2. une ptite pensée à toute l’humanité qui va s’en remplir les poumons et les casseroles !

  4. Bon, beeenn… le directeur de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) va se faire virer…
    http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Nucleaire-la-France-doit-se-preparer-a-des-accidents-inimaginables-_6346-1787214-fils-tous_filDMA.Htm
    « « Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n’est pas un accident ‘standard’» »

    C’est marrant comme je trouve de plus en plus de points communs entre l’économie de cette période et le nucléaire…

    1. Oui, effectivement, mais ce serait vraiment grave si on empêchait un directeur de l’IRSN d’expliquer en quoi le travail de l’IRSN doit consister pour pouvoir être digne de ce nom.
      Mais autre part on commence à s poser la question si le nucléaire n’est pas peut-être devenu une religion ou au moins une croyance (en France particulièrement)
      Nicolas Sarkozy: « Soit on croit au nucléaire et dans sa sûreté, et dans ce cas-là, on continue à investir dans le nucléaire pour que des jeunes se forment, pour qu’on ait de nouvelles centrales et pour augmenter le niveau de sûreté. Soit on n’y croit pas et dans ce cas, on arrête le nucléaire », (lire ici)

    2.  » in engineers we trust  » pour continuer à coloniser nos imaginaires consuméristes …

    3. Effectivement pour le nucléaire et pour l’économie c’est pareil.

      si vous n’écoutez pas consciencieusement ce que l’on vous raconte
      vous risquez d’avoir de mauvaises idées.

      Ces mauvaises idées pourraient vous amener à envisager de remettre en cause
      un certain nombre de concepts immuables sur lesquels reposent le mystérieux équilibre dont chacun mesure les effets bénéfiques chaque jour.

      ceci est bien sûr inimaginable comme dirait le directeur.

      quoi que…

      Idée de film à revoir : Brazil

  5. Nucléaire: la France doit se préparer à des accidents « inimaginables », selon un responsable

    (AFP) – il y a 1 heure

    PARIS – La France doit accepter de se préparer à des accidents nucléaires « complètement inimaginables », qui représentent le plus grand danger pour ses installations, comme le prouve la catastrophe de Fukushima, a estimé jeudi le directeur général de l’IRSN, Jacques Repussard.

    « Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n’est pas un accident « standard », a déclaré le responsable de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) lors d’une audition parlementaire.

    En France, avec EDF, « nous avons un des opérateurs nucléaires parmi les plus compétents au monde, il est donc d’autant moins vraisemblable que nous soyons confrontés à un accident « standard », a estimé M. Repussard.

    « Si un accident se produit, le moins invraisemblable est que ce soit un accident absolument extraordinaire, lié par exemple à des effets dominos avec d’autres installations voisines, des aléas naturels ou des actes de malveillance. Il faut se préparer à ce type de scénarios », a averti le responsable de l’IRSN.

    A la lueur de l’accident survenu dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le gouvernement français a décidé de lancer un audit sur la sûreté des installations nucléaires de l’Hexagone prenant en compte des cas de figure extrêmes, jusqu’alors écartés par les opérateurs ou les experts chargés de la sûreté.

    « Pour les Japonais, ce n’était pas réaliste ce tsunami de 15 mètres de haut » alors que la digue protégeant la centrale de Fukushima n’avait été rehaussée que de 5,7 mètres, a relevé Jacques Repussard.

    « Il faut faire des scénarios réalistes dans un contexte qui n’est pas réaliste pour notre imagination, c’est ce qui s’est produit au Japon », a-t-il conclu.

    Le directeur de l’IRSN s’exprimait dans le cadre d’une audition de la mission parlementaire sur la sûreté des installations nucléaires, créée après la catastrophe de Fukushima et confiée à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST).

    « Personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire en France », a répété le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, auditionné lui aussi.

    Il revient « aux exploitants, aux autorités de contrôle, au gouvernement, de faire ce qu’il faut pour réduire cette probabilité. A nous tous de faire ce qu’il faut pour en réduire les conséquences, mais à l’évidence il faut que nous soyons capables de les gérer », a-t-il insisté.

    L’audition parlementaire ouvrait un séminaire international consacré à la gestion post-accidentelle des crises nucléaires, organisé par l’ASN jusqu’à vendredi dans les locaux de l’Assemblée nationale.

    AFP

  6. à François : je vois juste qu’Yvan (66) était plus rapide que moi, pas besoin donc de reprendre mon dernier commentaire (ni celui-ci) , merci beaucoup.

  7. Les interventions technico-rassurantes de Didier Cavard me manquent un peu … Où êtes vous M. Cavard ?? Que pensez-vous de cette entrée de travailleurs dans l’unité 1 ? Merci.

    1. Je n’ai rien à ajouter aux constatations factuelles de FL, patience…

      En attendant, lire le commentaire 68 ci-dessus : les autorités de sûreté françaises ont de bonnes intentions, puissent-elles aller au bout de celles-ci !

      D’autre part, Jancovici sort un nouveau livre : http://www.manicore.com/documentation/articles/changer_le_monde.html. Pas encore lu, mais le sommaire est prometteur.

      Aussi un petit couplet très intéressant sur le fonctionnement des blogs : http://www.manicore.com/documentation/declarations.html.

    1. Très bon commentaire avec un lapsus intéressant  » …can open a relief value … instead of valve i guess ?!

      1. Certainement intéressant.

        En clair en français ça donne quoi ?

        Ou alors c’est pas si intéressant que cela.

        La barrière des langues, c’est quelque chose !!!

        Votre médecin le sait très bien !!!

      2. Cela donne cela, sans garantie ; et je n’ai pas traduit les commentaires.

        NB : je crois bien que mettre en ligne une traduction complète (fautive ou non !) d’un article (fût-il en ligne) sans les autorisations idoines constitue une atteinte évidemment intolérable à une impressionnante série d’ayant-droits.

        La fusion qui n’a pas eu lieu : des décisions rapides ont évité une catastrophe nucléaire de plus grande ampleur

        Comment une poignée d’opérateurs d’un réacteur endommagé ont évité une catastrophe de plus grande ampleur à Fukushima

        par Geoff Brumfield

        Le séisme de magnitude 9 a secoué la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi à 14 :46 le 11 Mars mais la véritable crise a commencé une heure plus tard. Un mur d’eau a balayé le site, emportant les câbles d’alimentation électrique et les réservoirs de fuel des générateurs de secours prévus pour remplacer le réseau électrique en cas de panne. Dans la salle de contrôle du réacteur 1, les lumières se sont éteintes et les jauges analogiques datant des année 70 sont descendues à zéro.

        Il faudra probablement des années avant que quiconque sache exactement ce qui s’est passé à l’intérieur des trois réacteurs de FD qui semblent avoir partiellement fondus à la suite du tsunami. Mais à partir d’articles de presse, de déclarations publiques et d’interviews avec des experts, il est possible de reconstruire le scenario le plus probable. Et il est d’ores et déjà clair que les décisions prises dans les 24 premières heures par une poignée d’opérateurs dans la salle de contrôle ont sans doute évité une catastrophe d’ampleur plus grande que celle à laquelle le Japon fait face en ce moment.

        Dans les instants qui ont suivi la perte de l’alimentation électrique, les opérateurs « ont littéralement du être aveugles » dit Margaret Harding, ingénieure nucléaire à Wilmington, Caroline du Nord. Harding a travaillé vongt ans à General Electric, le constructeur des réacteurs à eau bouillante de Fukushima, et elle a éét témoin d’une panne de courant analogue en 1984 pendant un test sur un réacteur à eau bouillante en Suisse. « L’éclairage d’urgence se sont allumées et tous les écrans se sont éteints, tout simplement » dit Harding.

        Pendant le test suisse, le courant est revenu après cinq minutes. A Fukushima, les batteries ont alimenté une poignée de lampes d’urgence dans la salle de contrôle et quelques instruments permettant de suivre les signaux vitaux du réacteur comme la pression dans le cœur.

        Le cœur était juste à côté. Dans un grand bâtiment cubique, confiné dans une enveloppe de béton, se trouvait une épaisse enveloppe d’acier remplie d’environ 50 tonnes d’uranium. Une heure auparavant, ce combustible dégageait une puissance de 460 megawatt mais le réacteur avait été arrêté automatiquement immédiatement après le tremblement de terre. Les barres de contrôle de bore et carbone insérées entre les colonnes de combustibles avaient absorbé les neutrons et stoppé les réactions nucléaires.

        Ce que dit un modèle

        Cela ne veut pas dire que le réacteur était froid. Les produits de fission continuaient à dégager de la chaleur – quelque 7 megawatt, ainsi que le suggèrent des modélisations préliminaires du National Nuclear aboratory de Sellafield, Grande Bretagne. Il fallait encore agir pour refroidir le combustible.

        En l’absence de courant, les opérateurs ont utilisé la vapeur du réacteur et une quantité minimale de puissance de batterie pour alimenter une pompe permettant d’entretenir la circulation de l’eau de refroidissement. Ce qu’ils ignoraient sans doute, c’est que le système de refroidissement fuyait. Cette fuite fit baisser le niveau de l’eau dans le cœur, permettant au combustible de monter en température, produisant plus de vapeur et faisant monter la pression dans l’enveloppe en acier. Le système de refroidissement d’urgence ne pouvait faire face à cela, selon un communiqué de presse de Tokyo Electric Power Company (TEPCO), l’opérateur de la centrale. A 19 :03, l’état d’alerte nucléaire a té déclaré. Moins de deux heures plus tard, les évacuations ont commencé dans un rayon de 2 kilomètres autour de la centrale.

        A 04 :00 la pression dans l’épaisse enveloppe d’acier de l’unité 1 avait atteint 840 kPa, plus de deux fois la limite opérationnelle selon le régulateur du nucléaire japonais (Nuclear and Industrial Safety Agency). Le niveau de radiation à l’entrée du site devenait mesurable bien que restant très en dessous d’un niveau dangereux. A 05 :44, l e rayon de la zone d’évacuation était porté à 10 km.

        A un moment, la baisse du niveau de l’eau a forcément découvert le combustible. Dans un réacteur comme celui de l’unité 1, les pastilles d’uranium sont emballées dans de longs et fins tuyaux d’un alliage de zirconium qui n’inhibe pas les neutrons nécessaires à la réaction en chaîne. Quand la température a dépassé 1000°C, la vapeur dans le compartiment sous pression s’est mis à oxyder le zirconium, dégageant probablement de l’hydrogène. Dans le même temps, les pastilles libérées de leur gaine ont commencé à tomber au fond du réacteur. La fusion du cœur avait commencé.

        Ce fut le moment crucial. Si les opérateurs n’avaient pu stopper la fusion, le combustible se serait assemblé au fond de l’enveloppe [en acier] . Les pastilles d’uranium, maintenant proches les unes des autres, auraient pu échanger des neutrons et se remettre à dégager de la chaleur par leurs réactions nucléaires . Lentement, l’amas aurait pu grossir vers une « masse critique » qui aurait relancé le processus nucléaire utilisé normalement pour la production d’électricité.

        L’instant critique

        Personne ne peut être sûr à propos de cette suite d’événements parce qu’il n’y a jamais eu de fusion complète d’un réacteur à eau bouillante. Harding dit qu’elle ne croit pas que les processus nucléaire aurait repris. Même s’ils avaient repris, le pire scenario, à son avis, est que le combustible aurait fait fondre l’enveloppe d’acier et serait tombé sur le « base mat » [ ?], une épaisse couche de béton, ce qui aurait dispersé le combustible et éteint toute réaction de fission.

        Mais même cela aurait pu être catastrophique. L’hydrogène dégagé par le zirconium n’était pas dangereux dans l’enveloppe en acier mais était susceptible d’exploser en présence d’air dans l’enceinte de confinement externe. Une explosion assez forte aurait pu endommager les épaisses parois de béton de cette enceinte.

        Ce scenario est hautement improbable mais s’il s’était produit les opérateurs luttant pour sauver la centrale auraient certainement reçu des doses de radiation mortelles déclare Malcolm Sperrin, médecin au Royal Berkshire Hospital de Reading, Grande Bretagne. Les citoyens autour de la centrale auraient eu un risque plus élevé de développer un cancer au cours de leur vie, d’après lui. Et la contamination aurait rendu les opérations de sauvetage beaucoup plus difficiles sur les autres réacteurs qui étaient aussi en danger. La situation aurait aisément pu échapper à tout contrôle.

        A quelques mètre il y avait un réservoir d’eau de mer. Il pouvait servir à stopper la fusion du réacteur mais les opérateurs n’avaient pas le moyen de le pomper dans le cœur. Pour une raison encore inconnue, les générateurs de secours n’ont pas pu être connectés au système.

        A un moment, quelqu’un sur le site a réalisé que les camions de pompier étaient en fait des pompes géantes mobiles avec leur propre source d’énergie. « Les camions de pompier ont été une idée brillante » dit Harding, « je sais pas si j’y aurais pensé. ». Les camions de pompier furent envoyés en urgence à la centrale et se connectèrent au système de refroidissement secours inopérant. Mais il restait encore un problème : la pression dans le cœur était trop élevée pour permettre aux camions d’y pomper l’eau de mer.

        A environ 14 :30 samedi, les opérateurs commencèrent à relâcher la pression de l’enveloppe. Une heure plus tard, quelque chose fit exploser le gaz qui s’était accumulé à l’intérieur de l’enceinte extérieure pendnat cette opération. Le toit de l’unité 1 fut soufflé entièrement et quatre employés blessés mais l’enveloppe de confinement en béton en dessous semble avoir résisté.

        Réaction en chaîne

        L’explosion, diffusé dans le monde entier, fut la première d’une série de revers sur le site. Dans les jours suivants, les réacteurs 3 et 2 suivirent le chemin de l’unité 1 (voir ‘A n unfolding crisis’ [lien]) ; chacun fut secoué par une puissante explosion d’hydrogène. Sur les unités 3 et 4, les piscines de stockage pour le combustible usagé ont perdu leur eau de refroidissement et on pense que les barres ont commencé à fondre, dégageant plus d’hydrogène et des radiations plus puissantes.

        Au moment de la rédaction de cet article, les émanations radiocatives en provenance de FD continuent à survoler le Japon à des niveaux suffisamment élevés pour inquiéter Sperrin – mais il assure qu’ils ne sont pas dangereux à court terme. Dans les semaines et les mois qui viennent, le gouvernement, TEPCE et les autorités sanitaires devront sans doute faire face à des critiques virulentes. Les gens vont demander ce qui a mal tourné.

        En attendant, sur l’unité 1, la crise d’urgence est passée. Une fois la pression relâchée, les camions de pompier ont commencé à inonder le réacteur d’eau de mer à 20 :20 le 12 mars, permettant le refroidissement du combustible à une température sans danger. La réponse sur l’unité 1 a aussi fourni un modèle pour stabiliser les deux autres réacteurs. Et jour après jour, les désintégrations radioactives dans les cœurs des réacteurs diminuent. Il faudra sans doute des jours et des semaines avant que les réacteurs soient vraiment hors de danger mais pour le moment la situation est stabilisée.

        Pour ce qui concerne les opérateurs de l’unité 1, « je pense qu’ils se sont vraiment bien débrouillé » dit Harding.

    2. R. L. Hails Sr. P. E. 10:25 AM 3/23/11

      J’ai conçu 24 centrales nucléaires aux États-Unis, neuf de ce genre. Ce rapport, bien mieux que d’autres que j’ai lu, a encore des problèmes, si les REB japonais sont les mêmes que les nôtres. Le confinement Mark I est appelé, l’ampoule et le beignet (doughnut), en raison de sa forme, ou le drywell et le wetwell (la fosse humide), en raison de ses stocks d’eau en fonctionnement normal. Pour de nombreuses raisons, un accident est un cas, où les opérateurs, s’ils ont le l’électricité, peuvent ouvrir une valve de secours et de décharge («dump») de la vapeur dans la fosse humide, afin de la supprimer (d’où son nom, chambre de suppression de la vapeur). Cette enceinte unique complexe en acier sous pression est le confinement, la barrière des produits de fission. Le béton massif qui l’entoure fournit la force et le blindage, mais n’est pas le confinement primaire.
      La plupart des rapports des médias sont un non-sens technique, mais je crois que la première cause de la catastrophe en cours a été un tsunami > 14M qui a frappé une installation conçue pour une inondation > 5M. Les inondations ont noyés les appareils électriques et auraient emporté le(s) réservoir(s) de carburant diesel.
      La réponse du personnel de la centrale a été héroïque, il n’est pas exagéré de prétendre qu’ils ont sauvé une grande partie de leur nation. Ils sont de talentueux héros nationaux. Mais le soutien hors site de ces gens qui luttent, appelle à un examen sévère, et des sanctions probables. Ils avaient besoin d’électricité en une heure; ils l’ont obtenu au bout de plus d’une semaine.
      Cela a été un accident historique, et va faire énormément progresser les connaissances de l’homme, si l’étude est menée objectivement, elle éclatera de nombreux mythes nucléaires. Le bourrage de crâne des médias de Three Mile Island, a abouti à quelques uns graves à cause de la terreur, mais pas un seul à cause de la radio-activité. Tchernobyl a été un test délibéré et illégal, pas un accident, le directeur de l’usine ne pensait pas qu’il ferait sauter, et il n’aimait pas les systèmes de sécurité embêtants. Il avait tout à fait tort. Des dizaines de milliers de victimes, dont la santé a été évaluée, a abouti à des corrélations statistiques non-significatives, pour la simple raison que presque aucun n’a jamais vu un médecin. Les problèmes de santé ont été horribles sous forme de pandémie, due à l’alimentation et l’hygiène. Un exemple: la carence en sel a été pandémique, les métabolismes carencés en sel ont aspiré l’iode radioactif, un agent de grave cancer thyroïdien \.
      L’agonie de Fukushima s’est passé dans une société techniquement avancée . Il y a des héros et il y aura des méchants. Il se peut que la redoutable fin-du-monde de l’accident de perte du liquide de refroidissement (LOCA), qui a détruit quatre centrales nucléaires, peut ne pas tuer un seul être humain, quelque chose qui ressemble à un miracle pour l’ingénieur que je suis. L’Homme va apprendre les risques réels associés à l’énergie nucléaire, de nombreux mythes idéologiques, pour et contre, apparaîtront. Nous allons remplacer les paris par la connaissance, combattre la peur par les faits.
      Le monde a été modifié par ce tremblement de terre.

      pour hervé et d’autres …
      c’est vrai que la version google est pas toujours terrible.

  8. Après la démission récente de Toshiso Kosako conseiller scientifique du premier ministre sur les sujets nucléaires, les mentalités au sein du gouvernement Japonais sur ce dossier nucléaire sont peut-être en train d’évoluer significativement avec les propos d’un autre officiel au sujet de la nécessité de la fermeture de la centrale nucléaire d’Hamaoka, y compris par l’intervention directe du gouvernement…et ce lors d’une réunion sur la situation économique, en présence du premier ministre et de certains membres de son gouvernement dont Banri Kaieda chef du METI.

    http://mainichi.jp/select/seiji/fuchisou/news/20110502ddm012070108000c.html

    Même si officiellement le gouvernement n’appelle pas (encore) à la fermeture d’Hamaoka, le débat est néanmoins lancé en coulisse avec les arguments principaux suivants:
    – Hamaoka est dangereux (situé sur la faille et à l’endroit étant prévu comme devant être l’épicentre du prochain grand tremblement de terre de Tokai -en 2008, 80% de chances dune magnitude >8 dans les 30 prochaines années-)
    – mais sur quelle base légale pourrait on fermer Hamaoka et pas les autres centrales nucléaires (hormis Fukushima bien sûr) ou encore se substituer aux prérogatives des autorités locales.
    -Les politiques doivent prévenir les dangers « prévisibles »…ou pas?

    Cordialement
    Noko

  9. Pendant ce temps,
    Greepeace met la pression sur le gouvernement japonais pour que des mesures correctes de radioactivité soient données en mer au large de fukushima.
    http://www.greenpeace.org/australia/news-and-events/news/nuclear-power/rainbow-warrior-testing-waters

    Les designers se lancent dans le marché juteux des mesures de taux de radioactivité dans nos assiettes
    http://radioprotection.eklablog.com/special-japon-c587930

    Le gouvernement japonais relève les quantité admises de radioactivité pour les enfants
    http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/situation-fukushima-la-fin-avril/blog/34468

    Les paranoïaques chinois font monter les prix des aliments comestibles japonais importés
    http://www.asahi.com/english/TKY201105040103.html

    1. « Les designers se lancent dans le marché juteux des mesures de taux de radioactivité dans nos assiettes »

      Fidèle à ses prérogatives et à ses principes, le Kapitalisme profite du malheur des uns pour faire son bonheur.
      On va voir se décliner longtemps les idées farfelues pour « profiter » de ce que cette catastrophe peut générer comme revenus.
      Tout cela est écoeurant… et me coupe l’appétit !

  10.  »Tepco assure que, suivant ses calculs, ces deux structures résisteront à la poussée, sans avoir toutefois intégré dans ceux-ci l’hypothèse d’un nouveau séisme de magnitude 9. »

    @françois
    S’il y a un nouveau séisme de cette nature, la centrale de Fukushima va être envoyée … en orbite géostationnaire !!

    A mon sens, un séisme à 5 juste en dessous est largement suffisant pour mettre à terre ce qui est à peine rafistollé !!

  11. Le « Pavel Gordienko » effectue actuellement des mesures au large des îles Kouriles.
    On recherche en priorité les isotopes du césium. Dans l’eau de mer, les relevés indiquent:
    césium 137 : 4Bq/m3
    césium 134 : 3Bq/m3
    Le césium 134 est trouvé en surface et à 50m de profondeur.
    Il s’agit de retombées du nuage. Les courants marins sont Nord-Sud (Kamchatka vers Japon) et le navire ne se trouve pas dans la zone baignée par les courants transportant les effluents de Fukushima.
    Des échantillons sont pris pour une recherche poussée (à terre) du strontium 90 et des isotopes du plutonium. Retour à terre à la mi-mai pour la fin de la première campagne de relevés.

    http://gazeta.ru/news/social/2011/05/05/n_1825385.shtml

  12. Reactors can resist air crash too, says French firm
    Luc Oursel, Chief Operating Officer of Areva, told Indian journalists :
    “The EPR has the highest safety standards, it can resist an air crash – an Airbus A380 crash, which is the largest aircraft. Also, if there’s an incident inside the reactor, there will be no impact, no release outside. This is a characteristic of third generation nuclear plants. All Areva reactors meet Generation 3 safety and security criteria,” he added.

    1. it can resist an air crash – an Airbus A380 crash

      Pour l’EPR … je veux bien le croire …

      Mais pour ce qui est des centrales du palier REP (PWR), soit une bonne cinquantaine de réacteurs en France, sachez que les bâtiments réacteur ne sont dimensionnés que sur la base d’une résistance au crash d’un avion de type « cessna », un « tout petit » avion de tourisme !

      Voilà sans doute pourquoi les stress test tendent à être revus à la baisse, sur ce point notamment …

      1. D’où tenez-vous cette information ?
        Sans source compétente et précise, ce n’est pas une information fiable.

      2. bonjour,

        @Alain V

        D’où tenez-vous cette information ?
        Sans source compétente et précise, ce n’est pas une information fiable.

        Je suis un ancien salarié de notre opérateur national, en centrale nucléaire … Voir mes précédents messages.

        les bâtiments réacteur ne sont dimensionnés que sur la base d’une résistance au crash d’un avion de type « cessna », un « tout petit » avion de tourisme !

        Cette information n’est pas confidentielle, ce n’est pas un « scoop », cette information est donnée de manière transparente à tout agent lors de son cycle de formation au fonctionnement d’une centrale.
        Cette information est disponible dans la « bible » à usage des agents en centrale nucléaire, livre nommé « Mémento de sureté nucléaire », dans les passages relatifs à ce que l’on appelle « la sureté en profondeur », en particulier les aspects conception et dimensionnement …

        Je ne peux pas donner de lien, il faudrait pour cela scanner le bouquin en question et le diffuser sur le net …

        Maintenant, si l’on en vient à vous dire que les bâtiments réacteur du palier REP actuel résistent à un crash d’Airbus, libre à vous de le croire, mais ce serait de la désinformation totale …

        Pour ce qui est de l’EPR, je n’en sais strictement rien, mais pour l’instant on s’en fiche puisqu’il n’y en a aucun en service à l’heure actuelle.

      3. En complément, voilà qui confirme mon assertion sur le type d’avion retenu pour le dimensionnement d’un bâtiment Réacteur (valable en tout cas pour tous les réacteurs du palier REP) :

        Voir paragraphe C – 1 du lien donné par « fuku »

        1 – Les situations accidentelles retenues en France pour le dimensionnement des réacteurs existants

        L’enceinte de confinement est conçue pour résister à différentes situations accidentelles d’origine interne et différentes « agressions » d’origine externe à l’installation.

        On peut distinguer :
        …/…
        les agressions externes d’origine humaine :
        Þ explosions externes (dues à l’environnement industriel),
        Þ chutes d’avion de l’aviation générale (Cessna 210, Lear Jet) ;

        Et un cessna 210 c’est ça. (pas bien gros, n’est il pas ?)

      4. @Alain V
        Un des administrateurs du réseau Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, a fait plusieurs mois de prison pour avoir révélé des documents classés secret défense qui expliquaient que les centrales françaises ne pouvaient résister au crash d’un avion. Il en est sorti grâce à une pétition…

    2. Les twin-towers à NY pouvaient, d’après leur certification de construction, recevoir un Boeing 707 à sa masse maximale de décollage, maximum kérosène on board 🙂

      1. @ PAD et la démonstration devait sans doute prévoir qu’elles ne s’écrouleraient pas même une heure après, d’ailleurs l’évacuation n’a été impérative qu’après le premier effondrement..
        Les constructeurs n’ont pas été poursuivis ni inquiétés pour erreur de conception. et il ne semble pas qu’il y ait eu une remise en cause des normes ou pratiques à la matière.

  13. Encore 2 ou 3 questions :
    Pourquoi est ce qu’ils mettent tous leurs efforts sur le réacteur 1 ?
    pourquoi font ils rentrer des bonhommes dedans si ils ont l’intention de remplir l’enceinte de confinement d’eau (mise à jour n°201). Ils mettent de l’eau depuis 2 mois sans avoir besoin d’ouvriers.
    A quoi les ouvriers vont ils servir, que doivent ils faire ?
    une fois qu’il y aura 7000 tonnes d’eau dans le machin, je ne comprend pas ce qu’ils pourront faire d’autre.
    Est ce que cette eau ne va pas bouillir ? ca en revient à une piscine, non ?

    en raison de la pression qui sera exercée par cette masse d’eau, tant sur l’enceinte de confinement que sur la cuve du réacteur qui baignera dedans.

    (mise à jour 201)
    Je croyais qu’il y avait de l’eau dans la cuve. Depuis le début je lisais que le coeur était refroidi. Si il y a de l’eau dans la cuve, il n’y a pas de raison que l’eau extérieure exerce une pression sur la cuve.
    Est ce donc que la cuve est vide et donc l’uranium à l’air ? Si ça se trouve depuis le début ils refroidissent la cuve et pas l’uranium. Ca craint.

    Cette contamination à l’itinéraire indétectable, devant laquelle l’opérateur semble impuissant, se répandrait par le sol depuis le réacteur n°2.

    (mise à jour 202)
    Si de l’eau radioactive passe dans le sol en venant du coeur, c’est donc bien que l’eau est en contact avec l’uranium.
    comment peut elle sortir de la cuve et de l’enceinte ?
    En temps normal, il y a toujours de l’eau dans la cuve et en plus sous pression comme une cocote minute, elle ne peut pas sortir (c’est heureux). pourquoi maintenant peut elle sortir alors qu’elle n’est mème pas sous pression ?

    Merci beaucoup de vos infos régulières mais à chaque fois, elles me font me poser d’autres questions.
    je croyais avoir compris un truc et paf le truc 🙁

    1. 1/ L’intervention dans le réacteur n°1 est un test destiné à être éventuellement élargi aux autres.

      Il était nécessaire de vérifier l’état de certaines conduites afin de procéder au remplissage. Cette masse d’eau froide va agir pour refroidir la cuve du réacteur, qui va baigner dedans. Le niveau d’eau au sein de la cuve n’a pas fait l’objet d’une information publique à ma connaissance, et n’est même pas nécessairement connu.

      2/ En ce qui concerne la fuite du réacteur n°2, il est estimé qu’elle est située dans le tore (chambre de condensation), avec lequel la cuve communique fonctionnellement, qui aurait été endommagé lors de l’explosion du 15 mars.

      1. merci de vos réponses.
        Je dois ètre un peu simple mais sincèrement, je ne comprends pas tout.
        je connaissais l’image dont le lien est donné au dessus mais ça tombe bien.
        Comment l’eau peut se retrouver dans le sol, je ne comprend toujours pas.
        en supposant que le coeur ne soit pas refroidit mais rien que la cuve (ce qui serait craignos) et que le petit confinement en acier (orange) soit troué au niveau du 24 (tore) comme vous le dites et donc, l’eau contenue seulement dans le gros confinement en béton (gris), comment peut elle alors le traverser pour se retrouver dans le sol et s’infiltrer jusqu’à la mer ?
        Il faut forcément que tout soit troué pour ça (orange et gris) et alors, c’est encore plus craignos qu’on le dit.
        on aurait alors une cocote minute (jaune) avec ou sans eau à l’interieur dans laquelle il y a un feu nucléaire, plongée dans un récipient rempli d’eau (ou rien qu’à moitié jusqu’à maintenant) et qui fuit dans le sol.
        Ca tient debout mais alors l’eau qui part dans le sol ne devrait pas ètre radioactive.
        Pour quelle soit radioactive, il faut qu’elle soit en contact avec l’uranium. Donc, soit la cuve (jaune) fuit et laisse rentrer et sortir l’eau, soit l’uranium est sorti de la cuve.
        Je ne vois pas d’autre explication.
        c’est peut ètre pour ça que maintenant ils veulent inonder complétement l’enceinte en béton au risque qu’elle pète sous la pression : parce que l’uranium est dans l’enceinte en béton et pas dans la cuve.
        autre question :
        si ils remplissent complètement l’enceinte d’eau, ils ne pourront plus y mettre d’azote. C’est un problème non ?
        par contre, j’ai compris pourquoi ils ont peur que la cuve s’écrase sous la pression de l’eau. j’ai lu ça sur futura-sciences.
        dans la cuve il y a des gaz et de l’air et donc, mème si elle est trouée en bas, l’eau ne peut pas y entrer (ça fait comme un verre retourné qu’on trempe dans l’eau) mais la pression a l’intérieur n’est pas très forte. Si la pression extérieure à cause de l’eau devient trop forte, gloup comme un sous-marin qui va trop profond.
        j’ai lu aussi que le béton 13 est un béton spécial résistant mais que le béton 20 est un béton normal qui ne résiste pas à la chaleur.
        peut ètre ont ils peur que le 13 finisse par lacher et alors bonjour oupsss le 20.

      2. Le jaune a été ouvert pour évacué la pression d’hydrogène et a rejeté des radioéléments dont tout le monde parle partout.

        Ils arrosent par le dessus donc l’eau se retrouve en bas sous l’effet de la gravité et il faut l’évacuer.

        L’ensemble a souffert donc il y a des fissures un peut partout (béton).

        Un corium ne peut pas cotoyer de l’eau directement.

      3. @raiponce si si un corium peut cotoyer de l’eau directement.! c’est même conseillé
        il semble que les coréens se soient intéressés à cet aspect des choses
        in « Steam explosion experiments using partially oxidized corium » en 2008

        Expériences d’explosion de vapeur utilisant un corium partiellement oxydé

        voir le résumé http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=20975337

        Deux expériences d’explosion de vapeur ont été réalisées dans l’installation TROI (essai pour interaction corium réel avec de l’eau) en utilisant un corium en fusion partiellement oxydé (matériau de base), qui est produit au cours d’un accident postulé de fusion du coeur dans un réacteur nucléaire. Une explosion de vapeur s’est produite dans un cas, mais aucune dans l’autre cas. La pression dynamique et la charge dynamique mesurée dans l’expérience précédente montrent une plus forte explosion que celles effectuées précédemment avec le corium oxyde. En même temps, une explosion de vapeur est exclue lorsque la température de la matière en fusion est faible, parce que la matière en fusion est facilement solidifiée pour éviter une interaction liquide-liquide. Le corium partiellement oxydé pourrait améliorer la force d’une explosion de vapeur en raison de l’énergie thermique fournie par une réaction chimique exothermique entre l’eau et le métal d’uranium avec une surchauffe suffisante extraite lors de la fusion. L’effet de la composition sur une charge d’explosion de vapeur, qui n’a pas été pris en compte lors de la conception nucléaire jusqu’à présent, doit être inclus.

    1.  » Nous nous sommes rendus là-bas et avons nettoyé le conteneur sur place, a souligné la porte-parole… »

      Comment nettoie t-on une marchandise contaminée ? On passe un coup de Kärcher ? Que devient l’eau ?

      1. Quand on n’a pas d’installation de dépollution d’eau sous la main, surtout pas de nettoyeur HP ! On frotte avec de l’ouate imbibée de produits adaptés à ce qu’on veut retirer et à la nature de la surface, ce qui donne un déchet solide facile à emballer et à évacuer vers une installation apte à le traiter.

      2. Merci pour cet éclairage. Puisque vous êtes là, pourriez-vous nous expliquer comment un conteneur a pu être contaminé selon vous. Se trouvait-il non loin de la centrale?

    2. @quelqu’un
      Extrait du lien que vous avez diffusé :
      « Il y avait des spots de radioactivité allant jusqu’à 33 becquerels, mais la moyenne était de 6 becquerels, a précisé la porte-parole, soulignant que le taux maximum autorisé est de 4 becquerels.
      (…)
      La société importatrice avait de son côté demandé jeudi à un spécialiste du contrôle des marchandises dans le secteur des transports, la société privée First Safety, de mesurer le taux de radioactivité du conteneur.
      First Safety a mesuré un taux moyen de 40 becquerels et des spots de radioactivité de 200 becquerels, ce qui pourrait être dangereux, a affirmé à l’AFP son directeur Hans Jansen. »

      Je ne comprends pas bien. Entre la frontière et l’arrivée à la société importatrice les taux respectifs moyen et de spots de radioactivité seraient passés de 6 à 40 et de 33 à 200 ? La société de mesure se targuerait-elle d’avoir des appareils de mesure 5 fois plus sensible que la douane ?
      Il est vrai qu’au pays des tulipes et du florin, comme c’est officiel depuis Le Cave se rebiffe, la valeur a de ces vicissitudes !

      1. pb d’étalonnage sans doute, mais alors il devient plus clair pourquoi les autres containers de même provenance, n’ont pas été jugés positifs à la douane.
        d’abord ils étaent peut être en dessous ou masqués sur le porte conteneur, ensuite la douane ne s’est peut être réveillée que parce que le destinataire a fait ses propres contrôles !

      2. schizosophie, je me pose les mêmes questions que vous et je n’ai pas d’autres réponses que de prétendre que les contrôles douaniers des radiations ne fonctionnent pas comme ils le devraient. Mais bon, ce qui n’est pas peut encore venir.
        Le Liban a une autre approche:
        Les produits fabriqués au Japon interdits d’entrer au Liban
        BEYROUTH | iloubnan.info / NNA – Le 06 mai 2011
        Le ministère de l’Economie et du Commerce a temporairement interdit l’entrée des produits importés du Japon de façon , à moins qu’un certificat issu d’un laboratoire reconnu internationalement n’atteste que ces produits sont dénués de toute pollution nucléaire.

        Dans une missive envoyée au ministère des Finances le 4 mai, le ministère de l’Economie a assuré que cette décision ne s’applique pas aux marchandises importées du Japon avant le désastre des réacteurs nucléaires de Fukushima le 11 mars 2011.

      1. @Yvan

        Il n’est pas du tout exclu de trouver ici et là des petites radioactivités issues de petites pièces …
        Votre produit manufacturier est constitué de pièces qui parcourent des milliers de kilomètres franchissant des contrôles plus ou moins sérieux, à l’entrée des ports et aéroports …qu’il ne vous en déplaise ne change rien !

      2. Si ça grésille beaucoup, c’est peut être a cause d’une erreur de livraison… C’est pas un compteur Geiger par hasard ?….

    1. Je suis stupéfait. La liste des accidents nucléaires civiles et militaires est tellement longue qu’on fini par croire qu’on l’a souvent échappé belle, alors qu’en fait on est en plein dans la catastrophe…

  14. @ F. Leclerc
    Ma question (11) du 26 avril: « Que devient toute cette eau? »
    Vous me répondiez: « Dans le cas d’un circuit fermé de refroidissement, elle est supposée ne pas en sortir ! Dans celui de l’inondation des enceintes de confinement, c’est pareil car elles sont sensées être étanches.

    Mais il faut mettre en place ce circuit fermé dans le premier cas, et vérifier l’étanchéité des enceintes dans l’autre avant de procéder à l’inondation.

    L’opérateur est en train de s’activer à rechercher des fuites, soupçonnant l’existence d’autres que celles qu’il a déjà localisé, à l’origine des masses d’eau contaminée répandues sur le site. »
    L’opération en cours sur le réacteur 1 ne ressemble -t-elle pas à une inondation ( je n’ose pas parler de cercueil liquide)? ou bien est il envisagé une circulation en circuit fermé? Et est ce possible avec la quantité d’eau qu’il est prévu d’injecter?
    Je me pose un peu les mêmes questions que Dom qui me paraissent « frappées au coin du bon sens » comme dirait ma grand-mère(et j’ai le schéma si gentiment conseillé par hervé!) .

  15. @isabelle
    Moi je me pose la question de savoir d’où vient toute cette eau?
    Si quelqu’un à la réponse je suis intéressé. Y-a-t-il un énorme cours d’eau à proximité ou un lac ou un réservoir naturel? Toutes installations cumulées on doit avoir un débit de plusieurs dizaines de tonnes par heure. Comment est-ce possible sachant qu’il n’y a pas de circuit fermé? Attention je ne suppose pas qu’on pompe de l’eau de mer en douce…il y a sans-doute une explication rationnelle mais je ne l’ai jamais lue.

    1. des barges américaines au départ (d’abord refusées), mais je ne sais pas si on les voit maintenant , à la TV ou sur des photos.

  16. Décontamination des terres agricoles proches de la centrale.
    http://www3.nhk.or.jp/daily/english/06_17.html

    Le ministère japonais de l’agriculture envisage de cultiver des tournesols et du colza dans les exploitations irradiées autour de la centrale de Fukushima Daiichi. Ces cultures étant connues pour leur capacité à décontaminer les sols.
    (…)

    Si cette solution est retenue, qu’adviendra-t-il ensuite des récoltes ? (si les plantes absorbent effectivement les éléments radioactifs, elles deviennent elles-mêmes radioactives)
    Les brûler ? les enfouir dans le sol un peu plus loin ? les déverser en mer ? les mélanger à des productions saines, en diluant jusqu’à ce que le mélange soit conforme aux doses autorisées ?

    Cela n’est pas sans évoquer certain sparadrap dont il est bien difficile de se débarrasser…

    1. On incinère (avec filtration des fumées), puis on bloque les cendres dans du béton, coulé dans un fût de béton. Ensuite, direction stockage pour 300 ans (10 périodes du césium 137).

      La filière existe en France (stockage à Soulaines), au Japon il faudra la créer si elle n’existe pas.

      1. Et voilà. Encore une retombée positive ignorée de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Nos champions du béton peuvent se réjouir, une belle filière, un beau filon à exploiter. Merci pour eux !

  17. La mise à jour 202 laisse à penser que la situation n’est pas si rassurante, on pourrait même spéculer qu’un corium pas trop actif ayant pénétré assez profond soit une explication cohérente avec les constations, aussi peut-on lire ou relire les scénarios de pire cas tels qu’ils étaient envisagés au MIT dès le 17 mars
    http://mitnse.com/2011/03/17/on-worst-case-scenarios/
    qui semble expliquer l’usage abondant d’eau en pareil cas comme faisant partie des meilleures pratiques revues dans les 20 ans qui ont suivie TMI.

    If, however, water is supplied to quench the corium as it spreads onto the reactor floor, the ablation occurs at 5-7% of the pre-quench rate, and production of gases is suppressed. The rate of ablation continues to undergo fits and starts, as the corium forms a solid crust, and then this crust is broken and re-formed.

    Si, toutefois, l’eau est fournie pour étancher la corium alors qu’ il se répand sur le plancher du réacteur, l’ablation se produit à 5-7% du taux de pré-refroidissement, et la production de gaz est supprimée. Le taux d’ablation continue de subir des à-coups, comme le corium forme une croûte solide, et puis cette croûte est brisée et re-formé.

  18. « Naoto Kan, le premier ministre japonais, vient d’exiger l’arrêt de la centrale nucléaire de Hamaoka, en raison des risques qu’elle représente.
    Elle est située dans une région du centre du pays à forte probabilité sismique, à environ 200 kms de Tokyo. »

    La mise à jour 204 de ce midi ci-dessus, est le prolongement direct de mon commentaire d’hier soir et confirme l’évolution rapide (mais encore partiel) des mentalités concernant le nucléaire au sein du gouvernement et parmi les autorités japonaises.
    La suite ne s’est donc pas faite attendre, néanmoins il faut nuancer et encore rester très prudent car, comme l’indiquent le Nikkei et le Mainichi Shimbun, le gouvernement « cherche » à « suspendre » l’activité de la centrale de Hamaoka et « appelle » la compagnie Chubu Electric Power à le faire.
    1- « cherche », « appelle »: ce n’est pas exécutoire car le premier ministre n’en a pas le pouvoir (!!!!!!: Cela ne vous rappelle pas certains aspects de la crise financière?) avec la loi actuelle, mais néanmoins, Akihisa Mizuno le président de Chubu Electric promet de « considérer rapidement la requête » (on peut sans doute espérer qu’il s’y pliera finalement.
    2- « suspendre »: on ne parle que d’un arrêt (provisoire)…le temps de renforcer les mesures de sécurité (protection contre un tsunami de 15m de haut, un système de refroidissement à air -??-, des pompes d’eau de mer supplémentaires…). Cela devrait prendre environ 2~3 ans…mais redémarrer après!
    On n’est donc pas au bout du chemin…mais on avance.

    Cordialement
    Noko

    PS: à noter aussi que, pendant ce temps là, toutes les (3) centrales nucléaires de Japan Atomic Power sont maintenant toutes à l’arrêt suite à des fuites radioactives de leur centrale N°2 de Tsuruga (la N°1 étant en maintenance jusqu’en Mars 2012 et l’autre à Ibaraki -près de Fukushima- arrêtée depuis le tremblement de terre et le tsunami).

    http://e.nikkei.com/e/fr/tnks/Nni20110506D06JF946.htm

    http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20110506p2g00m0dm092000c.html

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