L’actualité de la crise : À EN AVOIR LE VERTIGE ! par François Leclerc

Billet invité.

Une vraie réussite ! c’est le monde développé tout entier qu’ils vont finir par mettre en faillite ! Après celui des Etats, le tour des banques zombies est redevenu d’actualité. La dette des uns est aussi pesante que les engagements des autres. Trop lourd, l’échafaudage repose sur la pointe écrasée de l’économie réelle, le condamnant à perdre l’équilibre.

« L’irrationnel prend le pas sur la réalité » croit pouvoir finement déceler le quotidien Le Monde, en mal d’explication, dans son dernier éditorial titré « Les banques à l’heure de la défiance ». La réalité, si l’on veut la solliciter, est que le monde qu’ils ont construit n’est plus solvable et que les créditeurs, pris à leur propre jeu, ne vont avoir d’autre issue que de l’admettre. Ne sachant pas l’éviter, ils paniquent.

Si l’on va au fond des choses, c’est la rançon de la concentration de la richesse. Du fonctionnement intensif de la machine à produire de la dette (et des intérêts en conséquence), afin de distribuer du crédit de pouvoir d’achat à défaut de revenu.

Les banques prêtent aux entreprises comme aux particuliers, aux Etats comme aux autres banques, et l’inquiétude est de retour quant aux remboursements. L’insolvabilité impose sa loi quand la dette devient difficile à être roulée, à défaut d’être amortie, la perspective d’une récession aggravant le tableau.

Comme des détonateurs, les fonds monétaires américains portent une responsabilité particulière dans le renouveau de la défiance envers les banques européennes. Celles-ci sont plus dépendantes de leur financement à court terme, notamment en dollar, que leurs consoeurs américaines; et sont plus touchées dès lors que leurs pourvoyeurs outre-Atlantique font des façons, comme c’est actuellement le cas. Certaines banques en sont actuellement réduites à se financer overnight (la nuit, pendant que les marchés sont fermés), faute d’autres opportunités. Ce roulement au jour le jour de la dette la rend encore plus onéreuse pour les banques, les fragilisant davantage.

Pour les financements à plus long terme, une étude de Morgan Stanley conclut que les banques européennes auraient couvert 90% de leurs besoins pour l’année en cours, mais quid de la suite des opérations, une fois constaté que les marchés des obligations seniors et sécurisées, après avoir chuté en juillet, sont quasiment à l’arrêt en août ? 80 milliards d’euros doivent encore être levés d’ici à la fin de l’année et les besoins des banques en 2012 sont reconnus comme étant très élevés.

Les pronostics économiques sombres s’accumulent, le pire étant celui d’un décrochage et du danger de la japonisation de l’économie occidentale, qui serait en marche d’après un article alarmiste du Financial Times. Faisant référence au déclin que le Japon connaît depuis vingt ans, tombé dans une trappe à liquidité, condamné depuis à une relance introuvable, sans que rien n’y contribue.

A examiner l’économie occidentale, on retrouve partout les mêmes traits plus ou moins affirmés. Combinant à des degrés divers la chute du marché des actions et de la valeur de l’immobilier, la déflation et des intérêts proches de zéro, un ratio de dette par rapport au PIB élevé, pour y associer un monde politique dans l’impasse et des banques zombies. Avec cette circonstance aggravante qu’il ne s’agit plus, comme il y a vingt ans, d’un seul pays atteint dans un monde respirant la santé, mais du monde développé dans son ensemble.

Quand on vient aux remèdes, la circonspection règne. Après avoir été l’alpha et l’oméga de la réflexion stratégique, la consolidation fiscale ne bénéficie plus systématiquement des mêmes faveurs. Appliquée sans discernement à tous les pays, elle serait porteuse d’une récession généralisée s’alarment certains, dont la nouvelle patronne du FMI.

A y regarder de plus près, cette inflexion stratégique reviendrait à exempter de ce traitement de choc les biens portants – qui pourraient mieux le supporter – pour l’imposer aux malades… Une autre version de la même approche consisterait à appliquer des mesures de stimulation fiscale dans l’immédiat, combinées avec d’autres destinées dans le plus long terme à combattre la dette. Sur le papier, ces gymnastiques retombent merveilleusement sur leurs pieds, mais dans la pratique ?

L’administration Obama cherche à favoriser une relance et une reprise de l’emploi, tandis que les Européens s’acharnent à les contrecarrer, emmenés par la BCE et la coalition allemande au pouvoir. Ce n’est pas ce qui s’appelle conjuguer les efforts.

En fouillant dans la trousse à outils, que trouve-t-on d’autre ? Les taux des banques centrales sont déjà très bas et n’offrent plus que de faibles marges de manoeuvre, quand c’est le cas. Relancer des programmes de création monétaire – ou finalement s’y résoudre, s’agissant des Européens – n’est pas garantie d’efficacité, à considérer le résultat des deux programmes américains successifs. Mais cela serait porteur d’un danger inflationniste redouté par les investisseurs, qui n’en veulent pas. Conclusion : les banques centrales n’ont que des pansements à disposition, et leur boîte est presque vide.

Sur ce chapitre de l’inflation, une précision s’impose. Si les investisseurs la redoutent, ce n’est pas en défense des petits épargnants, comme on peut s’en douter, mais parce qu’ils craignent l’érosion de leur patrimoine, autrement plus imposant. La concomitance, il y a plusieurs décennies, entre la lutte contre l’inflation érigée comme vertu cardinale et l’essor de la financiarisation, aboutissant à la croissance phénoménale du volume des actifs financiers, n’est pas tout à fait le fruit du hasard. Chef économiste du FMI, Olivier Blanchard avait en janvier 2010 suscité l’ire des banquiers centraux en suggérant d’accepter 4% comme limite supérieure au taux d’inflation, au lieu des 2% rituels. Mais il n’admet pas ainsi raboter la dette, ce qui reviendrait selon lui à une véritable « expropriation ». Dieu reconnaît les siens !

Pour la même raison, toute perspective de restructuration de la dette publique est inenvisageable et, dans la cas de la Grèce, n’a été acceptée a minima que du bout des lèvres, afin d’éviter le pire, étant entendu qu’il ne faut pas y revenir. Il ne reste alors de disponible en magasin que toutes les formes de mutualisation de la dette, en espérant que l’échafaudage tiendra le coup.

C’est pourquoi on enregistre un tel vent de ferveur pour les euro-obligations dans les milieux financiers et qu’il en émane, sous la plume de Barclays Capital (BarCap), une proposition de création d’une « agence européenne d’emprunt de la zone euro », qui permettrait de rehausser le crédit des Etats emprunteurs et contournerait la difficulté politique que représente la création d’euro-obligations.

Si l’on s’aventure hors des enceintes de la finance, enfin, on peut lire dans le Sunday Times un David Cameron, premier ministre britannique, et ne pas en croire ses yeux. Deux semaines après les émeutes qui ont déferlé dans plusieurs villes britanniques, alors que les tribunaux fabriquent à la chaîne de nouveaux Jean Valjean, celui-ci chevauche le thème de l' »effondrement moral » et appelle à « restaurer la politesse, la discipline et le sens du devoir qui font de bons citoyens », condamnant « l’Etat providence qui ne récompense pas le travail » et la « conception erronée des droits de l’Homme ».

Le pire est que, selon les sondages, le premier ministre conservateur s’appuie sur une majorité de l’opinion. Décidément, cette bataille-là sera remportée s’il est montré qu’il y a plus à gagner qu’à perdre à remettre en cause le désordre établi.

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155 réflexions sur « L’actualité de la crise : À EN AVOIR LE VERTIGE ! par François Leclerc »

  1. Avant la crise, le 15 septembre 2008, j’avais la naiveté à croire que la « science » économique était une science exacte comme les mathématiques, la physique…. car la science économique était pourvue de formules mathématiques aussi mystérieuses les unes que les autres pour des ignares comme moi. Or depuis cette date la prétendue science économique n’est pas plus exacte que l’horoscope dans les journaux !!!! La « science » économique n’est qu’une mystification pour attaper ou clouer le bec aux gogos comme moi. Où sont les prix nobel de l’économie pour prévoir le krach de 2008?????

    1. les mathématiques et les sciences sont rigoureusement carrées et reposent sur des preuves tangibles. Elles défient la logique par la logique. Laquelle devient papable et se matérialise. En se faisant, elle ouvre le terrain à la spéculation. La science économique ne peut pas tenir compte du dessein pervers conduit par la pire inspiration destructive qui dicte sur Terre que tout Pouvoir est possession matérielle. Et que tout est récupérable, absolument tout pour arriver à cette finalité ultime. Même l’insondable, l’esprit, l’âme,… C’est un plan machiavélique qui échappe à toute loi mathématique et scientifique. L’inconnu est, mais jusqu’où ira le vice? Les économistes n’en savent rien. Ils tentent juste, la plupart d’entre eux instrumentalisés, de valoriser leur intellect vivement piqué de narcissisme.
      Heureux les simples d’esprit… Les « gogos comme toi » Et tous les cons… comme ce brave fonctionnaire. Cela fait du bien de rire !
      http://www.youtube.com/watch?v=dZ1o1c34nZ8

    2. Sur le blog la question est récurrente . Voyez le tag ‘science économique’.
      Y’a de tout dont votre réponse : la science économique est une idéologie
      au service des riches et puissants, ou qui aimeraient le devenir.
      Comme idéologie extrémiste, elle vire à la religion révélée.
      Elle a ses prêtres, ses dévots, etc.. ( tous salariés, faut rester sérieux. aussi).
      Une de ses grandes messes, c’est la Révélation annuelle, dite du prix Nobel.
      ( Wikipédia est plus exhaustif sur le sujet du pseudo Nobel.)

      Une boule de cristal, agrémentée d’une bonne dose d’irrationnalité pour « couper »
      les séries de probabilité trop régulières, est un bon outil…
      Mais le mieux est de dire NON et de s’en tenir éloigné. Juste observer.

      1. Ca me rappelle mon meilleur prof de stat/proba.
        Il réalise une étude d’enfer sur l’ensemble des risques d’un supermarché en centre-ville. Etude irréprochable, détaillée, exhaustive.. boulot de pro. Pour un prof, notez, c’est mieux.
        Chose sûre : les risques d’inondation : une fois tous les 90 ans, ni plus, ni moins. garantis plaqué or avec vue sur la mer, chambre garnie, service à lavement, et tout le toutim.
        2 ans après la construction, le supermarché est inondé…

        Cette zone a en réalité bien été inondée tous les 90 ans en MOYENNE. Et deux fois en 5 ans.

        Ce que je veux exprimer, Bonobo, est que prévoir, que ce soit la Nature ou l’humain, comporte suffisamment de variables pour être toujours « presque » vrai.
        Regardes le succès des voyantes…

        Et concernant le présent, les nobel ne sont SURTOUT pas écoutés : ils préconisent de tuer les riches… Arrrrrggggg. Toucher au portefeuille : JAMAIS !!!!

      2. Mouaich…
        Notes, à priori, Krugman insiste pour endetter encore plus les états, soit, socialiser la dette au max.
        Les enfants de pauvres payeront.

  2. Des relations de connivence contre la démocratie ? L’un des paramètres clés de la situation en cours.

    Yiorgos Vassalos of Corporate Europe Observatory, a Brussels-based pro-transparency group, expressed concern at a « clear trend » in favour of unelected institutions taking over decision-making. « European powers [are] distancing themselves from voters while at the same time [there is] a growing tendency towards building closer relationships with corporate and specifically financial lobbies.

    « These two trends are explosive and can only lead to a loss of legitimacy for the EU institutions. »

    http://www.guardian.co.uk/business/2011/aug/22/debt-crisis-europe

  3. La politique ou l’art de la matière. A approuver sans modération.

    « Ségolène Royal, candidate à la primaire PS, a répondu lundi à François Fillon par une tribune publiée dans Le Figaro, en lui proposant d’ajouter à sa « règle d’or » budgétaire sept autres règles, de diamant, d’argent, de fer… visant à aboutir à un « ordre social juste ».

    « Je vous propose, en complément de votre +règle d’or+, les règles d’un ordre social juste pour mettre fin aux désordres injustes : désordres des banques qui dictent leur loi aux Etats et aux peuples, désordre des spéculateurs qui vampirisent la création de richesse par le travail », écrit Mme Royal, candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007.

    Et d’énumérer : « La règle de diamant: que le principe de justice fiscale soit aussi inscrit dans la Constitution ; la règle d’argent : que l’égalité fiscale soit faite entre les entreprises du CAC 40 et les PME ; la règle de fer : que soient interdites les stock-options et les sur-rémunérations des traders ».

    1. Que ne ferait pas une femme, ou un homme, dont le métier est la politique, pour briller dans le brouillard électoral.

      1. à Ando,

        Toute sa vie, Marlowe, détective privé, a connu des cocus qui ne voulaient pas savoir qu’ils l’étaient, ou qui tiraient quelque plaisir de l’être.

  4. « Les pronostics économiques sombres s’accumulent, le pire étant celui d’un décrochage et du danger de la japonisation de l’économie occidentale, qui serait en marche d’après un article alarmiste du Financial Times. Faisant référence au déclin que le Japon connaît depuis vingt ans, tombé dans une trappe à liquidité, condamné depuis à une relance introuvable, sans que rien n’y contribue. »

    La chute du japon est une lente agonie, je pense qu’elle sera plus fulgurante pour l’occident!
    On a pas la patience et la sérénité des asiatiques 🙂

    « A examiner l’économie occidentale, on retrouve partout les mêmes traits plus ou moins affirmés. Combinant à des degrés divers la chute du marché des actions et de la valeur de l’immobilier, la déflation et des intérêts proches de zéro, un ratio de dette par rapport au PIB élevé, pour y associer un monde politique dans l’impasse et des banques zombies. »

    Pour l’immobilier moi je vois rien malheureusement, à part que pour mettre ma famille dans un F4 en région parisienne il faudrait que je m’endette sur plus d’années qu’il me reste à vivre, et que mon droit ) prêt de mon PEL (96 000 euros) parait tellement ridicule en face des prix réclamés par les vendeurs…..
    Pour la déflation je ne la vois pas, alors que logiquement elle devrait être là (d’un autre coté ils la combattent tellement nos chers dirigeants)

    « Relancer des programmes de création monétaire – ou finalement s’y résoudre, s’agissant des Européens – n’est pas garantie d’efficacité, à considérer le résultat des deux programmes américains successifs. Mais cela serait porteur d’un danger inflationniste redouté par les investisseurs, qui n’en veulent pas. Conclusion : les banques centrales n’ont que des pansements à disposition, et leur boîte est presque vide. »

    Sur ce chapitre de l’inflation, une précision s’impose. Si les investisseurs la redoutent, ce n’est pas en défense des petits épargnants, comme on peut s’en douter, mais parce qu’ils craignent l’érosion de leur patrimoine, autrement plus imposant. La concomitance, il y a plusieurs décennies, entre la lutte contre l’inflation érigée comme vertu cardinale et l’essor de la financiarisation, aboutissant à la croissance phénoménale du volume des actifs financiers, n’est pas tout à fait le fruit du hasard. »

    Le plus grand danger pour eux est la déflation :
    L’inflation permet un développement maximal du crédit et donc de l’intérêt. Et vu que c’est la raison de vivre du système.
    Une trop grosse inflation est préjudiciable pour le rendement maximal du système, puisque les intérêts sont mangés par l’inflation trop forte (la part du gateau diminue pour le capitaliste, mais le gateau est toujours existant).
    Mais la déflation remet en cause l’opportunité de prêter de l’argent, donc remet en cause le système actuel (elle entraine des faillites et donc la perte totale du gateau pour certains, ce qui rajoute au stress des capitalistes)

    En conclusion je pense que nous aurons de l’inflation plus forte que les 2%, car c’est le moins pire des scénarios pour eux!

    NB : ils ont jamais d’argent (déficits etc…) mais quand il a fallu sorti l’artillerie lourde en 2008….oh les moyens étaient illimités : les moyens seront toujours illimités pour sauvegarder le système, c’est à dire d’éviter la déflation qui ne cherche elle qu’à s’imposer au regard de la situation économique et surtout sociale (paupérisation de la majeure partie de la population)

  5. http://www.marianne2.fr/Crise-impuissance-du-President-inconsequence-de-l-opposition_a209423.html

    J. Sapir a la solution qu consiste donc a monétiser la dette de l’UE :

     » La solution existe pourtant, évitant à la fois une crise aiguë de la zone Euro et la récession. Elle consisterait dans un premier temps en une monétisation partielle de la dette dans des proportions variant en fonctions des pays (de 60% pour la Grèce à 25% pour la France et l’Allemagne), et dans un deuxième temps à faire évoluer la monnaie unique vers une monnaie commune solidement protégée contre la spéculation par l’interdiction de certaines pratiques et des contrôles de capitaux. Les financements par la BCE mais aussi par des mécanismes bancaires spécifiques (comme les anciens « planchers minimum d’effets publics ») permettraient aux États de s’émanciper des marchés financiers et des agences de notation. La monétisation de la dette conduirait à une dévaluation de fait de l’Euro, passant d’un taux de change de 1,43 dollar à des taux compris entre 1,15 et 1 Dollar, ce qui aurait bien entendu un effet bénéfique sur l’activité économique dans de nombreux pays.  »

    ===========

    C’est si simple, et ainsi on ne remet pas en cause le libéralisme, la compétition internationale, autrement dit le dumping social. La question d’un protectionnisme reste posée, mais je n’y crois pas car elle reviendrait à faire un calque du système d’avant, des années 1960-70, qui n’avait pas que des avantages, si ce n’est celui de l’inflation. Et l’inflation mesure très exactement la dureté du système pour la majorité.

    Enfin ce genre de « solution » a le vent en poupe, elle s’apparente à un réajustement minimal pour continuer vers le mur, une sorte de mur à la façon de Zénon d’Élée, qui s’éloigne d’une fraction de mètre, pour retarder l’échéance…

    1) Monétiser la dette, c’est ce que font les USA, on en voit les limites. On inonde avec des monnaies, sans créer d’inflation ce qui démontre par ce seul fait que cet argent n’atteint jamais les populations…

    2) C’est manquer du courage de rayer les dettes, c’est manquer le courage de parler du seul sujet intéressant, l’inflation, le chiffre qui contient en lui-même toute l’injustice, et toute la distribution inégale des richesses, c’est se détourner de toute analyse réelle du capitalisme, par exemple ce qui advient quand la productivité augmente, c’est ne pas poser le problème des conséquences de la compétition internationale etc.

    3) Jacques Sapir est un libéral. Beaucoup de gens se leurrent totalement, car ils ne voient pas la réalité. Bizarrement, beaucoup d’économistes n’ont aucune idée des chiffres qui les ennuis, comme par exemple tout ce qui est réel, la productivité notamment. Sorte de cartésianisme moderne, l’âme c’est la monnaie, l’âme c’est ce qui m’intéresse, la réalité, ça ne m’intéresse pas. Voilà les jansénistes modernes !

    4) C’est une hémiplégie tragique. Les jeux avec les artifices monétaires ne marcheront jamais, car ils ne résolvent pas les problèmes, à savoir ceux de l’offre et de la demande globale : Comment maintenir une demande solvable, c’est le seul problème. Comment faire pour que l’argent arrive au consommateur pour qu’il puisse acheter, dans une économie mondialisée où il ne sert à rien de mettre à genoux son adversaire qui est en même temps client ! Voilà ce que tous les mondialistes ne voient pas.

    La productivité, la demande globale, l’inflation, voilà les paramètres du système et non pas de savoir s’il faut monétiser les dettes.

    L’inflation mesure la capacité à consommer dans la rally auquel se livre vendeurs et consommateurs dans l’ajustement des prix (élasticité). Elle mesure l’avance ou plutôt le répit qu’on les consommateurs dans leur surplus de pouvoir d’achat avant que les vendeurs décident d’écrémer.

    L’absence d’inflation signifie que le sort de personne ne s’améliore, signifie l’absence de croissance également. Il est impossible de concilier ces paramètres. L’inflation est l’indice infalsifiable de l’état de prospérité d’un pays. L’absence d’inflation c’est la bérézina, car personne n’améliore son état par rapport à la période antécédente.

    Je radote mais, parce que tout le monde semble ignorer ces évidences..

    1. Lisztfr. Cher radoteur. Du coup, tu en fais radoter d’autres… :
      http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110821trib000643416/la-fed-soignera-l-economie-americaine-a-l-homeopathie.html
      « La Fed soignera l’économie américaine à l’homéopathie »
      « Mais l’inflation est à présent plus élevée aux Etats-Unis et celle mesurée par les prix de détail hors alimentation et énergie accélère. »
      Tu vois..?? ils l’ont retrouvé, leur flation.

      « Cela n’inquiète pas outre mesure une Fed plus préoccupée par une croissance atone, insuffisante pour réduire un taux de chômage qui culmine à 9,1%. »
      Bon, ça, c’est pour amuser la galerie. On s’occupe des pauvres « quand-même ». On pense à eux, c’est déjà ça. Et puis, de toute façon, c’est de leur faute s’ils ne sont pas assez « bons » pour bosser. C’est donc la justice de dieu. Cépanou, cépanou.

      Chez nous, y’a pas flation. Ou pas grand-chose : 6,8% pour les fournitures scolaires, 4,1% pour les frais en universités, pas de quoi s’affoler… Et ça permet de garder un 2% officiel.

      En fait, je pense que tu as bien perçu que l’inflation est une redistribution qui ne dit pas son nom.
      Mais tu la qualifies d’amélioration car, en bon humaniste que je suis aussi, tu restes persuadé que les plus bas salaires sont obligés de monter lorsque le pouvoir d’achat devient dérisoire. Et bien regardes la situation actuelle : non.

      Et ce que tu as mal perçu est que l’annulation de dettes, en réalité, ne se fait JAMAIS pour les plus gros possédants. Seulement pour la « classe » en dessous. Hiérarchie oblige.
      Elle ne se fait complétement que lors des révolutions… Car là, on réquisitionne. Point.

      Par contre, la version de Cédric ci-dessus se défend aussi… Mais elle se heurte à la « chèreté » de l’argent. Soit, moinse de prêts…

  6. Monsieur Leclerc.
    Un truc tout de même bizarre…

    Les cowboys ont de l’inflation avec un dollar monnaie mondiale. Est-ce que ça vous parait logique, à vous..??
    Car pour moi, y’a un truc obscur.

    1. Une piste.
      Le phénomène serait-il interno-interne..?? Par arrosage massif des plus riches qui ne se sentent plus pis dépenser et poussent les prix vers le haut.
      Le phénomène serait-il externo-interne..?? La baisse de confiance généralisée dans le dollar fait chuter son cours et augmenter le réel..?? Mais nous en aurions aussi des retombées.
      Je cherche.

      1. « un peu faible  »

        « On ne pourra pas éviter les Eurobonds
        RECHERCHE ECONOMIQUE
        Rédacteur :
        Patrick ARTUS
        La crise des dettes publiques de la zone euro s’est apaisée avec le retour des achats de titres publics par la BCE.
        Mais :

        on ne peut pas s’attendre à ce que la BCE monétise perpétuellement les déficits publics de l’Espagne et de l’Italie ;

        l’EFSF n’a pas la taille suffisante pour prêter à l’Espagne et à l’Italie ;

        la multiplicité des émetteurs souverains de la zone euro est la cause fondamentale de la crise ; elle permet aux investisseurs d’acheter les dettes de certains pays et pas des autres ; aux « spéculateurs » d’arbitrer les pays les uns contre les autres.
        Lorsque la BCE décidera d’arrêter à nouveau son programme d’achats, la crise redémarrera, ce qui forcera tous les pays de la zone euro à accepter l’idée des Eurobonds (émissions communes des pays) ; ce qui impliquera aussi de réfléchir aux moyens d’éviter les comportements de passager clandestin en matière budgétaire, s’il y a émissions communes. Le refus présent des Eurobonds par l’Allemagne et la France n’est pas tenable.

        Si les déficits publics de l’Espagne et de l’Italie ne sont plus financés par la BCE, puisqu’ils ne peuvent pas l’être par l’EFSF, la crise redémarrera comme avant août 2011 (graphique 1) et l’Italie et/ou l’Espagne ne pourront plus se financer sur les marchés.
        La seule solution sera alors le passage très rapide à des émissions communes (Eurobonds).
        C’est bien la multiplicité des émetteurs souverains dans la zone euro qui fabrique la crise et la divergence des taux d’intérêt (graphique 1) :

        les investisseurs institutionnels doivent acheter des euros, mais ils peuvent n’acheter que l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et la Finlande, avec des Eurobonds, ils seraient forcés de financer tous les pays ;

        les « spéculateurs » peuvent arbitrer un pays contre un autre, sans prendre de position nette sur l’euro.

        Si l’Allemagne (et d’autres pays du Nord de la zone euro) persistent dans leur refus des Eurobonds, que peuvent faire l’Espagne et l’Italie si ils ne peuvent plus émettre sur les marchés financiers ?

        ils ne peuvent pas être aidés par l’EFSF ;

        ils ne peuvent pas se financer seulement à 3 – 6 mois ;

        ils ne peuvent pas forcer les résidents à acheter toutes les émissions du Trésor (tableau 4), alors que la part des non-résidents est supérieure à 50 %.
        La seule solution serait de sortir de l’euro et de monétiser les déficits publics sur une base nationale. »
        http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=59533

    1. noyer le poisson, sauver la façade, jouer l’irresponsabilité, vouloir que l’état ouvre encore plus grand les « caisses »…
      Rayer les mentions … non, tout est bon. Dans la manipulation.

      1. Vous oubliez un détail Parisot n’oublie pas que l’état avec ses aides sociales permet encore aux siens de ne pas avoir à payer plus le peu d’employés qui leur reste en France et qu’ils ne peuvent pas délocaliser.

        En plus il est généreux l’état pour ne pas faire payer plus les bettancourt AND CO, il fait des déficits où leurs payent des intérêts puisqu’ils ont les moyens grâce à ce dernier de financer l’état

  7. Mardi 16 août 2011 :

    La Grèce déposera une garantie dans les caisses de l’Etat finlandais.

    Le ministère finlandais des Finances avait annoncé mardi que la Grèce avait accepté un accord permettant de garantir le remboursement de la contribution finlandaise au prêt international de 158,6 milliards d’euros promis le 21 juillet à Athènes.

    L’accord prévoit que la Grèce dépose dans les caisses de l’Etat finlandais une somme qui, ajoutée aux intérêts qu’elle produira, couvrira au bout du compte le montant du prêt garanti par la Finlande.

    Le nantissement était un préalable fixé par Helsinki pour accorder sa participation au prêt international à la Grèce.

    Lundi 22 août 2011 :

    Grèce/Finlande : Moody’s s’inquiète.

    Moody’s a déclaré lundi 22 août que des accords bilatéraux sur la mise en place de collatéraux attachés aux prêts consentis à la Grèce seraient négatifs pour la note de crédit d’Athènes et celle des autres pays aidés.

    La demande de la Finlande de voir ses prêts garantis par des actifs, condition sine qua non pour sa participation au plan d’aide à la Grèce, menace de faire tache d’huile en Europe, alors que l’Autriche, les Pays-Bas et la Slovaquie ont dit souhaiter à leur tour pouvoir profiter d’une telle garantie.

    « La tentative d’accord finno-grec sur un collatéral soulève des inquiétudes sur la volonté et la capacité de certains dirigeants de la zone euro à appliquer les mesures nécessaires pour préserver la stabilité de l’union monétaire européenne », juge l’agence de notation.

    « Cette réticence accentue la pression sur l’Allemagne et la France pour prendre une position de soutien plus tranchée à l’égard de la zone euro, avec des propositions plus concrètes et plus immédiates que celles dévoilées par les deux pays la semaine dernière. »

    Moody’s dit s’attendre à ce que les pays membres de la zone euro rejettent l’accord entre la Finlande et la Grèce. La recherche de tels accords risque en effet de retarder le déblocage de la tranche suivante de l’aide à Athènes et de précipiter un défaut, souligne-t-elle.

    En outre, la prolifération d’accords sur des collatéraux limiterait la disponibilité des fonds pour les futurs programmes.

    (Dépêche Reuters)

      1. Désolé, je ne fume pas la moquette.

        Bupont-Aignan. tu rames à contre-courant en voulant un protectionnisme qui élira un fasciste. Soit réaliste.

  8. Fin de la récréation / rentrée des classes :

    MARDI : Le ministre français des Finances François Baroin s’entretiendra ce mardi à 10h00 (08h00 GMT) avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble, une semaine après la rencontre Sarkozy-Merkel sur la crise dans la zone euro.

    MERCREDI : Le gouvernement annoncera ce mercredi un tour de vis budgétaire indispensable pour tenir des engagements financiers « intangibles ».

    JEUDI : Les syndicats, qui redoutent une cure d’austérité drastique, seront reçus par le Premier ministre François Fillon à partir de jeudi.

    La hiérarchie serait-elle dans la chronologie?

  9. Lundi 22 août 2011 :

    La Grèce risque une contraction de 5,3 % en 2011.

    La Grèce pourrait subir une contraction du PIB de 5,3 % cette année, estime le ministre des Finances Evangelos Venizelos, a déclaré un responsable syndical lundi.

    « Le ministre estime que la récession cette année sera de l’ordre de 4,5 % à 5,3 % », a dit à la presse Ilias Iliopoulos, secrétaire général du syndicat ADEDY du secteur public, qui participait à une réunion des partenaires sociaux.

    Le ministre Venizelos avait dit la semaine dernière que la Grèce risquait une contraction de 4,5 % au moins cette année.

    http://www.20minutes.fr/ledirect/773552/grece-risque-contraction-53-2011

  10. Les merveilleuses aventures de la Règle d’Or et de ses avatars chez les Grands Britons (où les deux tiers du PIB sont alimentés par les dépenses de consommation). Hausse des prix et baisse des revenus. Le salut ?: les exportations. En 2009 les PIIGS représentaient prés de 13% des exportations britanniques, le club (l’UE) 55%.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/personalfinance/8714537/UK-household-finances-are-worse-than-during-height-of-recession.html

  11. Natixis se lâche, et j’ai adoré!: il s’agit des mesures permettant le retour à l’équilibre des finances publiques…ils ont trouvé de 17 à 20 M€, comme quoi…
    juste un détail, les dites mesures risquent de chatouiller les cafetiers restaurateurs hôteliers et autres tenanciers de camping, les proprios d’apparts qui font faire des travaux, l’emploi de personnel à domicile ( ahhh, le majordome de Liliane déductible des impôts ) les chauffeurs de taxi, marins pêcheurs, agriculteurs, etc etc etc, soit toutes les catégories sociales chouchoutées par le gouvernement, son électorat, que dis je, le noyau dur!
    http://bercy.blog.lemonde.fr/2011/08/22/niches-fiscales-17-a-20-milliards-deuros-deconomies-cle-en-main/
    chiche que ce n’est pas ça qui sera décidé?

    1. Très juste. Surtout que, comme par hasard, ces mesures ne concernent que les petits, les tout petits et les pauvres.

      Toujours aucune proposition pour refiscaliser les oeuvres d’art, pour faire sauter l’effroyable mesure Copé (30 milliards quand même) , pour supprimer les avantages des « investissement dans les DOMTOM » ou encore, ils proposent bien d’arrêter le prêt à taux 0 des salops de pauvre mais pas l’avantage fiscal exorbitant concernant l’invstissement dans l’immo locatif vrai porteur de l’explosion des prix.

      Pantalonnade.

  12. Petit complément:

    Proposition charitable de Parisot « confier au secteur privé des délégations de services publics, cela permettrait à l’État de faire des économies ». Préparons l’opinion à la nécessite de privatiser, au hasard la sécu, le frère de Sarko est prêt à se dévouer.

    Ils craignent une défaite (possible) lors des prochaines élections et à coup sûr hâtent le pas pour réaliser l’ensemble du programme de la grande bourgeoisie, casser entièrement le programme et les réalisations du CNR.

    Décidément, la crise et la « dette » ont bon dos. Ne nous détrompons pas, c’est une volonté du toujours plus qui est à l’œuvre. Sauver le triple A de la France!!! Rigolade, il ne s’agit que de protéger les privilèges du grand Kapital, et oui, on s’en est aperçu, ca existe, mais pas seulement protéger, mais étendre le plus loin possible, même si la casseest possible!

    Bon, ce n’est qu’un vis, bien à vous tous,

    Alain B.

    1. Elle a pas encore compris, la Parisot, que là, elle commence à attaquer le dur, le vrai, le gros, à savoir ce que l’on a mis des décennies à construire et à protéger de la sphère marchande, la santé, l’éducation, où, sous prétexte d’économies, le système capitalistico financier accroit son emprise et ses bénéfices par la captation – confiscation et avec la complicité des politiques aux ordres.
      Elle n’a vraiment pas compris que la novlangue qu’elle manie ne trompe personne et nous dégoûte, et que la révolte n’est plus très loin!
      Ca suffit!

    2. En fait Parisot sait très bien que la « droite » ne prendra pas des mesures si impopulaires
      avant les élections, mais que après, « droite » ou « gôche », ce sont tous des politiciens aux ordres
      et qui agiront en fonction des nécessités du capital.
      Le MEDEF sait lui que les politiciens de « gôche » de gestion, du PC au PS,
      ont plus privatisé que la droite.
      Leur créneau électoral, c’est d’être plus « proche » du peuple,
      et donc mieux placé pour l’entuber.

  13. Lundi 22 août 2011 :

    La Banque Centrale grecque a annoncé ce week-end que les quatre plus grandes banques du pays ont donné leur accord pour prendre jusqu’à 50 millions d’euros d’obligations convertibles pour aider à recapitaliser la petite banque privée grecque Proton Bank.

    Cette dernière est pourtant soupçonnée de détournement de fonds, mais est soutenue par l’Etat grec fin d’éviter « les répercussions négatives » sur le système bancaire grec.

    Selon une source du Financial Times, l’accord précède une annonce attendue des banques du pays qui demanderont d’urgence des liquidités à la Banque Centrale grecque.

    Les quatre grandes banques grecques – National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank – font en effet face à une crise de liquidités menaçante alors qu’environ 10 milliards d’euros des dépôts du gouvernement vont être retirés auprès des banques grecques pour rembourser la dette venant à échéance dans les semaines à venir.

    National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank déploraient en avril l’évaporation d’environ 10 milliards d’euros due à des retraits en série des Grecs, soit 4,5 % du total de l’argent du système bancaire du pays.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110822trib000643654/les-banques-grecques-s-entraident-pour-eviter-la-faillite.html

  14. Une histoire désopilante qui illustre parfaitement comment on en est arrivé à la situation actuelle intitulée « La crise … des ânes » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article683
    Je n’arrive pas à voir ce qui dans cette histoire ne serait pas conforme à la réalité que nous subissons. Quelqu’un peut-il m’éclairer ?

    Les différentes techniques d’évasion fiscale sont bien expliquées dans la remarquable enquête de FR 3 « Pièces à conviction ». Accéder aux vidéos de cette émission via http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article678

  15. Le son du canon fait monter normalement les bourses, mais aujourd’hui petite hausse (+0,3% D.J). La « victoire » en Libye fait mousser au moins les pétrolières qui comptent dénationaliser le pétrole libyen à leur plus grand profit.
    Des opposants libyens disent qu’ils vont payer l’effort de guerre de l’OTAN à qui? Sans doute pas aux citoyens contribuables mais à quelques grosses firmes du BTP (Bouygues TF1) ou de l’armement (Dassault Figaro) , ceux que N.S. a appelé ses meilleurs amis…

  16. Mardi 23 août 2011 :

    Société Générale demande à Rothschild de soutenir son cours en Bourse.

    La Société Générale a demandé à la banque Rothschild de mettre en place un contrat de liquidité d’une enveloppe de 170 millions d’euros afin de soutenir son action qui a perdu plus de 40 % de sa valeur en un mois.

    La Société Générale précise dans un communiqué d’information réglementée publié sur son site internet qu' »à partir 22 août 2011 et pour une durée d’un an renouvelable par tacite reconduction, elle a confié à la banque Rothschild la mise en oeuvre d’un contrat de liquidité sur l’action Société Générale ».

    Il est assez rare qu’une entreprise du CAC 40 ait recours au contrat de liquidité, qui permet d’éviter les trop fortes variations des cours d’une action et concerne généralement des entreprises de taille moyenne dont seule une petite partie du capital est coté et peut donc être soumis à une forte volatilité.

    L’action de la Société Générale a été sérieusement perturbée au cours des dernières semaines, perdant 14 % le 10 août dernier après avoir chuté de plus de 20 % en cours de séance sur des rumeurs de faillite et d’abaissement de la note de la France par l’agence de notation Fitch.

    Son titre avait été brièvement suspendu le lendemain par l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui a ouvert une enquête sur ces rumeurs.

    Il a été de nouveau sérieusement chahuté jeudi dernier, ainsi que l’ensemble des valeurs bancaires de la place parisienne, sur des craintes de manque de liquidités des banques européennes.

    Réagissant à ces attaques en Bourse, le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a prédit que « la nervosité autour des valeurs bancaires » pourrait durer encore quelques semaines, jusqu’à la publication des résultats financiers des entreprises pour le troisième trimestre, soit fin octobre, début novembre.

    Il a également tenté de rassurer en indiquant que sa banque pourra alors « communiquer au marché qu’elle n’a pas de problèmes de liquidités et que son activité est saine », dans le Journal Du Dimanche.

    (AWP / 23.08.2011 08h53)

  17. La croissance du secteur privé allemand à un plus bas de 25 mois.

    Principaux résultats préliminaires publiés mardi 23 août des enquêtes mensuelles PMI réalisées par Markit auprès des directeurs d’achats des secteurs de l’industrie manufacturière et des services en Europe.

    ALLEMAGNE – L’INDUSTRIE STAGNE, LES SERVICES RALENTISSENT.

    L’activité manufacturière est restée stable au mois d’août en Allemagne, restant à son plus bas de 25 mois, sous l’effet d’une chute des nouvelles commandes, montre l’enquête PMI menée auprès des directeurs d’achat des entreprises.

    S’il ressort meilleur que prévu – le consensus n’anticipait que 50,8, après 52,0 en juillet – il ne parvient pas à s’éloigner de la barre des 50 qui sépare contraction de croissance et reste à son plus bas depuis juillet 2009.

    L’indice PMI des services est ressorti plus bas qu’attendu à 50,4 pour août, contre un consensus de 52,0, et après 52,9.

    L’indice PMI composite est lui aussi inférieur aux attentes, à 51,3, contre 52,2 attendu.

    « Le principal moteur de croissance de la zone euro est en train de caler. C’est un tournant spectaculaire pour l’Allemagne », s’est alarmé Chris Williamson, économiste chez Markit.

    FRANCE – CONTRACTION DANS l’INDUSTRIE, CROISSANCE DES SERVICES.

    L’activité manufacturière s’est contractée en France en août et, malgré la bonne tenue des services, la croissance du troisième trimestre s’annonce molle, montrent les résultats publiés par Markit-CDAF.

    L’indice PMI composite est remonté à 53,6 en version « flash » contre 53,2 en juillet.

    Dans les services, l’indice des directeurs d’achats, qui reculait lui aussi depuis mai, est reparti à la hausse à 56,1 après 54,2 le mois dernier.

    Mais ce rebond occulte le net recul de l’indice de l’industrie manufacturière, qui chute à 49,3 et repasse pour la première fois depuis juillet 2009 sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l’activité.

    L’enquête montre aussi que les nouveaux contrats signés par les entreprises françaises (industrie et services confondus) ont enregistré en août leur plus faible croissance depuis deux ans.

    Dans les services, la composante des anticipations des chefs d’entreprises accuse une baisse de plus de cinq points d’un mois sur l’autre.

    Sur cette base, Markit anticipe une croissance du PIB français limitée à 0,1 % ou 0,2 % au troisième trimestre.

  18. La « conception erronée des droits de l’Homme » ? houlà ! C’est du lourd là.
    Il a dit ça l’aristocrate ?
    Il a dit ça David Cameron ? Lui qui pétait les vitrines quand il était adolescent plein au as, il ose en rajouter une louche contre les Droits de l’homme et contre  » l’ Etat Providence « ? Personnellement cela m’étonnera toujours les personnes qui pensent à l’envers. Pas rassurant en tout cas.
    L’ « homo libéralis  » est déjà en train de muter. Va falloir faire gaffe. Le bonhomme et sa horde ne vont pas s’arrêter là…

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