ETTA JAMES (1938 – 2012)

Il y a les artistes qu’on a la chance de voir et d’entendre un jour en concert. Nous avons eu cette chance avec Etta James, au festival de blues de Long Beach : une longue après-midi paresseuse où l’on fait la sieste durant les multiples entractes et où les voisins de pré vous font partager leur pique-nique. Il y avait B B King aussi, ce jour-là, mais c’est pour Etta que nous étions venus Adriana et moi. Et puis tous les autres, dont le présentateur vous affirme avec pathos, qu’ils sont d’immenses vedettes du blues et que vous méritez les flammes de l’enfer pour n’avoir jamais entendu parler d’eux – ce qui s’avère exact dès leur premier accord de guitare.

Etta James, les dieux ont dû descendre de l’Olympe pour venir vous entendre, et ils n’ont pas dû regretter leur sortie. Vous n’aviez pas peur de choquer, et ceux que vous choquiez, vous les envoyiez paître : ils ne méritaient pas mieux. Merci, en tout cas.

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20 réflexions sur « ETTA JAMES (1938 – 2012) »

  1. Rien a voir, ou presque, contrainte anthropo.

    Quelqu’un va mal, pysiquement parlant, vous ne connaissez pas.
    Vous aidez, vous prenez soin de lui. Vous lui prenez la main,
    ca l’réchauffe dit-il, il a froid, en tout cas ca fait du bien. 40min, essayer de discutailler,
    avant que le 15 arrive. Voila ce soir.

    Ca fanfaronne mais c’est mieux quand on prend la main, un homme.

  2. Quelle chance d’avoir vu Etta James en concert, et avec BB King en plus !
    Bye bye Etta James…et bonjour à Johnny Otis qui est lui parti y’a trois jours…

    Semaine de merde !

  3. @ Paul Jorion

    Z’avez compris maintenant pourquoi j’ai eu la trouille hier avec Paul Anka ?

    Parce que là c’est pour de vrai qu’elle est morte !

    Font chier tous ces cons à mourir, moi j’vous dis …

    1. @Léoned
      Ben oui d’accord…Mais comme dit Woody Allen, « l’éternité c’est long, surtout vers la fin… »
      AA+

      1. Exact Kenavo. Le scepticisme, disent les Anglais, commence quand, assis à l’église entre un flic et une bonne soeur, vous constatez que votre portefeuille a disparu. Désolé.

  4. « LA CREVAISON ! (pour le monde qui va)  » rappelle; Peggy Lee, † le 21 janvier 2002, Fever

    De P. Lee, Don’t smoke in bed Reprise par Patti Smith.

    ****

    Gustav Leonhardt- 1928-2012- s’est éteint mercredi passé, à 81 ans, il donnait encore une centaine de concerts par an, et lors de son dernier il y a deux mois, au « bouffe du nord » il confie «C’était mon dernier concert, parce que je vais mourir, je suis content de l’avoir fait ici, car j’aime bien cette salle.»

    « On ne joue pas du clavecin ou du violon, on doit jouer la musique, avoir en tête un son beaucoup plus grand que celui qu’on a sous les doigts, être nourri par l’étude de la partition et par toute la culture qui l’entoure, les tableaux, les traités, la poésie, les autres instruments, la musique d’ensemble… »

    Gustav Leonhardt (entretien avec Gaëtan Naulleau, Diapason, mai 2008)
    L’oeil vif, clarté diamantine, corps-esprit du clavecin, fuyant les médias. Répétition pour un ultime enregistrement dédié à deux cantates profanes de Bach, dont Bach Choeur Cantate BWV 30

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