L’actualité de la crise : ÇA COINCE ET ÇA BOUGE , par François Leclerc

Billet invité

Les agences de notation viennent d’ajouter brusquement un obstacle au bouclage du plan de sauvetage de la Grèce, déjà repoussé à on ne sait trop quand. Suivant les avis, à la fin de l’été ou à l’automne, avec la même imprécision que pour la date de publication des résultats des stress tests des banques.

Les agences ont classé le plan français de participation volontaire des banques à ce présumé sauvetage comme étant un défaut en puissance sur la dette, le condamnant sans appel après qu’il ait été reconnu – même par les banques qui renâclaient – comme une bonne base de discussion, bien qu’à parfaire dans les détails.

De son côté, la BCE a maintenu fermement son refus d’accepter à titre de collatéral les obligations grecques si un défaut est constaté par les agences, ce qui plongerait sans délais les banques grecques dans le précipice, pour commencer.

Nous voici revenus au point de départ, dans un grand vide. « Il ne faut pas toucher à un seul cheveu du système financier » est la seule leçon qui peut être tirée des événements de ces dernières 24 heures.

Standard & Poor’s a certes pris position de la manière la plus explicite, mais Moody’s et Fitch ont en réalité été encore plus loin, expliquant dans leurs dernières notes méthodologiques que le seul fait qu’une telle opération soit montée afin d’éviter la faillite de la Grèce lui vaudrait d’être qualifiée de défaut, quelles que soient ses modalités.

Les agences de notation – dont on connaît les faiblesses coupables et qui sont désormais mises en cause au plus haut niveau, sans que rien ne se passe toutefois – sont-elles pour autant totalement dans leur tort ? Elles ne font en fait que constater l’insolvabilité de l’État grec, une vérité qu’il faut cacher car elle en entraîne d’autres.

Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des finances, vient une fois de plus de mettre les pieds dans le plat, en reconnaissant à l’occasion d’une interview au Spiegel qu’il avait un autre fer au feu et se préparait à l’éventualité d’un défaut grec. Désavouant au passage ses collègues Olli Rehn et Christian Noyer qui continuent d’affirmer contre vents et marées qu’il n’y a pas de plan B…

La Grèce est d’autant plus insolvable qu’elle est condamnée à une double peine, démunie des moyens de soutenir son économie – et donc d’accroître ainsi ses recettes fiscales – et devant payer des intérêts exorbitants à ses sauveurs, au nom du terrible danger que représente l’aléa moral (si son sauvetage n’est pas très douloureux, d’autres voudront en bénéficier). S’inscrivant dans cette logique, le plan de sauvetage en discussion évoque des intérêts variant de 5 à 8 % l’an, suivant la croissance économique, prohibitifs et qui ne pourront jamais être payés.

Si l’on comprend bien le fond de la pensée de ces percutants économistes pour qui l’aléa moral est le principal des dangers, les États sont comme les banques, il faut les retenir sinon ils font des grands malheurs. Jamais il ne leur vient à l’idée qu’il faudrait mieux supprimer les dangereux joujoux des dernières.

L’attention est focalisée sur ce nouveau gros obstacle dressé par les agences de notation, moins contournable que ne le pensaient des commentateurs toujours prêt à les minimiser pour la bonne cause, se détournant à tort d’un autre problème, moins spectaculaire mais tout aussi redoutable. La Finlande, soumise à la pression du Parti des Vrais finnois (True Finns Party), exige des garanties à tout nouveau prêt aux Grecs. Rendant impossible de réaliser le plan de vente des actifs qui est prévu, ceux-ci ne pouvant avoir deux utilisations simultanées.

Petit contributeur du fonds de stabilité financier européen, l’abandon du mécanisme par la Finlande n’est pourtant pas envisageable et tétanise les chancelleries, risquant d’inciter d’autres pays à faire de même. Restreignant par la même la base des pays qui en constituent le socle et sont appelés à financer les autres, au fur et à mesure qu’ils rejoignent la zone des tempêtes. Un scénario de film d’horreur de plus.

La nature ayant horreur du vide, suivant l’expression passe-partout, on voit apparaître au fil de l’actualité de nouvelles suggestions pour le combler. Dans son éditorial, le Financial Times rappelle pour en proposer l’application l’épisode des bons « Brady » – du nom de leur inventeur – qui avait permis de juguler la crise financière des États latino-américains dans les années 80 et de l’assainir. Sans entrer dans le détail d’un mécanisme à plusieurs détentes, il s’agit de proposer aux créanciers privés d’échanger leurs obligations contre des bons garantis par l’État mais à maturité plus longue ou après décote de la valeur des obligations initiales.

Allant plus loin dans ses intentions, un appel signé par des personnalités européennes est parallèlement paru dans le Spiegel, appelant à l’émission d’euro-obligations. Le belge Guy Verhofstadt, le français Michel Rocard, le portugais Jorge Sampaio, l’italien Guiliano Amato, tous anciens chefs d’État ou de gouvernement, ainsi que le grec Yanis Varoufakis et le britannique Stuart Holland se sont déclarés en faveur d’un New Deal européen financé par ce moyen, sur le modèle du plan lancé par Franklin D. Roosevelt pour sortir dans les années 30 les États-Unis de la Grande dépression.

Dans leur déclaration commune, les parti socialistes allemand et français se sont aussi déclarés en faveur de l’émission d’euro-obligations, leur fixant notamment comme objectif de financer « un programme de croissance européen qui soutienne en particulier l’activité économique et la compétitivité des États membres affaiblis ».

Enfin, moins explicite mais provenant du gouvernement polonais de centre-droit, qui vient de prendre la responsabilité de la présidence tournante de l’Union européenne, une première critique des plans de sauvetage conçus au sein d’une Eurozone qu’il est appelé à rejoindre est à signaler. Jacek Rostowski, le ministre des finances, les juge trop focalisés sur la réduction de la dette et pas assez sur le soutien à la croissance. Un de ses collaborateurs en tirant comme conclusion, sous couvert d’anonymat, que la Pologne ne pourra rejoindre la zone euro que « quand elle sera sortie de l’hôpital ».

Les dirigeants européens sont confrontés à deux problèmes distincts qui appellent une réponse commune. D’un côté, liquider le passé et les effets de la crise financière, abusivement caractérisée comme crise de la dette publique. De l’autre, envisager le redémarrage de l’activité économique sur de nouvelles bases, tenant compte des réalités mondiales et de l’avénement désormais acquis de pays émergents qui ne devraient plus être désignés ainsi.

Il est significatif que le débat se déplace insensiblement vers le second volet, dans le cadre duquel il est seul envisageable de régler le premier. Sans se contenter et se perdre dans les problématiques institutionnelles de la nouvelle gouvernance économique, qui la réduisent au rôle de père fouettard au service exclusif des intérêts du système financier, tout en la profilant sous des jours bien peu démocratiques.

Cela rend indispensable de cerner ce que vont être les moteurs de cette activité économique, pour laquelle le terme de croissance n’est pas recommandé, étant donné ce qu’il a signifié et qu’il est exclu de reproduire. S’il devait s’agir, comme cela a par exemple été en pure perte le cas au Japon, et aux États-Unis à moindre échelle, d’un programme de grands travaux, cette tarte à la crème de la relance qui engraisse les entrepreneurs du BTP et les politiciens corrompus qu’ils arrosent, cela n’aurait aucun sens. L’Espagne et le Portugal, pour ne citer qu’eux, ont largement utilisé leurs fonds structurels européens pour construire des kilomètres de ponts, de tunnels et d’autoroutes, sans plus générer d’activité productrice à l’arrivée et se retrouver aujourd’hui avec des infrastructures quasi désertes dans de nombreux cas.

S’il fallait s’engouffrer dans le dernier secteur à la mode qu’est celui de l’énergie renouvelable et du « green business », des déconvenues seraient à en attendre car celui-ci, mis à toutes les sauces et déjà très concurrentiel, ne peut prétendre se substituer aux activités déclinantes. Pas plus que la galéjade de l’aide aux personnes âgées et des services d’assistance ne peut prétendre résoudre la question de l’emploi.

De la même manière que le système financier est nécessairement à la veille de son profond aggiornamento, n’en déplaise à ceux qui veulent continuer comme avant et pratiquent la fuite en avant, l’activité économique de nos sociétés ne peut continuer à se développer sur sa lancée et sur le même mode. Non seulement en raison de considérations environnementales, qui ne pardonneront pas si elles ne sont pas écoutées, mais également d’exigences sociales, toutes aussi essentielles si l’on veut s’inscrire dans le XXIéme siècle. Il serait temps.

Mais pour revenir dans l’actualité, l’État américain du Minnesota, en faillite avec un trou de 5 milliards de dollars, vient de fermer au 30 juin les portes de nombreux services publics, ne pouvant plus financer les salaires de 22.000 fonctionnaires. Ne pouvant constitutionnellement financer par l’emprunt ses dépenses courantes de fonctionnement, le gouverneur démocrate a du se résoudre à cette extrémité, les élus républicains s’opposant au relèvement des impôts des contribuables les plus aisés et réclamant des coupes dans les dépenses publiques. C’est très exactement ce même débat qui oppose les démocrates et les républicains au niveau fédéral. Même cause, même effet ?

Un défaut américain début août prochain serait d’une toute autre portée qu’un défaut de la Grèce… Les deux sont incertains mais possibles.

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191 réflexions au sujet de « L’actualité de la crise : ÇA COINCE ET ÇA BOUGE , par François Leclerc »

  1. En fait, les signataires du « plan de relance européen » sont des gauchistes, tout comme les afficionados des plans d’austérité, mais en plus soft. Ils vont essayer jusqu’au bout tous les ressorts qu’ils vont pouvoir trouver pour ne rien avoir à changer et c’est pour cela, et uniquement cela, que ce système va s’écrouler.

    Imaginez qu’ils écoutent vos recommandations, ils pourraient sauver le système ! Chuuut !

    Frédéric Lordon à propos des règles Bâle III y’a un an environ :
    http://www.dailymotion.com/video/xe8onn_le-systeme-financier-international_news#from=embediframe

  2. quelqu’un peut il m’expliquer en langage clair cette histoire de « contribution volontaire des banques au probleme grec », j’ai pas bien compris de quoi il s’agit depuis le debut que les medias en parlent ?

    1. @ JP
      François l’avait déjà expliqué. La preuve qu’il vaut mieux lire ce blog que les médias…
      Pour aller vite, c’est un haircut (restructuration de la dette), où les banques tiennent elles-mêmes le ciseau, au lieu de le laisser entre les mains du gouvernement grec.
      Cela devrait éviter de parler de défaut, sauf que…voir encore François, juste plus haut…

      1. l’explication detaillee apparait dans un billet de F Leclerc ou dans les commentaires d’un billet ? j’aimerai vraiment en savoir plus…

  3. La prise d’otage du peuple grec par le FMI les agences de notations et la BCE continue et les conditions de détention des otages par le FMI les agences de notations et la BCE s’aggravent…

    La Belgique et surtout son peuple viennent juste d’être pris eux aussi en otage…

    Car c’est bien de cela dont il s’agit… De prises d’otages….

    Pour reprendre le titre du livre de Stéphane Hessel:

    « indignons nous » et faisons le publiquement…

    Paul T.

    1. Écoutez jusqu’à la fin cette longue conférence (1h.51) de Stéphane Hessel donnée le 28 mai aux Champs Libres à Rennes.
      Rarement un homme a eu autant que lui – de part l’intelligence du discours tenu et avec cette énorme présence d’esprit qui le caractérise – le sens de l’histoire et de l’histoire des peuples. Chaque mot est pesé avec les points sur les i quant il le faut. Pas d’esbroufe mais beaucoup de pragmatisme.
      http://www.youtube.com/watch?v=CBJv1ZA1yWs

    1. J ai bien rien en me levant ce matin : j ai vu plus de 20 titres dans la presse consacrés a la zigounette de DSK: pas un seul titre parlant de la crise….mouhahahaha….

    2. Pour une tentative, il me semble que la prescription serait de 3 ans et non 10. Dans ce cas, pourquoi l’avocat qui le sait soutient quand même la plainte? Même Alexandre Adler qui n’est pas un fan de la thèse du complot commence à se poser des questions (sa chronique de ce matin sur FC).

      1. C’est faux Michel, la prescription au bout de 3 ans concerne l’agression sexuelle, raison pour laquelle la plainte fera mention d’une tentative de viol qui n’est prescrite qu’après 10 ans.

      2. comment ce fait-il qu’ Alexandre Adler ignore cette information et distille, ainsi, un doute sur la recevabilité de la plainte de la bientot presumée-victime ?

      3. Non, non Florence, Adler n’a pas dit ça, mais il se pose des questions qui se rapprochent d’une théorie du complot. Vu le statut de DSK et les enjeux, il n’y aurait rien d’étonnant.

        Julien, les nuances juridiques m’étonneront toujours.
        Enfin, si DSK a brutalisé une femme, ce serait normal qu’il le paie. Mais il y a un tel brouillard sur cette affaire que je n’accorde pas trop de crédit à tout ce que j’entends.

      4. La nuance est pour le coup de taille : agression sexuelle signifie qu’il y a eu passage à l’acte, ce qui n’est pas le cas de la tentative de viol.

      5. Si j’ai bien compris, l’agression sexuelle est prescrite après 3 ans, alors qu’elle est plus grave que la tentative de viol qui, elle, est prescrite après 10 ans. Moi, je pensais qu’une tentative de viol était une agression sexuelle, Le droit m’étonnera toujours.

  4. Le problème des nations de l’Euro est de mettre la Grèce en faillite sans que les spéculateurs ne touche un rond – le gain du fameux pari contre lequel se bat notre hôte. 🙂
    La dessus Standard & Poor’s jouant son rôle, ou celui du grand défenseur de « l’orthodoxie » financière, casse le coup préparé en douce.
    Bon, une petite manifestation de pouvoir régalien (je vous fais une offre que vous ne pouvez pas refuser – avé l’accent sicilien), donc les nations ne sont normalement pas avare, devrait pouvoir calmer l’agence de notation, pour laisser la chose se faire…
    On vit une époque formidable…

  5. Question à deux balles: que se passerait-il si les états décidaient maintenant que ce soir à minuit, soit dans à peu près une heure au moment où j’écris ces lignes (heure française), plus personne ne doit rien à personne..?

    1. Impossible, les nababs au pouvoir ruineraient leurs amis, et eux-mêmes, qui ont bénéficié de mille exonérations fiscales, crée les déficits, et accumulent en prêtant aux Etats…
      Les peuples, eux, ont intérêt à répudier ces dettes odieuses.

    2. Le monde tourne sur des milliards de contrats, plus personne ne doit rien a personne n’a pas de sens. Par exemple les états doivent des pensions à ces citoyens, les assurances doivent des remboursement de sinistre, les locataires leur loyer etc. Le scénaio le plus proche est sans doute la nationalisation avec abolition de la propriété privée. Mais on est plus vraiment dans ce mouvement de l’histoire. N’oublions pas qu’ une grande partie de la population occidentale a l’impression d’avoir quelque chose à perdre à une remise à zero. Les boursicoteurs, les épargnants les personnes ayant un plan de retraite complémentaire. Quel que soit le niveau Il est rare de voir des hommes se dépouiller de leurs avoir de plein gré…
      La propriété privée est un droit faisant partie de la déclaration universelle des droits de l’homme.
      Annuler toute les dettes n’est pas une solution. Imaginons que suite a un rayons intersideral dtout encore a découvrir les stokages numériques soit effacés (et les papiers détruits), et qu’ aprés une période de désorganisation totale, le systéme redèmare sans changement (je devrais relire Ravage de Barjavel)
      Soit il y a croissance économique et la concentration des richesses reprend soit on se rend compte qu’ il n’y a pas de croissance (pic pètrolier) et le système coincera à nouveau car on ne pourra pas gènèrer l’argent nècèssaire au paiement des intérêts sans avoir nouvelle crèation de richesse.
      Maintenant si un système miracle fesait en sorte que les moyens nécessaires soient disponibles la ou ils sont utiles sans paiement d’intèrêts cela serait diffèrent mais les tentatives de l’humanitè pour y arriver n’ont pas encore reussi. Ni les plans quinquènaux ni la main invisible du marché ne semble infaillible

      1. Bonjour Philippe

        Je me réveille ce matin prenant connaissance de ton scénario, j’y vois des convergences; comme je serai absent du blog , je donne les « clefs » du mien, afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté surajoutées, en cas d’éventuels commentaires ou comparaison.

        Les réseaux d’interdépendance infinis tissés par des dettes forment la société et canalisent la violence (selon la théorie de la violence de la monnaie de l’économiste Michel Aglietta , théorie elle- même appuyée sur la théorie anthropologique du désir mimétique de René Girard). Dans cette perspective, si la propriété est abolie d’un coup, tous les objets sont remis sur le marché de la violence du désir mimétique le plus brut ; l’histoire, la culture, les civilités inscrites dans le respect que nous avons de la propriété des choses disparaissent comme formes de contrôle de la violence . Pour la suite, Jak London était plus pessimiste que Barjavel . Pour la fin, je pars de la nécessité d’engager une longue transition, qu’il nous faut espérer non violente, mais pendant laquelle il serait bon de surveiller de près la reconstruction de nouvelles servitudes volontaires, le secret de la domination étant le plaisir auquel nous cédons si facilement chacun de nous laisser corrompre, et contre laquelle il faudra lutter pied à pied pendant la phase de réorganisation qui s’annonce, sans doute vers une nouvelle domination.

        JLM

      2. Philippe, Jean-Luce,

        Ah Barjavel… « Nous savons au moins déja une chose, c’est que l’homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables » (La nuit des temps)…

        Si le système redémarre sans changement :

        – L’échange monétisé est tyrannique.

        – Pour maintenir sa tyrannie il utilise le salariat, qui crée la monnaie avant le besoin, et impose ainsi son utilisation.

        – La monnaie est ainsi excédentaire ; cet excédent doit être éliminé, ôté de l’économie réelle afin que la production de richesse continue (c’est l’usine à gaz) : soit on consomme tout voire plus, soit il faut l’intervention de ponctions (finance, guerres, églises, seigneuries, etc.).

        On se retrouve donc dans la situation actuelle, où l’on tente de stopper l’écoulement d’une ponction sans envisager les conséquences. Et parmi ces conséquences, il y a celle qui revient systématiquement dans l’histoire : une autre ponction prend la place de la ponction éliminée.

        « Les révolutionnaires pensent abolir les classes : ils rétablissent une hiérarchie encore plus dure. » (E. Ionesco)

      3. oui salop de pauvres faut les plafonner ! Un plancher pourtant leur serait plus utile vu la misère dans laquelle ils s’enfoncent.

      4. Rappelons pour mémoire que le débat sur la propriété privé a été féroce pendant la révolution française et que ceux qui l’ont emporté étaient encore une fois les possédants; je vous renvoie à Gracchus Baboeuf ou à la conception de Fichte. Le droit humain fondamental, c’est le droit à l’existence et le droit de propriété privé doit être encadré de façon à assurer une existence décente à l’ensemble de la population de la France, de l’Europe, du monde …

      5. oups, je me fais mal comprendre, effectivement, comprenez par « ainsi que » , qu’il faut inverser le processus, donc –> plancher pour les pauvres.

        sorry, it’s all that i can say 😉

        words don’t come easily

    3. Il flotte comme un parfum de conflit d’intérêt entre les agences de notation et les banques centrales.
      Il flotte comme un parfum de désintérêt entre les dirigeants des banques centrales et les escrocs en chef des agences de notation.
      Sauf pour faire grimper au ciel les CDS, le plus vite possible, avant que tout ne nous tombe sur la tête.
      Quid des promesses électorales de nos élus ? Réformer le système bancaire ? Ou quand comment ? Nessuno.

    4. Si plus personne ne doit rien à personne à minuit pile, à minuit et une minute tout le monde se remet à emprunter.

    5. @ puisque la question est dans le style « space economic opera », ça donne ça :

      Les personnes qui détiennent des titres de propriété, sur quoi que ce soit, prennent le contrôle de tout, pour autant qu’elles se mettent en réseau suffisamment rapidement avec les « centres politiques de l’ordre ancien» de façon à faire transiter les flux d’énergies, de nourritures, etc. nécessaires au respect de la propriété, c’est-à-dire au maintien du mode actuel de contrôle social. Si elles n’y réussissent pas , nous nous trouvons dans la situation de la Peste écarlate de J. London ( toutes les centrales nucléaires à la dérive, en plus). London décrit la mort partout, il n’en restera que deux, le chauffeur du patron et la femme du patron, puisqu’il ne reste rien à posséder, il la possédera, c’est fini). Nos sociétés ne peuvent pas abolir la propriété « d’un coup », elles ne peuvent se perpétuer qu’en transmettant les usages « les civilités » de la propriété, nos sociétés sont trop complexes, c’est « catch twenty two » pour abolir la propriété il faut conserver la propriété. Nous n’avons plus d’Amérique à disposition pour partir y construire un Nouveau Monde. Le cancer est partout. Nous pouvons seulement nous débarrasser du cancer capitaliste de l’intérieur de nous-mêmes, sans nous tuer nous-mêmes en traitant ce cancer par des mesures trop rapides et radicales. Jorion a donc raison de tenter de faire entendre que le cancer doit être traité par des mesures chirurgicales, avant qu’il ne nous tue ! Ce sera, de l’intérieur et très longtemps, que pour chaque coin de rue, pour chaque brique, il nous faudra lutter, pied à pied, contre le mode de domination qui vient .

    6. @Abiram,

      que se passerait-il si les états décidaient maintenant que ce soir à minuit, soit dans à peu près une heure au moment où j’écris ces lignes (heure française), plus personne ne doit rien à personne..?

      Ben ceux qui doivent plus d’argent qu’on leur en doit trouveraient cela génial et ceux au contraire à qui l’on doit plus d’argent qu’on leur en doit seraient très en colère. Vu comment sont répartis créances et dettes dans un pays comme la France la conséquence serait sans nul doute une guerre civile opposant les épargnants, petits et gros, contre les endettés, petits et gros.

      Par exemple celui qui vient juste de s’acheter un logement en contractant une hypothèque sur 20 ans serait ravi, celui qui a préféré épargner pendant un temps avant de s’en acheter un serait très mécontent.

  6. Bon, les Grecs vont souffrir de plus en plus car ce n’est pas le dernier plan de sauvetage pour ce pays. Ils sortiront dans la rue casser quelques vitres puis retourneront chez eux regarder le match à la télé.
    Nos dirigeants peuvent continuer à nous pressurer, notre capacité de réaction et de révolte est réduite à néant. Bientôt notre mise en esclavage avec notre consentement.
    Qui parlait de « veaux » déjà ? (cela s’appliquant à l’ensemble des peuples européens dans le cas présent)

    1. de mémoire, c’est un président du conseil francais pendant l’annexion de l’autriche par hitler qui au retour de la conférence de paix faite après, alors qu’il se faisait applaudir sur le seuil de son avion après avoir « gagné la paix » aurait dit cette phrase.

      1. Non c’est pas Dalladier en 39, c’est bien le grand (200 cm) vacher de Gaulle qui l’a dit et redit, sans aucun égard pour la gent bovine. En juin quarante par exemple, selon son fils Philippe qui recueillit la confidence lucide :

        – « Les Français sont des veaux. » Il a réellement employé cette expression ?

        – Il l’a souvent employée quand il les voyait ne pas réagir ou se considérer comme battus avant même d’avoir engagé le fer. Au début de juin 1940, par exemple, à Londres, à l’hôtel Connaught, à voix basse pour ne pas être entendu des convives qui dînent à la table voisine. Il vient de stigmatiser l’armistice au micro de la BBC. Je le vois alors serrer son couteau nerveusement avant de le reposer avec délicatesse. Puis il me souffle: «Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent. » Quand j’apprenais l’histoire de France au collège Stanislas et que je m’étonnais de telle ou telle défaite militaire que nous avions essuyée, il me disait: «Les Français sont comme ça depuis les Gaulois. Hannibal qui recrutait des légions pour battre Rome écrivait à son frère Hasdrubal, qui levait des mercenaires en Espagne et dans les pays voisins: « Ne prends pas trop de Gaulois. Ce sont des ivrognes. Ils sont courageux dans l’action, téméraires au combat, mais vite découragés et jamais contents. » César disait à peu près la même chose. Il ajoutait: « Ils sont palabreurs et n’arrivent à s’unir que face au danger. » Tu vois, concluait-il, deux cents ans avant Jésus-Christ, on définissait assez bien les Français d’aujourd’hui. » De même répétait-il souvent: « La France vacharde. » Cela voulait dire qu’elle tombe dans la veulerie et qu’elle cherche à donner le coup de corne ou le coup de pied de l’animal rétif à ceux qui veulent la faire avancer. Une autre expression lui était familière: « Les Français s’avachardisent. » Termes militaires pour signifier qu’ils s’avachissent en grognant. Dans une lettre au père Bruckberger, le 27 mai 1953, il écrivait avec néanmoins un certain optimisme: « La mollesse française est d’une extrême épaisseur. Mais même en France, elle n’a pas l’Avenir, qui est aux forts. »
        Ph. de Gaulle, Les Français tels qu’ils sont, p. 114-115

      2. Très joli extrait Vigneron, je prends…

        Amusant de penser que François 1er (pas notre « non maréchal » Leclerc) faisait lui aussi ses 2 mètres…

      3. Camille disait des Gaulois quelque temps avant Jules César et Hannibal: « Ceux qui approchent en ordre dispersé sont une nation à qui la nature a voulu donner des corps et des courages plus grands que fermes. Aussi ils mettent dans chacun leurs combats plus de terreur que de force [ils cherchent plus à effrayer qu’à être forts]. La défaite des Romains en est l’exemple. Ils ont pris une ville ouverte, mais on leur résiste avec une toute petite troupe depuis la citadelle du Capitole. Vaincus par l’ennui du siège, ils s’éloignent déjà et errent au hasard dans les champs. Lorsqu’ils se sont gorgés de nourriture et de vin précipitamment englouti, à l’approche de la nuit, ils s’arrêtent au bord de l’eau, sans se retrancher, sans tours de garde ni sentinelles, et se laissent tomber à terre comme des bêtes, encore plus insouciants de leur sécurité en ce moment que d’habitude. Si vous avez l’intention de protéger vos murs et de ne pas laisser tout ce qui est autour de vous faire partie de la Gaule, prenez les armes en masse à la première heure de la nuit, et suivez moi pour le massacre plutôt que pour la bataille. Si je ne vous les livre pas à égorger comme du bétail, je ne refuse pas de subir à Ardée le sort que j’ai subi à Rome. Tite Live, V, 44 »

        Et effectivement, il massacra les Gaulois désorganisés. Mais je ne vois là aucune typologie propre aux Gaulois. C’est une évidence que le courage d’une armée ne compense pas sa désorganisation mais il n’y a là rien de propre à un supposé caractère français. Les Germains étaient comme les Gaulois et on parle aujourd’hui (et depuis quelques siècles) de la rigueur germanique. Les Français, plus tard, parleront de la même manière que Jules César ou Camille de certaines peuplades colonisées. Machiavel avec l’exemple de l’organisation des armées françaises face à celles des italiens (pourtant descendants des Romains) dira « Ce n’est pas le nombre des braves qui s’y trouvent, mais la supériorité de la discipline qui rend une armée intrépide. »
        Au passage, c’est depuis toujours le problème de la plèbe. Lorsqu’elle est organisée, les riches tremblent (ainsi l’effet du marxisme fut essentiellement d’offrir une organisation aux prolétaires), mais la plupart du temps ça part dans tous les sens et c’est rempli d’actes courageux individuels et inutiles.

      4. à Vigneron : Pour César, c’est quand même tiré de l’autobiographie d’un mégalomane, mais si déjà au temps d’Hannibal…
        « Ce sont des ivrognes. Ils sont courageux dans l’action, téméraires au combat, mais vite découragés et jamais contents. »

        Je dirais pourtant qu’on tient encore la route…Les faiseurs d’empire qui nous critiquaient ainsi, non : Carthage et Rome ne sont plus.

        Pour de Gaulle, disons…qu’il est français, grand ou pas : parfois découragé, voire jamais content, le général « claque-la-porte » comme l’avait surnommé les anglais.

        De plus, si franc veut bien dire libre, un 1789 est aussi un avenir possible.

    2. Les Français sont des veaux est attribué à Charles de Gaulle.
      Daladier, à la suite des accords de Munich en 1938: Ah les cons, s’ils savaient

      1. « La politique, c’est comme l’andouillette: il faut que cela sente la m…, mais pas trop. » Edouard Herriot

  7. Ça me rappelle un sketch de Raymond Devos « le bout de bois ». Il y est question qu’un bout de bois présente toujours deux bouts de bois, chacun à une extrémité. Quand on le coupe en deux, c’est toujours pareil mais en double. Aussi, on a beau couper en deux, en quatre, en ce qu’on veut, il y a toujours deux bouts de bois par bout de bois.

    A vous lire au fil des jours, c’est pareil.
    Cela ne finit jamais et de nouvelles pistes surgissent, toujours plus bizarres les unes que les autres. Quelqu’un a utilisé un jour ici l’image des matriochkas. C’est très exactement le sentiment qui se dégage pour moi en ce moment. Ça ne finira donc jamais ? Il faudra toujours lutter sans cesse contre les fous et les avides ?

    1. Intéressant, la topologie…

      Ca finira bientôt, il suffit d’être patient. Le problème sera que faire avec une génération d’éclopés qui auront appris pendant des décennies que rien n’est possible, c’est le « learned helpness ». On se moque de la mentalité de la RDA et en effet, dans les ex pays de l’Est il y avait parfois une mentalité odieuse parmi les gens.. du genre suivisme et dénonciation, égoisme, et mépris… dans les bureaux surtout mais c’est pas de ça qu’on se moquait. on se moquait de leur manque d’entrain au travail…. de leur manque d’initiative. Alors que je me demande ce qu’on va fabriquer comme engeance d’éclopés de l’industrie ici.

      C’est pourquoi les indignés etc, la place syntagme retombe. Les gens ont « appris » que rien n’est possible, ils l’ont intériorisé sans doute.

    1. C’est le coup classique, attendre les vacances pour lancer des réformes importante.
      Ca évite pas mal de discutions et autres manifs.
      A la rentré tout le monde est devant un fait acompli texte votés etc…

      1. Oui , c’est comme xavier qui se réveille le 5 juillet pour annoncer l’allongement de la durée de cotisations pour les retraites et qui annonce une nouvelle démocratie sociale pour après les élections.

        En fait la méthode est toujours la même une réforme, aucun résultat.
        conclusion on refait la même réforme chaque année.

        europe, sécurité , retraite, assurance maladie, rythme scolaire : un boulot à vie pour ministre en mal d’inspiration. envoyez vos cv.

        Merci aux belges de démontrer l’utilité d’un gouvernement gérant seulement les affaires courantes sans mandat pour le faire.
        Sans doute l’étape ultime de la démocratie européenne.

  8. Ça fait des décennies qu’il est impossible dans les mass media de parler et de débattre d’une alternative économique. Le communisme est à chaque fois secoué comme épouvantail, ce qui clôt toutes conversations à ce sujet et empêche l’émergence d’embryons de systèmes économiques qui ne soient ni du capitalisme, ni du communisme.

    Résultat : nous n’avons aucune roue de secours.

    Donc il n’y a pas d’autres choix que de tout faire pour sauver le système actuel. Quitte à donner en sacrifice des peuples et États entiers au Dieu Pognon.

    Quand on arrivera enfin à appréhender la vie sans sans cesse passer d’un extrême à l’autre, peut-être pourrons-nous avancer. Si nos sociétés ne se sont pas écroulées d’ici là.

    Toutefois, aujourd’hui la question économique est secondaire. Il faut d’abord débattre mondialement de la société dans laquelle nous voulons vivre, de la société que nous voulons construire. Nous devons définir le cap de l’humanité. Puisque nous n’avons rien d’autre à faire en tant qu’humain que d’améliorer notre condition en construisant une société et civilisation, et compte tenu de la mondialisation presque enfin achevée, il nous faut alors décider du monde dans lequel nous voulons vivre.

    Puis nous trouverons une économie qui nous aidera à bâtir un tel monde, tel l’outil que l’économie n’aurait jamais dû cesser d’être.

  9. Le bout du rouleau pour la Grèce et le Minnesota est en vue, on peut espérer l’émergence de solutions courageuses et intelligentes.
    Que Verhofstadt / Rocard / Sampaio / Amato / Varoufakis lance l’idée d’un New Deal européen financé par l’émission d’euro-obligations rejoint l’analyse d’autres gens connus pour ne pas croire aux mauvaises solutions, me semble une nouvelle positive, on en a besoin.
    Que la liquidation du passé et des effets de la crise financière soit réglée par le redémarrage de l’activité économique sur de nouvelles bases qui tiendraient compte de l’avènement acquis de pays émergents, me semble un début de programme, mais la suite me tue !
    *« nouvelle gouvernance économique » réduite à un impérialisme new look
    *« programme de grands travaux » relance qui engraisse les entrepreneurs du BTP et les politiciens corrompus qu’ils arrosent.
    *« énergies renouvelable et green business », déconvenues à en attendre car ils ne peuvent prétendre se substituer aux activités déclinantes.
    *« galéjade de l’aide aux personnes âgées et des services d’assistance » qui ne peut prétendre résoudre la question de l’emploi.
    Alors, il reste quoi ?
    « Aggiornamento du système financier » qu’on provoque comment ?
    « Considérations environnementales et exigences sociales » qui s’imposent comment ?
    Que l’affrontement républicains / démocrates au Minnesota puisse conduire à une solution radicale au bénéfice des démocrates, je l’espère.
    Je ne vois pas notre vieux peuple toujours monarchiste en prendre le chemin – On changera peut être de roi et ce sera tout…

  10. @JFL
    A vous lire et pour la 2° fois de suite, devant l’impossibilité de toute solution, c’est comme si les différents évènements nous poussaient peu à peu vers une issue raisonnable.
    Ce matin , j’ai envie de vous suivre, je vote contre le chaos.

    Merci à vous.

      1. @Jean-Luce Morlie 5 juillet 2011 à 08:15
        C’est sui kil di ki est, comme on dit à le récré. Mais vous exagérez beaucoup.
        //Le capitalisme fait croire qu’il est un mode d’organisation économique, alors qu’il n’est plus qu’un mode de domination faisant semblant d’être (dispendieusement) économique; Il n’y a pas de mode de domination qui soit « sain »//
        C’est vraiment très très court !
        Contrairement à vous, je n’ai pas lu le bouquin de Lordon, même si je goûte son style, malgré la remarque lue de Vigneron où il cite Lordon sans le référencer « la souveraineté nationale française trouverait à se « revivifier » et à s’étendre dans un espace élargi sans concurrence anglo-saxonne », remarque sidérante. Bigre ! Ce genre de « solution » c’est du déjà vu !
        Alors ni avec La Boetie ni avec le Spinoza de Lordon, vous ne me convaincrez que le capitalisme n’est qu’un mode de domination. Pendant vos vacances, lisez Lynda Hart ou simplement wiki.
        Et bonnes vacances « saines ».

    1. Bonsoir hema.

      « je vote contre le chaos. » Oui mais lequel? Et d’après vous une issue raisonnable ce serait quoi?
      PETAIN a été une alternative au chaos de la défaite, la colaboration il n’y a que cela de vrai!

      1. @Marc Riva
        SVP, n’extrapolez rien d’une phrase qui manifestait mon soutien fluctuant aux lueurs d’espoir qu’a distillé François LECLERC, récemment dans ses billets.
        C’était juste pour contre-balancer ma manifestation de pessimisme aigu de mon précédent post http://www.pauljorion.com/blog/?p=25744#comment-198075 dans son billet « sortir par le haut ».
        Je reconnais qu’envisager « une issue raisonnable » est plus un acte de foi en l’homme que la vision d’un scénario clair et que cet acte de foi est en soit déraisonnable, en bref c’était un post « d’ humeur ».

        Pour répondre tout de même à votre question, la solution raisonnable (pour moi) comprendrait au moins et dans le désordre:
        -un retour en force du politique pour remettre le système financier à sa place (interdire ce qui doit être interdit (CF ce blog), nationaliser et/ou fractionner les institutions bancaires,….)
        -pour arriver au 1° item, une évolution profonde de nos systèmes démocratiques dans le sens d’une implication réelle des citoyens
        -une recherche permanente d’équilibre, entre les nations et au sein des nations
        -un écrasement massif de l’échelle des revenus (1 à 10 000 me semble « un peu » exagéré)
        -la prise en compte que l’homme n’est heureux que par la qualité de ses relations avec les autres (j’exclue bien sur, du bonheur, les plaisirs « pervers » découlant de l’inégalité de fortune ou de statut entre les hommes),
        -Le bonheur n’étant plus la conséquence immédiate de la consommation de biens divers et variés (dont beaucoup de choses complètement inutiles) transformer progressivement notre société (sans chaos) en prenant en compte les limites physiques de notre terre.

        à vous, Marc.

  11. Il y a encore quelque chose à gratter chez les grecs….
    Après, quand la marmitte aura été vidée, le défaut de paiement viendra

    On pari ?

  12. Mais n’était-ce pas une agence de notation fameuse qui avait adoubé les compte de la Grèce pour qu’elle rentre dans la zone euro? Lisez le Voleur (1897) de Georges Darien , pas une ride…

    1. Vous pouvez télécharger « Le voleur » sur le site du Projet Gutenberg:
      http://www.gutenberg.org/ebooks/15297

      André Breton sur Darien (1862-1921): « Un cœur trop grand et trop bien battant pour ne pas heurter en tout sens les parois de sa cage ». Et sur son œuvre : « le plus rigoureux assaut que je sache contre l’hypocrisie, l’imposture, la sottise, la lâcheté ».

      Mais attentions aux délicats: Darien est un anarchiste qui se disait écrivain par « haine des tortionnaires et dégoût des torturés », et qui a écrit une phrase que les tièdes ont beaucoup de mal à comprendre et que j’ai déjà répété ici plusieurs fois: « Il faut être intolerant pour être libre ».

      Quelques citations de « Le Voleur »:

      « Qu’est-ce que la civilisation ? C’est l’argent mis à la portée de ceux qui en possèdent. »

      « La Bourse est une institution, comme l’Eglise, comme la Caserne,… Les charlatans qui y règnent sont d’abominables gredins, mais il est impossible d’en dire du mal tellement leurs dupes les dépassent en infamie. »

      « Nous sommes condamnés par une morale surannée à passer de l’état naturel directement, à l’état d’imbécillité passive, fonctionnante, et d’humiliation abjecte. »

      « Quelle servilité ! Qui donc écrira l’histoire de l’esclavage depuis sa suppression ? »

      À lire aussi « La Belle France » (1900):

      « C’est le fanatisme de la liberté, seul, qui peut avoir raison du fanatisme de la servitude et de la superstition. »

      « La seule politique que veuille la France, c’est une politique incolore, insipide, flasque; elle est prête à payer n’importe quoi pour avoir cette politique-là; et elle paye, et elle l’a. »

      « Le crime le plus horrible des riches envers les pauvres est de s’être arrogé le droit de leur distribuer la justice et l’assistance, de leur faire la charité. »

      1. merci Pablo pour le lien. J’ai lu Darrien il y a 15 ou 20 ans, un livre oeuvre complète, intitulé « Voleurs! », malheureusement épuisé et non réédité. Il reste une de mes références de lecture.

  13. Comment peut-on parler de plans de sauvetage alors qu’il s’agit, je le redis de prises en otage des peuples qui ne sont pour rien dans la situation catastrophique de leurs économies…

    Comment peut-on également parler de rigueur alors qu’il s’agit de l’expression brutale par des restrictions budgétaires de l’idéologie néolibérale fondamentaliste : « moins d’état, impôts, moins de services publics, privatisations à tour de bras, sous le prétexte totalement faux que les marchés savent mieux  » (Markets know best)

    Le sauvetage serait de permettre aux populations de sortir du naufrage sans être affaiblies
    La rigueur serait de prendre en considération tous les paramètres qui ont conduit à la crise, comprendre le pourquoi des déficits actuels et de chercher les investissements d’infrastructure et les investissements humains (éducation, santé logement) qui permettraient à ces populations de sortir durablement des situations catastrophique où les ont conduit des politiques peu rigoureuses au vrai sens du terme. Malheureusement par un glissement sémantique pervers, le sens actuel du mot rigueur a été modifié en « rigueur = restrictions budgétaires réductions des services publics et des investissements publics » sans discernement, ce qui est l’opposé de la vraie rigueur d’analyse en économie.

    Paul T.

    1. Malheureusement le peuple dans le système économique moderne est considéré comme un centre de cout et non un actif rentable…. tout au mieux quand le pays va bien comme une rente fixe (loyer/abonnements/ etc…) .
      Le but est de provoquer un choc ici pour faire baisser le niveau de vie et le cout du travail ….ni plus ni moins et au passage la privatisation des actifs rentable de la Grèce pour une bouchée de pain.

  14. Rien ne va plus en Espagne, où même le nombre de riches s’effondre: il n’y a que 6 829 (0,04 %) qui ont déclaré avoir gagné plus de 600 000 € par an en 2009, 15 % de moins qu’en 2008 et 35 % de moins qu’en 2007.

    0,44 % des contribuables ont déclaré des revenus entre 150 000 et 600 000 € et 3,8 % de plus de 60 000 €.

    De l’autre côté, 7,2 millions de contribuables (38 %) ont gagné moins de 12 000 € – dont18 % moins de 6 000 €.

    http://www.elconfidencial.com/en-exclusiva/2011/numero-ricos-hunde-contribuyentes-ganan-600000-20110705-80988.html

    Un graphique sur l’épargne en Espagne
    http://www.saladeinversion.es/assets/images/content/espa%C3%B1a01-sala-inversion-30-06-11.jpg

    Pour la plus grosse entreprise anglaise de paris, William Hill, le prochain pays qui tombera en Europe sera l’Espagne: si on parie 1 € et c’est le cas on gagne seulement 1,10 €. Dans le cas de l’Italie on gagne 3 € et de la Belgique 5 €. Et si on parie sur l’Allemagne, 500 €.

    Mais on peut aussi parier sur quel pays sera le premier à quitter l’euro. Pour 1 € on peut gagner 5 si on parie que ça sera le Portugal, 8 si c’est l’Allemagne ou l’Irlande et 33 si c’est la Hollande, le Luxembourg ou l’Autriche.

    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/espana_la_siguiente_en_caer._esa_es_la_gran_apuesta

    1. Effectivement si le nombre de riches s’effondre, il va falloir prendre des mesures. c’est un scandale que fait ce gouvernement.

  15. En Espagne on s’attendait à une baisse en juin de 86 000 chômeurs; officiellement elle a été de 67 858 mais en réalité, une fois le maquillage statistique enlevé, le vrai chiffre est de + 31 026 chômeurs. Un chômeur qui suit une formation disparaît des statistiques espagnoles. Or en juin il y a eu 275 407 dans ce cas. Idem pour les 228 758 chômeurs qui cherchent un travail spécifique.

    En un an (juin 2010-juin 2011) il y a eu une baisse de 199 203 affiliés à la Sécurité Sociale (-1,11 %).

    http://www.libremercado.com/2011-07-04/junio-no-da-tregua-31000-parados-mas-y-casi-50000-afiliados-menos-1276428521/

    1. Pablo merci pour tous vos liens bien intéressants car dans nos médias francophones c’est le silence total, une vraie omerta..idem pour Irlande, Italie etc

      1. Dans les rédactions « ils » considèrent que les français ne s’intéressent pas à ce qui se passe
        en dehors de leur pays.
        Par contre maintenant que les travailleurs sont en vacance (du moins ceux qui peuvent en prendre), on peut voir des émissions intéressantes sur les chaînes publiques en particulier:
        hier bon film colorisé sur le front populaire.
        En fait la situation économique et sociale de l’entre deux guerres était encore plus chaotique que la situation présente (pour l’instant), et la lutte des classes faisait rage…
        Dans ce contexte 40 heures au lieu de 48 heures, des augmentations salariales conséquentes, 15 jours de congés payés, c’étaient des inimaginable pour les patrons, mais lorsque le peuple est uni…
        Certes avant guerre le patronat est revenu sur les 40 heures, et l’inflation a grignoté les augmentations salariales. L’argument pour revenir sur les 40 heures est que les allemands travaillaient 60 heures pour fabriquer des armes jour et nuit. Le patronat avec l’appui des radicaux socialistes accusait les ouvriers de saboter le réarmement français. D’ailleurs Pétain a par la suite mis en accusation Léon Blum l’accusant d’avoir été à l’origine de la défaite française.
        Dans ce contexte de fragilité du pouvoir politique, on comprend mieux que le gouvernement ne se soit pas engagé plus ouvertement pour défendre la République espagnole, même si Léon Blum le faisait la mort dans l’âme.

  16. Curieusement pour résorber la dette , il ne faut pas privatiser et liquider les actifs de l’état.
    Il faut nationaliser. Une forme d’impôt global en quelque sorte.

    Une fois nationalisé, vous pouvez neutraliser la dette que vous vous devez à vous même.
    Pour le reste vous pouvez discuter et tous les moyens sont bons,
    vous pouvez même revendre les actifs que vous venez de nationaliser,
    ou vous servir des armes que vous avez acheté à crédit.

    Et puis combattre, l’ennemi extérieur est toujours populaire et utile pour se maintenir au pouvoir.

    1. Curieusement pour résorber la dette , il ne faut pas privatiser et liquider les actifs de l’état. Il faut nationaliser.

      Exact. Si l’objectif est bien de résorber la dette, of course. Ce qui n’est pas le cas ici.

  17. http://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_persanes/Lettre_CVI._Usbek_%C3%A0_Rh%C3%A9di,_%C3%A0_Venise

    Lettre persane très instructive, que je retiens à cause du terme « abrégé ».

    « Je tremble toujours qu’on ne parvienne à la fin à découvrir quelque secret qui fournisse une voie plus abrégée pour faire périr les hommes, détruire les peuples et les nations entières. »

    Mais il y a une théorie sur le danger de la chimie, et une théorie sur l’or et l’inflation.

    « Il n’y a pas longtemps que je suis en Europe; mais j’ai ouï parler à des gens sensés des ravages de la chimie: il semble que ce soit un quatrième fléau qui ruine les hommes et les détruit en détail, mais continuellement; tandis que la guerre, la peste, la famine, les détruisent en gros, mais par intervalles. »

    Et sur l’inflation, il sent immédiatement qu’augmenter la masse monétaire n’augmente pas le pouvoir d’achat, la richesse. Il a immédiatement l’intuition de l’inflation. Plus d’argent : prix plus élevés…

  18. CHAPITRE IX.(22)
    DES NATIONS CHEZ LESQUELLES LA LIBERTÉ CIVILE
    EST GÉNÉRALEMENT ÉTABLIE.

    On entend dire tous les jours qu’il seroit bon que parmi nous il y eût des esclaves.

    Mais, pour bien juger de ceci, il ne faut pas examiner s’ils seroient utiles à la petite partie riche et voluptueuse de chaque nation ; sans doute qu’ils lui seroient utiles ; mais, prenant un autre point de vue, je ne crois pas qu’aucun de ceux qui la composent voulût tirer au sort pour savoir qui devroit former la partie de la nation qui seroit libre, et celle qui seroit esclave. Ceux qui parlent le plus pour l’esclavage l’auroient le plus en horreur, et les hommes les plus misérables en auroient horreur de même. Le cri pour l’esclavage est donc le cri du luxe et de la volupté, et non pas celui de l’amour de la félicité publique. Qui peut douter que chaque homme, en particulier, ne fût très content d’être le maître des biens, de l’honneur, et de la vie des autres ; et que toutes ses passions ne se réveillassent d’abord à cette idée ? Dans ces choses, voulez-vous savoir si les désirs de chacun sont légitimes, examinez les désirs de tous.

  19. Mr Leclerc, comment peut-on qualifier le secteur des services à la personne (âgée) de galéjade? Certes, les emplois dans ce secteur sont à temps partiel, voire « atomisés », mais la tendance est à la professionalisation et à la sortie du travail au noir. De plus, le besoin va évidemment croître: où est la galéjade?

    1. Il y a malentendu : ce ne sont bien entendu pas ces services qui sont une galéjade, mais le fait de prétendre qu’ils vont régler le problème de l’emploi.

      La manière dont une société donnée traite les personnes âgées et dépendantes est un critère de jugement déterminant sur celle-ci.

      1. Le nouvel Eldorado de l’emploi que devait être celui du service à la personne se révèle être un générateur de travailleurs pauvres très inégalitaire (voir « La France des travailleurs pauvres » de Denis Clerc-2008). L’observatoire des inégalités montre que ce système profite aux plus aisés.
        Je propose une autre répartition de notre temps. parce que le travail social ne me semble pas pouvoir être délégué pour la plus grande part.

    2. La galéjade c’est de croire qu’il y a un projet politique de gestion de la dépendance
      alors que les budgets alloués sont en constante diminution en direction des plus démunis
      et sont remplacés par des déductions fiscales qui bénéficient d’une part à ceux qui payent des impôts et d’autre part aux entreprises privées qui captent un marché qui étaient précédemment essentiellement traitées par des associations.

      Le bénéfice augmente, le service diminue.

      Et le besoin on s’en fout ma pov dame.

      Les petits boulots à la philippe seguin ne datent pas d’hier, et comme dirait christine, s’il n’ont pas de voiture, ils ont qu’à prendre un vélo. Cà se fait déjà dans d’autre pays.

      Les démolisseurs sont à l’oeuvre, et on peut dire que çà se voit.

    3. Melba,

      « …la tendance est à la professionalisation et à la sortie du travail au noir. De plus, le besoin va évidemment croître… »

      Pourquoi le besoin va-t-il « évidemment croître » ? Pourquoi la tendance est-elle à « la sortie du travail au noir » ? Pourquoi le travail « au noir » ne peut-il être considéré comme un échange de services ? Vous allez me répondre qu’il faut cotiser à la société, soit, mais cotiser pour que nos vieux soient pris en charge par exemple ? Eh : je ne veux pas cotiser pour les vieux pour qu’on les laisse crever dans la solitude aseptisée ! Et je ne veux pas cotiser pour qu’on vende des armes au monde ! Et pas non plus pour que les industries automobile, pétrolière, nucléaire, agro-alimentaire puissent survivre et continuer à vendre leur merde en quantités toujours plus grandes qu’il me faudra produire et ingurgiter ! Et je ne veux pas cotiser pour qu’on sociabilise (ça concerne plusieurs ministères) mes enfants au point qu’ils ne sachent plus vivre ensemble (c’est un comble) mais que le modèle de vie ensemble leur soit imposé sous peine d’exclusion ! Et pas non plus pour qu’on paie des types pour aller tuer et crever pour gratter encore un peu de pétrole qui va me polluer la vie, ou quelque autre ressource, et qui va mettre les habitants des pays envahis dans une merde noire, pardon au fin fond de la grille de départ, ou pour qu’on aille leur imposer notre superbe (c’est ironique) modèle de société et qu’on dépense ensuite des milliards pour aller sauver une ressource, une culture ou un peuple en voie de disparition ! Je ne veux pas cotiser pour que quand je serai vieux (vigneron : silence !) on me redonne des jetons pour que je puisse continuer à jouer avec le reste de la société à surconsommer/surproduire/sur-asservir/sur-polluer/sur-vivre pour croire que l’on vit/sur-imposer cette idée à mes enfants ! Et je ne veux pas cotiser pour le reste que j’oublie et qui est au moins aussi avilissant.

      PS : Rien contre vous, vous m’avez filé la pêche.

  20. Bonjour à toutes et à tous.

    Je viens communiquer ici une information d´appel à rassemblement en soutient à un inspecteur du travail qui est poursuivi dans le cadre de l´exercice de ses fonctions.

    Son cas est largement décrit sur son site : Solidarité avec Gérard Filoche – Inspecteur du travail mis en examen dans l’exercice de ses missions.

    voici le texte de la pétition :

    Tous les syndicats de l’inspection du travail en sont d’accord :
    – la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,
    – les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.

    Trois procès-verbaux sur quatre de l’inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet.
    Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que «la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail».

    Le dernier en date, c’est Gérard Filoche.

    L’inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d’un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d’une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l’égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.

    Si c’est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d’un PV, alors toute l’inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir !

    Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l’inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d’Entreprise » ?

    Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.

    Je me permets de le poster ici, un peu pour la pub que cela donne à l´information, c´est vrai, mais aussi parce que ce n´est pas hors sujet.

    Il est plus que temps que nous prenions conscience que nous devons unifier les luttes, rechercher le fil rouge, comme dit Paul, afin de comprendre les mécanismes qui dysfonctionnent. et construire le post-capitalisme.

    Fraternellement, Vincent.

    1. ahahah dans une boite ou j’eus bossé, l’inspection du travail se trouvait à 3 mètres (!!!) de nos bureaux. ils sont jamais venus nous voir… ne se sont jamais posé la question de voir tant de voitures et les lumières allumées, les jours fériés (mm le 1er mai), la nuit, le matin, le dimanche etc etc…

      bureaux qui étaient ouverts 24/7, avec des horaires de façades standards (39h – loi fillon – pas grave si on était plus de 50…).

      temps de travail moyen d’un salarié standard : 45h, ça pouvait monter à plus de 60h pour les développeurs. salaire moyen 1300 euros net… cdi de rigueur, pour verrouiller les employés les plus dociles et travailleurs et leur faire peser la menace du : si t’es pas content t’es viré, tu perds tout… les nouveaux sont en cdds reconductibles xfois (on les fait switcher entre plusieurs boites pour passer la limite légale – là en l’occurence, 2 boites soeurs, ce qui permet tout de même de faire 36 mois max en CDD. Ubisoft abuse de ce système).

      salaire du boss : 100 000 euros annuels + 50 000 d’une autre boite qu’il avait aidé à monter mais dont il ne s’occupait plus du tout.

      le boss s’est cassé avec 9 millions d’euros en refilant la patate chaude aux investisseurs US qui ont repris la boite + les licences pour développer leur secteur sport et qui sont tombés des nues car le mec leur a menti sur toute la ligne.

      seul truc qui a changé, après le passage sous tutelle US, un ancien sous fifre, honni des employés, a été récupéré dans une poubelle et posé là comme direlot… première mesure, partager l’enveloppe que les US avaient filés pour remotiver les équipes et sortir le jeu à temps. 100 000 euros !

      évidement le nouveau direlot a trouvé que le mieux, c’était de partager l’enveloppe en fonction des niveaux de salaires de la boite. au prorata… pour le reste, ben coups de fouets et menaces, comme avant.

      je sais pas comment ça s’est terminé car je n’ai pas été reconduit dans mes cdds (trop rebelle, je refusais de faire des heures supp’ payées le prix d’une pizza)…

      1. je précise cependant que je n’en veux pas à l’inspection du travail ! leur métier est pas facile et ils ont peu de moyens pour le faire correctement. sans compter que l’état leur fout plein de bâtons dans les roues.

        c’était juste pour signaler l’ironie de la situation…

      2. Des développeurs informatiques expérimentés qui travaillent dans ces conditions, franchement je me demande s’ils le cherchent pas un peu. Pourquoi ils se barrent pas ailleurs?
        Je connais quelqu’un qui bosse dans une filiale d’ubisoft ici au luxembourg et il a un bon salaire. Je signale aussi qu’il y a pénurie de développeurs. Faut pas se laisser marcher dessus comme ça quand on a le rapport de forces qui n’est pas si défavorable que ça (en plus, ça casse les prix pour les autres).

    2. Unifier toutes les luttes d’un même mouvement, bof.
      GF est un peu trop radical pour moi, avec une fâcheuse tendance à caricaturer les faits et à radicaliser les situations. Ses « carnets d’un inspecteur du travail » en témoignent (même si certains de ses messages ne sont pas faux). Tout le contraire de « l’honnête homme du 20ème siècle » et de la bonne volonté nécessaires à la résolution des problèmes du moment.
      Pour sa défense, GF a fait passer une pétition (pourquoi pas), a appelé à un rassemblement devant le palais de justice à la sortie de son audience (pourquoi pas) et a aussi sollicité le soutien financier de ses supporters au motif que les frais d’avocats lui coûtent cher (bof bof). On aurait pu penser qu’il soit soutenu par le PS, dont il fait partie…

  21. Défaut ou pas , des grecs et de tous les autres , on s’en fout , mais arrétons ce cirque.
    Que la situation soit claire et nette.
    Sinon on ne peut rien décider.

    1. Bonjour,

      rien ne sera décidé tant que la grande majorité de l’humanité (qui porte si mal son nom) sera gangrénée par le syndrome du court termisme.
      95 % au minimum des humains sont incapables de réfléchir plus loin que le bout de leur vie.
      95 % au minimum des humains sont incapables de se projeter dans un futur ou ils ne seront plus la.
      95 % au minimum des humains sont incapables d’initier un projet quand ils savent pertinement qu’ils ne verront pas l’accomplissement de celui-ci.

      Cordialement.

    2. Oh oui !
      Disons clairement qu’il faut saigner les peuples et détruire leurs démocraties pour renflouer les banques !
      Je suis sure que le message va bien passer…

    3. situation claire: des grands seigneurs richissimes prêt à tout pour conserver leurs possessions et leurs valets (BCE,FMI,politiques…) utilisant la religion libérale pour conserver leurs peuples dans la servitude.
      C’est assez clair ?

    4. Bonsoir Bertrand.

      Mon Dieu cachez-moi cettre crise que je ne saurai voir. Il y a de très bon programmes à la télé et là vous n’entendrez parlez de rien.

    1. Toujours se méfier de qui parle et quels sont ses intérêts.
      Il annonce que 95% des banques vont faire faillite , évidemment il est concurrent.
      Mais lui aussi prendra votre argent pour le placer….bien …….mal ? personne ne peut dire quel sera l’avenir.
      Faillite du systeme , absorption de vos avoirs , ou redressement progressif mais très long avec capitaux sécurisés ??????
      Je crois que les dirigeants font ce qu’ils peuvent pour maintenir la barque à flot , mais dans une entreprise mondiale en faillite il y à du tangage.
      Ce serait un seul pays en faillite , alors les autres le laisseraient tomber.
      Mais tout le monde développé est en faillite , alors on peut croire que la discussion et les bonnes négociations vont s’établir entre les malades , nous resterons malades pour des décennies , mais nous ne mourrons pas.
      Pour çà il faut que tout le monde tire dans le même sens y compris sur ce blog.
      Aller retroussons nos manches.

  22. @ zebulon 5 juillet 2011 à 09:53

    Et puis combattre, l’ennemi extérieur est toujours populaire et utile pour se maintenir au pouvoir.

    Attention, il faut bien savoir identifier l’ennemi. Les êtres faibles sont toujours tentés de voir et placer les ennemis à l’extérieur, alors que les plus redoutables des ennemis se trouvent au plus prêt d’eux, en eux-mêmes. Ces ennemis là leurs sont invisibles, parce qu’ils se refusent à s’observer, à se regarder dans une glace, à voir la part d’eux-mêmes qui dans le passé les ont amenés, et dans le présent les amènent encore à perdre les plus tragiques des batailles.

    Ce sont les batailles dans lesquelles ils refusent de s’engager, celles qu’ils doivent conduire contre la part la moins noble d’eux-mêmes, leur faiblesse de caractère, leur manque de courage, l’absence d’efforts pour préparer le futur. Elles les conduisent à des défaites qui se cumulent inexorablement. Petit à petit elles les font régresser dans l’échelle des valeurs qui s’imposent à l’humanité, à savoir l’aptitude à surmonter les difficultés de la vie. Elles se manifestent sur divers plans : individuels bien évidemment, mais aussi collectifs au niveau national, ou mondial pour la collectivité humaine dans sa globalité.

    Là encore, la tendance est de reporter les efforts à fournir au niveau du collectif, dans l’espoir d’avoir moins à fournir individuellement. C’est une très grave erreur. L’optimum d’un collectif ne peut pas être atteint lorsqu’au plan individuel, chacun n’a pas donné le maximum de lui-même pour surmonter, à son niveau, les difficultés de la vie auxquelles il est confronté.

    Or, toutes ces personnes au grand cœur, parmi les élites ou ailleurs, qui ne parlent que d’assistance, de soutien, d’assistanat, ou de culpabilité des puissants, négligent d’agir là où c’est le plus payant de cultiver des ressources : à l’intérieur des êtres, au niveau de leur conscience et de leur détermination personnelle.

    Les humains sont placés devant un très grave problème d’épuisement de ressources matérielles résultant de l’assèchement des possibilités d’accès facile à l’énergie physique sans laquelle il n’est pas de vie possible.

    Mais pour vivre et surtout être homme (femme), il faut disposer d’une autre forme d’énergie, probablement inépuisable, dont la source se situe d’avantage dans le domaine de l’immatériel, du mental, du moral, voire du spirituel, mot que l’esprit matérialiste de nos temps modernes aurait tout intérêt à réhabiliter.

    1. Ah un peu de religion pour faire passer la pilule amère et le fait qu’on ne touche pas aux inégalités matérielles, c’est la solution idéale pour la droite non ? Qu’est-ce que la faiblesse de caractère mon non cher jducac ? Se laisser aller à trader à tort et à travers ou se dire que 8h sur une chaîne de montage, payé une misère, à la seule fin d’engraisser l’actionnaire, c’est une activité qui manque un peu de sens ? C’est quoi être courageux quand pas un homme ne ressemble vraiment de caractère à un autre ? Le lissage de la société par le collectif solidaire, cela évite qu’un jour, une personne moins vertueuse que vous ne vous démonte la tête à coup de batte parce qu’elle n’aura pas eu le courage d’aller gagner sa vie selon vos critères individuels immaculés. La loi du plus fort aura triomphé…

    2. ouais n’empêche que les riches pèsent dix fois (voire plus !) plus que les pauvres, au niveau des ressources…

      alors demander des efforts aux pauvres, c’est mignonnet mais ptêtre que les riches pourraient donner l’exemple d’abord non ?

      et comme disait l’autre, c’est vachement plus facile de penser le ventre plein que quand on passe sa journée à fouiller dans les poubelles pour trouver de quoi grailler.

      le sage a dit : mange avant d’avoir faim et cesse de manger avant d’être complètement rassasié.

      encore faut il avoir de quoi manger…

      pour ne pas avoir d’envies, il faut avoir pu les combler au préalable. pas mal de grands philosophes sont quand mm d’anciens gosses de riches ou du moins plutôt bien placés socialement, blasés du matérialisme qui ont retrouvé une seconde jeunesse dans un nouveau mode de vie plus modeste ou la dénonciation des injustices (bouddha en tête, mais zola ou hugo sont dans le mm cas).

      bref on ne peut pas reprocher aux pauvres d’avoir envie d’imiter les riches… (vous mangez 3 repas par jour ? du pain blanc ? un dessert sucré ? de la viande ? des viennoiseries le matin ? du café, du sucre et du chocolat ? eh bien sachez que vous pompez sans le savoir, peut être, le régime alimentaire de l’aristocratie française au temps des rois…)

      par contre on peut reprocher aux « éclairés » (syndicats en tête) de ne pas orienter les combats sociaux dans la bonne direction (cf manif kiblocktou-bandrolles-turlututut-merguezfrittes: « on veut du pouvoir d’achat pour ach’ter des produits chinois » !!! °_0 !!!).

      on est un peu loin des combats du front populaire, du CNR et mm de mai 68 ||-(

      1. Je reproche au pauvre de vouloir ressembler au soit disant riche. tous ceci c’est que bagarre de concept féoaudo vive la régression des pauvres et des riches.

    3. Diable, que c’est faible!
      C’est l’été, on se laisse rouler les pensées…

      Je pressens que des petits vieux, – faibles et inadaptés, forcément
      inadaptés-, vont souffrir. Normal, le forçage darwinien
      fatigue plus en saison chaude.
      Et le grand désignateur -celui qui dit « adapté: à droite » et « inadaptés:
      à gauche, du côté de la cheminée », ne se trompe jamais.
      Il est inaccessible au doute, et d’abord au doute sur lui-même.
      Lui aussi fait oeuvre de Dieu. Normal, Darwin mène à Dieu.
      C’est sa façon de satisfaire les exigences universelles du mental, du moral,
      voire du spirituel. Du reste, il fait ce qu’il peut…

      « Les êtres faibles sont toujours tentés.. » , blabla et etc…:
      Abject. Je dis abject. J’en suis malade.

      1. Puisque il semble que vous ne comprenez pas ce que jducac veut dire, je vais vous la faire en plus simple :

        – le système économique actuel ne profite qu’aux riches, qui ont tout intérêt à voter à droite. La majorité de la population a plutôt intérêt à voter à gauche. Pourtant, c’est la droite qui est au pouvoir le plus souvent. Alors que nous sommes en démocratie. La faute à qui ?

        – ça fait au moins 20 ans qu’on sait que la télévision est un outil de manipulation et à fabriquer des cons, et ces mêmes gens qui ont tout intérêt à voter à gauche, restent le cul devant la télévision. La faute à qui ?

        – ces mêmes gens, qui se plaignent de ne pas avoir assez d’argent passent leur week-end à en dépenser dans les centre commerciaux, au lieu de faire une des nombreuses activités gratuites et enrichissantes disponibles pour tout un chacun. La faute à qui ?

        – ces mêmes gens, qui se plaignent d’un virage sécuritaire des gouvernements, ne savent toujours pas respecter les limitations de vitesse sur les routes, ni élever leurs enfants pour qu’ils n’importunent pas leur monde. La faute à qui ?

        – on sait que l’individualisme empêche tout mouvent contestataire, et les gens ne prennent même plus la peine de se dire bonjour et de connaître leurs voisins. La faute à qui ?

        Oui, à un certain moment il faut arrêter d’être con. Et ça en France, ça ne va pas être gagné du tout ! Et pour arrêter d’être con il faut aussi savoir prendre soin de soi, de son mental, de son équilibre psychique. Ce qui n’est pas gagné là non plus en France, puisque nous ne disposons pas d’outils pour le faire, hormis les anti-dépresseurs, l’alcool et le tabac, là où d’autres cultures pratiquent par exemple la méditation, le zazen, etc…

        Les peuples ne savent pas agir, et n’ont pas conscience de leur capacité d’action. Ou parfois ils ne veulent tout simplement pas agir.

      2. Et vous Taneleo vous zazenez ? Mais c’est très intéressant ça, mon cher monsieur, ma chère madame !

      3. @ octobre,

        Je veux bien être sympa pour cette fois, mais sur l’Internet il faut prendre l’habitude de faire des recherches. Nous ne sommes plus au temps de la télévision où on ne disposait d’aucun outil pour s’informer de ce que nous ne savions pas 🙂

        Donc, le zazen disais-je :
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Zazen

        C’est simplement un exemple d’outil intellectuel/sprirituel/comme vous voulez qui permet de supporter la vie et de s’améliorer ; outil dont nous n’avons aucun équivalent en France.

    4. Selon Jducac les soi-disant faibles devraient sans doute entamer une psychanalyse : pensez-donc ce redoutable vide intérieur qui les menace ces pauvres. Suis-je mon propre ennemi ? Du point de vue de la démocratie zéro pointé : les choses n’ont jamais été aussi fragiles lorsqu’on cherche à transborder tout le fatras de la stigmatisation vers l’autre sans toucher à ses sales plaies. Sachant que, les soi-disant forts, eux, ne cessent de s’admirer de se pavaner devant leur miroir glacial. Quand même dans le coin à droite j’aperçois le patrimoine + un masque ; le vôtre pas le mien.
      Oh! mon miroir dit-moi qui est le plus beau ?
      Un très beau mot de la langue française : RÉ-FLÉ-CHIR.
      Pour de bon et tous. En tous cas réglez vos problèmes de culpabilité délirante chez vous. Les clefs du monde de demain sont ailleurs.

      1. Vous n’avez strictement rien compris à ce qu’il a dit.
        Mais puisque vous prenez autant la mouche, c’est probablement que c’est vous qui culpabilisez.

        Ce qu’il veut dire c’est simplement, et que ça vous plaise ou pas, que les peuples et les pauvres ont eux aussi une part de responsabilité dans ce qu’il se passe. Bien que ce n’est pas spécialement simple pour eux d’agir.

        Pas la peine de nous sortir le couplet parano du peuple qu’on égorge et donc qui serait exempt de toute critique. Encore un fois, qui élit les gouvernements de droite là où les intérêts des peuples sont à gauche ? Vous ne pouvez pas fuir ce constat éternellement en nous apitoyant.

    5. Attention, il faut bien savoir identifier l’ennemi.

      Voilà une remarque intéressante jducac, en avez vous ? et comment identifier l’ami ? Dans quelle bataille vous êtes vous engagée et quand a t elle commencée ?

      mot que l’esprit matérialiste de nos temps modernes aurait tout intérêt à réhabiliter.

      C’est la matérialisation de l’esprit dont vous parlez, surement, un résultat étonnant, l’esprit des choses,très puissant en apparence mais finalement à la merci d’une foi(confiance) qu’il n’a plus, il ne lui reste que d’innombrables et obscurs raisons d’avancer, le complexe de dieu et de sa toute puissance est en chacun de nous….où pas.Résistez à l’idée même d’ami où ennemi, c’est mon jugement dernier qui peut vous créer des liens qui libèrent et bcp de rejets pathétiques. Ne pas choisir mais décider et agir par défaut de réalité, c’est extra, la cuisine et le bon vin çà aide, bien sûr.

  23. Saisies logements USA 2010 = 1,200,000 unités
    Invendus logements Espagne 2010 = 1,000,000 u
    Invendus logements neufs Espagne 7/2011= 700,000 u
    Invendus logements anciens Espagne 7/2011= 800,000 u
    Total estim 7/2011 = 1,500,000 u
    Rythme construction logements neufs 2010 Espagne = 100,000 u
    Total portage immo banques Espagne = 300 Md€

  24. Bah chais pas si mon précédent post avec ce lien est passé…je le remets donc (j’en suis à 1h25… ). en tout cas, c’est super intéressant cette mise en lumière de l’influence du patronat sur toutes les décisions politiques, dont la mise à mort du peuple pour le profit.

    1. J’ai tenté de vous écrire pour vous expliquer pourquoi ce lien ne passerait pas, sans succès. Merci d’indiquer une adresse email valide.

    1. Moi j’ai été voir l’une des dernières pages (la 1025) du Vol. II du « Journal » des Goncourt, est c’est un peu plus intéressant:

      “Ce soir, Bardoux racontait qu’un de ses amis, un médecin, et un médecin à clientèle de populaire [sic], lui disait que dans le moment, le peuple se nourrissait des choses les plus chères, huîtres et gibier, était fort bordelier et, par là-dessus, ne voulait plus travailler que deux ou trois jours par semaine. Or, pour que son salaire de trois jours puisse payer les huîtres, l’alcool, le bordel, se produisaient à tout moment des demandes d’augmentation. Cette hausse excessive des salaires amenait le prix de la fabrication française à devenir très supérieur aux prix des pays où ces exigences ne se produisaient pas. Voilà ce qui fait qu’à l’heure présente, l’importation de tous objets quelconques grandit tous les jours, tandis que notre exportation diminue, diminue. Et cela ne peut aller que de pis en pis, jusqu’au moment où messieurs les ouvriers demanderont le partage du capital.”
      (Goncourt. Journal, 26-X-1883)

      1. comme quoi l’imaginaire des riches ne changent pas beaucoup …………….

        j’en reste sur le cul de voir que les arguments importations / exportations étaient déjà utilisés !!!

        les travailleurs sont des faignant, qui veulent gagner un max en travaillant peu ……..

        j’ai déjà dit sur ce blog que je suis à la recherche de ce genre de prose car il montre que le discour n’a pas changé et qu’il s’agit d’une lutte à mort pour le partage du gateau ( lutte des classes que ceux qui sont au sommet nous annonce dépassé pour mieux désarmer les travailleurs

      1. @ J.Gorban

        Vous connaissez la formule d’Alphonse Karr: « Plus ça change, plus c’est la même chose ».

        Depuis la Révolution Française ce genre de mépris des privilégiés pour « le peuple » qui se révolte est une constante. On le trouve partout dans la littérature « privée » (Journaux intimes, Correspondances, Mémoires). Je suis en train de lire le très intéressant Journal du très réactionnaire et très méchant Horace de Viel-Castel.(« Mémoires sur le règne de Napoléon III (1851-1863) », dans la collection Bouquins) et là c’est un vrai festival…

        Sur ce thème des relations entre les élites et le peuple il faut lire « Vie et opinions de M. Frédéric-Thomas Graindorge » (1867) du très lucide et très caustique Hyppolyte Taine.

      2. @Pablo75: je lis Tite-Live et c’était déjà identique aux temps des Romains de la république. Juste qu’on parlait pas de capital mais de terrains. C’est dire…

      3. @ Moi

        « Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. On ne se souvient pas de ce qui est ancien ; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard. »
        (Ecclésiaste, 1, 9-11. Traduction Louis Segond)

        Pour ceux qui veulent relire ce texte à la lucidité implacable, vieux de plus de 2 000 ans:
        http://fr.wikisource.org/wiki/Eccl%C3%A9siaste

        « J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent. Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.  » (1, 14-15)

        « J’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie ; j’ai compris que cela aussi c’est la poursuite du vent. Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur. » (1, 17-18)

        « J’ai considéré ensuite toutes les oppressions qui se commettent sous le soleil ; et voici, les opprimés sont dans les larmes, et personne qui les console ! ils sont en butte à la violence de leurs oppresseurs, et personne qui les console ! Et j’ai trouvé les morts qui sont déjà morts plus heureux que les vivants qui sont encore vivants, et plus heureux que les uns et les autres celui qui n’a point encore existé et qui n’a pas vu les mauvaises actions qui se commettent sous le soleil. J’ai vu que tout travail et toute habileté dans le travail n’est que jalousie de l’homme à l’égard de son prochain. C’est encore là une vanité et la poursuite du vent. » (4, 1-4)

        « Celui qui aime l’argent n’est pas rassasié par l’argent, et celui qui aime les richesses n’en profite pas. C’est encore là une vanité. »
        (5, 9)

        « J’ai encore vu sous le soleil que la course n’est point aux agiles ni la guerre aux vaillants, ni le pain aux sages, ni la richesse aux intelligents, ni la faveur aux savants ; car tout dépend pour eux du temps et des circonstances. » (9, 11)

        « Il est un mal que j’ai vu sous le soleil, comme une erreur provenant de celui qui gouverne : la folie occupe des postes très élevés, et des riches sont assis dans l’abaissement. » (10, 5-6)

      4. Ah ça ! Ça nous pendait au nez ! Un d’ces quatre, Il y en aurait bien un pour dégainer son ecclésiaste…
        Moi je dégaine cuilà alors :

        Va, mange avec joie ton pain,
        et bois gaiement ton vin ;
        car dès longtemps Dieu prend plaisir à ce que tu fais.
        Qu’en tout temps tes vêtements soient blancs,
        et que l’huile ne manque point sur ta tête.
        Jouis de la vie avec la femme que tu aimes,
        pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donnés sous le soleil,
        pendant tous les jours de ta vanité ;
        car c’est ta part dans la vie,
        au milieu de ton travail que tu fais sous le soleil.
        Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ;
        car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse,
        dans le séjour des morts, où tu vas.

        Et je rengaine ma rengaine.

      5. Vigneron, tu as oublié:

        « Ne te hâte pas en ton esprit de t’irriter, car l’irritation repose dans le sein des insensés. » (7,9)

  25. Dans l’improbable cas oú certains pourraient croire encore que Baroin c’est pas exactement du Lagarde avec, en plus, la greffe d’une fausse voix de basse et, en moins, une élégance naturelle nettement inférieure en milieu aquatiqque, Pébereau clôt le débat en résumé-commentaire de l’audition du discours du néo-bercycrate par 1 500 représentants de la finance : « Il n’y aura pas de changements par rapport à Mme Lagarde. » et – accrochez vous au bastinguage – « C’est un politique. C’est ce qu’il faut à Bercy. »
    Grand Sachem a parlé. Ugh !

  26. Mardi 5 juillet 2011 :

    L’agence de notation Moody’s a dégradé mardi de quatre crans la note du Portugal, de « Baa1 » à « Ba2 », et envisage de l’abaisser encore à court terme, estimant notamment que le pays pourrait avoir besoin d’un deuxième plan d’aide avant de pouvoir emprunter de nouveau sur les marchés.

    Moody’s s’inquiète également du fait que le Portugal ne parvienne pas à tenir les engagements en matière de réduction de son déficit qu’il a pris envers l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ee98b6715325c840c5ea611d178ee5a5

  27. La dictature continue:

    Moody’s dégrade de quatre crans la note du Portugal

    L’agence de notation Moody’s a dégradé mardi de quatre crans la note du Portugal, de « Baa1 » à « Ba2 » et envisage de l’abaisser encore à court terme, estimant notamment que le pays pourrait avoir besoin d’un deuxième plan d’aide avant de pouvoir emprunter de nouveau sur les marchés. Moody’s s’inquiète également du fait que le Portugal ne parvienne pas à tenir les engagements en matière de réduction de son déficit qu’il a pris envers l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

  28. Selon un nouveau document de la Cour des comptes, que nous révélons, l’arbitrage en faveur de Bernard Tapie a donné lieu à une série d’irrégularités budgétaires. En outre, Christine Lagarde, qui prend aujourd’hui ses fonctions à la tête du FMI, a laissé une bombe budgétaire derrière elle : à échéance de 2014, l’endettement de la France pourrait être creusé d’environ 4 milliards d’euros, du fait d’opérations publiques de « défaisance », dont celles concernant l’affaire Tapie.

    http://www.mediapart.fr/journal/france/040711/tapie-lagarde-une-cascade-d-irregularites-budgetaires

  29. Superbe réponse du ministre brésilien de l’Education interrogé par des étudiants aux Etats-Unis… la presse nord-américaine a refusé de publier ce texte. On se demande bien pourquoi.

    Discours du ministre brésilien de l’Éducation aux Etats-Unis.

    Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l’Éducation Cristovao Buarque, fut interrogé sur ce qu’il pensait au sujet de l’internationalisation de l’Amazonie.
    Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu’il espérait une réponse d’un humaniste et non d’un Brésilien.

    Voici la réponse de M. Cristovao Buarque.

    En effet, en tant que Brésilien, je m’élèverais tout simplement contre l’internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
    En tant qu’humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer que l’Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité. Si, au nom d’une éthique humaniste, nous devions internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
    Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction de pétrole, comme d’augmenter ou non son prix.
    De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l’Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d’un pays.
    Brûler l’Amazonie, c’est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l’économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
    Avant l’Amazonie, j’aimerai assister à l’internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l’Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d’un seul propriétaire ou d’un seul pays.
    Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d’enterrer avec lui le tableau d’un grand maître. Avant que cela n’arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
    Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu’il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l’humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
    Si les États-unis veulent internationaliser l’Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l’arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu’ils sont capables d’utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes. Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l’idée d’une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d’un effacement de la dette.
    Commençons donc par utiliser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d’aller à l’école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu’ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l’attention du monde entier. Davantage encore que l’Amazonie.
    Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l’Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu’ils devraient aller à l’école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu’ils devraient vivre.
    En tant qu’humaniste, j’accepte de défendre l’idée d’une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !

    En complément, pour mémoire, la citation de Lula à l´issue de Copenhage :
    « Je pensais avoir à traiter avec des hommes politiques, c´est avec des hommes d´affaires que j´ai eu à traiter ». (de mémoire, ce devait être un peu différent, mais l´idée est là).

    1. magnifique texte du brésilien

      jolie retournement de sens et pas étonné que ce texte ne soit pas diffusé aux usa

      merci

    2. Acho que este homem tem um discurso duplo e falso… Nao concordo com vocês.

      Je vous trouve bien naïfs dans votre appréciation de ce discours que sous-tend le chauvinisme nationaliste brésilien traditionnel et une langue de bois politicarde du plus mauvais aloi !

      Ce discours date du 23 octobre 2000, o Sr Buarque n’était pas encore ministre de l’éducation et il ne l’est resté qu’un an avant de se faire viré par Lula sur un coup de fil. Aujourd’hui il est toujours sénateur pour le PDT, parti démocratique travailliste lié à l’internationale socialiste de Me Papandréou.

      http://ecolesdifferentes.free.fr/AMAZONIE.htm

      1. Allez faire un tour au Brésil pour vous confronter à une réalité sociale et politique qui suppose de chausser des lunettes adaptées à ce que l’on peut y observer !

        Buarque est un homme honorable et reconnu comme tel dans un monde politique qui ne l’est pas, même par ceux qui se situent à « sa gauche » (au PSOL, par exemple). Il y a quelques sénateurs assez détonants au Brésil, comme Eduardo Suplicy, membre du PT.

        Connaissez-vous Leonel Brisola, mort prématurément car promis à un grand avenir, fondateur du PDT, grande figure de la résistance brésilienne, entre autre maire de Porto Alegre et gouverneur de Rio de Janeiro ? De quoi l’auriez-vous traité ?

      2. C’est que l’ironie taquine de Cristovam Buarque
        fait l’effet d’un poil à gratter sévère, chez certaines … sensibilités.

      3. Aujourd’hui il est toujours sénateur pour le PDT, parti démocratique travailliste lié à l’internationale socialiste de Me Papandréou.

        Magnifique JeanLuc, on dirait du JLM ou du MlP…

        une langue de bois politicarde du plus mauvais aloi !

        Taper sur les zazitateurs de bocal genre Greenpeace et dénoncer les prétentions impèrialistes verdâtres de ceux qui les instrumentalisent, c’est « de la langue de bois du plus mauvais aloi » ?

        Vraiment impeccable votre lecture. Épatante même.

      4. Ben effectivement, je n’ai pas attendu votre invitation pour aller faire un tour au Brésil, ça fait déjà une vingtaine d’années que j’y fais un tour régulièrement et la réalité sociale locale, je m’y suis confronté un peu.

        Ce n’est rien que de dire que le monde politique brésilien est loin d’être honorable, et vous tombez mal avec Brizola, qui n’échappe pas à cette triste qualification pour la fin de sa carrière politique (post-amnistie).

        Désolé, mais renseignez-vous un peu mieux…

        Je ne dis pas que o Sr Buarque n’est pas honorable, mais il n’est plus ministre de l’éducation depuis janvier 2004 après avoir été débarqué sans ménagement et les beaux discours plein de promesses n’engagent que ceux qui y croient… Et ça, les politiques brésiliens de tout bord savent faire !

      5. Hé Vigneron, je vous ai connu plus pointu question lecture il me semble… Relisez bien, vous ne trouvez pas ce discours démagogique et creux ?
        « le pétrole est aussi important pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre avenir ».
        L’avenir de qui ? ceux qui la brûlent et la défrichent ?

        « mais tant que le monde me traitera comme un brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !  »
        Ben si ça n’est pas l’expression exacerbée de l’orgueil nationaliste brésilien, c’est quoi ?

        Loin de moi de défendre l’idée de l’internationalisation de l’Amazonie mais je ne vais pas m’esbaudir pour autant devant les belles paroles un peu creuses d’un tel politicien.

      6. @JeanLuc

        Vous vous enfoncez. Je réitère. C’est le mot « humaniste » qui vous défrise ?

        Si vous connaissiez vraiment le Brésil et son histoire récente, vous sauriez que les quelques titres de gloire que Lula peut légitimement et sans honte aucune tirer de son règne, c’est aux initiatives et aux idées de mecs comme Buarque qu’il les doit comme au combat de ces gars là contre les plus populistes du parti « populaire » qui lui permit d’accéder au pouvoir.

        Ps : sans indiscrétion aucune, on peut connaitre les motifs qui vous amenèrent si régulièrement et depuis si longtemps à douze heures de vol de Paris ?

      7. Si vous connaissiez vraiment le Brésil et son histoire récente, Vigneron vous sauriez que les Brésiliens ne sont pas les derniers à s’engager avec Greenpeace ou autres pour la protection de l’Amazonie…
        Combien de centaines de milliers d’hectares de forêt primaire amazonienne partis en fumée depuis ce discours qui date d’octobre 2000 ?
        Le mot humaniste ne me défrise aucunement mais la démagogie un peu. Sr Buarque a dû faire de meilleurs discours que celui dont il est question ici, entre autres pour la défense de l’éducation mais le rayon réalisation pèche un peu.
        Les raisons qui m »emmènent si régulièrement au Brésil ? eh ben famille, vacances, travail et malgré ses défauts et ses milieux politique peu honorable j’adore ce pays et plus particulièrement l’Etat de Bahia.

  30. Krugman,une vaste escroquerie:

    L’observation de l’évolution des débats économiques à Washington au cours des deux dernières années est déprimante. Au fil des mois, le discours s’est fait de plus en plus primitif ; les leçons de la crise financière de 2008 ont été oubliées à une vitesse étonnante, et les idées mêmes qui ont engendré la crise – la réglementation est toujours mauvaise, tout ce qui est bon pour les banquiers est bon pour l’Amérique, les réductions d’impôts sont l’élixir universel – ont retrouvé leur influence.

    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_une-vaste-escroquerie?id=6403373&chroniqueurId=5032403

    1. ça fait deux siècles que la théorie « mathématiquement incontournable » de Malthus est fausse dans la réalité.

      1. Suis bien d’accord, Malthus a eut raison trop tôt, mais la réalité d’aujourd’hui confirme les bases de sa théorie. La croissance exponentielle est intenable pour la démographie et l’économie. Construire une nouvelle société humaine devra en tenir compte.

      2. @alain samoun: La réalité d’aujourd’hui ne confirme pas la théorie de Malthus, elle l’infirme. Il n’y a pas pénurie actuellement et la croissance démographique est plutôt en train de se calmer depuis quelques décennies (contrairement aux prévisions « mathématiques » de Malthus, la population ne croit pas mais se stabilise en période d’abondance pour tous). Vous confondez le présent et un futur probable.

    2. Très loin d’avoir tout compris.
      Cette video aurait besoin de sous-titrages, scrupuleux et précis,
      en autant de langues que possible.
      Merci pour ce précieux lien.

      1. @Moi

        Il n’y a pas pénurie actuellement

        Energie?alimentation? eau potable? J’espere que vous ne parlez pas seulement de l’occident…

        et la croissance démographique est plutôt en train de se calmer

        Bien sur, il y a autorégulation La nature agit si l’homme n’agit pas – Je vous l’accorde,c’est cela peut être ce que Malthus n’avait pas prévu –

        prévisions « mathématiques

        Dans un monde aux ressources limitées ’en croissance’ La ’prévision’ exponentielle existe que vous le vouliez ou non.

        Vous confondez le présent et un futur probable.

        Malthus aura raison dans le futur d’après vous?
        Je crois que dans les faits nous serons d’accord, non?

  31. Art 35 de la Constitution Française, issu de la révision Sarko de 2008 – adoptée grâce à l’extrème amabilité du professeur émérite de droit public Jack Lang :

    Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote.Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. Il peut demander à l’Assemblée nationale de décider en dernier ressort.Si le Parlement n’est pas en session à l’expiration du délai de quatre mois, il se prononce à l’ouverture de la session.

    Libye, bientôt quatre mois… Manque de bol l’Assemblée n’est pas en session… On va pas les convoquer pour si peu quand même, juste une jolie petite guerre dans les sables et les ports libyens. Qu’à cela ne tienne, on a quelques sénateurs hyperactifs réunis en session extraordinaire pour rattraper un peu de retard législatif. On va leur faire voter une gentille prolongation histoire de finir le beau boulot si bien entamé, soit liquider le colonel. On va bien finir par y arriver. On a bien réussi à dégommer son plus jeune fils Seïf al-Arab avec sa femme et trois enfants, plus la fille de 4 mois de sa fille Aïcha. Remerciement éternels à Serge et son pére Marcel pour nos merveilleux avions et gloire aux héros qui les pilotent.

    Tiens justement une petite interview à Sud-Ouest d’Aïcha, la fille avocate du colonel, qu’a fait ses études en France et qui dit aimer encore les français…
    http://www.sudouest.fr/2011/07/02/les-verites-d-aicha-kadhafi-442026-4693.php

  32. Tiens, je viens de voir que le Portugal a vu sa note à long terme abaissée de 4 crans par Moody’s dans la catégorie des investissements « spéculatifs », car elle estime que le pays pourrait avoir besoin d’un deuxième plan d’aide avant de retourner sur les marchés.

    Après la Grèce, le Portugal, puis l’Espagne, etc…

    Je crois que ceux qui pensent encore que l’Allemagne va faire quelque chose vont en être pour leurs frais. En effet, elle va faire quelque chose: sortir de l’euro quand il sentira trop mauvais pour récupérer son Mark, nous laissant avec un euro qui aura la même valeur que les assignats d’autrefois sous le Directoire.

    Pourtant il y a quelque chose qui me chiffonne.
    Comment se fait-il que nos politiques, s’ils étaient de vrais politiciens tordus, à la Machiavel, mais compétents, n’envisagent pas tous les scénarios possibles avec l’euro?
    Pourquoi s’arc-bouter sur le sauvetage à tout prix de l’euro avec « une seule méthode », la déflation compétitive avec austérité et coupes sombres du type FMI?

    Alors que, on pourrait (on devrait) envisager:
    – une sortie de certains pays de l’euro avec effacement partiele ou total de la dette de ces pays
    – ou bien une dévaluation de l’euro avec fédéralistion des dettes sous formes d’obligations européennes
    – ou encore la création de deux zones monétaires, une zone mark et une zone franc
    – ou encore le retour aux monnaies nationales classiques (faut tout envisager)
    – des monnaies nationales avec un système du type bancor pour compenser les échanges entre pays de l’Union européenne
    – et même, un défaut de la Grèce et un effet domino sur les autres pays, parce qu’enfin si cela arrive qu’est-ce qu’on fait!?

    Cette liste n’est pas exhaustive bien sûr. Mais quand même, ce qui me frappe, c’est de la part de nos politiques cette absence d’instinct de survie darwinien, cette cécité sidérante de n’envisager qu’un scénario, de n’ouvrir qu’une porte vers le précipice alors qu’il existe d’autres passages.

    On dirai un banc de sardines qui foncent droit vers le filet!

    « S’adapter ou mourir », disait Darwin.

    A moins que la dernière solution envisageable ne soit celle-ci: n’attendez rien de ce qui ont fait le système qui s’auto-détruit devant leur yeux, ils refusent de le voir car il faudrait qu’ils oublient ce qu’ils sont.

    1. Vous posez une excellente question: pourquoi s’acharnent-ils et disent-ils – comme vient de le faire Alain Juppé, ministre Français des affaires étrangères – « nous n’avons pas le choix » ?

      La seule réponse possible est qu’ils ne veulent pas remettre en cause la clé de voûte d’un système qu’ils défendent étroitement, prenant conseil auprès de ceux qu’ils protègent et qui sont leurs mandants.

      Pardon pour la caricature, mais ils en portent seuls la responsabilité !

      Nous allons y assister, ils vont devoir continuer de manger leur chapeau et accepter, forcés et contraints, des remises en cause qu’ils se refusent encore à envisager.

    2. Pourquoi s’acharnent-ils? Mais qui est donc au juste ce « il » ?

      Qu’on ne s’y trompe pas: les plus gros « banquiers, traders, financiers et chantres du libéralisme » sont anglo-saxons. C’est à dire américains ou anglais.

      Le roi est nu, vive le roi! Les USA sont dans un état économique lamentable, le royaume uni avait tout misé sur la finance… Ils tentent de masquer leur situation économique en créant une diversion: Grèce, puis Portugal, puis etc., par le biais des agence de notation.

      Si les Européens avaient un peu de co****, ils créeraient illico une agence de notation « européenne » pour dégrader la note des USA à CCC , puis déchireraient les accords sur la détention du USD en tant que monnaie de réserve. Se délesteraient allègrement de cette monnaie et des bons du trésor USA pour « racheter » des bons de dette grecque…

      Rirait bien qui rirait le dernier… mieux vaudrait une Europe unie mais isolée, qu’une Europe démantelée, éclatée, asservie, avec en toile de fond des libéraux anglo-saxons ricanants.

      1. M’excusant quelque peu de m’être « emporté » à ce point, étant relativement pessimiste ces derniers temps, je vous conseille la lecture de l’analyse suivante:

        http://criseusa.blog.lemonde.fr/

        L’auteur a fait preuve de beaucoup de rigueur dans ses analyses jusqu’ici. Ce qu’il explique à propos des USA est très frappant… un modèle économico-financier défaillant, pour des raisons profondes et multiples. Cela ne rassure vraiment, vraiment pas sur l’avenir des USA, et l’avenir du système.

      2. @G punkt

        Vous excusez pas. Me suis bien marré. C’est cruel je sais, mais que voulez-vous, impossible de réprimer ses zygomatiques et son diaphragme devant une belle sortie de route et un vautrage dans les règles de l’art. Le vôtre bien sûr, pas celui très hypothétique des Zuhesses.

      3. @vigneron

        Cher militant communiste, si au moins cela a pu vous faire rire, c’est déjà pas mal!

        Évidemment, il aurait été bien plus utile pour votre « esprit critique » de lire (ou survoler, a défaut) l’article du blog que je mentionnais. Que vous soyez d’accord ou non avec l’analyse et les conclusions, la démarche et les chiffres cités ont une valeur intrinsèques… Se baser sur des faits, des chiffres, challenger les sources, se remettre en question, ne pas faire dans le « sensationnalisme », ne pas verser dans la recherche systématique et aveugle de « boucs émissaires » et des grands méchants…

      4. @G punkt

        Onubre ça fait deux ans bientôt que je parcours ses billets. Il fait un bon boulot de collecte et de synthèse sur l’aspect proprement monétaire et financier de la Crise à travers les chiffres US, même si son champ d’investigation me parait partiel ou en tout cas très monocentré. Mais les délires de la pauvre victime française ou européenne de l’axe du mal libéral anglo-yankee, l’appel à la révolte des gentils petits et grands pays européens contre la dictature de l’Empire du Mal et de leur dette obscène, les mobilisations testiculaires, et tout le fatras habituel et convenu, c’est bien de vous, même si nombreux sont ceux qui chantent allègrement cet air avec vous, non ?
        Et que vous en rabattiez ensuite honteusement, tout en renvoyant à une docte analyse d’Einz qui vous semble vous conforter dans votre préjugé, puis n’omettiez pas de conclure sans vergogne la reponse que vous me faites par un définitif :

        ne pas verser dans la recherche systématique et aveugle de « boucs émissaires » et des grands méchants…

        , franchement, dites, vous voulez ma mort ? De rire bien sûr.

      5. @Vigneron

        « Mais les délires de la pauvre victime française ou européenne de l’axe du mal libéral anglo-yankee »

        Tout le monde peut partir en vrille de temps en temps, certains plus que d’autres. J’oubliais que vous, Oh Grand Vigneron, ne racontez jamais d’ânneries, que vous faites toujours preuve d’un calme et d’un sang froid exemplaire, d’un recul parfait lors de toutes vos interventions…

        Quand à prétendre comme vous le faites que les anglo-saxons sont « forcément nos amis », vous oubliez de petites choses historiques telles que:
        « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème »
        De même, prétendre que les USA ne chercheront pas à défendre leurs propres intérêts à tout prix, quitte à faire couler les autres, c’est être naïf et oublier un peu l’histoire… bref, sans en faire les « grand méchants » de l’histoire, ils ont été une usine à propagande libérale, à la dérégulation, à la société de « consommation », etc.

        « Et que vous en rabattiez ensuite honteusement »

        Honteusement? Pas du tout. Lisez ce que je viens de vous écrire. Je trouvais que d’une part le blog d’Onubre était trop peu lu (difficile à savoir, vu le peu de commentaires), tout en étant de fort bonne qualité analytique. D’autre part, en comprenant les bases du fonctionnement de l’économie US, telle que décrite dans le blog d’Onubre et son récent article, on perçoit comment et pourquoi ils ont pu / eu intérêt à se faire les « chantres » du laissez faire, du libéralisme extrême de la Finance toute puissante… Modèle qu’ils nous ont vendu allègrement, puisqu’ils en étaient dépendants et moteurs.

         » franchement, dites, vous voulez ma mort ? De rire bien sûr. »

        Vos sarcasmes me font sourire. Ce n’est pas la première fois que quelqu’un prêche quelque chose qu’il a du mal à appliquer lui même. Cela ne retire en rien la valeur ou l’importance de cette chose. Cela signifie juste qu’elle est dure à atteindre…

        Vous n’êtes vous même pas un saint du tout, et votre comportement radical (agrémenté de sarcasmes) n’est pas prêt de faire changer d’avis qui que ce soit, d’amener les gens à voter autrement, ou à réfléchir autrement.

      6. Té ! Que voulez-vous ! Moi, le chatouilli comme le gratouilli du G Punkt, çe me fait rire. On s’refait pas. Et en plus ça m’va.
        Et pour les bienfaits de la discussion, vous en faites donc pas, aucune illusion sur le sujet. Pour reprendre Léotaud à la louche, discuter n’est d’aucune utilité, on aurait sinon arrêté depuis longtemps…

  33. Chacun hurle après les banques , mais regardez un bilan de banque , il y à plétore de comités de sécurité , preuve que c’est un métier à haut risque , collecteur de votre épargne , qui permet la dette d’état.
    Je crains que l’inculture des peuples s’oppose aux réformes necessaires pour nous sauver collectivement.
    Je crains que comme en Grêce la révolution ne permette pas la mise en place de plans de sauvetage dans toute l’europe.
    Car toute la zone € sera touchée d’ici 2/3 ans.
    Mobilisons nous contre les injustes décisions à venir , mais ne faisons pas capoter des plans intelligents par inculture.
    Les politiques ont un devoir d’explications.

  34. « Quatrième fortune mondiale d’après le magazine américain Forbes, Bernard Arnault reste l’ homme le plus riche de France, selon un classement établi par le magazine Challenges. Avec une fortune estimée à 22,76 milliards d’euros, le PDG de LVMH devance Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan et ses 19 milliards, et l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt dont le patrimoine s’élève à 14,45 milliards. A noter que la quatrième place est occupée par un dirigeant d’un autre groupe de luxe, Bertrand Puech, le porte-parole des familles actionnaires d’Hermès, qui fait l’objet d’un intérêt grandissant de LVMH.

    Le top 10 est complété par un certain nombre d’héritiers de grand groupes comme Louis-Dreyfus (5e avec 8,5 milliards d’euros), Serge Dassault, propriétaire du Groupe Figaro (6e avec 6,8 milliards) ou encore François Pinault de PPR, (7e avec 6,2 milliards d’euros). Le très controversé Jacques Servier est neuvième avec 3,8 milliards d’euros. Selon une étude Société Générale Private Banking/Forbes, deux tiers des grandes fortunes françaises sont héritées alors que deux tiers de leurs homologues américains, chinois ou brésiliens, sont à l’origine de leur propre fortune.

    Challenges précise que «la fortune totale des 500 plus gros patrimoines professionnels français a augmenté en un an de 25%, passant de 194 à 241 milliards d’euros». »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/07/05/04016-20110705ARTFIG00583-arnault-reste-l-homme-le-plus-riche-de-france.php

    1. De telles fortunes n’ont pu être constituées que par le dépouillement d’autres personnes, donc illégalement d’après les principes fondateurs de La République : employés exploités, produits ou services surévalués , manoeuvres boursières …

      Par rapport à ces accumulations douteuses de capital , comment peut-on considérer que de pauvres bougres qui travaillent très dur ou qui recherchent désespérément un emploi en menant une petite vie toute simple « vivent au-dessus de leurs moyens » en désirant acquérir un modeste logis par un emprunt ?

      Si le genre humain retrouvait la raison, en mesurant la fortune à l’aune des revenus du plus pauvre de chaque pays, on devrait reverser dans le budget public toute fortune personnelle et tout revenu dépassant trois fois ceux du plus pauvre.

      Mais avant cela, il faudrait supprimer les paradis fiscaux où les riches tenteraient de se soustraire à la loi . Je n’ai pas encore compris en fonction de quelle loi des territoires de la taille d’une ville, paradis fiscaux, ont le droit de faire sécession par rapport aux pays voisins alors qu’on refuse ce même droit à d’autres villes qui ont également un casino et un châtelain noble local de vieille souche ( si c’est cela le critère) .

      Après l’annexion (ce serait une noble tâche pour l’OTAN) de Monaco, Andorre, Jersey, les îles Cayman , le Vatican, le Luxembourg et des autres… aux grands pays voisins fiscalisés, avec une loi internationale imposant la transparence bancaire, on pourrait mettre en place un système financier plus sain . Sinon, avec le maintien de paradis fiscaux, ce n’est même pas la peine d’y songer, il restera toujours favorable aux brigands.

      Tant que ce premier pas ne sera pas franchi, il sera impossible de trouver un système financier à la fois juste et stable .

  35. Tano écrit qu’on pourrait envisager plusieurs hypothèses. Parmi toutes ces hypothèses : « une dévaluation de l’euro avec fédéralisation des dettes sous formes d’obligations européennes. »

    Tano, l’Allemagne et les autres pays européens riches ne veulent pas de ces obligations européennes.

    Lisez cet article :

    Sondage : 90 % des Allemands interrogés sont contre les eurobonds.

    Les eurobonds auraient pour conséquence d’augmenter les intérêts de l’Allemagne de 4,5 % pour par exemple des eurobonds empruntés pour 10 ans, et cette prévision est très optimiste. Cela correspondrait au niveau actuel (12/2010) de l’Espagne, l’Italie, Malte, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie ou Chypre. Les Allemands devraient donc chaque année, rien que pour les intérêts, faire face à une charge supplémentaire d’au moins 17 à 20 milliards d’euros, ce qui représenterait en 10 ans la somme minimum de 170 milliards d’euros supplémentaires, et en 20 ans de 340 milliards.

    Et ce, dans un pays dans lequel les retraites ne peuvent déjà plus être garanties. Sans obligations, les États ne peuvent pourvoir à leur besoin de financement. Par conséquent, l’Allemagne ne pourrait ni rembourser sa dette, ni financer ses dépenses sociales comme elle le fait jusqu’à présent.

    Résultat de notre sondage : 90 % des Allemands qui s’intéressent à la finance sont contre les eurobonds.

    La plupart des Allemands qui s’intéressent à la bourse sont bien conscients de ce problème, si l’on en juge les résultats du sondage de boersennews.de, 90 %, un nombre impressionnant, des 1 478 participants à un sondage sur les eurobonds rejettent clairement les eurobonds. Si elle se prononce catégoriquement contre les eurobonds, la Chancelière allemande, Angela Merkel, semble donc avoir la majorité de l’élite financière d’outre-Rhin avec soi. 22 % des interrogés pensent que l’Allemagne n’a pas à payer pour les erreurs des autres pays, il s’agit de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande et peut-être de l’Espagne et de l’Italie. Enfin, 14 % craignent que les eurobonds ne privent fortement l’Allemagne de sa liberté en matière de gestion économique.

    Une chose ressort clairement de ce sondage : si les grands partis politiques croient pouvoir imposer au peuple les eurobonds tout comme ils ont imposé l’élargissement de l’EU aux pays de l’Est sans vote des Allemands, l’électeur leur fera payer la note aux prochaines élections.

    À la question « Pour qui ne voteriez-vous plus, si les eurobonds sont introduits ? », 14 % des interrogés ont en effet choisi la CDU. En outre, 3 % ne donneraient plus leurs voix au FDP et 4 % se détourneraient définitivement du SPD. Les Verts allemands, die Grünen, et le parti allemand de gauche radicale, die Linke, perdraient respectivement 1 et 2 % des votes des électeurs sensibles aux questions financières.

    http://www.news-banques.com/sondage-90-des-allemands-interroges-sont-contre-les-eurobonds/012166054/

    1. c’est scandaleux -voilà encore une preuve que le capitalisme est devenu fou-

      Scandaleux oui. Devenu fou non. Le capitalisme a toujours été et l’un et l’autre, consubstantiellement. Et c’était plus démentiel et plus intolérable encore il y a cent ans.

      1. « Et c’était plus démentiel et plus intolérable encore il y a cent ans. »
        Bien vu, évidemment. Suffit de voir l’espérance de vie des besogneux et des exploités d’alors. Pas question de protection sociale publique, de déficit budgétaire ou que sais-je à l’époque ! Autre différence, aujourd’hui, du côté de la Finance mondiale, c’est qu’on est vraiment dans un monopoly : avec le faux pognon pour jouer et tout et tout !!! Le comble ? ‘a pu de vrai fric alors on nous présente la facture en disant : « déficit budgétaire = CACA = se serrer la ceintuuure ! ». Moralité : on reviendra vite cent ans en arrière, à ce train-là…

      2. Moralité : on reviendra vite cent ans en arrière, à ce train-là…

        Sauf que le capitalisme, c’est un char d’assaut sans marche arriére. Il s’arrête, il rouille, il disparait. Donc revenir en arrière, peut-être, mais avec un autre véhicule et pour prendre d’autres chemins. Plus escarpés sûrement; plus ouverts sûrement aussi.

      3. le bétise humaine et la cupidité n’ont pas régressé-le cerveau humain évolue très lentement-et le communisme de MARX n’a jamais existé encore-surement pas en urss et dans les pays de l’est-
        car quelles différences entre des rois au pouvoir absolu et ces grands patrons? plus riches que le trésor public?? c’est eux qui representent en ce moment l’état car ils le gouvernent et pèsent sur ses décisions-C’est eux qui remplaçent les administrations avec leurs sous traitants en tous genre obligés de leur obéir et qui reçoivent aides payées par nos impots et charges salariales -vus qu’ils ont des services juridiques et autres pour leur économiser le maximum de charges et récupérer ce qu’ils ont pu donner en cotisations patronales.

  36. L’agence de notation Moody’s a relégué mardi le Portugal dans la catégorie des investissements « spéculatifs », en abaissant de quatre crans sa note à long terme, car elle estime que le pays pourrait avoir besoin d’un deuxième plan d’aide. Alors que le premier, de 78 milliards d’euros, vient tout juste d’être décidé.

    « Ce n’est pas le regard d’une agence de notation qui va régler l’affaire de la dette souveraine », a rétorqué mercredi M. Baroin, tandis que le ministre grec des Affaires étrangères Stavros Lambrinidis a dénoncé la « folie » des agences de notation.

    Mais l’inquiétude à Lisbonne est palpable.

    La zone euro risque donc de rester durablement en état d’urgence.

    « La crise mondiale et en particulier la crise de la dette ont jeté le doute sur les fondamentaux de l’intégration européenne. L’impensable est devenu envisageable : la sortie d’un pays de la zone euro, la fin de l’euro, et même la désintégration de l’Union Européenne ne sont plus tabous », estime le think-tank bruxellois Europolicy Center dans une récente étude.

    Pour les dirigeants européens, il faut tenir bon. « Nous n’avons pas le choix. Si la zone euro disparaissait, l’UE elle-même serait en danger et nous ne pouvons nous permettre une telle situation », prévenait fin juin le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hiXxDb31SYT6I0E2GvcXeIWG-Dog?docId=CNG.f20f6d1dd5e9716dae4e3233d4fcec81.571

  37. Moi qui faisait des économies en attendant l’effondrement du marché immobilier ( on y a presque cru l’an dernier), j’ai bien peur maintenant qu’il va falloir que je m’achète mon logement plein pot avant l’effondrement de tout le système monétaire…

  38. Lundi soir tard Moodys a abaissé le bon du trésor portugais à BAA1

    Après la Grèce le Portugal va être vendu à l’encan. Le programme implacable de démembrement des état-nations européens se poursuit: plus précisément la mise à bas de ce que l’on appelle l’état-providence, car concernant les forces armées et la police il faut les maintenir en état pour faire la guerre à l’extérieur et réprimer les mouvements de contestation à l’intérieur.
    Ceci non pour créer une entité européenne solidaire qui viendrait se substituer à ces vieux états-nations, mais pour flexibiliser au maximum le marché de l’emploi et donc les conditions d’exploitation des salariés européens qui ont le mauvais goût de ne pas être « compétitifs » par rapport aux salariés chinois ou indiens.
    L’exemple du port du Pirée racheté en partie par des « capitalistes d’état » chinois est à cet effet édifiant. Les conditions de rémunération, de temps de travail et de protection sociale dans la partie grecque restent nettement au dessus de celles qui ont cour dans la partie chinoise. Les patrons grecs se réjouissent de cette situation, qui va aboutir à terme à aligner tous les employés du port sur les conditions d’exploitation chinoise.
    Les peuples vont se retrouver ramenés à des conditions de vie qui étaient celles du XIXième siècle. Tout cela sous couvert de réformes « inévitables » et de « progrès ».
    La classe capitaliste à la manoeuvre ne pourra être stoppée que par un nouveau Front Populaire, car les partis de gauche de type social-démocrate, héritiers des radicaux-socialistes de l’entre deux guerre n’ont pas l’intention de s’opposer au rouleau compresseur de cette contre-révolution du capital. Papandréou en est l’archétype.

    1. El lunes por la noche Moodys bajó los bonos del Tesoro portugueses a BAA1

      Después de Grecia, Portugal será vendido en una subasta. El programa implacable de desmantelamiento de los Estados-Nación europeos continúa, más precisamente de lo que solemos llamar « Estado de Bienestar », puesto que a las fuerzas armadas y a la policía deben mantenerlos en condiciones de hacer la guerra al exterior y reprimir las protestas en el interior.
      Sin embargo no se trata de crear una entidad europea solidaria que se sustituiría a los antiguos estados-nacion, pero de que sea el mas flexible possible el mercado laboral, y por lo tanto las condiciones de la explotacion de los trabajadores europeos que tienen el mal gusto de no ser « competitivos  » en comparación con los trabajadores chinos o indios.
      A este propósito el ejemplo del puerto de El Pireo comprado en parte por el « capitalismo de Estado » chino es instructivo . Los términos de la remuneración, las horas de trabajo y el bienestar social en la parte griega se mantienen muy por encima de los de la parte china. Los patrones griegos están muy contentos con esta situación, que finalmente conducirá a alinear a todos los empleados del puerto en las condiciones que prevalen en la zona china.
      Los asalariados se verán reducidos a condiciones de vida que fueron las del siglo XIX. Todo esto bajo el pretexto de que la reforma es « inevitable » y constituye un « progreso ».
      La clase capitalista en la maniobra no podra ser detenida, si no por un nuevo Frente Popular (mejor al nivel europeo), teniendo en cuenta que los partidos de izquierda de orientacion social demócrata, herederos de los radicales-socialistas de la tercera republica francesa no se opondran a la contra revolución del capital. Papandreou es el arquetipo de esta gente, tal y como Zapatero.

    2. Monday night Moodys downgraded the Portuguese Treasury bond to BAA1

      After Greece, Portugal will be sold at auction. The relentless program aiming at dismantling european Nation-States continues, more precisely at tearing to pieces the so-called « Welfare State », as the armed forces and police must keep them in condition to make war outside and suppress protests inside.
      This is not to create a united European entity that would replace the old nation-states, but to make the labor market the more flexible that it’s possible and therefore the conditions of exploitation of the European work force that has the bad idea not to be so « competitive  » as the chinese or indian one.
      The example of the port of Piraeus bought partly by the chinese « state capitalism » is instructive for this purpose. The terms of remuneration, working hours and welfare in the Greek part remain well above those in the Chinese area. The Greek owners are pleased with this situation, which will eventually lead to align all employees of the port on the operating conditions of the chineses.
      The wage earners will see their living standards turned back to the conditions which were those of the nineteenth century. All this under the guise of « inevitable » reforms and « progress. »
      The capitalist class currently being on manoeuvers will only be stopped by a new Popular Front (better at european level), for the left parties like the Social Democratic ones,
      heirs of the Radical Socialists of the third french republic do not intend to oppose the juggernaut of the capitalist counter revolution.
      Papandreou is the archetype of such people, as is Zapatero in spain.

  39. Emprunt à 3 mois :

    Quand l’Allemagne ou la France lancent un emprunt à 3 mois, elles doivent payer un taux d’intérêt d’environ 1 %.

    Et le Portugal ?
    Mercredi 6 juillet 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de … 4,926 % !

    Les taux sont en hausse : c’était 4,863 % lors de la précédente émission le 15 juin 2011.

    Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEB857620110706

    1. Seul remède :
      1- Annexion forcée ( une action éthique de l’OTAN, pour changer) des paradis fiscaux à un grand état voisin fiscalisé.

      2- Reversement au bénéfice de l’Etat des revenus et patrimoines dépassant trois fois ceux du plus pauvre citoyen d’un pays.

      3- Transparence imposée internationalement sur les évaluations de biens mobiliers et immobiliers, y compris métaux précieux, oeuvres d’art, ainsi que sur les comptes et coffres bancaires .

  40. Selon Moodys rapporté par « La Tribune », un tiers des banques européennes ne passeraient pas les stress test…..lesquels, comme de bien entendu ne comportent pas l’hypothèse d’un défaut de risque souverain d’un petit pays de la périphérie de la zone euro….un peu comme si les test de sécurité d’une centrale nucléaire implantée en zone sismique excluaient l’hypothèse « tremblement de terre » même d’intensité moyenne!
    conclusion personnelle: c’est du bidon destiné à « rassurer les marchés » et surtout les déposants, histoire qu’il ne prennent pas la poudre d’escampette en cas de clash….
    hypothèse totalement farfelue: imaginons un seul instant que ça coince et que ça bouge, et pas dans le bon sens, en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie ( rayer la mention inutile), et que par un effet domino les banques plantées avec du papier qui ne vaut plus rien soient légèrement gênées aux entournures vis à vis des déposants, investisseurs et clients, crise momentanée de liquidité, qu’elles leur diront…..évidemment, les files s’allongent devant les agences, effet panique et mouvement moutonnier, les déposants essayant de sauver leurs avoirs et retirer du cash……les DAB étant pris d’assaut en sus; naturellement, comme les banques ne se font plus confiance entre elles, le DAB de la banque machin n’accepte plus la carte de la banque truc, donc, chacun pour soi….dans ces conditions, et si j’étais banquier peu ou prou à l’abri de la faillite ( ça existe quand même, des banques un peu pépères ) ou du moins chargé de préparer le bank run dans la joie, la discipline et la bonne humeur, je limiterais les montants des retraits de mes clients dans mes DABS ( les autres peuvent aller se faire cuire un oeuf), histoire de sécuriser un tant soit peu la ruée vers le cash ( il faudra bien alimenter en papier monnaie et en continu les machines)…..eh ben c’est ce que vient de faire la Banque Postale avec ses clients!
    soit je me fourre le doigt dans l’oeil, soit il s’agit d’un sacré « signal faible », un « précurseur furtif » de ce qui nous pend au nez ( à compter du 1° août )
    En conclusion, le spectacle fascinant le la haute finance qui s’agite me fait tristement penser à la débâcle de 1940: fins prêts pour livrer la guerre de 14/18 bien à l’abri et au chaud de la ligne Maginot….aisément contournée par l’armée d’en face, laquelle se déplaçait à 20 kms/h alors que nos braves pioupious faisaient du 5 kms/h, on connait la suite et ce qu’il en est advenu.

  41. Mercredi 6 juillet 2011 :

    Le vote du parlement grec aura donné à la zone euro un répit de … sept jours !

    Sept jours après le vote du parlement grec, les taux des obligations des Etats européens en faillite sont repartis à la hausse : plusieurs records historiques ont été pulvérisés.

    Portugal, Irlande, Grèce : les courbes des taux sont inversées !

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 16,744 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 18,331 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 13,064 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 15,307 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 15,769 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 12,434 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 28,444 %.
    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 27,693 %.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,822 %.

    1. Et que disent les agences de notation portugaises et européennes au sujet de la dette de tous les états américains, à commencer par le Minnesota, et de celle de l’état fédéral américain ?

  42. Bonsoir hema.

    Croire en une issue raisonnable à tout ce merdier est un acte de foi si il n’y a pas la volonté d’en faire une réalité. vous pensez que cela relève de la foi parceque vous imaginez impossible de changer les choses ce en quoi vous avez raison compte tenu des politiques qui prétendent gérer notre destin.
    Ces politiques ne sont que des hommes donc mortels. A partir du moment où vous en avez conscience et que le nécessaire est fait pour que eux aussi en soient conscients, tout deviendra possible. La fin justifie les moyens.

    1. @Marc

      La fin justifie les moyens

      Rarement, très rarement la fin justifie les moyens et c’est ce qui rend toute (r)évolution compliquée, vous m’avez balancé Pétain sur un post, je me permets de vous renvoyer à Staline sur celui-ci.
      Cordialement,

      1. Bonsoir hema.

        Je ne parlais pas de révolution, pourquoi faire: pour que des innocents meurent?.

        Ceux à qui je faisais référence ne sont qu’une poignée et ce sont ceux-là qui doivent payer. En Grèce, pays où est née la démocratie il y avait un garde fou. Si l’élu ne se comportait pas comme il le devait, il était ou bien chassé de la citée ou condamné à mort.

        Force est de constater que la grande majorité de ceux pour qui nous avons voté entrent dans ce cas de figure. J’ajoute à titre personnel que si nous nous contentons de les expulser, nous prenons le risque qu’ils reviennent.

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