LE MIROIR DE DORIAN GRAY, par Nikademus

Billet invité

On nous dit que cela pourrait être un acteur, mais le fait même que le doute soit possible est significatif du discrédit généralisé à l’encontre de ce que font ces gens.

On nous dit que c’est un outsider, qui ne représente rien ni personne. Mais justement, seul un outsider pouvait dire cela, et pas un employé de banque qui serait viré dans la minute.

On nous dit que c’est un sociopathe ou un psychopathe, selon l’école psychiatrique dont on revendique l’autorité, mais cela ne résout pas la question. Est-ce que l’on n’a pas déjà montré sur le blog de Paul Jorion et depuis longtemps que tous les traders sont des sociopathes qui font précisément ce qu’il prétend faire ? C’est de cela dont ils doivent se défendre en général, et pas à propos de ce particulier là.

Peu importe qui il est, ce qui importe c’est ce qu’il dit, et comment c’est pris. Ce qui nous intéresse, ce sont les effets de vérité créés par des discours, même faux.

Par exemple, de par les réactions qu’ils suscitent :

  • Incrédulité : de ceux qui croyaient encore que les marchés étaient socialement utiles.
  • Disqualification : par ceux qui ont des raisons de faire croire que les marchés sont socialement utiles.
  • Confirmation : pour ceux qui ont cessé de croire ou n’ont jamais cru que les marchés étaient socialement utiles.

Braves spéculateurs pères de famille, Mr Alessio Rastani vous tend le miroir de Dorian Gray. Non pas que vous vous y soyez vus éternellement jeunes et avenants mais tout de même bien justifiés de penser à vos vieux jours et « à l’avenir de vos enfants ». Il vous montre ce que c’est que quelqu’un qui prend réellement au sérieux le fait de croire que le monde sera le même après la fin du monde, qu’il y a une crise, dont on peut profiter, et même le plus grand nombre, mais que ce ne sera pas vraiment une crise puisque tout sera encore comme avant. C’est complètement absurde en plus d’être moralement ignoble.

Mr Alessio Rastani, qu’il soit un personnage réel ou fictif,  vous parle d’un monde où cela n’a pas de sens d’avoir des enfants. Mais ce n’est pas pour cela que vous lâcherez votre cassette, n’est-ce pas ? C’est une partie de votre âme, de vous-même, c’est là que vous avez mis toutes vos angoisses et tous vos espoirs. Précipiter la déroute tout en se berçant de l’illusion que c’est la meilleure chose à faire tout autant que l’on n’y est pour rien puisque l’imagination humaine est décidément sans limite.

Il reste la réaction normale de milliers de gens normaux, qui pensent que l’activité de tous les petits Alessio Rastani est socialement néfaste, et comme telle doit être interdite, maintenant. Des milliers de gens normaux qui ont pour ambition normale de mener une vie juste et décente, pour lesquelles l’accumulation infinie ou pas de richesse est un comportement indécent, anormal et dangereux. Ces milliers de gens dont on nous a prétendu qu’ils n’existaient pas. Ceux qui vont faire le monde de demain, forcément, puisque les autres sont en train de s’auto-détruire.

Braves petits spéculateurs bons pères de familles, accrocs à l’or ou à la pierre, il est encore temps de ne pas finir en Alessio Rastani de médiocre envergure. On vous a menti et on vous a trompé. Vous pouvez encore parler à votre voisin afin de construire un monde commun.

Il n’y a pas si longtemps la figure du trader était encore le modèle de réussite proposé à l’admiration des foules rêveuses. Il est en passe de devenir la figure la plus haïe et la plus méprisée du monde moderne.

C’est cela qui est significatif, et ce n’est pas un bon signe pour le capitalisme, s’il en fallait d’autres pour prouver son agonie…

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399 réflexions sur « LE MIROIR DE DORIAN GRAY, par Nikademus »

  1. On appelle vermine, les insectes parasites des animaux et des hommes : puces, poux, gale etc.
    La finance internationale me parait bien répondre à cette définition. Si je dois encore voter dans l’avenir, je ne me déplacerai que pour les hommes et les partis qui auront mis l’éradication de la vermine financière en tête de leurs programme et de leur préoccupation.

    1. Oui, il faut un système gouvernemental qui établissent les lois pour interdire les pratiques qui vous semblent honteuses…
      Or, aucune loi n’interdit le trading, ou les CDS, ou les QE…
      Et je doute fort que ce soit en allant voter ou non la prochaine fois que vous changeriez les choses dès lors que vous participez vous aussi au système

      1. Le pillage commence peut-être par-là, par l’Internet. Ca, c’est pour ceux qui se croient « civilisés ».
        Ca passera par les rues ensuite…

      2. Bonjour

        vous me tendez la perche !

        lu dans le programme du Front de Gauche, 2€ dans toutes les bonnes librairies . . .
        ______________________________________________
        Nous combattrons la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, ce qui contribuera à leur disparition. Nous imposerons la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO* et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Nous protégerons les collectivités locales victimes des crédits toxiques. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés.
        _______________________________________________

  2. Des particules vont visiblement plus vite que nos lumières….:)
    Pas besoin de synchrotron pour prouver ça !
    N’ayant aucune réflexion sur « le miroir de Dorian Gray », j’ai malheureusement posté sur l’autre fils…… Vous auriez dû titrer : « Alessio Rastani, La BBC ouvre le bal des faux culs…… »

  3. Je propose à la BBC un droit de réponse octroyé à Jducac .

    En espèrant qu’on aura moins de difficulté à établir sa véritable identité que celle de Rastani .

    Prévoir un sous titrage en anglais , car je n’ai pas le sentiment que Jducac , comme , moi , maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare .

    To be or not to be a trader ?

    1. Non Juan, Jduc ne connaît qu’un organe de presse audio-visuel : Radio Courtoisie, à l’évidence (depuis la désolante interruption d’émission de Radio Paris, comme de bien entendu).

      1. @vin, ton logiciel tourne avide… Ta revanche n’est que la tienne. Tu finiras comme Buffalo Bill… Chapiteau, public payant, rires… Rires… T’as autre chose a dire/faire!… Peut-être.

      2. @Toto, ce qu’on ne peut dire il faut le taire(@)… tu sais ça… Tu sais tant de choses… coté des autres… ta détresse est logique… Pauvre vigneron, .. »et il ventait devant (ta) porte. »

      3. @revou

        La clarté de ta « pensée » – comme son seul horizon et son essence même – se résume en tout et pour tout à ses points de suspension, du vide intersidéral opportunément disposé entre des vacuités sidérantes, des petits riens… qui comblent du néant, des p’tites con’ries au secours de l’abscons, de l’elliptique d’épileptique. Passe au Stilnox et fais de beaux rêves, de bains de minuit dans un océan de points de suspension, par exemple, point, tout court.

  4. Je ne comprends pas pourquoi tant d’indignation alors que la seule logique d’interprétation qui vaille est darwinienne …..
    Tout le reste n’est qu’infantilisme, illusions et utopies.

  5. Le nécessaire pour trinquer ensemble.

    « La réforme – baptisée « 6 Pack » – avait été proposée par la Commission européenne pour tirer les leçons de la crise de la dette en Grèce. »

    Pris ici  » http://www.boursorama.com/actualites/l-europe-durcit-sa-discipline-budgetaire-face-a-la-crise-de-la-dette-9b4766b64c66c6b63386f8608b4062ae  »

    Aux Etats Unis, il y a beaucoup d’histoires édifiantes sur base de « 6 Pack » (qui devient de plus en plus « 12 pack », sans parler de « road beer », à défaut d’anxiolytiques).

  6. Le mec ,il est trader amateur ou pro , et y dit qui gagne de l’argent avec l’argent
    La journaliste : « nos apprécions votre franchise , même si cela ne nous aide pas beaucoup , pas plus que la zone Euro  » Je ne sais pas si c’est la traduction exacte , mais si c’est le cas, cela fait peur , les journalistes sont tellement habitués aux mensonges que la vérité ne les fait plus avancés dans leurs analyses . Faut dire que faire de l’argent avec l’argent , c’est pas bo ,en ce 28 septembre 2011 on vient de réaliser tout cela , ben on a vachement avancé ,y manquerait plus qu’on nous apprenne qu’on est mortel.
    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4338

    1. Nous sommes mortel ? Ah la vache, « ils » nous l’avaient caché, ça aussi… ? Je suis abasourdi de l’apprendre… 😉

    1. Eh! Oui Morvandiau, un jour, quelqu’un a dit « Le 21eme siècle sera spirituel, ….ou ne sera pas….Nous y sommes ;-))) Bienvenue dans la réalité !

  7. La fin selon Oscar Wilde :

    « En entrant, ils trouvèrent , pendu au mur , un magnifique portrait de leur maître ,tel qu’ils l’avaient vu pour la dernière fois , dans toute la splendeur de son exquise jeunesse et de sa beauté. Gisait à terre un vieillard en tenue de soirée, un couteau planté dans le coeur. Il était flétri, ridé , son visage était répugnant.Ce ne fut qu’en examinant ses bagues qu’ils le reconnurent . »

    Est ce à ses bagues que l’on reconnaitra Sir Rastani ?

    1. C ‘est cela, oui, continuons à nous focaliser sur R.

      Réagir permet toujours d’ éviter d’ agir.

      Encore un bouc émissaire, encore une soupape et un dérivatif pour le peuple.

      Et dire que ça marche ICI …………. Désespérant.

      1. Ah, il font fort! : la Grèce cède ses bijoux de famille à une structure privée qui les vend par pièces afin de rembourser la dette (détenue par les copains de cette structure). C’est une sorte de mont-de-pièté ultralibéral, non?
        L’étape suivante sera sans doute: « Puisque nous avons fait le travail à la place de l’Etat grec, ne pouvons nous pas supprimer celui-ci et le remplacer par un bureau d’experts comptables? » La boucle serait ainsi bouclée: la Grèce, berceau et tombeau de la démocratie…
        o

  8. « Il n’y a pas si longtemps la figure du trader était encore le modèle de réussite proposé à l’admiration des foules rêveuses. Il est en passe de devenir la figure la plus haïe et la plus méprisée du monde moderne. »
    Ce que fait ce type là, ou ce que font les autres, mais ils font ce que l’on fait : ils travaillent, messieurs, dames.
    Socialement nécessaire ? Le travail n’est pas la réponse naturelle aux besoins naturels, il n’y pas de travail plus socialement utile qu’un autre puisqu’enfin chacune des activités de travail conflue vers cela, a besoin de cela. Socialement nécessaire de mettre à sac la planète, d’exterminer une quantité sans cesse croissante de végétaux, d’animaux, de communautés indigènes ? Socialement nécessaire de planifier l’élaboration d’armes et de substances criminelles, de produire des milliers de bombes atomiques, de missiles, etc…?
    Le travail c’est cela même, et le trader un travailleur abstrait, absolument.

    1. @A.D. : Vous confondez l’utile et le nécessaire. Le nécessaire est toujours utile. L’utile n’est pas toujours nécessaire.

  9. Pour tous les « ébahis » qui font semblant de découvrir cet aspect du casino boursier, il faut savoir qu’il existe, au monde, des millions de traders amateurs, indépendants, qui bricolent plus ou moins bien sur des plate-formes de trading, via internet… Et c’est mieux que de jouer au Loto puisque les chances de gagner ou perdre, pour le néophyte, sont de 50% (le cours monte ou il baisse… simple…) et qu’avec les leviers et le faible spread proposés par les brokers, une mise de fond dérisoire permet de faire des gains potentiels réguliers.
    Je suis l’un de ces traders amateurs, sur le marché intraday des devises (Foreign Exchange : FOREX) au tout petit capital personnel de 500,00 USD. Grâce à un lever de 400:1 et un spread de 3 points sur la paire EUR/USD, engageant chaque fois 2 lots de 10.000 $, chaque point de variation vaut 2,00 $.
    Si le cours varie de 15 points (nets) entre deux retournements, je gagne 30 $.
    Les gains d’une journée dépendent de combien de positions j’ai pu opérer dans le laps de temps, et j’avoue que, depuis le début de l’année, la grande volatilité sur ce marché, du fait de la crise, permet de jouer 5 ou 6 positions par jour (aujourd’hui, j’en suis à 10 variations depuis 7h30 ce matin).
    Imaginez les gains journalier d’un vrai trader, avec un capital de 50.000 ou 500.000 $ en comparaison à mes 500 $…
    Ceci pour dire que oui, vive la crise pour le trader, d’autant qu’aucune loi n’interdit, comme le sous entend Rastani, à quiconque de faire la même chose, qui n’est pas réservée « aux élites »…

    1. Si je pouvais, je vous tirerais bien les oreilles Monsieur MEONI. Vous ne devriez pas nourrir la bête, même pour 1 pence.

      1. La bête à ne pas nourrir, c’est l’état tel qu’il existe, et qui s’en prend au contribuable et à l’usager du service public pour renflouer les actionnaires bancaires qui ont fait faillite !
        Le jour où un politique courageux prendra la décision de faire voter les lois pour empêcher la spéculation et donc relancer l’économie réelle, je n’aurais plus besoin de trader pour me constituer mon épargne retraite tel qu’aujourd’hui… Mes cotisations, en tant que salarié ou indépendant, m’assureraient, par répartition, les 1.500 euros dont j’aurai besoin pour subsister…

      1. Je ne prends d’argent à personne, des acteurs vendent des devises, que j’achète, à un prix fixé, et je les revends ensuite à d’autres acteurs prêts à acheter à un prix supérieur…
        A aucun moment je n’interviens sur la formation du prix d’une paire de devises, je ne fais qu’analyser le potentiel de variation de prix (grâce à des outils statistiques) pour tenter de revendre au prix le plus haut… (Et inversement dans le cas de vente à nu, « short »)
        Mais je suis incapable de vous expliquer pourquoi l’offre et la demande varient, je ne fais que le constater et profiter de ce commerce légal.

      2. Imaginons que vous alliez en Angleterre et que vous changez 1000€ contre par exemple 1100 livres anglaises. Imaginons aussi que vous avez tout payé par carte bleue et qu’entre temps la livre a baissé. Au retour contre vos 1.100 livres on vous donne 1050€, vous avez gagné 50€. Vous n’avez volé personne et n’avez pas fait travailler des petits cambodgiens pour payer ces 50€. C’est le marché des changes, le Forex.

        Par contre les anglais auront, s’ils se déplacent à l’étranger, un pouvoir d’achat moindre et ils paieront plus cher leurs importations.

        C’est évidemment le marché le plus immoral qui soit, gagner de l’argent en ne faisant rien comme l’actionnaire, le rentier, le retraité, chacun a ses raisons pour justifier la morale de ses revenus.

        Pour ne pas nourrir la bête il faudrait que les taux de change entre les monnaies ne changent jamais, Je laisse les économistes m’expliquer les avantages et inconvénients, mes connaissances ne me le permettent pas

    2. j’ arrete pas de dire que si les ouvriers passaient leurs sous dans les actions de leur boite plutot que dans la biere, le foot et le tunning, ils auraient aujourd’hui un pouvoir conséquent au sein de leur entreprise et ne seraient pas les jouets de leurs patrons ou de leurs syndicats (pour ceux qui savent ce que c’est).

      cf greenpeace a réussit à avoir 5% du capital de bp, preuve que c’est possible.

      les syndicats étaient le moyen de lutte ouvrier du 19e siècle (et ils ont fait gagner le peuple), l’actionnariat est celui du 20e (et il a fait gagner le patronat)… à voir pour celui du 21e.

      1. Il serait judicieux de penser au delà de cette démarche :
        Il devrait exister un jour une loi qui oblige tout ouvrier, employé, à être considéré automatiquement tel actionnaire dans l’entreprise qui l’emploie, son capital étant sa force de travail…
        Et en cas de licenciement, pour cause de mécanisation, économique ou autre, il continuerait à percevoir les dividendes de ses actions tant que l’entreprise générerait des bénéfices…
        Mais pour ça, il faudrait que la main d’œuvre soit un jour considérée au même titre que l’apporteur en numéraire, et là, c’est pas gagné…

      2. @aurel

        Vous avez une idée de ce que gagne un ouvrier ?
        Vous avez une idée de ce que gagne un million d’ouvriers ?
        Vous avez une idée de ce que gagne un million d’ouvriers sur trois générations ?

        Vous avez une idée de la surface financière de n’importe quel fonds d’investissement ?

        Voilà pourquoi ce que vous dites n’est pas pertinent (amha).

      3. Il y a les scoops. 1 ou x actions = 1 voix.

        Plus on investit dans la scoop plus on peut esperer de retour sur investissement mais dans tous les cas, la capacite decisionnelle est equitablement partagee entre tous les actionaires (dont font partie en general les salaries).

        Enercoop fonctionne sur ce modele pour obtenir une energie propre, locale et citoyenne.

      4. Ben voyons…
        Etre actionnaire de sa propre entreprise.
        Pourquoi pas être son propre patron?
        Après tout, ceux qui le refusent ne sont que des moutons attendant d’être guidés vers un autre abattoir.

        Devenir le Rastaninof grand libérateur des masses menant à sa responsabilité individuelle, dénuée de tout impact collectif.

        Bon sang, quelle journée!

        Je comprends qu’on puisse naître pauvre ; mais qu’on le reste, ça me dépasse!
        Harry DeViste

      5. Un certain Chaban Delmas , poussé par le grand Charles , avait inventé la  » nouvelle société » avec la participation .

        Les syndicalistes auraient des choses pertinentes à dire sur la relation actionnariat , salariat , entrepeneurat et quelqu’un qu’on oublie dans la trilogie de Paul Jorion : l’acheteur .

        J’ai connu une situation où les actionnaires étaient en même temps les acheteurs , avec des salariés qui étaient des fonctionnaires d’Etat et un entrepreneuriat itou .

        ça marche , mais il y faut une vertu , une intelligence et une exigence élevée à tous niveaux , qui , je le reconnais , a besoin d’une concurrence ( réelle ou potentielle) pour assurer un service au top .

        Mais il n’y a alors à ma connaissance pas de sytème plus satisfaisant pour la collectivité , économe et motivant .

      6. « greenpeace a réussit à avoir 5% du capital de bp » : sources?
        Les échanges sur ce post ne volent pas très hauts!

      7. Oui je me suis trompe… C t 13% des voix lors d une resolution. C aimable a vous de demontrer votre grandeur d esprit en signalant gentiment cette erreur et en n employant surtout pas un ton hautain et meprisant. C est avec des gens de votre qualite que l on pourra assembler une societe pacifiee et civile.

      8. Vous ne vous êtes pas « trompé » Aurel, vous juste écrit une kolossale konnerie, à minima.
        Est-ce que vous pouviez réellement concevoir que Greenpeace pût même en rêve entreprendre de prendre le contrôle de 5 % des droits de vote ou du capital de la quatrième plus grosse entreprise privée de tous les temps ? Soit, en juin 2010, lorsque l’action BP etait au plus mal après Deepwater et une chute de plus 50 %, mettre sous sa pogne la modique somme de 5 milliards d’euros ?
        Rassurez vous, entre J.P Morgan (25 % du capital) et Blackrock (5 %), les vaches sont bien gardées, malgré les 2,5 milliards d’€ de déficit de 2010, because Deepwater (ça fait cher la crevette…).

  10. I have been talking with traders for more than 20 years. In that period of time, I have heard slightly different versions of what Rastani said hundreds of times. Unfortunately, my conversations weren’t recorded. Rastani has performed a great service by explaining how traders look at the world, in front of a BBC camera and microphone.

    He is not an exception. He is the rule.

    Reginald Crowder, WSJ

    Traduction rapide:

    Je discute avec les traders depuis plus de 20 ans. Durant cette période, j’ai entendu des versions légèrement différentes de ce que dit Rastani des centaines de fois. Malheureusement, mes conversations n’ont pas été enregistrés. Rastani a rendu un grand service en expliquant comment les traders voient le monde, en face d’une caméra et d’un micro de la BBC.

    Il n’est pas une exception. Il est la règle.

    1. Et créer une armée de traders amateurs (ces nouveaux soldats seraient des personnes au chômage par exemple) à qui on apprendrait à gagner 500 euros par jour avec des « trucs » de trading sur plateforme électronique (au-delà de 500 euros, les surplus seraient pour eux) et qu’ils mettraient en commun pour un projet de long terme.
      Ca vous paraît crédible? 😀

      1. Oui. Exploiter le système pour se retourner contre lui est une stratégie qui a déjà fait ses preuves il me semble, tout au long de l’Histoire.
        Et créer une confrérie virtuelle de « traders solidaires » (osons l’oxymore !) est une idée que je caresse depuis un certain temps… pour tout dire depuis que je suis moi-même devenu trader pour mon propre compte tout comme Rastani.
        J’ai même quelques idées sur la question pour ceux que qui pensent un peu plus loin que la morale à deux yens…

    2. Tout ceci n’est possible que parce que l’Etat paye les CDS en cas de défaut en renflouant des boites comme AIG. Goldman Sachs ne parie pas sur la chute du capitalisme, il parie sur le renflouement par l’Etat de certaines sociétés-clef pour éviter la chute du capitalisme. Autrement dit, Goldman Sachs a mis un revolver sur la tempe de l’imprimeur de billets de banque. Un coup de feu est vite parti, mais en tous cas tuer l’imprimeur n’est pas l’objectif.

    3. « Ce que Karl Marx n’est pas parvenu à faire, Goldman Sachs y parviendra… »

      Clair Paul !…

      Et tous ceux qui lisent ce blog depuis sa création ne devraient pas être « étonnés ou choqués des « révélations » de ce guignol….

      Ici, sur ce blog, et depuis des années, on ne parle que de cela, …. »la valeur….vs les choix de notre vie »…
      Oui…Je sais…Juan ( Nessy)…Il va encore falloir réanimer Martine…qui est en colère !
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=21144
      Mais bon ….
      Mdr ! Biz à tous !

  11. Très joli coup, ce vrai-faux trader…
    C’est évident qu’il n’est pas du tout, et n’a jamais été trader.
    Mais il dit quand même la vérité: La crise est profondément voulue, et sciemment entretenue par ceux à qui elle profite……C’est en fait une « opportunité »…

    Tiens, au passage : ce matin, en me promenant dans le 8ème à Paris, j’ai vu passer en deux heures pas moins de trois vrombissantes « Ferrari », flambant neuves, ( le dernier modèle, à près de 300.000 Euros sans les options)…Il y a quelques années, je me souviens que je n’en voyais même pas une par an…
    Non, mais, vraiment… »la crise, c’est pour les nazes, quôa »…

      1. Voilà ce qu’on lit dans Spiegel-online:

        Rastani selbst sagte dem « Daily Telegraph », er sei ein « Aufmerksamkeitssucher ». Der Handel mit Aktien sei nur ein Hobby, was er von zu Hause aus betreibe. Er handele mit seinem eigenen Geld, sagte er dem US-Wirtschaftsmagazin « Forbes ». Nur mit welchem Geld? Laut « Telegraph » hat er eine kleine Firma, die verschuldet ist.

        http://www.spiegel.de/wirtschaft/0,1518,788954,00.html
        Il aurait déclaré au DT qu’il cherchait à attirer l’attention sur lui (…) Il joue son propre argent (à Forbes), mais lequel ? Il possèderait une petite entreprise endettée (selon le DT).

        Peut-on en conclure que c’est un trader ?

    1. Primo, pour la Ferrari, vous êtes sur que c’était pas le même gus qui faisait le tour du pâté de maison ?
      Secundo, la question c’est pas que ce mec est ou pas un « vrai » trader. C’est qu’il est assez con
      pour dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.
      Bien sur qu’il est probablement plus un petit spéculateur qu’un trader en bonne et due forme. Mais c’est la même différence qu’entre un pirate et un corsaire : avec ou sans lettre de course on fait pareil, on pense pareil.
      Tous sont en train de « shorter » le système. Probablement trop tard pour ce pauvres type, les vrais spéculateurs l’ont fait avant lui et n’ont rien dit aux médias. Ne laissant aux minables dans son genre que des miettes, à condition qu’il amplifie le mouvement.

    1. C’est très important bien entendu : c’est le cadre dans lequel tout cela se déroule, mais le mécanisme de la crise crise actuelle n’a aucun rapport avec le pétrole. Prenez mon livre La crise du capitalisme américain (2007) où j’annonce la crise et en explique le futur déroulement : le pétrole en est entièrement absent.

      1. Et (à Paul Jorion)…

        Ne croyez vous pas que c’est la perte de vitesse des champs pétrolier en tant que territoires de conquêtes et de grands profits qui a fait passer les grands prédateurs financiers dans un nouveau paysage, à savoir, faute d’une planète plus grande, l’économie elle-même ?

      2. Le problème c’est que nos chers politiques n’ont pas trop en tête ce cadre, et un autre, celui de la fin des autres matières premières (nécessaires bien sur au nucléaire, mais aussi au solaire, éolien…). Ils sautent tous sur leur chaise comme des cabris en criant « la croissance, la croissance » mais leur discours est complétement irréaliste.
        Au niveau local, comme leur obsession est l’emploi, l’emploi, l’emploi (et non le travail), il faut créer des « zones économiques », libérer du foncier…mais on (élus) reconnait que tout d’abord les perspectives locales pourraient être impactées par la crise (à bon?) et que les entreprises ou usines occupent aujourd’hui plus de place pour moins de salariés.Après ce constat, la conclusion? ben aucune: continuons à commercialiser des surfaces pour créer de la croissance pour créer de l’emploi.

    2. bien d’accord avec Paul (en toute humilité): les effets du manqe ne se sont pas encore fait ressentir d’un point de vue économique. Ca arrivera certainement, mais cela ne peut expliquer la crise (de 2007) que nous vivons aujourd’hui !

      1. Thomas a pârfaitement raison , a mon avis c’est évident , et Paul a aussi le droit de se tromper ..de fusible.
        Le lien de oil Drum cité par Thomas mentionne diverses sources crédibles situant la déplétion energetique globale , de 5 à 8 % ! (moi qui tablait sur 3% !) ; De plus il est possible que ces ces taux incluent le petrole non conventionnel , ce qui fausse leschiffres.
        Si vous lisez ce texte vous verrez que cette déplétion est- en cours depuis plusieurs années et certaine en 2007 ..on peut présumer que les tensions occasionnées par l’approche du « pic » (effet de bordure ) ait créé des surtensions depuis longtemps déja . Les mécaniciens et électriciens savent qu’une panne est gén,éralement causée par la conjonction de plusieurs causes .
        Il serait dommage que Paul se raidisse sur une position sans plus d’étude .
        Voilà mon point de vue :
        Notre modèle etait basé sur un système ouvert .
        Rencontrant une limite , il ne peut fonctionner (la « croissance » n’etant possible qu’avec une limite infinie.
        L’energie est un intrant majeur , essentiel du système .
        La déplétion énergétique (production + nouvelles demandes) ne peut qu’occasionner une déplétion globale économique (illustrée par Jova avec le passage des 100 esclaves virtuels /kw/personne à 30 ou 20 )
        le lien ci dessus montre qu’uniquement pour la production , la déplétion est de 5 à 8 % par an !

        La vraie question est : « Quel est en % , le taux de déplétion économique induit
        1/ globalement
        2 localement
        Cette induction ne me semble pas récusable , le gain de productivité « etant au taquet » ou peu s’en faut , de toute façon insuffisant pour compenser de tels chiffres .
        Le tout est de conjecturer ces taux et ses implications sociétales …et c’est pas facile .

        1. La crise actuelle s’explique par un certain nombre de facteurs. Si vous lisez La crise du capitalisme américain (2007) vous verrez ces facteurs mentionnés : la bulle de l’immobilier résidentiel américain, la culture du crédit aux Etats-Unis, la logique assurantielle de la titrisation, les prêts-rapaces, la balance commerciale des Etats-Unis, la concentration du patrimoine, le financement du crédit hypothécaire, les disparités ethniques, le rôle de la Chine dans la dynamique des taux d’intérêt américains. Le peak-oil n’est pas dans la liste parce qu’il n’aurait rien à y faire.

          Si on veut comprendre, il faut avoir un certain respect pour ce qu’est une explication. Dire « tout s’explique par le peak-oil et donc la crise aussi », c’est manquer de respect pour l’explication et du coup, se priver des moyens de comprendre.

      2. @Paul Jorion .
        Je vous remercie de bien vouloir accepter la contradiction , ce qui fait honneur et valeur a votre Blog .
        Je peux parfaitement respecter vos explications …sans les admettre …tout en les admettant . Si j’ ai parlé de « fusible » , c’est que bien évidement l’ outil économique est pervers et instable ( j’ai fourni qqs pistes math /complexité que je crois pertinentes bien qu’intuitives). Le fait qu’il ait « laché » ne prouve pas que ce lachage ne provienne pas d’ une cause exogène du système (j’ ai pas dit « au système » ).
        Si les chiffre d’env 5 à 6% de dépletion energetique sont confirmés (je rappelle qu’ils sont fournis par les producteurs et spécialiste eux meme) , c’est env 12 ANS qu’il faut pour diminuer de moitié la production mondiale d’énergie accessible …… Il me parait évident que ce n’est pas le fusible qui est cause de la panne , mais la surintensité de la demande et la faiblesse de l’ offre .
        Bataille a dévelopé ds la « part du diable » ? , ce concept de nécessité d’un système ouvert pour les activités humaine ..je pense qu’il faut tenir compte de ce basculement du système ouvert en système fermé pour toute approche de modélisation liée aux activités humaines .

      3. Le piège serait d’expliquer notre manque d’éthique par le peak-oil, mais dire qu’il n’a pas d’impact sur l’économie et notre civilisation n’est pas correct.

      4. Bonjour,
        En ce qui concerne le manque de pétrole dormez tranquille brave gens , par contre je vais vous donner une méthode pour vendre cher , « il y en aura pas pour tout le monde »

      5. @Juan :
        Tu crois encore au Hasard ?
        /// En bref , les motifs de crises se cumulent sans se soulager mutuellement ///

      6. @ Kercoz
        « 5-6% de dépletion energetique par an » … d’accord avec vous, cela est fort probable. Et cela induit de forte tensions au niveau diplomatique. Et on va droit dans le mur … c’est probable aussi.

        Mais connaissez vous une seule entreprise, quelqu’elle soit (Sony, Durex, Danone, le boulanger du coin, …) qui ai eu un ralentissement de son activite du a des difficultes d’approvisionnement en petrole ? … ca arrivera … c’est tres probable (apparement apres 2015), mais en aucun cas on ne peut attribuer cette crise de 2007 a la rarefaction du petrole.

      7. @Kercoz :

        Au hasard ? Oui , et aux bourgeons ,aux rameaux et aux bifurcations .

        C’est’ailleurs toute l’histoire de l’astro-physique entre autres .

        Sur la  » nécessaire » convergence des crises qui nous sont imputables et accessibles , j’y crois aussi .

        Je crois à beaucoup de choses et je découvre des sujets de credo tous les jours .

      8. @ romain :
        Je voudrais éviter l’ impolitesse mais :
        //// Mais connaissez vous une seule entreprise, quelqu’elle soit (Sony, Durex, Danone, le boulanger du coin, …) qui ai eu un ralentissement de son activite du a des difficultes d’approvisionnement en petrole ? ///
        me parait etre assez rapide (sinon primaire) comme argumentation .
        Le cout de l’ énergie est présent ds tous les domaines . Il vous faut repartir du début : la production de futilités et meme de production d’ utile n’est possible que grace au gain de productivité acquis sur la production de l’ essentiel . L’agriculture etant l’exemple le plus parlant : Nous avons 1 producteur pour cent consommateurs … et ce , grace a l’ énergie , au petrole bon marché = km tracteurs = engrais a bas prix = phyto gratos ….ces energie n’etant meme pas taxées pour l’ agricole , ils sont tres sensibles a ue augmentation qui agira (et pas linéairement) sur la production de produits non essentiels … il y a un coef /bras de levier sur l’énergie …certaines productions doivent payer l’energie toutes les etapes …il n’ est pas possible de doubler le cout de l’énergie sans mult par 4 ou 10 certaines productions …
        Si ds 12 ans on passe a 50% d’énergie produite …diras t on encore que le problème est économique ?
        Actuellement le système (en place probablement depuis avant 2000) , a repèré les intrants qui doivent etre des « constantes » : le consumérisme …et par ricochet un cout de l’ énergie accessible ….
        POur celà , il faut trouver des variables d’ ajustement : ce sont entre autre , des individus ou des groupes (pays , domaines faibles) qui ne devront plus figurer dans la demande …
        C’est en éliminant des clients qu’on baisse la demande et ramène le prix de l’energie a une valeur compatible avec le consumérisme .
        Les interactions cout-energie avec production ne sont pas simples : il y a les interactions entre pays et les interactions ds un pays .
        Actuellement (chiffres au pif) vous avez:
        25 % des gens qui sont ds le rouge = qui ne peuvent consommer l’essentiel
        35% des gens qui peuvent consommer l’essentiel + disons de 5% à 15% d’utile ou de futile
        et30% de gens qui peuvent consommer l’ essentiel + 40% de futile ou d’utile .

        Si l’on augmente le cout de l’energie de 50% (150§ le baril) , seule la 3e categorie dépasse l’essentiel et tombe a 20% d’utile .

        En ville , on ne produit que du futile , ou du peu utile ….donc c’est la cata pour 50% d’augmentation …Mais comme en 2008 , une fois largués les loosers (lol !) , le baril redescend a 50§ !
        Suffit de ne pas etre ds les prochains % annuels …intellectuellement j’aimerai savoir le % induit en économie (chomeurs) provenant chaque année des 5% energetiques ….

      9. @ Kercoz
        Bien sûr qu’une augmentation du prix du pétrole se répercute à peu près sur tout, mais vous confondez causes et symptômes. Vous pouvez écouter la conférence que Paul Jorion a tenu à l’ULB à partir de la minute 32.
        En résumé, le plus que triplement du prix du pétrole en 2008 n’a pas de cause physique mais purement spéculative. Le peak-oil invoqué, la « loi » de l’offre et la demande et ces fadaises ne tiennent pas la route alors que la récession était déjà en cours, alors que la demande baissait.

        Effectivement, dans un avenir +- proche la réalité physique du peak-oil provoquera des pénuries (et sans doute quelques coups de gourdins), mais ce n’était pas le cas en 2008.

      10. @Fujisan :
        Bon , moi j’ ai fait ce que j’ ai pu …..Je n’ai pas le charisme de MANICORE …va le lire il est plus outillé que moi en chiffres ..
        Ce qui est bien c’est que si tu as raison , avec Paul , ça signifie que c’est réparable , corrigeable …tout va bien donc ! Alors que ma thèse c’est la cata structurelle programmée : 5% /an en 12 ans = 50% d’énergie en moins ..mais ça doit etre une erreur de calcul , ou « on va trouver une solution » ….ou montrer qu’une demi production petroliere vient de la crise économique puisque je confonds cause et symptome .
        Il est évident que c’est un effet spéculatif qui a fait monter le baril à 150§ , et probablement en bistable avec la montée de l’ immobilier .. mais l’ amorce de l’ exponentielle peut tres bien etre la tension demande /offre du petrole.

      11. @ Kercoz
        « ça signifie que c’est réparable , corrigeable …tout va bien donc ! »

        Mais où lisez-vous cela ? Paul ne nie nullement que le peak-oil ne fasse réellement problème dans un avenir +- proche (pas plus que romain).

        Ne savez-vous pas faire la différence entre le passé et le futur ?

        Je connais le site de Jancovici. J’ai visionné ses conférences et même ses cours à l’école des mines. Je vais voir ce qu’il raconte maintenant. J’ai aussi lu les explications de Dmitri Orlov. L’un comme l’autre sont des ingénieurs, ils ont naturellement tendance à surestimer l’importance leur domaine d’expertise, c’est humain. Mais, j’ai aussi constaté que les variations du prix du pétrole en 2008 était purement spéculatives. Quand le prix passe de 45$ à 147,5$ en 7 mois pour retomber à 35$ quelques mois plus tard, c’est purement spéculatif et il n’est nul besoin d’invoquer une explication géologique pour expliquer cette spéculation. Ce qui ne veut pas dire non plus que la croyance partagée dans l’imminence du peak-oil ne jouerait aucune rôle. Mais c’était une valeur refuge en 2008, pas une réalité géologique, il n’y avait pas de pénurie.

      12. Bon, la valise de Pandore de la conversation énergétique est ouverte…

        Pour finir en ce qui me concerne, je dirais simplement que si la « grande perdition » (tempête économique centennale) tombe dans la même décennie que le pic de production du pétrole (évènement centennal de l’histoire énergétique) sans relation de cause à effet, c’est un sacré concours de circonstances

        Quoiqu’il en soit ces deux évènements inter-agissent et se priver de l’élément « ressources » ou « énergie » dans une étude qui tente de préparer le futur c’est passer à coté d’un point important.
        (vous pouvez penser que régler la question financière règlera la question énergétique mais c’est de géologie et de EROEI qu’il faut parler, pour savoir seulement ou nous POUVONS aller)

        A la décharge de Paul Jorion, je dirais que les discussions sur l’énergie sont toujours très longues, et il faut absorber un tas de choses pour tirer quelques élements clefs : On ne peut pas être partout.

        Ceci dit, notre rapport au monde est fait d’énergie, et on ne changera pas de paradigme, sans se pencher précisément sur ce sujet.

      13. Ah le pétrole…
        Y’en a des qu’en cherchent, y’en a des qu’en trouvent, y’en a des qu’en pompent, y’en a des qu’en stockent, y’en a des qu’en achètent, y’en a des qu’en vendent, y’en a des qu’en planquent, y’en a des qu’en vivent, y’en a des qu’en crèvent, y’en a des qu’en souillent, y’en a des qu’en font des miracles, y’en a des qu’en corrompent, y’en a des qu’en spéculent, y’en a des qu’en affabulent, y’en a des qu’en guerroient, y’en a des qu’en volent, y’en a des qu’en complotent, y’en a des qu’en assassinent, y’en a des qu’en rêvent, y’en a des qu’en cauchemardent, y’en a des qu’en battent la campagne, y’en a des qu’en manquent, y’en a des qu’en ont d’reste, y’en a des qu’en crament, y’en a des qu’en puent, y’en a des qu’en font l’expert sans s’salir les pognes, y’en a des qui s’en font prophète, y’en a des qui s’en pourrissent le tempérament, y’en a des qui s’en branlent…
        et pis y’en a des qu’en causent, des plombes dis donc, des jours et des mois, d’un pénible ceux-là, les pires j’crois ben…

      14. @Thomas :

        On peut également ajouter une tempête environnementale : air , eau , nucléaire , pollution des sols , stérilisation des terres arables , climat … de fréquence sans doute très supérieure à 100 ans , ou qui , si elle s’est déjà produite , a du se passer il y a quelques centaines de millions d’années .

      15. @fUJISAN
        Un lien qu’il faut connaitre car Raminagrobis il a fait du gros boulot:
        http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?f=42&t=8619&start=120
        La pluspart des spécialistes « sérieux » disent que la production de petrole a « piqué » entre 2006 et 2008 …. qd on regarde ces courbes , qu’on connait la courbe de la production de la demande des emmergeants , on ne peut que se dire que des tensions et effets économique se sont passés avant et pendant le pic …sans attendre que tu n’ai plus d’oil a ta pompe … …ça parait aussi normal que logique .
        C’est pour ça que « fasse problème ds un avenir … » me semble un peut optimiste .

      16. @Thomas

        Alors que nous voyons tous les jours des progrès fulgurants dans la réforme du capitalisme financier, conduisant à toujours plus de répartition de la richesse au sein des populations, une éthique grandissante des plus fortunés et des banquiers internationaux, des efforts remarquables pour réguler les flux de capitaux, l’abolition des transactions opaques tandis que notre classe politique ose proposer un changement de paradigme inspiré par des révolutions arabes imprévisibles !

      17. @Fuji san :
        /// « ça signifie que c’est réparable , corrigeable …tout va bien donc ! »

        Mais où lisez-vous cela ? Paul ne nie nullement que le peak-oil ne fasse réellement problème dans un avenir +- proche (pas plus que romain).

        Ne savez-vous pas faire la différence entre le passé et le futur ?
        ////
        Si j’ai raison : La pénurie d’énergie (petrole en premier ) est la cause essentielle des problèmes economique (donc structurel) …..Contre la tienne : pas les bons outils , le petrole y est pour rien .. (conjoncturel) …c’est important ..parce que tu crois que c’est « guérissable » , alors que moi j’ affirme que non : Ca ne servira a rien de lutter contre les vagues qui te mouillent les pieds , qd la marée descend et qu’on peut estimer l’ heure de la marée basse basse et le coef de la marée …(qd on n’est pas économiste) .
        Vos certitudes vous amène a chercher des solutions sociétales, voire idéologiques …alors que le problème est structurel . C’est du temps perdu (pas pour tout le monde) …Si ds 12 ans on est a 1/2 prod énergie fossile , il y aura encore (ici ?) une masse de blaireau pour croire que la cause est économique ?
        Essayez d’etre lucide ! Il y a plus de 2 milliards d’anciens pauvres qui sont passés du vélo a la mobylette …et nous décroitrons avant qu’ils la lachent ..parce qu’ils en ont plus besoin que nous .
        Quand aux scientistes gavés de certitudes , qu’ils aillent faire un tour sur les courbes de Raminagrobis avant de me baver dessus .

      18. Vigneron, un bon truc :

        Les sujets qui me cassent les pieds, je n’y accorde pas de temps.

        PAD

        Dans le noir complet, tu tends les bras devant toi, ou tu marches les bras pendants, en attendant de prendre le coin de la porte dans le nez ? : C’est juste ça, la question.

      19. @Thomas

        Les sujets qui me cassent les pieds, je n’y accorde pas de temps.

        Moi si, juste le temps d’en rire, patate. Cela dit, mes hommages à ton podologue.

      20. Vigneron, tu as lu lien que je donne à Romain ?,

        Et les sources sont officielles, pas trop d’écolos affolés chez Exxon…..

        Comme tu es très très malin, et que tu sais que 6% de déplétion c’est une division par 2 de la production de pétrole en 12 ans.

        Et ben tu vas m’expliquer ce que valent les projection futurede quoique ce soit qui ne prennent pas ce « détail » en compte.

        Réponds à jeun, s’il te plait.

      21. @Thomas le mal nommé
        1) Tu sais lire ? Je ne m’intéresse à ta terrible déplétion petrocalyptique uniquement pour m’en gauder, enfin surtout de ses interminables commentateurs. N’insiste pas.
        2) Tu sais ce que tu dis ? Je croyais que ta grande zénitude te protégeait de l’atteinte des fâcheux et casse-pieds autant qu’elle t’autorise à mépriser les sujets du même tonneau. Apparemment non. Dont acte. Compte sur bibi pour les piqûres de rappel.
        3) Alors comme ça les avis autorisés zé indépendants de la société philantropique Exxon, ça se biberonne couché sous la barrique, gousier direct sous l’esquive ? T’as raison Saint Thomas, c’est des zigs tout ce qu’il y a de plus sérieux et désintéressés, c’est sûr.
        4) Tu sais compter ? Non, c’est pas pour dire, mais à vue de nez, 6% de chute annuelle, c’est pas dans 12 ans qu’on est à 50%, mais dans 11 (100 . 0.94^11 = 50,63)… Oulalalala, mon dieu, mon dieu, c’est encore pire ! Tain ça fout les j’tons grave.
        Té moun drole, m’en retourne dans ma cuve 22 (comme l’année des – 50 % didonc ! ), finir de décuver, encore un pressoir à faire… pas qu’ça à foutre que peler les patates.

  12. Ce trader a au moins un point commun avec Paul : le système souffre d’un cancer, probablement mortel et son espérance de vie ne dépasse pas douze mois.

    1. Sous le système souffrent des hommes et des femmes. Pourquoi ?
      Dans le réel, qui se paye un vrai cancer ? Quand je ne peux plus fuir, tout se déglingue : mon corps fabrique un cancer, un trou se forme dans l’estomac, les artères se bouchent, ou les maladies infectieuses se développent méchamment. Mon cerveau n’inscrit pas en lettres dorées sur la porte de ma maison : Tout va bien patron ! Et pardon, je ne bande plus du tout. L’enthousiasme c’était hier.

  13. Est-ce que ce gars se rend compte qu’il joue un jeu à somme nulle, et que donc l’argent que lui gagne ne peut qu’être pris à d’autres? Et que donc aussi son modèle n’est évidemment pas généralisable à tout le monde? Les « conseils » qu’il donne (protéger ses avoirs – mais comment? cela il ne le dit pas) tendent à montrer le contraire. Comme si tout le monde pouvait se protéger d’un krach, individuellement.

    1. @ Mathieu
      Vous n’avez pas compri que les autres, il en à rien à faire…. pour lui, les autres, c’est le lisier qui engraisse les légumes de son potager. Il ne fait que t’inviter à faire comme lui pour avoir des carottes.

    2. Si un jour des milliers de petits traders pariaient sur la hausse, par exemple, de l’argent, ils prendraient l’argent à JP Morgan, qui a vendu des millions de ces titres découvert, c’est à dire aux actionnaires fortunés qui ont joué à la roulette pariant XAG à la baisse.
      Encore faudrait-il que les actionnaires soient obligés par la loi d’encaisser la perte sans que la banque ne perçoivent l’aide de l’état ou de la FED…

    3. Les marchés à terme ne sont pas un jeu à somme nulle : chaque nouveau contrat implique un acheteur et un vendeur, mais ce peut être à un niveau de prix supérieur à tous les prix ayant existé jusque-là. Quand les spéculateurs font monter le prix du pétrole de $45 le prix du barril en janvier 2008 à $147 en juillet, c’est vous et moi qui payons la différence à la pompe.

      Vous croyez que le prix de l’immobilier est un jeu à somme nulle… parce qu’il y a toujours un acheteur et un vendeur ? Réfléchissez une seconde.

      1. @ Paul Jorion
        1) pas besoin d’être cassant
        2) je pense que vous m’avez trop vite lu et mal compris: n’importe quelle échange est un jeu à somme nulle. Seule le production de richesse (entendu au sens très large: production d’un objet, transport de qqch à un endroit où il est utile ou apprécié, production d’art, etc…) ne l’est pas. Donc, il est impossible que tout le monde (et j’inclus ici bien tout le monde, les traders, mais aussi les consommateurs, et en particulier ceux qui font le plein à la pompe (j’imagine que Rastani ne s’adresse pas dans la vidéo juste aux traders mais à tous les téléspectateurs de la bbc) se protège d’un krach en même temps, juste en signant, vendant ou achetant des contrats ou des biens.

        Les exemples que vous citez vont tout-à-fait dans mon sens: les consommateurs à la pompe ont évidemment payé les spéculateurs, précisément parce que c’est un jeu à somme nulle. Les spéculateurs immobiliers gagnent de l’argent sur le dos de ceux qui in fine achètent les biens immobiliers pour les utiliser comme biens immobiliers. Les spéculateurs, s’ils gagnent de l’argent, ne peuvent que le prendre à quelqu’un. J’imagine que vous serez d’accord avec moi.

      2. Je vous comprends mieux : j’avais effectivement compris votre commentaire comme affirmant l’inverse exact de ce que vous m’expliquez de manière plus détaillée dans votre second explication. Nous disons en réalité exactement la même chose et quand vous parliez de « jeu à somme nulle » vous ne parliez pas du marché à terme en lui-même en tant que système clos mais, mais comme je le faisais dans la réponse que je vous adressais, du marché à terme au sein du système global. Désolé de ce malentendu et merci de m’avoir également adressé un mail pour attirer mon attention sur le fait qu’il s’agissait entre nous d’un pur malentendu.

    4. @ mathieu et Jorion :
      Jeu à somme nulle dans un certain grand tout, soit,
      Mais pas à dissipation nulle : création d’entropie inutile en veux-tu en voila.
      (Par exemple impossibilité d’investir à long terme sur un marché nerveux,
      économiser par des investissements le pétrole à 150$ de 2008 n’est plus « rationnel » en 2009, etc.)
      (Et une allusion au Rifkin qui voit l’entropie comme le côté « passif » de notre comptabilité anthropologique in partita doppia, le côté « actif » étant la capacité empathique, capacité « de plus en plus libérée » ou capacité « au progrès sans cesse s’accélérant », il y a un peu de méthode Coué dans son credo de ce côté là)

  14. Tout l’intérêt de ce Buzz est que je peux facilement illustrer la situation actuelle à mes collègues ou amis (a défaut de l’expliquer)
    J’entends tellement d’absurdités… Les véritables responsables sont très bien mis en évidence par ce trader.

    1. Ben non. Vu ce qui est en train de se profiler la zone euro survivra (un peu ?) plus plus longtemps que le dollar.
      D’où le déchaînement des aboyeurs Wall-streetiens : tous ceux qui ont parié sur l’effondrement de la zone sont paniqués.

  15. Ce Monsieur nous parle simplement du principe de la pompe à double effet, appliqué à la bourse.

    Cette pompe agit et débite :
    – à la hausse, quand le bras monte et pousse le piston
    (on achète quand le prix est bas et on revend quand il a suffisamemnt monté),
    – à la baisse, quand le bras descend et tire sur le piston
    (on vend à découvert quand le prix est haut, et on rachète quand le prix est bas).

    Plus la bourse est volatile, plus les mouvements sont rapides et amples, et le débit important. Dans ce sens, les crises sont des puits miraculeux, c’est aussi ce que dit Monsieur Rastani.

    Quant à y gagner quelque chose, c’est plus facile à décrire qu’à faire et je ne m’y risquerai pas.

    1. Pourtant, le phénomène qu’il explique existe bel et bien… J’en témoigne, à petite échelle, mais ça reste totalement vrai en général…

      1. Bien sûr, P. MEONI, je suis d’accord avec vous. Ce que je voulais dire, c’est que la presse s’est ruée sur l’argument de « l’absence de qualité » de Rastani pour parler comme il l’a fait pour lui nier toute crédibilité. Je ne juge pas ses arguments sur le fond (il doit y avoir une part plus ou moins grande de vérité), c’est la façon dont on a balayé sa crédibilité qui me choque : il est plus facile d’évincer l’homme que ses arguments.

  16. Le trader n’est il pas le « fusible » idéale pour des politiques qui ont permit la dérégulation financière, et donc la situation lamentable dans laquelle nous nous trouvons?

    Tatcher, Regan ,i Mitterand et leurs successeurs ont laissé le monde de la finance écrire les règles du jeux, les traders ne représentent que la partie caché de l’iceberg

    Excelent papier M Jorion, merci

  17. Ha oui, les gentils présentateurs de la télé qui se disent étonnés par la franchise du monsieur.
    perso c’est ça que je trouve odieux.
    comme si on ne savait pas que les gens qui sont là pour faire du fric sont là pour faire du fric …
    et de jouer la naïveté devant les masses: comment! notre bô modèle de société abrite des gens sans scrupules?
    le top du foutage de gueules

  18. Il y a un point que je n’ai pas vu remarquer, dans son discours: a plusieurs reprises il défend les bons du trésor américain…

    Or d’après ce que j’ai compris de la situation actuelle (essentiellement d’après le blog de Paul Jorion, je dois dire), ces bons du trésor sont effectivement un investissement rentable actuellement, mais uniquement du fait de l’engagement massif de la puissance américaine à ce que cela soit ainsi: cela ne repose sur aucune réalité économique, réalité économique qui pousserait plutôt à déclarer les USA en faillite.

    Or ce rapport de force qui permet à Washington de tordre ainsi la réalité économique est très provisoire: militairement les américains se font quand même un peu étriller sur leurs multiples théâtres d’intervention, et diplomatiquement si personne ne veut les affronter en face (à part ce qui reste d’Al Qaida) à peu près tous les pays émergents misent sur leur affaiblissement et tentent d’y contribuer, même si c’est chacun selon son agenda propre.

    Donc soit ce trader est naïf dans son cynisme, soit il sert une propagande…

    1. Non, il fait bien sa pub, et ses clients potentiels attendent qu’il sache vendre à temps,
      pendant que ceux qui vendront plus tard seront les dindons.

      Maintenant, sérieusement, il on mettait fin à l’accumulation du capitla par les oligarques,
      et l’économie au service des besoins de chacun et de tous,
      dans le respect de l’environnement ?

    2. Militairement, les américains n’ont aucun souci dans la mesure où ce sont des compagnies de sécurité privées (Tel Black Water, en Iraq, par exemple) qui assurent le boulot en place de l’armée régulière.
      Ces compagnies appartiennent au grand capital dans le seul but de protéger les investissements des actionnaires fortunés, et au passage, maintient l’illusion que les USA ont la puissance de feu nécessaire…
      Sauf que ces compagnies armées sont hors de contrôle de l’état américain, et on est témoin des « dérapages » qui ont eu lieu…

  19. Vous n’y êtes pas du tout les guerriers… Alessio est votre « allié objectif ».
    Pour la prise de conscience, ce garçon au front humide et aux narines accueillantes , est bien plus efficace qu’un club d’affranchis. Le miroir non pas du Dorian mais d’Alice…

  20. Ca me rappelle la déclaration d’Etienne Mougeotte sur la « vente de temps de cerveaux disponibles » par TF1. Je n’ai pas le sentiment que la face de la télévision en a été changée.

    Ca me rappelle le « Casse-toi pauvre con! » d’une petite frappe dont le nom m’échappe. Je n’ai pas le souvenir que le discours et l’action politique aient été renouvelés.

    Un jour, on verra un ministre sortir son sexe en prime time et dire ce qu’il pense de la sécurité sociale. Je ne crois pas une seconde que cela profitera à la sécurité sociale.

  21. Trader c’est acheter et vendre des produits sur « le marché », les bourses, pour ses clients, ou à compte propre, mais dans ce cas on dit un boursicoteur.
    En soi il n’y a pas de mal à travailler dans le commerce.
    Celui-là est jeune et veut bien faire son job, qui en effet consiste à gagner de l’argent pendant les hausses comme pendant les baisses puisqu’il n’est pas lui-même investisseur, y arriver est sa fierté professionnelle.
    Il doit aussi beaucoup fréquenter les forums financiers où l’absence de tout sens moral ou d’éthique est la norme, ainsi que la certitude que l’euro est cuit. Ce peut être choquant pour un journaliste qui entend souvent les propos rassurants des politiques, ou pour le public qui a placé son argent en bourse en perdant de vue qu’il y a un risque à y jouer.

    Désigner les traders comme les responsables c’est oublier tous les autres, de celui qui veut gagner gros avec son argent à ceux qui ont décidé du fonctionnement des bourses, ou encore les politiques qui ont fait en sorte d’offrir aux bourses la rente des emprunts d’état dans les années ’70.
    Ce ne sont pas les traders qu’il faut interdire, c’est d’une part de cesser confier aux marchés les dettes des états et d’autre part d’interdire la spéculation sur l’alimentaire et de la limiter sur le reste.
    On peut aussi penser à une meilleure redistribution et à limiter les différences de patrimoine mais c’est plus indirect.

    J’ai entendu quelque part que Goldman Sachs conseille à ses bons clients de parier sur un krach massif, tant en euro qu’en dollar, cette idée est très répandue sur ce blog même, rien de choquant.

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