PETIT CONCOURS POUR BILINGUES FR / NL

Pour les Belges, les Hollandais ou les Dunkerquois qui s’ennuient un dimanche en fin d’après-midi, un petit exercice : la meilleure traduction en français de ma chanson préférée pour 1966 : « Testament », musique de Boudewijn de Groot, paroles de Lennaert Nijgh. Des prix pour les meilleures traductions, ou les meilleures contributions à un effort collectif (trois de mes livres dédicacés – enfin, ceux dont il me reste des exemplaires !) Les paroles, en-dessous de la vidéo.

Aux petite malins qui veulent utiliser le traducteur Google (j’ai regardé), bonne chance !

Testament

Na tweeëntwintig jaren in dit leven
Maak ik het testament op van mijn jeugd
Niet dat ik geld of goed heb weg te geven
Voor slimme jongen heb ik nooit gedeugd
Maar ik heb nog wel wat mooie idealen
Goed van snit, hoewel ze uit de mode zijn
Wie ze hebben wil, die mag ze komen halen
Vooral jonge mensen vinden ze nog fijn

Aan mijn broertje dat zo graag wil gaan studeren
Laat ik met plezier ’t adres na van mijn kroeg
Waar ik teveel dronk om een vrouw te imponeren
En daarna de klappen kreeg waarom ik vroeg
En dan heb ik nog een stuk of wat vriendinnen
Die welopgevoed en zeer verstandig zijn
En waarmee je dus geen donder kunt beginnen
Maar misschien krijgt iemand anders ze wel klein

Voor mijn neefje zijn mijn onvervulde wensen
Wel wat kinderlijk, maar ach, ze zijn zo diep
Ik behoorde immer tot die groep van mensen
Voor wie ’t geluk toch altijd harder liep
Aan mijn vrienden laat ik gaarne het vermogen
Om verliefd te worden op een meisjeslach
Zelf ben ik helaas een keer teveel bedrogen
Maar wie het eens proberen wil die mag

Mijn vriendinnetje, ik laat jou alle nachten
Dat ik tranen om jouw ontrouw heb gestort
Maar onthoud dit wel, ik zal geduldig wachten
Tot ik lach, omdat jij ook belazerd wordt
En de leraar die mij altijd placht te dreigen
“Jongen, jij komt nog op het verkeerde pad”
Kan tevreden zijn en hoeft niets meer te krijgen
Dit wil zeggen: hij heeft toch gelijk gehad

Voor mijn ouders is het album met de plaatjes
Die zo vals getuigen van een blijde jeugd
Maar ze tonen niet de zouteloze praatjes
Die een kind opvoeden in eer en deugd
En verder krijgen ze alle dwaze dingen terug
Die ze mij teveel geleerd hebben die tijd
Ze kunnen mij tenslotte ook niet dwingen
Groot te worden zonder diepe rouw en spijt

En dan heb ik ook nog enkele goede vrienden
Maar die hebben al genoeg van mij gehad
Dus ik gun ze nu het loon dat ze verdienden
Alle drank, die ze van mij hebben gejat
Verder niets, er zijn alleen nog een paar dingen
Die ik houd, omdat geen mens er iets aan heeft
Dat zijn mijn goede jeugdherinneringen
Die neem je mee zolang je verder leeft

Lennaert Nijgh, Boudewijn de Groot

Partager :

49 réflexions sur « PETIT CONCOURS POUR BILINGUES FR / NL »

  1. TESTAMENT Boudewijn de Groot

    Après vingt-deux années dans cette vie,
    Je rédige le testament de ma jeunesse,
    Non que j’ai de l’argent ou des biens à transmettre,
    Je n’ai jamais eu la vertu d’un garçon intelligent
    Mais j’ai encore quelques rêves d’idéal,
    Bien tranchés mais démodés,
    Qui les veut, vienne les chercher,
    Surtout les jeunes en seront charmés.

    A mon petit frère, qui rêvait d’études,
    Je laisse avec joie l’adresse de mon bistro
    Où je buvais trop pour en imposer aux femmes,
    Et reçus ensuite les coups bien mérités,
    J’ai aussi quelques amies bien rangées et très intelligentes
    Avec lesquelles on n’arrive à rien,
    Peut-être quelqu’un d’autre en arrivera-t-il à bout.

    Pour mon petit neveu, mes vœux inassouvis,
    Un brin enfantin, mais bon, ils sont profonds.
    J’ai toujours appartenu à ce genre de personnes,
    Pour qui le bonheur courrait plus vite,
    Je laisse à mes amis la capacité de tomber amoureux d’un éclat de rire d’une fille,
    Moi-même, hélas, je fus trahi une fois de trop,
    Mais qui veux tenter sa chance, qu’il tente…

    Ma petite amie, je t’abandonne toutes les nuits,
    J’ai pleuré sur ton infidélité,
    Mais souviens-toi, je t’attendrai patiemment
    Jusqu’à en rire, parce que toi aussi, on te tourne en bourrique.
    Et le professeur qui toujours m’a menacé :
    « Mon garçon, tu suis la mauvaise voie… »
    Il peut être content, il n’attend plus rien, car il a eu raison.

    Et pour mes parents, l’album de photos,
    Qui faussement témoigne d’une enfance heureuse,
    Elles ne montrent pas les mots fades et doucereux
    Qui élèvent un enfant dans l’honneur et la vertu,
    Et puis je leur renvoie toutes ces choses folles,
    Qu’ils m’ont appris dans ces temps-là.
    Ils ne peuvent pas m’obliger à grandir
    Sans de profonds regrets et du repentir.

    Et puis, j’ai aussi encore quelques bons amis,
    Mais ceux-là, ils ont déjà eu leur part,
    Donc je leur laisse le salaire qu’ils méritent,
    Toutes les boissons qu’ils m’ont soutirées,
    Et après, plus rien,
    Il n’y a plus que cette chose que je garde,
    Parce que personne n’y tient,
    Ce sont mes bons souvenirs d’enfance,
    Ceux-là vous accompagnent tout au long de la vie….

  2. Aie, 00h 06, je me sens comme cendrillon, il me manque surement un pied ou l’autre.
    Un air non pour chanter, mais pour les mots qui chantent, du moins j’espère. (Je n’ai pas lu tous mes devanciers, je vais les lire).

    Après 22 années vécues de cette vie
    Je couche le testament de ma jeunesse ;
    Non que j’aie de l’or ou des biens à disperser,
    Chez les petits malins je n’ai jamais pu jouer,
    Mais il me reste encore de nobles idéaux,
    fort propres sur eux, même s’ils ne sont plus de mode ;
    Celui qui en veut, qu’il vienne donc se servir
    Il y aura bien des jeunes pour y croire encore.
    A mon frangin qui se réjouit d’étudier
    Je donne avec plaisir l’adresse de ce bistrot
    Où j’avais trop bu pour pouvoir séduire une femme
    Où j’ai récolté ensuite les palmes quémandées
    Et j’ai donc conservé un stock de copines
    bien polies et assez compréhensives
    mais faudrait pas attendre d’elles une tempête
    A moins que quelqu’un d’autre en ait taté un peu
    A mon neveu je laisse mes souhaits inassouvis,
    enfantins pour une part, mais bon, si gigantesques
    Je suis en fait de ces gens
    à qui la chance sourit toujours davantage
    A mes amis je laisse volontiers l’occasion
    de tomber amoureux d’un sourire de fille
    moi même hélas j’ai connu la fois de trop
    Mais celui qui veut y gouter le peut encor
    A toi ma petite amie, je te lègue toutes les nuits
    pleines des larmes versées sur ton infidélité
    Mais, retiens-le cela, j’attendrai patiemment
    de parvenir à en rire, car tu es aussi perdante
    Et le prof qui m’a toujours chapitré :
    « Mon garçon, tu as encore choisi la mauvaise voie »
    peut être content et ne plus rien souhaiter
    Cela veut dire qu’il avait raison finalement
    A mes parents ira l’album avec ces images
    qui témoignent si mal d’une enfance heureuse
    mais elles taisent les sentences cruelles
    éduquant l’enfant à l’honneur et au respect
    Et qu’on leur rende en plus toutes ces choses folles
    Qu’ils m’ont tellement enseigné en ce temps-là
    Ils ont échoué au fond à faire de moi
    un grand sans honte ni remord
    Et puis à ces quelques bons amis que j’ai encore
    Mais qui en ont déjà eu marre de moi
    Je leur laisse ce qu’ils ont de moi obtenu
    Tout ce qu’ils ont eu à boire
    Et c’est tout, et le peu qu’il me reste
    je le garde, car cela n’intéressera personne
    ces souvenirs heureux de ma jeunesse
    qu’on emporte avec soi pour le reste de la vie

  3. Premier prix ex-aequo : BRL
    2ème prix : Agnès (malgré la fin en queue de poisson)
    3ème prix : Sébastien Marcy

    Allez en haut et à droite « Me contacter » et donnez-moi votre adresse (si vous avez une préférence pour le livre, signalez-la moi – sans garantie : selon disponibilité !)

    1. Merci aussi 🙂

      Désolée pour l’inachevé. :-/ On est nombreux à avoir bien travaillé, et c’était bien plaisant. 😉

  4. 20h
    un chapitre pour vigneron, deux pour gons, un vieux canard enchainé pour al, un traduction en italien pour sébastien marcy, et au moins deux livres dédicass’ pour agnès.
    -édit- ha, et puis brl presque en retard qu’est très bon aussi

  5. Après vingt-deux ans de cette existence,
    J’écris le testament de ma jeunesse.
    C’est pas que chez moi ce soit l’abondance.
    Je suis pas vraiment fait pour la richesse.

    Mais j’ai quelques idéaux à revendre,
    Qui sont bien tournés, quoique démodés.
    Si vous en voulez, venez donc les prendre.
    Les jeunes devraient les trouver branchés.

    À mon frérot si désireux d’apprendre,
    J’lègue l’adresse d’mon pub préféré
    – J’y buvais trop pour jouer les cœurs tendres –
    Et les coups de poings que j’ai récoltés.

    Il me reste encore quelques amies,
    Très intelligentes et bien apprises.
    Pas facile, donc, d’entrer dans leur vie.
    Un autre les aura p’t-êt’ entreprises.

    J’lègue à mon neveu mes rêv’ avortés.
    Ils sont puérils, oh ! mais si profonds !
    J’ai toujours été l’gars inadapté
    Que la chance fuit, mais pas le guignon.

    J’lègue à mes amis ma capacité
    D’tomber amoureux d’un sourir’ de femme.
    Moi j’fus une fois de trop abusé,
    Mais libre à chacun d’aborder les dames.

    Ma chérie, à toi j’lègue tout’ ces nuits
    Où j’pleurais sur tes infidélités.
    Mais sach’ que d’avance j’me réjouis
    De voir dès tantôt tes espoirs trompés.

    À ce professeur qui me prévenait :
    « Jeune homme, vous allez très mal finir »,
    J’ai rien à léguer : il est satisfait.
    Il avait raison. J’l’ai pas fait mentir.

    J’lègue à mes parents mon album photo,
    Vain témoignage d’une enfance heureuse.
    On y trouve pas tous ces pauvres mots
    Qui vous forment une âme vertueuse.

    J’leur lègue aussi tous ces trucs insensés
    Dont ils m’ont jadis farci l’cervelet.
    De la sorte, ils pourront pas me forcer
    À grandir sans qu’j’éprouve du regret.

    Il me reste encore quelques amis,
    Mais j’leur ai déjà bien assez donné.
    Ils n’auront de moi que le juste prix
    De tous ces verres que j’leur ai payés.

    Voilà. C’est tout, à part deux ou trois choses,
    À quoi je tiens car nul ne m’les envie.
    C’est d’mes souvenirs d’enfant que je cause,
    Ceux qu’on emporte avec soi tout’ sa vie.

    Bertrand R. -L./Laëtitia A.-M.

  6. Bon, je recommence. Je laisse tomber le premier couplet déjà fait dans un autre style (d’autres feront ça très bien). Et je passe à la suite. Vers de dix pieds et rimes croisées comme dans l’original.


    Il me reste encore de beaux idéaux
    Joliment coupés bien que démodés
    Si vous en voulez, venez les jeunots
    Libre à vous de les trouver bien troussés

    A mon petit frère si friand d’études,
    L’adresse de mon bistrot préféré
    Où pour une femme jusqu’à l’hébétude
    Je bus et reçu les coups mérités

    Deux ou trois copines pour faire l’ajout
    très intelligentes et bien éduquées
    Donc inattaquables mais peut-être vous
    pourriez bien un jour fermer leur clapet.

    A toi mon cousin les vœux inutiles
    Enfantins mais ah! J’y tenais tellement
    Je suis de ces gens, dans ce monde hostile
    Pour qui le bonheur est toujours devant.

    Du rire des filles, à vous mes amis,
    J’offre le loisir de s’énamourer
    Une fois de trop, moi même y fut pris
    Essayez donc si le défi vous plait.

    Toi ma bonne amie, prends ces nuits de transes
    Où j’ai pleuré ton infidélité
    J’attendrai d’en rire, j’ai de la patience
    Car toi aussi tu seras cocufiée.

    A mon professeur, toujours bon apôtre :
    « Jeune homme, tu suis un mauvais sentier »
    Qu’il soit bien content, il n’aura rien d’autre
    Que de savoir qu’il ne s’est pas trompé.

    Je dois m’arrêter là, la famille n’attend pas. Je ne suis pas trop satisfaite, trop de facilités. Si j’avais du temps je retravaillerais ça. Sans compter que je ne suis même pas sûre de pouvoir le terminer pour 20h!

    Enfin, prenez toujours, c’est de bon cœur. ;-P

  7. Bon, je me lance. 🙂 Ma version.

    Na 22 jaren in dit leven,
    Après 22 ans dans cette vie

    maak ik een testament op van mijn jeugd.
    je fais le testament de ma jeunesse

    Niet dat ik geld of goed heb weg te geven,
    ce n’est pas que j’ai de l’argent ou des biens à donner

    voor slimme jongen heb ik nooit gedeugd.
    Je n’ai jamais été un garçon malin

    Maar ik heb nog wel wat mooie idealen,
    Mais j’ai quand meme encore quelques beaux idéaux,

    goed van snit hoewel ze uit de mode zijn.
    de bonne coupe, même si ils ne sont plus à la mode

    Wie ze hebben wil, die mag ze komen halen,
    celui qui les veut, il est libre de venir les chercher,

    vooral jonge mensen vinden ze wel fijn.
    surtout les jeunes les trouvent chouette.

    Aan mijn broertje dat zo graag wil gaan studeren,
    À mon petit frère qui aimerait tellement aller étudier,

    laat ik met plezier ‘t adres na van mijn kroeg.
    Je laisse avec plaisir l’adresse de mon bistro

    Waar ik teveel dronk om een vrouw te imponeren
    Ou je buvais de trop pour impressioner une femme

    en daarna de klappen kreeg waarom ik vroeg.
    et après je recevais les coups que j’avais demandé.

    En dan heb ik nog een stuk of wat vriendinnen,
    Et puis j’ai encore quelques copines

    die welopgevoed en zeer verstandig zijn,
    qui sont bien élevées et très intelligentes,

    en waarmee je dus geen donder kunt beginnen,
    et avec lesquelles on ne sait donc rien faire,

    maar misschien krijgt iemand anders ze wel klein.
    Mais peut-etre que quelqu’un d’autre sait les dresser.

    Voor mijn neefje zijn mijn onvervulde wensen
    Pour mon neveu sont mes souhaits qui ne se sont jamais réalisés

    wel wat kinderlijk maar ach ze zijn zo diep.
    un peu infantile mais oh si profond.

    Ik behoorde immer tot die soort van mensen
    Je faisais toujours partie de cette catégorie de personnes

    voor wie ‘t geluk toch altijd harder liep.
    pour qui le bonheur courait quand-même toujours plus vite.

    Aan mijn vrienden laat ik gaarne het vermogen
    à mes amis je laisse avec plaisir la capacité

    om verliefd te worden op een meisjeslach.
    de tomber amoureux sur un sourire de fille

    Zelf ben ik helaas een keer te veel bedrogen
    Moi-même j’ai été malheureusement trompé une fois de trop

    maar wie het eens proberen wil, die mag.
    Mais celui qui veut l’essayer une fois, il le peut

    M’n vriendinnetje, ik laat jou alle nachten
    Ma petite copine, je te laisse toutes les nuits

    dat ik tranen om jouw ontrouw heb gestort.
    Que j’ai pleuré des larmes pour ton infidélité.

    Maar onthou het wel, ik zal geduldig wachten
    Mais rappelles-toi bien, je vais attendre patiemment

    tot ik lach omdat jij ook belazerd wordt.
    pour rire parce-qu’on t’as arnaqué aussi

    En de leraar die mij altijd placht te dreigen
    Et le professeur qui me disait toujours

    « Jongen, jij komt nog op het verkeerde pad! »
    “mon garcon, toi tu vas mal finir

    Kan tevreden zijn en hoeft niets meer te krijgen,
    Il peut etre content et il n’a plus besoin de recevoir quelque chose

    Dat wil zeggen hij heeft toch gelijk gehad.
    Ça veut dire qu’il a eu quand-même raison.

    (instrumentaal)
    (instrumentale)

    Voor mijn ouders is het album met de plaatjes,
    Pour mes parents est l’album avec les photos

    die zo vals getuigen van een blijde jeugd.
    Qui temoignent si mal d’un jeunesse heureuse

    Maar ze tonen niet de zouteloze praatjes
    Mais il ne montrent pas les belles paroles banales

    die een kind opvoeden in eer en deugd.
    Qui élèvent un enfant aux honneurs et aux vertus

    En verder krijgen z’alle dwaze dingen terug
    Et puis je vais leur rendre toutes les choses ridicules

    die ze mij teveel geleerd hebben die tijd.
    qu’il m’ont appris de trop à cette époque.

    Ze kunnen mij tenslotte ook niet dwingen
    ils ne peuvent pas, finalement, m’obliger de

    groot te worden zonder diep berouw en spijt.
    grandir sans des gros remords et regrets

    En dan heb ik ook nog enkele goede vrienden
    Et puis j’ai encore quelques bonnes amis

    maar die hebben al genoeg van mij gehad.
    Mais ils en ont déjà eu assez de moi

    Dus ik gun ze nu het loon dat ze verdienen
    Donc je peux leur accorder ce qu’il méritent

    Al de drank die ze van mij hebben gejat.
    toutes les boissons qu’ils m’ont volés

    Verder niets, er zijn alleen nog een paar dingen
    pour le reste rien, seulement quelques choses

    die ik hou omdat geen mens er iets aan heeft.
    que je garde parce-que ça ne vaut rien pour personne

    Dat zijn mijn goede jeugdherrinneringen
    ce sont mes bon souvenirs de jeunesse

    die neem je mee zolang je verder leeft.
    On les garde tant qu’on continue à vivre

    1. Pas mal du tout même si parfois un peu trop littéral.

      À l’intention des lecteurs français : si vous vous demandez d’où sort le « une fois » bruxellois : le « eens » néerlandais, bien illustré par Sébastien Marcy :

      « maar wie het eens proberen wil, die mag.
      Mais celui qui veut l’essayer une fois, il le peut »

  8. Merci HP, mais j’ai été trop vite et fait plusieurs erreurs (confondre vals et vaak! Argh!)

    Pardon Monsieur Jorion. J’essaie autre chose alors. J’appelle à mon aide François l’escholier et voyons voir :

    L’an vingt-deuxième de mon âge
    Lègue jeunesse en héritage
    Riche ne suis d’or ne de biens
    A ruses et menées ne vaut rien

    La suite plus tard, pas avant ce soir, si le temps ne me fault. Sinon, à vous la main.

  9. Argh.. Verdike ! Ik ben te laat.
    Breton installé depuis 7 ans à côté d’Anvers, ça m’aurait plu de relever le défi.
    Mais j’arrive trop tard. D’autres l’ont très bien fait. Merci en tout cas d’avoir fait remonter à la surface cette belle chanson.

  10. Tentative de premier couplet (d’après la traduction des autres)
    en dix pieds rimés :

    Voici le testament de ma jeunesse
    Que je vous fais après vingt-deux années
    À être pauvre, à paumer les bizness
    Comme un jeun’ con aux idées surannées.
    Ces idées-là, ma foi, je vous les laisse
    Elles vêtiront qui veut s’ensoutaner,
    Ceux dont la vie est encor’ un’ promesse
    Y trouveront de quoi se pavaner.

      1. Mais ça prend du temps et, plus ça avance,
        plus on est lié par le ton déjà utilisé.
        Le temps me manque.
        Et je ne suis pas néerlandophone… 🙁

  11. Voilà…. Eh ben, c’était pas facile… mais bon, j’crois quj’m’en suis plutôt bien tiré…

    Le Testament

    C’est une maison bleue
    Adossée à la colline
    On y vient à pied, on ne frappe pas
    Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
    On se retrouve ensemble
    Après des années de route
    Et l’on vient s’asseoir autour du repas
    Tout le monde est là, à cinq heures du soir
    San Francisco s’embrume
    Quand San Francisco s’allume
    San Francisco, où êtes vous
    Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

    Nageant dans le brouillard
    Enlacés, roulant dans l’herbe
    On écoutera Tom à la guitare
    Phil à la kena, jusqu’à la nuit noire
    Un autre arrivera
    Pour nous dire des nouvelles
    D’un qui reviendra dans un an ou deux
    Puisqu’il est heureux, on s’endormira
    San Francisco se lève
    Quand San Francisco se lève
    San Francisco ! où êtes vous
    Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

    C’est une maison bleue
    Accrochée à ma mémoire
    On y vient à pied, on ne frappe pas
    Ceux qui vivent là, ont jeté la clef
    Peuplée de cheveux longs
    De grands lits et de musique
    Peuplée de lumière, et peuplée de fous
    Elle sera dernière à rester debout
    Si San Francisco s’effondre
    Si San Francisco s’effondre
    San Francisco ! Où êtes vous
    Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

    1. 0 Pointé Al. Le principal est raté…
      Où êtes vous Lizard et Luc, Psylvia attendez moi …
      Lyzard et Psylvia bordel de dieu !

      1. Allez dire ça à Lennaert Nijgh… moi, je n’ai fais que traduire fidèlement sa si belle chanson….
        Et puis, j’sais pas pourquoi j’vous parle…. Vous ne comprenez rien au Néerlandais… rien de rien… Vous êtes absolument nul dans cette langue… Là-bas, on dit Liza

        Allez…Psitttt…. de l’air…. vous allez me faire rater le bouquin dédicacé…. Paul Jorion ne s’est encore rendu compte de rien…

  12. Merci pour l’appel ! Même si je ne ferai pas la traduction mieux que celles déjà postées, cette requête était l’occasion de ré-entendre une chanson qui m’est chère et qui fait remonter une nostalgie inouï :-). Tenez-nous au courant pour la traduction finalement retenue !

  13. Allez, j’essaie :

    Après vingt-deux ans de cette vie
    Je fais le testament de ma jeunesse
    Non que j’aie argent ni bien à laisser
    Je n’ai jamais passé pour un petit malin
    Mais il me reste encore quelques beaux idéaux
    De bonne coupe bien que démodés
    Qui en veut vienne les prendre
    Les jeunes gens surtout les trouveront encore élégants.

    A mon petit frère si désireux d’étudier
    Je laisse avec plaisir l’adresse de mon cercle
    Où j’ai trop bu pour impressionner une femme
    Et après les applaudissement reçus ce que je demandais
    J’ai encore aussi quelques amies
    Qui sont bien éduquées et très intelligentes
    Et avec qui tu ne peux donc pas commencer de …?
    Mais peut être que quelqu’un d’autre en recevra un peu (?)
    (Pour ces deux derniers vers , je cale)

    Pour mon petit cousin mes vœux inaccomplis
    Puérils sans doute, mais ah! tellement profonds
    A jamais je suis de ces sortes de gens
    Pour qui le bonheur court toujours trop vite
    A mes amis je laisse volontiers la possibilité
    de tomber amoureux du rire d’une jeune fille
    Moi même hélas m’y suis une fois de trop trompé
    Mais qui veut essayer une fois le peut.

    Ma petite amie, je te laisse toutes les nuits
    où j’ai versé des larmes sur ton inconstance
    Mais rappelle toi bien ceci, j’attendrai patiemment
    Jusqu’à ce que j’en rie, parce que toi aussi t’es sentie misérable
    Et le professeur qui toujours me menaçait
    « Jeune homme, te voila encore sur le mauvais chemin »
    Peut être content et n’a donc besoin de rien d’autre
    C’est à dire : il avait bien raison.

    Pour mes parents l’album avec les images
    Qui si souvent témoignent d’une jeunesse heureuse
    Mais elles ne montrent pas les paroles insipides
    Qui nourrissent un enfant d’honneur et de valeur.
    Leur soient rendues encore toutes ces choses folles
    Qu’ils ne m’ont que trop enseignées
    Aussi ne peuvent ils à la fin me forcer
    A grandir sans deuil profond ni regret.

    Et puis il me reste encore quelques bons amis
    Mais ceux-là en ont déjà reçu assez de moi
    Je leur concède donc le salaire qu’ils ont gagné,
    Toutes les boissons qu’ils m’ont tapées
    Rien de plus, il reste encore deux ou trois choses
    Auxquelles je tiens, car personne n’en a rien à faire
    Ce sont mes heureux souvenirs de jeunesse
    Ceux qu’avec soi l’on emporte tout au long de sa vie.

    1. Excellent, Agnès
      Quelques chipotages, histoire de
      Je n’ai jamais passé pour un petit malin > je ne suis jamais
      Mais qui veut essayer une fois le peut. > Mais d’autres peuvent toujours essayer
      En verder krijgen ze alle dwaze dingen terug – Die ze mij teveel geleerd hebben die tijd
      Après, qu’ils reçoivent en retour toutes les sottises – qu’ils m’ont, tellement, apprises dans ces temps
      et là je cale
      En waarmee je dus geen donder kunt beginnen – Maar misschien krijgt iemand anders ze wel klein
      et donc avec qui on ne peut pas commencer du solide – mais peut-être qu’un autre les aura (assez) petit(es)

      sinon une version française existait, version Jacques Brel
      http://www.dailymotion.com/video/x167dc_jacques-brel-a-mon-dernier-repas_music

      1. tilt
        En waarmee je dus geen donder kunt beginnen – Maar misschien krijgt iemand anders ze wel klein
        Donc assez pour ne pas commencer une aventure avec moi – mais peut-être qu’un autre les fera craquer

      2. Ou peut être aussi (littéralement)

        Avec qui on ne peut commencer de discussion animée
        Mais peut être quelqu’un d’autre pourra-t-il rabattre leur caquet.

        Il joue sur le double sens, non?

  14. 1ère strophe (deuxième en cours):

    Après 22 ans dans cette vie
    Je fais le testament de ma jeunesse
    Non que j’aie de l’argent ou des biens à donner
    Pour un garçon malin, je n’ai jamais été bon
    Mais j’ai encore de beaux idéaux
    Un habillement correct, bien que passé de mode
    Qui les veut peux venir les chercher
    Les jeunes gens les trouveront encore mettable

    1. À mon petit frère qui va aller étudier de bon coeur
      Je lègue avec plaisir l’adresse du café
      Où j’ai trop bu pour impressionner une femme
      et ensuite reçu des coups pour l’avoir trop approchée
      Où j’ai encore quelques amies raisonnables et bien éduquées
      Avec qui il est donc impossible de se fâcher
      Mais peut-être d’autres en ont-ils fait les frais quand elles étaient petites

      1. À mon neveu, iront mes désirs inassouvis
        Un peu enfantins, mais bon, ils sont si profonds
        J’ai toujours apartenu à ce groupe de personnes
        Pour qui la chance a toujours été inaccessible
        À mes amis je laisse avec plaisir la possibilité
        De tomber amoureux de rire féminin
        Je me suis hélas trompé une fois de trop
        Mais qui veut essayer une fois, le pourra

        Ça peut servir de bonne base je pense (je ne suis pas parfait bilingue).
        Je repasserai fin de soirée pour améliorer un peu le travail et finir les trois dernières strophes si personne ne s’en est occupé.

      1. Nous avons la BNF pour cela qui de plus numérise les livres indisponibles pour leur éditeur. Et puis un jour, nous aurons des containers de serveurs d’OVH qui naviguerons vers des planètes inconnues.

  15. je possède déjà un livre dédicacé du Maître ; dès qu’un Président se convertira au jorionisme, il vaudra de l’or… et l’or ne vaudra plus rien.

    1. Oui, c’est un art, pour m’y essayer, je vois que la tâche est ardue, reprendre sans trahir un texte, pas simple de soupeser le pour et le contre.

  16. Là je peux rien, à part quelques mots d’argot, pourtant j’ai vécu 1,5 an à Groningen, ils parlent presque tous anglais là bas.

  17. Dernier couplet en épitaphe…

    Rien de plus, y’a juste ces p’tites choses,
    Qu’on garde, que personne ne m’envie,
    Les beaux souv’nirs d’quand j’étais gosse,
    Qu’tu portes avec toi toute ta vie.

  18. Les traducteurs en ligne donnent souvent des résultats très étonnants, pouvant même être perçus comme de la poésie un rien surréaliste… à contresens.

Les commentaires sont fermés.