96 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 17 JUIN 2011 »

  1. Lorsque Paul parle de St Just, je ne peux résister à l’envie de citer son illustre prédécesseur Spinoza qui dans le chap 1 du TP §6 dit « Un état dont le salut dépend de la loyauté de quelques personnes, et dont les affaires, pour être bien dirigées, exigent que ceux qui les mènent veuillent agir loyalement, n’aura aucune stabilité. Pour qu’il puisse subsister il faudra ordonner les choses de telle sorte que ceux qui administrent l’état, qu’ils soient guidés par la raison ou mus par une affection, ne puissent être amenés à agir d’une façon déloyale ou contraire à l’intérêt général. Et peu importe à la sécurité de l’état quel motif intérieur ont les hommes de bien administrer les affaires, pourvu qu’en fait ils les administrent bien: la liberté de l’âme en effet, c’est à dire le courage, est une vertu privée, la vertu nécessaire à l’état est la sécurité »

  2. Le commentaire de Spi est toujours d’actualité, depuis 1677. On ne demande pas que les gestionnaires des biens publics soient vertueux, on demande que s’ils dérogent à la vertu, il soient punis et ostracisés.

    1. « Le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument. »
      Un homme « de », ou « au » service du pouvoir perd définitivement la raison au profit de la raison d’état.
      D’où l’impérieuse nécessité pour la sécurité et la vertu privée de ses serviteurs que l’état soit courageux et honnête dans la mesure ou il est le dernier rempart de « la » vérité collective et individuel.
      Nous ne sommes que les vulgaires petits héritiers de criminels, d’escrocs et d’usurpateurs.
      Refusons cet l’héritage et la rente sécuritaire sécurisante du mensonge sanglant…….
      C’est une vertu « privé » incontournable.
      On a l’état que l’on mérite.
      Pauvre « on ».

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