JACKSON C. FRANK (1943 – 1999)

Je vous préviens tout de suite que tout ceci n’est pas très visuel : on est là pour le plaisir des oreilles.

Jackson C. Frank : un long combat avec la schizophrénie. Je n’ai trouvé que douze secondes où on le voie « live ». Les voici :

C’est Youn Sun Nah qui m’a rappelé son nom, avec l’interprétation qu’elle offre de My Name Is Carnival.

Le nom du critique qui dit de Youn Sun Nah que ce n’est « pas très convaincant », voire « assommant », c’est, je vous le rappelle : « Sylvain Siclier ».

Simon & Garfunkel : « Blues Run the Game » de Jackson C. Frank

Et la première version de « My Name Is Carnival » par l’auteur :

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17 réflexions sur « JACKSON C. FRANK (1943 – 1999) »

  1. belle voix, belle mélodie, et c’est un blanc !
    je connaissais pas, très cool, il chante mieux que Clapton.

      1. on monopolise les commentaires sur les billets, c’est un putsch, on a bien fait de comploter… (facile, le modérateur est athée en matière de complot).

      2. Hé, Karluss, y’a presque plus personne ici, même le taulier est parti bouffer… J’te dis, on pique la page et on se casse, c’est du tout cuit !

      3. J’allais répondre mais ça risque d’indisposer les KarlussChildren, je m’abstiens donc.

        Signé: KarlussGirlFriend sous injonction de KarlussGrandMother, elle-même supervisée par KarlussPapy

      4. @ KarlussGirlFriend
        Non mais ça va pas, toi, de venir te montrer ici devant tout le monde ? Et si KarlussWife te voit ? C’est du propre… Déjà que toute la famille va être tricarde sur ce blog…

      5. Eh bien, vous en faite de belles, sitôt que ce pauvre monsieur Paul a le dos tourné… Si vous continuez à embêter tout le monde, je vais bien être obligée d’appeler KarlussModerator…

      6. Mais non, maman, monsieur Paul, dès qu’il aura enterré le capitalisme, il aura enfin un vrai sujet : la modélisation algébrique des systèmes fratriarcaux.

    1. On trouve une belle version de « Blues Run The Game » reprise par Nick Drake sur un bootleg anglais, le saviez-vous ?

  2. My Name Is Carnival :

    I’ve seen your face in every place that I’ll be goin’
    I read your words like black hungry birds read every song
    Rise and fall
    Spin and call
    And my name
    Is carnival
    Sad music in the night
    Sings a scream of light out of chorus
    And voices you might hear appear and disappear
    In the forest
    Short and tall throw the ball
    And my name is carnival
    Strings of yellow tears
    Drip from black wire fears
    In the meadow
    And their white halos spin
    With an anger that is thin
    And turns to sorrow
    King of all
    Hear me call
    Hear my name
    Carnival
    Here there is no law
    But the arcade’s penny claw
    Hanging empty
    The painted laughing smile
    And the turning of the style
    Do not envy
    And the small
    Can steal the ball
    To touch the face
    Of carnival
    The fat woman frowns
    At screaming frightened clowns
    That move enchanted
    And a shadow lie and waits
    Outside your iron gates
    With one wish granted
    Colours fall
    Throw the ball
    Play the game
    Of carnival
    Without a thought of size
    You come to hypnotize
    The danger
    The world that comes apart
    Has no single heart
    When life is stranger
    Wheel and call
    Clawed dreams all
    In the name
    Of carnival
    Wheel and call
    Clawed dreams all
    In the name
    Of carnival
    I’ve seen your face in every place that I’ll be goin’
    I read your words like black hungry birds read every song
    Rise and fall
    Spin and call
    And my name
    Is carnival
    Sad music in the night
    Sings a scream of light out of chorus
    And voices you might hear appear and disappear
    In the forest
    Short and tall throw the ball
    And my name is carnival
    Strings of yellow tears
    Drip from black wire fears
    In the meadow
    And their white halos spin
    With an anger that is thin
    And turns to sorrow
    King of all
    Hear me call
    Hear my name
    Carnival
    Here there is no law
    But the arcade’s penny claw
    Hanging empty
    The painted laughing smile
    And the turning of the style
    Do not envy
    And the small
    Can steal the ball
    To touch the face
    Of carnival
    The fat woman frowns
    At screaming frightened clowns
    That move enchanted
    And a shadow lie and waits
    Outside your iron gates
    With one wish granted
    Colours fall
    Throw the ball
    Play the game
    Of carnival
    Without a thought of size
    You come to hypnotize
    The danger
    The world that comes apart
    Has no single heart
    When life is stranger
    Wheel and call
    Clawed dreams all
    In the name
    Of carnival
    Wheel and call
    Clawed dreams all
    In the name
    Of carnival

  3. Blues Run the Game
    written by Jackson C.Frank

    Catch a boat to England, baby,
    Maybe to Spain,
    Wherever I have gone,
    Wherever I’ve been and gone,
    Wherever I have gone
    The blues have run the game.

    Send out for whisky, baby,
    Send out for gin,
    Me and room service, honey,
    Me and room service, babe,
    Me and room service
    Well, we’re living a life of sin

    When I ain’t drinking, baby,
    You are on my mind,
    When I ain’t sleeping, honey,
    When I ain’t sleeping, Mama,
    When I ain’t sleeping
    Well you know you’ll find me crying.

    Catch a boat to England, baby,
    Maybe to Spain,
    Wherever I have gone,
    Wherever I’ve been and gone,
    Wherever I have gone
    The blues have run the game.

    Living is a gamble, baby,
    Loving’s much the same,
    Wherever I have played,
    Wherever I throw those dice,
    Wherever I have played
    The blues have run the game.

    Maybe when I’m older, baby,
    Someplace down the line,
    I’ll wake up older,
    So much older, Mama,
    Wake up older
    And I’ll just stop all my trying.

    Catch a boat to England, baby,
    Maybe to Spain,
    Wherever I have gone,
    Wherever I’ve been and gone,
    Wherever I have gone
    The blues, they’re all the same.

  4. Peut-être est-ce sans doute là plus une maladresse dans la rédaction qu’une volonté conscient de blesser, mais toujours est-il que je ne suis pas convaincu de l’utilité de jeter un nouvelle fois Sylvain Siclier en pâture à la vindicte populaire.
    Certes le monsieur n’a pas été très cordial avec Youn Sun Nah, mais le propre du juste n’est-il pas de ne pas se résoudre à utiliser les mêmes ressorts que ses opposants ? D’autant plus que sa critique était un tant soit peu argumenté…

    1. Tiens, Siclier envoie un émissaire pour demander la paix à P. Jorion (avec, en cas de refus, une menace codée dans son pseudo).

    2. Cher Genghis, ce n’est pas son manque de cordialité que je lui reproche, c’est sa condescendance. C’est pas classe, si vous voyez ce que je veux dire.

  5. Juste quelques derniers compléments d’info sur ce musicien attachant avant que le billet ne quitte le facing du blog :
    « Epaulé par Simon et Garfunkel (avec lesquels il partageait un appartement) ou Sandy Denny (dont il partageait la vie), Jackson C. Frank devait enregistrer son album dans un état de nervosité paralysante : cinq titres ont été capturés en douce, Paul Simon prétextant des essais de son pour que Frank accepte de jouer devant un micro…
    … En 1965, paralysé par l’accueil dithyrambique réservé à sa musique, se jugeant incapable d’offrir une suite digne à son premier album, Jackson C. Frank est entré en dépression et rentré en Amérique. L’échec d’un mariage, la mort d’un enfant et un mélange de médicaments désastreux l’ont conduit à l’hôpital puis à la rue. Pendant vingt ans, malade et éborgné à la suite d’une agression, il fut clochard dans les rues de New York. Repêché il y a quelques années par un fan pour qui il faudra aussi brûler quelques cierges, il a aujourd’hui retrouvé une vie normale et, dit-on, se produit parfois dans les clubs locaux sous le nom de Jack Frank. »

    – Extraits d’une chronique de Stéphane Deschamps mise en ligne sur Deezer.
    Wiki nous propose un final moins clément : “Suite à ses nombreuses dépressions, il consommera de plus en plus de médicaments et tentera même de se suicider. Il finira par se retrouver à la rue, borgne de l’œil gauche suite à une agression par balle et presque infirme car ses jambes sont atrophiées par la dureté de la vie dans la rue. Sa frêle santé finira par avoir raison de lui en mars 1999. Il venait tout juste de fêter ses 56 ans.»
    Bon, je garde le son mais je retourne sur le fil de Fukushima pour me remonter le moral…

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