L’actualité de la crise : UN SOMMET INOUBLIABLE ! par François Leclerc

Billet invité.

Créer un « gouvernement de la zone euro » qui va se réunir deux fois par an et le confier à un homme qui a fait la preuve de ce qu’il ne pouvait pas faire à la tête de l’Union européenne est une aimable plaisanterie. Annoncer l’adoption d’ici à l’été 2012 d’une règle européenne d’équilibre des finances publiques laisse du champ pour d’ardues négociations à venir sur ses modalités. Proposer en commun dès septembre l’instauration d’une taxe sur les transactions financières n’est pas une nouveauté et demande des précisions pour vérifier qu’elle ne sera pas symbolique. Enfin, harmoniser entre les deux pays la fiscalité des entreprises ne va pas changer la face du monde, tant qu’il sera aussi facile de s’en affranchir.

Ce que ce mini-sommet n’a pas décidé est tout aussi significatif de sa réelle portée. Ont été exclus, l’émission d’euro-obligations – présentées à tort comme une panacée par tous ceux qui de plus en plus nombreux la proposent en Allemagne même – ainsi que l’augmentation des moyens financiers du Fonds de stabilité financière. Le prochain rendez-vous en catastrophe est pour quand ?

Le plus petit commun dénominateur franco-allemand ne mène pas loin. Mis en exergue par la cascade de nouvelles en provenance des Etats-Unis et des pays européens, l’essentiel est esquivé : la croissance est partout en berne, seuls quelques points au dessus de zéro permettant de ne pas employer l’horrible mot de récession. L’affaire est pourtant durable, structurelle pour employer les grands mots.

Dans un tel contexte, l’objectif prioritaire de la consolidation financière (la réduction des déficits publics) devient une pétition de principe, à moins de mettre les pays censés y parvenir sous coupe réglée. Même l’émission d’euro-obligations, rejetée et qui aiderait à rouler la dette en diminuant les taux du marché pour ceux qui ne peuvent même plus s’y adresser, ne rendra pas ces pays pour autant solvables. Du temps sera tout au plus gagné, la pente simplement un peu moins glissante.

Dans un article publié ce matin par le Financial Times, Christine Lagarde a cherché à faire entendre une autre musique au nom du FMI. Sous l’adjuration « Ne freinez pas la relance globale ! », elle rappelle que « si les marchés n’aiment pas la dette publique élevée – et peuvent applaudir la consolidation fiscale – ils aiment encore moins une croissance faible ou négative ». Comment pratiquer l’une et combattre l’autre est une contradiction qu’elle revendique avec assurance mais ne résout pas.

L’accueil qui va être réservé aux résultats de la rencontre franco-allemande risque d’être frais. Premier signal du soir, Paul Jorion, ici-même, parle de « coup dans l’eau », tandis que Jacques Rosselin critique « l’harmonisation de l’austérité » et la « gouvernance (…) du tour de vis » dans son éditorial de La Tribune de demain, titré « La volonté de croissance », et parle de « mesures dérisoires ». Les premiers articles de la presse allemande expriment un profond scepticisme.

On aimerait connaître la réaction de la BCE, après le refus d’augmenter les fonds du FSFE. Pour celle des marchés, il suffit de patienter jusqu’à demain matin, mais il n’a pas échappé que les bourses européennes avaient anticipé la conférence de presse concluant le sommet et avaient à nouveau chuté dans la journée.

Il ne fallait pas attendre des miracles, nous n’avons pas été déçus.

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249 réflexions sur « L’actualité de la crise : UN SOMMET INOUBLIABLE ! par François Leclerc »

  1. Et oui. Moi a bien vu le problème.

    C’est bien pour ça qu’il fallait voter « non » en 1992 et en 2005, puisque le traité de Maastricht et le traité sur la Constitution Européenne gravaient dans le marbre cette idéologie suicidaire.

    Malheureusement, le traité de Lisbonne a été adopté en 2008 par le Parlement : on retrouve dans le traité de Lisbonne cette idéologie suicidaire, la concurrence libre et non-faussée, le libre-échange mondial, etc, etc.

    L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

    1. L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

      Mais qu’est-ce qu’ils racontent eux ? Les marchands, d’accord, sans aucune perspective. C’est à dire que tout reste à faire.

      1. @octobre

        L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

        Tain ! Eureka ! Suis bien con aussi… J’en étais resté à l’idée que Verdun était un suicide presque réussi et Auschvitz un essai transformé – sans nul besoin d’arbitrage vidéo. Suis vraiment niais de chez niais… Vais changer d’crèmerie té ! passer chez les « niais de chez nier« …

      2. Surtout pas, Vigneron !

        Reste dans le camp des Oui-Ouistes !

        Tu es très bien avec les Oui-Ouistes !

        Reste dans le camp des partisans du libéralisme économique !

      3. Il me semble que c’est sur le nom du « camp » de BA qu’était l’interrogation .

        Nom commun ou nom propre au choix , mais nom .

        Je n’aime pas plus les burkas idéologiques que les réelles .

      4. Si si BA ! Je vous le demande à genoux, laissez moi devenir votre écuyer, votre serviteur, votre chose, l’ombre de votre ombre tutellaire, l’ombre de votre caniche (pedigree 100 % français ! ), toiletté chez « Douce France » et parfumé chez « Vent d’air fRance ». Je vous en supplie. Laissez moi devenir votre factotum docile, votre grouillot fidèle er loyal, comme seul un bon larbin français peut se révéler être enfin sur son chemin de Damas de repentance et de rédemption anti-Oui-Oui-EU-EU (Vade Retro ! ).
        Je pourrai vous soutenir dans votre croisade salutaire et divine, mon Général Templier chéri ! Diffuser vos posts vengeurs et prophétiques plus largement encore, vous relayer durant vos longues heures de repo… de réflexion et de méditation… Je pourrai même vous précéder de quelques minutes sur vos sites favoris pour claironner l’imminence bénie de votre auguste arrivée… Combattre les infidèles et les félons à vos cotés, vous désigner de nouvelles cibles, mille choses enfin !
        Par pitié Maître BA, dans Votre Grande Miséricorde, accueillez cette brebis perdue, je me mourrais sinon.
        Alleluïa !

      5. @BA

        Tu as tout à fait raison. Je voudrais préciser que la pensée binaire c’est toujours pour les autres. Quand Trichet (le bien-nommé) et autres (i)responsables piétinent leurs propres interdits, qui pour laisser filer le budget en période électorale, qui pour aider prestement et massivement quelques banques, c’est juste du pragmatisme.

        La vérité est que le libéralisme est un kit de pensée révisable à usage de la caste des pétédetunes, dont conceptuellement ils n’ont eux-mêmes rien à cirer, sauf qu’ils cherchent à nous l’imposer en permanence, – pour les contours de l’Europe comme pour le reste – pour faire ce qu’ils veulent avec leur fric, et payent un tas du genre Calvi, Guetta, Etienne, Mougeotte, Demorand et autres sociologues de l’institut des Agenouillés.

        De toute façon, le libéralisme politique, ou économique, il suffit de regarder rapidement pour s’apercevoir que c’est contes et songes pour ados Rousseausistes. Tout cela est basé sur une liberté qui n’existe pas et qui, même si elle existait, serait au final abominable, car elle conduit droit au monde tel que le décrit Hobbes.

        Nous avons besoin de régulation, de réglementations et d’interdits non pas pour empêcher les méchants de piquer l’argent de la vieille ou casser les internautes qui veulent écouter U2 et critiquer le pouvoir, non pas pour écraser les allocataires sociaux qui vont se servir dans les magasins parce qu’on les prive de tout, on les méprise et on ne leur donne jamais aucune chance d’avoir une vie normale. Sans parler d’une vie au miel comme ce petit fasciete étonien qui se prend pour Thatcher en plus arrogant.

        Mais pour empêcher les nuisances de plus en graves et massives des détenteurs du pouvoir au moyen de leur corpus infantile, entre autres. Mieux : débile, si on lit ne serait-ce qu’une seule résolution de l’UE et son infect sabir. Non, mais c’est vrai quoi ! Y en a ras-le-bol de ces cinglés dangereux qui nous ruinent depuis trop longtemps et nous écrasent quand on n’est pas d’accord.

      6. @Juan Nessy : « Je n’aime pas plus les burkas idéologiques que les réelles »

        Mais tout le monde porte une burka idéologique et ce sont ceux qui pensent ne pas en porter qui ont les plus opaques.

    2. Ah parce que le « nationalisme social » (avec une concurrence contrainte et faussée !) c’est la solution ?
      C’est la solution de Marine oui.

      1. L’Islande, la Norvège, la Suisse NE sont PAS dans l’Union Européenne : ce sont trois dictatures nationalistes.

        Mais oui, bien sûr !

        C’est soit rester dans l’Union Européenne, soit le nationalisme !

        Mais oui, bien sûr !

        D’ailleurs, c’est bien simple : avant la naissance de l’Union Européenne, tous les pays européens étaient des dictatures nationalistes !

      2. Je voudrais aussi préciser quelques points :

        – Un Etat européen peut très bien être hors de l’Union Européenne, et mener une politique de gauche.

        – Un Etat européen peut très bien être un Etat indépendant, sans être pour autant un Etat nationaliste.

        – Il ne faut pas confondre :
        1- L’indépendance nationale
        2- Le nationalisme.

      3. BA.
        Je sais que tu es anti-Européen. Style Dupont-Aignan.
        Et je sais aussi que tu ne répondras pas à pourquoi les BRICS, l’ASEA, l’accord SUCRE en Amérique du Sud, la banque (CE) des Pays du Golf.

        Tu n’as rien compris.

      4. L’Europe est en réalité dirigée par les US. Lorsque tu auras compris cela, l’Humanité aura fait un grand pas.

      5. Ah l’Islande, la Norvège et la Suisse ! Super tes modèles !

        Les Islandais qui ont vécu de leur industrie financière, les Norvégiens qui vivent de leur rente pétrolière et les Suisses qui vivent du secret bancaire et de l’évasion fiscale: c’est ça ton modèle de développement ?

      6. Islande, Suisse, Norvège. Trois pays de pure rente, dont un ruiné et qui pleure Pierrot la lune derrière la porte de l’UE – quant ils s’ront secs les harengs on regardera, peut-être, par l’oeilleton… Quasiment le podium mondial du Pib par tête de veau ces trois Grâces là. Et toutes les « Grandes Nations » rêvent évidemment, comme BA, de ressembler à des pays de coucous suisses, de Pêcheurs d’Islande mal Lotis, ou d’émirs de la Baltique tendance serial-killers superfafs.
        Et bien sûr pour Monsieur B,A BA, c’est parce qu’ils sont pas dans l’Europe que ces merveilleux Pays d’opérette sont « riches » et « heureux d’leur sort, tout va bien Tintin », et pas le contraire, et bé oui, bien sûr.

      7. Ne vous inquiétez pas, les gars. Votre Union Européenne n’en a plus pour longtemps à vivre. Elle va bientôt mourir.

        La France existait avant la naissance de l’Union Européenne.

        La France existera après la mort de l’Union Européenne.

        L’Allemagne aussi.

        L’Espagne aussi.

        L’Italie aussi.

        Etc, etc.

      8. Yvan écrit : « Je sais que tu es anti-Européen. Style Dupont-Aignan. »

        Non.

        En 2012, je voterai Melenchon ou alors Chevènement.

        Yvan écrit : « Et je sais aussi que tu ne répondras pas à pourquoi les BRICS, l’ASEA, l’accord SUCRE en Amérique du Sud, la banque (CE) des Pays du Golf. »

        AUCUN RAPPORT.

        Dans aucune de ces constructions, les Etats n’ont sacrifié leur monnaie au profit d’une monnaie unique.

        Dans aucune de ces constructions, les Etats n’ont sacrifié leurs frontières nationales.

        Yvan écrit : « Tu n’as rien compris. »

        Non.

        C’est toi qui n’as rien compris.

      9. Sylvain écrit : « Ah l’Islande, la Norvège et la Suisse ! Super tes modèles ! Les Islandais qui ont vécu de leur industrie financière, les Norvégiens qui vivent de leur rente pétrolière et les Suisses qui vivent du secret bancaire et de l’évasion fiscale: c’est ça ton modèle de développement ? »

        Non.

        Ce sont trois exemples qui montrent qu’un Etat européen peut parfaitement être en-dehors de l’Union Européenne, ET EN MEME TEMPS être un Etat démocratique, non-nationaliste.

      10. Vigneron écrit : « pour Monsieur B,A BA, c’est parce qu’ils sont pas dans l’Europe que ces merveilleux Pays d’opérette sont « riches » et « heureux d’leur sort, tout va bien Tintin », et pas le contraire, et bé oui, bien sûr. »

        Non.

        Ce sont trois exemples qui montrent qu’un Etat européen peut parfaitement être en-dehors de l’Union Européenne, ET EN MEME TEMPS être un Etat démocratique, non-nationaliste.

      11. juan nessy écrit : « à partir de quand devient on nationaliste ? »

        On devient nationaliste à partir du moment où on pense que les intérêts de la nation priment les intérêts des individus.

        C’est pour cela que je suis anti-nationaliste.

      12. Et on peut même dire qu’avant la France il y avait la Bourgogne , la Savoie , l’Auvergne , la Bretagne …..

      13. juan nessy, tu sais comment on a fusionné toutes ces régions pour faire la France ?

        Par des guerres menées contre des ennemis communs !

        Tu veux fusionner les 27 Etats pour faire l’Europe ?

        Alors il faut que l’Europe déclare la guerre à la Russie.

        Ou alors à l’Iran.

        Ou alors à la Chine.

        Ou alors à l’Inde.

      14. @BA

        On devient nationaliste à partir du moment où on pense que les intérêts de la nation priment les intérêts des individus. C’est pour cela que je suis anti-nationaliste.

        Ah fort bien… Anti-nationaliste et anti-libéral donc. L’individu avant la Nation, le bourgeois avant le citoyen, l’individualisme libéral petit-bourgeois lambda plouc-plouc comme idéal national pour B,A BA, quoi. Et donc, au fond et pour en finir, vous refusez le fédéralisme européen au non d’une idée de Nation libérale-hyper-soft défendant selon vous beaucoup mieux votre petite nation qui offrirait un cadre politique bien plus respectueux de la défense des intérêts individuels. Une Nation plus libérale quoi. Mais pas libérale comme l’UE, ah non alors ! libéral-national juste. Mais pas National majuscule, ni Libéral majuscule, non, tout en minuscule, contrairement à votre PSEUDO.
        Dites-moi, BA, quand vous allez voter lors d’un scrutin national, vous le faites au nom de quoi ? De vos intérêts individuels ou de l’intérêt national ? Au nom du peuple peut-être ?
        Et le néonationalisme, ou le souverainisme, vous en nous dites quoi, B, A BA ?

      15. @BA :

        Qui définit l’intérêt des individus ?

        Et si les individus optent pour l’Europe (ou autre chose d’ailleurs) ?

        Je vous rejoindrai en partie sur le fait que l’Europe ( ou autre chose ) n’aura son acte de baptème démocratique que lorsqu’on y posera à tous , la même question , le même jour et avec la même règle référendaire .

        Sur l’idée que la France s’est faite à partir de ses provinces ou préroyaumes par combat d’un ennemi commun , si elle parait simple , elle est elle aussi simpliste , et il ne manquera pas d’historiens pour vous montrer que cet amalgame s’est forgé de bien d’autres turpitudes ou actes de bravoure .

        PS : je ne sais toujours pas si la qualification d’Yvan vous concernant est la bonne .

      16. Vigneron écrit : « Dites-moi, BA, quand vous allez voter lors d’un scrutin national, vous le faites au nom de quoi ? De vos intérêts individuels ou de l’intérêt national ? »

        Au nom de mes intérêts individuels.

        Vigneron écrit : « Et le néonationalisme, ou le souverainisme, vous en nous dites quoi, B, A BA ? »

        Je suis contre le néonationalisme. Je suis pour le souverainisme.

      17. juan nessy écrit : « Qui définit l’intérêt des individus ? »

        Les individus eux-mêmes définissent l’intérêt des individus. Ils peuvent le définir en répondant au moment des élections ou alors au moment des référendums.

        juan nessy écrit : « Et si les individus optent pour l’Europe (ou autre chose d’ailleurs) ? »

        Et si on demandait aux individus de s’exprimer par référendum sur le traité de Lisbonne ?

        Et si on respectait le vote des individus lorsqu’ils votent « non » à un traité européen ?

        Et si on ne faisait pas adopter par le Parlement un traité rejeté par référendum par les peuples français et néerlandais ?

        Et si on ne faisait pas revoter les individus danois quand ils répondent « non » à un référendum sur un traité européen ?

        Et si on ne faisait pas revoter les individus irlandais quand ils répondent « non » à un référendum sur un traité européen ?

        Et si les dirigeants européens arrêtaient de nous prendre pour des cons ?

      18. BA : « C’est pour cela que je suis anti-nationaliste. »

        BA, soit tu es fou, soit tu es du Fhaine.

        Oui, notes. La différence est ténue.

      19. Je te jure sur la tête de mes gosses que je n’ai jamais voté FN, et que je ne voterai jamais FN.

        Tu ne comprends plus rien à rien, mon pauvre Yvan.

      20. @BA: t’auras remarqué que vigneron avait lui aussi sorti ses gros sous-entendus de « penseur de gôche ». Manquait plus que l’accusation d’anti-sémitisme.
        T’es pas d’accord avec l’Europe? Bouh, méchant nazi!
        Tu veux qu’on donne la voix au peuple? Mais vous n’y pensez pas très cher, ils pensent de travers, ils sont fanatiques et pas idéologiquement neutres!
        Les cadres de la pensée unique sautent, on est débordé par la droite, débordé par la gauche et, vite vite, essayons de remettre tout ça en place entre bons bourgeois. On est ici pour trouver le nouveau Keynes, que diable! Pas pour faire la révolution des manants! C’est tellement violent et dangereux, la révolution des manants…

      21. Vigneron écrit : « Dites-moi, BA, quand vous allez voter lors d’un scrutin national, vous le faites au nom de quoi ? De vos intérêts individuels ou de l’intérêt national ? »

        BA répond :

        Au nom de mes intérêts individuels.

        Au moins c’est clair et cohérent, même si plus que douteux vis à vis de l’esprit citoyen, mais soit, disons vote individualiste pur, vote bourgeois..
        Mais alors lorsque vous votez contre l’Europe, vous le faites à l’aune de vos intérêts individuels chimiquement purs, n’est-ce pas ? Et pourquoi alors nous parler des Nations sacrifiées si seuls vos intérêts seraient contrariés par l’UE telle qu’elle se construit ? Et en quoi cette Europe libêrale, défendant donc des valeurs individualistes, serait-elle plus menaçante pour vos principes comme pour vos intérêts qu’un Etat-Nation fort et centralisé ? Bref, quels peuvent donc bien être ces intérêts individuels qui vous opposent à l’UE avec tant de véhémence et une telle constance dans l’investissement, jusqu’au détriment de vos intérêts individuels ?
        Et puis aussi, quand même, puisque vous vous revendiquez souverainiste, c’est quoi exactement cette souveraineté dans laquelle chacun vote « souverainement » selon ses seuls intérêts souverains ? Pour le coup, il en reste quoi de votre nation, même en minuscule ?

      22. Vigneron, si tu commences à mettre à jour les contradictions des discours bien rodés qui se victimisent à la moindre occasion parce qu’on les assimile volontiers aux idéologies les plus sombres (qui elles aussi été bien rodées, avec une rhétorique et des réponses à toutes les objections), où va-t-on ? 😉

      23. Exact, Moi.

        Et ça dure depuis des décennies.

        « Vous êtes contre l’Union Européenne ? Alors vous êtes national-socialiste. »

        Le pire, c’est qu’il y en a qui croient sincèrement à ce genre d’alternative :

        1- Vous êtes pour l’Union Européenne
        2- Ou alors c’est que vous êtes national-socialiste.

        En ce moment, il y a une nouvelle alternative qui arrive en force.

        Je ne sais pas si tu as remarqué la nouvelle stratégie à la mode, Moi.

        Il s’agit de dire, de répéter, et de répéter encore cette alternative :

        1- Vous êtes pour l’Union Européenne
        2- Ou alors il va y avoir la guerre entre les Etats européens.

        Cette nouvelle alternative devient une nouvelle mode.

        Nous allons l’entendre dans les grands médias, dans les radios, dans les chaînes de télévision, nous allons la lire dans la presse papier, bref, le rouleau compresseur va se mettre en marche.

      24. @Moi

        Pas pour faire la révolution des manants! C’est tellement violent et dangereux, la révolution des manants…

        C’est toi BaaderMoyien le porte-parole des manants ? Le Vrai Révolutionnaire Prolétaire, le VRP d’Action Directe ? C’est sûr qu’y à bien une mort qui te fait pas peur, c’est de mourir de ridicule, ou alors, si le dicton est faux, c’est que les chats ont bien plus de sept vies, et que t’es un chat. Mais j’aime les chats, et je t’aime pas, donc t’es pas un chat, donc le ridicule ne tue pas et donc t’es bien un VRP qu’a pas peur de mourir de ridicule.

      25. BA qui dénonce les « rouleaux-compresseurs » rhétoriques des TINA zeuropéistes… je pouffe.
        C’est BomAg* qui se fout de Caterpillar…

        *Bomag : numéro un mondial et spécialiste – français ! (Groupe de BTP bordelais Fayat) – du compacteur.

      26. « si tu commences à mettre à jour les contradictions des discours bien rodés »

        S’il y a bien un discours rôdé et contradictoire, c’est le vôtre. Comment osez-vous vous dire démocrate et défendre une structure anti-démocratique, qui se construit contre la volonté des peuples? Comment osez-vous vous dire au service du faible et défendre une structure qui détruit toutes les limites au pouvoir du fort? Comment osez-vous être libéral en somme?

        L’intérêt individuel passe par le groupe lorsque l’on est faible, il n’y a là aucune contradiction. La loi libère lorsqu’on est faible, la liberté opprime.
        C’est en votant pour une structure déstructurante telle que l’Europe qu’on nous offre, que le faible va contre ses intérêts individuels et nationaux. La contradiction du bourgeois et du citoyen, elle n’existe que pour le bourgeois, pas pour le faible qui ne peut se la permettre.
        Vous devriez avoir honte de défendre une structure qui a pour objectif de laisser le faible sans défense face au fort. Et vous devriez avoir encore plus honte de chercher à culpabiliser le faible lorsqu’il se plaint et cherche à sauvegarder les seuls liens de solidarité politique qu’il connaît: l’Etat national.

        Et ne racontez pas des salades sur ce que pourrait être l’Europe mais n’est pas. Faites l’Europe sociale d’abord, si seulement vous en êtes capables, et le faible deviendra pro-européen ensuite. Mais comment deviendriez-vous subitement capables de faire le contraire de ce que vous faites depuis 50 ans? Ne demandez pas aux peuples d’approuver un processus qu’ils constatent depuis 50 ans les mener à leur perte.
        Cessez d’avoir la langue fourchue.

    3. @BA
      « L’Union Européenne, c’est un suicide collectif. »
      Zut alors ! La Cour Européenne des Droits de l’Homme, c’est un suicide collectif peut-être ?
      Et les condamnations pour cartels avec ententes sur les prix ?

      Vous voulez faire éclater l’UE ? Admettons, et après ? Vous croyez que ça changerais quelque chose ? Quelle institution pourrait faire le poids face à des transnationales ? Par ex. la Belgique ne faisait pas le poids vis-à-vis de Fortis. On fait quoi ?

      Vous ne croyez pas que « tout reste à faire » comme le dit octobre ? Et donc changer ce que vous considérez comme « gravé dans le marbre »

      1. Les Etats européens peuvent parfaitement faire le poids face aux entreprises privées transnationales pour une raison fondamentale :

        à l’intérieur de ses frontières, un Etat indépendant a le monopole de la violence physique légitime.

        C’est pour ça que les patrons des entreprises transnationales n’aimaient pas la période durant laquelle les Etats européens étaient indépendants.

        Par exemple, face à un Etat comme la France durant les Trente Glorieuses, les grands patrons étaient bridés sur le territoire français.

        Les grands patrons ont donc décidé de démanteler l’Etat en le diluant à l’intérieur d’un grand magma sans frontières.

        Ainsi dilué, l’Etat a beaucoup moins de prise sur les grandes entreprises transnationales.

        Conclusion :

        sur le territoire français, il n’y a qu’une seule institution qui peut mettre à genoux les patrons des transnationales :

        L’Etat, seul détenteur de la violence physique légitime.

        Cela implique que les citoyens français votent pour des partis politiques ayant le sens de l’indépendance nationale et de la justice sociale.

        Ou alors cela implique une Révolution, qui porterait au pouvoir un Gouvernement Révolutionnaire du type 1793. En ce qui me concerne, j’ai de l’admiration pour le Gouvernement Révolutionnaire né en 1793.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_r%C3%A9volutionnaire

      2. Roma, ton lien ne marche pas : il me donne ce message :

        « Cette vidéo inclut du contenu de UMG, qui l’a bloqué dans votre pays pour des raisons de droits d’auteur. »

      3. 🙂
        Fujisan
        « Zut alors ! La Cour Européenne des Droits de l’Homme, c’est un suicide collectif peut-être ?
        Et les condamnations pour cartels avec ententes sur les prix ? »
        Et? Les juges sont nommés par la commission ; ils sont d’accord avec elle dans 90% des décisions rendues.
        Droits de l’homme, et du citoyen, « la commission a dit »?

        Droits du consommateur serait plus exact. Sans trop se prendre au sérieux, sachant que les textes sont souvent remis clés en main à la commission (ou au parlement au besoin) par des lobbys…
        Les cartels dont vous parlez, grosse amende? évolution du marché? en faveur de…?

        « Vous voulez faire éclater l’UE ? Admettons, et après ? »
        En l’état, çà se liquéfie à force de gripper. Nulle volonté : un constat, avec lequel je suis d’accord. C’est intéressant à observer. Pour la gloire et les pommes de terre frites!
         » Vous croyez que ça changerais quelque chose ? »
        Croire? à l’évidence çà changera quelque chose quelque part…
         » Quelle institution pourrait faire le poids face à des transnationales ? Par ex. la Belgique ne faisait pas le poids vis-à-vis de Fortis. On fait quoi ? »
        Intéressante question.
        L’UE telle qu’elle est goupillée fait elle le poids face à quoi que ce soit?
        Elle fait quoi exactement là dans le cas de la grêce? De l’irlande? Du portugal? Et bientôt l’espagne et l’italie? Le défaut n’aurait il pas du être prononcé il y a longtemps?
        la garde meurt mais ne se rend pas!
        La belgique aurait elle laissé se développer fortis, sachant qu’elle ne pourrait la contrôler. L’illusion européenne ne l’a t elle pas encouragée?
        L’union européenne n’est elle pas largement co-responsable de l’émergence de multinationales? La BNP pèserait elle plus que le PIB français sans l’AGCS?
        Au profit de qui cet amoncellement de dettes boostées par les lois européennes (pour ce qui concerne l’espace économique européen)?

        Sous l’effet des transferts de pouvoirs aux régions et à « bruxelles », la belgique est en passe d’éclater. Et là, « on fait quoi? ». Si la belgique est trop petite, a fortiori, deux demi-belgiques…

        Le gouvernement belge ne sert plus qu’à transposer le droit communautaire. D’ailleurs le président de l’UE l’a dit : il faut un gouvernement à la belgique…pour adopter les réformes d’austérités….Même le roi est sorti du loup.

        « Vous ne croyez pas que « tout reste à faire » comme le dit octobre ? Et donc changer ce que vous considérez comme « gravé dans le marbre » »

        Avec ces traités (ce sont des traités dits « récapitulatifs » : ils reprennent l’ensemble des acquis communautaires précédents + qq adjonctions), et leurs conditions de modification (unanimité ou « l’empire de la nécessité », ici limite la peur encore faudra t il avoir peur dans le même sens…), on peut dire que c’est gravé…Le marbre n’est pas éternel non plus, rassurez vous.

        à BA : « un Etat indépendant a le monopole de la violence physique légitime. »
        …sur « son » territoire…et seule une partie de l’exécutif a ce monopole…
        Encore que…L’OTAN est bien en guerre mandaté par l’ONU, non?

        Mais avant tout, c’est légitime qui importe : pas de lois pas de chocolat!

        à Dissonance : bien sûr dans sa mouture actuelle. Y en a t il une autre? Les projets de chacun sont ils réalisables? Lesquels vont dégager soit l’unanimité, au pire une majorité?
        Sinon, à la base il faudrait une constitution politique (pas celle économique que l’on a), au moins, ratifiée selon la légitimité constitutionnelle la plus solide, en fonction de chaque pays. Ce qui est à mon avis au moins très difficile : sinon, ce serait déjà fait.

    4. Reformulons quelque peu le propos: Parlons de souveraineté monétaire. La France a abandonné la sienne en 73 si je ne m’abuse (je n’étais pas né). Au profit de qui?

      Une fois cette question préliminaire posée, intéressons-nous au cas de l’Union Européenne. Souveraineté monétaire du bousin? Difficile de l’envisager, puisqu’en l’espèce, BCE et instances dirigeantes de l’Union sont strictement indépendantes les unes des autres, précisément. En d’autres termes, la BCE est hors de tout contrôle politique, lequel est justement synonyme de souveraineté.

      Dans ces conditions, je suis plutôt d’accord avec BA, à cette nuance près: Dans sa mouture actuelle, l’Union Européenne est un suicide collectif.

  2. Le danger d’un retour au nationalisme tel qu’on le concevait lors de la grande époque de l’équilibre des nations, c’est les guerres mondiales.
    Néanmoins, qu’il y ait un socle sur lesquels les peuples puissent chacun se retrouver permettrait un peu moins d’hypocrisie dans les rapports entre pays.
    Un fédéralisme sans communauté de culture, de langue, et autres, c’est quand même une sacrée soupe! De fait, on a rien créé de commun, humainement parlant, et, sous prétexte de voisinage géographique, on a fait comme si on pouvait rivaliser avec l’économie américaine.

    1. Le Politique c’est toujours, d’abord et avant toute autre considération, intégrer, penser l’éventualité, le risque de la guerre. De la même façon que produire de l’électricité nucléaire, c’est d’abord et avant tout intégrer toujours le risque de l’accident. Si on ne peut pas ou ne veut pas intégrer ce risque, on fait pas de nucléaire civil, ou on en paye le prix. Par des vies perdues. Le politique ne laisse pas le choix. Les centrales nucléaires, le risque d’accident, politiquement, on les choisit pas, c’est nous les centrales, nous le risque. On fait avec. Avec l’hostilité.
      Quoi d’autre que la construction européenne depuis 60 ans parvient à vous masquer, ou en tout cas vous faire sous-estimer ce risque de guerre en Europe même, Antoine, pour le meilleur et pour le pire ? L’idéologie libérale économiste, apolitique, libre-échangiste et pacifiste ? Certes, mais elle ne sévit pas qu’ici et cette croyance en l’impossibilité de guerre à court terme, ce déni du Politique en zone euro comme la réalité objective de cette pacification, ce sont bien ici, en Europe qu’elles sont les plus manifestes. Malgré l’Histoire, qu’on le veuille ou non. Mais rien n’est jamais acquis, en Politique en tout cas. L’Histoire n’est pas finie non.

  3. Qu’elle a été grande, la France ! De l’individualisme et du culte de la liberté pour lesquels, autrefois, elle avait versé son sang – elle n’a retenu, dans sa forme crépusculaire, que l’argent et le plaisir… Quand on ne croit à rien, les sens deviennent religion. Et l’estomac finalité. Le phénomène de la décadence est inséparable de la gastronomie… Depuis que la France a renié sa vocation, la manducation s’est élevée au rang de rituel. Les aliments remplacent les idées. Les Français depuis plus d’un siècle savent qu’ils mangent. Du dernier paysan à l’intellectuel le plus raffiné, l’heure du repas est la liturgie quotidienne du vide spirituel. Le ventre a été le tombeau de l’Empire Romain, il sera inéluctablement celui de l’Intelligence française… Rien n’est plus gênant que de voir une nation qui a abusé – à juste titre – de l’attribut  » grand « , grande nation, grande armée, la grandeur de la France -, se dégrader dans le troupeau humain haletant après le bonheur… La France n’a plus de destin révolutionnaire, parce qu’elle n’a plus d’idées à défendre… Les peuples commencent en épopées et finissent en élégies.
    Cioran – De la France (éd. de L’Herne)

  4. juan nessy écrit : « Qui définit l’intérêt des individus ? »

    Les individus eux-mêmes définissent l’intérêt des individus. Ils peuvent le définir en répondant au moment des élections ou alors au moment des référendums.

    juan nessy écrit : « Et si les individus optent pour l’Europe (ou autre chose d’ailleurs) ? »

    Et si on demandait aux individus de s’exprimer par référendum sur le traité de Lisbonne ?

    Et si on respectait le vote des individus lorsqu’ils votent « non » à un traité européen ?

    Et si on ne faisait pas adopter par le Parlement un traité rejeté par référendum par les peuples français et néerlandais ?

    Et si on ne faisait pas revoter les individus danois quand ils répondent « non » à un référendum sur un traité européen ?

    Et si on ne faisait pas revoter les individus irlandais quand ils répondent « non » à un référendum sur un traité européen ?

    Et si les dirigeants européens arrêtaient de nous prendre pour des cons ?

    1. « Et si les dirigeants européens arrêtaient de nous prendre pour des cons ? »

      là : 100% rêveur, BA. D’abord parce que ce n’est pas faux (combien ont autant de données à analyser et d’expérience pour le faire que nos comiques troupiers?).
      Par ex Chevènement a récemment déclaré qu’il était pour l’europe, mais une autre europe. Stratégie médiatique ou électorale, peut être… Rien de bien clair en tout cas.
      Ensuite, ils sont arrivé à de tels sommets de tartufferies, empêtrés dans leurs paradoxes, que ce n’est pas prêt de s’arrêter.

      « Et si on ne faisait pas revoter… ». Le vote, c’est pour la forme. Pas de plan B. On l’a dit et répété : c’est çà où le néant.
      Il n’y a PAS D’AUTRE UNION EUROPÉENNE POSSIBLE. C’est le résultat d’années de discussions, de consensus, de pressions… Du moins à court et moyen terme ( : dans 20 ans, qui vivra verra.), et sans coup de force (par ex le parlement qui s’auto proclame constituante), ou « révolution par les urnes » (vote extrême, en bon français, cad dire sur l’aile) similaire dans TOUTE l’UE (si c’est pour avoir l’extrême droite d’un coté, et la gauche de l’autre, çà ne risque pas de bouger beaucoup).

      Vous pouvez aussi en rajouter une couche sur la campagne lors du referendum suédois. Le boss d’ikea est même intervenu pour menacer de délocaliser en cas de vote négatif. Mais non : les suédois sont aujourd’hui très contents d’être hors euros (clause dérogatoire obtenue sur ce fameux referendum, ménageant la position des « élites », la chèvre, et celle de la population, le chou), et le boss d’ikea n’a aucunement exécuté ses menaces.

      Le plus tragique je trouve, c’est qu’au milieu de tous ces alter-européismes, il n’y en a pas un pour dire (ou se rendre compte?) que rien n’est démocratique dans cette construction, et que ce n’est pas près de le devenir, puisqu’à l’évidence, çà bloque de plus en plus. Il n’y a même pas de débat inter-européen (même le jeu des critiques envers bruxelles diffère d’un pays à l’autre)…
      Au lieu de cela, tout le monde se concentre sur ses marottes. L’un veut du vert, l’autre du rouge, le troisième du bleu…an final, ils finissent marrons. La « rilance » de Lagarde n’est que le reflet de ces contradictions, non pas une manipulation (la nov’lang ne parle qu’à des nov’esprits…)

      Il y a maintenant tellement de frictions, çà bloque à tel point, que çà menace même d’exploser.

      On a pu lire mme Lepage ici : toute sincère mais impuissante : elle a débarqué dans un train de l’histoire dont le destin était tout tracé, et où le mieux est l’ennemi du bien.
      ou mr Gayssot dont le français est parfois rugueux : « ce n’est pas de moins, mais de mieux d’europe dont nous avons besoin! ». Mais après les formules magiques, il n’y a plus rien : de toute façon on peut difficilement avoir « pire d’europe ».

      A quoi çà sert d' »utopiser » ou de s’activer si on n’est pas en démocratie?

      Il y a bien les appels tantôt au bon sens des zélotes au pouvoir, tantôt à leur pitié…On en est revenu aux cahiers de doléances…

      1. Sylla écrit :

        « On a pu lire mme Lepage ici : toute sincère mais impuissante : elle a débarqué dans un train de l’histoire dont le destin était tout tracé, et où le mieux est l’ennemi du bien.
        ou mr Gayssot dont le français est parfois rugueux : « ce n’est pas de moins, mais de mieux d’europe dont nous avons besoin! ». Mais après les formules magiques, il n’y a plus rien »

        Alors là, bravo.

        Je suis d’accord avec ton message à 100 %.

        La phrase que tu viens d’écrire résume parfaitement la situation de l’Union Européenne le samedi 20 août 2011 :

        « Mais après les formules magiques, il n’y a plus rien. »

        Phrase extraordinaire.

        Rien à ajouter.

      2. Tain ! Ya partouze noniste là !

        « Mais après les formules magiques, il n’y a plus rien. »

        Phrase extraordinaire.

        Rien à ajouter.

        Effectivement, c’est l’acmé. Gare à la gueule de bois fieffés libertins anti-libéraux…

      3. Vigneron :

        « Tain ! Ya partouze noniste là !
        Effectivement, c’est l’acmé. Gare à la gueule de bois fieffés libertins anti-libéraux… »

        Affirmation, confirmation, sentence : tout un petit tribunal de la raison…
        avec ces airs de maccarthyste…
        …vous êtes saoulant parfois…

        « acmé » : apogée, orgasme : après c’est la chute. La chute de quoi, à votre avis?

        Vous connaissez le jeu « badaboum »? : on retire un truc, puis un bidule…celui qui fait tomber la tour a perdu.

        « un optimiste est un imbécile heureux, un pessimiste, un imbécile malheureux » (Bernanos).

        Si vous ne voulez pas voir qu’en l’état, l’UE c’est foiré (belle foire!) ou que dans le principe, c’est bien possiblement foireux (mobilité, langue, principes politiques, immobilisation diplomatique et politique et donc suivisme de tout instant (oui je sais, « quand/si véritable fédéralisme… »**), pertinence géopolitique de blocs continentaux), avec votre instruction, qu’y puis je?

        Là où vous voyez un dogme « noniste », je constate : On dirait des lemmings!

        « Eu-rope » : le mot magique pour lier tout le spectre politique au marché (TOUT le spectre politique, du moins au dessus de 2% de votes aux présidentielles) unique. Qui dit marché unique, dit monnaie unique, et politique économique unique. Qui dit marché unique dit marché de libre échange ; dit retrait de l’état. Qui dit libre échange dit ouverture aux frontières internes ET externes ; dit spécialisation des zones monétaires ; dit (nécessite) libre circulation (réelle), qui n’existe pas(population « enracinée », non transferts d’impôts). En gros.
        Europe des nations, europe fédérale, europe des peuples, europe du marché, europe des travailleurs, europe des droits de l’homme, europe des démocraties, europe des patrimoines, europe des matières grises, europe des régions…
        …non : « Eu-rope ». du marché. à part « çà », c’est « flou ». Fumeux même.

        Plutôt que pas de politique (c’est à cela que çà revient, l’économie politique ou libéralisme ou capitalisme), à droite, des dettes pour stimuler la production, à gauche des dettes pour stimuler la consommation, au centre quelques moralistes racoleurs.

        Vaincus, pour ne pas dire autre chose : ceux qui votent. Ah, ben, s’ils sont d’accords…Je suis démocrate, pas « élucrate ».

        Je rappellerais qu’ils (parlement/sénat) ont quasi-violé la constitution française (doublement : par opposition au referendum, puis par adoption d’une norme juridique supérieure, en contradiction manifeste d’avec les textes.). pour adopter le traité de lisbonne. Les signatures ne sont pas encore sèches que ce même traité est lui même transgressé, notamment par la BCE. Comme dit Pompidou, les limites franchies, il n’y a plus de limite.

        Vous rendez vous bien compte qu’un traité foireux de première importante en matière de norme juridique a été adopté de manière illégitime?!?
        « c’était mieux qu’avant » ai je pu lire… piètre excuse : les même seraient incapables de dire en quoi, tellement c’était cosmétique et que l’on a clairement besoin d’autre chose!

        (Une autre formule magique, à méditer : http://fr.wikipedia.org/wiki/Formule_magique_(Suisse)
        « règle tacite concernant la répartition des sièges au Conseil fédéral entre les principaux partis politiques du pays. Elle n’est basée sur aucun texte législatif mais est constituée d’un ensemble mal défini d’accords entre les principaux partis… »
        Une spécificité suisse…ou pas…no sé.)

        Après, donc, on est sensé voter…sur quel sujet au fait? le pacs? La couleur du cheval blanc?
        C’est l’imagination au pouvoir! Le plan com permanent. Après le politique, c’est la guerre par d’autres moyens, v’là le cinéma!

        Le « couple/moteur franco-allemand », c’est pour les enfants bien dormir le soir.
        Heureusement d’ailleurs : je désapprouverais que les deux plus gros enrégimentent les autres.

        Une « anecdote » : la réforme des retraites a été décidée, en concertation avec le conseil, par un commissaire européen (allemand, mais est ce important? Les allemands ont juste fait « les réformes nécessaires »)…en 2003 (rendu public en février 2003, de mémoire). Objectif : 67 ans pour…2010. On a eu quoi? 67 ans en 2010.
        Les syndicats de la confédération européenne des syndicats (TOUS les grands syndicats) a fait le tintouin lorsque Sarkozy s’est exécuté. Pas lorsque la décision a été prise.
        Ils ont fustigé Sarkozy, l’exécutant. Pas l’instance de décision.
        Ils tirent leurs revenus d’où, les syndicats de la confédération européenne des syndicats?

        D’ailleurs, les médias ont fait de même (souvenez vous, ceux pour le oui, du medef à l’huma, les uns pour exploiter, les autres contre l’exploitation, en passant par le « mieux d’exploitation ». Logiquement, un seul a raison. En fait, un seul a les moyens de se donner raison, et en accumule d’autre.).

        Au passage, on a pris combien de points de taux en plus, et de pib en moins, le temps qu’ils comptent leurs « troupes »?
        Qu’ils n’aiment pas Sarkozy, je peux le concevoir, mais c’est y pas un peu du foutage de gueule? J’espère qu’à ce prix, vous avez apprécié le spectacle!

        çà sert à quoi, de s’indigner ou de voter, d’avoir des projets, si on n’est pas en démocratie?
        à part recevoir l’ironie?
        n’est ce pas du vin que vous êtes censé récolter, un vin spirituel d’habitude, et non en vain?

        Faut pas s’étonner de tourner vinaigre après. 😉

        lien de BA : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20110819.FAP2763/grece-cinq-pays-demandent-une-garantie-en-echange-de-leur-participation-au-plan-de-sauvetage.html
        « les Pays-Bas, la Slovénie, l’Autriche et la Slovaquie ont annoncé jeudi qu’ils souhaitaient une garantie (sous la forme d’actifs déposés par le pays emprunteur). Et ce, à l’instar de la Finlande qui est parvenue à un accord cette semaine avec le gouvernement grec pour recevoir des actifs à titre de gage, en contrepartie de son aide. »
        les cautionnaires demandent caution!!!

        un autre sur la prochaine sauterie :
        http://www.romandie.com/news/n/Euro_obligations_nouveau_refus_du_ministre_allemand_de_l_Economie200820111108.asp

        le titre est clair.

        ET VOUS IRONISEZ?!?

        Grâce à l’étage européen, et à la mondialisation, nos politiques n’ont même plus de soucis de carrière!

        ET VOUS IRONISEZ?!?

      4. à qui profite l’UE?

        attendu que :

        1 L’UE n’est pas démocratique : lisez les traités, ne serait ce que sur la séparation des pouvoirs, et qui commande en fait (cf post ci dessous).

        2 ce n’est pas fonctionnel : il n’y a pas de mobilité des populations suffisantes, les tissus socio-économiques sont disparates, chacun est poussé à jouer ses avantages comparatifs (cad son intérêt propre : l’union dans la concurrence, la solidarité dans l’égoïsme!), la prise de décision politique est quasi-bloquée, la commission devant passer par les états quant aux moyens. cf les textes des traités, lettre et esprit.

        Les chiens ne font pas des chats. Encore que, au nom de l' »idéal européen », j’ai vu des communistes présider à des privatisations. Mais jamais un libéral proposer une nationalisation. De toute manière, les traités l’excluent…

        3 si c’est rendu fonctionnel (cf post ci dessous), ce ne sera pas par voie démocratique, ni même peut être constitutionnelle (celle ci bloquant le processus législatif et étant sanctuarisée), cad légale, mais ils ne sont plus à çà prêt ; si c’est rendu démocratique, on peut rêver après 40 ans de tractations de couloirs, en l’absence de débats internationaux…en fait je ne vois pas comment rendre çà démocratique sans au moins un coup de force légal (ce qui est paradoxal), puisqu’il faut faire sauter le TCE/TFUE. Peut être avez vous des suggestions?
        cela peut il seulement être fonctionnel ou démocratique sans une plus grande homogénéisation des perspectives? Dans quel sens : on fait lâcher la finance aux anglais?, comme le réclame chris06, on fait lâcher leur monnaie aux allemands, et un peu leur industrie?, on met au pas le luxembourg?, on envoie un corps expéditionnaire de contrôleurs fiscaux là où il faut, on impose des réformes aux voisins, ou chacun lâche un bout de spécificité (on vit à l’âge de l’avantage comparatif, je le rappelle)? Parce que çà a bien l’air de partir dans une dérive autoritaire…

        Sans compter les républiques et les monarchies…concilier l’habeas corpus d’avec la loi fondamentale allemande, ou les champions du changement de constitution que sont les français…juste pour en prendre trois, c’est…délicat.

        Tragi-comiques, ces « européistes » qui ne savent pas prendre en compte leurs partenaires…

        Quand comprendrez vous qu’avec ces traités, c’est bloqué? Difficile si on a voté pour?

        Les avez vous lus un tant soit peu au moins?

        4 actuellement, çà fusionne sous les coups de boutoir de la spéculation. à moins que çà fissionne. Je ne sais plus trop dans quel sens çà va aller : implosion, ou explosion des noyaux… Légitimité : 0 + direction impopulaire=>PBs
        Il n’y a que les mythes de l’inéluctabilité de la mondialisation (que les curetons prennent la tête du mouvement, on verra alors si vous en êtes toujours…), de l’inéluctabilité de la construction européenne (LA construction, pas d’une : LA. Dans 20 ans, on verra), avec en contre champ les cavaliers de l’apocalypse pour balayer les réfractaires, qui fasse tenir le jeu. Aujourd’hui les épouvantails s’agitent (« la fin de l’euro, c’est la guerre! », entendu à Cdsl’air).

        5 est ce étonnant, pour une entité politique qui a accompagné la mondialisation depuis ses débuts? Aucun irresponsable politique (un curieux mic mac fait que Sarkozy est irresponsable pénalement, pendant et après son mandat) parmi ceux qui ont accompagné cette construction qui, je le rappelle, est le pendant local de l’otan* et des accords du gatt (l’omc, « on » l’a fait) ne pipera jamais mot de ces décisions : jugé par ses pairs sur une décision collégiale=absous.
        enfin, collégiale… cette embryon de construction en 71 a volé au secours du $ permettant la création du forex (sans juger : la guerre froide était là). En 71 aussi, la commission prenait les rênes des négociations à la future OMC.
        Je me souviens avoir lu mr Leclerc écrire que c’était un progrès de voir les banques derrière les états. Si les lobbys ne doivent pas être oubliés, la responsabilité est politique avant tout.

        6 cela fait combien de temps que la construction de cette aberration au regard de la raison, du droit, de la démocratie et de l’art de gouverner, fait des promesses?

        7 qui peut imaginer que tous ces gouvernements élus, pour la plupart ardents « européistes », n’agissent que sous couvert d’incompétence depuis 40 ans? N’est ce plutôt qu’il y a un vice de forme…?

        8 est il seulement possible qu’après 40 ans de construction européenne, il soit interdit de demander un, le premier, audit du bazar? C’est comme la fed, « circulez, ya rien à voir! »?

        ces perfides anglais ont réalisé une évaluation du coût pour les entreprises de la transposition des normes européennes (bien sûr, il y a des gagnants…Dassault, Lagardère, Seillères adorent l’UE. Tous leurs journaux se sont fait l’écho de cette objectivité lors du referendum). à vue de pif 60 milliards pour la france.

        Il a fallu 70 ans à l’union soviétique pour se désintégrer. Les USA ont failli le faire (guerre de sécession), quelques décennies après l’instauration de la fédération.

        9 au plan international.
        -Qui représente les pays européens à l’ONU depuis « lisbonne »? à l’OMC, depuis 1971? Çà profite à qui? Aux européens (notion géographique)?
        -Qui est ravi du fait que les vetos des pays européens (angleterre, france)au conseil de sécurité soient entravés en attendant de passer aux mains de la commission?
        -Qu’est ce que vous trouvez judicieux : élargir les vetos ou les restreindre?

        Même les russes ont fini par comprendre la pétaudière que l’UE était : depuis ils ne s’opposent plus au bouclier antimissile US : ils nous vendent même des équipements pour!

        10 d’un point de vue laïque, ou républicain, ou libéral, ou communiste ou socialiste, il est normalement aberrant de s’associer avec des pays sous des critères qui font que l’UE est : blanche, et chrétienne, entretenant les fantasmes les plus sordides.

        Au nom de quoi l’espagne devrait plus de solidarité à la lituanie qu’au Maroc? La france à la bulgarie qu’au brésil ou au surinam (nos voisins d’amérique du sud)?
        d’un point de vue libéral, ou républicain, ou socialiste ou communiste :
        A qui sert on la soupe en légitimant les décisions du FMI? Celles des agences de notations américaines? (Mme Ashton a donné de la voix : un ultimatum puissant : où les us découpent ces agences en deux (6 dc au total), soit l’UE crée les siennes (rires : avec quels outils juridiques?). Il a fallu attendre la dégradation de la note US pour que S&P fasse l’objet d’ennuis juridiques…ce qui ne change pas grand chose pour l’UE…)

        Au nom de quoi, la guerre en libye, bientôt en syrie, en afghanistan, l’ingérence en côte d’ivoire?, et j’en oublie sûrement. Chirac a violé les traités européens en n’allant pas en irak!!
        Sarkozy venait d’accueillir kadafi avec le tapis rouge : des contrats d’armements et des contrats pétroliers. L’italie aussi. Peut on me dire quel mouche l’a piqué? Je ne défends pas ces contrats : j’interroge sa volonté : qui décide? Sur quel critère? Le retour dans l’OTAN?
        Déjà que pénalement il est irresponsable…Au moins : était ce un moment (économique) judicieux?

        (*)http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/afghanistan/8712701/US-troops-may-stay-in-Afghanistan-until-2024.html
        (**) wikiblablah sur la CED (Communauté européenne de défense) : « L’échec de la CED (1954 quasi mort né), comme la solution de l’UEO(195461984 : « L’Union de l’Europe occidentale était une organisation européenne de défense et de sécurité, qui fut en sommeil pendant un certain nombre d’années, composée d’États membres de l’OTAN et de l’Union européenne. À partir de 1984 et surtout au début des années 1990, elle a été identifiée par les États membres pour être le support de la politique européenne de défense mais le projet n’a pas été poursuivi. »), révèlent l’incapacité des États d’Europe occidentale de concevoir un système de défense indépendamment des États-Unis. R.Marjolin, qui fut l’un des principaux collaborateurs de Jean Monnet le confessera dans ses mémoires : « l’incapacité de l’Europe à s’unir résulte d’une décision prise implicitement par les Européens après la fin de la seconde guerre mondiale, celle de s’en remettre aux Américains pour leur défense ». »
        Marjolin exprime en fait le point de vue de Monnet, limite un point de vue français (il n’y a que des français pour vouloir des militaires indépendants des USA…) :

        suite wiki : « L’idée d’une défense européenne est relancée en 1992, par la signature du traité de Maastricht (PESC : politique étrangère et de sécurité commune), confirmée en 2007 par la signature du traité de Lisbonne, mais toujours dans le cadre de l’OTAN, c’est-à-dire sous une étroite dépendance de Washington. »
        Et pour cause : le but implicite des fédéralistes est une union transatlantique : le but de l’otan, c’est l’union fédérale.
        Angela Merkel a d’ailleurs participé à la création d’un comité concernant le marché transatlantique.
        qui dit marché unique…etc…
        « Ils sont fous, ces romains! » 🙂

        Bon. Après, si vous êtes pour un tel projet, je comprendrais mieux votre ironie…mais je crains qu’elle ne soit amère…
        déjà les BRICs sont capables de bloquer les négociations à l’OMC : un bloc transatlantique ne fera qu’attiser les tensions, même si le cocher n’est pas washington…

        P.S. : détail… : « libertins anti-libéraux ». Si cette espèce existe, je la plains. De même les libéraux anti-libertins. Ou les libéraux naïfs. Relisez Sade. Je vous conseillerais la philosophie dans le boudoir, c’est assez soft pour que vous ne rougissiez pas plus. Notamment le long passage intitulé « français encore effort pour être (tout à fait) républicains. Relisez Rabelais.

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