L’actualité de la crise : DE L’ÉLARGISSEMENT A LA GLOBALISATION, par François Leclerc

Billet invité

Telle une litanie lancinante, les nouvelles se succèdent et concourent toutes au même sentiment d’effondrement inéluctable. Aujourd’hui, ce furent une émission obligataire calamiteuse – cette fois-ci italienne – la dégradation de la note de la Belgique, ainsi que celle de banques portugaises et hongroises, succédant à celle de la Hongrie elle-même. Rien ne semble résister à cet effondrement auquel rien ne fait obstacle, surtout pas les discours des dirigeants européens, dépassés et divisés entre eux, qui multiplient à un rythme effréné et en pure perte les conciliabules en tentant de donner le change.

« Un écroulement de l’Italie amènerait inévitablement la fin de l’euro » auraient déclaré, selon un communiqué de la présidence du Conseil italien, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel au cours du mini-sommet de Strasbourg auquel participait Mario Monti. Comme l’usage s’en est désormais instauré, la réaction du marché obligataire a été immédiate et sans équivoque : les marchés ne croient pas au redressement italien et engagent l’asphyxie du pays, qui doit refinancer l’an prochain plus de 400 milliards de sa dette. « L’Italie doit faire face à d’immenses défis », a reconnu Olli Rehn, le commissaire européen. Pas seulement elle, si l’on en croit pour une fois les dirigeants allemands et français.

Standard & Poor’s a abaissé à AA la note de la Belgique, craignant que les difficultés du secteur financier – on pense en particulier à Dexia, dont le dossier n’est pas bouclé – ne nécessitent de nouveaux soutiens publics, la dette pouvant alors dépasser les 100% du PIB. C’est Moody’s qui a dégradé la note hongroise, le motivant pour des raisons qui méritent d’être relevées. La politique du gouvernement hongrois conservateur est en effet sévèrement critiquée pour avoir taxé les banques, les sociétés d’énergie, de distribution et de télécoms, d’avoir nationalisé les fonds de pension privé et obligé les banques à partager le surcoût des crédits en francs suisses qu’elles avaient accordés aux particuliers, le forint plongeant et le franc suisse explosant. Tous crimes qui méritent incontestablement châtiment.

Il nous est parlé d’une crise de la zone euro, qui aurait été incomplètement construite, ou d’un endettement public, qui aurait dépassé les bornes, mais nous assistons en réalité à la version européenne de l’implosion du système financier, un phénomène bien plus profond qui touche aussi le système bancaire. Faute d’aller au bout du diagnostic, seules des échappatoires sont envisagées pour y faire face, dont la mise en oeuvre est par dessus le marché, bloquée. L’émission d’euro-obligations et l’intervention de la BCE sont réclamées de (presque) partout, mais elles ne permettraient que de gagner un simple répit, amortissant le choc sans toucher à ses causes. Le système financier croule littéralement sous le poids d’une dette qu’il a généré, qui le déstabilise et dont il ne sait pas comment se débarrasser. On remarque bien également, dans le cas de l’Espagne ou de la Belgique notamment, que l’accroissement de la dette publique provient d’abord des difficultés du secteur bancaire qu’il faut renflouer, et non pas de largesses de l’Etat qui vivrait, ainsi que les citoyens en bénéficiant, au dessus de leurs moyens.

Pendant des semaines, le jeu a consisté à prévoir quel serait le prochain pays qui rejoindrait la zone des tempêtes. Aujourd’hui tous en prennent le chemin. La fièvre des taux obligataires s’est généralisée à l’ensemble des pays de la zone euro, excepté l’Allemagne qui a servi de refuge jusqu’à ce qu’elle rencontre à son tour une désaffection des marchés. Ce qui explique que la solution des euro-obligations n’en est plus une et que celle que la BCE représente la dernière chance. Après les Pays-Bas, la Finlande en vient à l’envisager, laissant seule l’Allemagne persister dans son refus.

Les Britanniques, de leur côté, cherchent à se prémunir d’un éclatement de la zone euro qui les atteindraient durement, enjoignant publiquement leurs banques de se délester des obligations souveraines des pays de la zone euro qu’elles détiennent, suivant ainsi les traces des banques de ces mêmes pays et faisant monter la fièvre obligataire. L’exposition des banques britanniques à la dette souveraine italienne est en effet de 40 milliards de livres (46 milliards d’euros).

Après s’être élargie géographiquement, la crise européenne est en passe de se globaliser et de menacer le système financier et les banques. Tout concourt à fragiliser ces dernières : la baisse de leurs dépôts résultant des retraits de grandes entreprises ; les difficultés rencontrées pour renforcer leurs fonds propres, alors que l’Autorité européenne des banques (EBA) va encore accroître ses exigences et que le Comité de Bâle se fait tirer l’oreille pour accepter de rendre à nouveau éligible les obligations convertibles au titre du noyau dur; le refinancement sur le marché de leurs opérations courantes, qui atteint le volume de 700 milliards d’euros l’année prochaine, alors que le marché interbancaire est en passe de geler.

Est venue s’ajouter l’absence d’activation des CDS en cas de décote volontaire de la dette souveraine grecque, qui fait craindre aux banques de ne pas être assurés comme elles l’escomptaient, quand elles en ont acquis pour se couvrir sur d’autres dettes. On a ainsi appris que la Deutsche Bank, qui annonçait avoir réduit son exposition à la dette italienne de 88%, y était parvenu en se couvrant avec des CDS…

Comme un malheur n’arrive jamais seul, des discussions sont en cours entre ministres des finances européens à propos du prochain Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit voir le jour en 2013. Les Allemands voudraient que la participation des intérêts privés à d’éventuels plans de sauvetage soit envisagée, alors que les Espagnols, Français et Italiens s’y opposent, voulant protéger leurs banques et craignant les effets d’une telle décision.

Mario Draghi, le nouveau président de la BCE, a évoqué il y a une semaine le paysage tourmenté dans lequel les banques évoluent, en reconnaissant « les tensions sur les dettes souveraines, l’étroitesse des marchés de financement et la pénurie de collatéraux éligibles ». La BCE, qui a déjà rétabli ses prêts à un an pour les établissements bancaires, s’apprêterait à leur offrir des prêts à deux ans et trois ans, afin de leur permettre de fonctionner sans faire si nécessaire appel au marché. Des discussions sont parallèlement engagées à propos d’un nouvel assouplissement des règles concernant les collatéraux fournis en garantie pour accéder aux crédits de la BCE. Car cela coince sur ce chapitre.

Les banques essayent de desserrer les contraintes qui pèsent sur elles, notamment en provenance du Comité de Bâle, et d’obtenir un soutien palliatif durable de la BCE. Elles ne manquent pas également de faire appel au génie créatif de la finance, en utilisant les liquidity swaps. Ces échanges d’actifs rémunérés leur permettent d’emprunter des actifs acceptés comme collatéraux en contrepartie de la fourniture d’autres qui ne le sont pas, car de moindre qualité. Un procédé qui n’est pas sans inquiéter les régulateurs, car il comporte des risques de contagion envers les prêteurs, assurances ou fonds de pension, qui sont friands des rémunérations que ces swaps leur procurent alors que les taux des actifs qu’elles possèdent et peuvent provisoirement échanger sont bas, comme c’est le cas pour les obligations américaines.

Le tableau ne serait pas complet s’il n’était pas fait mention des tests que la Fed se prépare à faire passer à trente et une banques américaines, réservant à six d’entre elles un examen particulier afin d’éprouver leur résistance à d’importantes variations de cours sur les marchés européens. Il s’agit de Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup, Bank of America et JPMorgan Chase. La menace que fait peser la crise européenne se concrétise, elle ne pourrait pas manquer d’intervenir si les CDS sur la dette souveraine européenne que les banques américaines ont émis en grande quantité devaient finalement être activées : les pertes devront bien être constatées d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique !

En attendant, la crise européenne s’est donc globalisée. Le destin des Etats et du système financier sont étroitement liées, rendant la stratégie de réduction du déficit public qui ne repose que sur une patte, irréalisable. Que faudra-t-il encore qui survienne pour que cela soit reconnu, conduisant à une vaste reconsidération à laquelle il est pour l’instant tourné le dos ?

Partager :

309 réflexions sur « L’actualité de la crise : DE L’ÉLARGISSEMENT A LA GLOBALISATION, par François Leclerc »

  1. @François:
    Bon… Comme vous le disiez l’autre jour dans un post à Jean-Pierre Pagé: “Il va bien falloir un jour constater les pertes.”

  2. La censure, toujours la censure.

    Sur un site aussi perché intellectuellement, pourquoi y-a t-il autant de censure.
    De quoi avez vous peur?
    Si censure il-y-a, pourquoi ne pas en indiquer la raison?
    Chez Jorion, on préconise le changement, dans la limite du bon entendement?

      1. Ok, on aurait pu en débattre.
        D’autres avis auraient été les bienvenus, c’est toujours utile pour avoir une vision plus globale de ce qui pourrait déranger.
        merci

    1. Il y a déja un désaccord ce soir entre deux partis.Si ce gouvernement survit 3 ou 4 mois c’est beaucoup.Vu les ‘communales'(municiaples) prévues en octobre 2012…je verrais bien une double élection.

    2. Je ne vois pas trop d’où vous tirez l’information que les belges sont “optimistes”…

      Calendrier social :
      – Vendredi 2 décembre (cette semaine qui arrive) : manifestation nationale en front commun – FGTB, CSC et CGSLB – à Bruxelles(*). Un chtit tour entre Nord et Midi, comme d’hab. Personnellement, ça m’énerve, mais il paraît qu’il faut monter en puissance par étapes.
      – Mardi 6 décembre : comité fédéral de la FGTB pour décider des modalités d’une grève générale nationale avant la trêve des confiseurs.
      – Mercredi 7 décembre : grève générale dans la province de Liège et grève sur tous les sites européens d’Arcelor Mittal en soutien à la fermeture du chaud (et celle du froid qui se prépare, malgré les dénégations de la direction, la main sur le coeur)

      (*) le patronat, par la voix du Très Saint VOKA, fait d’ailleurs connaître son incompréhension et enjoint fermement les organisations syndicales à faire preuve de responsabilité et de réalisme : le patronat exige que cette manifestation soit annulée, parce que quand même ça ferait tache pour “lémarchés” et les Très, Très, Très, Très Saintes et Infaillibles et Impartiales Agences de Notation. Moi qui n’étais pas trop motivée pour aller faire un tour à Bruxelles, ben voilà que je commence à l’être !

      Et ce n’est qu’un début.

  3. Quelqu’un du milieu politique espagnol m’a dit hier que la situation financière de l’état espagnol serait encore pire comparé à ce qui est connu jusqu’à présent. L’Hongrie, qui ne fait pas de l’euro, est à bout de souffle, on craint la victoire du parti d’extrême droite (qui ressemble plus au parti nazi qu’au FN francais)…………Il est d’ailleurs possible que l’on jouera la carte du nationalisme dans certains pays, et peut-être même en France. L’euro aurait dans ce cas contribuée à la division au sein du continent européen, et non pas à sa fédération – ce qui a été illusioire dès la création de cette monnaie artificielle.
    L’argent, sous la forme d’une monnaie commune, ne peut en aucun cas remplacer une langue commune, ni effacer les différences énormes qui existent entre les différents pays européens.

      1. Pas plus qu’entre les Français et les Allemands dans les tranchées de “la Der des Der”. Chaque fois qu’ils l’ont pu, ils ont même fraternisé. Certains ont été fusillés pour cela. Même la haine entre les peuples, ce sont les kleptocrates et leur valetaille gouvernementale et médiatique qui en décident…
        Allez vous opposer à un ordre de mobilisation… J’ai la chanson de Boris Vian en tête, “monsieur le Président…”

      2. Vos avez mal compris: je parle de “différences” (économiques, culturelles, systèmiques et cétera) qui existent bel et bien.
        Des antagonismes persistent aussi, même entre la France et l’Allemagne. Ils sont à la fête quand il y a des problèmes, des conflits, comme une situation concurrentielle par exemple……Pas quand tout va bien et quand on ne demande rien.

    1. 100 pct d’accord avec vous et en Belgique le processus est déja bien en cours avec l’extrème droite nationaliste qui fait plus de 50 pct en Flandre.Avec la formation d’un gouvernement hier on a juste gagné un peu de temps.

  4. British draw up plans to protect citizens across Europe from mass-rioting if Euro collapses.

    November 26, 2011 – LONDON – As the Italian government struggled to borrow and Spain considered seeking an international bail-out, British ministers privately warned that the break-up of the euro, once almost unthinkable, is now increasingly plausible. Diplomats are preparing to help Britons abroad through a banking collapse and even riots arising from the debt crisis. The Treasury confirmed earlier this month that contingency planning for a collapse is now under way. A senior minister has now revealed the extent of the Government’s concern, saying that Britain is now planning on the basis that a euro collapse is now just a matter of time. “It’s in our interests that they keep playing for time because that gives us more time to prepare,” the minister told the Daily Telegraph.

    http://www.telegraph.co.uk/news/politics/8917077/Prepare-for-riots-in-euro-collapse-Foreign-Office-warns.html

    In an interview, former Dutch politician Frits Bolkestein predicted the “inevitable” breakdown of the Euro. He says Eurobonds would be a “disastrous” idea, saying…”That means that the Netherlands must pay more interest. I have calculated that thing up to seven billion euros per year. Each year, we already have problems to eighteen billion cut in four years.” And he says he would not “shed a tear” if Italy left. Ultimately he sees the emergency of a “Neuro” comprise of Germany and other Northern European economies.

    http://www.businessinsider.com/dutch-statesman-the-euro-will-collapse-get-ready-for-the-neuro-2011-11#ixzz1eoiLISKr

  5. Je lis souvent les 99% et les 1%…Ne vous bercez pas avec cette formule,je ne suis vraiment pas sûr qu’en 2007(par exemple)il n’y ait pas eu dans vos 99% des admirateurs de la Rollex,même si celle-ci avait quelques relents mahonnêtes,je ne suis vraiment pas sûr que dans vos 99%certains d’entr’eux n’aient pas oublié l’école ,la formation, la santé et même leurs retraites pensant qu’ils s’en constitueraient une grace aux heures supplémentaires par exemple si”les etrangers”ne les leur piquaient pas..Mes propos sont peu optimistes,mais j’ai vécu une époque ,la fin de l’occupation allemande avec des ralliements à la démocratie qui ont été de dernière minute…Je vais vous poser une “colle”:Savez-vous qui a fondé un des premiers camps de concentration en France??Daladier ,Radical-Socialiste en 1939,bien avant la défaite et l’occupation..Il s’agit du camp de Rieucros à Mende(48) et les 99% de non-Nazis n’ont jamais protesté..Ne prenons pas nos désirs ou plutôt nos espoirs pour des réalités

    1. De même que beaucoup d’américains (classes supérieures, selon Chomsky) croient encore que la guerre du Vietnam fut légitime, et que la bombe d’Hiroshima nécessaire. J’espère que l’écroulement de leur monde servira à remettre en cause aussi leur rôle d’empire mondial.

    2. Bonne remarque: 99% est seulement un appel à la prise de conscience,
      sur la base d’une analyse objective:
      les profiteurs du capitalisme ne dépassent DESORMAIS pas plus de 1%.

      L’approfondissement de la crise permettra à des couches sociales
      de plus en plus amples de comprendre où elles se situent.

      Patience et organisation. Que chacun trouve son poste.
      L’espèce humaine n’est pas destinée à disparaître si tôt.
      Tout dépend encore de notre volonté.

  6. Merkel et Sarkozy pour un pacte de stabilité exclusif.

    Le pacte de stabilité actuel engage les 17 pays de la zone euros à limiter les déficits budgétaires à 3% du PIB, et l’endettement à 60% du PIB.
    La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy envisagent la mise en oeuvre d’un nouveau pacte de stabilité qui serait limité à quelques pays de la zone euro, selon des informations du Welt am Sonntag (WamS) à paraître dimanche.

    D’après le journal qui s’appuie sur des sources gouvernementales, les deux dirigeants veulent mettre en oeuvre rapidement un nouveau pacte exclusif entre la France, l’Allemagne et certains pays, sur le modèle de l’accord de Schengen sur la circulation des personnes qui comprend actuellement 10 des 27 de l’UE. Paris et Berlin feront des propositions en ce sens au cours de la semaine, avant le sommet européen du 9 décembre et souhaitent que Rome s’y associe, selon ces sources.

    Le pacte de stabilité actuel engage les 17 pays de la zone euros à limiter les déficits budgétaires à 3% du PIB, et l’endettement à 60% du PIB…

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/702761/merkel-et-sarkozy-pour-un-pacte-de-stabilite-exclusif.html

    Avec l’Italie et la rigueur pour tous pendant 30 ans bonne chance.

    Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, à paraître lundi, l’effet levier envisagé pour multiplier les moyens du Fonds de secours de la zone euro (FESF) sera plus faible que prévu, le chef du Fonds Klaus Regling s’attendant au mieux à obtenir le triplement des moyens restants.

    Selon le journal qui ne cite pas de source, l’effet levier prévoyait à l’origine un quadruplement, voire un quintuplement des fonds pour lever 1 000 milliards d’euros. En cause : le renoncement de certains contributeurs, notamment asiatiques, qui demandent à participer, ceux-ci reprochant au Fonds de manquer de moyens propres, explique le Spiegel. Le Fonds européen de stabilité financière, créé par la zone euro au printemps 2010, est doté de garanties des Etats membres qui lui permettent de prêter jusqu’à 440 milliards d’euros aux pays fragiles.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/26/zone-euro-vers-un-pacte-de-stabilite-limite-a-certains-pays_1609786_3234.html#ens_id=1268560

  7. Litanie lancinante comme vous dites: pas un qui parle de l’Europe que nous méritions, pas un qui parle pour défendre le peuple qui l’a élu. Rien que des appels à l’aide de naufragés nantis ou corrompus qui ne cesseront jamais de nous entraîner avec eux si possible.
    Mais n’avons -nous pas le coeur, l’âme et le cerveau qui leur manquent, nous qui avons vécu de si peu? A genoux devant les gueux maintenant Messieurs les quémandeurs! NOUS NE PAIERONT PLUS: nous n’avons plus rien pour vous payer. C’est nous maintenant qui exigeons que vous payiez.

    1. En effet, nous avons – 50000 euros, dès la naissance, alors que les esclaves romains étaient simplement nus !!

    2. Exacte, bien dit.

      “pas un qui parle pour défendre le peuple qui l’a élu”, c’est si vrai ! Quel mépris

  8. Ceci n’est pas une crise… c’est une mutation
    Le regard que l’on porte aux choses à l’instant présent est fondamental pour le temps à venir. Y voir une crise est anxiogène, c’est le royaume de la peur, des angoisses. Y voir une mutation est nettement plus serein, plus constructif, plus optimiste. Dans un cas, on est en réaction, en défense, et dans l’autre, on se situe dans l’action, dans l’attaque. Quelle est la meilleure stratégie ?
    Nous savons que la solution pour les années à venir est et sera essentiellement l’affaire de chacun d’entre nous en œuvrant dans le sens du bien collectif. Les contraintes, les efforts, seront d’autant plus “acceptables”qu’ils seront accompagnés d’espoir, de sens du combat à mener vers un avenir forcément meilleur.
    Quel monde meilleur ? L’être humain a besoin de rêver, d’imaginer un autre monde, simplement pour pouvoir y parvenir. Sans écouter tous les défaitistes et ceux qui ont trop à perdre de tout changement… “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait”, Mark Twain…
    Connaître et comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, dans nos sociétés, permet d’anticiper et de s’adapter. Deux facteurs essentiels pour l’évolution humaine, depuis son origine. Bien sûr, beaucoup de choses changent plus brutalement actuellement, notamment parce qu’elles sont en fait l’aboutissement de lentes évolutions cependant pas toujours visibles pour tout le monde, et de transformations en profondeur. Aucun drame dans tout cela. Au contraire, c’est sans doute une très grande chance.
    Accepter que notre civilisation ne soit pas en crise, mais en mutation change tout simplement notre comportement. De protecteurs nous devenons inventeurs ! Si nous étions en crise, des soins permettraient d’en sortir pour retrouver notre état initial. Les remèdes ont été, et sont toujours, administrés. Aucun effet, aucune amélioration. Si le “malade”ne guérit pas, c’est qu’il est en train de passer à un autre état, différent, et pas forcément mortel !
    Un autre regard : une véritable vision
    Nous ne voyons pas clair actuellement parce que nous regardons avec nos yeux d’hier une réalité qui nous demande de la regarder avec nos yeux de demain. Or, la majorité de nos “penseurs/influenceurs” actuels, qui disposent de porte-voix importants, sont d’un autre temps. Ils considèrent l’industrie avec le regard du XIXe siècle, l’énergie avec le regard du milieu du XXe siècle, la communication avec le regard publicitaire des années 80…
    L’époque est à la rupture des paradigmes établis. Les basiques sont remis en cause, partout et pour tout. Ces leaders d’opinion sont donc dans l’incapacité de nous guider, ne disposant pas des nouvelles clés nous permettant d’ouvrir les bonnes portes… ou les bonnes fenêtres ! Or les nouveaux penseurs, les nouveaux exemples, sont là, bien là. Et depuis de nombreuses années. Ils/elles ont défriché les terrains, les connaissances, testé leurs idées pour valider leur efficacité au regard de l’expérience.
    Les échanges entre les disciplines scientifiques ou intellectuelles sont les sources de tant de créativité et de progrès. Mettons-les plus en lumière, écoutons et prenons en considération leurs idées, leurs pistes de travail, leurs terrains de recherches et d’expérimentations. Les nouvelles idées émergent… On les regarde avec un autre regard, plus attentif, plus attentionné, plus curieux… Moins moqueur aussi. Et si les utopistes et autres idéalistes avaient parfois raison ?
    L’enjeu de la confiance
    L’incertitude n’a rien à voir avec le manque d’espoir. Ni avec le manque de vision. C’est l’inverse. Les globe-trotteurs savent que deux aptitudes sont vitales en situation difficile : savoir gérer l’imprévu et pouvoir lâcher prise lorsqu’il le faut ! Comme tout entrepreneur d’ailleurs. Ou comme tout parent ! Ce sont deux illustrations de forces qui permettent d’être en confiance, et donc en sérénité très vigilante, pour vivre l’instant présent et aborder ce qui peut arriver à chaque instant.
    Être en confiance nécessite que la nature humaine redéfinisse ou affine ses basiques, ses fondamentaux. Au regard de la mutation en cours, trois caractéristiques peuvent constituer le socle culturel humain des prochaines années : le besoin d’être et non d’avoir, la nécessité de savoir pour comprendre et pour faire des choix, pour prendre des décisions judicieuses, et enfin la capacité à prendre des risques, à oser, à entreprendre, à faire preuve d’audace.
    Être… savoir… risquer
    “Être” est au sommet de tout, c’est la première force humaine à (re)définir, car tout en découle naturellement, notamment l’activité. Le cerveau commande la fonction. Dans une période de recherche de sens, la question des convictions, et des doutes aussi, sont les fondations de tout comportement et de toute construction. “Savoir” est la seconde clé d’avenir. Plus le savoir sera maîtrisé, plus le pilotage de vie pourra être précis. Disposer dans un contexte de surinformation générale de la bonne information, crédible, utile, sera l’atout de demain.
    Jamais l’accès à la connaissance n’a été aussi grand. L’Homme en tire-t-il un réel profit ? Grâce au web l’être humain n’a plus besoin de stocker ses connaissances dans son propre cerveau. Les serveurs et autres disques durs s’en chargent. Notre cerveau a donc tout l’espace nécessaire pour juste savoir où trouver les connaissances et pour analyser, synthétiser, créer, décider… Extraordinaire évolution ! D’où la forte attente de transparence pour rapprocher savoir et vérité, pour démontrer, étayer. Et enfin, surtout…
    “Risquer” va souvent avec innover, condition vitale pour aborder la phase de mutation que nous traversons. Pourtant la plupart des investisseurs, par exemple, ne recherchent que des placements à haut rendement et sans risque ! La culture du rentier dans son fauteuil a écrasé celle de l’audacieux qui gravit les montagnes. C’est pour cela que les politiques promettent de nous protéger face à la crise. Parce que la peur nous paralyse. Or, nous avons surtout besoin qu’ils nous “arment” face à la mutation. Oui aux outils et non aux boucliers !
    Le principe de précaution poussé à l’extrême comme actuellement est un frein parce qu’il empêche d’oser, d’explorer des territoires inconnus. Inventer, transformer et réformer ne peuvent se faire sans prise de risque, sans remise en cause des états existants jusque-là, sans courage non plus. Les organisations qui émergent acceptent le risque, celui de perdre par exemple. La société Patagonia vient de lancer un appel à ses consommateurs pour acheter moins ! Paradoxal ? Non, logique. Cette entreprise a toujours pris des risques en innovant. Aujourd’hui, elle demande à ses clients d’acheter moins, de réparer, de donner ou de recycler. Pari fou ? Pas si sûr… Dans sa nature.
    “High risk, High return” disent les Anglo-saxons. Un état d’esprit avant tout, celui des pionniers, des défricheurs, des explorateurs et des inventeurs. Une façon d’être, source de connaissances et de savoirs. Celles et ceux qui prendront des risques grâce à leurs convictions et à leur utilisation des connaissances auront toujours un temps d’avance dans la mutation en cours, donc un sérieux avantage. Seront en crise en revanche, celles et ceux qui refusent les mutations qui se présentent ou se préfigurent. Qui ne les voient pas, ou qui ne les comprennent pas.
    La Première Guerre mondiale a été l’événement crucial dont a découlé tout le XXe siècle. La mutation actuelle est sans doute l’événement crucial dont découlera tout le XXIe siècle.
    Cyril Delattre

    1. Certes, ok pour le moteur à hydrogène ou magnétique ou à vortex ou pour des techniques de synthese de la matière à partir de l’espace temps…
      Et en attendant, que fait on de nos parents à charge, malades de l’amiante ou autres pathologies?
      Que fait on de nos enfants désoeuvrés par la destruction préméditée de l’ économie ?
      Pour que les cervelles fonctionnent, les corps on besoin d’un toit, de chaleur, de nourriture, de santé …
      A quoi bon un euro fort et stable si seulement 1% en possèdent ?

    2. C’est normal que je pressente le libéral derrière la critique (légère) du système ? Allons ne nous crispons pas sur la défense du bien commun et assurons le nous même en créant nos entreprises philanthropiques, bla bla, bla bla…Alain Madelin approved !

    3. Belle démo de scientisme ! …De la croyance en boite . Qui ne sert que les démagos et de justification pour ceux qui peuvent changer de 4×4.

    4. C’est marrant vos réactions, je trouvais au contraire cet article de Delattre très… revigorant face la période sombre qui nous attend. Il faut quand même être conscient que si le système actuel explose, ce qui devient plus que probable, nous allons perdre une très grande partie de nos acquis sociaux et que tout va devoir être reconstruit.
      Croyez-vous qu’en période de dépression les gens au chômage vont continuer à toucher des indemnités, les retraités leur retraite, le système nos soins médicaux… ?
      Tout vient de la croissance, de la capacité de l’entrepreneur et des salariés qui le rejoignent à prendre des risques pour se lancer dans une aventure folle. Sans entreprises, sans salariés, pas de croissance. Avant de penser à la juste répartition de la richesse qui vient de cette croissance il faut déjà qu’elle existe, tout vient de là.

      1. @Cash

        Sauf que c’est précisément le défaut de répartition des richesses en occident qui a entrainé la crise de solvabilité actuelle. Il y a d’autres solutions que le chaos destructeur (défaut organisé, contrôle de l’émission de monnaie, restructuration du secteur financier, discussion d’un nouvel ordre monétaire international etc) Je ne m’étais donc pas trompé sur la provenance du discours…

      2. Nicks.

        Non, en Europe et donc en France, la crise de solvabilité que l’on traverse vient avant tout du manque de croissance par rapport à notre standing occidental de consommation. La redistribution sociale dans notre pays reste l’une des meilleures, peut être même la meilleure. On voit bien que le sujet n’est pas là, notre problème reste de ne pas avoir su politiquement imposer une réduction de notre train de vie alors que la croissance n’était déjà plus au rendez vous.
        Défaut organisé dites-vous !!! Parce que vous pensez que la perte nécessaire d’au minimum 30% des dettes publiques et privées occidentales pourra se faire de manière organisée ??? Et au niveau mondial ??? Allez expliquer aux Chinois qu’ils vont devoir s’asseoir sur des centaines de milliards de dollars et d’euros, mais qu’il va falloir organiser tout ça et continuer tout comme avant.
        C’est en cela que j’ai trouvé cet article intéressant, celui qui pense que nous traversons simplement une crise va essayer peu ou prou de revenir au modèle précédent, celui qui pense que le modèle occidentale est en pleine mutation, ce qui est mon cas, va essayer de concevoir quelque chose de nouveau.
        Et puis, Nicks, le chaos destructeur ne sera certainement pas une solution par choix, il ne manquerait plus que ça…

      3. @cash

        Il me semblait tout de même que le revenu du capital avait très légèrement pris des parts de marché à celui du travail au cours des trente dernières années. La dette privée et publique provient de ce déséquilibre , aggravé certes par l’émergence de nouvelles puissances, émergence au demeurant largement fondée sur des capitaux étrangers venant chercher de la “marge”. Il n’est pas question de nier la possibilité de développement des autres pays, mais ça ne peut se faire de façon pacifiée que par un réel partage des richesses.

        Pour ce qui est du défaut, on peut l’organiser en effet (mais il faut pour cela le contrôle de la banque centrale et des capitaux). La Chine n’a aucun intérêt à l’effondrement de l’occident, son marché intérieur ne pouvant pour une vingtaine d’années se substituer à ses exportations pour équilibrer son économie. L’Union européenne seule aurait déjà des arguments pour discuter d’un défaut global, en impliquant la Chine dans un nouveau système monétaire, au détriment du dollar.

        Enfin, le modèle de croissance doit également changer, le rapport au travail, à la consommation etc, c’est un fait. Mais pas au détriment du bien commun et donc des plus fragiles comme c’est désormais la tendance lourde…

      4. Hum, Nicks.
        Oui mais seulement aux US ! Là bas la dette publique et privée vient effectivement de la financiarisation de l’économie et de la tendance lourde du contrôle du capital par rapport au travail. “Inside Job” devrait passer à l’école. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé en Europe et surtout pas en France, notre modèle social est extraordinairement redistributeur et notre dette publique n’a pas du tout la même origine. Nous avons tout simplement trop diminué nos recettes fiscales et maintenu nos dépenses à un niveau anormalement élevé, alors que notre croissance ne nous le permettait pas et ceci malgré le fait que la classe moyenne ait toujours maintenu un très fort niveau d’épargne. Et l’état à préféré s’endetter pour maintenir une activité fictive plutôt que d’accepter de traiter le problème, du manque de courage politique, encore une fois. Et quand il a fallu contrecarrer le choc de la crise née aux US en 2007 et bien nous avons perdu les faibles marges de manœuvre qu’il nous restait.
        Pour le reste, il faut savoir que le découplage des émergents est beaucoup plus rapide qu’on aurait pu le penser il y a encore 4 ans. J’ai été très surpris d’apprendre par exemple récemment que les exportations de la Chine représentaient seulement 15% de leur PIB, ces pays se recentrent vers leur consommation intérieure à toute vitesse, même si cela crée des situations de bulles. L’Asie devient de mois en moins dépendante de l’Occident et ne restera pas très longtemps l’otage de ses réserves de dollars et d’euros.
        PS : j’ai vu les discussions que vous avez eu sur la holding de rachat récemment. Sachez, pour information, qu’un particulier ne peut pas déduire les intérêts d’emprunt d’un crédit qui lui aurait servi à racheter des parts sociales et qu’il ne faire faire autrement, même sans aucun effet levier, pour racheter une société que de le faire en créant une autre société qui rachète en s’endettant. Le vrai problème que l’on a avec les LBO sur les grosses boîtes est la durée de l’emprunt qui est beaucoup trop courte et qui nécessite donc que la fille fasse de gros bénéfices pour rembourser le crédit de la mère. Cette spécificité du code général des impôt a pour but d’éviter les abus de particuliers qui pourraient faire des crédits pour investir sur des actions ou des obligations et qui en plus des intérêts générés par les placements déduiraient de leur revenu imposable les intérêts d’emprunt de ce crédit.
        Cdt.

      5. @Cash

        Chez nous aussi le capital a gagné et la dépense publique a bien souvent compensé les effets délétères des libéralisations. Il est vrai qu’ en raison des largesses fiscales, la solution a été d’emprunter, phénomène d’autant plus accéléré par l’aspiration née de la nécessité de se financer auprès des marchés financiers.

        Les marges de manoeuvre après 2007, nous n’en avons pas eu en raison des absurdités de la gestion de l’euro, pas à cause de notre modèle, qui au contraire a largement pondéré les effets de la crise, ce qui explique en partie d’ailleurs la faible implantation des indignés chez nous.

        Pour ce qui est du rattrapage des émergents, la rapidité peut être ce qu’elle est, il reste plus de la moitié de la population à sortir de la pauvreté en Chine et ça ne se fera pas en cinq ans, d’autant plus si l’occident coule. Cela dit, il est néanmoins urgent, pendant que nous avons des moyens de pression réels d’impliquer réellement la Chine au niveau de son niveau économique en la mettant devant quelques faits accomplis, compensés par un rôle accru dans le système monétaire et un accompagnement dans le développement des marchés intérieurs.

        Je vous entends sur les LBO, comme j’avais déjà entendu Cora, mais cela me renforce dans mon idée de supprimer les dispositifs opaques. Restructurer la finance devra aboutir à une diminution drastique de son champ d’action . Tout ce qui ne sera pas dans la loi devra être interdit. Pour ce qui est des astuces comptables à vocation fiscale, nous pouvons recruter des contrôleurs (c’est valable pour toutes les véritables fraudes tiens, en ces temps de stigmatisations des malades) : la dépense publique peut parfois rapporter gros…

      6. Nicks.
        La difficulté reste la distance énorme entre la simplicité du raisonnement (pas le votre… mais au sens large) et l’incroyable diversité de la réalité.
        Il y a au moins un point sur lequel je vous rejoins: la complexité du CGI, du code de la SS, du code civil, la multitudes des arrêts de cours de Cass, des décisions du conseil d’état, la densité de la jurisprudence sur telle ou telle situation etc etc etc, tout ça fait qu’il est clairement possible de profiter des failles du système pour peu que l’on ait les moyens de cheminer dans ces labyrinthes, je parle de moyens financiers bien entendu, des moyens pour se payer des consultants qui tiennent la route.
        Mais là on ne touche pas qu’à la finance.
        Vous écrivez : “Tout ce qui ne sera pas dans la loi devra être interdit”
        Mais tout est fait pour que les stratégies soient légales Nicks et c’est bien le sujet. Et ensuite tout n’est que mesure du risque puis bataille sur les requalifications sociales ou fiscales, sur les abus, les fraudes, la nullité… Rien n’est figé, tout bouge en permanence, au rythme des lois de finance, des lois rectificatives et des décrets d’application.
        On touche donc au politique, au parlement, au sénat, aux commissions, aux conseillers, aux ministères, bref on touche au système.
        Le nôtre serait plus compliqué qu’ailleurs, je ne sais pas, je ne connais que celui là.
        D’un autre côté une société reste par définition complexe, multiple et la simplicité du raisonnement ne dure jamais bien longtemps dès que l’on met les mains dans le cambouis pour construire quelque chose dans ces domaines, même avec la meilleure volonté.
        Pourtant il y aurait quand même du travail de simplification à faire, mais plus j’avance et moins les choses deviennent simples.

      7. @Cash

        Oui mais dans ce cas là on ne fait rien. La finance a existé avant sa libéralisation que je sache, et l’outil informatique est un outil, donc contrôlable. Si les petits génies se trouvent dans la finance, on peut aussi les employer de l’autre côté. Quand on a décidé que les libéralisations devaient s’imposer, les experts ont travaillé dans cette direction. Changeons la direction et mettons les experts au boulot ! C’est trop simple ? Non. Il y a des exemples dans le passé de ces changements radicaux . Ca ne dure pas ? Sans doute, mais les quelques dizaines d’années gagnées, c’est ce qui fait la différence entre une vie gâchée et une existence digne…

  9. Un autre regard : une véritable vision

    C’est un slogan publicitaire ?
    La marchandise (l’idéologie entrepreneuriale) est révolue depuis belle lurette, date de caducité très rapide, du cadavre en texte.
    RIP

  10. Nos dirigeants ne veulent pas voir la réalité en face et prennent leurs désirs pour des réalités.
    Ils vivent dans un monde qui n’est pas le notre, c’est bien ça le problème…
    Mais la réalité finit toujours par se venger, et alors ça fait mal, très mal. 🙁

    1. On fait peur aux Peuples pour mieux démanteler leur économie ??
      Nous poursuivrons les fomentateurs sur la planète entiere, pendant des décennies !!

    2. ça sent la propagande à plein nez pour accélerer la chute de l’euro. Depuis quand les anglais se soucient-ils de ce qu’il advient à leur compatriotes dans les terres lointaines alors qu’ils ne se soucient guère de ceux qui vivent dans la pauvreté chez eux ? C’est plutôt le pretexte qu’ils utilisent à leur intervention là où on ne leur demande rien!

  11. Le citoyen doit se réapproprier le pouvoir perdu
    Problème de gouvernance (politique couche avec financiers psychopathes). Qui décide quoi?
    Les marchés (Goldman Sachs et cie) se sont appropriés le pouvoir politique et économique à l’aide d’ordinateur superpuissant. Ils ont déstabilisé les gouvernements et ont obtenu la chute de la Grèce et de l’Italie et par la suite ont imposé des économistes (anciens de G.S.) sans aucune légitimité démocratique : outrage à la démocratie!
    Les marchés nous imposent leurs dictateurs, citoyens réveillons-nous, le temps presse.

    Pourquoi ne pas se servir du même outil (ordinateur) et se réapproprié le pouvoir perdu!

    Ébauche de solution pour une démocratie directe (la démocratie représentative étant une chimère).
    Le citoyen devra s’impliquer davantage par exemple à l’aide d’un ordinateur (fournit par l’État) il participera aux décisions par référendum. Ainsi toutes décisions importantes touchant la politique, l’économie, l’environnement, l’énergie etc. seront votées via internet. Le tout encadré par des spécialistes qui auront la tâche de vulgariser les informations techniques qui pourront aider à la prise de décision. Bien sûr des contrôles seront effectués pour vérifier la bonne marche du processus.

    Bien sûr, ce n’est qu’une ébauche…

  12. Il faut se réjouir, l’optimisme reprend le dessus


    Les ventes des détaillants américains ont atteint un record pour un «Black Friday», vendredi, jour de lancement de la «saison des achats de fin d’année», selon une première estimation publiée samedi.

    Elles ont progressé de 6,6% par rapport au «Vendredi noir» de 2010, pour atteindre 11,40 milliards de dollars, indique le cabinet spécialisé ShopperTrak dans un communiqué publié en ligne.

    Il s’agit de la plus forte hausse des ventes pour un «Vendredi noir» observée depuis celle de 8,3% qui avait été enregistrée entre 2006 et 2007, ajoute le texte.

    1. Ca laisse songeur a la vue des evenements de 2008 ayant fait suite a la precedente plus forte augmentation………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… . . . . . . . . . . .

  13. C’est sur la même page, article le 2° plus lus. Mince il est passé 5° le temps que je finisse.

    http://www.telegraph.co.uk/news/politics/8917161/OECD-figures-suggest-Britains-economy-will-slip-back-into-recession-at-the-start-of-next-year.html

    La propagande semble fonctionner à plein dans ce petit jeu de “tu me tiens je te tiens …le premier qui tombera…”

    (Pour la propaganda je ne parle pas de vous lisztfr mais du Foreign Office.)

    Et les émeutes, ils n’en auront pas eux? N’en ont jamais eu? Des banques qui sautent non plus?

    Prepare for riots in UK recession my own private Office warns.

  14. Après Occupons Wall Street, Changeons Wall Street? Le Québec Inc. a plusieurs idées pour réformer le milieu financier. Louis Vachon veut limiter les contributions politiques des entreprises, Bernard Landry une taxe internationale sur les transactions financières, Richard Guay des bonis plafonnés, Yvon Charest des nouvelles règles comptables d’inspiration canadienne, Monique Jérôme-Forget une réglementation plus sévère à l’égard des produits dérivés. À l’invitation de La Presse, dix gens d’affaires donnent leurs solutions pour changer Wall Street.

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201111/25/01-4471698-dix-solutions-du-quebec-inc-pour-changer-wall-street.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS2

  15. ….Il me semble me rappeler que j’ai voté NON au mois de mai 2005 !!!! (et l’on continu d’astiquer les pompes des magouilleurs…)
    A croire que l’occident n’a de Vertu que le concept….
    Pace Salute à tous les Humains de bonne volonté. fil.

  16. Définition

    Un progrès est une réalisation qui profite à Tous et non à quelques uns.
    Pour le moment les progrès se comptent sur les doigts d’une main.

    Donc dès que nous aurons pris les choses en mains, ce sera 3000 euros mensuels par tête, renouvelables mais non cumulables, afin de libérer les talents actuellement étouffés par la cupidité.

    1. Au moins c’est une proposition, maintenant il s’agit de voir si l’on peut concrètement imaginer une société qui fonctionnerait autour de cette idée.

    2. @xian
      variante : tous fonctionnaires ! Les entreprises veulent de la flexibilité ? L’Etat leur vend des heures de travail. Tout le monde a un salaire à vie, avec, par exemple, 100 jours minimum de travail à faire par an et 200 jours maximum, sans incidence sur le salaire évidemment.
      Sur un autre sujet, mais voisin : d’où vient l’argent que redistribue l'”Etat-providence” ? Des impôts. Qui paie les impôts ? les contribuables. Qui sont les contribuables ? Le Peuple. Et si on parlait plutôt de Peuple-providence, le peuple providence de lui-même (d’autant que ce sont les plus riches et les plus grosses entreprises qui payent le moins d’impôt) ?

  17. Pour l’instant, l’analyse que l’on fait de la Crise, et du capitalisme me parait insuffisante, même parmi les économistes pessimistes. Il ne s’agit pas d’être pessimiste (ni atterrés), car cela traduit l’idée qu’il pourrait y avoir un espoir, que la “providence” pourrait intervenir. Au lieu d’être pessimiste il faut avoir le courage de regarder la vérité en face. Roubini me fait rire avec ses 50% de chances de récession, c’est 100%. Il y a une certitude pour qui comprend le système et il oiseux, et j’en ai assez, que l’on tourne autour du pot !

    La vérité est si facile à voir ! Au lieu de regarder n’importe quoi dans ce système, il faut commencer par analyser l’unité sur laquelle il est construit, c’est à dire l’entreprise, et à se poser des questions simples par rapport à la simple comptabilité de l’entreprise. Et tout le reste n’a aucune pertinence, le reste est présenté sous les auspices conjoncturels de la fatalité, mais ceci est la CAUSE de tout le reste ! Et je veux mettre en lumière la cause pour enlever tout fallacieux espoir à ceux qui ne se réveillent pas de leur léthargie !

    Rappel, l’entreprise ne distribue jamais les revenus nécessaire à l’achat de sa propre production, sans parler des intermédiaires qui épargnent au passage ; l’épargne à tous les niveaux constitue une “fuite” qui implique que la demande ne peut même pas théoriquement être égale à l’offre, ce que Keynes avait vu, et c’est l’un des rares ! Marx est à mettre aux orties !

    Ce système ne fonctionne pas théoriquement et l’on s’acharne à en maintenir une fiction de fonctionnement en appelant “prêts” ce qui est un “dons” ! Ce système est une fiction absolue.

    L’ensemble des entreprises ne distribuant pas de revenus nécessaires à l’achat de des produits, ou seulement de façon asymptotique dans le meilleur des monde comptables possible ce qui est une fiction, une partie des produits ne trouvent pas acquéreur et l’on est forcé de réduire la production. Voilà ce qui est “tendanciel” et pas toutes les billevesées marxistes ! Le taux de profit avec l’aide de prêts peut ne pas se réduire, et très justement ce qu’à rapporté P. Jorion ce système tombera lorsque les marchés penseront qu’il n’est plus rentable ! Et ils n’y croiront plus et fermeront le robinet du crédit et ce sera la fin de cette fiction, sans que beaucoup y aient compris quelque chose et on accusera la fatalité, mais ça aurait pu marcher si etc. mais non.

    P. Jorion a raison de vouloir démembrer la langouste financière en lui arrachant une patte ici, une antenne par là, en sachant bien aussi que tout argent reversé dans l’économie réelle ne fera que relancer l’inflation. C’est comme de l’eau que l’on jette sur un poêle, jamais les populations ne verront leur sort s’améliorer dans ce système sauf si l’on accepte de fixer l’inflation à un niveau plus élevé, ou alors (ce qui a ma préférence) on accepte de fixer tous les prix, et de changer totalement de société.

    Tant que les gens ne seront pas persuadé de cela, il n’y aura pas de direction idéologique aux mobilisations et elles s’enliseront faute d’objectifs, faute de clarté dans la pensée.

    1. Ok pour l’aspect théorique.
      Donc première question pratique : comme il ne nous est réellement possible d’agir qu’à l’intérieur de nos frontières mais cependant dans un mode économiquement concurrentiel et ouvert à l’ensemble des nations, par quoi remplacez-vous l’entreprise et la comptabilité Française ?
      Ou pouvez-vous au moins vous rapprocher d’un modèle existant ?

      1. Oui, ce n’est pas seulement la comptabilité française, mais une égalité mathématique valable en dehors de toute norme comptable, française ou internationale, ce en quoi elle est si fatale.

        Elle se résume à cette image, que la boulangère ne peut acheter elle-même tout ce qu’elle vend, sinon à crédit (Ce que Ford avait déjà vu, – la nécessité de fournir un salaire décent à ses propres ouvriers pour qu’ils puissent acheter ses voitures, – mais ils ne peuvent jamais TOUT acheter)

        Avec le temps nous verrons que nous n’avons d’autre choix que de stopper l’économie marchande et de la mettre sous l’autorité de l’Etat c’est à dire de la volonté souveraine du peuple, – Etat rénové bien sûr, débarrassé de la mafia politico-médiatique actuelle, indigne d’un pays civilisé.

        Une société affranchie de la malédiction économique parce que l’économie en tant que telle n’existe plus, elle est devenue une activité réglée par des assemblée nationales ou de niveau inférieure, régionales ou même de quartier, ou même mutualistes ou de conseils d’ouvriers. Ce n’est pas l’économie qui doit dicter la vie des peuples mais la Loi en tant qu’expression démocratique de la volonté générale qui doit dicter ce qu’est l’économie, entre autres choses.

        Donc sortir de la concurrence internationale, etc. tant pis ce que cela coûte.

        Mais ceux qui ne veulent pas de cette solution n’en trouverons pas d’autres… même s’ils leur déplait d’accorder tant d’importance à la démocratie, qui n’est que synonyme d’amour du peuple, et de respect des autres. La liberté suprême est celle du peuple, des autres en général et toutes les tentatives pour la confisquer et la diriger sont criminelles, amorales, viles.

      2. @Cash :

        Vous rigolez ? C’est à moi de vous poser la question, – êtes vous sérieux ? Le problème ne se situe pas chez moi mais bien chez vous, qui ne comprenez pas la situation.

      3. Lisztfr.
        “Le problème ne se situe pas chez moi mais bien chez vous, qui ne comprenez pas la situation”.
        Ne montrez pas les dents…
        Je ne propose rien, je n’ai pas le niveau, je vous écoute, tout simplement, parce que ce que vous écrivez m’intéresse.
        Et désolé, si je ne comprends effectivement pas.
        Je vous demande si au delà des grands mots, des principes généraux et de l’aspect théorique votre façon de voir les choses se rapproche d’un modèle existant. Vous me dites oui.
        Puis vous continuez sur les généralités de votre “société affranchie de la malédiction économique” toujours sans citer d’exemple de pays.
        Donc j’en déduis que votre société n’existe pas ? C’est cela ?

        Ensuite vous nous dîtes que cette société devrait “sortir de la concurrence internationale”.
        Mais quand je vous demande si vous êtes sérieux, ce n’est pas agressif.
        Je ne conçois tout simplement pas ce que cela veut dire.
        Sous entendez-vous que votre modèle vis en case clos et qu’il faut stopper toutes les relations marchandes avec les autres pays ?

    2. Lisztfr
      “Ce système ne fonctionne pas théoriquement et l’on s’acharne à en maintenir une fiction de fonctionnement en appelant « prêts » ce qui est un « dons » ! Ce système est une fiction absolue.”
      La théorie économique dominante n’est, tout bien pesé, qu’un alibi. La prétendue science économique est un effort permanent pour essayer de rendre légitime ce que j’appellerais (peut-être improprement mais tant pis) une accumulation sauvage et primitive du capital…
      J’ai bien conscience que ce genre de propos ne s’appliquera pas à une multitude d’économistes et de chefs d’entreprise…
      Mais le problème ne saurait se limiter à une affaire théorique ou d’ingénierie financière.
      Il reste bien des zones d’ombre dans l’analyse qui est faite de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde. Des zones où il est étonnamment bien souvent interdit de s’aventurer. Mon sentiment est que nous serons bien forcé de nous y risquer un jour ou l’autre.
      L’ivresse du pouvoir, la soif de richesse, et un esprit compétitif fondé sur la peur des autres sont notre problème premier aujourd’hui. Et il s’agit d’une question politique certes, mais avant tout morale, philosophique, spirituelle…etc… (mettez le mot que vous voulez, “chaque mot est un préjugé” disait Nietzsche)
      Je me souviendrais toujours d’un débat télévisé du temps où un Jean Marie Messier triomphant paradait sur tous les écrans télé en compagnie entre autre d’Alain Minc. (Ce n’est pas une question de personne) Ces deux là, et ils étaient loin d’être les seuls, ne cessaient à l’époque de nous rebattre les oreilles avec la “nouvelle économie” (c’était bien évidemment avant l’éclatement de la bulle internet) et avec les perspectives de croissance quasi infinie et le nouveau monde dans lequel nous allions entrer…
      “Nouvelle économie, nouvelle économie…” déclara alors un des participant à ce débat et lui même créateur d’une start up, “Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, c’est toujours la course pour être les premiers à poser des barbelés sur la prairie.”
      Et Il avait dit là beaucoup de choses…

      1. Non non et non. En toute amitié, il n’y a pas de zone d’ombre lorsqu’on regarde là où il n’y en a pas, et c’est ce que je fais. Il faut commencer par le début. Il y a des zones d’ombres en mathématiques et en philosophie, l’art consiste à dégager un élément concret de son halo de nuit et de s’y tenir, le reste étant de la diversion.

        Il y aura forcément du nouveau sous le soleil lorsque les Etat s’écrouleront et que l’on sera incapable de faire fonctionner ce type d’économie, réfléchissez ! Lorsque 50 % des gens seront au chômage, on fera quoi ? Rien de nouveaux sous le soleil ?

      2. lisztfr,

        il n’y a pas de zone d’ombre lorsqu’on regarde là où il n’y en a pas

        Qu’est-ce que cela veut dire ?

      3. Ca veut dire qu’il ne faut pas se laisser impressionner, et lorsqu’on est en face d’un problème il faut trouver l’angle d’attaque, et résoudre ce que l’on sait résoudre, et garder pour certain ce que l’on pense être certain, et laisser de côté le reste. Et tout ce que je dis moi, à propos de Say, j’en suis certain et même Keynes pense exactement la même chose s’il m’arrivait que des gens comme vous ici, aient l’idée inoui n’est ce pas, de me demander des comptes, alors que leur système n’est soutenu par rien et tombe en ruine !

        A moi ne se pose en fait aucune question, c’est à vous que les questions se posent.

        Maintenant c’est la dernière fois que je réponds à un message non argumenté et à la limite de l’amabilité.

      4. lisztfr,

        Désolé de vous avoir vexé, mais votre réponse n’a aucun sens. “Il n’y a pas de zones d’ombre…” ne veut rien dire. Vous m’avez habitué à des réponses plus claires. Je vous ai demandé le sens de cette phrase.
        Je ne discute ni de Say ni de Keynes car je ne connais ni l’un ni l’autre. Je ne vous demande pas de comptes et si je trouve que vous avez tort je me permettrai de vous le dire.
        S’exprimer de façon parfaitement obscure met son auteur à l’abri de ce genre de danger. J’ai trouvé que votre réponse sentait très fort la mise à l’abri de ce genre de question. C’est ce qui m’a fait réagir. Vous confirmez mon opinion en parlant de “demander des comptes”. Vous n’êtes pas trop sûr de votre réponse.

  18. Panique à bord : L’Esprit public sur Fr Q me fait furieusement penser aux dernières réunions d’Hitler dans son bunker en 45. Haine et désespoir contre les écolos, les socialo, le populisme, et Hollande. Un fatras de contre vérités éhontés, digne des cabinets. Les 3 derniers UMPistes du monde se retrouve dans le bunker de radio france, ils sont seuls et apeurés, mais grâce au micro ils ont l’illusion d’être très nombreux. Il y a une paranoïa obsidienne qui saisit la droite, qui est curieuse…

    Bon j’exagère en ce moment…

    1. @ lisztfr

      j’exagère en ce moment…

      Pas vraiment, j’ai écouté l’émission, ils étaient insupportables de suffisance.
      Et il y avait effectivement un coté dernier carré avec feu sur tout ce qui bouge.
      Mais ce sont les ordres : tout le monde doit monter au front pour montrer sa fidélité au chef. Les tire-au-flanc et les traine-la-patte seront suspendus à un croc de boucher.
      Pendant ce temps-là, le boss sauve encore le monde et fait se lever le soleil chaque matin.

    2. J’ai cessé il y a plusieurs mois d’écouter l’Esprit public et la Rumeur du monde et l’Economie en question, il me semblait entendre une assemblée de dinosaures, ou de morts vivants. Pour autant il y a de bonnes choses sur France culture – c’est en tant qu’invité des matins que j’ai découvert Paul Jorion, et aussi F. Lordon…

      1. @Sz, je suisd’accord avec vous, mais…
        Si vous écoutez Frédéric Lordon et Paul Jorion, vous devriez apprécier Emmanuel Todd,
        Jacques Sapir, Henri Sterdyniak, les ‘économistes atterrés’, etc…
        En cherchant un peu sur le web, vous trouverez tout ça !
        France culture effectivement, ou même Inter (Daniel Mermet, Zoé Varier), pour ne citer que ça…

  19. http://www.zerohedge.com/news/guest-post-comfortably-numb

    As I observe the zombie like reactions of Americans to our catastrophic economic highway to collapse, the continued plundering and pillaging of the national treasury by criminal Wall Street bankers, non-enforcement of existing laws against those who committed the largest crime in history, and reaction to young people across the country getting beaten, bludgeoned, shot with tear gas and pepper sprayed by police, I can’t help but wonder whether there is anyone home

    … comme en écho à ce que je dis.

    Some people are awaking from their trance, but the vast majority is still slumbering or fuming at erroneous perpetrators.

    I can only come to the conclusion the average American has become so apathetic, willfully ignorant of facts and reality, distracted by the techno-gadgets that run their lives, uninterested in anything beyond next week’s episode of Dancing with the Stars or Jersey Shore, and willing to let the corporate media moguls form their opinions for them through relentless propaganda, the only thing that will get their attention is an absolute collapse of our economic scheme. Uninformed, unconcerned, intellectually vacant Americans will get exactly that in the not too distant future.

    Un peu comme en France, n’est-ce pas ?

  20. @Cash :

    J’ai une meilleure idée cash. Dans l’économie socialisé, vous serez en économie concurrentielle (un pays 2 systèmes), directeur d’une grosse usine de voitures et on vous mettra un concurrent directeur d’une autre grosse usine. On vous fournira tous les équipements, seulement seuls les ouvriers du secteur concurrentiel, donc vos ouvriers ainsi que ceux de votre concurrents, pourront acheter vos voitures. On verra combien de temps vous tiendrez.

    Et sinon le troc, qu’en pensez-vous ? un sac de pomme de terre contre une livre de beurre. C’est ça ou ce que je propose, car vous c’est la bérézina. Et en plus vous n’avez aucun argument.

    1. Mais c’est justement parce que je n’ai que peu d’arguments pour un autre modèle de société que je tente de vous cerner. Ce qui n’est pas facile pour mes petits moyens, veillez m’excuser.

      Je reprends donc ma question de tout à l’heure que vous n’avez pas du lire :

      Lisztfr.
      « Le problème ne se situe pas chez moi mais bien chez vous, qui ne comprenez pas la situation ».
      Ne montrez pas les dents…
      Je ne propose rien, je n’ai pas le niveau, je vous écoute, tout simplement, parce que ce que vous écrivez m’intéresse.
      Et désolé, si je ne comprends effectivement pas.
      Je vous demande si au delà des grands mots, des principes généraux et de l’aspect théorique, votre façon de voir les choses se rapproche d’un modèle existant. Vous me dites oui.
      Puis vous continuez sur les généralités de votre « société affranchie de la malédiction économique » toujours sans citer d’exemple de pays.
      Donc j’en déduis que votre société n’existe pas ? C’est cela ?

      Ensuite vous nous dîtes que cette société devrait « sortir de la concurrence internationale ».
      Mais quand je vous demande si vous êtes sérieux, ce n’est pas agressif.
      Je ne conçois tout simplement pas ce que cela veut dire.
      Sous entendez-vous que votre modèle vis en case clos et qu’il faut stopper toutes les relations marchandes avec les autres pays ?

      Ces questions sont claires :
      1) Votre modèle existe-il ?
      2) Fermez-vous les frontières et vivez-vous en autarcie fonctionnelle, à l’image d’une petite communauté totalement autonome mais à l’échelle du pays ?

      1. Effectivement plus on devient concret plus c’est ardu, et de plus ce n’est pas à moi de sauver le monde comme je l’ai dit, ce n’est pas à moi de concevoir un système clé en main, il ne faut pas exagérer non plus. C’est à nos grands penseurs endormis le jour où ils se réveillerons.

        Alors oui,

        Il me semble que je me suis moins perdu dans les généralités que si je m’étais contenté d’écrire “communisme”, n’est ce pas ? Puisque j’ai parlé de niveaux de décisions démocratique multiples, – et donc non le modèle n’existe pas…

        Sloterdijk le philosophe allemand propose de s’inspirer, en ce qui concernent les institutions de celles de la Rome antique juste après le renversement de Tarquin …. mais ceci n’ajoute aucune précision au plan économique.

        2) Oui fermer les frontières si l’on veut, c’est un détail. Je pense que le temps n’est pas encore venu pour cela.

        Je pense qu’il est moral de laisser aux gens le maximum de décisions et donc de veiller à une réalité démocratique.

        Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce qui va arriver, soit l’effondrement financier, brutal, et l’Etat dans l’incapacité de payer, soit le déclin un peu plus long, qui mettra beaucoup de gens au chômage, engagent la Demande globale dans une spirale négative : Plus de chômage, moins de demande, moins de demande, plus de chômage.

        Donc que cela vous plaise ou pas, le système ne va pas continuer à fonctionner, et vous avez tout à fait le droit d’en inventer un autre, je ne vois pas pourquoi j’en aurais l’honneur exclusif.

        Maintenant c’est là où cela bloque chez tout le monde, le manque d’idées. Lorsque Jorion dit qu’il faut réfléchir à nouveau sur la propriété privée, personne ne le fait, d’ailleurs est-ce le problème ? Ne pourrait-on pas concevoir un communisme qui maintienne la propriété privée … lorsqu’on voit 2 enfants se battre pour un camion en plastique..

        C’est pourquoi il faut peut-être ne pas tout vouloir refaire, et commencer par plusieurs bouts, pour moi ce que j’imagine c’est une sorte d’anarchie peut-être, en tout cas du genre chaque quartier, ou même bloc d’immeuble, chaque association a une voix démocratique qui doit être entendue et doit participer aux décisions de l’ensemble. Une sorte de démocratie directe. Si les gens peuvent décider non seulement le problème de la complexité ne tient plus, puisqu’ils sont au plus près des problèmes mais aussi ils ne prendront pas de décisions nocives pour eux. D’où certainement plus de “bonheur”. Bien peut-être que nous sommes assez adultes pour ce genre de société qui donne la permission à chacun de participer et d’organiser. Ensuite, la production, l’échange, l’économie, est décidé comme cela de façon démocratique, et locale.

        Moi je ne suis pas utopiste, je me méfie… par exemple des conflits pourraient survenir, entre ceux qui veulent une voiture individuelle et ceux qui veulent développer les transports en communs. Vous voyez qu’il faut un roman pour décrire tout ce qui pourrait se passer, pour explorer le futur. Dans une démocratie directe, le pays risque la zizanie, sur n’importe quelle question. Les “pro” ceci et les “anti” cela n’auront plus l’excuse du méchant gouvernement pour détourner leur agressivité, donc il y aura les “méchants” pollueurs et les “gentils” qui rouleront en bus.. et entre les deux, un conflit directes, non arbitré. Alors qu’un match de foot est arbitré. Donc, il faut quelque chose de mieux organisé qu’une simple anarchie qui ne comporte pas de tiers juge, arbitre, capable d’amortir les conflits. Donc un gouvernement…

        Fermer les frontières est une question subsidiaire…

      2. Merci pour vos réflexions et le temps passé.
        Oui, il faut même bien plus qu’un roman pour faire une société, bien plus.

  21. Bonsoir
    @lisztfr

    Hélas oui!
    Il y a quelques semaines, j’ai du prendre le métro aux heures de pointe. J’ai alors découvert avec tristesse qu’il y a désormais des “entasseurs”! J’ai du accepter , cette fois car j’avais donné rendez vous à une heure précise. Coincé totalement, pouvant à peine bouger une main, j’ai fait remarquer à mon prochain, ou plutôt , à un de mes “concollés” que même dans les conserveries, on n’entasse pas autant les sardines dans les boîtes et que par chez moi, aucun éleveur n’oserait entasser pareillement ses bêtes… Je lui ai demandé s’il comptait accepter encore longtemps d’être traité si inhumainement, je n’ai eu qu’un regard triste, triste et résigné comme ceux des animaux des zoos…
    Je n’ai pas beaucoup d’espoir de voir ceux là se révolter, plutôt eux des banlieues, eux qu’on appelle racaille, qui ont encore la rage … Mais s’ils le font, je ne pense pas ils le fassent par esprit politique ni pour un quelconque projet de société autre….
    Ils le feront d’abord par haine contre tous.

    Pour le reste , nos pays sont vieux et fatigués par des siècles de guerres, de tueries.
    La télé a transformé les pays de rassasiés de machins en une sorte de fumerie d’opium …..

    Ouh ! je vais faire passer Jérémie pour un boute en train! Je m’en retourne !

    Cordialement…

Les commentaires sont fermés.