FONDATION RES PUBLICA, Quelles solutions pour le système monétaire international ?, lundi 14 novembre à 18h00

À la Maison de la chimie, 28 rue Saint Dominique, 75007 Paris.

Sami Naïr, Christian de Boissieu, Paul Jorion, Jean-Hervé Lorenzi, Jean-Michel Quatrepoint et Jean-Pierre Chevènement.

Programme détaillé :

Introduction.

Sami Naïr, administrateur et membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica

I.               Analyse/présentation des grands problèmes liés au SMI, cadre général

Christian de Boissieu, président du CAE

 

II.             Peut-on – et si oui comment – réguler le SMI ? Quels mécanismes de contrôle peut-on envisager ?

Paul Jorion, Docteur en Sciences Sociales de l’Université Libre de Bruxelles, auteur de L’argent, mode d’emploi (Fayard : 2009) et Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard : 2009).

 

III.           L’euro dans le SMI, quelle place, quel rôle pour l’euro dans le SMI ? Avenir de l’euro dans une situation de crise ? / Le conflit monétaire entre yuan et dollar. / Quelle(s) réforme(s) du SMI ? Bilan du G20 ?

Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes

 

IV.            « Mourir pour le Yuan ? » Le SMI vu d’Asie ? La stratégie monétaire chinoise ?+ La guerre des monnaies / Quelles issues pour la crise de la zone euro ?

Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, auteur de Mourir pour le Yuan ? , Comment éviter une guerre mondiale (François Bourin Editeurs, sept. 2011)

 

V.             Débat entre les intervenants, puis avec la salle

VI.           Intervention de  Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica

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30 réflexions sur « FONDATION RES PUBLICA, Quelles solutions pour le système monétaire international ?, lundi 14 novembre à 18h00 »

    1. Je ne suis hélas que mardi à Paris je demandais comme ça sinon j’aurais cherché par moi même surtout que je descends rue de grenelle c’est à dire à côté, j’adore la vue de la tour eiffel la nuit du côté de gros caillou on dirait du disney de la rue saint dominique

  1. J’ai trouvé ceci comme infos, ça concernait un autre colloque, mais j’imagine que c’est la même chose pour celui-ci :

    « Pour assister au colloque, il est indispensable de s’inscrire au préalable (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes) :

    •par courriel : info@fondation-res-publica.org
    •par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne – 75007 Paris
    •par téléphone : 01.45.50.39.50″

    :

    http://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-La-dimension-strategique-de-l-agriculture_a1231.html

  2. Comment éviter une guerre mondiale ?

    Effectivement c’est un sujet de la plus haute importance, car une guerre mondiale avec les arsenaux actuels, cela pourrait bien être la Der des Ders pour de bon cette fois.

    1. Merci Bruno, c’est bien agréable cette petite récréation…Souhaitons que le débat de lundi le soit tout autant.

  3. @ Comment éviter une guerre mondiale ?

    Je pense que la guerre, comme le fascisme, sont des choses pouvant être très séduisantes, de plus par atavisme nous y sommes conditionnés (à la guerre en tout cas) ; néanmoins quelque chose de séduisant peut être regardé en face et laissé pour ce qu’ il est, une réalité ou une idée qui n’ est pas au service de l’ intelligence et de l’ humanité.

    Le pacifisme ça s’ apprend, à commencer par être conscient de sa propre violence sans y succomber pour autant.

    http://www.dailymotion.com/video/x49xwb_jacques-brel-la-colombe-du-film-bre_people

  4. On peut parler du SMI sans parler du FMI ?

    On peut parler du dollar et de l’euro sans parler du marché et de l’union transatlantqiues ?

    On peut parler de monnaie sans parler de nouveau Bretton Woods et de PSDJ ?

    On peut parler de monnaie sans parler de nouvelle défintion du PIB , de coûts externalisés et d’écologie ?

    On peut parler de monnaie sans parler de services « gratuits  » ?

    On peut parler de monnaie sans parler de système capitaliste ?

    On peut parler de monnaie sans parler de libertés qui ne s’arrêtent pas au  » libre-échange » ?

    On peut parler de SMI sans parler des ressources mondiales et d’appareils de production ?

    On peut parler de monnaie sans parler de la propriété ?

  5. enfin des esprits éclairés qui vont nous apporter la solution que tout le monde attend ; comme le commissaire Maigret disait : ‘bon sang mais c’est bien sûr’

      1. Bourrel, le seul inspecteur qui envoyait ses téléspectateurs en cellule, en l’occurrence deux cobayes volontaires chargés de résoudre l’enquête du dedans de la lucarne qu’ils voyaient du dedans de la cellule comme le spectateur de chez lui. Pratique hélas délitée au cours du temps. Cela donne ce dialogue dans D’une pierre deux coups, à l’ouverture de la deuxième émission (1958) :
        « – le planton : Les experts sont là, Monsieur d’inspecteur.
        – Bourrel : Bon ben mettez les en cellule. »

    1. … qui d’ailleurs disait : « bon Dieu (…) ! » :
      « Bon, il y a un truc qui m’énerve: tout le monde dit: «Bon sang! mais c’est bien sûr.» Or si on revoit la série de référence, Les Cinq dernières minutes, le commissaire Bourrel disait: «Bon Dieu! mais c’est bien sûr!» Je n’ai pas osé mettre «Bon Dieu» parce que je pensais que c’était un peu blasphématoire, je ne voulais pas d’ennuis… Alors j’ai mis «Bon sang» et maintenant tout le monde dit «Bon sang! mais c’est bien sûr!» Alors, ça m’énerve… Non, ça ne m’énerve pas, bien sûr, ça me fait plaisir… »
      (Source dixit Marcel G.)

  6. Bizarre! Cet article, daté du 10 novembre, ne m’est apparu qu’aujourd’hui, 15 novembre…
    Quel est le problème?
    Deux-Montagnes Québec

  7. J’ai assisté à ce débat ouvert entre nonistes anti-Maastricht(Chevènement, S.Nair, Quatrepoint?), et ouistes pro-Maastricht (De Boissieu, J.H.Lorenzi?). Ce que j’ai retenu.

    De Boissieu qui a dirigé un rapport sur le sujet en tant que président du Conseil d’Analyse Economique (disponible sur Internet) pense que la triade monétaire asymétrique (en un le $,en deux l’euro, en 3 très loin derrière et pas avant cinq ans au mieux pour des raisons de convertibilité le yuan) va se prolonger . Le dollar est contesté mais n’a pas de remplaçant , l’inertie joue. IL ne croit pas aux monnaies composites, type DTS ou euro monnaie commune , question du Che.

    J.H.Lorenzi président du Cercle des Economistes qui a écrit avec Védrine sur la gouvernance de la zone euro pense que les choses avancent puisque Trichet a consenti de consacrer 90 milliards d’€ à la Grèce (gros scepticisme dans la salle). Il faut éviter les débats « liturgiques » sur le fédéralisme et se consacrer aux vraies questions comme le taux de change de l’euro, le développement du FESF et la récession. IL y a surtout à faire la soudure (scepticisme?) et 2012 sera difficile (on s’en doutait). Chevènement lui fait remarquer que l’Europe du Sud s’enfonce , plombée par des taux d’intérêt très élevés dans un contexte de récession et que la Droite allemande (Schauble) pense toujours à un noyau dur et donc à une scission de la zone euro.

    J.M.Quatrepoint explique la stratégie voulue du yuan faible qui a contribué à hisser la Chine au rang de premier exportateur mondial. Depuis 2005 réappréciation vis à vis du $ mais dépréciation / € (-17%environ). Maintien du contrôle des changes. Remarque personnelle: ce qui compte pour la compétitivité prix c’est le secteur exportateur qui connait des gains de productivité supérieurs à 10% par an. Donc le maintien du même taux de change malgré une inflation plus élevée en Chine permet d’accroitre sa compétitivité et d’augmenter sa part de marché et son excédent commercial. La Chine a observé la très forte réévaluation du yen japonais en 1985 qui a brisé la dynamique de croissance et maintiendra vraisemblablement sa stratégie du yuan faible.
    S.Nair a insisté sur le déclin de l’économie US :dettes cumulées publique et privées, double déficit commercial et budgétaire; il a ensuite violemment critiqué le document ultra-libéral envoyé par la commission de Bruxelles à l’Italie avec un programme de privatisation et dérégulation hallucinant. D.Garabiol insiste sur la montée des BRICS , surtout la Chine et les nouveaux rapports de force qui se négocient au FMI et ailleurs.
    P.Jorion a parlé de situation d’urgence, de putsch pour caractériser la prise du pouvoir par les technocrates financiers en Italie et en Grèce. Il rappelle l’histoire du Système monétaire International d’un $ tout puissant en 1944 au $ flottant (1973). Il se réfère à Keynes et à son projet d’ordre économique pacifié et de bancor. La renégociation du plafond de dette publique aux USA entre éxécutif Démocrate et parlement Républicain le 23-11 va entrainer de nouvelles secousses. De plus on assiste à une montée des extrèmes droite et gauche sur l’échiquier politique US.

  8. http://www.liberation.fr/politiques/01012373360-ma-lettre-de-soutien-a-jean-pierre-chevenement
    Ma lettre de soutien à Jean-Pierre Chevènement
    Par KRISTIAN FEIGELSON Sociologue à Paris-III Sorbonne Nouvelle, et à l’EHESS

    Monsieur le sénateur,

    J’ai travaillé pendant deux ans pour votre cabinet lorsque vous étiez ministre de la Défense. Dans le cadre du Groupe d’études et de recherche sur la stratégie soviétique, nous produisions une série de rapports d’experts au moment de l’éclatement de l’URSS. J’ai appris récemment par la presse vos déboires avec la mairie de Paris concernant le logement social que vous occupez dans le Ve arrondissement et le procès que vous lui intentez maintenant.

    Les aléas de la vie – un divorce – font que je me trouve depuis trois ans sans logement ; je suis père d’une enfant de 12 ans dont je souhaite partager la garde, ce que je n’obtiendrai que si je suis relogé dans un cadre décent. Je souhaiterais que vous puissiez dans ce contexte appuyer ma demande de relogement auprès du maire de Paris.

    Je suis universitaire à la Sorbonne depuis quinze ans et parisien depuis ma naissance. Vous avez dû avoir connaissance de mes propres déboires lors du renouvellement de mes papiers : l’administration me demandait, à moi Français né en France, de prouver ma nationalité (cf. le Monde du 31 mars 2007 et «Naître ou ne pas être français» dans Libération, le 6 mars 2008). Je sais aussi que vous avez toujours été soucieux de ces questions de politique sociale et nationale dans vos programmes électoraux.

    En 2008, j’ai dû quitter le logement social que j’occupais depuis dix ans. Depuis, je ne suis pas vraiment parvenu à me reloger.

    Mes revenus d’enseignant-chercheur, une fois la pension déduite, ne me permettent plus d’accéder à un prêt bancaire plafonné ni de me reloger sur le marché locatif privé parisien pour recevoir en alternance ma fille dans un cadre décent. Après quatre déménagements, j’ai successivement occupé une chambre de bonne à Vincennes, puis été hébergé à Boulogne et enfin à Paris, dans des conditions précaires, sans possibilité de recevoir ma fille scolarisée dans le IXe arrondissement.

    Pendant trois ans, j’ai été président de l’association des locataires, interlocuteur de la mairie du IXe et de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) dans le but d’améliorer les conditions de vie des locataires. Lorsque je suis redevenu demandeur de logement dans le parc social en 2008, j’ai adressé différents courriers à la mairie de Paris, qui m’avait alors orienté, étant donné la situation catastrophique du parc locatif dans la capitale, vers d’autres solutions – qui concernent d’ordinaire des personnes bien plus démunies que moi, comme le dispositif Dalo. Plus de 100 000 personnes, soit l’équivalent d’une ville de province, cherchent à accéder à un logement social à Paris.

    L’université vers laquelle on m’a aussi renvoyé, histoire d’externaliser ma demande, n’a aucun service de logement pouvant m’offrir une solution adéquate, comme celles qui existent dans d’autres pays européens comme en Scandinavie. Enfin, la cité universitaire auprès de laquelle j’avais postulé il y a déjà deux ans attribue maintenant certains de ses logements de fonction à d’autres fonctionnaires, en l’occurrence des énarques comme vous. La commission logement de la mairie du IXe avait réexaminé ma demande, étant donné le caractère jugé prioritaire de mon dossier, pourtant resté sans suites concrètes.

    Paris-Habitat (qui m’avait classé éligible à leur dernière commission pour un relogement dans un F3) me proposait en mai un appartement vétuste totalement inadapté à ma situation familiale et professionnelle, au 35e étage d’une tour du XIIIe – sans vue sur le Panthéon. Il n’est donc plus jugé anormal aujourd’hui de voir un universitaire au service de la collectivité ne pouvant se reloger à Paris, où il vit et travaille. Et, comme beaucoup de familles divorcées ou pas, je subis cette crise du logement. Quelles solutions concrètes pourrions-nous alors trouver ensemble quand je serai à nouveau sans domicile fixe fin janvier ?

    Mon expérience de l’URSS m’a fait connaître, non seulement les arcanes de la bureaucratie soviétique qui restait sans réponses à nos demandes, mais aussi les appartements communautaires (6 m2 alors par personne). Je pourrais vous suggérer de partager votre 120 m2 et votre idéal socialiste dans le Ve arrondissement. Mais mon salaire d’enseignant-chercheur ne m’autorise pas à régler les 1 519 euros mensuels correspondants au loyer dont vous faites état (équivalent à plus de la moitié de mes revenus et à plus d’un Smic). Depuis le début de ma vie professionnelle, à l’âge de 20 ans, ces revenus ne m’ont pas non plus permis d’accéder à un patrimoine tel que celui qui vous est imputé, soit un loft à Ivry et autre appartement, pour un total d’environ 270 m2 de logement.

    Hier soir, en traversant la place de la Bastille, j’ai été témoin d’une scène qui m’a aussi fait penser que ni vous ni moi n’étions dans la situation de ceux qui devraient pouvoir accéder en priorité à un logement social. Une femme en détresse s’apprêtait à coucher ses deux enfants en bas âge sur des cartons déposés sous un Abribus. En plein mois de novembre. Faudrait-il alors faire bouger les lignes de gauche – dans le cadre de vos mandats -, comme vous le proclamez ? Mais lesquelles, puisque vous souhaitez prochainement nous diriger ?

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