LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 1er JUILLET 2011

Un bilan provisoire
La baisse rassurante de l’incrédulité
La crise (Fayard 2008)
Interdiction des paris sur les fluctuations de prix
La spéculation
Le protectionnisme
Tout le travail disparu n’est pas en Chine
La décroissance
Ne pas laisser l’extrême-droite souscrire seule aux bonnes idées

Partager :

170 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 1er JUILLET 2011 »

  1. Le scénario de l’info et l’info scénario, recyclage des élites, de la finance au politique
    Nouvelle de la propagande Kapital aujourd’hui, que du bonheur après la libération des journaleux.
    IL n’était pas candidat mais presqu’élu
    IL était presque un agresseur et il devient victime
    La presque victime n’est jamais apparue et elle est déjà décridibilisée.
    Voilà comme je l’annonçais récemment un symbole de la finance innocente qui RENAIT plus blanc que blanc, les experts mettent en scène le monde, c’est GÉNIAL, DSK président, les jeux sont faits mieux que sur TF1 et les pauvres de Sarcelles, ses extras se réjouissent, ils n’y avaient jamais cru comme ils disent.

      1. C’est un pari où une intuition comme un autre cher Piotr. Faut il aussi abolir ceux là ? Ces gens là ont gros à perdre, jouer sa crédibilité sur un coup de bite c’est énorme, c’est ce qui fascine le monde entier, érection versus élection, un peu comme les radars et les excès de vitesse, la ligne jaune est une chose, la visibilité en est une autre.

      1. La fiction et le slogan ont fusionné avec la réalité c’est le progrès comme les centrales nucléaires contrôler cette fusion c’est tout l’hubris du politique, va falloir contenir ce délire et se protéger du marché qui déborde pour le moins, quand la capote Durex donne envie tout est possible.

  2. L’argent fut une convention, l’argent sera une convention…
    C’est la vieille convention du pâtissier, de la vitrine, et des parts « du » gâteau!

    Alors, vieux gâteaux ou vieux pâtissiers?
    Épaisseur de la vitrine?
    Exiguïté des salons de dégustation, pléthore de livreurs, consommation dans la rue…
    Rien ne va plus,
    Faitent vos jeux,
    Y’en aura pas pour tout le monde!

    Comment faire avec le même argent, celui d’une vielle convention?
    Ce ne serait pas besoin mais on ne pourra pas s’en empêcher, on construira une vitrine autour d’un prunier…
    Et on mettra une enseigne devant disant: « A la meilleure des tartes aux prunes »!

    Et puis, quand tous les vergers de pruniers auront envahi tout l’espace possible, on édictera les lois et règlements de la prune, en s’aidant des lobbys des pruniers.
    Car trop nombreux toujours recycleront les noyaux…., et c’est pas de jeu.

  3. Mégalopoles et décroissance

    Entre l’utopie d’une monde de mégalopoles et l’utopie inverse d’un monde de petits villages autonomes, il y a de la marge. L’un comme l’autre sont tout autant irréalistes à plus ou moins long terme. Il faut partir de la situation présente et envisager une transition vers une organisation urbaine à échelle plus humaine, réellement durable (et pas seulement durable pour rire)…

    C’est pas possible ? En attendant il se passe des choses, par ex. à Flint, Michigan :
    Et aussi à Cuba : How Cuba Survived Peak Oil, Faith Morgan

    Et puis, les mégalopoles sont de fait « non durables », nécessitant un espace bioproductif beaucoup plus large, excessivement énergivores… Voir aussi Entropia N° 8 – Territoires de la décroissance.

    Bien sûr tant qu’on se conditionne pour se convaincre que « C’est pas possible », tant qu’on ferme les yeux sur ce qui se passe ici ou ailleurs, tant qu’on caricature tout à outrance pour évacuer les questions qui dérangent … il y a peu de chances que les choses changent.

    Les mégalopoles pour les siècles des siècles ? Ou les mégalopoles à l’agonie ?

    Pourquoi ne se pose-t-on jamais ce genre de question ? On dira : « Parce que c’est dans la nature des choses. » Ou bien : « On ne pose pas ce genre de question par manque d’imagination. » Mais le manque d’imagination s’assimile toujours au conservatisme : on se satisfait des choses telles qu’elles sont ; ce faisant, on confirme et renforce les structures de pouvoir dans leur état présent.

    Paul Jorion, Le capitalisme à l’agonie, p. 101-102

    1. Il me semble que le débat contre pour la décroissance glisse progressivement vers une réflexion sur le « développement communautaire», sur le choix collectif délibéré d’organiser , là , le downsizing e t, ici, la création d’un pôle de croissance en fonction d’un choix démocratique raisonnable (à la condition qu’une communauté ne tire pas avantage de son choix au détriment de l’autre).

      Cet équilibrage de solution permet de se dégager la décroissance de la repentance imposée en fonction de principes extérieurs ( la technique c’est inhumain) et non par la détermination interne de chacun à s’efforcer sincèrement de laisser la trace écologique la plus légère qu’il est possible après son passage sur terre.

      Bien entendu « il y a de la marge » il me semble que cette marge sera d’autant plus grande que nous disposerons de pôles de croissance suffisamment puissants que pour ouvrir des brèches , fractionner, réunifier l’organisation des mégapoles en écocités . Par contre, le mouvement des écocités relève-t-il du développement communautaire ou bien est-il le terrain d’essais pour la conquête de nouveaux marchés par les méga firmes ?

  4. Paraphrases -Invocations:
    Donne moi la force de me changer,de changer mon regard.
    Donne moi la force de changer ce que je peux (et devrait) changer
    Donne moi la force de conserver La confiance
    Une « sainte colère » devant les étals des marchands du temple (wall street ,hauts lieux des magouilles financières de par le monde…) !
    Pourquoi pas de même aujourd’hui face à tant d’injustices,de vols et de rapines en tout genre ?
    Merci Paul et F. Leclerc et généralement les acteurs du blog. Oui la crédulité avance,je le constate pour ma part dans ma petite sphére socio-familiale
    Et le Nom de JORION associé ici à celui de Leclerc SONT CONNUS…Mais surtout les Idées émises.
    Encore un peu…et….
    Il faut persévérer. La « Victoire » des idées justes est acquise. Accélérons le processus.

    1. @Piotr!
      Maîtrisez votre sarbacane!
      Y allez-vous, en souche africaine, pour Zembla-bla?
      Ou bien, en souche asiatique, pour Zen-blabla?
      Entre Hindo-européens, comme entre-nous de souche, on a parfois du mal….
      Mais, soyez rassuré, entre érudits on se comprend, isn’t it!

  5. @Piotr

    …Avec pour ceux qui sont pour
    …Sans pour ceux qui contre
    Et au « milleu » pour tous ceux qui sont pour ce qui est contre ..;(Dac)

  6. – « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

  7. « La Chine nous sauvera… »
    Comme elle a « sauvé » le Tibet…?
    Elle sauvera le capitalisme ! Au Pirée, un ouvrier témoigne : « Qui travaille pour les Chinois n’a aucun droit, pas de syndicats, pas de grève… »
    Tout le travail disparu n’est pas en Chine mais la Chine vient à nous :
    En Irlande elle finance un immense centre de conférences, à Belgrade le pont de « l’amitié »de 1,5 km, en Islande une usine métallurgique, en Turquie 4000 km de train à GV (ICE allemand) pour 30
    Mrd de dollars, en Russie une fabrique de cellulose…etc, etc.
    Alors protectionnisme pour les travailleurs OUI !
    Mégalopoles et décroissance : les villes en transition, ça existe :

  8. Hello Paul…Il est bien difficile de calmer les esprits…Votre vidéo est superbe…Il semble que vous ayez pris du recul…Et votre cadre habituel, (vos livres sur les étagères en témoignent), ait enfin permit de vous visualiser plus loin de la caméra donc moins gros plan, et vous voilà transfiguré dans une chemise blanche, maillot noir et chevelure argentée…Disais-je…Il n’est pas simple d’obtenir un écho optimiste…Cependant vos ouvrages ouvrent l’esprit et à n’en point douter, un frémissement…Une lueur, une petite lumière… Telle, celle d’une petite bougie de poche, et cependant bien utile à la veille de grands changements, tant climatologiques que politiques « and » etc…Je vous est trouvée très personnellement, extrêmement lumineux sur cette vidéo…Complimenter, ne suffit point me direz-vous…Certes, pour le moment je vous lis…Ensuite, souhaitons que le travail en amont soit ingurgité…Et de là, la promesse que vous vous êtes peut-être faites sans même l’avoir énoncée, deviendra réalité…De mon côté, je constate que vous jouez un rôle majeur, et cela même, que personne ne le soupçonne, donc ne puisse l’intercepter…Je vous aurais bien ajouté une vidéo, mais vous êtes une personnalité rare, et il m’a été difficile de déceler, ce qui aurait pu vous convenir…Donc j’ajouterais, si vous me le permettez, une de mes vidéos préférées :

  9. http://www.bastamag.net/article1626.html
    Expropriation
    Multinationale chinoise contre paysans maliens
    Par Sophie Chapelle (1er juillet 2011)
    « Je ne suis qu’un simple maire de commune rurale, je n’ai pas assez de poids pour affronter les multinationales », lâche le maire de Yékébougou (Mali) en juin 2010 aux paysans expropriés. Quelques semaines plus tôt, 500 hectares de terres agricoles de quatre villages maliens ont été « bornés » – démarqués avec des clôtures – par l’entreprise chinoise Covec [1], aux fins d’exploitation de carrière. L’Union des Associations et des Coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) est alors saisie par les habitants de ces villages, qui assurent n’être ni « informés » ni « associés » à ce bornage « unilatéral ». Rapidement, des visites de terrain avec les paysans victimes sont organisées, ainsi que des prises de contact avec les travailleurs chinois. Les engins lourds sont déjà sur place et des maisons sont en cours de construction par la société Covec….

  10. A l’audition de votre video , pour plusieurs de nos problèmes , il me semble que vous tenez pas assez compte du facteur « pénurie d’énergie » … Cette courbe dépletionniste rencontre une courbe expensionniste : la « demande » des emmergeants qui ne cesse de croitre . Si le barilchute en ce moment c’est parce que la croissance chionoise prévue à 10 ù , ne sera que de 5 % …..Nous ne sommes plus maitre de ces perturbations , et nous ne sommes pas dans une « CRISE » puisque par défénition , une crise a une « fin de crise » ….. Nous changeons d’etat stable (attracteur) et allons bougrement cuter …pas de « sortie par le haut  » …c’est mathjématiquement impossible et si elle se réalise ce sera pour 20% puis 10 % de la population …ce qui induirait de mettre le reste « sous silence » .
    C’est la courbe des production d’energie-cout , qu’il faut etudier pour voir celle de notre déplétion ..Aucun gain de productivité ne pourra compenser cette déplétion …..
    Ce qui relativise (a mes yeux) votre optimisme sur la pérénité et pertinence du modèle urbain .

    1. C’est vrai qu’on ne raisonne plus du tout en termes d’aménagement du territoire .On joue la mégapole et je trouve cela un peu effrayant.Mais pourquoi 35000?

      1. C’est le bornage observé dans une situation de 100 % renouvelable (17° siècle) dans une société européenne sans énergie fossile, avec un seuil de densité 40 (hab/km2), la taille maximale des villes observées était de 30 000 habitants (+ou – 5000).

  11. @Bourricot
    « Catégorie : économie mondialisation gaulliste DLR régulation Économie
    Description : Blog parlant d’économie vue sous une orientation souverainiste et protectionniste.  »
    Ben ça nous rajeunit pas, les idéologies des années soixante en 2011, fichtre!
    Les temps ont changé vous savez, vos idées et vos clichés du monde, jaunies en noir et blanc, n’ont plus rien à voir avec la réalité. Pour les élucubrations ,c’est plutôt de votre époque, Oh Yeah!

    http://www.dailymotion.com/video/x1v3i6_antoine-les-elucubrations_creation

  12. Que pensez vous des travaux de Paul Bocarra, économiste marxiste, Maître de conférences honoraire en Sciences économiques, membre de la Commission économique du Parti communiste français qui a conseillé entre autres la Chine sur les DTS?

    Rencontre du projet Paul Boccara

Les commentaires sont fermés.