Flash – 23h : OUCH ! ÇA VA MAL ! par François Leclerc

Billet invité

Fatalitas ! Les bourses mondiales ont finalement salement dévissé, en dépit de l’agitation frénétique de ce week-end et de la mobilisation générale.

L’once d’or, baromètre du malheur, a dépassé les 1.700 dollars. Barack Obama a toutefois annoncé comme bonne nouvelle qu’il ferait des recommandations « dans les prochaines semaines », précisant dès maintenant, à propos des problèmes économiques américains : « nous savons ce que nous devons faire pour les résoudre ».

Pour une fois d’accord, les analystes convergent vers une même idée : on peut tout imaginer ! L’un d’entre eux aura le mot de la fin pour ce soir, constatant que « la décision de la BCE n’est pas une arme fatale », triste épitaphe pour une banque de dernier ressort (Gilles Moëc de Deutsche Bank, cité par l’AFP).

« Les marchés sont sourds », s’inquiètent les autorités qui n’arrêtent pas de tenter de s’adresser à eux. Une situation justifiant, selon Jean-Claude Trichet, les mesures exceptionnelles prises par la BCE, car « les marchés sont si secoués que notre politique monétaire ne peut pas sinon avoir d’impact ». On ne saurait mieux reconnaître son impuissance.

Une nouvelle décision de Standard & Poor’s va par contre en avoir – de l’impact ! -, abaissant la notation de Fannie Mae et de Freddie Mac aux États-Unis. Début d’une longue série. Cinq assureurs sont dans le même cas, la note de cinq autres passant de perspective « stable » à « négative ». 73 fonds d’investissement voient leur note baisser de un à deux crans, dont BlackRock et Goldman Sachs Asset management, les stars du métier. Trois chambres de compensation, pivots du système, sont dans le même cas.

En Europe, un institut de conjoncture allemand, DIW, envisage une baisse de la note de la dette française, qui déstabiliserait selon lui le Fonds de stabilité (FESF) et provoquerait l’éclatement de la zone euro.

Il n’est pas nécessaire de prédire l’écroulement du système, aujourd’hui ils s’en chargent eux-mêmes ! Rivalisant, en Italie et en Espagne, de mesures destinées à réduire encore plus rapidement le déficit pour mieux précipiter l’avènement de l’effondrement.

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103 réflexions sur « Flash – 23h : OUCH ! ÇA VA MAL ! par François Leclerc »

  1. Réduction des déficits : Trichet appelle les Etats à « faire leur travail »
    Boursorama mardi 9 août

    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, le 4 août 2011 à Francfort
    © AFP Frank Rumpenhorst
    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a appelé mardi les gouvernements européens, notamment italien et espagnol, à « faire leur travail, à la hauteur de leurs responsabilités », concernant notamment la réduction de leurs déficits.
    « Ce que nous attendons, c’est que les gouvernements fassent ce que nous considérons être leur travail, à la hauteur de leurs responsabilités », a-t-il indiqué sur Europe 1.

    1. Que la BCE montre l’exemple réduction de 70% des salaires de ces incapables, après le Lyonnais Trichet aura réussi à mettre aussi en faillite la BCE
      Et j’oubliais que Lagarde paie des impôts sur son salaire au FMI
      Vous avez vu comme du jour au lendemain, on devient facilement Chef au FMI, c’est dire que le job ne doit pas être bien difficile si on sait éviter les femmes de ménage………..

  2. La dette deviendrait elle la règle de fonctionnement de l’économie ?
    Ceux qui naissent avec une cuiller en or dans la bouche n’ont donc d’autre effort à fournir, que celui de vendre leurs liasses de 100 euros à un tarif variant de 130 à 240 euros, au travers de crédits sécurisés divers, au taux d’usure variable.. Triste trajet terrestre que celui qui n’ aura pas vécu les défis de la vie .. Je n’y vois aucune évolution qui vaille ..

    A noter que les Chinois sont contre les dettes ..

    1. les chinois n’ont pas de karma, ou ne veulent pas en avoir ? comment vont -ils faire sans les lumières du Tibet ?

  3. Ce qui est à redouter, c’est que la baisse des valeurs de grandes entreprises Françaises saines ait eu lieu dans un vent de panique, panique causée par la vente en masse des zinzins, et qu’à ce titre les rachats soient fait par on ne sait qui à des prix défiant toute concurrence.

    Demander aux politiques de faire leur travail c’est bien, mais on peut agir aussi à titre individuel si tant est que le nombre soit significatif.

    Donc, à ceux qui ont un peu de courage, investissez dans ces entreprises et amenez vos amis à en faire autant. Ce sera un moyen de soutenir la France.

      1. Julien, ma vision de la bourse est celle des générations précédentes.

        On investit dans une entreprise parce qu’on y croit et pour l’aider, ce, en compensation d’une augmentation de son patrimoine action.
        La notion de spéculation me fait monter la moutarde au nez 🙂

        Je ne regarde donc les valeurs qu’une à une et je constate ceci :

        Depuis le 1er janvier
        Dassault aviation n’a pratiquement pas chuté
        EADS est encore largement positif
        Idem EDF énergie nouvelle

        Quels risques y a-t-il d’investir dans :

        Boiron
        Air liquide
        Carrefour
        Michelin

        Pourquoi GDF SUEZ s’est pris 28 % en négatif en 7 mois. Tu trouves ça justifié ?

        Pour moi Lafarge et Michelin passeront la dépression, avec des dégâts bien sûr, mais je ne pense pas qu’il faille pour autant abandonner le bateau.

        Bon ceci n’est pas une analyse de bureau de placement, j’en conviens, mais à titre personnel c’est dans cela que je souhaite m’investir (ce sera bien la première fois depuis 20 ans que j’investirai en bourse 😉

      2. edith,

        c’est le cas dans tous nos ex-fleurons, qui ont été, ou sont en cours, de privatisation : une part non négligeable des actionnaires sont tout-à-fait opaques …
        la guerre économique lancée augmente encore le processus .

        sans plus de commentaires :
        http://blogs.mediapart.fr/blog/jordan-pouille/080811/la-chine-doit-elle-avoir-peur-du-aa

        « 09/08/2011, 13:53 par Jordan Pouille

        Notre fierté nationale vient d’en prendre un coup. Le Conseil d’Etat chinois, par l’intermédiaire de son fond souverain CIC, va entrer dans le capital de notre géant énergétique francais, GDF Suez, via une forte participation (30 %) dans sa branche stratégique « exploration »... »

      3. @ M (tu as un homonyme 🙂

        Tu peux m’expliquer pourquoi GDF SUEZ a pris dnas le pif un – 25 % depuis le début de l’année ?
        Là je ne comprends pas.

    1. une entreprise peut être saine et polluer, découper encore un peu plus le territoire en tranches de saucissons .

    2. les grandes entreprises ne tiennent pas compte des petites . c’est schématique, soit . mais la philanthropie des propriétaires est un mythe . il faudrait redistribuer les « terres » . cela s’est fait . tout bêtement , il y a ceux qui ont trop et veulent encore avoir plus , pour continuer à jouer au casino , et à la bourse , et puis , il y a ceux qui ne peuvent rien faire de leur temps .
      la France est aussi calquée sur ce modèle qu’on pense juste, ou légitime . elle ne vaut pas mieux que les autres nations .
      on croit pouvoir régler le problème avec des purges . c’est peut-être ce qui se passe .

    3. Rachat par le Quanting easy 3 à bon compte, regardez déjà qui sont les principaux actionnaires, ça vous parle ???

  4. J’aime bien ce blog, des billets trop sages et des commentaires moins policés, les uns n’allant pas sans les autres… Je me pose une question et j’espère une jour y trouver une réponse sur ce blog. En moyenne et globalement, sur 100€ de dépenses quelle fraction va au paiement de l’intérêt .? 50% a écrit Magrit kennedy (http://www.margritkennedy.de/pdf/BUE_ENG_Interest.pdf)

  5. ..Je me demande quand même où les nantis vont pouvoir se terrer cette fois si ça pète vraiment partout…

    1. construisons des routes parallèles à celles vendues et que les politiques ayant un tant soit peu d’honnêteté dénoncent ces pratiques !

  6. Ce n’est pas le renard dans le poulailler que les néo-libéraux ont libéré, c’est carrément la Bête du Gévaudan. Et elle est en train de dépecer les Etats à grand coups de dents.
    Le pire c’est que ceux qui l’ont lâché (les politiques sur les conseils de leurs amis banquiers), se désolent qu’elle ne veut pas leur obéir: c’est soit de la mauvaise foi carabinée, soit une naïveté confondante.
    Quand on prend le risque le mettre dans la nature un tel monstre, il est un peu tard lorsqu’il dévore tout sur son passage de verser des larmes de crocodile. Par contre il faut organiser une grande battue pour la mettre hors d’état de nuire,malheureusement pour l’instant on ne voit rien venir de ce côté là. Tous ces braves gens palabrent pendant que la bête continue ses ravages…

    1. Julien, un racinien qui s’ignore…

      « Celui qui met un frein à la fureur des flots
      sait aussi des méchants arrêter les complots. »
      (Racine.Athalie)

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