PEUT MIEUX FAIRE

Du discours de défaite de Nicolas Sarkozy, on pourra dire qu’il constituait un rétablissement par rapport à ce qu’on l’a entendu dire dans l’entre-deux-tours. Faire mieux que cela était évidemment relativement aisé vu les dérapages vertigineux auxquels on a assisté et que ses partisans s’empressent de nier ce soir. La dignité au moins est de retour, mais attention, homme averti en vaut deux : gare à de nouvelles embardées en cas d’averse.

Du discours de François Hollande à Tulle, mon dieu que dire ? Dans mon billet le plus récent pour Le Monde-Économie : « Candidats, encore un effort… », j’évoquais les discours de comices agricoles des sous-préfets de la IIIe république, en soulignant qu’il faudrait décoller significativement de leur niveau si l’on veut mettre au pas la finance internationale et remettre sur ses pattes l’économie nationale. Or ce n’est pas encore ce soir… Silence radio aussi sur l’indispensable sortie du nucléaire. La foule, avide d’applaudir quelque chose n’a eu à se mettre sous la dent que le mot « égalité » ; c’est mieux que rien sans doute, mais demeure désespérément mince.

Ce n’est plus de « Candidats encore un effort… » qu’il est question ce soir mais de « François, encore un effort… »

 

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172 réflexions sur « PEUT MIEUX FAIRE »

  1. Un principe de moindre action synaptique me fait relier ce qui précède à ce qui suit…

    Procuste, selon la légende, était un brigand qui vivait près d’Athènes; il possédait un grand lit et un petit lit, et contraignait les voyageurs à s’y étendre, coupant les pieds des grands pour les ajuster au petit lit et étirant violemment les petits pour les ajuster au grand. Thésée en débarrassa la Grèce.

    L’évolution de la culture obéit, semble-t-il, à une sorte de loi de Gresham (a) : ce sont toujours des idées simplifiées à l’extrême qui finissent par supplanter celles qui sont complexes, tandis que le vulgaire et le détestable chassent immanquablement le beau. Et pourtant le beau subsiste. ( G. Bateson)

    a. Loi économique d’après laquelle « lorsque dans un pays circulent deux monnaies dont l’une est considérée par le public comme bonne et l’autre comme mauvaise, la mauvaise monnaie chasse la bonne » (Grand Larousse encyclopédique).

  2. Paul,
    vous accordez trop d’attention au contenu des discours. Ils sont avant tout un rituel, un marqueur : celui qui cause, c’est celui qui peut. Ce n’est pas aux paroles (remember Toulon) mais aux actes qu’il nous faut juger. Hollande a encore rien fait (et de fait, vous avez raison en cela, rien dit) et à lire les commentaires, le voilà déjà habillé pour l’hiver.
    Moi, je me laisse aller à des joies simples. Il ne faut pas demander plus à une présidentielle qu’un nouveau président et mon pays est un peu moins moche ce matin. Même si c’est grâce à une partie de la droite qui ne supportait plus la vulgarité de son représentant.
    Et j’ai fêté ça !

    1. “vous accordez trop d’attention au contenu des discours. Ils sont avant tout un rituel, un marqueur”

      Ah ben ça ! Si je m’en étais douté !

    2. @Renard: “vous accordez trop d’attention au contenu des discours. Ils sont avant tout un rituel, un marqueur ”

      Ne sous-estimons pas les discours, ni le pouvoir des rites. Même si celui qui émet un discours n’en pense pas le moindre mot, celui-ci a un effet sur les auditeurs et même sur le locuteur. Ignace de Loyola disait “priez et la foi vous sera donnée de surcroit”. Cela vaut pour les discours pro-FN de l’UMP et cela vaudra pour les discours très à gauche qui seront tenus. Ils façonnent l’ambiance et à force ils modifient les mentalités et le réel.
      On a vraiment oublié le pouvoir des rites à gauche (pas à l’extrême-droite), c’est désolant…

      1. Moi, je causai justement de cette sorte de chose à géométrie variable tout à l’heure à Pierre-Yves et vois-tu il me semble bien que tu ne chantes pas tout à fait le même air lorsque tu dis aujourd’hui sur Hollande «Ne sous-estimons pas les discours, ni le pouvoir des rites. Même si celui qui émet un discours n’en pense pas le moindre mot celui-ci a un effet sur les auditeurs et même sur le locuteur…» et lorsque tu évoquais le discours de Toulon…
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=36002#comment-310525
        Les discours te causent quand ça t’arrange, et ne te disent que ce qui te chante, non ?

      2. @vigneron: dans le contexte que tu mets en lien, je critique la croyance à l’homme providentiel, pas le discours. Et cela indépendamment du fait que Sarko ait produit sincèrement ce discours ou pas. Je me cite: “On n’est par ailleurs pas loin de l’attente des hommes providentiels …” Autrement dit: même si Roosevelt avait produit ce discours à Toulon, j’aurai fait cette même critique à Julien car “C’est vite oublier que les Roosevelt n’apparaissent pas par miracle.”

        Mais pour être tout à fait franc, lors d’un post beaucoup plus ancien, j’ai mis en cause l’utilité du discours en lui-même. Et c’est ce lien-là que tu devrais me ressortir ici. Et donc je répondrai à cette bonne réponse qui ne fut pas tienne: “ben ouais, ça m’arrive de me tromper et de changer d’avis”. Nul doute que ça t’en bouche un coin, toi qui pense que je suis parfait et qui cela inquiète. 😉

      3. 🙂 Moi, ben merde, le gardon frétille encore. L’est pas noyé le bestiau.
        « ben ouais, ça m’arrive de me tromper et de changer d’avis ». Nul doute que ça t’en bouche un coin, toi qui pense que je suis parfait et qui cela inquiète.
        Merci de m’éviter une recherche complémentaire. Le lien suffisait amplement. Et il te faut apparemment un pense-bête pour t’inciter au coming out. Pas grave, j’en aurais autant pour moi mais c’est juste un peu plus dommageable pour un maniaque de la pureté sophistique.

      4. J’ai retrouvé ceci: http://www.pauljorion.com/blog/?p=19715 29 décembre 2010 à 17:55
        J’étais convaincu de m’être montré plus clair et abrupt mais j’ai pas trouvé malgré une demi-heure de recherches. J’ai aussi l’impression qu’il y a des trucs qui se sont perdus.
        Enfin, bref, je sais que j’ai sous-estimé le pouvoir des mots prononcés.

      5. @Vigneron/Moi

        Smiley par-ci, smiley par-là… Chabada Chabada…
        Si c’est l’effet François Hollande, on a peut-être une chance avec Angela !
        🙂

    3. Après son couronnement à Reims, le rituel voulait que le Roi de France, souverain par la grâce de Dieu, soit accueilli triomphalement à Paris au son des cloches et aux cris de “vive le Roi!”

      Ni promesses ni programme, pas de discours ni de vaines paroles, simplement le peuple laissant éclater sa joie. L’enthousiasme populaire à l’égard du nouveau Roi était bien sur d’autant plus vif et sincère que le pays avait souffert sous le précédent monarque…

  3. on peut être beaucoup plus à gauche que Hollande et se réjouir néanmoins de sa victoire. Elle se traduira sans aucun doute par une amélioration du sort des roms, des clandestins et sans papiers, des sdf, des maltraités et des ignorés. Ce n’est pas rien. On ne procédera plus à des arrestations suivies de reconduites aux frontières à la sortie des écoles. Etre à gauche, c’est avant tout regarder vers plus malmené que soi.
    Pour le reste, le monde est fou, et l’urgence écologique se manifestera bientôt. 2 % d’électeur écolos au premier tour, 10 fois plus pour des thèses neo-nazis qui rappellent l’entre-deux guerre, voilà le drame de ces élections.

    1. il y a beaucoup plus d’écolos que 2 . nombreux sont ceux qui ont voté contre NS pour voir modifier la politique énergétique .

    2. Elle se traduira sans aucun doute par une amélioration du sort des roms, des clandestins et sans papiers…

      C’est malheureusement loin d’être certain, Homere. Les travaillistes au pouvoir chez nous (Australie) ont décidé de jeter les réfugiès parvenus ici par bateau (les “boat people” sont nos boucs émissaires locaux) en pâture aux lions pour couper l’herbe sous le pied de la droite libérale qui elle a maintenant résolu le problème de l’extrême droite xénophobe en intégrant ses thèses.
      Avec le résultat du FN au premier tour, je vois se dessiner les mêmes tendances chez vous.

      Quant-à l’urgence écologique, on refusera de la voir très longtemps, mais je crois, moi aussi, que l’état de panique éberluée dans lequel se trouvent les spécialistes du climat en ce moment commencera de percer pendant ce quinquennat. Cette toute récente publication aux presses de Science Po témoigne qu’on commence à considérer qu’il devient acceptable d’en parler.

  4. La vraie raison d’espérer c’est lorsqu’il nous a dit “Je suis socialiste”!
    Mais quel est donc ce écho qui murmure déjà dans le lointain et dans le poste ce matin: Tina Tina Tina Tina….

  5. 1ère étape : dégager Sarko…c’est fait
    maintenant rien n’est miraculeux, on le savait ; qu’il y a un travail considérable ; que FH ne soit pas au top des idées de ce blog, on le savait et le vote (quand même serré) n’a pas changé la donne . Ce qui a changé et qui, pour moi est important, c’est que la “normalité” que nous annonce FH réside dans la logique, nous sommes peut-être sortis de la logique de mensonge outrancière et manipulatoire qui anihilait toute “discussion républicaine”.
    2ème étape : les législatives….ce n’est pas gagné
    Ensuite nous devons restés mobilisés, vigilants, acteurs de surveillance et de combat ; les chantiers sont nombreux, trop pour une seule vie …nos expériences et nos déceptions passées ne doivent pas nous faire baisser les bras mais maintenir le niveau de notre énergie pour les combats à venir.
    Un flamby “capitaine de pédalo” a dégagé Sarko…..goutons l’humour et le plaisir instantané ……et au boulot.
    Pas de consigne, mais ne lâchons rien et résistance.

  6. Hollande a tenu un discours de rassemblement, il s’est comporté à l’opposé de son rival qui en 2007 snobait le peuple en compagnie des puissants. Un soir de victoire, il y a une ambiance festive, on va pas bouder son plaisir et faire un cours d’économie au podium. C’est vrai qu’en Belgique, votre nation est divisée, alors…

  7. parler d’égalité , cela a le mérite de réchauffer les coeurs . en espérant que cela ne reste pas lettre morte . On sait pourtant qu’il est difficile de se sentir l’égal de ses “ennemis” ; là, il va y avoir des efforts de compréhension à effectuer . à sens unique, ce n’est pas possible .

  8. ce n’est pas seulement la responsabilité du parti socialiste et de ceux qui participeront au gouvernement qui est engagée, c’est de notre responsabilité collective qu’il s’agit. Car il faut se souvenir que les grandes avancées sociales, notamment en 36, ont été arrachées par la lutte, et non par la volonté d’un gouvernement, fût-il de gauche……
    restons vigilant:

    http://2ccr.unblog.fr/2012/05/06/on-a-vire-sarko-surveillons-hollande/

  9. @ Jmemeledetout

    Je suis triste, parce que cela va rallonger de plusieurs mois l’inéluctable et je me demande s’il n’aurait pas mieux valu que …

    Les desseins du très haut sont si impénétrables.

    Qui suis-je pour vouloir sans cesse donner des leçons de responsabilité et d’économie aux autres ?

    Dans ces moments difficiles toute joie est bonne à prendre, et quand bien même elle viendrait de gens venant du socialisme et de diverses tendances. Oui c’est peut-être bien plus large que ça à mon modeste avis.

    J’ai pourtant bien grandi dans une famille de droite, et croyez moi c’était pas toujours très drôle à vivre tous les jours, alors aujourd’hui qui sont surtout mes frère et mes soeurs en société ? Les plus doux de la droite ?

    Oh comme il est bien triste le banquier celui qui préfére tout le temps faire voir la vie en gris et non en rose chez les autres.

    @ HP

    Trop tôt pour parler de FH, laissons-lui un peu d’air. Je suis bien certain qu’il ne fera pas pire que son prédécesseur, ce qui n’est pas difficile, et qu’il ne pourra pas répondre pas aux attentes extraordinaires.

    Plus ils disent qu’il ne fera pas grand chose et plus je pense que c’est déjà un bon point pour lui.

    @ John Nash

    Tout comme vous je suis assez sceptique. C’est un homme du « système » et il ne faut qu’attendre des solutions désespérément classiques et non contrecycliques ou hétérodoxes.

    Tout homme et toute femme de notre temps fait un peu parti inconsciemment du système, de la matrice.

    @ Marcel Séjour

    Je ne suis pas très joyeux non plus. On a gagné quoi? Entre trois et six mois de relative tranquillité, disons trois mois, le temps que les vacances se passent… et après on recommence comme avant.

    Si le monde devait basculer tôt ou tard dans l’abime, ne serait-il pas plutôt préférable de rechercher d’abord à parler principalement d’autre chose à l’homme. Plus nous gagnons et perdons du temps en politique et plus nous permettons indirectement à des petits oiseaux de sortir de la cage, de la matrice, de l’étoile noire.

    Bon jedi comme il est bon parfois que cela ne soit pas toujours mauvais ciel gris dans la vie d’autrui.

    Ce serait tellement bien si les Verts et Mélenchon pouvaient être investie d’une force capable de faire pression sur Hollande mais qui y croit?

    Plus les êtres se sentent investis d’une force capable d’écraser les autres, et plus le monde préfère se faire du mal, il y a déjà tant de Dark Vador dans les premières sociétés privés du globe, tant de multinationales.

    @ jeanne

    Discours de Hollande vraiment mauvais.

    Si j’avais été élu président de la république aurais-je vraiment écrit un meilleur discours que lui ? Son discours est-il vraiment mauvais à 100% ? Pourquoi toujours juger en mal les gens du socialisme ?

    Programme ecologique digne du siecle dernier.

    Ne soyez pas trop dur envers le débonnaire. Vous savez Jeanne si plus grand amour de la terre et de la nature ne passe pas toujours bien, cela vient peut-être un peu des nombreuses multinationales sans foi ni loi du globe, comme ça les arrange tellement de vouloir continuellement pousser les êtres à se diviser et déchirer en société.

    Il va falloir mettre la pression au PS pour que les vrais enjeux soient regardes en face.

    Au nom d’une noble cause plus je recherche à mettre la pression sur quelqu’un et plus cette personne préfère mettre de la distance entre elle et moi. Il y a déjà tant d’autoritarisme économique sur toutes choses.

    @ Zebu

    Ceci dit, je n’ose imaginer ce qu’aurait été le discours inverse de l’autre bord dans le cas inverse : un embardée monstrueuse …

    Je vous le fait pas dire, alors que le monde est déga grandement éprouvé par la grande crise spirituelle du monde.

    @ JEFF

    Le combat continue. Tout commence maintenant !

    Tout chose devient automatisme lorsque je préfère dire à mon prochain que tout commence maintenant. Apprenons d’abord à écouter le petit chant de l’oiseau dans les villes, à méditer la chose, à mieux travailler autrement.

    Nous savons quelles idées ici, nous devons porter.

    Plus je porte en savoir les mêmes idées d’hier, et moins j’avance dans mon savoir.

    Et quels actes nous devons commander.

    Plus je recherche à commander les autres et moi je me commande moi-même en réalité.

    Nous l’avions trop longtemps déserté. Nous sommes le peuple, le souverain ! Le seul !

    Je ne suis pas toujours le souvevain de mes propres tendances, sans doute que je ne dois pas être le seul à vouloir principalement cacher la chose en soi.

    @ Oyantais

    Bonsoir, On ne peut pas parler de raz de marée rose sur notre bel et bon pays « françois ». Pour pouvoir gouverner avec la moindre chance d’être capable de mettre au pas la finance internationale il faut aussi une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale. Ce qui n’est pas gagné!

    Moins je souhaite le bohneur à la chance à quelqu’un et cela quelque soit sa propre tendance, et plus nous préférons alors lui mettre des batons dans les roues.

    Aimons-nous vraiment bien tous notre propre pays, les autres pays du monde ?

    @ Freddy Visconti

    Même pas deux heures! Même pas deux heures après avoir gagné les élections, M. Hollande trahi déjà ses grands principes de la campagne électorale. Un véritable social-démocrate! Un clone de Di RUpo! Pauvre France, pauvres nous!

    Avant même ces deux heures, avant même qu’il gagne les élections, vous avez déjà bien jugé le débonnaire en vérité. Pauvre Freddy il pense peut-être aussi que je me fais bien plus d’illusions dans un tel monde de multinationales apatrides.

    @ Tolosolainen

    Il n’y a vraiment aucune raison d’être triste ! C’est dommage de ne pas être capable d’empathie avec des millions de citoyens qui ce soir sont tout simplement heureux.

    Je partage votre bonne parole, toute petite joie est bonne à prendre pour le bien d’autrui comme pour soi-même, on ne peut pas toujours parler principalement d’économisme dans les premières sociétés humaines. J’aimerais tellement parfois être un peu mieux compris.

    @ cabouin

    Je reste cependant optimiste sur les capacités du bonhomme à faire bouger les lignes.

    Un homme qui est capable de devenir président, il peut-être aussi nous surprendre sur autre chose.

    La finance » reste très certainement dans son esprit « l’ennemi » à abattre. Comment y parvenir ?

    En essayant de mieux leur faire comprendre que ce n’est forcément mieux dans leur intérêt de vouloir se mettre continuellement plus de monde à dos parmi les peuples.

    @ lou

    Son discours est à l’image de ce qu’il veut donner à entendre/attendre, c’est à dire pas grand chose.

    Pauvre homme je ne lui laisse même pas une semaine.

    Je lis ou écoute les militants et généraux UMPistes dire qu’il ne tiendra pas ses promesses.

    Evidemment ce n’est pas en écoutant les plus graves de l’UMP enfin vous voyez ce que je veux dire. Ils avaient qu’à organiser aussi d’abord leurs propres primaires avant de vouloir continuellement porter la première responsabilité des choses aux gens du socialisme.

    @ François,

    encore un effort, certes.

    Merci François je sais maintenant à quoi servent les gens du socialisme en société, oui je me reconnais plus du tout dans la plupart des gens de droite de mon temps.

    @ TINOU

    C’est dommage qu’il n’y ait que des gens de gauche qui interviennent.

    Pitié pas ça,

    Je ne pense pas comme vous, étant à notre compte, mon mari et moi, pour nous les temps sont très durs, ils le seront encore plus avec le père Hollande, je crains le pire.

    Pourquoi penser tout de suite cela.

    La gauche n’a aucune notion de l’économie, elle nous l’a montrée par le passé.

    Oui c’est ce qui est souvent dit par les gens les plus économes de la droite, ah si seulement tout le monde pouvait s’enseigner principalement l’économisme.

    Bon, nous allons compter les points, et nous ne nous gênerons pas pour critiquer jusqu’à la chute finale.

    Pourquoi vouloir déjà hâter sa chute et cela parce que nous n’aimerions pas vraiment perdre le pouvoir sur autrui en société.

    @ Saule

    Ne sont-ils pas tous semblables.

    Ne suis-je pas un peu semblable à la plupart des gens de mon temps.

    Entre victoire et défaite d’un clan, ça ne mène pas bien loin.

    Toute victoire et défaite de l’homme, influence souvent grandement autrui mais qui donc échappe vraiment à cela ?

    On dirait des supporters de clubs de foot. Derrière chaque victoire, toujours la même défaite.

    Je préfère encore voir cela que de voir davantage de gens s’entretuer et se maudire dans un stade,

    Les vaincus ne pensent qu’à se recaser et à se refaire à la prochaine course à l’Elysée.

    Oui les temps sont si durs pour les premières élites de notre monde, peut-être même qu’ils ne devraient pas toujours en faire leur principal métier dans la vie. Trop de confort matériel sans doute au sein des premières institutions.

    La couronne d’épine du « Christ » n’est rien comparé à ce qui pèse sur leur tête auréolée de gloire. Beaucoup payent de leur âme en échange de quelques feuilles de laurier et d’une bourse bien garnie.

    Faut pas dire cela car le débonnaire ne la recherchait pas vraiment à tout prix cette gloire.

    @ L’albatros

    Non, le discours de Hollande était totalement inutile.

    Plus les êtres recherchent l’utilitarisme, et plus le monde devient calcul dans la plupart des rapports marchands.

    Sarkozy est un comique, je crois qu’il se contrefiche totalement d’avoir perdu.

    Non je ne crois pas, il en est je pense un peu affecté sur le fond, même si bien sur dans son propre tempérament de fonceur il n’a jamais voulu le montrer à ses propres enfants, comme c’est bien fort dommageable, moi aussi j’aime un peu mon pays.

    @ solko

    Enfin ce personnage est connu on dirait que vous découvrez sa médiocrité!

    Tout homme est un peu la médiocrité de quelque chose, aussi bien le plus Bastiat des hommes, car en économie il y a toujours ce que l’on préfère d’abord voir et dénoncer chez autrui.

    @ Pierrot du Québec

    Laissons-lui sa chance et gardons la nôtre.

    Plus je souhaite la chance envers autrui et plus l’état de grâce dure plus longtemps en soi.

    @ et alors

    L’évolution de la culture obéit, semble-t-il, à une sorte de loi de Gresham (a) : ce sont toujours des idées simplifiées à l’extrême qui finissent par supplanter celles qui sont complexes, tandis que le vulgaire et le détestable chassent immanquablement le beau. Et pourtant le beau subsiste. ( G. Bateson)

    Les systèmes qui recherchent continuellement à complexifier, enlaidir et dénaturer le visage du monde, amènent-ils vraiment le beau, le bien et le bon dans les choses.

    @ Homere

    Pour le reste, le monde est fou, et l’urgence écologique se manifestera bientôt.

    Et si la première urgence du monde ce n’était pas d’abord l’écologie, l’économie, le socialisme, le libéralisme,
    la bureaucratie mais bien le souci de ne pas trop perdre de vue l’essentiel dans la vie d’un homme ou d’une société.

    “Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse.”

    1. Merci jérémie… ça aère un peu l’atmosphère que nous imposent les peines-à-sourire…

  10. Amsterdam, 7 mai 2012

    Chèr(e)s tous,

    Ce matin j’ai lu avec grande attention les mots de Jacques Attali sur son BLOG.

    Vous me permettez de vous écrire que je n’ai pas pu croire mes yeux?

    Je vous cite ici les dernières lignes de son ‘dictum’:

    quote
    Il lui reste à apprendre à diriger seul : toute sa vie politique l’a amené à chercher des compromis avec ses amis, ses alliés, pour obtenir le meilleur consensus. Il n’est seul que depuis qu’il est candidat à la primaire. Et le Président de la République est absolument seul. Et il doit décider, sans nécessairement chercher des compromis : rien n’est plus dangereux pour un pays qu’un Président qui procrastinerait. Rien ne serait plus dangereux pour la France qu’un Président qui n’aurait pas le courage de réduire les dépenses publiques, massivement, au détriment non pas des seuls très riches, mais aussi, parce que cela sera inévitable, des classes moyennes.

    La preuve de son mandat sera dans la cohérence à trouver entre l’exigence de la réduction de la dette publique, de la justice sociale et de l’Europe. S’il échoue, en 2017, l’euro n’existera plus et notre niveau de vie baissera d’un tiers. S’il réussit (et je crois qu’il le peut), la France, dans cinq ans, aura été à l’avant-garde de la création d’une Europe fédérale, dont pourtant personne n’aura osé parler pendant cette campagne. Cela ne serait pas la première fois que François Hollande surprendrait.
    unquote

    source: http://blogs.lexpress.fr/attali/2012/05/06/francois-hollande-la-preuve-par-leurope/#comments

    Aucune, mais vraiment aucune reflexion critique du coté de Jacques Attali sur le centralisme dangéreux d’une république présidentielle au lieu d’une république parlémentaire.
    Cet héritage obscur des temps du Roi Soleil et du caudillo Bonaparte.
    Une révolution inachevée en France même et définitivement battue, par l’Europe unie, aux champs de la Belqique.

    Comment c’est possible qu’un homme tellement intelligent comme Jacques Attali ne perçoit pas qu’il est en train de re-creuser et même d’approfondir le grand trou de l’isolation classique et arrogant de la France en Europe, et même au monde, qui effectivement a provoqué tant de la nausée ailleurs?

    Pourquoi, et j’invoque le support de vous tous chèr(e)s lecteurs/trices, pourquoi Jacques Attali ne perçoit pas qu’il se présente maintenant la fenêtre de l’opportunité unique pour terminer pour toujours avec ce que François Mitterrand mentionnait avec raison “le coup d’état permanent”?

    Ou bien est-ce qu’il nous faut nous préparer en Europe réellement à une reprise triste de Waterloo?

    Je vous parle directement à vous ici, chèr et estimé monsieur Jacques Attali: est-ce que vous vous rendez compte qu’il y a beaucoup plus de gens qui aiment la France profonde et alors non-centraliste comme membre enthousiaste d’un monde démocratique?

    Bien à vous tous.

    Johan Leestemaker

    1. Rien ne serait plus dangereux pour la France qu’un Président qui n’aurait pas le courage de réduire les dépenses publiques, massivement, au détriment non pas des seuls très riches, mais aussi, parce que cela sera inévitable, des classes moyennes.

      Rien ne serait plus dangereux pour les peuples que de vouloir continuellement isoler les êtres entre-eux, que de vouloir continuellement faire penser et dire que le seul et vrai courage de l’homme en société, consiste principalement à faire réduire les dépenses matérielles.

      N’est-ce pas surtout grâce aux premières multinationales du globe, que le poumon de la planète se rétrécit de plus en plus sur les cartes .. et que les eaux se révèlent de plus en plus pollués … et que les choses deviennent un peu plus coûteuses à force.

      Le chef Raoni pleure …

      Et Jérémie pleure tout autant sur notre bien folle civilisation matérialiste en sursis, pourtant Ruth qui est très bonne sur BFM et compagnie ne me laisse pas toujours indifférent sur la chose.

      Parole du chef Raouni

      « Il y a 10 ans, je suis venu pour vous expliquer ma préoccupation devant la destruction de la forêt amazonienne. Je vous avais parlé des feux, du soleil brûlant des grands vents qui souffleraient si l’homme continuait à détruire la forêt.

      Vous m’avez soutenu et vous m’avez donné les moyens de démarquer nos terres ancestrales. C’est fait : c’est un territoire immense, plein de gibier, de fleurs et de fruits. C’est la plus belle forêt. Avant tout, à tous ceux qui nous ont donné de l’argent ou de l’aide, je veux dire, au nom de mon peuple Kayapo… nambikwa… meikumbre.

      Je suis de retour, aujourd’hui, car ma préoccupation est revenue. J’ai appris que vous aussi, à présent êtes inquiets. Les grands vents sont venus et ont détruit votre forêt. Vous avez connu la peur que nous connaissons.

      Chez nous les invasions ont recommencé. Les bûcherons et les chercheurs d’or ne respectent pas la réserve. Nous n’avons pas les moyens de protéger cette immense forêt dont nous sommes les gardiens pour vous tous.

      Je vous le dis, si l’homme continue à détruire la terre, ces vents vont revenir avec encore plus de force… mais pas une fois… mais plusieurs fois de suite en proportion … et tôt ou tard. Ces vents vont tous nous détruire.

      http://naturealerte.blogspot.fr/2012/05/06052012japon-tokyo-tornade-200-maisons.html

      Nous respirons tous un seul air, nous buvons tous une seule eau, nous vivons tous sur une seule Terre. Nous devons tous la protéger.

      http://naturealerte.blogspot.fr/2012/05/05052012chine-les-autorites-maritimes.html
      http://naturealerte.blogspot.fr/2011/08/19082011chine-des-algues-provoquent-une.html

      Lorsque l’être humain n’est plus en harmonie avec la nature, le ciel, les eaux, les vents, alors les éléments se déchaînent. (Proverbe Japonais )

  11. Rester lucides
    L’état des lieux après le départ du locataire de l’Élysée est catastrophique et le nouveau n’aura pas les moyens financiers de réhabiliter la maison France,le voisinage est pour une part dans la précarité ,sous assistance, et pour l’autre lassé de payer les factures des premiers.
    Le sindic. continue imperturbablement à lancer des appels de fonds qui s’alourdissent rendant la situation intenable,alors les menus travaux de décoration (peinture en rose bonbon) ne peuvent masquer que les murs tiennent par les plâtres,que les fissures s’élargissent chaque jour,que l’eau ,le gaz et l’électricité menacent d’être coupés…
    La maison s’effondre,un bon coup de bulldozer ,personne n’y songe,combien de temps jouera -t on à faire semblant,les voisins grecs en ont fait l’amère expérience,les vieilles recettes de ravalement ne fonctionnent pas.

  12. La croissance, devenue introuvable, n’est-elle pas l’ennemi véritable ?

    Sortir de l’économie ? (ou plutôt comment l’économie a été inventée…)

    Un débat avec Serge Latouche et Anselm Jappe.

    sur : http://palim-psao.over-blog.fr

    1. oui, quelle croissance ? Toujours du côté des objets ? on croit , on multiplie, mais quoi ?
      accroit-on son temps , son regard ? franchit-on les limites du “bon ” côté du miroir ?

  13. Comment ne pas être effaré par l’urbanisation , la pléthore d’autos, les agros industries , ce monde surnaturel , anti naturel plutôt ,etc. , un déséquilibre , et une inégalité (entre ages, classes, et milieux) dont le coût est nécessairement prohibitif ?
    la carte de France des élections parle -t-elle ?

  14. Serions-nous déjà entrés dans la phase 1 d’une pré-guerre civile selon les orientations données par la fin de compagne du sortant ou va-t-on voir un moteur diésel tirer avec quelques succès une vieille Europe endimanchée de son fauteuil roulant ?
    Quel est le plus improbable ? Voilà une bonne question.

  15. Selon moi,

    « Moins grave de perdre une position que de vouloir tout le temps perdre sa vie. » Romain Gary

    Car « Perdre vaut mieux que vouloir toujours tout posséder sur toutes choses. » de Jiang Zilong

    « Moins gagner, pour mieux accepter de perdre sa vie. » Louis F ( déjà tant de fausses valeurs matérielles
    sur la terre )

    De toutes façons pouvoir « Posséder ( toujours plus de gens à sa cause), c’est se perdre. » B C Dugas

    Et puis s’il n’y avait plus de socialiste ni plus aucun libéral « Perdre un ennemi serait plus grande perte de différence pour l’homme. » Christine de Suède

    C’est pourquoi quand j’écoute un homme de tel ou tel bord je me demande si je ne ferais pas mieux de lui dire qu’il ne faut pas autant pleurer et se lamenter sur la chose, car il n’y a pas non plus que la France qui existe içi bas.

    Et si le socialisme que je reproche tellement en l’autre, était tout aussi présent en moi ou alors parfois grandement présent dans beaucoup de gens de droite.

    Mais qu’est-ce que cela dire être plus à droite ou moins à gauche qu’autrui ? Mais qu’est-ce qui nous empêche si souvent de voir les gens du socialisme autrement, pas seulement d’ailleurs en France.

    Tant de concepts dans notre temps pseudos plus économes qu’autrui, je vote tout le temps pour l’économisme, je suis donc forcément un homme moins socialiste pour le pays, plus encore si j’ai une très haute position dans la société.

    Etre de Droite ou ne pas être de Droite ? Etre de Gauche ou ne pas être de Gauche ? Me faudrait-il toujours être de droite ou plus à gauche afin de pouvoir mieux saisir et comprendre la chose. Mais enfin qu’est-ce que cela veut dire être de droite ou de gauche pour un enfant ? pour un vieillard ? Cela voudrait-il donc dire que je suis beaucoup plus ou moins con qu’un autre dans l’histoire, le présent, ou alors pour plus d’étiquetage de l’humanité ?

    Appel alors à un plus grande étiquetage de tous contre tous, dans le but peut-être de me sentir toujours plus ou moins ceci dans la vie, putain merde mais qu’est-ce que je m’arrange pas plus. Vous vous rendez compte on régresse déjà tant dans notre monde.

    Oui difficile parfois de se sentir plus autorisé à vouloir s’affranchir par exemple d’une trop haute tutelle économique de l’homme sur l’homme, extrémement difficile de pouvoir mieux le faire saisir à son prochain, surtout lorsque vous être trop pauvre matériellement.

    Mais s’affranchir de la douleur, de la tristesse, de l’oppression, d’une autorité, que la société et le monde marchand recherche sans cesse à faire supporter en premier au plus grand nombre comme à l’individu. Une autorité transnationale sans foi, ni loi, sans nom ni visage, jamais contente non plus en matière de chiffres, d’élection, toujours et encore, dont les tentacules veulent continuellement faire culpabiliser les gens à distance, jusqu’aux racines même de leur être le plus abimé, offensé et écoeuré qui soit.

    Oh comme les gens de droite sont si injustes à notre égard. Il était pourtant si bon, si économe, si droit, si libéral, si moins socialiste, si performant, si saint, si grand, si noble, si courageux, bref avait-il vraiment
    bien sauvé le monde des mauvaises idées de conduite ? Evidemment que le prochain ne pourra guère mieux être autorisé à se conduire plus différemment, surtout dans une telle matrice mondiale, ce qui explique pourquoi il est toujours un peu mal vu de vouloir s’affranchir de la trop grande autorité marchande d’autrui sur les peuples, quand bien même dans le plus grand respect des lois et des institutions.

    Si encore ils avaient vraiment voulus faire des primaires, mais non ils ne voulaient pas du tout écouter la toute petite voix douce de jj, alors forcément vous comprenez trop gauchiste je suis.

    C’est pourquoi François si tu entends ma toute petite complainte, fait quand même bien attention aux nombreuses petites peaux de bananes, aimons-nous seulement bien sur terre et en démocratie nos propres pays respectifs ?

    On se le demande parfois lorsque nous recherchons souvent à tomber dans le même petit jeu de conduite des premiers marchands de la terre ?

    Alors j’aimerais bien parfois déchirer plus grandement ma propre tunique de vaurien, vous vous rendez compte quel grand gauchiste je suis. Hum pourquoi si peu d’amour et de réelle fraternité entre les hommes ? Et moi si je préfère plus longtemps prolonger cet état de grâce, surtout en ce moment pour les pays les plus éprouvés puis-je encore y avoir droit ? Sans trop déranger non plus les plus hautes instances et personnalités économiques de notre temps.

    De toutes façons j’ai jamais été un très bon républicain de droite ou de gauche, ni même un très bon démocrate pour mon prochain. De toutes façons quelque soit la couleur d’un président, un banquier sans grâce n’accorde jamais bien longtemps l’état de grâce envers les pays, sans doute trop mangeurs de grenouillles et de crapauds nous sommes.

    Pourtant plus un homme rencontre des batons dans les roues, et plus il reçoit en réalité bien plus de grâce en retour.

    « C’est une grâce que de supporter, par égard pour Dieu, des peines que l’on souffre injustement. » Saint Paul

  16. M. Jorion, qu’entendez-vous par “dérapages” de Sarkozy ? De quelle route est-il sorti ? Le nationalisme est un projet politique aussi respectable qu’un autre, non ?

    Quand aux lecteurs “anticapitalistes”, méfiez-vous de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ! Dans son sens strict, le capitalisme signifie la conservation du fruit du travail pour une réutilisation future. Etes-vous contre cela aussi ? Ne vaudrait-il pas mieux encadrer le capitalisme ?

    1. Opinion Interdite….Allons bon, ça c’est du pseudo… encore un persécuté…

      … ça fait cinq longues années que les “opinions interdites” nous les brisent haut et fort, Monsieur le capitalisme encadré…

    2. “le capitalisme signifie la conservation du fruit du travail pour une réutilisation future”.

      Ça ressemble plutôt à une définition de l’épargne. On peut épargner dans n’importe quel système économique, quel rapport avec le capitalisme ?

      1. Oui, la spécificité du capitalisme c’est de définir juridiquement le fait que ce fruit du travail pour une réutilisation future est la propriété privé exclusive du capitaliste. On pourrait imaginer que le travailleur a une part sur cette propriété comme on le fait avec le droit d’auteur est on aurait alors un système qu’on ne pourrait plus nommer capitalisme.

      2. l’épargne de l’argent n’est pas comme l’épargne de noisettes ; l’une se corrompt avec le temps, tandis que l’autre devient une munition avec le temps. elle peut obliger ceux qui n’en ont pas.

    3. @ Opinion Interdite

      Pardon, mais j’avais en tête de vous répondre, itou, au sens strict :
      « Le travail est si bien divisé que l’un travaille et que l’autre récolte. » – (Lanza del Vasto)

      “La conservation du fruit du travail” que vous citez, correspond bien ici à la récolte (mise au grenier).

      – Où, il serait bien d’y voir plus clair, c’est dans les causes et les effets de cette division du travail :

      Celle-ci est réelle et tout aussi réel est de voir qu’elle bénéficie plus à celui qui récolte et la conserve, qu’à celui qui a semé, protégé et la fait croître jusqu’à en prendre le fruit.
      – Et que la “réutilisation future” (en redistribution) de la récolte, “coûtera” plus chère (en fonction de son éloignement) à celui qui travaille, qu’à celui qui la conserve (en mesure de sa proximité).
      – Alors que celui qui conserve, n’est en fait, que le locataire de ce bien, la promiscuité du bien d’où il se trouve avec sa personne, “l’oblige” plus promptement à en tirer bénéfice.
      – Son statut, en nature, le met à son avantage, au détriment de celui qui, restant lié à la terre ou à la chaîne de production, est écarté.
      Soit, la tentation immense, facile de vouloir isoler, séparer toujours et de plus en plus les choses récoltées, des autres… travailleurs. Diviser pour engranger, diviser plus pour engranger plus. Pour aboutir au final à un engrenage fou et irréversible de soif de richesse, plus pour soi et donc au détriment d’autrui.
      La démonstration qu’il faut garder en tête, c’est de ne pas avoir une approche idéologique du capitalisme. C’est beaucoup plus terre à terre que ça.
      Agir, c’est vouloir simplement réglementer pour que la position avantageuse et momentanée de l’un sur l’autre, n’entraîne des injustices dans la réutilisation future des fruits de la récolte. Une fois que les relais mécaniques/organiques sont bien compris et que les actions sont en équilibre (comme l’eau du bain pour bébé qui doit être ni trop chaude ni trop froide, mais juste tiède), la question du capitalisme ne sera plus un problème.

      1. En fait, jducac fait lui aussi constamment la même erreur : il appelle l’épargne “capitalisme”, et cela lui permet de répéter à l’infini qu’il est dans la nature de l’homme d’être “capitaliste”. Avec cette définition-là, même les populations de chasseurs-cueilleurs sont “capitalistes” : ils fument le poisson, boucanent la viande, conservent dans le sel, l’huile, le miel, pour ne pas devoir manger le jour-même tout ce qui a été récolté ou chassé. Et l’écureuil qui stocke des noisettes pour l’hiver ? Encore un “capitaliste” !

        L’épargne est une chose, le capitalisme en est une autre, beaucoup plus spécifique : le fait que dans nos sociétés, certains (les “capitalistes”) sont détenteurs des avances (“capitaux”) qui sont nécessaires à d’autres pour produire ou pour consommer, et dont ils se défont provisoirement à condition que leur soient versés des intérêts. Le “capital”, ce sont des ressources qui manquent là où elles sont nécessaires.

      2. Le « capital », ce sont des ressources qui manquent là où elles sont nécessaires.

        le capital est une ressource ? c’est obligatoirement sur le travail des autres . ou sur des ressources que les autres ont conservé, ce , en vertu d’une loi qui dit qu’on ne vit, ni fait tout tout seul . mais cette loi tend toujours à être transgressée : cette accumulation voudrait nous affranchir des autres . c’est comme si on détenait virtuellement “tout” , par soi-même, comme si on produisait tout soi-même ( maximisation du profit ) , sans tenir compte a priori d’autrui : cela se lit ensuite dans les chosifications des travailleurs et des ressources naturelles .

      3. @ Paul Jorion 8 mai 2012 à 07:23
        Merci cher Paul Jorion, de revenir encore une fois, et de façon pacifique, donc constructive, sur ce point de divergence. Nous finirons bien par le dissoudre à force de le grignoter petit à petit en l’attaquant par tous les bouts.

        L’épargne est une chose, le capitalisme en est une autre, beaucoup plus spécifique

        Je suis d’accord avec vous. Il est bon cependant de reconnaître qu’il ne peut y avoir de capitalisme sans capital.

        Personne ne peut le nier, l’épargne amène à la constitution d’un capital, d’une réserve, d’un stock, d’une ressource intermédiaire dont le détenteur n’a pas lieu d’avoir honte, dès lors qu’il l’a obtenue par son travail et en modérant sa consommation. Par rapport à un de ses semblables, partant d’une situation similaire, par exemple l’exploitation d’un territoire doté des mêmes richesses, l’épargnant devenu propriétaire d’un capital, n’a pas à rougir de l’avoir réuni, là où son semblable s’est contenté de vivre au jour le jour sans se soucier du futur.

        L’un s’est comporté en être responsable en œuvrant au mieux pour affronter les aléas du futur, tandis que l’autre a ignoré et sacrifié le futur en jouissant le plus possible du temps présent sans se soucier de ce qu’il laissera à ceux qui le suivent, même s’ils lui sont très chers , tels ses enfants et ses petits enfants et au-delà, des êtres semblables qui lui sont inconnus.

        Le capitalisme, comme j’aimerais le faire comprendre à ceux qui l’attaquent, ça n’est rien d’autre que l’utilisation que l’on fait du capital, son usage, son exploitation.

        Avant de s’intéresser à ce qui peut être fait du capital, et c’est ce à quoi mes modestes parents se sont employés à faire comprendre à leurs enfants, il faut songer à le constituer sans avoir à en rougir. Où sont aujourd’hui ceux qui s’emploient à le faire ? Dans les familles, dans le système éducatif, dans les mouvements politiques ? Même les mouvements écologiques se trouvent confrontés au problème du capital lorsqu’ils envisagent de devoir investir dans de nouveaux moyens d’accès à l’énergie.

        Plus l’on s’emploie à condamner les capitalistes, c’est-à-dire les individus ou groupements d’individus tels que des pays entiers, plus on égare les populations sur les chemins de la haine de leurs semblables les plus vertueux. Ceux qui ont délibérément consommé moins que se qu’ils auraient pu, afin de laisser d’avantage de moyens d’action à ceux qui les suivent pour assurer le futur de l’espèce,la maintenir en vie. Qu’est-ce que la vie sur terre si on se désintéresse du futur ?

        Car, à force de s’en prendre au capitalisme, on finit par s’en prendre au capital, donc à l’épargne fruit du travail associé à la modération de la consommation.

        Avant de traiter du capitalisme, et de répondre à votre sollicitation, j’aimerais, à ce stade de mon raisonnement, qu’on me dise en quoi il pêche ?

        Mes parents sont nés pauvres et ont quitté le monde des vivants sans laisser de dettes mais au contraire un petit pécule (capital) à leurs descendants. En plus ils ont laissés une maison construite à la sueur du front de mon père (et un peu de la mienne entre l’âge de 14 à 17 ans) qui a été vendue pour payer leurs séjours en maison de retraite. Elle rend service encore à ceux qui l’habitent, tout comme elle le fera pour plusieurs autres générations d’occupants qui les suivront.

        Mais ils ont laissé aussi quelque chose d’encore plus important, à mon avis, dans le cœur de ceux sur lesquels ils ont eu de l’influence. Le respect du capital moral qu’ils avaient hérité de leur parents, lequel les amenait à respecter les autres dans leur être et leur avoir, sans en être jaloux, ce qui, tout en vivant sobrement, les a amenés à vivre heureux.

      4. @ PJ

        Eh bien voilà, qui est clair.
        Juste une remarque personnelle, peut-être.
        Travaillant autrefois dans la publicité… mon ancien Directeur de Création, aimait me raconter cet épisode (toujours parlant des “chasseurs-cueilleurs”) :
        “La PUB, quoi de plus naturel ! Quand un homme de la préhistoire, me dit-il, assène un coup de massue sur la tête de son voisin, il ne fait rien d’autre que de lui apprendre cette bonne vérité :
        – Ma massue est meilleure que la tienne !
        Le procédé est un peu brutal, mais efficace, jusqu’au moment où l’autre, trouve une plus große massue et … inutile de vous faire un dessin-animé !
        Dire qu’il s’occupait de la pub pour toute l’enseigne Carrefour, région Nord-Est… Il mettait, comment dire, beaucoup de zèle à distribuer “des coups de massue”.
        Pour l’anecdote encore, il ressemblait dans son style, en tout point (jusqu’à la pointe de la plume de son stylo) à Sarko…

        – Alors que l’on sait aujourd’hui, que le chasseur-cueilleur passait une bonne partie de son temps à la pédagogie, c’est à dire à transmettre son savoir :
        http://lejournalmural.be/inuits-brody.pdf
        La PUB et “sa culture marchande”… je connais assez bien donc.
        Il est plus que nécessaire de répondre aujourd’hui – à cette culture de “la surenchère de la massue” – par une autre culture qui soit plus inter-culturelle :
        c’est à dire une culture plus relationnelle, prenant en considération les interactions sociales entre groupes et individus.
        Cette approche inter-culturelle n’aurait pas pour objectif, d’identifier autrui en l’enfermant dans un réseau de significations ou de comparaisons dites publicitaires mais d’accorder une place plus importante à l’individu en tant que sujet sans perdre l’idée du groupe. Il faut se perdre pour se (re)trouver – Il faut se décentrer pour se (re)centrer – sur soi et sur groupe.
        – Soit, avoir un regard extérieur et impartial (hors champ) – c’est avoir pour objectif d’apprendre à se distancier – garder la possibilité de s’ouvrir sans récuser ses responsabilités, envers soi-même et autrui – admettre enfin l’existence d’autres perspectives et pleinement reconnaître en tout et en droit existence de chacun dans sa différence.
        IN-CULTURE – CONTRE-CULTURE – INTER-CULTURE. À votre bon choix madame, monsieur !
        http://www.youtube.com/watch?v=YTSDeVquHks

        Une petite blague pour finir ?
        Sherlock Holmes et le Dr Watson sont au camping. Après un bon repas et une bonne bouteille de vin, ils gagnent leur sac de couchage dans la tente et s’endorment. Quelques heures plus tard, Holmes se réveille et aussitôt secoue son compagnon :
        – Watson, regardez le ciel et dites-moi ce que vous voyez.
        – Je vois des millions et des millions d’étoiles.
        – Et qu’est-ce que vous en concluez ?
        – Du point de vue astronomique, répond Watson, cela me dit qu’il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planètes.
        – Mais encore ?
        – Du point de vue astrologique, j’observe que Saturne est en Lion.
        Du point de vue chronologique, j’en déduis qu’il est environ 3 heures 15.
        – Et puis ?
        – Du point de vue théologique, je vois que Dieu est tout-puissant et que nous sommes petits et insignifiants. Du point de vue météorologique, je pense que nous aurons une belle journée demain. Mais et vous, Holmes ?
        Sherlock Holmes reste pensif une minute puis déclare :
        – Watson, vous êtes un âne. On nous a fauché la tente….

        Rq : J’aime bien la lettre J (maj) – Elle dessine un nez de profil. Auriez-vous un bon flair PJ?

      5. @Jducac

        “… les a amenés à vivre heureux.”

        … en nous créant un monstre…

        On se demande bien pourquoi vous nous refaites la fable de la cigale et la fourmi en boucle… c’est un retour à l’enfance ou quoi…?

        Dans votre épopée familiale, ce que vous ne comprenez pas, c’est que vos parents sont les fourmis et que la cigale possède le village, les unités de productions, les biens vendus dans les magasins… et n’ira jamais mourir de froid sur le pas de la porte de vos parents (qui de toute manière ne l’aurait, je l’espère, jamais laissé mourir de froid…)
        La cigale ne connait pas vos parents, pas le village… la cigale vit ailleurs et ne pourrait pas dépenser tout ce qu’elle possède tant il lui en revient quotidiennement… ce qui fait qu’elle peut chanter ou danser ou faire des affaires comme elle l’entend…

        Au lieu de réciter non-stop vos récits mythiques, vous feriez mieux de lire les explications qu’on vous donne… Vous remerciez P.Jorion au lieu de lire ce qu’il écrit…
        Vos parents on économisé des noisettes…. ils n’ont pas tout dépensé… mais ces noisettes, ils les ont obtenues en travaillant…
        Vous par contre, (si vous avez une assurance vie ou des actions)… vous vivez du travail des autres…
        Pourquoi utiliser vos parents pour illustrer vos thèses ineptes… arrêtez de leur faire cet affront, ça devient obscène…

  17. L’over dose est l’aveu d’un échec, d’une erreur qu’on ne veut pas assumer. Mais il y a des over doses pires que d’autres et parmi elles, l’over dose de consommation qu’on n’arrive à assouvir parfois, que par le recours à la dette, parce que l’avidité à consommer à pris le dessus sur le devoir de travailler. Comme en toute chose il faut de la mesure dans l’épargne, mais il en faut certainement encore plus dans l’endettement, surtout quand c’est pour consommer, ce que l’on ne s’est pas donné la peine de gagner en travaillant moins que ceux qui fournissent les produits consommés.

    http://www.zicabloc.com/janis-joplin-summertime

    L’épargne, tend à préserver des ressources en songeant aux jeunes nés ou à naître qui auront besoin de vivre tout comme ceux qui les ont précédés. Elle vise à faire survivre les lignées les moins consommatrices de richesses matérielles au détriment de celles qui le sont le plus au regard de leurs capacités à en générer. Ce n’est pas l’épargne, c’est-à-dire la préservation, qui met en jeu l’avenir de l’humanité, c’est la consommation excessive et la surconsommation, notamment celle qui fait appel au crédit, qu’il faut arrêter de distribuer.

    C’est ce que fait sentir la sagesse des marchés en empêchant les peuples et les gouvernements inconscients qu’ils élisent, de pouvoir continuer à emprunter. L’augmentation des taux d’intérêt est un très bon élément d’autorégulation du système économique, bien plus que l’injection de liquidités qui dilue toutes les richesses et renchérit les ressources naturelles.

    Certains gouvernements l’ont compris. Ils l’ont fait comprendre à leurs partenaires sociaux comme Schröeder. Ils s’emploient aussi à le faire comprendre à leurs partenaires économiques de l’Union Européenne, notamment en prônant la règle d’or. Ça n’est probablement qu’une première étape sur le chemin l’apprentissage de la survie. D’autres, telle la Chine, l’ont bien compris en maintenant des salaires bas afin d’éviter d’embourgeoiser leurs peuples et les voir se faire éliminer, lorsque par la force des choses, les plus évolués vont être contraint de vivre avec moins d’énergie.

    Je n’arrive pas à comprendre que des êtres, aussi brillants et instruits que ceux qui fréquentent ce blog, ne parviennent pas à reconnaître le bien fondé de l’épargne et de la moindre consommation. Le plus troublant vient de ce qu’ils semblent incapables de présenter une contre argumentation solide, permettant de convaincre du contraire. Malgré les sollicitations que l’on peut lancer, on enregistre toujours une fuite en rase campagne, comme à la suite de cette série d’échanges.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=33508#comment-290393

    1. Le début est bien présenté je trouve,

      Et si vous aviez tout autant et à moitié une très grosse poutre devant vos yeux.

      Je n’arrive pas non plus à comprendre comment une telle personne aussi intelligente que vous, brillante, qualifiée, savante, délicate, instruite, sans doute à la retraite, ayant aussi un peu amassé beaucoup d’argent dans ses greniers, pour les vieux jours, pour mieux reconstruire aussi demain un monde plus beau, plus harmonieux, plus sage, moins sanglier, etc, enfin vous connaissez le refrain, ne puisse pas mieux prendre en compte l’avis d’autrui, surtout au sujet de la bien piètre sagesse calculatoire et grandement funeste des marchés.

      Et il raisonnait en lui–même, disant : Que ferai–je ? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici, dit–il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens ; et je dirai à mon âme : Mon âme, tu es bien plus sage que les autres, tu as même bien plus de biens matériels en réserve pour plusieurs années ; repose–toi, mange, bois, et réjouis–toi. Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera–t–il ? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors que pour lui–même, et qui n’est pas riche pour Dieu.

      1. @ Jérémie 8 mai 2012 à 18:00
        Je vous prends pour une bonne personne, bien intentionnée. Mais comme chez tout le monde, vous n’êtes pas à l’abri de commettre des erreurs. Je crains que se soit le cas lorsque vous placez la poutre de l’aveuglement dans l’œil d’un de vos semblables.

        En exposant ce que j’ai compris du fonctionnement du monde vivant auquel nous appartenons, je ne fais qu’en donner mon explication aussi simple et logique que ce qu’elle m’apparait. Dès lors que cette explication vous surprend, il vous suffit de vous en servir pour approfondir vos interrogations sur le sens de la vie. Cette façon de voir n’est imposée à personne, pas plus à vous qu’à d’autres. Elle est livrée pour ce qu’elle est : une simple réflexion explicative libre.

        Il me semble que le meilleur sens à donner à notre vie est de nous employer à faire en sorte que notre espèce se perpétue. C’est ce qu’elle a fait depuis toujours. Pour cela, comme toutes les autres espèces vivantes, il lui faut s’employer à s’adapter à l’évolution de son environnement. Pour ce faire, il me semble qu’il faut non seulement vivre matériellement au présent, mais aussi se soucier du futur matériel. Cela nécessite, au lieu de consommer sans réfléchir, de réserver suffisamment de moyens pour pouvoir survivre durant le temps nécessaire à mettre en place des moyens plus adaptés à de nouvelles conditions d’existence.

        Voyez la robinsonnade signalée ci-dessous à l’attention de JeanNimes.

        C’est là que l’histoire du grenier, loin d’être condamnable comme vous le faites, mérite d’être méditée par ceux qui ont du cœur et se sentent responsables du sort qu’ils réservent aux générations suivantes.

        Y avez-vous suffisamment réfléchi ? Ne pensez-vous pas qu’il vaut mieux restreindre votre consommation d’aujourd’hui afin de laisser un peu quelque chose à manger dans le grenier à l’attention de vos successeurs, le temps qu’ils s’emploient à s’adapter au nouveau milieu ?

    2. jducac… je suis épaté ! Être plus néolibéral que vous, ce n’est pas possible, mais savoir moins que vous du capitalisme est impossible.

      Paul Jorion vous a gentiment répondu que “épargne n’est pas capital” et vous continuez votre chemin tranquillement, comme s’il n’avait rien écrit.

      Vous ajoutez même un dérapage psychologisant inattendu pour un économiste patenté tel que vous : “l’overdose de consommation qu’on n’arrive à assouvir parfois, que par le recours à la dette, parce que l’avidité à consommer à pris le dessus sur le devoir de travailler.”

      (Au passage, vous pourriez relire cette page fameuse où Marx décrit avec humour la terrible contradiction du capitaliste, consommer plus pour jouir plus ou pour montrer aux autres qu’on est riche ou bien capitaliser plus pour gagner plus… qui se résout pratiquement dans la mesure où consommer revient à promouvoir sa richesse et capitaliser à consommer davantage !)

      Mais vous constaterez que si Marx décrit cette contradiction du capitaliste, ce n’est pas celle du consommateur tel que vous la désignez ! Car votre description revient à nous condamner, nous les prolétaires qui ne peuvent jamais acheter la valeur de ce que nous produisons, puisque nous devons toujours en laisser une part au capitaliste, au même titre que les capitalistes qui eux alimentent le processus en conservant (en accumulant) les intérêts de la situation…

      Votre critique du crédit étant la cerise sur le gâteau de l’aveuglement idéologique, puisque c’est par lui que le capitaliste gagne encore quelques sous supplémentaires en prêtant au prolétaire pour que celui-ci puisse continuer à croire qu’il est “payé pour son travail” et que c’est lui pauvre idiot qui ne sait pas gérer son argent, pardon son “capital”.

      Car vous ne l’avez pas dit, mais cela s’entend quand même, si le prolétaire ne consommait pas bêtement son capital, il deviendrait aussi riche que Mme Bettencourt, qui comme chacun le sait a beaucoup travaillé dans sa vie et a toujours été payée à la juste valeur de son travail (“elle le vaut bien” n’est-ce pas ?).

      Ce qui m’étonne donc au final, c’est pourquoi dans cette France qui a des exemples aussi illustres, presque tous les prolétaires ne sont pas aussi riches que Mme Bettencourt, alors qu’ils en ont le désir manifeste à en croire leurs votes pour Sarkozy qui le leur avait promis en d’autres temps. Mais au fond le plus étonnant est que vous veniez maintenant, vous le capitaliste, nous demander d’être des consommateurs frugaux, alors que les capitalistes ne peuvent s’enrichir qu’avec le crédit qu’ils prélèvent sur les travailleurs assez bêtes pour travailler pour eux ! Comment faire pour résoudre cette nouvelle contradiction : To work or not ? To eat or not ?

      1. @ JeanNimes 8 mai 2012 à 19:17
        Désolé, JeanNimes, mais je n’ai jamais prétendu être un économiste, pas plus que ne l’étaient mes parents, simples travailleurs, au plus bas de l’échelle sociale, ayant à cœur de ne consommer qu’à la hauteur de ce qu’ils gagnaient.

        C’était la règle chez les anciennes générations et même chez certaines personnes de mon âge qui n’avaient pas encore été influencées par l’anticapitalisme propagé avec les théories de Marx auxquelles vous semblez vous référer.

        J’ai vécu sans rien connaître de ces théories jusqu’à l’âge de 70 ans, sans jamais avoir suivi de cours d’économie autres que ce qui était transmis par la sagesse et le pragmatisme populaire. Tout comme mes très modestes ancêtres, sans rien voler aux autres, je me suis employé à conduire ma vie honnêtement, sans haine envers quiconque, sans faire fortune et en veillant à préserver au mieux l’avenir des miens.

        Ce que j’expose est le résultat de l’expérience de simples gens au sein desquels je me range, portant sur une période de près d’un siècle, validée par ce qu’on peut tirer des faits économiques mondiaux qui se déroulent sous nos yeux à tous. Certains, se refusent à les voir parce qu’ils se réfèrent à des théories qui, à mon avis, ont faussé leurs capacités d’objectivité et de jugement.

        Voyez où les théories de Marx ont conduit les systèmes politiques et les pays qui ont voulu les mettre en application. Y a-t-il eu que des bienfaits ?

        Admettez qu’il puisse y avoir d’autres façons de concevoir la vie en société que celle consistant à susciter chez ses semblables la haine de ceux qui créent des richesses en travaillant, tout en consommant le moins possible afin de pouvoir investir pour le futur.

        PS : Mes lointains ancêtres doivent se retourner dans leur tombe s’ils vous entendent dire que les règles économiques qu’ils respectaient appartenaient au néolibéralisme. Savez-vous qu’elles datent d’avant-même le néolithique : http://www.pauljorion.com/blog/?p=19059#comment-129478

      2. @ Pierre-Yves D. 9 mai 2012 à 12:30
        J’estime m’être comporté plus que correctement à l’égard de JeanNimes, lui qui s’est permis de déformer les propos de Paul Jorion.

        Paul Jorion vous a gentiment répondu que « épargne n’est pas capital » et vous continuez votre chemin tranquillement, comme s’il n’avait rien écrit.

        Où JeanNimes a-t-il vu que Paul Jorion m’aurait dit que «épargne n’est pas capital » alors qu’il a dit « épargne n’est pas capitalisme » ?

        Mais, puisque vous semblez attendre une plus longue réponse de ma part, je m’efforcerai de le faire avec d’autant plus de plaisir que vous aurez vous-même apporté votre contribution en répondant à l’appel que j’ai lancé ci-dessus le 8 mai 2012 à 11:49

        Avant de traiter du capitalisme, et de répondre à votre sollicitation, j’aimerais, à ce stade de mon raisonnement, qu’on me dise en quoi il pêche ?

        Il vous suffit de dire que vous êtes d’accord avec ce que j’énonce, c’est-à-dire que l’épargne conduit à la constitution d’un capital et qu’on épargne lorsqu’ on consomme moins que ce que l’on gagne. Je n’en demande pas trop ?

      3. jducac

        Votre définition du capital n’est autre que celle de l’épargne. Or même sur ce plan vous biaisez la réflexion.
        L’épargne n’est pas nécessairement le résultat d’une moindre consommation. C’est là insister trop sur l’aspect individuel et moral de l’épargne. L’épargne est d’abord un effet de structure, c’est le produit de l’inégale répartition des richesses, de la concentration des richesses. Vous aurez beau économiser sur les bouts de chandelle statistiquement vous ne deviendrez pas riche. Tous les pauvres, par définition, ne peuvent devenir riches en même temps. C’est comme au Loto, les gros lots sont par définition réservés à une minorité de gagnants.

        Dans une perspective structurelle l’épargne c’est donc le surplus qui reste lorsque l’on a tout dépensé pour le nécessaire. Ce “nécessaire” peut varier suivant les individus, selon les classes sociales. Ainsi le nécessaire du riche sera plus important que celui du pauvre mais il arrive toujours un moment où le riche ne peut plus matériellement élever le niveau de son nécessaire, il lui reste donc l’épargne, l’argent en trop. Et non pas l’argent que l’on a en plus pour avoir consommé moins qu’on le pouvait, ou alors seulement de façon marginale.

        La critique du capitalisme explique très bien tout cela, c’est ce qui fait la supériorité de ses analyses sur les vôtres qui ne rendent comptent que de phénomènes mineurs ne pouvant être extrapolés à l’ensemble du système réellement existant.

      4. @ Pierre-Yves D. 9 mai 2012 à 22:20
        Que c’est difficile de sortir d’une idée fixe, d’une obsession, vers laquelle sans cesse le cerveau vous ramène, comme attiré par le vide. Voyez où nous en sommes.

        J’avais pourtant préparé le terrain, sans tendre aucun piège, et sans introduire d’unité de mesure permettant de dimensionner la taille de l’épargne qui, vous êtes bien obligé de le reconnaitre, constitue le cœur, le noyau, l’origine, le germe, une sorte de nucléon du capital naissant. L’opposé, au plan comptable étant la dette que l’on peut assimiler à une surconsommation, une dépense supérieure au gain, très négative lorsqu’elle vise à ne satisfaire que le présent en hypothéquant le futur.

        Il vous suffisait simplement de me répondre « Oui, l’épargne peut conduire à la constitution d’un capital, mais peut-on parler de capital quand sa taille est dérisoire ? »

        Vous n’avez pas fait ce petit pas facile à franchir, lequel ne vous coûtait que peu d’effort, de travail sur vous, sur votre état d’esprit. De plus vous croyez que j’ai biaisé la réflexion, comme si j’étais quelqu’un de malhonnête ? Comment pouvez-vous penser cela, alors que, même ceux qui ne me soutiennent pas, sur le blog, me classent parmi les naïfs sincères ?

        Détrompez-vous, je veux simplement vous aider à vous faire partager ce que j’ai compris du monde de l’économie. En l’abordant par l’infiniment petit, je me place dans le sens du processus naturel suivi par l’évolution du monde vivant. Mon cheminement de pensée va dans le sens d’une intégration progressive des contraintes et des possibilités. Cette démarche me semble bien plus porteuse d’avenir, parce que plus pacifique, moins potentiellement destructrice que celle vers laquelle vous semblez vous tourner: l’opposition des pauvres contre les riches, dans le seul but de consommer encore, alors que nous avons déjà trop consommé.

        L’épargne n’est pas nécessairement le résultat d’une moindre consommation. C’est là insister trop sur l’aspect individuel et moral de l’épargne

        Permettez-moi de vous le dire sans détour, je pense que vous faites erreur. Regardez autour de vous comment vivent vos semblables. Regardez-vous vous-même. Reconnaissez qu’il y a autour de vous des gens qui vivent en dépensant moins que vous, près de chez-vous, ou à l’autre bout de la planète. Donc si vous faisiez un effort sur vous, vous pourriez dépenser moins et faire des économies, de l’épargne donc un peu de capital. Un capital ainsi constitué n’est pas honteux, il est plutôt vertueux. Pourquoi ne le faites-vous pas ?

        Bien sûr il y a des gens qui dépensent plus que vous et qui pourraient aussi dépenser moins, mais c’est déjà ce qu’ils font puisqu’ils accroissent leur capital lequel n’est pas de la richesse consommée mais de la richesse encore disponible pour investir. Investir, c’est préparer le futur, c’est se comporter en homme responsable de l’avenir de son espèce, en pensant à ceux qui suivent dans l’évolution.

        Ainsi le nécessaire du riche sera plus important que celui du pauvre mais il arrive toujours un moment où le riche ne peut plus matériellement élever le niveau de son nécessaire, il lui reste donc l’épargne, l’argent en trop

        Mettez-vous donc à la place d’un pauvre du bout du monde qui voit vivre les centaines de millions de PYD d’Europe. Ils les voient riches et s’étant en plus endettés personnellement ou collectivement par le biais de leurs gouvernements, et vous pensez qu’ils vont vous plaindre ? Eux qui consomment moins que vous et qui sont nos créanciers ? Eux qui épargnent 40% de leurs revenus comme en Chine, alors qu’ils consomment en moyenne beaucoup moins que nous.

        Heureusement qu’il existe sur terre des peuples qui, bien qu’ayant eux aussi leurs riches, regardent comment se comportent leurs homologues Occidentaux endettés jusqu’à en succomber au regard du capital de confiance que nous offrons.

        Ce capital n’est plus ce qu’il était car nous l’avons consommé. Notre capital matériel a été largement consommé au niveau de nos ressources naturelles, fossiles et minérales Mais nous avons aussi con,sommé, détruit notre capital humain, le plus important celui qui engendre la confiance en soi et chez les autres. Celui qui s’appuie sur la valeur individuelle et morale de chacune des personnes qui constituent notre communauté, indépendamment des structures que l’on crée autour.

        Que vaut-il ce capital humain occidental, plus avide à consommer qu’à investir, puisque plus enclin à manger son capital qu’à l’adapter, le maintenir à niveau, le reconvertir comme il convient de le faire lorsqu’arrivent d’importantes contraintes énergétiques ?

        La critique du capitalisme explique très bien tout cela, c’est ce qui fait la supériorité de ses analyses sur les vôtres qui ne rendent comptent que de phénomènes mineurs ne pouvant être extrapolés à l’ensemble du système réellement existant.

        Et comment prend-elle en compte les limites de notre planète et les contraintes écologiques?

        Pierre-Yves D. réfléchissez encore !

        Vous vous référez à une théorie mise sur le marché il y a deux siècles, à des fins politiques et qui a fait flop après avoir engendré des drames. Elle a été abandonnée partout et ne survit que dans quelques foyers où elle risque d’amener de graves conflits. Travaillons à les éviter.

      5. jducac, une réponse rapide, en passant, au cas où vous regarderiez encore ce fil. Mais surtout pour ceux qui pourraient se laisser séduire par vos argumentations.

        Pierre-Yves D. gentiment vous dit que c’est du pareil au même capital et capitalisme, il a raison. Mais l’épargne ne dépend pas de sa taille ni le capital d’ailleurs. Le capital n’est pas de la grosse épargne ! Vous pouvez être capitaliste avec un billet de 10 €, il vous suffit de le prêter à quelqu’un sous réserve qu’il vous en rende 11 € à échéance. Vous êtes capitaliste puisque vous aller accroître votre capital (quelle que soit l’origine de vos 10 €) sans travailler mais grâce au travail d’un autre (il doit le faire pour 11 € au moins pour vous rembourser).

        Voilà ! C’est tout simple le capitalisme et ce qui est merveilleux c’est que sans attendre le remboursement vous pouvez vendre 12 € un papier disant que vous cédez votre créance de 11 €. Magie qui n’a pas de fin et que rien ne peut arrêter si ce n’est que cet argent gagné sans travail disparaît en fumée quand plus rien n’est achetable par lui (trop de billets sans travail en contrepartie, plus assez de produits en contrepartie). C’est précisément le point où nous en sommes… les banques font faillite et/ou sont nationalisées pour faire croire que le système est encore vivant, alors que ce n’est plus qu’un zombie. Dangereux comme tous les zombies !

        Il n’y a donc aucun profit à camoufler le capital sous la belle épargne morale. Epargner est aussi mauvais que capitaliser : cf. les démonstrations des monnaies fondantes qui réduisent l’épargne au maximum. Il faut sortir de ce dilemme en réduisant les circuits financiers, donc en supprimant la case “épargne-capitalisation”. La démonstration a été faite par le mécanisme des retraites ou de la sécurité sociale par répartition. Si on les généralisait comme cela a été prévu au moment de leur création, nous n’aurions aucun problème de financement aujourd’hui. Et si on les étendait (pour l’investissement, voire pour les salaires eux-mêmes) nous aurions une réduction drastique de besoin en financements privés ou capitalistiques. C’est l’enjeu de la période ouverte depuis le 15 octobre 2008. Mais le golem va s’agiter encore longtemps et entraîner avec lui bien des profiteurs innocents ou pervers.

      6. @ JeanNimes 11 mai 2012 à 15:45
        Pourquoi voulez-vous que mes argumentations soient néfastes au point de vous employer à les empêcher de séduire ? Etes-vous bien certain que les vôtres ne soient pas plus dangereuses pour l’avenir de notre communauté ?

        Quelles preuve avez-vous du bien fondé des théories que vous défendez ? Si Marx ne les avaient pas élaborées et si elles ne vous avaient pas été enseignées, peut-être avec des visées politiques, vous auriez, tout comme vos ancêtres, les miens, moi-même et tous ceux qui n’ont pas été endoctrinés à l’anticapitalisme, vécu avec une toute autre vision de la vie et des besoins liés à son adaptation au temps.

        Il est probable qu’il y aurait un tout autre climat dans les relations entre les riches et les pauvres.

        Au lieu de présenter les riches comme des voleurs, des exploiteurs, de mauvaises personnes, ce qui nuit à la cohésion et à l’efficacité du pays, il y aurait une bien meilleure unité. La réussite des uns ne serait pas stigmatisée, comme l’est maintenant, à l’école, la réussite des élèves les plus sérieux et les plus travailleurs, parce que désireux de bien préparer leur avenir.

        Le système de capitalisation et d’épargne, permettant de constituer une réserve de ressources est vieux comme l’humanité. Sauf à me prouver le contraire, c’est une attitude vertueuse, clairvoyante et responsable, tournée vers la satisfaction du besoin de s’adapter aux exigences du futur, au lieu de consommer au maximum des possibilités du moment. D’ailleurs c’est une excellente façon de prévenir le « manque » que signale si souvent Paul Jorion.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=36676#comment-318005

        Le « capital », ce sont des ressources qui manquent là où elles sont nécessaires.

        Pour un individu, pour une collectivité, pour une entreprise, lorsqu’on est conscient de ce qu’exige l’adaptation et du maintien à hauteur des investissements, on s’y prépare, on n’attend pas qu’il soit trop tard. Beaucoup de ceux qui déclarent manquer de capitaux, sont des imprévoyants ou des jouisseurs invétérés qui ont préféré courir le risque « du manque » plutôt que de le prévenir en s’assurant, par l’épargne, d’un premier niveau de sécurité. Cela n’interdit pas d’avoir recours à un complément par l’endettement auprès d’épargnants qui, dans le moment considéré, n’ont pas encore besoin de leur propre épargne.

        C’est ce procédé qui a permis aux hommes de s’adapter à l’évolution de leur milieu, de manière autonome, par la voie de « l’autofinancement » puis par l’intermédiaire de l’emprunt et de la dette au fur et à mesure que les hommes se sont spécialisés. La robinsonnade que je vous ai indiquée, me semble pourtant claire.

        Je constate que ceux qui ont fait leur, cette théorie anticapitaliste, ne sont pas heureux et sont en général nourris de sentiments de répulsion à l’égard de ceux qui épargnent en vue d’investir et de se donner ainsi des chances d’améliorer leur condition, sans rien prendre aux autres.

        D’ailleurs, on sent bien que beaucoup de ces anticapitalistes par principe, plus que par raison, ne se sentent pas très à l’aise quand on montre l’illogisme de leur position. En fait, ils donnent l’impression de craindre, au cas où ils ne dénonceraient pas l’épargne, d’être traités de capitalistes, la honte suprême pour un anticapitaliste.

        L’anticapitalisme de Marx a montré ses échecs au point d’être supplanté partout par le capitalisme lequel subsistera probablement tant qu’il sera possible de constituer un capital matériel et humain permettant de s’adapter à l’inévitable évolution du monde.

        Quant à votre exemple du capitalisme avec 10€, il pourrait être revu en prenant en compte d’autres considérations.
        http://ploutopia.over-blog.com/article-30316837.html

        Bien cordialement.

      7. jducac, votre façon de passer à côté des questions de fond est remarquable… Si, si, même l’identification de la théorie de Marx avec des systèmes sociaux qui n’en ont rien repris (émancipation, recherche de la liberté, de l’égalité, développement de l’humain polytechnicien, j’en passe et des meilleures).

        Mais là où vous vous dévoilez et ce qui me permet de clore le débat parce que c’est le point crucial de divergence totale et définitive, c’est quand vous affirmez (naïvement ?) : “Il est probable qu’il y aurait un tout autre climat dans les relations entre les riches et les pauvres.”
        Ce qui signifie qu’il y aura toujours des riches et des pauvres…

        La société que j’espère ne gomme pas toutes les inégalités, je ne suis pas stupide, mais supprime celles fondées sur l’argent (hérité, intérêts ou dividende sur le travail d’autrui). Pas de compromis sur ce point. Rien ne le justifie.

      8. @ JeanNimes 12 mai 2012 à 13:14

        La société que j’espère ne gomme pas toutes les inégalités, je ne suis pas stupide, mais supprime celles fondées sur l’argent (hérité, intérêts ou dividende sur le travail d’autrui).

        Je pense que vous vous leurrez parce que la nature nous fait tous inégaux. « Chassez le naturel, il revient au galop »

        Voyez où en sont arrivés les régimes communistes en Europe de l’Est, dans l’ex URSS, en Chine…..
        http://www.colisee.org/article.php?id_article=3440
        http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110908trib000647779/le-nombre-de-milliardaires-ne-cesse-d-augmenter-en-chine.html

        Les communautés intelligentes sont celles qui donnent, malgré les inégalités de tous ordres, la possibilité à tous leurs membres de vivre heureux. Elles favorisent, par la voie de l’éducation, y compris familiale, la mise en valeur de ceux qui réussissent par leur travail. Elles cherchent à faire naître l’harmonie dans la diversité et l’émulation, afin de provoquer des évolutions individuelles positives, ce qui évite de régresser collectivement. Cela dépend grandement de la façon dont elles sont conditionnées, notamment en évitant d’attiser la jalousie qui est l’antichambre de la haine.

        En espérant que vous reviendrez sur «le point crucial de divergence totale et définitive »……Tout change, tout évolue, avec le temps.

    3. @ jducac

      Malgré les sollicitations que l’on peut lancer, on enregistre toujours une fuite en rase campagne, comme à la suite de cette série d’échanges.

      À quel Corps à Corps mystérieux (CàC) vous exercez-vous ou mieux sollicitez-vous ?
      Vous devriez faire du yoga et mettre vos bras autour de la Terre. M’enfin.
      Finalement, grâce à vous, je viens de comprendre pourquoi le Blog de Paul JORION m’intéresse tant : Il est Le Récit certain (sans artifices) et (petit à petit), d’une vie entière, examinée et décrite.
      Oui, ce Blog sort de l’ordinaire, car il est aussi le Journal d’un «corps».
      I.e. – il sort de l’intime pour aller au-delà de l’intime, jusqu’à l’universel. C’est donc bien une démarche proprement artistique dans laquelle je me retrouve, je dirais presque logiquement.
      Enfin Jducac, qui que vous soyez : « Nous sommes Un, bien que seul, comme l’homme et la femme sont » Je pense aussi, en tant que récent commentateur sur le blog, que je vais vous lire avec plus d’attention dorénavant. Salut Jduc.

      1. @jducac

        Je vous réponds bien que Paul et Julien m’aient convaincu que vous n’êtes qu’un être virtuel ici, fort différent de votre personnage dans la vraie vie.

        Ceci étant, et encore une fois, on ne peut pas être capitaliste et militer pour moins de consommation. La seule chose qui tient encore pour quelques temps le capitalisme debout, c’est la croissance donc la consommation. Votre refus d’admettre ce simple fait prouve déjà votre mauvaise foi.

        Ensuite, si vous étiez si soucieux des générations montantes et si connaisseur des problèmes énergétiques, vous ne pourriez qu’être un ardent militant anti-nucléaire, or vous ne l’êtes pas. Sans-doute vous semble-t-il intéressant de capitaliser des radiations mortelles pour notre descendance, afin que ces dernières puissent sélectionner efficacement les plus dignes de survivre dans un monde irradié et pollué, ravagé par le réchaufemment climatique et autres joyeusetés qui vont égayer notre quotidien très bientôt. Vous n’êtes pas sérieux.

        Jducac, quel problème psychique vous conduit à pousser chaque jour plus loin le trollisme dans une fuite en avant désespérée? Il n’y a pas d’issue et vous êtes condamné à en faire chaque jour des tonnes supplémentaires pour vous donner un semblant d’existence virtuelle.
        Mais quel traumatisme avez vous donc vécu pour vous inventer une seconde vie ici ?

      2. @ D-croissance 9 mai 2012 à 12:53

        Ceci étant, et encore une fois, on ne peut pas être capitaliste et militer pour moins de consommation. La seule chose qui tient encore pour quelques temps le capitalisme debout, c’est la croissance donc la consommation. Votre refus d’admettre ce simple fait prouve déjà votre mauvaise foi

        D’abord, peu importe que je sois un personnage virtuel ou réel. L’essentiel n’est-il pas que nous échangions de façon positive, pacifique et contradictoire afin de tendre vers une perception moins divergente, plus commune, plus ouverte. Pour cela il nous faut travailler, mettre en œuvre une énergie pour transformer nos pensées, les organiser de façon différente afin qu’elles s’agencent et qu’elles s’accordent mieux. Le fait de s’y mettre à plusieurs ne peut qu’être facteur de réussite.

        Vous devriez pourtant m’approuver lorsque je dis qu’il nous faut réduire notre consommation, vous qui avez choisi un pseudo qui prône la décroissance. Or, au lieu de cela, vous me croyez de mauvaise foi, ce qui n’est pas du tout dans ma nature. Si je dis qu’il nous faut consommer moins, c’est pour que nous soyons mieux en capacité d’investir d’avantage, dès maintenant, dans des moyens qui nous permettront de vivre encore demain, et après demain, tout en consommant moins donc en détruisant moins la planète. C’est aussi pour que nous affaiblissions moins en consommant notre capital, comme nous le faisons depuis 40 ans. Le Club de Rome et le MIT avaient pourtant tiré la sonnette d’alarme.
        http://storage.canalblog.com/52/19/338284/34742826.pdf

        Vous savez bien qu’il est possible de le faire. Soit en prélevant l’énergie sur les flux issus d’une source que nous voyons pratiquement inépuisable, la fusion nucléaire, celle du soleil, qui nous est délivrée gratuitement, mais de façon diffuse. Soit, peut-être, en recréant des micros soleils sous notre contrôle, à l’image d’ITER, une installation expérimentale internationale nous projetant dans un futur d’un demi -siècle au moins. En attendant, puisque nous disposons de centrales non polluantes, pourquoi ne pas les utiliser au lieu de devenir totalement dépendants d’énergies fossiles que nous n’avons pas. Les sources intermittentes ont besoin d’être relayées à partir d’énergies stockées telles que le minerai d’uranium.

        Contrairement à ce que vous pensez et que peut-être, certains ont voulu faire croire, le vrai capitalisme n’est pas adepte d’une consommation débridée, au contraire. Hormis quelques dépenses à caractère somptuaire contribuant à afficher sa force et sa puissance, le capitalisme est, par nature, économe des richesses qu’il contrôle. Un bon exemple peut être donné avec les Jeux Olympiques de Pékin. Belle démonstration de puissance menée avec le concours de centaines de millions d’individus rémunérés au juste nécessaire pour survivre, de façon à ce qu’ils consomment le moins possible et contribuent à l’enrichissement du pays. N’est-ce pas un comble pour un régime qui s’est constitué en vantant des idées d’anticapitalisme ?

        Le capitalisme veille à toujours consommer moins que ce qui est produit dans son espace de contrôle, c’est comme cela qu’il accroit son capital, ses possibilités d’action, ses ressources, afin d’être mieux en mesure d’affronter les aléas et difficultés à venir.

        Jducac, quel problème psychique vous conduit à pousser chaque jour plus loin le trollisme dans une fuite en avant désespérée

        Parce que je me trouve encore sain d’esprit et de cœur pour proposer à l’interrogation de mes semblables (réels ou virtuels), une ou des façons de voir différentes. Cela ne leur impose rien mais peut éventuellement les amener à réfléchir et à infléchir leurs certitudes. Est-ce interdit au sein de communautés de réflexion telles que ce blog qui se pensent et sont vues comme non sectaires ?

      3. @jducac

        vous me croyez de mauvaise foi, ce qui n’est pas du tout dans ma nature.

        Sans blague?

        peu importe que je sois un personnage virtuel ou réel.

        Il importe beaucoup, au contraire! Vu la fréquence de vos références à un passé qui n’est probablement pas complètement le vôtre! Alors, virtuel ou réel???

        puisque nous disposons de centrales non polluantes,

        Si vous pensez que le nucléaire français n’est pas polluant, que puis-je rajouter d’autre???

  18. How can we do better?
    Webcast: Crisis communication challenges following the Fukushima Daiichi nuclear accident.
    This workshop brings together senior officials from nuclear regulatory organisations and key stakeholders from 25 countries and 7 international organisations. The objective of the workshop is to share best practices and to improve crisis communication based on lessons learnt from the Fukushima Daiichi nuclear accident. Participants will also identify emerging issues in nuclear regulatory organisation communication and will propose new directions for crisis communication policy and practices.
    Date: Wednesday, 9 May 2012 and Thursday, 10 May 2012

    Time: 9 May from 9:30 (CEST/GMT+2) and 10 May from 9:00 (CEST/GMT+2)

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