L’EUROPE À DEUX DOIGTS DU DÉSASTRE, par Alexandre Letourneau

Billet invité

Ce qui se joue actuellement n’est plus ni moins que l’avenir de l’Europe. Ce que la plupart des gens ignorent, c’est que son destin est lié à celui de la France. En effet, afin de contenir les flots de ventes des obligations de pays en difficulté tels que l’Italie, la Grèce, l’Espagne et l’Irlande, l’Europe a mis en place le FESF (fonds européen de stabilité financière). Son but est de racheter les obligations des pays européens en difficulté. Très vite, le fonds a connu ses premières difficultés : initialement prévu pour 440 milliards d’euros, il a vu sa taille fondre à 255 milliards. En effet, seuls les pays ayant une notation triple A ont eu le droit de se porter garants (la France, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande). Le 11 mars 2011, sous la pression des marchés financiers, les États ont décidé d’augmenter la taille effective jusqu’à 440 milliards poussant l’Allemagne et la France à faire le grand écart. Hélas, 440 milliards, c’est à peine suffisant pour aider la Grèce. En cas de contagion de la crise à l’Espagne ou à l’Italie, le FESF est dans l’incapacité de faire quoi que ce soit.

Dans les faits, la France et l’Allemagne sont les principaux contributeurs au FESF (la contribution étant calculée en fonction de la quote-part dans la banque centrale européenne). Son principe est celui d’un montage financier qui consiste à permettre à des emprunteurs en situation de défaut de paiement de « redorer » leur signature en mutualisant le risque. Cela ne résout en rien le problème de la dette mais permet de gagner du temps. À ce jour, le FESF est la dernière carte à jouer de l’Europe.

Je rappelle souvent que le FESF prend naissance dans un paradoxe idéologique des politiciens. D’un côté, ces derniers crient à ceux qui veulent l’entendre que les marchés « ont toujours raison », qu’ils ont une capacité de s’autoréguler et que rien ne doit entraver la formation du prix (entre l’offre et la demande). Ces seules affirmations justifient aux yeux des gouvernements les mesures de libéralisation que nous connaissons depuis des décennies. D’un autre côté, les mêmes affirment que les marchés ne comprennent rien aux problèmes de la dette, qu’ils sont incapables de s’autoréguler et donc qu’il faut intervenir massivement (à coup de 1.000 milliards via les banques centrales, le FESF, etc.) pour corriger les excès de ces derniers qui menacent s’effondrer. Voilà le signe flagrant qu’à ce jour, il y a non seulement une défaillance politique mais également une grave incohérence idéologique.

Mais outre des problèmes d’utilité et d’efficacité, le FESF possède un énorme point faible : il est lié à la note souveraine de la France. Si une agence de notation avait l’idée de dégrader d’un seul cran la note de la France et que celle-ci décide de se retirer du fonds, alors le FESF reposerait essentiellement sur l’Allemagne et l’Europe volerait automatiquement en éclat puisque des pays comme la Grèce se retrouveraient « sans couverture ». Cela provoquerait un véritable chaos financier qui se propagerait dans la journée même à l’Italie, l’Espagne, le Portugal et même la France. Même si la France décidait de rester dans le fonds, la notation de celui-ci (actuellement triple A) serait affectée, renchérissant ses conditions de financement. Cruel dilemme.

D’ailleurs, cette dernière commence à susciter l’inquiétude. La croissance de la France s’enlise et la dette s’approche dangereusement des 100 % du PIB. Une fois de plus, le budget totalement surréaliste basé sur une croissance de 2.5 % (revu à 2 %) va être déficitaire…

Attirés par l’odeur du sang, les spéculateurs s’en prennent à présent à la France. En effet, le CDS sur la dette française est en passe de s’envoler atteignant des plus hauts historiques.

Ainsi, à travers les faiblesses de la France, l’Europe se retrouve sans défense avec le pistolet des agences de notation pointé sur la tempe.

Un seul tir sur la France et c’est l’Europe qui vole en éclat.

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294 réflexions sur « L’EUROPE À DEUX DOIGTS DU DÉSASTRE, par Alexandre Letourneau »

  1. @modérateur
    Est-il possible, comme on le voit dans certains blogs, d’ajouter pour chaque commentaire un système de notation ou d’appréciation par les lecteurs?
    Je pense que ça serait intéressant de voir les commentaires les plus appréciés par l‘ensemble des lecteurs.

      1. Bonjour
        Allons Julien et pourquoi pas la star act’… Si vous faites cela, un certain nombre de commentaires (Vigneron, Yvan… voire Jérémie avec ses citations bibliques décoratives) vont passer pour des ringards… (Même si j’espère fortement que cela ne les ferait pas taire)…le blog y perdrait en convivialité…!!!
        Chris

        1. Vous connaissez le principe des commissions Francisco : « En France , quand on veut enterrer un problème, on crée une commission » 😉
          Vous avez cassé mon effet !!

      2. @ Francisco

        Ringard toi même, demande moi plutôt tout de suite pardon d’avoir si peu citer la bible et tous les prophètes sur le blog, la plupart des citations les moins bibliques ne sont pas mal à voir aussi en matière décoratives, et oui on pense et on parle déjà à la place des autres au sujet de la pomme ou de l’orange à nous d’abord le bon goût à suivre en matière de sérieux, Jérémie il est bien gentil mais ce n’est pas non plus avec des gens comme lui ou d’autres qu’on ira un peu plus loin dans la remise en cause de nos mêmes concepts de changement de surface, oui je pourrais en dire tout autant sur vous Francisco.

      3. Etre associé à la star ac…
        Alors là, on me l’avait jamais faite, celle-là. Et bizarrement, ça ne me manquait pas.

        Francisco-chris. Tu es bien certain de ce que tu écris, AU MOINS….???

        Et ringard, alors là, c’est le pompon.
        Sa

      4. (suite car j’ai frappé le clavier à la hache)

        Sache que ça me ferait au contraire PLUS que plaisir de me faire noter et SURTOUT en négatif car cela indiquerait que des personnes REAGISSENT à mes écrits et nous pourrions, ainsi, engager des débats contradictoires à CONDITION qu’ils soient constructifs.

        Regardes, si tu en es capable, les manoeuvres du F-Haine avec lequel aucun débat n’est possible.
        Peut-être comprendras-tu. Mais un doute m’habite

      5. Je pensais plutôt à un système de vote de 0 à 100 par ex, manière de cerner un peu mieux le « nous » cad les 100 000 visiteurs/mois de ce blog. Faudrait savoir ce qu’en pense monsieur Jorion puisque c’est son blog.

    1. Ah non ! Au secours encore des valeurs ! J’ai passé l’âge d’être noté, le commentaire apporte au moins du qualitatif et force à des arguments. Sauf évidemment ceux qui se restreignent à « excellent », « bien dit », etc. ce qui ne me fait rire que chez Platon, et encore…

      1. quand on est dans le jugement , on est déjà plus dans la compréhension , noter les interventions c’est infantile mais ça marche bien , on pourrait ajouter un facebook et google+ ou diaspora ( en gnu gpl free common licence machin truc ) auss pour faire hype ^^

      1. J’ai passé l’âge d’être noté 🙂
        Au fond, même, je crois ne l’avoir jamais eu (l’âge)
        Il est clair que chacun d’entre-nous est exceptionnel : sur quel critère imbécile devrait-il être noté?
        Platon ne me fait pas rire du tout 🙁

      2. @Campos Philippe le 11 août 2011 à 20 h 47
        Pour rire chez Platon faut s’imbiber un peu. Les « bien dit », etc. de Théétètedenoeud et de Groscon sont un bon entraînement. Et dès qu’on désacralise, c’est fait aussi pour ça, on comprend en riant, et encore, on perd les jeux de mots. Le plus chiant et le plus moche, évidemment, c’est Socrate, il est jaloux et se venge, mais il trouve des Idées, d’une mauvaise foi… qui oblige à réfléchir, et Platon le sait bien, ça manque de meuf apparemment, mais ça ne parle que de ça, du désir, de s’assembler itou en se moquant des arguments d’autrui. Imaginez la biture, croyez-vous qu’ils péripatétissaient à jeun ?, rien n’oblige de le lire dans un état étique, l’abus n’y nuit pas, croyez-vous que l’accouchement des âmes ne suggérait pas d’humour mal (mais en fait bien) placé ? Demandez à Nietszche, Freud, Lacan… et ne vous laissez pas traumatiser par les violons professoraux sur l’amour platonique quand ils parlent d’eux-mêmes. Mon préféré c’est l’Etranger. Bon, j’arrête la cuistrerie, il y a d’autres moyens de se marrer. Une révolution des singes au cinéma par exemple, je n’ironise pas.
        PS. Moi non plus je n’ai jamais eu l’âge, mais on ne me demandait pas mon autorisation… ni maintenant d’ailleurs, avec l’argent.

    2. Moi je suis aussi contre. Marre qu’on juge les personnes sur toutes les choses.. car oui, un système de notation est un jugement.

      1. Tout à fait.

        Ne tombez pas dans ce piège pour gamins ! Le jugement on s’en charge, pas la peine d’un doigt baissé ou tendu pour ça . On est plus à Rome et ça serait complètement antinomique avec la philosophie du lieu…

      2. Des notes pour les nostalgiques de l’école, sans doute , où chacun veut une bonne note , puis une image et enfin le statut de premier de la classe avec sa médaille en chocolat ou à défaut, pour consoler le loser méritant, le prix de bonne camaraderie.
        Une notation par besoin de se rassurer ? Mais oui, vous êtes tous merveilleux et on vous aime tous !
        On pourra voir en application, sur un forum à notation, les manipulations d’initiés : le clan des partisans de Dupont se liguer pour balancer un « un » sur dix rédhibitoire et haineux à un certain Durand pour lui faire perdre l’estime de soi et le pousser au suicide … J’exagère à peine .

    3. Manquait plus que çà…une agence de notation pour le blog…mais vous êtes complètement à l’ouest ??!!

    4. Oui, on pourrait noter des AAA, AA+, des CCC Lol !
      Vous m’avez bien compris, des paris sur le score des commentaires , tout un programme, bon je je me sauve…

    5. J’invite surtout les commenteurs à relire le chapitre III : « L’émergence de l’universel
      l’invention de la Réalité-objective dans la physique », en page 173 du livre de Paul Jorion : « Comment la vérité et la réalité furent inventées »…Tout plein de réponses à de nombreuses questions.

      1. La main invisible du « marché » serait impitoyable pour certains commentaires (mais pas tous) et je comprends que cela puisse faire peur tellement l’EGO règne en maître sur ce blog!!!

      2. Ah, tu y crois encore à la main invisible, l’optimalité et tout ça? Libéral un jour, libéral toujours?

  2. C’est vrai que ça va trop vite.
    Ça me rappelle un Laurel et Hardy où ils essayaient de boucher une fuite. Ils la bouchaient ici, l’eau jaillissait par là. A la fin elle finissait par leur sortir par les oreilles. Je trouvais ça très drôle.
    Essayons de récapituler :
    • La bourse, elle monte et elle descend, on sait plus pourquoi ni comment. Elle non plus sans doute sauf l’obligation de plumer quelques pigeons au passage.
    • La France, après d’autres pays européens, est attaquée dans sa possibilité d’emprunter pour colmater un déficit excessif, ce qui va l’empêcher de réduire le dit déficit et de venir au secours de ses banques qui elles-mêmes…
    • Les banques, probablement ça craint mais on sait pas, leur communication étant tellement opaque que n’importe quelle rumeur, fondée ou non, semble plus crédible.
    • L’économie étasunienne va plonger à moyen terme, les Républicains venant, en nommant des ultras à la commission ad hoc, de refuser toute hausse d’impôt aux USA.
    • Le système monétaire mondial est figé par les USA qui veulent continuer à vivre sur leur splendeur passée et par la Chine qui souhaite se maintenir un yuan sous évalué et les exportations qui vont avec.
    • L’€uro, qui a permis à nombre de pays de s’endetter à bon compte, risque d’être jeté avec l’eau du bain ; tandis que les dirigeants européens pensent plus aux élections proches qu’à la sauvegarde de leurs concitoyens, sauf en Italie, un peu, à cause du couteau que la BCE vient de leur glisser sous la gorge.
    • Et pendant ce temps-là, la machine à dépouiller les pauvres et à enrichir les très riches continue à tourner de plus en plus vite et compte bien tirer profit de la crise actuelle pour dépouiller encore plus peuples et États.
    J’en ai surement oublié un ou deux.
    De votre côté, vous proposez des mesures qui vous semblent de bon sens :
    • Le bancor pour permettre un ajustement des monnaies correspondant à la puissance économique de leur pays d’émission.
    • La régulation des bourses et des marchés par l’interdiction de la spéculation en général et des transactions à découvert en particulier.
    • Un contrôle accru des activités bancaires (je ne me souviens plus l’avoir lu ou entendu, mais je fais comme si) afin de ramener les banques à leur fonction de prêt et d’investissement.
    • Une réelle solidarité entre les pays (au moins européens) pour permettre d’étaler un désendettement de plus en plus problématique.
    • Un rééquilibrage des revenus du capital et du travail, pour justice sociale et relance des économies.
    • Et, en prime, une réflexion sur ce qu’est l’économie, sur ce qu’elle devrait être et sur son utilité.
    Pour moi, y a pas photo, si un candidat à la présidentielle vous consultait, plutôt que Minc pour l’un, Cohen pour les autres, et Attali pour tout le monde, il aurait toute ma sympathie… si mai 2012 ne me semblait pas une date trop éloignée.

      1. Pourquoi ne pas s’organiser pour poser directement aux différents candidats de 2012 leur position sur les différentes mesures proposées ? Et insister pour ceux qui y répondraient favorablement comment ils s’y prendraient pour les mettre en oeuvre, en effet, pour leur majeure partie, les mesures doivent être prises au moins au niveau européen.

    1. Effectivement, il faut demander au candidat comment il compte mettre oeuvre de telles mesures.
      L’ensemble de ces mesures, à condition de donner un contenu réel à « rééquilibrage des revenus du capital et du travail », implique un affrontement violent avec la classe dirigeante et son Etat.
      Le candidat qui le nie ou ne prépare pas une révolution est disqualifié d’avance comme bonimenteur (mitterandien) ou irresponsable.

      1. J’adhère, il est indispensable de confronter les idées des candidats avec la réelle applications de celles-ci…Pour ce qui est de la notation des commentaires, je ne m’y oppose pas, si toutefois celle-ci reste conviviale, ludique et fraternelle et sans jamais pratiquer l’exclusion d’où naîtrait un sentiment de « séparativité » et pourrait qui sait pousser certains commentateurs dans l’isolement total et peut-être même au suicide…Enfin je dis ça c’est encore l’affect qui cause…. (J’aime autant Jérémie que Vigneron)…Tout sauf la « séparativité ») et les agences de notation, on sait où ça nous conduit vers l’exclusion d’un d’entre nous…Est ce que vous souhaitez?…Le rassemblement me paraît plus efficace pour réussir.

  3. Je ne comprends pas ce graphique. Je vois horizontalement un écoulement du temps sur un an et verticalement (selon le site Bloomberg) une valeur du CDS en dollars. De votre texte, je comprends que la défiance des marchés vis-à-vis de la France est proportionnelle au prix. La hausse depuis le mois de juin 2011 est vertigineuse. Elle est hésitante mais s’affirme de plus en plus et semble maintenant franchement décidée. Tout cela équivaut pour moi à une incompréhension totale de ce graphique.

    Une première interprétation de ce graphique est qu’une opinion est en cours de changement. La bonne impression que fait la France sur ses créanciers s’affaiblit. Les gens qui acceptent de s’engager à compenser un « évènement de crédit » en veulent de plus en plus et de plus en plus vite. Ce serait donc un basculement des rapports de la communauté financière et de la France. Elle pense que ce pays ne pourra pas suivre. La « découverte » de l’énormité des dettes souveraines va dans ce sens.

    Tant que l’on pense que la France va payer à temps, cette évolution est une excellente affaire pour les spéculateurs. Ils touchent plus d’argent et plus vite. C’est aussi un basculement des opinions. La France est sans défense face aux marchés financiers et ils en profitent. C’est le jeu des subprimes, le retour. Tant que la note AAA de la France est garantie, cette option tient la route.

    Une troisième option est celle des joueurs. Ils profitent d’une hausse des cours et achètent du CDS français pour s’enrichir plus vite. La manipulation classique d’acheter un CDS à un prix pour le revendre plus cher immédiatement pourrait jouer à fond ici. Il n’y a plus de rapports de société ici, juste des joueurs qui profitent d’une évolution des prix. Nous sommes dans le cas de figure que Paul Jorion et d’autres souhaitent faire interdire. Le site ZeroHedge est furieusement contre cette idée (http://www.zerohedge.com/news/nyt-reports-eurowide-short-selling-ban-imminent) au nom de la découverte des prix par le marché.

    Les trois vues peuvent se compléter car le tout est fait d’humains. La meilleure idée qui me vient est que la première montée est donnée par les gens qui se font un CDS sans risque. Quand ils se mettent à douter, il y a une chute. Mais ils sont repris par les spéculateurs qui considèrent que ça va marcher en demandant plus. Ensuite, ils doutent et c’est la seconde chute. La troisième montée est celle des joueurs. Ils n’y croient plus mais il y vraiment de gros intérêts à se faire dans l’histoire. En plus, si ça va vraiment mal, la BCE va racheter ces trucs et ils pourront se retirer du jeu avec les intérêts et le principal.

    Ce jeu est légal. Il recouvre plusieurs réalités. Nous sommes totalement sans la moindre défense face à ces gens. Notre seul droit est de payer pour eux.

    Le tir sur la France est engagé.

    PS : J’admets volontiers ne pas être un expert et que mon texte n’est qu’une reconstruction, une histoire qui tient la route sans plus. Si la dette française fait boum, je n’aurai pas forcément raison. Mais cette idée est un essai pour organiser mes pensées sur un signal dont on parle beaucoup. Si mon idée tient la route, le dada de Paul Jorion éviterait les accidents actuels. Si quelqu’un a une meilleure idée pour comprendre ce genre de graphique, je suis preneur.

    1. Une autre maniére de le lire , qui serait celle d’un trader . Il existe une ligne à 100 que vous ne voyez pas mais qu’il voit . Au dessous un demi-cercle qui signifie que quelques malins pendant
      6 mois ont accumulés des CDS sachant la suite . Le creux est de 50 (100-50) , çà devait
      monter à 150 en moins de 6 mois . çà la fait plus vite et plus haut .
      Maintenant deux possibilités : 1) des mesures , çà redescent à 100 , çà rampe en attendant l’heure .
      2) çà fait du surplace en haut de la hampe et çà bondit de la méme hauteur que précedemment .
      Au cas où çà bondit c’est un crac de 30% sur 5 ans qui est anticipé , ce qui suppose une montée
      des tx en rapport , un fort alourdissement de la dette .
      …C’est un couteau sur la gorge et c’est pour la rentrée : le vote du budget .

      1. Paul-Alain,

        Si je vous suis, les malins ont acheté les CDS bas et les vendent haut. Prendre des mesures contre la hausse donne une mise sous pression de l’état et de ses citoyens. Les taux d’intérêts sont devenus plus sûrs. Les rentrées pour gens riches sont plus régulières. Ne pas en prendre, c’est pouvoir jouer après un plateau dans la valeur à la hausse des CDS. Les taux d’intérêts crèvent des plafonds.

        Encore une fois, je ne suis pas du tout certain d’avoir suivi votre lecture. Mais merci d’avoir proposé une autre vision de ce graphique.

      2. Je reprend ma lecture du graphique . J’ai dit petit malin parce que le demi-cercle sous la barre des 100 est typique de gens qui achétent doucement pour ne pas faire monter le cours du CDS , une fois qu’il a atteint un sommet ( ici 100) , ce sont des gens qui pensent que la dette va s’aggraver et qu’elle va étre plus difficile à régler . En méme temps il l’aggrave , à cause des arbitrages entre cours du cds et obligations et parce qu’ils disposent de gros moyens , eux . Il s’agit de hedges funds .
        Lorsque le cours refranchit la barre des 100 , puis revient briévement dessus la figure est validée , c’est la ruée des plus prudents qui font monter à 160 . Le cours des obligations suit , de méme que le taux qui en est l’inverse .
        Une nouvelle situation est crée pour l’état , il doit payer en interets x fois plus selon l’accroissement du cds .
        Si les joueurs sur cds , mettent le paquet et ont de gros moyens , ils sont à tous les coups
        gagnants .Méme si l’état prend des mesures , je veux dire par là effectue des coupes budgétaires en rapport . ( je ne reve pas d’un état US interdisant les cds nus ) .
        Dans le cas où l’état céde , et c’est ce qu’il fera , il réduit les dépenses . Le cds redescent .
        L’acheteur de cds à 100, 50 , etc soit l’a revendu à 160 et encaissé le bénéfice , soit le garde
        en achéte d’autres à 100 quand çà a redescendu et d’autres ou lui en se renforçant le fera
        remonter . çà va remonter parce que derriére lui il y a la FED en derniere instance qui lui
        fournira toujours les liquidités nécessaires à bon marché . Pourquoi parce ceux qui revendrons
        des obligations française achéterons des US .

    2. « au nom de la découverte des prix par le marché. » …

      Pourquoi pas ‘au nom de la découverte de l’Amérique’, non plus ?

      1. zébu,
        Je cite zerohedge (allez sur le lien que je donne). Je refuse toute responsabilité dans cette idée et suis horriblement déçu par cette déclaration.

    3. Tout à fait, début juin il fallait 70 000 euros pour s’assurer pour 10 millions de dettes françaises à 5 ans. Le graphique montre qu’aujourd’hui il faut 170 000 euros soit une augmentation de presque 150% sur 1 à 2 mois avec une intensification de la hausse ces derniers jours.

      Les CDS sont corrélés au bons du trésor et les bons du trésor au CDS. Le signal envoyé par les CDS est claire » la France est un pays de plus en plus risqué » et la panique semble gagner les institutions. Même si initialement ce mouvement est instauré par des personnes peu scrupuleuses, il n’en demeure pas moins qu’une fois que le mal est fait la prophétie auto-réalisatrice fini le travail.

      Par exemple, si le CDS français monte à 200 sur des mouvements spéculatifs alors des processus de gestion du risque de certaines institutions se mettent à vendre des obligations françaises et à acheter des CDS pour protéger et couvrir des portefeuilles d’actifs. Cela dégrade d’avantage la situation et auto-entretien le mouvement . A la fin, le pays ne peut plus se financer à cause de taux prohibitifs… et la prophétie s’est réalisée … et les spéculateurs empochent des gains substantiels …

      1. Monsieur Letourneau,

        Vous faites remarquer que les CDS sont corrélés aux bons du trésor et les bons du trésor aux CDS. Avec ce genre de liens, toute relation déterministe entre les valeurs des CDS et celle des bons du trésor devient aussi fiable que les prédictions de la fin du monde pour mai 2011, août 2010, décembre 2000 et j’en oublie. Nous sommes plus dans l’idée de G Soros sur les relations humaines que dans celles de la physique du XVII, qui fonde toujours l’économie actuelle.

        L’idée de Jorion sur les rapports de forces devient très importante. C’est votre position dans la dynamique qui décide de ce que vous recevez. Au niveau de puissance que j’accorde aux spéculateurs, je pense que ces derniers décident de combien les Français vont leur donner d’argent. En face d’eux, il n’y a rien ni personne. Les socialistes luttent contre les discriminations sociétales. Le FN lutte pour la grandeur de la France. L’UMP lutte pour plus de marché financier.

        Moi, j’aimerais beaucoup voir s’imposer un critère de dignité humaine autre que celui du montant de sa fortune. Il pourrait nous éviter les joyeusetés financières actuelles. Les financiers devraient se mettre à rendre des comptes pour violation de ce critère. Il serait possible de leur dire qu’ils ont franchi les bornes et pourquoi. Il serait possible de construire un contre-pouvoir à celui de la finance. Sans un critère non financier pour réguler les relations humaines, tout cela n’est qu’un rêve éveillé et halluciné.

        Selon mes sources, Aristote fondait son étique sur l’amitié (philia). C’est une idée.

    1. Bonsoir
      La lunette du Figaro est grossissante (préparation aux « efforts » que Nico va demander aux Français???) car j’ai vu l’interview (qui n’est passée qu’une fois sur cette chaîne)!!!
      Par contre j’y ai vu des « experts » économistes qui disaient que le problème de la France reposaient essentiellement sur … ses banques – dette privée donc – qui sont impliquées (gratuitement « of course ») dans le sauvetage de l’euro-zone… !!!
      Quant au futur sur les « bonds » ..à la sortie, elles ont diminuées sur celles à 5 ans mais augmentaient sur les 2 et 10 ans…Va comprendre Kertugall!!
      Pour le reste, il suffit de regarder cette chaine, surtout pour ceux qui pensent que le commonwealth anglo-saxon est une « faerie » … … pour le voir à l’oeuvre!!!
      Dois-je faire remarquer qu’il a suffit qu' »expert » de la City dise anonymement que la Belgique était un problème, pour qu’elle rentre dans le turmoil (mot très à la mode ces temps-ci!!!)
      Si on peut manipuler les cours, via les ordinateurs grâce à des algorithmes… alors la transparence Du Marché , via des médias aux ordres…je n’ai pas besoin de vous faire un dessin!!!
      Chris

    2. @ kertugal ,C’est un ou une bogueuse »cyrille lachevre »qui dit ca sur le blog du figaro part ca rien vu sur le net.
      Mais il suffit parfois de lancer l’idee

    3. Et toujours rien sur l’ Angleterre en banqueroute ?

      Elles sont trop fortes ces agences anglo-saxonnes , les nèfles ( Figues/ Figs ) ou les cochons ( Pigs ) ce sont tous les autres, mais pas eux. Surtout pas eux ! La prochaine fois que le peuple anglais joue avec les allumettes, il devra revoir sa cartographie urbaine et la City sera alors la bonne cible.

      Faut pas charrier. A quoi jouent t-ils tous ? C’est dingue qu’un système s’entre-dévore tout seul sans qu’aucune armée d’occupation n’ait eu l’idée de le faire à leur place.

      « Canibal -Capitalisme » , nous voilà !

      On dirait les types friqués qui se croient encore tout puissants sur le pont du Titanic en train de se marrer des pauvres gueux qui s’activent déjà et s’aventurent à jeter des embarcations à la mer. Les premiers se moquent de la petitesse des canots de sauvetage et se foutent de la gueule des matelots :  » elles sont trop nases vos barques, jamais je ne monterais dans ces rafiots, c’est trop  » cheap » pour moi ( ! )  » ………..

      1. Tous ces révoltés anglais sont des amateurs: selon les assureurs, les dégâts qu’ils ont commis atteignent la somme ridicule des 170 millions d’Euros (et pourtant ça a flambé et pillé hard…). A comparer avec les 900 milliards d’Euros que la crise a volatilisés en 10 jours (bien sur, je sais, ce ne sont que des espoirs d’argent, des pertes qui ne se réalisent que quand on vend ses actions mais quand même: les criminels en col blanc sont des milliers de fois plus nuisibles que les gamins débiles qui utilisent les batailles de rues comme compensations de jeux vidéos d’urban war games qu’ils ne peuvent pas se payer…).

      2. les criminels en col blanc sont des milliers de fois plus nuisibles que les gamins débiles

        y’a pas photo ! à ne pas oublier, quoiqu’il advienne …

      3. les 900 milliards d’Euros que la crise a volatilisés en 10 jours

        Quand on met en oeuvre des techniques visant à transformer de la fumée en argent, on ne doit pas s’étonner de voir l’argent repartir en fumée.

  4. Cher Alexandre Letourneau,

    «Voilà le signe flagrant qu’à ce jour, il y a non seulement une défaillance politique mais également une grave incohérence idéologique.»

    Tout est dit ! Ex falso sequitur quodlibet ! Du faux suit n’importe quoi !

  5. Je n’ai aucune confiance en nos gouvernements et leurs représentants pour conduire véritablement et jusqu’à son terme, la refonte du système telle qu’elle est proposée ici et quelques rares endroits ailleurs.

    Son agonie se poursuivra jusqu’à son total effondrement, jusqu’à ce que chaque citoyen en ait payé le prix.

    L’histoire se répète et cette fois-ci, nos dirigeants savent qu’il n’y a plus d’alternative possible.
    Ils vont bien essayer d’accélérer la mise en œuvre du MESF pour une rallonge de quelques 300 Mds d’€ au FESF via les DTS.
    Mais c’est insuffisant , complexe et surtout trop tard.

    Dorénavant, l’espèce humaine ne se sentira concernée non pas par les idéologies mais par ce qui lui permet de survivre.
    Le capitalisme, le communisme, le socialisme, la social-démocratie sont des mots qu’il faut jeter à la poubelle immédiatement, parce que toutes ces idéologies reposent sur l’hypothèse de ressources (et une croissance) infinies.

    Aucune de ces idéologies qui sont des dinosaures morts, des fossiles archaïques, dénués de pertinence quant à notre de mode de vie actuelle, aucun d’entre eux ne reconnait le nécessaire équilibre entre la croissance et la planète.

    Oublions l’idée que nous pouvons posséder autant que nous le voulons parce que tant que l’humanité n’aura pas accepté le fait qu’elle habite une planète finie et qu’elle doit vivre en équilibre avec cette planète, avec les ressources de cette planète, sa vie animale et les autres formes de vies, il ne peut y avoir aucune forme de bonheur.

    Pendant ce temps là, l’inéluctable arrive.
    Ce en quoi l’on résiste persiste avec d’autant plus de force que le déni, la myopie, l’amnésie et la déraison règnent à plein régime.
    Plus forte et douloureuse en sera l’effondrement.
    Tout est donc parfait dans le fond, tandis que la forme de ce qu’il en adviendra le sera forcément moins.

    1. Aucune de ces idéologies qui sont des dinosaures morts, des fossiles archaïques, dénués de pertinence quant à notre de mode de vie actuelle, aucun d’entre eux ne reconnait le nécessaire équilibre entre la croissance et la planète.

      Normal, croissance exponentielle et planète finie, ça ne peux pas s’équilibrer…
      Rassure-toi. Un jour, on comprendra bien que la croissance ne peut pas être la solution vue que c’est le problème !

      1. Tout dépends de ce que l’on mesure en parlant de croissance. Imaginons que la croissance soit le le rapport du nombres d’heures de temps libre par rapport au nombre d’heures de travail C = Rl / Rt, si Rt->0 alors C->infini (donc croissance infinie mais on ne détruirait sûrement pas la planète en ne faisant rien) !

        J’aime beaucoup cette phrase « croissance infinie sur une planète finie = pas possible » mais attention ! On ne peut pas l’utiliser comme un argument en soi. Cela fait de l’effet dans une discussion, certe, mais ca ne devient un argument sérieux que lorsque l’on définit ce que mesure actuellement la croissance et pourquoi une augmentation de celle-ci a pour corrolaire une dégradation de la biosphère.

        Et c’est la que le débat devient interessant: est-ce vraiment pertinent d’utiliser le PIB comme indicateur principal du dévelopement d’un pays ? Ou en des termes que je préfère: Comment est-ce possible qu’une mesure aussi mauvaise soit encore utilisée de nos jours ?

    2. « Ce en quoi l’on résiste persiste avec d’autant plus de force que le déni, la myopie, l’amnésie et la déraison règnent à plein régime. »

      Nous sommes quelques uns sur ce blog (vous y compris) qui ne sont ni dans le déni du réèl, ni myopes, ni amnésiques, ni déraisonnables : ça doit faire nombre.
      Ne laissons rien passer

      « la forme de ce qu’il en adviendra le sera forcément moins. »
      Vous/Nous ferons la suite. Pourquoi moins? Pourquoi plus?
      Différent simplement! Plus adapté à nos mentalités!

  6. A propos, les CDS ont-ils été réglementés depuis 2008, ou peut-on encore négocier des CDS sans que ceux-ci soient liés à une créance détenue?

  7. Bonsoir
    Alors la moi je comprends plus rien les bourses font un bond énorme alors que hier c’etait la descente en enfer, mais par quel miracle cela c’est produit ?es ce la fin de la descente ?
    On parlait plus haut de gens licencié pour ma part je sais que de nombreux frontaliers notement travaillent en Suisse sont tres inquiet y a des licenciement dans l’aire , soit il sont dehors première option la plus radicale , soit ils doivent travaillé plus d’heures , soit ils seront payé en euro et non plus en franc Suisse , et y en a du monde qui travail en Suisse quelque chose comme 100 000
    D eplus je sais pas commentles banques peuvent allé bien , vue que tous le monde ou presque enfin ceux qui ont de l’argent partent mettre leurs argent en sécurité , et y en a du monde , donc elle doivent doucement perdre en liquidité , es ce que je me trompe ????

  8. « Attirés par l’odeur du sang, les spéculateurs s’en prennent à présent à la France »

    Si c’est une déclaration de guerre, la France en tant que pays souverain a le droit absolu et les moyens militaires de se défendre.
    Un accident cérébral (ou une dépression rapide conduisant au suicide) de quelques membres de conseil d’administration et de Couille En Or de Hedge Fund devrait calmer les autres.
    Ou les élites françaises sont aux ordres!
    Ce qu’ils démontrent

  9. moi je pense que les spéculateurs ont ouvert une bréche en ce qui concerne la france et ne lacheront pas le morceau.
    quand ils peuvent gagner argent, il n’y a plus d’amitié !

    1. dans addiction, il y a fusion avec le produit …
      dans la fusion, l’autre ( alterité) n’existe pas …
      l’autre n’étant pas perçu comme étant autre existant, avec des limites, est devant être absorbé …

      ceci est un signe de régression, de régression d’un être humain, addict, de régression de l’humanité, quand tout le système adopte ce mode de fonctionnement …
      la guerre est la pire régression de l’humanité ; la guerre économique et financière aussi : même
      processus en route.

  10. Je me demande si d’aucuns ne confondent pas plusieurs notions, et notamment le crédit accordé à une dette souveraine avec la parité d’achat d’une monnaie.
    En effet, si j’en juge par le graphique à 3 ans de la paire eur/usd sur le site de bloomberg, l’euro se porte plutôt bien par rapport au dollar, merci pour lui.
    Si évidemment, on prend l’euro par rapport à un étalon historique tel que l’or, (comme O. Berruyer l’a rappelé dans un graphique voici quelques jours), la perspective est différente pour l’euro mais toujours la même pour ses autres monnaies concurrentes, qui se déprécient toutes par rapport à la relique barbare (l’or ne monte jamais : parfaitement inutile, il ne peut s’apprécier, le papier seul varie par rapport à lui).
    Je suis assez partisan par rapport à cette problématique d’une approche à la fois « conspirationniste » et réaliste : conspirationniste en ce sens qu’il est vital pour certains décideurs anglo-saxons de perpétuer leur emprise sur le commerce mondial, pour quoi la monnaie est évidemment un vecteur essentiel ; l’euro est donc bien un ennemi à abattre.
    Mais réaliste également en ce sens que pour les autres intervenants macro-économiques, il y a intérêt à aller vers un monde monétaire non unipolaire et que donc ceux-ci s’accrochent à l’euro d’autant plus que, contrairement au monde anglo-saxon, détenir cette monnaie permet de venir échanger sa monnaie contre des biens à Hambourg, au Havre, à Amsterdam, à Anvers.
    Les CDS, quant à eux expriment la crainte qu’inspirent les dettes souveraines à ceux qui ont eu à la fois l’imprudence de conseiller aux Etats de s’endetter pour s’enrichir avec l’intérêt et l’hubris de croire qu’ils pourraient être remboursés !
    Le fait de savoir quand un Etat fera défaut n’est pas un problème économique, c’est un problème politique, comme est un problème politique de savoir qui paye les impôts pour assurer le service de la dette : quand un gouvernement annonce une politique d’austérité, il y a lieu de lire réforme fiscale en ce sens que pour le même prélèvement, on va modifier l’assiette des bénéficiaires des recettes fiscales.

  11. L’été sera chaud, on le savait et le mois ‘août chaud bouillant.
    La crise est le sujet des dernières émissions de C dans l’air.
    Le record de 6 sujets consécutifs (DSK) sur le même thème sera t’il battu ?.

    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/

    Ce soir il fallait choisir entre la marine qui appelle de sortir au plus tôt de l’euro et Philippe Desertine qui nous promet le néant et le chaos dans ce cas.
    Qui a un petit pois en guise de cervelle ?

    Au fait, quel est l’avis de DSK sur cette problématique ?

    1. Ce qui est sur, c’est que si les postillons d’experts et debatteurs étaient convertibles en rembousement de dette, on ne saurait plus quoi faire des excédents.

      Ha si ! payer les glousseurs professionnels pour qu’ils se taisent, les « congés payé » quoi…

    2. Excepté B.Maris, l’émission C dans l’air est un repaire de néo-libéraux. Toujours le même discours, les mêmes légitimistes « économistes » et journalistes, au service de l’ordre établi.

  12. Le pouvoir politique devrait prendre conseil auprès de ceux qui achètent de l’or. Il n’y a qu’eux qui ont compri les magouilles de la finance. Ce sont les seuls à savoir protéger leur bien. Il sufirai qu’ils exposent leurs conditions de ventes pour savoir comment réparer le système, pour savoir comment faire échec au pillage.

    1. Bien vu, Christina.

      La manipulation anglo-saxonne commence à être trop voyante et, entre nous, ça me plait vachement.

  13. Toutes ces assignations à sujet sont fatigantes , expriment et sèment de la confusion.

    « L‘Europe », c’est qui? Est-ce que vous dites « L‘Europe » pour « L’Union européenne »? Et celle-ci, d’ailleurs, c’est quoi? La commission? Barroso? Les gouvernants? Les peuples? Les industriels? Les financiers? Vous? Moi?

    On nous fatigue avec « les marchés », et leur soi-disant psychologie. Vous avez remarqué, il n’y en a que pour leurs états d’âme. Ils sont « impatients »? Ah bon? Vous avez leur adresse, leur numéro de téléphone? Ils s’inquiètent? Oh. Les marché doutent! Les marchés ne sont pas rassurés! Les marchés ont bien réagi aux mesures de la Fed.

    Tant qu’on y est, ils mangent gras, ou ils mangent sain? Ils boivent du champagne et ils entretiennent des femmes légères ?

    Il y a de l’animisme, dans cette confusion. En tout cas, beaucoup d’idées qui jouent aux spontanées et aux irréfléchies, mais ne sont ni anodines ni neutres.

    Moi, j’y entends des simplifications au service des pouvoirs petits et grands.

    1. « Il y a de l’animisme, dans cette confusion.  »
      Pour moi, il s’agit d’avantage de propagande que d’autre chose.
      Propagande dans le sens où les mots sont détournés ou laissés à une interprétation toujours vulgaire.
      Propagande où on dit des mots qui cachent l’objectif réèl des puissants qui nous gouvernent actuellement
      Propagande où on jette les uns sur les autres (surtout les pauvres bougres) les black contre les bougnoules, les bougnoules contre les niaqués, les niaqués contre les blancs etc. (excuses à tous ceux que j’oublie) en leur disant que c’est l’autre qui vole les économies d’une vie. C’est jamais les bons qui sont désignés pardi.
      Propagande où on dit aux maigres riches que si on ne protège pas les gras riches, leurs minables économies vont disparaître. Les gras étant très peu nombreux, les maigres sont pléthore et les maigres riches ne se rendent pas compte de cette évidence.
      Propagande que de dire que les marchés (qui?) décident de notre vie.

      ARRETONS

    2. Le jour où l’on agitera autant les fanions et drapeaux rouges sur les chiffres du chômage que sur les élucubrations de la corbeille on aura avancé d’un sacré pas.
      Les traders devraient être rémunérés sur l’amélioration de l’emploi et la création effective de richesses utiles aux besoins primaires.
      Pas une seule émission C dans l’air consacrée à ce sujet depuis des lustres, étrange !!!
      En tous cas il vaut mieux suivre ce blog que de regarder la TV.

      1. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Là-dessus on a pas mal avancé, même si beaucoup de chemin reste à faire. Par contre, la deuxième partie de l’article 1er de la Déclaration « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune » a été complètement escamotée. D’ailleurs qui s’en souvient? C’est sur cette partie qu’il faudrait mettre le paquet aujourd’hui. Les traders et autres vautours auraient vraiment à s’inquiéter de réviser complètement leur métier. Qu’en penses-tu xian?

  14. Le problème de la dette européenne se règlera in fine par l’émission d’eurobons BCE (bombe à neutron selon D.Cohen) laquelle, au final, purgera sa dette par une création monétaire adéquate.
    La vraie difficulté se situe au regard de l’instauration de mesures pour juguler la spéculation (comme le préconise PJ avec l’interdiction des paris sur les prix) car la spéculation capte une partie des revenus au profit de rentiers.
    Mais, contrairement à PJ, je pense que l’inflation est absolument nécessaire pour instaurer le monde d’après. La rente est la source de tous les maux actuels et l’inflation seule euthanasie les rentiers. Même avec une interdiction des paris sur les fluctuations des prix, les fonds de pension anglo-saxons continueront à saigner les entreprises en exigeant des rendements à 2 chiffres. Par contre, une inflation significative devrait démonétiser la capitalisation et redynamiser le système par répartition.

  15. Nouvel article de Frédéric Lordon ce soir : « le commencement de la fin », qui résume parfaitement avec du recul où nous en sommes…

    1. Si je peux me permettre…
      D’ailleurs, je me permets kelke soient les circonstances.

      Le paragraphe : « Le chaos cognitif de la finance  » est un bijou dont un antropologue n’aurait pu entrevoir un soupçon.
      L’antropologie doit donc bien rapporter.

  16. je sors de voir « Melancholia » de Lars Von Trier. La planète qui dans le film va percuter la terre, nous l’abritons actuellement sous nos cieux, dans nos tripes, dans nos banques et nos institutions, et elle produit des déflagrations dont nous ne connaissons pas encore les dégâts .

    Mais en dehors de la prescience dont, à mon sens, fait état le réalisateur, il y a dans le film une précieuse affaire d’amour (sororale, c’est comme ça qu’on dit ?) entre deux êtres incroyablement attachants. .

  17. C’est toujours pareil, en fin de banquet copieux, les histoires de FES et la gueule de bois le lendemain.

  18. Il y a eu un grand moment au JT de treize heures de France 2, aujourd’hui. L’économiste invité explique que, si les bourses baissent autant de jours d’affilée, c’est qu’il y a des analyse rationnelles derrière. Immédiatement après, la journaliste, qui n’a rien compris, ou rien écouté, ou appris ses questions par coeur et dans l’ordre, ou simplement est une machine à lire le téléscripteur, reprend l’antienne de l’irrationalité des marchés dans la question suivante. L’économiste invité, directeur de je-ne-sais-plus-quoi, est resté impassible (signe de dépression ?), avant de poliment corriger.

    C’est, très rationnellement, chacun pour soi et après soi le déluge.

    Ce qui est surtout intéressant à remarquer, c’est qu’une addition de millions de responsabilités individuelles donne une irresponsabilité collective. Qui fait passer le système de catastrophes en catastrophes (les fameux cycles niés par M. Jorion) et consume les ressources naturelles en quelques générations.

    1. C’est, très rationnellement, chacun pour soi et après soi le déluge

      Oui! C’est la face sombre de l’individualisme qui ‘exprime.
      1) L’individualisme n’est pas partageur. Il s’accommode fort bien de la rétention d’information – tout pour soi, rien pour les autres.
      2) Il dissout les représentations que se font les gens du mot: collectif ou communauté. Et quand ces mots ne veulent plus rien dire à personne, les institutions qui en sont l’émanation deviennent des coquilles vides: l’État doit se gérer comme une entreprise, se financer auprès des marchés, abandonner sa souveraineté, dégraisser ses fonctionnaires pour payer sa dette, etc. Plus rien n’a de sens. Voila pourquoi aucune solution ne peut être trouvée à cette crise, puisque politiques et financiers sont enfermés dans une logique de sauvegarde individuelle. Ils sont aveugle à l’intérêt commun depuis trop longtemps.

  19. Monsieur Letourneau,
    on ne fait pas l’Europe avec un esprit de petit boutiquier.
    Cet état d’esprit domine pourtant en Europe, l’argent est la seule valeur admise sur ce continent, l’argent et les egoismes nationaux. En termes populaires: l’Europe est une histoire de fric. Une Europe des marchands et financiers.
    J’imagine vous avez vu le titre actuel du Time Magazine: « The Decline and Fall of Europe ». Ce vieux continent n’a plus de forces directrices et les caisses sont vides; il il est dans l’incapacité de se donner une identité.
    Je vous conseillerais, à vous et tous les euro-enthousiastes d’aller rechercher du travail dans un pays européen hors espace francophone. Je pense que ce serait une expérience à faire pour vivre ce que c’est, l’Europe, pour tâter la réalité d’une impossible union.
    Aux USA, un chômeur a un vaste territoire à sa disposition pour retrouver une situation. Une seule langue officielle, un pays monoculturel et fédéral….Ce n’est pas comparable avec l’Europe. Mais certains aimeraient faire comme si…..

    1. Français, je travaille actuellement en Allemagne et l’union ne me semble pas du tout impossible ! La France est en retard dans sa maitrise de l’anglais mais il faut voir des suedois parler avec des allemands en anglais ! A la création de l’Europe, il aurait du y avoir une grande promotion de la langue anglaise. C’est une chose qu’il faudrait régler au plus vite en France.

      1. Euh… L’anglais n’est pas une langue européenne. Et c’est une langue en voie de déclin. Tant qu’a vouloir une langue mondiale, autant choisir l’espéranto ou le latin. Quoiqu’il serait plus rationnel d’apprendre l’espagnol, l’allemand ou le russe.

    2. Oui et aussi le pauvre américain chômeur peut s’engager dans l’armée US qui lui a fait miroiter qu’à son retour d’ Afghanistan ou d’ Irak ,l’enfant chéri de l’ Amérique libéral aura l’université gratuite et aura un bon job. Entretemps, le type est rentré dans une caisse en bois et il n’a même pas eu le temps de passer son CAP ébénisterie.

    3. Le problème de l’Europe c’est que c’est avant tout une Europe de la finance où les capitaux circulent d’un pays à l’autre en 1 milliseconde. Le passage d’un individus d’un pays à l’autre est beaucoup plus lent à cause de barrières culturelles et linguistiques. Néanmoins, elles sont très loin d’être insurmontable. D’ailleurs, il y a de plus en plus en plus de personnes qui ont des carrières professionnelles internationales.

      1. A. Letourneau
        Il est vrai, il y a des carrières internationales, mais cela n’est pas nouveau, cela a toujours existé, selon les conjonctures et l’ampleur des échanges en terme de biens et capitaux. Et cela ne concerne que des gens à partir d’un certain niveau (durant les années 50 et 60, on faisait venir des Européens à faible qualification professionnelle, c’est devenu obsolète). Mais c’est totalement insuffisant pour bâtir une « Les Etats Unis d’Europe ». C’est un mirage, sans plus.

        D’ailleurs, je viens de participer à une conférence où il était question des conséquences de la mondialisation. Résultat: on a tendance à surestimer les effets et impacts de la globalisation économique. Ce qui prime d’abord ce sont des intérêts nationaux, la compatibilité des cultures et destins (ancien pays colonisés, langue et culture commune ou presque etc.), et, facteur important, la langue.
        Petite parathèse: J’entendu des cas où un employeur francais aurait refusé un candidat allemand en raison de son (léger) accent!

      2. J’entendu des cas où un employeur francais aurait refusé un candidat allemand en raison de son (léger) accent!

        l’employeur français n’est pas toujours trés fin !

        – quant aux « carrières » internationales : ce n’est pas si simple, et, en effet, réservé à ceux qui sont dits de haut niveau : tel ou tel diplôme …en dépit de carrière, appartement, hauts revenus … etc … facilitant la vie, j’en ai vu revenir pas trés en forme – licenciement boursier du jour au lendemain – ne se sentant plus bien ni ici, ni ailleurs, et ayant des difficultés à retomber sur leurs pieds …
        – un français travaillant dans un groupe international, en quittant régulièrement le Pays, pour des réunions internationales, c’est encore différent : c’est le beurre, l’argent du beurre …etc…
        =) beaucoup moins impliquant, et moins risqué, qu’un changement radical de vie …[ pas de famille à transférer de ci de là …]
        – que dire des gueux qui tentent l’aventure, et qui n’ont aucune de ces facilités, et de maigres revenus : le risque est alors bien plus important ! voilà pourquoi tous ces conseillers-protégés, balançant ce genre d’idées à tort et à travers, n’ayant pas la moindre idée des difficultés de la vie REELLE, puisqu’ils s’en sont depuis toujours écartés, me fatiguent ( et, je tiens à rester polie ).
        – il y a toujours eu des individus – mais ce n’était pas dû à un système – qui décidaient de tout quitter, et de partir, et cela pouvait marcher, mais cela n’a rien à voir …
        – je me souviens (entre autre ) d’un manager british, qui, avec sa petite famille, avait tout largué
        pour s’installer ici : il voulait ses enfants parfaitement bilingues – lesquels s’étaient fort bien adaptés, comme toujours – bien éduqués, et un bon système de soins [ étant expat., il gagnait trés trés bien sa vie, avait acheté une maison …etc…] : et, puis, un jour, il a tout largué, est retourné en GB, et m’a dit avant : « l’Europe, c’est pas pour demain ! »: ce qui m’avait étonné venant de lui.

  20. Principes de base de la Gestalt

    Le Gestahl est un paradigme qui s’oppose globalement à l’individualisme (bottom-up) en renversant cette perspective vers une approche top-down : en physique, la perception globale d’une forme précède les détails ; en psychologie, la société, le groupe, la culture, la nation sont des entités supérieures qui priment sur l’individu4.

    D’où le postulat gestaltiste suivant :

    le monde, le processus perceptif et les processus neurophysiologiques sont isomorphes ; c’est-à-dire structurés de la même façon, ils se ressemblent dans leurs structures et dans leurs principes (d’une certaine façon).

    Il n’existe pas de perception isolée, la perception est initialement structurée.
    La perception consiste en une distinction de la figure sur le fond (vase de Rubin).
    Le tout est perçu avant les parties le formant : « Le Tout est supérieur à la somme des parties » ou « L’ensemble prime sur les éléments qui le composent »5.
    La structuration des formes ne se fait pas au hasard, mais selon certaines lois dites « naturelles » et qui s’imposent au sujet lorsqu’il perçoit.

    1. Quand je comprends pas un texte que je soupçonne d’une grande
      hauteur spirituelle, j’en parle à ma chatte.
      A force de lui expliquer, les idées s’enchainent logiquement
      et la lumière vient. Souvent, pas toujours.
      Mais elle pose ses conditions : un vocabulaire français; elle l’exige, elle est ainsi.
      Du moins pour les noms communs. « Gestalt » passera très bien, y’a qu’à dire
      que c’est un nom propre. Il n’a pas de traduction, même approchée, et le tour est joué.
      Mais « bottom-up » et « top-down », jamais.
      Vous me voyez lui parler « face to face » ?

    2. La structuration des formes ne se fait pas au hasard, mais selon certaines lois dites « naturelles » et qui s’imposent au sujet lorsqu’il perçoit.

      Bonsoir,
      Autrement, on peut parler peut être des éléments doués d’une certaine qualité immatérielle dans le monde naturel . La perception résulte de la régularité dans le sens « conforme à une règle » : la symétrie, la géométrie et l’essence de la régularité.

    1. Sarkozy envoie Baroin et Pécresse au front : beau bizutage pour ces ministres qui viennent à peine de changer le papier peint de leur nouveaux ministères ! Harry Potter sortira-t-il sa baguette magique ?

    1. @Deschezeaux Serge Je croyais que le Val d’Aoste était francophone ou alors je retarde d’un siècle…
      Deux-Montagnes Québec

  21. Paris, il faudrait dire la vérité un jour sur cette ville à savoir qu’elle est désastreuse, à plus d’un titre… ancrée dans le 19è, elle est ville d’empire, mais je dirais que c’est une ville fermée, depuis Haussman, une ville de façades qui vous emmurent de toutes parts. De ces avenues il est impossible de s’échapper, elle peuvent être balayées au canon, surveillées, contrôlées. On ne traverse pas la façade pour s’échapper dans des petites ruelles… toujours confronté au bruit et à la foule on fini quand-même, plus ou moins lessivé. A Bruxelles la spacieuse on garde un peu plus sa liberté et son espace corporel et mental, intactes. Paris est l’incarnation sous des allures romantiques, de la police de la pensée et de l’ultime destruction de toute individualité libre. Plus la ville est grande et plus ils s’en foutent disait Céline, résumant le travail d’un de mes condisciples à Nanterre. Plus les immeubles sont hauts, plus…etc.

    La façade, le décors partout devant les yeux, le spectacle mais vide, et impossible d’y vivre. A mon avis… le spectacle permanent détruit l’intersubjectivité, les gens comme des particules en suspension n’arrivent plus à exister et flottent dans le provisoire au rythme des « appels incohérents de la mécanique », – et comme la encore dit Céline, « la grande marmelade des hommes dans la ville »…

    1. En quelques lignes vous venez de me faire comprendre la raison du malaise que je ressens à Paris et pourquoi je n’ai jamais pu y passer plus de deux jours de suite . Chaque fois j’oublie car il s’écoule de longs mois avant que j’y retourne , c’est la joie d’y voir mes enfants mais aussitôt après c’est le malaise qui ne s’estompe que dans les petites rues tortueuses des quartiers commerçants populaires.

    2. Vous savez c’est surtout l’avénement des grandes années de l’ère industrielle ou marchande qui ont fortement incités les gens comme Haussman et compagnie à imposer un peu partout les mêmes conceptions architecturales. Je dirais même que certains quartiers de Bruxelles n’y échappent pas dans le tout fonctionnarisme. Haussman en avait bien cure de l’autre approche architecturale des villes par Viollet le Duc, la création en était donc fortement plus bafouée.
      Et puis vous comprenez ma très chère les matériaux de construction coûtent de plus en plus chères, hier c’était principalement l’hygiène dans les cahiers des charges, aujourd’hui c’est l’ordre pour les premiers batisseurs des villes.

      A mon avis dans les autres grandes mégapoles ça doit être un peu la même chose lisztfr, c’est sur plus ils réussissent grandement à captiver les têtes et les corps dans les grandes villes et plus la terre se montre pareillement de plus en plus révoltée et indignée, qui donc l’emportera au final ?

      L’homme ou la nature, l’homme ou la machine, l’homme ou la bureaucratie, la belle ou la bête, le riche ou le pauvre, tiens la terre à encore fortement tremblé hier en Chine mais ça m’étonne plus du tout. L’ordre le premier souci majeur de nos élites mondiales pour le plaisir du promeneur aussi avec les canons à eau, les grandes villes ont surtout pour vocation première de se mettre principalement au service des marchands, permettant aux grandes mégapoles d’être pourvus de bien plus de panneaux publicitaires clignotants continuellement com à un Pékin où Tokyo, et oui c’est l’autre photographie des choses évidemment à la longue ça donne bien plus le vertige au monde.

    3. Paris, il faudrait dire la vérité un jour sur cette ville à savoir qu’elle est désastreuse, à plus d’un titre…

      « Paris sous tension » de Eric Hazan – la Fabrique, mars 2011 (12 euros)

      ce spectacle permanent détruit l’intersubjectivité, les gens comme des particules en suspension n’arrivent plus à exister

      « Entertainement ! » de Franceso Masci – Edition ALLIA 2011 (6,10 euros)

      1. La spéculation sur les logements y est pour beaucoup !
        En effet, la ville devient, chaque jour plus dure, mais en baguenaudant, on peut encore être charmée .
        On cherche – comme de tout temps :même si au XIX° siècle / archives état civil, la plupart des quartiers étaient encore trés brassés, les plus pauvres étant sur les « fortif° », ou dans la « zone » – à chasser les gueux à la périphérie …
        Il risque bientôt de ne plus y avoir que des ghettos de riches, des banques, des assurances =)
        bref, la mort !
        Paris, ville morte, stérilisée, ne sera plus sans aucun intérêt …

        Le livre d’Hazan est trés bon …( à noter, le précédent, déjà ancien : L’invention de Paris;il n’y a pas de pas perdus )

  22. Breaking news:

    Belgium, France, Italy, Spain Overrule European Regulator, To Impose Standalone Short-Selling Bans.

    Barely did we have time to report that European regulators failed to impose a coordinated short selling ban, that Bloomberg reports that the countries most impact by the market plunge are about to impose standalone short-selling bans. These are Belgium, Italy, Spain and France. In other words, it really is on and the 2008 Lehman PTSD flashbacks may now resume. Until we get a headline that says it isn’t. The rescue of the Borsa Italian is now more schizophrenic than that of Greece.

    http://www.zerohedge.com/news/belgium-france-italy-spain-overrule-european-regulator-impose-standalone-short-selling-bans

  23. En 1850, c’était pas mal, non? Les seules activités étaient de ramasser du bois pour le chauffage et éplucher les pommes de terre pour le repas.. On écrivait une lettre à sa Dulcinée et on attendait plein de rêves, sa réponse dans les trois mois..
    Aujourd’hui, on se disperse dans tout et en une heure on crèe autant d’infos que pendant les 5 derniers siècles.. M’étonne pas que le mental dévisse … Surtout avec une Humanité de 5 ans d’âge moyen, munie de poignards, mitrailleuses, bombes H, bombardiers et autres joyeusetés..
    Vive l’époque des cavernes où on prend le temps de vivre ..

    1. En 1850, c’était pas mal, non? Les seules activités étaient de ramasser du bois pour le chauffage et éplucher les pommes de terre pour le repas.. On écrivait une lettre à sa Dulcinée et on attendait plein de rêves, sa réponse dans les trois mois..

      Ah bon ? Faudrait connaître, quand-même, un peu l’histoire ! la nôtre est particulièrement riche à cet égard …

      Aux travailleurs
      1840
      Charles Noiret
      Ouvrier tisserand (Rouen)

      Ouvriers,

      Nous vivons machinalement sans savoir ni comment ni pourquoi; nous pâtissons, nous végétons, et nous nous contentons de gémir…nous naissons dans l’indigence, nous vivons dans la misère, et nous mourons dans la pauvreté: notre existence est une longue suite non interrompue de souffrances, de privations, qu’aucun plaisir, qu’aucune satisfaction ne vient interrompre!…Et nous croyons que cet état de choses est dans la nature humaine!…c’est nous tromper bien malheureusement ! consultons notre raison: elle nous dira qu’il n’en est pas, qu’il n’en peut être ainsi.
      Dites-moi, avez-vous jamais écrit sur le front d’un homme : Tu seras riche, ou tu seras pauvre; tu seras puissant, ou tu seras humilié ? Non, n’est-ce pas ?
      C’est que, d’après les lois de la nature, les seules vraies, les seules justes, les biens de la terre sont à tout le monde, et que tous les hommes sont égaux.
      Et cependant que de privilèges, que d’inégalités !!!
      Quelle est donc la cause du mal qui nous mine ? La cause provient de ce que nous sommes sous la dépendance absolue de ceux que la fortune a favorisés, n’importe comment : ils font les lois et les exécutent contre nous et pour leur intérêt …
      …On ose nous dire que nous ne pourrions pas vivre sans les spéculateurs, puisque ce sont eux qui nous donnent de l’ouvrage …
      On veut que nous sachions gré à ceux qui nous font travailler. S’ils nous occupent, c’est pour eux et non pour nous ; ce qui le prouve, c’est que dans les temps de crise, ils nous jettent impitoyablement sur le pavé, sans s’embarrasser le moins du monde si nous avons du pain :
      ils comptent ce qu’ils peuvent perdre et non ce qu’ils ont gagné avec nous. Nos rapports avec eux sont une espèce de marché qui nous est imposé par la contrainte …ce marché enrichit ceux qui ne font rien et laisse manquer de tout ceux qui travaillent …
      …La libre-concurrence force à vendre et à travailler toujours au rabais, et partant elle restreint les gains de plus en plus …Voyez comme nos salaires sont diminués depuis trente ans …La concurrence entretient la lutte entre les capitalistes, et ruine les uns au profit des autres ; il s’ensuit que les capitaux se concentrent dans quelques mains… »

      La parole ouvrière / La Fabrique.

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