ESPAGNE : LA FÊTE EST FINIE, par Pablo75

Billet invité.

Après quelques jours d’espoir de voir un nouveau Mai-68 se développer en Espagne, la douche froide des résultats des élections régionales et municipales d’hier ramènent les Espagnols à la dure réalité. La Gauche, avec 27,79 %, subit une défaite historique et la Droite, avec 33,77 %, prend le pouvoir régional et municipal partout, même dans les régions et les villes où elle était exclue depuis 30 ans (comme la région de Castilla-La Mancha ou la ville de Barcelone). Si ces élections avaient été des élections législatives, la Droite serait à seulement 12 députés de la majorité absolue.

Le vote anti-système montre bien aussi que « la sauce » soixante-huitarde est très de loin d’avoir pris en Espagne : l’abstention n’est que de 33,77 %, le vote nul que de 1,7 %, le blanc que de 2.54 %. Mais le pire ce n’est pas cela. Ce qui montre de façon définitive le manque de lucidité politique des Espagnols c’est le fait d’avoir voté sans le moindre état d’âme pour les politiciens corrompus et inculpés. Une centaine se présentaient aux élections et la conclusion de « El País » ce matin est sans appel : « La corruption est rentable. » Que, par exemple, le président (de droite) de la deuxième région la plus endettée du pays, celle de Valence, F. Camps, impliqué dans l’affaire de corruption le plus grave de l’Espagne, ait été réélu triomphalement (avec 10 autres inculpés dans sa liste), montre bien le degré de berlusconisation auquel est arrivé l’Espagne.

Plus inquiétante encore : la forte montée de l’extrême-droite xénophobe en Catalogne ou celle de Bildu, le parti d’E.T.A., récemment légalisé, au Pays Basque (un parti séparatiste qui réclame à la France les provinces basques du Nord – je le rappelle aux naïfs de ce côté-ci de la frontière).

Pour couronner le tout et malgré un désaveu cinglant dans la rue et dans les urnes, Zapatero se cramponne au Pouvoir et exclut la tenue des élections législatives anticipées, ce qui pourrait, ajouté à l’apparition – une fois les changements des dirigeants effectués – des vrais chiffres des dettes des Régions et des Municipalités (dont une partie importante est « cachée sous le tapis ») aggraver rapidement la crise de la dette espagnole.

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164 réflexions sur « ESPAGNE : LA FÊTE EST FINIE, par Pablo75 »

    1. Salut ananahi,
      d’accord pour le pseudo, mais pas pour nouveau…
      PJ
      Ah, flûte je me suis gourré
      mqr

  1. Nos démocraties sont vieillissantes, plus encore l’Espagne.
    Ceci explique peut-être cela, un électorat de vieux, et des « adultescents » plongés dans le consumérisme et l’individualisme.

  2. Je crois la situation espagnole plus complexe et pour tout dire contradictoire. Les phénomènes de rejet électoraux ne sont pas nouveaux, qui ne signifient pas nécessairement adhésion à ceux qui en bénéficient. Cela marque aussi la recherche confuse d’une issue à une situation vécue comme une impasse.

    Le « berlusconisme » n’en est pas moins une dimension de la situation, expression des illusions de ceux qui croient ainsi pouvoir s’en sortir par le rêve.

    Enfin, la mobilisation qui est en cours ne va pas s’arrêter aussi simplement. Qu’elle ne soit pas porteuse d’une issue politique n’est pas étonnant, c’est toujours le propre de ce genre d’explosion.

    La société espagnole n’a jamais complètement tourné la page de ses vieux démons, malgré tous ses changements impressionnants. Le Partido Popular en a hérité, même en rajeunissant la droite espagnole.

    L’inflexion du nationalisme catalan vers des tentations padaniennes à l’italienne n’est pas une nouveauté. Les Catalans, comme les Basques, sont eux aussi à la recherche d’un refuge, à la différence que les uns sont riches et les autres moins.

    L’Europe entière est traversée, à commencer par la Belgique et l’Allemagne, par la même tentation des mieux lotis de ne plus partager.

    Enfin, la politique a un temps de retard, ce n’est pas spécifique à l’Espagne. Que va faire le PP ? S’il applique son programme, il ne va qu’accentuer la gravité de la crise sociale.

    1. quote;L’Europe entière est traversée, à commencer par la Belgique et l’Allemagne, par la même tentation des mieux lotis de ne plus partager.

      Et l’Italie aussi voir la padanie de la ligue du Nord.
      En France pour le moment ce genre de situation n’existe pas (encore?)..à quand les parisiens demandant de larguer Marseille ou la Corse voire les DOM TOM, le Cantal, le Nord?
      L’immigré est le premier bouc émissaire choisi par le FN et l’UMP tendance droite radicale.
      Rien ne dit qu’un bouc émissaire intérieur ne suivra pas à terme?
      Si cela ne se produit pas, cela sera tout à l’honneur de la France en tout cas.

      1. C’est toute la France qui devrait larguer l’Ile de France, qui rackette et ponctionne les régions par son centralisme.

      2. @Albéric de la Bastide
        Pas « l’île de France » , le 9-2 , La Défense et tous ses « éléphants »……. 🙂

      3. C’est grâce à la tradition jacobine, centralisatrice et redistributrice que la France affiche encore cette cohésion. Une continuité territoriale structurant la solidarité qui dérange certains manifestement…

    2. « Les phénomènes de rejet électoraux ne sont pas nouveaux, qui ne signifient pas nécessairement adhésion à ceux qui en bénéficient.
      (…)
      Enfin, la mobilisation qui est en cours ne va pas s’arrêter aussi simplement. Qu’elle ne soit pas porteuse d’une issue politique n’est pas étonnant, c’est toujours le propre de ce genre d’explosion. »

      Voir l’ « alternance » grecque d’octobre 2009, symétrique de celle qui vient de se produire en Espagne.

    3. On touche là au véritable fond du problème. Les citoyens votent pour que les choses changent, à droite si c’est un gouvernement de gauche et inversement à gauche si c’est un gouvernement de droite. Et comme les politiques et les résultats sont globalement les même, il ne leur restera plus qu’à expérimenter les extrêmes… avec les risques que cela comporte…

    4. @ François Leclerc

      C’est sûr que l’Espagne n’est pas devenue de droite d’un coup. Les gens votent bien plus « contre » que « pour ». L’impasse économique est tel que les considerations idéologiques passent bien après les problèmes du chômage ou de la baisse du pouvoir d’achat. Moi ce qui me surprend c’est que les Espagnols aient l’air de croire encore à leurs politiciens, qu’ils ne voient pas le dégré de leur incompétence et leur corruption. Et substituer Zapatero par Rajoy ne changera rien à l’affaire, les deux étant aussi incapables et démagos l’un que l’autre.

      Quant à la mobilisation en cours, je n’y crois pas beaucoup. Elle a été déjà récupérée par l’extrême gauche, ce qui empêchera son développement. La base « théorique » des « acampadas » c’est la lutte contre le système politique espagnol, dominé par un bipartidisme écrasant. Et ont vient de voir ce que « le peuple » en pense: 65 % ont voté pour les 2 plus grands partis.

      Quant aux nationalismes, c’est un vieux problème en Espagne qui date de la fin du XIX siècle, et qui est en train de dégénerer. Un exemple du délire dans ce domaine: les hôpitaux du Pays Basque manquent de pédiatres. La raison? Pour y travailler il faut parler basque, une langue primitive et inutile que les grands écrivains basques comme Unamuno ou Baroja ont toujours méprisée. En Catalogne ou à Valence on interdit les enfants de parler espagnol dans la cour des écoles. C’est cette bêtise espagnole (« el cerrilismo » – mélange de bêtise et de brutalité – qu’il y a 2000 ans surprenait déjà les Romains chez les Ibères) qui rend l’avenir de l’Espagne très incertain.

      La grande question c’est de savoir si les Espagnols seront capables de reformer l’Etat et le système politique créés à la sortie du franquisme, en se rendant compte que l’Espagne n’a jamais été un pays riche (ce que l’Europe leur a fait oublier pendant les derniers 25 ans). Il y a trop de régions en Espagne (17, alors que l’Allemagne, qui a 36 millions d’habitants de plus et un PIB bien supérieur, en a 16 – et qui parlent toutes la même langue et non 4 comme en Espagne). Il y a aussi trop de municipalités (plus de 8 000) et des Diputaciones (un échelon intemédiaire). On a calculé que la mauvaise organisation de l’État coûte à l’Espagne entre 40 et 50 Mds € chaque année.

      Mais au lieu de s’occuper des vraies reformes comme l’organisation de l’Etat, l’Education, la Santé, la Fiscalité, l’Industrie et les entreprises (l’Espagne en a perdu 800 000 en 3 ans), les Espagnols passent la journée à se chamailler sur des bagatelles. Ce qui les sépare les a toujours beauoup plus intéressé que ce que les unit. C’est pour ça que, dans le contexte économique actuel, ça ne peut finir que très mal.

      1. Votre titre était trop abrupt et prêtait à réagir !

        Il est vrai qu’il faut remonter dans l’histoire de l’Espagne pour mieux comprendre et aussi que les réformes qui sont faites ne sont pas celles qui devraient l’être.

        Cette situation n’est pas propre à l’Espagne, mais il se trouve que c’est là que se manifeste de la manière la plus spectaculaire – et explicite – l’exigence d’une vraie rupture. Car le manifeste du mouvement va bien plus loin que vous ne le dites.

        Quant à l’avenir de ce mouvement, que dire ?

        Pour prendre la référence de Mai 68, dans un contexte de l’époque si différent, le mouvement sous sa forme flamboyante s’est terminé par la grande manifestation gaulliste des Champs-Elysées, mais il n’en a pas moins continué de produire ses effets, culturels, sociaux et même politiques.

      2. basque, une langue primitive et inutile que les grands écrivains basques comme Unamuno ou Baroja ont toujours méprisée.

        primitive, inutile, méprisable…cette langue et ceux et celles qui la parlent : Bravo Pablo.

      3. « Il y a aussi trop de municipalités (plus de 8 000)… »

        En France, il y a plus de 36.000 communes.

      4. @ Pablo
        Je suis en phase, en très grande partie, avec ton analyse.
        Autre exemple de « cerrilismo », au parlement Espagnol ils maitrisent tous le Castellano et pourtant chacun parle sa langue, ce qui oblige à avoir un système de traduction identique à celui du parlement européen. Système absurde et coûteux.
        La division (raciste, le mot n’est pas trop fort) et la corruption sont deux cancers qui s’auto alimentent et qui rongent l’Espagne.
        Ce n’est pas nouveau, mais cela risque de très mal finir.
        Néanmoins il y a deux points où je ne partage pas ton point de vue.
        1. Le basque, une langue primitive et inutile que les grands écrivains basques comme Unamuno ou Baroja ont toujours méprisée
        Non ce n’est pas une langue inutile, c’est le patrimoine culturel d’un peuple. C’est peut-être parce que cette culture a été méprisée qu’il y a une contre réaction violente et raciste de la part d’une partie des basques.
        2. Quant à la mobilisation en cours, je n’y crois pas beaucoup. Elle a été déjà récupérée par l’extrême gauche, ce qui empêchera son développement.
        Je ne pense pas que la mobilisation ait été récupérée par qui que ce soit. C’est bien le problème, ce mouvement n’est pas structuré politiquement, de facto il est condamné à l’échec.
        Un des slogans des indignés appelait à l’abstention ou au vote nul. Cette illusion lyrique, du type « élections piège à cons, révolution par la rue », est une impasse. Ce matin la puerta del sol s’est réveillée avec la gueule de bois.

      5. @ François Leclerc

        Je suis beaucoup moins optimiste que vous. Je crois que vous voyez l’Espagne avec des yeux français, cartésiens, froidement analytiques, alors que l’Espagne n’a jamais été un pays rationnel. Il est depuis 13 siècles (pile cette année) un mélange explosif d’esprit ibère (Strabon s’étonnait déjà, il y a 2 000 ans, du caractère ingouvernable des ibères), et d’esprits arabe et juif, c’est-à-dire, un mélange de 3 sangs chauds, pour ne pas dire de 3 fanatismes.

        Moi, quand je lis la presse ou les discussions dans les forums espagnols aujourd’hui, ça me rappelle Cervantes, Quevedo, Gracián et Unamuno, les quatre écrivains le plus lucides qu’a eu l’Espagne (et que j’ai beaucoup lu). Ce qu’ils disent des Espagnols est malheureusement toujours valable. Et même de plus en plus valable, puisque après la période « calme » de la transition politique et l’entrée dans le Marché Commun, on voit dans les années 2 000 revenir les anciennes polémiques, les anciens clivages politiques, les anciens fanatismes.

        Je crois que la seule chose qui peut faire changer les Espagnols aujourd’hui (et pas pour longtemps, à mon avis) c’est une catastrophe économique.

      6. Alors là, Pablo, vu la situation mondiale, tu as toutes les raisons d’être optimiste… 😉

        Ce qui m’aurait tout de même bien fait plaisir, aurait -été que les US ou les Anglais ouvrent les yeux.
        Mais ils sont tellement incrustés dans leur système que la révolte ne peut venir que d’ailleurs.

      7. « les deux étant aussi incapables et démagos l’un que l’autre ». Avec la différence notable que Rajoy est agressif.
        @Pablo75

        Concernat la langue basque, je ne peux que désaprouver votre xénophobie linguistique.

        Quant aux nombre de municipalité (8000), il n’y a en bien moins qu’en France (plus de 36000 communes).

        « Quant à la mobilisation en cours, je n’y crois pas beaucoup. Elle a été déjà récupérée par l’extrême gauche, ce qui empêchera son développement. » Qu’est-ce que vous appelez l’extrême gauche. Il n’ y a pas de « récupération », cela fait partie d’un combat politique, c’est dans la nature de l’extrême gauche et des anarchistes (qui ne font pas partie de l’extrême gauche).

        « l’Espagne n’a jamais été un pays rationnel ». Cela s’applique à tous les êtres humains. Voyez ce qu’en disent les psychanalystes…
        Sous couvert de rationnalité, vous êtes pas mal dans l’irrationnalité, les préjugés, les idées à l’emporte-pièce.

        « on voit dans les années 2 000 revenir les anciennes polémiques, les anciens clivages politiques, les anciens fanatismes. » Oui car cela n’a jamais été réglé. Voyez comment on traite le cas des fosses communes du franquisme et l eragrd sur cette période. L’une des deux Espagne n’a pas pu faire son deuil et lui interdit.

        « Je crois que la seule chose qui peut faire changer les Espagnols aujourd’hui (et pas pour longtemps, à mon avis) c’est une catastrophe économique. » Et bien voyons, la souffrance est rédemptrice ! Trop de movida, de capas, de danses, d’amusements ces 35 dernière années. Se ha acabado la fiesta. A sufrir pobres pecadores. Votre discours est ignoble.

      8. Leo por aquí y por allá una suerte de diabolizacion, arrepentimiento del movimiento « indignado » o 15M. Es absurdo! Las encuestas daban estas cifras antes del movimiento! No se puede cambiar en una semana el hooliganismo partidista de este país de cabestros! Hay que dejar que las ideas nuevas hagan su camino.

        Pero no hay que desesperar. Hay que tomarlo como lo que es o debiera haber sido con cierta humildad. Un foro publico de intercambio de ideas en que es posible concebir y construir otro mundo. No dejéis que la frustración y el desanimo os gane. Vivimos una estafa piramidal basada en la mayor de todas las deudas y eso no puede durar. Hay miedo y la plebe suele agarrarse a malo conocido, hasta que se da cuenta de que tampoco sirve.

        Animo! Esto acaba de empezar, el sistema sigue desmoronándose y hace falta proponer y preparar algo para « el día después » del gran castañazo »! Roma no se construyo en dos días!

      9. Je vous trouve un peu trop pessimiste, Pablo, et je suis espagnole. Sans me considérer extremement « cartésienne » je ne crois pas que nous, les Espagnols du XXI siecle soyons plus irrationnels que le reste des Européens, et je trouve que nous sommes quand même plus rationnels et sophistiqués que lesÉtatsuniens. Les explications « historiophiles » me laissent froide. Les Espagnols du XXI siècle ressemblent beacoup plus aus Allemands, Irlandais, ou Tunisiens du XXI siècle qu’aux Espagnols de l’époque romaine ou de l’époque de Cervantes, dans leur gouts, idées politiques et réligieuses, etc. Il faut pas exagerer avec les « essenses » de la « race » (!!!). Je crois que le mouvement des acampadas est une bonne nouvelle en soi même, et qu’il donne la voix aux abstentionnistes et d’autres gens qui votent mais se sentent trahis; les Espagnols votent souvent « contre » en élections générales et municipales et sont plus « fidèles » en régionales. Cette fois tout a sauté, parce que les socialistes ont appliqué la politique de la droite. En tout cas, je vois bien les campeurs camper à Bruxelles et à Berlin, rejoints par des jeunes d’autres pays. Nous savons tous que le PP ne va rien arranger et que dans quelques mois le vent tournera …

      10. basque, une langue primitive et inutile que les grands écrivains basques comme Unamuno ou Baroja ont toujours méprisée

        Pablo a réussi sa démonstration au delà de ses espérances. La xénophobie ronge encore trop d’espagnols…

      11. Je serais curieux de savoir sur quelles bases on juge une langue « primitive », et quel est son opposé.
        Pour autant que je sache le basque est la langue de la région et les basques sont culturellement et linguistiquement très unifiés, me semble même avoir lu qu’ils avaient un patrimoine génétique très particulier. S’il y a un peuple en europe qui mériterait une langue nationale (ou régionale) ce sont les basques, avant les bretons ou les corses. Il ne me paraît pas absurde de réclamer la partie basque française si on accepte l’idée de peuple basque.
        Pour moi on peut aussi leur offrir la corse, et qu’ils se démerdent 😉 .

        Cela dit, je peux comprendre un certain chauvinisme espagnol et le rejet intuitif de toute division, ou sujet de division. Mais il me paraît difficile de considérer une seule âme espagnole des canaries au pays basque.

      12. @ HP

        Commencer à construire des nations sur la base d’un patrimoine génétique ?!? Je ne crois pas que cela soit le sens de l’histoire… Ou alors elle est sacrement rusée.

      13. @ Pablo75
        Le Basque, « langue primitive et inutile » : c’est avec ce genre de jugement fleurant bon l’ethnocentrisme colonial que vous donnez raison aux séparatistes!
        Comme si les petites langues n’avaient point droit d’existence.

        C’est comme pour la Flandre : lorsque les Flamands entendent des francophones afficher leur mépris d’une langue prétendument ‘primitive et inutile’, ils se disent que, finalement, non, on ne fait décidément pas partie de la même communauté nationale.
        C’est le mépris paresseux des Wallons qui conduira en définitive la Belgique à sa perte, et c’est la morgue méprisante des Castellanos qui empêchera toujours l’émergence d’une véritable ‘nation de nations’ Espagnole.
        Si vous vous installiez au Portugal, on peut espérez que vous trouveriez normal d’apprendre la langue du coin; après tout, en France vous causez français, tout Castellanos que vous êtes. Eh bien, il est normal que les Basques veulent restaurer leur langue, après des siècles de répression linguistique ayant sous le franquisme abouti à un quasi ethnocide [= génocide culturel, pour ceux qui me liraient mal] : du fait qu’il était interdit de parler Basque sous Franco, deux générations furent largement acculturées; et vous voudriez que ce crime fasciste soit perpétué?

      14. basque, une langue primitive et inutile que les grands écrivains basques comme Unamuno ou Baroja ont toujours méprisée.

        primitive, inutile, méprisable…cette langue et ceux et celles qui la parlent : Bravo Pablo.

        Bravo, en effet, et très révélateur! A vomir!

      15. @ HP

        « Je serais curieux de savoir sur quelles bases on juge une langue « primitive », et quel est son opposé. »

        Une langue est primitive quand elle est très ancienne (et le basque est antérieur à l’espagnol) et quand sa grammaire, sa syntaxe et son vocabulaire sont simples. Le basque est une langue isolée, parlée pendant des siècles par les paysans, sans littérature jusqu’au XVIIe siècle et sans aucune oeuvre littéraire importante depuis.

        L’opposé du basque est, par exemple, le latin ou le grec, langues complexes, très développées littérairement, internationales, avec lesquelles on peut s’exprimer pleinement, philosopher ou faire des thèses scientifiques. En basque c’est difficile d’écrire la « Critique de la raison pure » ou « A la recherche du temps perdu » (à mon avis, ces livres ne sont pas traduits en euskera).

        C’est donc évident que le basque est une langue simple. Quant à « inutile » elle l’est puisque tous les basques parlent espagnol. Donc, quand on décide de demander aux pédiatres qui vont exercer dans les hôpitaux du Pays Basque de le parler, je trouve ça totalement inutile (en plus d’imbécile).

        « il me paraît difficile de considérer une seule âme espagnole des canaries au pays basque. »

        Vous connaissez mal l’Espagne et sa littérature. Lisez Galdós, qui était « canario », Valle-Inclán, qui était galicien, Lorca, qui était andalou, Baroja, qui était basque ou Pla qui était catalan, et vous verrez que vous vous trompez.

        @ Amsterdamois

        Je dis que le basque est une langue primitive et inutile et vous me répondez: « Comme si les petites langues n’avaient point droit d’existence. » Quel rapport? Discutez ce que je dis, pas ce que vous avez cru que j’ai voulu dire tout en ne le disant pas.

        « c’est la morgue méprisante des Castellanos qui empêchera toujours l’émergence d’une véritable ‘nation de nations’ Espagnole. »

        Ça c’est trop bête pour que je perde mon temps à y répondre.

        « il était interdit de parler Basque sous Franco, deux générations furent largement acculturées; et vous voudriez que ce crime fasciste soit perpétué? »

        Vous avez tout faux. Sous Franco, à la campagne, beaucoup de paysans parlaient basque. Et personne n’a jamais interdit de parler basque ou catalan en dehors de l’école ou des endroits officiels. Quant au « crime » dont vous parlez, je vous rappelle que l’Espagne est le seul pays au monde où, aujourd’hui, il y a des endroits dans lesquels il est interdit de parler la langue officielle (dans certaines écoles publiques catalanes ou de Valence, par exemple).

      16. > JA
        ce n’est pas honnête de sortir un bout de phrase et le mettre en exergue comme si c’était l’argument principal…

        > Amsterdamois
        Quand les Hollandais sont partis, en 1830, ils ont laissé les flamands…
        S’il est normal d’apprendre la langue du pays, sachez que la langue des flandres était le français, sauf pour les paysans parlant en patois, mais toujours un patois très local.
        il n’y a pas, il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de langue flamande, il n’y a que des patois locaux et une langue commune, le hollandais de hollande (qui est lui-même une variation de l’allemand).
        Si quelque chose mène la Belgique à sa perte les francophones n’y seront pour rien, les nationalistes séparatistes ne sont pas de ce côté. Il n’y a pas de presse en Wallonie, et encore moins à Bruxelles, pour critiquer systématiquement l’autre communauté et monter une population contre l’autre.

      17. C’était une question. Si ce n’était pas moi, quelqu’un d’autre l’aurait posée. Rien de malhonnête.

    5. Oui, la politique a un temps de retard et les pré-supposés de Pablo75 ne sont pas évidents, ils sont un tantiné faux. Mais pré-supposés sont ailleurs. Ce n’est pas la main droite ou la main gauche qui est en train de dessiner l’avenir.
      L’avenir se dessine aujourd’hui des deux mains.
      tiens c’est joli çà.

    6. et que dire des 37 % d’abstention dégoutée de la gauche et de la droite?
      Cet abstentionnisme qui représente le ras de bol ajouté à droite ou à gauche fait une Majorité..
      PLUS VOTER sera une VRAIE élection car voter pour ceux qu’on nous propose est illégal..

    7. François a raison. La défaite de la pâle copie de la droite était attendue, et inévitable.
      Tout comme les dégringolades du PS français dès qu’il prend la conduite du char de l’oligarchie.

      L’important, c’est la résistance qui monte. Et là, il y a du nouveau,
      fruit justement des leçons tirées des renonciations de la gauche respectueuse.

      Pour une analyse détaillée du mouvement et ses perspectives, traduction ici d’un entretien avec Miguel Romero, militant de Izquierda Anticapitalista et rédacteur de la revue « Viento Sur »:

      http://www.npa2009.org/content/%C2%AB-plus-rien-ne-sera-comme-avant-%C2%BB

    8. Quand même, le problème de l’ignorance, de la « non conscience », c’est que passé un certain palier pour la compréhension, tout ce qui est au delà de ce palier est « mal » d’hypothèse puisque incompréhensible.
      Cela interroge la science, la démocratie passé du régime des docteurs à celle des avocats….

      Le bien va plus loin que là où déjà le mal s’appréhende, et le mal est en deçà du dit palier, dans l’univers de la compréhension.
      Les avocats se fichent des sapiteurs.
      Pour les communicateurs, c’est pain béni!

      L’appréhension vaut mieux que l’incompréhension, si moins que la compréhension.
      De là à dire que le dit palier de la compréhension est de ceux dont la droite s’interdit par définition le franchissement, cela ne vaut pas plus que cela est pour moi un palier que l’allégresse intime de franchir.
      J’aime qu’il se franchisse, ce palier!

      Il y a là toute la différence entre la sympathie flagrante, alors hors cours, et l’empathie plus ou moins cotée…
      C’est la loi, aujourd’hui boutonneuse du marché.

      Il y a un fourvoiement de la droite, quant au bien, mais un fourvoiement de la gauche quant au reste! C’est le difficile exercice démocratique.
      Là où cela pêche en politique, c’est la tendance reconduite mais déjà retournée des discours de séduction.
      Les discours apocalyptiques, ils sont, toutes incompréhensions confondues, seulement subtilement à gauche, mais à droite collants, sortes de chewing-gum aux lèvres du cerveau .

      Des cerveaux!

    9. Et aussi n’oublions pas que les Espagnols ont un squelette dans leur placard, celui de la révolution qui était en même temps la guerre civile qui a mis fin aux idées socialistes véritables et jeté le pays tout entier dans le chaudron de la mondialisation et du style de vie made in USA.

  3. Il manque une troisième ‘offre’ politique et citoyenne crédible car la droite qui gagne ces élections va faire encore pire que la pseudo gauche qui vient de les perdre.Je remarque que malgré tout 4 espagnols sur 10 ne sont pas allé voter(l’abstention n’est que de 33,77 %, le vote nul que de 1,7 %, le blanc que de 2.54 %.)Je ne sais pas si c’est habituel ou pas par contre?
    Les gens en Espagne et ailleurs (malheureusement)ne réagiront que quand la situation sera vraiment pour eux personnellement désespérée et on est encore loin du point de rupture que je fixe à 50 pct de la population.Voir en Grèce on l’on annonce de nelles coupes dans les pensions, salaires des fonctionnaires et une augmentation de la TVA de 13 à 23 pct!!Sans oublier l’instauration d’une taxe sur le foncier(visiblement non existante).
    Ce ne sont bien entendu pas ces mesures délirantes qui vont relancer la ‘croissance’….elles vont au contraire précipiter sa chute et celle des autres pays à terme, tout en donnant un peu de ‘temps’ aux politiciens en place pour tenter de sauver leur tête au propre comme au figuré.C’est pour cela que dans leurs rêves les plus fous ils nous parlent de mi 2013(après les élections allemandes) comme de la prochaine étape décisive.Sauf que d’ici la un ‘incident systémique’ majeur peut se produire à tout moment car beaucoup des ‘élites’ n’ont visiblement pas encore compris la gravité de la situation et nous sommes plus dans le ‘wishfull thinking’ que dans autre chose.

    1. « nous sommes plus dans le ‘wishfull thinking’ que dans autre chose ».

      Dans l’incantatoire, vous voulez dire.

  4. Euh … Je me demande si les électeurs ont vraiment le choix … des candidats.
    Si le schéma est le même qu’en France, et bien ils prennent ce qu’on leur présente, et souvent ça n’est pas reluisant.
    Si problème il y a, c’est sans doute là qu’il faut regarder.

    1. @ Edith

      Ils ont le choix de ne pas voter, pour montrer qu’ils ne sont pas d’accord avec le système. Si hier il y avait eu 90 % d’abstention les politiciens seraient bien obligés d’écouter « le peuple », non?

      1. Non non non, et non.

        Qui ne vote pas, ne dit rien. Et qui ne dit mot consent.
        Ne pas voter montre au contraire un accord, et pas un désaccord comme le croit bêtement le peuple.

        Du coup ici, la droite l’emporte avec 33% de 60% de votants.
        Les gens qui votent à droite ont compris une chose : peu importe le blabla, il faut voter.

        Il faut rendre obligatoire le vote et prendre en compte le vote blanc.
        Trop facile ensuite d’aller faire grève parce que l’inaction (ne pas voter) a mis en place une politique que nous n’approuvons pas.

        Et si le peuple pense ne pas avoir de choix tellement les politiques sont tous mauvais, et bien qu’il se bouge les fesses ce peuple, au lieu de rester assis devant la télévision.

        Oui, c’est «pénible» la démocratie, il faut s’en occuper. Le peuple veut faire autre chose et a démissionné de son rôle, et maintenant il se plaint.

        Bref, il semble trop demandé que d’avoir un peuple responsable.
        L’oisiveté face à la démocratie mène à l’oligarchie.

      2. @ Pablo

        Ce raisonnement passe en France, mais sera à mon avis mal perçu par un peuple qui a connu jusqu’à peu le Franquisme.

        Bon, je dis ça, mais il est vrai que je ne connais de l’Espagne que peu de choses.

      3. @ Quentine

        « L’oisiveté face à la démocratie mène à l’oligarchie. »

        C’est vrai que la non-oisiveté face à la démocratie que vous prônez nous a mené à la non-oligarchie. Je ne savais pas qu’on devait à des gens comme vous le paradis dans lequel on habite, sans oligarques ni politiques qui se f… de notre g….

      4. Il faudrait mettre en place le vote négatif : une voix contre untel. que je considérerais comme une grande avancée de la démocratie.
        L’avantage étant d’éliminer pratiquement tout vote de refus qui ne peut s’exprimer, donc donne un vote en général extrémiste.

  5. La fête est finie ?
    Pas si sur ! C’est une logique de paliers :
    Sans doute le système n’a t’il pas encore tapé assez fort sur les citoyens.
    Si ces élections confortent les ultralibéraux malgré les manifs (seuil #1), alors ils vont continuer à « taper » et le seuil de résistance #2 finira bien par être atteint…

  6. Un jugement bien hâtif sur les élections espagnoles! Sans connaître le taux d’abstention il est normal que les citoyens aient sanctionné durement un gouvernement « socialiste » qui a fait une politique d’austérité que même la droite n’a pas encore osé faire en Espagne. Hélas le peuple n’a pas (encore) une vraie alternative politique ce qui explique le succès de la droite néolibérale, la variante de la gauche néolibérale version Zapatero. Je pense et j’espère que la contestation des jeunes espagnols ne s’arrêtera pas là et imposera une autre politique économique, financière et sociale que le DSK espagnol a pratiqué

    1. Zapatero applique ce lui demande l’UE, la BCE et le FMI en espérant que ça plaise au agence de notation. Zapatero fait ce que tous les gouvernements font qu’il soient de droite ou de gauche. Le des partis, le vote des citoyens, tout ceci n’est plus qu’une mascarade il est temps d’ouvrir les yeux.

    2. @ Cording

      « Un jugement bien hâtif »

      Écrire « la droite néolibérale » alors qu’il s’agit de la droite espagnole de toujours, celle même d’avant la guerre civile, montre que vous connaissez bien l’Espagne, vous.

      1. D’accord avec vous Pablo 75. S’il n’y pas de parti d’extr^me droite en Espagne équivalent à ce qui existe maintenant presuqe partour ailleurs en Europe, c’est que les fachos sont dans le PP.

  7. Doit-on en conclure que les manifestants espagnols feraient partie des 33% d’abstentionnistes rejetant en bloc tous leurs politiciens actuels de droite comme de gauche qu’ils penseraient soit avides et corrompus soit, pas mieux, de simples arrivistes avides et corruptibles prêts à se présenter sous n’importe quelle étiquette, là où il y a un créneau à prendre ?

    Cette élection démontre que la classe possédante espagnole sait qui élire, même les inculpés les plus corrompus, pour ne pas perdre ses privilèges mais que les jeunes et les pauvres désavouent la classe politique actuelle toute entière en ce qui concerne leur avenir et la justice sociale .

    De son côté, en France, Melenchon plaide pour un retour à l’Assemblée Constituante de 1789 pour ne plus retomber dans le piège du pouvoir personnel présidentiel , néo-monarchie déguisée avec le monarque, ses courtisans et sa distribution de privilèges, pendant que le petit peuple s’enfonce dans la misère .

    1. @ Mianne

      « Doit-on en conclure que les manifestants espagnols feraient partie des 33% d’abstentionnistes rejetant en bloc tous leurs politiciens actuels de droite comme de gauche »

      L’abstention en 2011 a été moindre que dans les élections régionales antéreures de 2007 (- 2,56 %).

    2. Personne ne peut croire ce vieux briscard de la politique, sauf ceux qui en vivent depuis toujours, et attendent de revenir à la soupe.
      Pas plus qu’il ne fallait croire le modèle de Mélenchon, Mitterrand, qui a tout renié de ses critiques contre la Vème, « coup d’Etat permanent ».

  8. oui mais pour qui il aurait fallu voter ?

    quelque soit celui qui l’emporte ça ne peut pas être un bon choix.
    ce n’est pas les gens qu’on met en place qui changeront quoi que ce soit.

    c’est le système tout entier qui n’est pas bon, le bricoler ne sert a rien
    il arrive a ses limites, il est a l’agonie.

  9. La contestation espagnole est en état embryonnaire. Le cheminement est long. On ne change pas un hooliganisme partisan en une semaine. Pour tout vous dire ces indignés était un laboratoire d’idées, un premier rendez vous citoyen pour préparer le lendemain. Il ne faut céder à la désillusion.

    Le système s’écroulera et fera malheureusement des victimes et seulement que la populace n’aura plus rien à perdre, alors tout sera possible. Mais pas encore, le fruit n’est pas encore assez mûre. Soyons patients…

      1. @Julien
        Votre travail est compliqué, c’est clair. C’est le mot « échaffauds » qui vous a choqué ? On parle pourtant beaucoup de 1789 ici 😉 … bon d’accord ce n’était pas très subtil… mais ça n’était pas non plus sérieux.

      2. La victoire de la droite à ces élections et aux prochaines (législatives mars 2012) sera éphémère, le chant du cygne qui mettra en évidence la vacuité des politiques, de leurs discours et mandats dans un monde dominée par un système financier tout puissant, cupide et nihiliste (voire suicidaire), qui n’a que faire des partis et idéologies politiques.

      3. Soit vous coupez complètement soit vous laissez passez… N’ayant que le fantasme, l’échafaud devient énorme sur la Plaza del Sol.
        🙂

      4. Julien.

        Un jour, tu comprendras que ceux qui t’ont trop roulé ne doivent plus travailler avec toi.

        En mode capitalisme, cela est la guillotine.

      5. Si tu pouvais expliquer clairement – seul – qui m’a roulé et quel commercial je dois refuser ?

      1. georges clemenceau à propos d’adolphe thiers:

        « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang »

  10. C’est terrible à dire, et ce n’est qu’un mauvais pressentiment, mais j’ai bien peur que le moins catastrophique des scénarii envisageable en Espagne serait une guerre civile qui se déclenche le plus tôt possible. Après ce sera pire encore. Et ça arrivera quand même, ou une version hard du franquisme. séparatisme en prime. Choisissez. Faites vos jeux.

    1. T’as peur pour tes fesses de petit Européen, Vigneron…???

      Premier marché mondial, l’Euro. Plus gros que les US. Et plus riche surtout par sa diversité de pensée qui produit des dissensions sur lesquelles les US ont peu de prise par diversité des individus.
      Un enfoiré américain avait d’ailleurs dit : « l’Europe, à qui je téléphone..??? »

      Notre force réside dans cette absence de tête unique. Comme pour la religion musulmane.

      Les Chinois l’ont bien compris, par ailleurs… sont pas cons, les gars.

      1. Notre force réside dans cette absence de tête unique

        exact !
        c’est notre richesse !
        refus de passer au rouleau compresseur …

        d’ailleurs, c’est parce que l’Europe et ses différents Pays avaient encore, il y a peu, ( avant la promotion « tétine from america ») une riche culture et un riche imaginaire, que les USA nous « achetaient » nos savants ( recherche fondamentale ) =) sans imaginaire, point de découvertes.

  11. C’est vrai que c’est désespérant de constamment voir les électeurs, partout en Europe, se jeter dans les bras du pire pour éviter un mal. Le manque d’audace, la peur du changement, et la recherche de boucs émissaires : étrangers, chômeurs faignants, vieux rentiers, jeunes hédonistes, fonctionnaires planqués…

    On trouve sur les sites de Libération et du Parisien des articles de « source AFP » dont les titres annoncent un mea culpa des socialistes espagnols. Je lis et j’y constate que les extraits de discours cités par l’article ne font que reconnaître que la défaite était inévitable, ce qu’on savait, mais en aucun cas n’impliquent un « mea culpa ».

    Puisqu’il faudra sans doute le faire à leur place, ce mea culpa : qu’auraient pu et dû faire les socialistes espagnols ? Nationaliser les banques ? Quitter l’euro ?

    1. @Marcel

      vieux rentiers

      Ah bon ? Le parti populaire espagnol, ou le front national français, ou un quelconque parti « du pire », comme vous dites, stigmatiserait donc ces braves gens là dans ses discours ou ses programmes ? Really ? Tiens donc ! Montrez nous donc les pièces à conviction, siouplait.

      1. D’accord, ce n’était pas une catégorie évidente et j’aurais pu m’en dispenser dans cette énumération-là. D’autant plus que les « vieux rentiers », quand ils existent, sont plutôt protégés que vilipendés par la droite favorable au capital. Par « pire », je n’entendais pas nécessairement l’extrême-droite, mais la droite tout court et son idéologie, telle qu’elle triomphe depuis des décennies et façonne l’Europe avec la complicité active d’une gauche résignée ou convaincue. L’idée était que l’Europe a besoin d’un grand coup de volant à gauche et que les électeurs réagissent en sens inverse.

        Ce que j’avais en tête au moment où j’ai parlé de « vieux rentiers », ce sont plutôt certains discours opposant une génération de jeunes actuels, « génération sacrifiée », à une génération de « soixante-huitards » qui aurait eu la belle vie et aurait accumulé des capitaux qu’elle espère voir fructifier tout au long de sa longue retraite. Ces discours-là s’entendent, sans être nécessairement de droite ou de gauche, ils expriment surtout une colère diffuse et peu constructive politiquement, qui se trompe d’adversaire et critique la génération précédente plutôt que le système mis en place. Ils s’appuient aussi sans doute sur une certaine réalité. De même, les « jeunes hédonistes », c’était pour les éternels « vieux cons » qui râlent après les « jeunes d’aujourd’hui » qui ne veulent pas travailler, ne pensent qu’à s’amuser, etc.

        Du reste, vous chicanez sur un point de détail, camarade. Vous auriez été plus intéressant en répondant à ma question : que fallait-il faire ?

  12. Moi je pense que ce n est qu une question de dose : il est manifeste que les peuples europeens n ont pas encore assez souffert , ni compris que la droite et la gauche n étaient que des mots des politiques pour diviser…patience…

    1. C’est que les gens aient besoin de souffrir qui me désespère. Je sais bien que souffrance et conscience vont de pair, la contrainte pousse la pensée à se révéler qu’elle le veuille ou non. Mais c’est l’égoïsme, le défaut d’empathie, ou les incantations et les simulacres tenant lieu d’espoir (parce que le troupeau se regroupe enfin par lui-même) qui me laisse amère sur de la…patience…rimant avec pourrissement et sauve qui peut. Si tel est le présent quelles sentiments pour le futur. Oui, le fruit n’est pas assez mûr pour que la révolte agisse et pense, mais si le est est dans le fruit, qu’en penser. Oui, le système est pourri, mais nous aussi avons notre part de pourriture. Autant le savoir, ou le reconnaître, pour moi, pour les autres. Il n’y a pas de « Lumières » pour nous éclairer du passé vers l’avant, si ce n’est celle du « Spectacle » (et qui mérite une critique en règle et renouveler, notamment sur les effets qu’il produit).

  13. « …..aggraver rapidement la crise de la dette espagnole. »
    « Aggravant », peut-être ?
    Pardon Pablo75, je suis peut-être en voie de « crétinisation » ?!!!! C’est pas grave docteur. 🙂

  14. Ceci me rappelle la « chambre introuvable » gaulliste d’après mai 1968.

    Les pauvres ne peuvent pas encore gagner des élections, ils ne sont pas assez nombreux.

    Un peu de patience, tout se met en place pour qu’ils deviennent majoritaires.

  15. J’espère que votre titre n’est qu’une provocation car, tout à l’opposé, la fête ne fait que commencer… La prise de pouvoir par les élections ou la violence est impossible ou non souhaitable. Reste donc autre chose qui doit s’inventer dans le temps et l’expérimentation.

    Ainsi, le « Collectif Artivist » écrit à propos des occupations de places espagnoles : « Non pas dans une quelconque espérance d’un « grand soir » fumeux, mais comme constat d’une impasse de laquelle il importe coûte que coûte de sortir. Et surtout sans demander, ni attendre l’aide de ceux qui vous y ont conduits. On notera la grande différence de ces mouvements originaux d’avec quelques récentes émeutes comme en Grèce, par exemple. Là où l’on se résignait – par désespoir et colère – à balancer pavés et cocktails Molotov, les jeunes Arabes et Espagnols, eux, joignent à leur rejet d’un système failli, une tentative d’auto-organisation certes balbutiante, mais bien concrète. Sur la Puerta del Sol, infrastructures de nourriture, de nettoyage, de garde-d’enfants, restrictions de la consommation d’alcool pour éviter tout débordement. En Tunisie, en Egypte, une exigence d’assemblée constituante… »

    La vraie austérité, la vraie crise économique commence à toucher 25 à 40% des populations du Sud. Que des mouvements aussi originaux se mettent en place ne peut que donner de l’espoir. Mais il faudra beaucoup de patience, beaucoup de défaites, beaucoup de désillusions avant que que cela ne change vraiment. Haut les cœurs, Pablo!

    1. En Tunisie, en Lybie etc, les gens cherchent à instaurer la Démocratie. En Europe, on cherche à la soigner ou la faire évoluer vers un « autre chose » qui n’existe pas encore. Ca n’est pas comparable du tout. Et pour l’instant, on en prend pas le chemin, on en est plutôt réduit à l’enterrer, petit à petit….

  16. A mourir de rire !!!

    Publié début mai dans le monde diplomatique :

    Aux Etats-Unis, les républicains bataillent pour amputer
    le budget fédéral ; au Portugal, les autorités négocient
    souveraineté contre plan de sauvetage ; en Grèce, la
    perspective d’une restructuration de la dette renforce
    l’austérité. Sous la pression des spéculateurs,
    es gouvernements ont fait le choix de l’impuissance.
    Consultés par référendum, les Islandais suggèrent
    une autre voie : adresser la facture de la crise à
    ceux qui l’ont provoquée.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/05/SIGURGEIRSDOTTIR/20447

    Le 16/05/2011 Figaro
    Islande: Fitch relève la note de la dette
    AFP
    16/05/2011 | Mise à jour : 17:30 Réagir
    L’agence de notation Fitch a relevé lundi de « négative » à « stable » sa perspective sur la note de la dette de l’Islande parce qu’elle estime que les conséquences du rejet par référendum de l’accord Icesave n’auront pas l’impact redouté.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/05/16/97002-20110516FILWWW00613-islande-fitch-releve-la-note-de-la-dette.php

    Les gros c.. sont donc bien ceux qui paient.

      1. Ils peuvent payer. Ils ont ÉNORMÉMENT profité du système. Là faut raquer un peu. Faut pas déconner… Sont gentils les petits pêcheurs iliens du grand nord, Bjôrk et compagnie, mais pas trop mal Loti le pêcheur d’Islande kâmême…
        Pfff… lamentaaaable.

      2. @phimouk

        La guerre c’est juste quand il faut qu’ça saigne, un peu plus, ou beaucoup plus, à la télé; dernière extrémité. En attendant, on investit nada chez eux et on taxe à mort leur poiscaille et toutes leurs petites exportations de misère, et on laisse mariner…

      3. Alors tous peuvent payer
        Tous les européens aussi peuvent payer
        Les islandais ont raisons
        Les grecs les irlandais les portugais et les autres devraient dire NON et NON
        Ah oui les petits rentiers vont souffrir
        Donc laissons les autres souffrir
        Ah oui chacun pour sois juste ma gu le

      4. Vigneron.
        Tu merdois.

        Personne n’a donc trop remarqué l’interdiction de l’EU aux bateaux islandais de pêche à la morue de mouiller dans les ports de cette agent américain..??
        Ouvrez les yeux, les gars.
        Il s’agissait d’un avertissement avec frais pour les prévenir du chantage qui les attendait.

        Le FMI a versé les sommes DUES aux banques anglaises et hollandaises, je vous RAPPELLE !

        Et d’une façon ou d’une autre, il DEVRA être remboursé. Même sur 30 à 40 ans sachant que le revolving prévu est que certaines mensualités peuvent être non versées.
        MAIS les intérêts courent…………………………………………………………………………….

        C’est l’achat du pays qui vient d’être réalisé en catimini.

      5. @yvan

        C’est pas ca que je disais ? Et t’inquiètes, on les leur laissera leurs volcans et leur eau chaude. On prendra une partie de ce qu’ils doivent (et qu’ils doivent d’une tout autre manière que les grecs ou les portugais selon moi, cf dessous) plus Bjork et c’est marre. Vais pas pleurer sur des nantis qui pleurnichent. Et puis faut qu’ils remboursent la villa tropezienne hypothéquèe à 20 millions d’€ par Enrico et perdus par la banque Landsbanki ! Merde quoi ! où on va là ?

        Le 29-11-2007 (Publié sur internet le 30-11-2007)

        Le Rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 indique que l’Islande est à présent en tête de l’Indice annuel de Développement Humain des Nations Unies (IDH).

        L’Islande dépasse la Norvège de justesse et prend la première place de l’Indice de développement humain (IDH), selon le Rapport mondial sur le développement humain (RMDH) 2007/2008 publié le 27 novembre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La Norvège détenait la première position depuis six ans.

        Les auteurs du Rapport soulignent que ce changement de classement est dû aux nouvelles estimations en matière d’espérance de vie et aux chiffres actualisés du PIB par habitant.

        http://www.infosdelaplanete.org/3209/article_imp.php?L=FR

        C’est pas beau le miracle financier islandais ?
        Et ce pauvre Enrico..

        On savait déjà que les chanteurs connus gagnaient beaucoup d’argent… De là à perdre 20 millions d’euros !!! Voilà ce qui arrive quand on place une telle somme dans une banque islandaise : en fait, Enrico Macias a placé cet argent à la banque Landsbanki sous forme d’hypothèque concernant sa belle villa de Saint-Tropez… On comprend mieux pourquoi le chanteur s’est rapproché de Nicolas Sarkozy quitte à le soutenir lors des élections présidentielles…

        Snif snif…
        http://www.credits-et-assurances.fr/hypotheque/enrico-macias-perd-20-millions-euros/

  17. Quand des politiciens disposent d`un peuple aussi abruti… sachant que la Droite victorieuse ??!!! fera la même chose que la gauche laminée, mais en pire!!! est on en droit de conclure que les politiques corrompus auraient bien tort de s`en priver!!! Quand on est con! on est con! Cela vaut aussi pour les Francais, les Italiens, les Grecs, les Alleamnds… liste non exhaustive!! La cécité du peuple légitime son exploitation sans complexe!! qu`on se le dise!!

  18. @ tous:
    Je vis en espagne depuis 9 ans maintenant et j’ai vécu tous les évenements de près depuis une semaine.
    C’est incroyable comme les français voient toujours le verre à moitié vide! Pourtant nous venons d’assister au plus beau des événements depuis bien longtemps (je n’ai pas vécu mai 68). Un rassemblement de toutes les générations, pacifique, apolitique et écologique. Des groupes de travail, de réflexion se sont oraganisés afin de réfléchir à la situation actuelle et aux solutions possibles.
    Un ras-le-bol des personnes au pouvoir actuellement, des deux partis (PP/PSOE), de la corruption, du chômage, OUI! Mais aussi, ras-le bol de la manipulation médiatique, de l’injsutice, de la spéculation, du système éducatif injuste, de la ségrégation, de la xénophobie, et j’en passe!
    Utopique??? Oui surement, mais les espagnols veulent une société différente, un système juste et vrai. Il me semble que la France prend un peu trop des airs de grandeur et de donneur de leçons, surtout avec l’Espagne.
    En attendant, vendredi, samedi, dimanche, j’ai vu des gens pleurer, émus, en silence ou parler, réfléchir pour une société plus juste.
    Prenons-en de la graine!!!
    A bon entendeur…

    1. Mai 68 a accouché de la société d’aujourd’hui. Les soixante huitards d’hier sont les cadres d’aujourd’hui, ceux qui votent sarko, qui veulent plus de sécurité etc… 68 ?! pffffff…..

      1. « Pour que ‘mai 68’ puisse devenir ce mythe fondateur de notre modernité politique (mythe dont toute critique est sacrilège), il a bien évidemment fallu en gommer les aspects effectivement anticapitalistes (grèves ouvrières, redécouverte d’identités régionales et populaires refoulées, accès à la parole de groupes sociaux qui avaient jusque-là été tenus à distance par les maîtres de la société, expérimentations de formes de vie en rupture avec les contraintes habituelles de la consommation, etc.). Chacun peut constater, d’ailleurs, que si le système a immédiatement valorisé l’ »imagination au pouvoir » des contestataires (imagination qui allait, comme on le sait, faire très vite ses preuves dans la publicité, le showbiz et la communication), la figure de 68 la plus efficacement ridiculisée par les médias officielles fut assez rapidement celle du « baba cool », parti élever ses chèvres en Lozère et dont l’apport à la croissance du Capital était, de ce fait, beaucoup trop limité pour lui valoir les honneurs de la gauche. »
        Jean-Claude Michéa, Orwell anarchiste tory, climats, Flammarion, 2008, p 139-141

      2. Non, Mai 68 est une conquête extraordinaire de liberté pendant quelques mois.
        Personne n’y ayant goûté ne peut oublier ou ne pas en ressentir d’intenses émotions.
        Dans la rue, les entreprises, la vie quotidienne enchantée.
        Un poême titré bonheur.

        Et c’est surtout les plus grandes conquêtes sociales depuis, ou même avant 36 pour certains.
        Augmenter les bas salaires de 30 %, ça vous dit pas ?

        Mais la dictature du capital n’a pas été abattue.
        C’est une des batailles contre le capital, comme celle qui se livre en Espagne, dont il faut apprendre.

        La bourgeoisie européenne n’a pas mis au rencart le féodalisme en quelques années.
        L’agonie de la tyrannie du capitalisme est faite de même de victoires et défaites.
        L’important est d’apprendre, et résister.
        Patience…

    2. @Elsita:
      Un des points du manifeste du mouvement dit: « Un accès populaire aux médias, qui devront être éthiques et vrais. »
      Ceci est probablement le plus important a ce stage,et mérite une explication plus approfondie. Mon opinion est que le mouvement Espagnol devrait rapidement occuper les bâtiments de radio télévision et exiger une prise de parole pour expliquer ses propositions au reste de la population – Tout le monde n’est pas sur internet- Sans cela la classe dirigeante saura le décrédibiliser et l’anéantir par le mensonge et la calomnie comme elle en a l’habitude. Ceci devrait être aussi la priorité pour les mouvements futurs en France et dans les autres pays d’Europe. Sans la prise de control de l’information ces mouvements n’auront pas de futur.
      Ceux qui font les révolutions a moitié ne font que se creuser un tombeau (Un slogan de Mai1968).

  19. c’est la démocratie spectaculaire, démocratie d’opinions, de « marchés », de poudre aux yeux, de têtes vides, etc. Le petit-fils de Franco va reprendre les rênes !
    ô mânes de Bakounine…

  20. « les espagnols veulent une société différente, un système juste et vrai […] vendredi, samedi, dimanche, j’ai vu des gens pleurer, émus, en silence ou parler, réfléchir pour une société plus juste »

    Vous avez dû être drôlement surprise en regardant les résultats des élections hier soir…

    1. Non, ils étaient attendus.
      Comme ceux de Juin 68.
      Comme ceux de 2002…
      PPSOE ou UMPS ne sont que les comédiens de théatre de la tyrannie du capital.
      La longue marche contre le système à l’agonie et ses serviteurs avance à pas mesuré,
      dans un nombre croissant de pays, échangeant infos et expérience,
      et commençant à se coordoner.
      Il y a dix fois plus de raisons de se révolter qu’en 68….

  21. Si on opte pour A ou B rien ne change pas. C’est l’offre au Bonheur des consommateurs. La logique économique, cynique et « efficace », n’a rien à voir avec le citoyen. Le cynisme et la manipulation sont des utiles pour se faire élire. Nous sommes manipulés et bombardés avec les périls du désordre, les étrangers ou le retour d’un coup militaire … Un drôle jeu !
    Les soi-disant partis de « social démocrates» ne construisent pas un « autre néolibéralisme ». Retenir les grandes fortunes empêche même imposer, interdire les paradis, imposer les successions … Ce qui se fait en Europe et les États membres est pour le néolibéralisme et la concurrence. C’est le principe suprême constitutionnel. L’oligarchie financière a mis des bombes à retardement dans les banques et continue avec les produits dérivés toxiques. La leçon personne (aucun parti) l’apprend. Tous sont dans la même logique « entreprise » qu’a détruit la démocratie. Et même les institutions FMI … Un euro ou dollar = un voix (actionnistes).
    L’avenir est ouvert, et la logique est plus nuisible que quelques citoyens consommateurs optent pour le parti A, B ou les partis plus petits.
    Une autre organisation du monde une vraie démocratie et un vrai pouvoir « politique » d’intérêt commun nous manque. Il exigerait une échelle européenne, même mondiale, qui puisse interdire ces mouvements spéculatifs à échelle globale.
    Cela requis un mouvement et lutte de plus longue haleine et, au moins, à l’échelle européenne. Les citoyens peuvent se rejoindre, ne voir pas la télé, prendre conscience, et éviter de nourrie le marché financier par exemple évitant les fonds de retraire et exigeant les services publiques. Toutefois la logique économique est là dans toutes les grandes offres politiques.
    L’autre jour je faisais allusion à un poème « Ithaque” de Cavafis.
    le chemin sera long et, attendons, qui soit là dedans la force populaire et d’une jeunesse instruite auprès les sages. Une Europe des citoyens ? Tout reste à explorer et ouvert ! La concurrence parmi deux pays … Cela marche ?

    1. Anita, nous en sommes conscients ICI !!! Sur le blog.

      Mais combien ont PEUR du CHANGEMENT……….??????
      Croyant avoir encore quelque chance de garder quelques miettes.

      Alors que ce changement serait évidemment salutaire car, en redistribuant les cartes, tout comme dans les « après-guerres », il laisserait une VRAIE chance à chacun.

      Et surtout une chance de ne plus être obsédé par l’argent……….

      Mais cela ne se fera pas sans violence. Comme d’hab.

  22. Ca y est.
    Je m’y attendais depuis longtemps, mais la nouvelle ne tombe officiellement qu’aujourd’hui.

    La Bretagne a changé de monnaie.
    Chers touristes parisiens, des bureaux de change sont en cours d’installation provisoire et j’en tiendrais un sur notre rocade à 110 qui vous énerve tant et qui est surveillée par de nombreux radars jour et nuit…

    http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-concert-de-Cock-Robin-a-Rennes-annule_40771-1807162-pere-bre_filDMA.Htm
    « Pour se faire rempbourser les billes, s’adresser au point de vente où ils ont été achetés. »

    Le cours de l’agathe ou de la mappe vous seront communiquer par mes soins et resteront raisonnables … bien sûr… 😉

    1. N.B. : un stand galette-choucroute sera disponible et tenu par mon épouse. Reine de la galette.

      Je tiens à signaler que la constitution de la galette est garantie « choucroute équitable ».
      En effet, 1 euro sera reversé au fond d’investissement alsacien parrainé par Notre Président Adoré (NPA) et 30 euros aux producteurs Bretons.
      Faut ce qui faut, tout de même… 😉

      1. N.B. : il va falloir que je vous file des recettes bretonnes courantes d’il y a environ une centaine d’années.
        Car dans les proportions, tu avais tranquillement un kilo de patates, 500 g. de lardons et 6 oeufs pour … 2 personnes…
        Après ça, les Bretons ont inventé la quille.
        Pour pouvoir quitter le centre du bateau.

      2. Gloups… 1 personne.
        Sinon, mon omelette olympienne est battue en quantité.
        Mais pas en qualité, bien sûr.

  23. Voyons si Mariano Rajoy fera comme Cameron.
    La droite est-elle capable positivement de quelque chose … d’empathie envers les gens…
    J’en doute. Ce vote est une défaite ; un forme de Syndrome de Stockholm, l’abîme.
    Quant aux insultes à caractère culturels sur la langue basque ou sur la catalogne, elle ne sont pas étonnantes mais à l’image de cette arrogance, cette violence occidentales, de ces stukas sur Guernica, cet occident, en cours de tout perdre, rongée de l’intérieur par son bas niveau culturel. Rome se meurt.
    Oui, Roland aussi se meurt (à Roncesvales) trahi, battu par « un petit peuple qui danse au pied d’une montagne » (légende ?! mais quand même, j’aime ça !)
    Qui sait si demain, la différence, le morcellement, ne seront pas le le salut. Nous serons peut-être contents de trouver quelques possibilités d’îles…

    1. @ dugast

      Et sur les centaines de morts d’ETA après la mort de Franco, pendant la démocratie, tu ne fais pas de lyrisme à deux balles?

  24. de fait on a en Espagne une situation de double pouvoir, les occupants de la Puerta del sol refusant à obtempérer aux injonctions de la loi et défendant leur autonomie face à l’État et aux forces qui lui sont liées. Mieux : se posant spectaculairement, et de manière synchrone, (ce qui est exceptionnel) en concurrents des procédures de la représentation. Comme si une partie de la société s’était séparée de l’Etat et des forces interchangeables qui le gouvernent, et ceci sans empêcher son fonctionnement formel. Mais en le vidant en partie de son sens, et beaucoup de sa légitimité.
    C’est dire que la situation espagnole innove, que sa radicalité est grande, et que son avenir dépend sans doute d’éventuelles articulations européennes.

  25. « La fête est finie »

    Mouais, « la fête est finie », c’est aussi ce que s’écrièrent bon nombre de commentateurs, en juin 68, après la victoire éclatante de la droite aux législatives qui suivirent les fameux évènements de mai.

    Pourtant aujourd’hui encore, plus de quarante ans après, un Sarkozy en est toujours à vouloir liquider « l’héritage soixante-huitard ».

    C’est qu’il y a souvent un fossé entre les grands évènements politiques (Mai 68 en fut un qui bouleversa de fond en comble et durablement les rapports sociaux de l’époque) et leur expression électoraliste.

    Voilà pourquoi je trouve l’analyse de Pablo75 aussi précipitée qu’un peu courte.

    1. En mai 68 la bourgeoisie Française a sentit le vent du boulet, hier soir en Espagne elle a chanté « Cara al Sol », comme au bon vieux temps où Pie 12 félicitait Franco pour sa croisade victorieuse sur « les rouges ».
      Le 14 avril 1931, suite au même type d’élections (municipales), la puerta del sol était en liesse, avec des perspectives (chute des bourbons, avénement de la 2ème république, une véritable révolution socialiste, hélas matée dans le sang……..), ce matin elle s’est réveillée avec « la geule de bois ». Les réseaux sociaux c’est un super outil, mais ça ne remplace pas une organisation politique structurée, ayant des élites techniquement capables de prendre démocratiquement le pouvoir.
      Il y a un fossé entre révolte et révolution.

      1. Argelès a raison.
        La révolte est nécessaire, mais pas suffisante pour imposer la « Democracia real, ya! »
        Organisez-vous pour la révolution, pas pour un feu de paille,
        ou pour un politicien de plus près du caviar, mais pour la vraie démocratie,
        qui implique de mettre un terme, par la force, à la dictature du capital..

    2. Yéti.

      Et si je te dis avec le recul que ce sont les banques qui ont favorisé mai 68 et qu’un Pompidou banquier est arrivé au pouvoir.

      Que me dis-tu, dans ce cas..???

      1. Encore le complotisme.
        Personne n’avait prévu, même pas Dany le Rouge ou Krivine…
        Quant aux banques, j’ai le souvenir d’en avoir vues en grèves, complèment paralysées,
        pas tu tout, mais pas du tout contentes.

      2. @ Yvan

        Sur la même ligne que toi. Il fallait éliminer De Gaule qui gênait le CNPF (ex MEDEF) dont beaucoup de dirigeants avaient fricoté avec Vichy et ça le Grand ne le supportait pas. Avec lui le patronat faisait encore profil bas. Il y avait aussi la célèbre réponse du Général à la question d’un journaliste sur les hauts et les bas de la bourse : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Trop de raisons pour ne pas l’éliminer du paysage politique. Nous eûmes donc droit à Pompidou ex de la banque Rotschild, puis Giscard, Mitterand, Chirac. Grâce à eux le capitalisme devint triomphant dans notre beau pays et la corbeille pu se remplir à foison. Mai 68 ? quant on voit ce que sont devenus Cohen Bendit, Fienkelkraut, Glukstein et consort (lire à ce sujet « lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary » de Guy Hocquenghem) on peut ouvertement se dire, avec le recul, que se fut une belle farce et que le peuple s’est bien fait avoir. Je le dis d’autant plus volontiers que j’en ai fait parti.

      3. « Que me dis-tu, dans ce cas… ?? »

        Que tu n’y étais certainement pas et que tu nesais vraiment pas de quoi tu parles 😀

        Tiens, une petite rasade de Mai 68 à ma sauce pour te remettre les idées en place.

      4. Yéti, tu as raison d’être de droite.

        Lorsque l’on a tué tous les autres, la liberté devient plus « grande »…

      5. « Hum, réponse à la réponse aussi précipitée et courte que l’analyse, non ? 😀 »

        Medice curate ipsum, Yéti.

        Soit, tu es une virgule à laquelle toute réponse est du temps perdu.

    3. « je trouve l’analyse de Pablo75 aussi précipitée qu’un peu courte. »

      Normal: vous confondez l’Espagne avec la France.

  26. FRANCE : BIENVENUE A LA FOIRE DU TRÔNE !

    Aphatie me « parle trop » dans son billet de ce matin.
    Attention, l’éditorialiste de « la-radio-la-plus- écouté-de-France » n’aura pas de Nautamine pour tout le monde !!! Nous sommes prévenu.

    Avons-nous bien conscience de la situation? Nous sommes à l’avant veille, peut-être même à la veille, d’un Lehman Brothers des Etats, d’une tornade qui peut emporter la monnaie unique, les économies des pays et celles des particuliers, si l’allégement grec n’est pas effectué en bon ordre, au millimètre, sans affolement collectif.

    Personnellement, je ne crois pas que nous en ayons conscience. Nous pressentons, certes, que la situation s’est à nouveau tendue. Mais pour en percevoir la réalité, il faudrait nous en informer. Or, personne ne nous dit rien. Enfin, aucune autorité, monétaire ou politique, ne nous informe de la gravité du mal. Nous le percevons juste car nous voyons l’accumulation des nuages. Avec la Grèce, c’est le Portugal qui vacille, et même l’Italie, dont les agences de notation envisagent désormais ouvertement de dégrader la note. Sans parler de l’Espagne, où là c’est la population qui commence à refuser la purge que le pouvoir lui inflige.

    Soyons justes avec les autorités: elles ne peuvent rien dire. Parler trop, c’est affoler beaucoup. Nous sommes ainsi dans la position des usagers de ces attractions, agrippés au siège et redoutant la seconde qui nous rapproche de la descente vertigineuse qui nous soulèvera le cœur.
    ttp://www.rtl.fr/blog/aphatie/dsk-euro-nazillon-23-05-7688777940

    1. rien-néant- loin d’ici- ailleurs – n’existe pas sauf en tant que tuyau donné par le cheval –
      ( ou : savoir ce qui agite l’ennemi).
      la bourse, les agences de notation, les médias, les satisfaits jamais contents
      de nous ou d’eux… un écureuil dans sa cage qui travaille dur…
      pfuitt… baudruche vidée.

  27. Lo qué ocurre en España es bastante normal. Estas oscilaciones del pendulo electoral seguiran, tal y como el mercado sigue imponiendo su ley sobre unos políticos, elegidos por pueblos cada vez menos ingenuos y cada vez más tentados por la abstención y el voto en blanco o no válido.
    Politicos que en este asunto están dispuestos, a diferencia de la desdichada criada que se hizo famosa aunque sin quererlo.
    La desilusión, el desencanto hara que la olla hervira cada vez más. Y la tapa de la comunicación oficial, será cada vez más difícil de mantenerla en su lugar, incluso con la ayuda de medios de comunicación serviles.
    Al final, los mas disgustados se ajorraran a los brazos de los partidos extremistas, sobre todo la extrema derecha y / o la calle va a explotar.
    Todo esto era demasiado predecible y desde hace mucho tiempo, pero el autismo de los gobernantes es asombroso y aterrador.
    Uno podria pensar que quieren el enfrentamiento, con la esperanza de sofocar la rebelión, y de consolidar su dominación sobre la población …
    Las clases dominantes ya en el tiempo de la Alemania de Weimar, devastada por la hiperinflación, apostaron por un hombre llamado Adolf Hitler, jefe del partido Nazi nacido de la crisis, pero sabemos lo que pasó después …
    ¿Podría ser que la amnesia de nuestros gobernantes es tan grande? ¿Han olvidado que estas situaciones pueden provocar el retorno de la barbarie, de la cual la Declaración Universal de los Derechos Humanos de 1948 tenía por objeto de evitar que se repita?
    Sin duda, han « olvidado », porque durante más de tres décadas, estos derechos han sido violados, especialmente los relativos a los aspectos sociales.

    1. Buenas noches Joan,
      Los que están gobernando España son los mismos que en Francia o en Alemania dicieron viendo la calle revuelta: « Mejor Hitler que los rojos ». No gobierna Zapatero, gobierna el Banco. Cuidado con la represión que sera dura, el PP esta preparado.

  28. une pensee aujourd’hui pour giovanni falcone, sa femme et ses agents d’escorte a via capacci.

  29. Je me demande Pablo75 si lire « El Pais » et être militant et faire la course électorale doit se confondre avec un réveil citoyen. Tu le vois avec la clé électorale (mépris « fête »), et tu dis des choses de la catalogne.. qui semblent dites par la bouche de Rajoy qui joue cette carte (empoisonne les peuples pour des raisons économiques).
    Dans un monde où la finance, mère de la crise- nous globalise les recettes de “servitude volontaire” sont suivies. C’est vrai. Et pourtant tout cela c’est presque des question « philo » et non seulement espagnole. Je pense que les nouvelles idées et attitudes sont celles qui pousseront aux gens à s’unir (et aux partis à changer les politiques) et trouver un intérêt commun dans le monde.

      1. Pour toi, Pablo75, la démocratie est l’art de critiquer et supprimer les mécontents. Pour moi, c’est une démocratie hypocrite celle qui cache la dictature du cynique marché (l’actionnariat), et les méfaits se combattent avec la participation citoyenne (plus démocratie).

  30. Cerrilismo? Alors de grâce, abandonnons le français pour l’anglais, le français cette langue dont beaucoup de nos compatriotes ne maîtrise pas l’orthographe et qui intéresse de moins en moins de jeunes européens. Pablo , diguis, es tan dificil de parlar catala per un castellà? Aixo es une questio de voluntat. Tots els catalans son bilingues.
    ( Dis moi, est-ce tant difficile de parler catalan pour un castillan? Ceci est une question de volonté, tous les catalans sont bilingues).
    Nous retrouvons là le fondement même de l’intolérance. Dans ma famille (européenne totale , Allemagne, Luxembourg, Italie, France d’Alsace et du Roussillon), nous avons appris à épouser la culture et la langue qui va avec, du lieu où nous avons décidé de vivre. En Suisse aussi les enfants des résidents alémaniques apprennent le parler local, au Luxembourg aussi. C’est le meilleur facteur d’intégration. Je vais finir par une petite anecdote.
    Mon père, alsacien et facho sur les bords se promenait avec moi dans sa région natale. Il aperçu sur un trottoir deux jeunes du sud méditerranéen qu’il toisa avec mépris. C’est en entendant l’un d’eux se mettre à parler alsacien que tout à coup , interdit , il s’arrêta, son regard s’adoucir qu’il se mit à leur parler…..no coment!!

  31. Si tous les 4 ou 5 ans, des « gens importants » vous posent une question : Fanta ou Coca-Cola ?
    1- Beaucoup seront contents d’avoir un avis à donner et choisirons l’un ou l’autre.
    2- Certains diront qu’ils n’aiment pas les sodas mais on leur rétorquera que ce n’est pas l’objet de la question et ils répondront en espérant que dans 4 ou 5 ans on leur propose une boisson non gazeuse.
    3- Après il y a ceux qui insistent en disant qu’ils n’aiment vraiment pas les sodas mais de toute façon leurs réponses ne seront pas comptabilisés.

    Alors Pablo75, Fanta ou Coca-Cola ? 🙂

      1. thé

        avec un nuage … ( ni lait, ni citron, bien sûr ) …
        c’est le moment de se dire « bonne chance » !

        une théiophile.

  32. « parti d’E.T.A., récemment légalisé, au Pays Basque (un parti séparatiste qui réclame à la France les provinces basques du Nord – je le rappelle aux naïfs de ce côté-ci de la frontière). »

    j’ai ris extrémement fort en lisant ça !

    1. Très intéressant pour la marche du monde en général et du blog en particulier de savoir que quelqu’un avec le pseudo Death-magnetic rit extrêmement fort quant on lui parle de Bildu.

  33. Je pense que Zapatéro est un personnage politique pâle, médiocre, exempt de courage. Mais le phénomène de la « berlusconisation » est le signe que l’état ne plus pris au sérieux, que les valeurs communes commencent à s’estomper pour faire place à une espèce d’esprit mafieux.
    L’origine de la Mafia en Italie c’était ca: l’absence d’un état régulateur en plus de la pauvreté.

    1. C’est vrai Germanicus que la mondialisation, l’affaiblissement des États et la manque d’instruments de régulation encourage des mafias à échelle internationale. Elles sont partout. Les pays de l’Est sont un paradigme.
      Toutefois, la berlusconisation c’est, pour moi la confusion public-privé, le control des medias et l’ amoralisation de la vie publique. Cela n’a rien à voir avec les gens du 15 M. Ils participent, à leur façon, et cherchent à moraliser la vie publique. Ils attaquent les grands partis parce qu’ils ne balayent pas des suspectes de corruption comme candidats et font des politique contraires à l’intérêt général. C’est un cri pour dire sans nous vous n’êtes rien. Et pourtant le cri est minoritaire encore .…

  34. Pablo,
    Je crains que vous ne soyez obnubilé par ces résultats électoraux. Certains vous disent qu’ils ne croient plus en la démocratie représentative telle qu’organisée en Europe mais qu’ils ne veulent pas lâcher la proie pour l’ombre et qu’en attendant mieux on vote, pour ce qu’on croit le moins pire (tout le monde peut se tromper). Cesser de vous focaliser sur des chiffres sans importance.
    Certes, les Espagnols vont en baver encore plus qu’hier mais ce ne sera pas très différent d’avec Zapatero. Ce qui compte ce sont les graines que l’on sème sur les pavés et qui germeront, peut-être, dans les fentes, entre le pierres dures et froides.

    Et pour ce qui est d’un révolte récente à Paris en 1968, il faudrait que les Français réalisent qu’elle n’a pas donné à leur pays un destin différent de celui des autres pays. Le capitalisme mondialisé et la société du spectacle se sont développés partout, avec au sans mai 68. Les gauchos de 68 reconvertis en grands bourgeois de 1990 ne sont qu’une preuve parmi des milliers d’autres de l’absence de colonne vertébrale des petits bourgeois.

    1. Les gauchos de 68 reconvertis en grands bourgeois de 1990 ne sont qu’une preuve parmi des milliers d’autres de l’absence de colonne vertébrale des petits bourgeois.

      on ne saurait mieux dire …ceux qui ont gardé l' »esprit » de cette époque (les gens ordinaires) ne sont pas ceux qui, leurs dents rayant le parquet, se sont mis en position de pouvoir, décidant pour les autres, et fort méprisants du « bas peuple », refusant de lâcher la moindre parcelle de toute-puissance ( le sous-vers-rien, ne pouvant « sentir » le mouvement en question [ ça avait déplu au CNPF ces augmentations de salaire chez les gueux ] en est un pur produit, dans le mauvais sens du terme : pas de limites =) l’hubris ; mais surtout fidèle puppet of MEDEF & of USA , poursuivant d’une détestation sans nom le CNR, ou ce qu’il en reste), : ce qui aurait été signe de sagesse, et ont mis en place avec un dogmatisme inouï, la pensée unique, dont nous avons peine à sortir : ceux-là étaient de milieu aisé, et leur goût de l’argent s’est révélé démesuré …
      les mouvements dans les différentes populations sont le signe d’un minimum de vitalité [ rien à voir cependant avec les révolutions tunisiennes, égyptiennes …peuples ayant soif de liberté – le manque fait avancer, pas le gavage – dignité…de construire une société meilleure pour l’ensemble : tout cela avec le plus grand courage, car ils ont risqué ou risquent encore leur vie ]
      Seulement, ici (Europe) la respiration nécessaire est ignorante, faute de maturité politique minimale, quand on a dégagé les conservateurs ( ou assimilés) = grosso modo ce qui correspond à UMPS en France, du vide qui suit forcément et dont des personnes non ignorantes et trés organisées ( Pays, et international ) vont forcément profiter, si rien d’autres ne se met en place : première urgence : les contre-pouvoirs à positionner. Un grand élan arrive peut-être, qui pourra faire jonction, nul ne peut le dire à ce jour …
      Ou alors, comme le disait un intervenant il y a peu, l’occident est mort.
      (Les marketeurs auront trop bien travaillé : ** »morts la tétine à la bouche », sans avoir rien compris – sauf pour les plus lucides .
      ** pas glorieux, mais on a les épitaphes qu’on peut !)
      C’est trés possible : il faut aussi l’envisager froidement . Si c’est le cas, autant envoyer par le fonds ( de pension) les USA avec l’Europe : pas de raison ni de couler seuls, ni de se soumettre !
      Refus d’obtempérer.

      Pas pour dire, mais , en France, étant la population la plus jeune d’Europe – naissances – faudrait quand-même montrer l’exemple !!

  35. Il faut accepter la démocratie, Pablo. Si les espagnols votent pour la droite (pp), ou le centre droit (psoe) et qu’après ils se retrouvent au chômage, moi, je dis qu’ils ont ce qu’ils méritent et je respecte leur choix. Après tout, il n’y a peut être pas d’autres choix ou alors des choix pires.

  36. A TOUS

    Le débat posé par ce billet a largement dévié vers des considérations peu fécondes sur les mérites comparés des langues. Afin de préserver l’intérêt de la discussion, essayons de rester sur le sujet. Merci.

    1. Selon Stiegler, une langue est l’exemple n°1 de « système associé », où un peu (beaucoup) d’apprentissage perment d’avoir les deux rôles d’écoutant et de locuteur, de la réciprocité donc.

      Vous avez raison Julien Alexandre, c’est peut être épidermique les langues régionales, mais je me demande à quel point ce n’est pas symptomatique de l’incapacité à partager aussi sur le plan économique.
      Là je ne dis pas à qui sont les responsabilités. Je dis seulement que la réciprocité, c’est à dire la reconnaissance des savoir-faire et savoir-vivre est un élément aussi pour une économie vivable.

      A propos des clichés sur le sang chaud ou pas chaud, moi je reste fasciné par le peuple si hybride du Brésil. Et par hybride, je ne parle pas des gènes ou des langues, mais du fait que la culture brésilienne, disons la façon d’être (faite d’esquive par exemple) n’est en aucun cas une moyenne des apports portugais, africain, et amérindien (+ italien,espagnol,…).
      Il se crée donc bien quelque chose « de plus » que les ingrédients.

      Si les espagnols ne veulent pas reconnaitre le « quelque chose de plus » d’une culture espagnole présentée sous sa face castillane, c’est révélateur que ce « plus » n’a pas réussi à faire sens commun. Et je veux bien croire qu’il s’ensuit de « l’inefficacité régionale », mais dur à tracer. Regardons au Canada par exemple, où existent aussi des tensions économiques, linguistiques et politiques (avec un ouragan électoral récent qui a laminé le PQ et fait place à des inconnus qui ne s’y attendaient même pas autant que ça, d’ailleurs…). Chacun étant sûr de son fait linguistique, cela facilite au fond les choses (même si le PQ était un parti « contre » si j’ai bien compris, au parlement fédéral). C’est dans les phases de morcellement que la dynamique est incontrôlable…

      Quelques éléments épars à structurer, donc.

  37. Énigme (facile).

    LE problème :

    ((0.0015 x 7 000 000 000) : 40 075,017) = 262

    Que représente le chiffre 262 ?

  38. Dans ce billet de

    Pablo75

    , il y a un aspect historique : chaque Pays s’est construit à sa façon, avec ses migrations diverses et variées …
    les celtibères étaient-ils si terribles/ ( j’ai lu récemment -auteur grec de V~- JC « Voyage en Gaule »- que les celtibères étaient trés coquets, prenaient soin de leur apparence, et se lavaient soigneusement les dents à l’urine : ce qui fait qu’ils avaient de belles dents ( urine = liquide stérile, qui a permis en temps de guerre de faire cicatriser des plaies =) belle intuition , non ? ): / auquel cas, les basques ont drôlement eu raison de refuser de se laisser bouloter tout cru !! [ =) c’était pas « back to the tree », quand-même, mais =) replis dans la montagne ( mendia)

    Actuellement, on sait ,sauf ceux qui ont des raisons idéologiques – et, là, il y a vraiment de quoi désespérer –que les races n’existent pas : biologie ! -cultures ni supérieures ni inférieures … » sauf licence poétique : « de mì raza vieja … »
    sacré bon sang, ça m’énerve !

    Ce que vous dites montre de cruelle et évidente façon que la construction européenne surimposant une idéologie argentifère et mercantile totalement artificielle et factice, est en train de créer des replis identitaires bien plus redoutables que ceux des nations ( dont le contenu – instrumentalisé- n’est plus depuis belle lurette celui des XIX ° et XX° siècle) …le temps a passé ; il faut le laisser faire son oeuvre : les alliances entre jeunes se font de tout côté : c’est la bonne méthode ! elle se fait naturellement …
    Je remarque chez Pablo 75 une sorte de furia – probablement voulue – trés fréquente ( hélas, votre essence étant exceptionnelle, sans nul doute, vous êtes tout-de-même comme les autres ) chez les personnes étant, de façon relativement récente, d’un Pays, et en même temps d’un autre : sentiment ambivalent : honte et fierté, pour l’un : celui choisi (ou pas) et pour l’autre Pays, celui des ou d’une partie des ancêtres : » la langue espagnole, c’est le bazar », aviez-vous dit !
    Tant mieux, à côté de notre précision « cartésienne », il faut bien un peu de bazar (mot arabe =) mais, il y en a beaucoup aussi dans la langue française), sinon, c’est tristounet ! =) les deux sont nécessaires.

    Il était évident que pour les Pays non centralisés ( Italie et ses républiques marchandes, ses divisions intestines ne remontant pas à hier matin =) mafia à son aise ), avec un corpus juridique peut-être moins vigoureux (?), l’ Europe allait provoquer des scissions …et un fort désir de se regrouper « goxo goxoa » – ce qui doit rester, à mon avis un rêve, un fantasme,dans la mémoire, mais pas plus, pas excluant –
    Ce qui ennuie si fort l’UESA en France, c’est feue-sa construction historique, et sa centralisation, que l’on essaie de mettre à bas, car une structure solide est beaucoup plus difficile à manipuler qu’un pays qui part par petits bouts …
    Bref, faudrait savoir !
    appel à historien des époques concernées, mais, il me semble que l’idée assez centralisatrice, avec législation ad hoc,sans aller à reculons =) celtes et à l’empire romain, remonte bien aux rois wisigoths dans ce qui fût l’Aquitaine ensuite. et puis chaque « invasion barbare »s’installant , en repoussant plus ou mois la précédente, ayant tendance à la même chose, soit par soucis d’utiliser ce qui était en l’état – ce qui est toujours judicieux =) c’est comme pour les urgences sur catastrophes : il faut faire d’abord avec ce qui est là, et avec la population ..;et non contre elle …mais, je m’égare ! -puis les différentes dynasties royales, puis la République …
    Quant à la langue basque – langue ante-**indo-européenne ( seule, avec le finnois, en Europe, me semble-t-il )
    **
    http://www.hist-europe.fr/Prehistoire/indo-europeen.html
    : ( faudrait un spécialiste en ligne, mais,voilà où j’en étais resté ) : c’est certes une langue archaïque : la tradition de ceux qui parlent basque [= ceux qui possèdent la langue basque : euskaldun ] est orale ; et fort mystérieuse : symbolique plus ou moins perdue …l’écriture de cette langue est récente =) j’aurais tendance à en conclure qu’il fallait être un brin « teigneux » – Kasko gogor – pour réussir à conserver par tradition orale ~25 % des expressions archaïques remontant à la préhistoire ~- 30000 ( la migration du Caucase est passée de mode), peuple installé dans les Pyrénées et ce qui sera l’Aquitaine ~ , puis refoulé peu à peu par les différents arrivants dans ce qui est l’actuel Pays basque ( Nord et Sud ) , et la structure linguistique originale …à cela se sont rajoutés un brassage de mots des « envahisseurs » …
    ceci étant, les basques modernes ont beaucoup migré ( droit d’aînesse, et petites propriétés, souvent « pentues ») vers les amériques …les noms sont toponymiques, mais j’ai retrouvé un des noms remontant aux templiers, commanderies et chemins de saint-jacques : ces noms sont disséminés au Canada, états-unis et surtout Amérique du Sud …bref, les archaïques se « bougent les doigts » ..
    Evidemment, il y a eu de nombreux brassages pendant l’histoire mouvementée de l’Espagne, certains rois de Navarre goûtant peu l’Inquisition, et ayant tendance à l’accueil …
    J’ai lu plus haut – ce n’est pas une légende : c’est la Chanson de Roland qui en est une : licence poétique = tant mieux ! – l’histoire de la pâtée que les basques avaient filée à l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne à Roncevaux : c’est bien normal : après avoir abîmé les aragonais, pour se distraire au retour, il avait pillé et détruit Pampelune, Capitale de Navarre …[ ça m’a valu une cuisante punition à l’école primaire ]
    Bon, c’est un peu brouillon : mon sang ( mêlé : ouf ! ) n’a fait qu’un tour !

      1. Je crois savoir que le conférencier en question fait partie des intervenants du blog 😉

      2. Merci, Hema .
        Je n’ai pas encore écouté.
        Mais je pense qu’André Langenay a la même approche que le généticien Albert Jacquard …
        Axel Khan également.

      1. Enrique

        oui, merci !
        souk : marché, de l’arabe sûq .

        les mots voyagent …parfois, on mélange …passionnant tout cela : il faudrait plusieurs vies …

        .. »Bazar vient du vieux-persan vāzār. Le mot a ensuite été transmis dans les pays arabes, la Turquie ottomane, l’Europe, l’Inde et même la Chine par les échanges commerciaux entre la Perse et ces zones là depuis l’antiquité…. »/ wikipedia

  39. @Pablo: Je pense que vous analysez la situation avec les yeux du passé. Certes vos arguments se valent (excepté l’histoire de la langue basque, rare exemple de langue pré celtique encore vivante, ce n’est pas un hasard). Ce qui se cherche, c’est de nouvelles façons pour les peuples de reconquérir le pouvoir, face aux oligarchies, l’espagnole valant bien les autres. Prendre pour référence le vote et ses résultats pour juger de ce système me parait faux. Le système représentatif est depuis son origine une confiscation du pouvoir, une anti démocratie, en fait.
    Le passé de l’Espagne est prégnant, certes, mais pas plus que celui d’autres nations européennes chargées historiquement, genre l’Allemagne, par exemple, ou même nous. On a les tropismes qu’on peut.
    Les peuples cherchent confusément une issue à la situation inextricable et verrouillée dans laquelle on les a mis. L’aspiration du plus grand nombre est probablement que cela se passe sans douleur mais personne ne sait si ce sera possible. Pour le reste, ici comme ailleurs, le consumérisme et l’éclatement individualiste ont fait leur œuvre, peut être plus encore, à cause de la longue parenthèse Franquiste. Un long chemin est nécessaire et on ne doit pas s’étonner de revers de fortune, de manipulations et de récupérations qui sont le propre de toute oligarchie en voie de dé légitimation.
    Et puis, les nouveau personnel élu va se trouver dès demain en situation de devoir mentir lui aussi pour préserver le status quo consubstantiel à sa survie. Ce qui devrait le dé crédibiliser très vite.
    D’ailleurs, il est fort probable que nous vivions cette même séquence l’année prochaine, une forme de recul pour mieux sauter si l’on peut dire.
    Je pense également que les analyses en termes de clivage gauche droite sont et seront de moins en moins pertinentes pour analyser les situations, ce clivage étant très largement artificiel comme sous produit de l’oligarchie pour ratisser large et faire fuir les peureux.
    Ce que revendiquent confusément les espagnols aujourd’hui, c’est autre chose. Ce serait plutôt de tenter d’échapper à ce qui les attend (ils sont quand même les prochains sur la liste des pays faillis) et en même temps de refonder leur société sur de nouvelles valeurs, autres que monétaires ou financières.
    Lesquelles? Ils ne savent pas. Nous ne savons pas. Abstenons nous d’en juger, voulez vous, et balayons nous mêmes devant notre porte. Nous avons les mêmes problèmes qu’eux.

    1. Sages paroles, plutôt que de parier sur la fin du mouvement, nous ferions mieux de l’appuyer.
      Il y avait ce matin, sur France Inter, un économiste (Daniel COHEN) qui parlait du mouvement espagnol, il m’a semblé complètement largué en essayant de ramener la conversation sur des sujets qu’il connaissait (et que tout le monde connait): « la crise immobilière » en complet décalage avec les intervenants espagnols qui parlent, eux, de démocratie, de corruption, de rêves,….

  40. Vision pessimiste qui colle cependant tout à fait avec ce que disent les médias et particulièrement la presse espagnole. Sur France24 un de ces journalistes tentaient de discréditer les acteurs dudit mouvement en les qualifiant de chômeurs sans programme (« Ce ne sont que des chômeurs… »). Ce qui est loin de la vérité.
    Et bien sûr l’abstentionnisme qui provoque ici la victoire de la droite prouverait bien les limites de ce mouvement.
    C’est poli et fin comme du Pujadas.
    Je crois qu’il va falloir attendre un peu avant d’enterrer ledit mouvement. A moins que par le verbe « pessimiste », plus que l’analyse, on en espére plus ou moins consciemment sa fin…

    1. Et oui ils disent !
      Ce ne sont que :
      Des chômeurs
      Des femmes de ménages
      Des jeunes
      Des fainéants
      Des assistés
      Des émigrés
      Des pauvres
      Et pas des élites

    1. Si vous partez en Espagne vous pourrez ainsi prendre connaissance du ou des programmes des manifestants. Vous pourrez également vous informer sur les vrais résultats de ces élections dans certaines régions comme au Pays Basque. Vous avez raison: mieux vaut prendre l’information à sa source que de balancer n’importe quel ragot dans un article….

  41. « la forte montée de l’extrême-droite xénophobe en Catalogne »

    En ce qui concerne le parti politique qui vient de remporter une victoire à Barcelone, il s’agit du CiU (Convergence et Union), qui est de centre-droite et dont les adhérents sont des autonomistes ainsi que des indépendantistes modérés qui, comme les indépendantistes du Parti National écossais (du modèle social-démocrate traditionnel) qui viennent de former un gouvernement majoritaire à Edimbourg, ne sont pas du tout xénophobes : http://bit.ly/jjeSv4

    1. Il s’agit plutôt de Plataforma per Catalunya, qui a des accoitances en France avec les Identitaires. Il sont pour la première fois représentés dans les mairies.

  42. @ Pablo

    http://www.eizie.org/es/Argitalpenak/Literatura_Unibertsala

    Cliquez sur le lien pour trouver la version traduite en basque de Marcel Proust « Denbora Galduaren Bila »

    Cher Pablo, la langue primitive vous salue bien bas.

    Et puisqu’il est inutile d’apprendre le basque puisque tout le monde parle espagnol, pourquoi apprendre l’espagnol puisque tout le monde parle anglais?

    C’est un argument de café du commerce, qui va à l’encontre de toute diversité. L’utilitarisme n’est pas une fin en soi.

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