LE RÉGIME GREC, par Michel Leis

Billet invité.

À l’heure où les urnes ont livré leur verdict en Grèce, je reviens d’une série de voyages professionnels qui m’ont conduit d’Athènes à Sofia. Comme souvent dans les tragédies grecques, le drame auquel nous assistons est le prolongement de drames antérieurs, une histoire en deux temps et trois groupes d’acteurs. Les trois groupes d’acteurs, ce sont les pays fondateurs de l’Union, les pays du Sud et les nouveaux entrants de l’ex-bloc de l’Est. Les deux temps de notre histoire, c’est le milieu des années 80 qui a vu l’intégration des pays du Sud et la période qui s’est ouverte à l’orée des années 90 avec la chute du mur, et qui s’est logiquement achevée avec l’intégration des ex-pays de l’Est au milieu des années 2000.

En prélude à notre histoire, lorsque le Sud rejoint l’UE, ces régions sont vues comme un nouvel eldorado. La péninsule ibérique est un marché géographiquement cohérent de 56 millions d’habitants. Les programmes d’aides de l’UE doivent apporter la prospérité et permettre une industrialisation rapide tandis que le différentiel de salaire permet d’espérer des profits élevés. Ce schéma idéal se met progressivement en place, on peut donner l’exemple de l’industrie automobile qui est un bon indicateur. En Espagne, on passe en quelques années d’une position marginale à une place de 3ème producteur européen avec 18 sites de production. Le Portugal bénéficie aussi de quelques investissements comme l’implantation conjointe Ford / VW ou celle de Renault. Si cette industrie est largement exportatrice jusqu’à l’orée des années 2000, une grande partie de cette production est aussi absorbée par le marché intérieur.

Pour la Grèce, c’est une autre paire de manches. Il n’y a pas de passé industriel, le marché local est limité et les seules vraies activités sont l’agriculture, l’industrie et le tourisme. Les investissements de l’UE sont importants, mais le développement de l’infrastructure ne s’accompagne d’aucune grande implantation industrielle. Le tourisme de masse et les services empêchent que la balance des paiements ne sombre à des niveaux catastrophiques, mais la hausse de l’Euro n’aura pas que des conséquences heureuses pour le tourisme en Grèce.

Quand le rideau de fer est tombé, les budgets européens se sont réorientés massivement vers les ex-pays de l’Est en vue de leur intégration future. Les implantations d’usines ont suivi, car le terrain était fertile, une grande partie de ces pays ayant un passé industriel. Dans le même temps, l’attractivité de l’Europe du Sud a diminué, et seul, le développement de l’immobilier a maintenu pour un temps l’illusion. Même si ce mauvais timing a joué un rôle dans notre histoire, il faut aller plus loin et comprendre que l’intégration du groupe des pays du Sud et celle du bloc de l’Est s’est faite suivant des paradigmes différents.

Ce qui s’est construit dans cette deuxième vague d’élargissement, c’est une logique où il n’est plus question de nouveaux marchés, mais de produire et sous-traiter à bas coût pour le plus grand profit (au sens premier du terme) de l’industrie allemande. Une fois de plus l’industrie automobile est un excellent marqueur. 26 implémentations ont eu lieu dans les ex-pays de l’Est entre le 1990 et 2000, sans compter le rachat des constructeurs locaux comme Skoda par le groupe VW et Dacia par le groupe Renault. Mais si l’on regarde dans le détail, une grande partie de ces investissements sont des unités de fabrication de composants incorporés dans les usines d’assemblage allemande. Pour faire simple, le profit se crée en sous-traitant à l’extérieur les composants, l’image se construit en assemblant en Allemagne. La balance commerciale de l’Allemagne vis-à-vis de la Hongrie, de la Slovaquie ou de la République Tchèque est largement déficitaire (- 5,3 Milliards d’Euros en 2011), ce qui reflète parfaitement la construction de cette arrière-cour industrielle.

Derrière ces constatations se cachent une dangereuse illusion et l’absence de vision européenne.

Ce n’est pas tant le succès de l’industrie allemande qui ne s’adresse qu’à la frange la plus aisée des clients qui constitue une illusion. L’illusion, c’est que ce « modèle » soit devenu le paradigme de toute l’industrie. Pour faire caricatural, tout le monde veut s’adresser aux 10% de la population la plus aisée. Pour les 90% de clientèle restant, il reste au mieux une production entièrement délocalisée dans les pays présentant les plus bas coûts de l’Union, au pire une délocalisation en Chine, seul moyen de concilier des attentes de profits élevés et des marchés où la pression sur les prix est forte. Que des industriels essayent de copier des stratégies réussies sans se poser de question sur le contexte global, passe encore, mais l’U.E., en ne contrebalançant pas ces stratégies, a commis deux péchés capitaux.

Le premier de ces péchés est l’absence d’harmonisation sociale. Le graphique montrant le montant du salaire minimum mensuel dans les différents groupes de pays est éclairant (même s’il n’existe pas de salaires minimum en Allemagne, les rémunérations de l’industrie allemande sont restées élevées). Si les pays du Sud ont pu paraître attractifs à l’époque de leur intégration dans l’UE, ils ne font plus le poids depuis l’intégration des pays de l’Est.

Ce qui est en cause ici, ce n’est pas seulement la compétitivité relative des groupes de pays, mais une stratification sociale où apparaît un nouveau groupe, la classe moyenne pauvre. On peut les définir comme des personnes qui assurent leur consommation de base à moindre coût, se privent pour quelques produits d’image (le smart phone…) en sacrifiant d’autres produits de leur « shopping list ». Pour les marques allemandes, peu importe, ce n’est pas le cœur de cible. Pour le reste de l’industrie européenne, le marché des ex-pays de l’Est ne s’est jamais vraiment créé, contrairement aux pays du Sud. Pour revenir à l’industrie automobile, les surcapacités évoquées aujourd’hui correspondent peu ou prou aux prévisions de marché qui ne se sont jamais réalisées dans ces pays. Les fermetures qui vont se généraliser dans les mois à venir vont probablement toucher les unités où la combinaison coûts salariaux productivité est la plus mauvaise, pour la plupart situées dans les pays au cœur de l’Union européenne. Les pressions sur l’emploi qui en résulteront contribueront ainsi à la généralisation de cette classe moyenne pauvre au cœur de l’Europe. Les thuriféraires de l’Union peuvent toujours dire que les salaires ont plus augmenté dans les ex-pays de l’Est, au rythme actuel, il faudra encore plus de 25 ans pour arriver à un alignement.

La deuxième faute majeure est l’absence d’harmonisation fiscale en matière d’impôt sur les sociétés. L’Europe peut bien afficher sa réprobation de façade, elle a intégré en son sein des paradis fiscaux qui n’ont pas grand-chose à envier aux Bahamas. Si l’on regarde le taux maximum d’imposition sur les sociétés, la situation est édifiante. Beaucoup diront – à juste titre – que ce taux est loin de représenter l’impôt réellement payé par les entreprises. C’est parfaitement exact, mais ce taux de l’impôt représente un excellent indicateur des politiques en œuvre, indépendamment des couleurs politiques au pouvoir. Les ex-pays de l’Est se sont lancés dans l’application de recettes ultralibérales avant même leur intégration dans l’Europe. L’écart est conséquent avec les pays fondateurs et les pays du Sud. À quoi bon lever des impôts quand on a cassé les mécanismes de solidarité antérieurs et que l’UE paye les infrastructures ? Cette politique fiscale est l’autre composante de la sous-traitance à bas coût. C’est tout bénéfice pour la norme de profit, en particulier quand l’industrie est dominante dans la chaîne de valeur, comme peut l’être l’industrie allemande (cf. mon essai « Crises économiques et régulations collectives »).

Et c’est ici que l’on revient à mes observations de voyage. Certes, il faut toujours se méfier des témoignages directs, même si celui-ci recoupe certains reportages, comme celui diffusé par Arte fin novembre 2011. Vu d’Athènes, la Bulgarie, ce grand voisin (474 km de frontière) avec son flat rate de 10% pour les entreprises comme pour les particuliers est bien attractive. Malgré la récente baisse de l’impôt sur les sociétés en Grèce (20% au lieu de 24%, taux maximum) et si l’on considère un coût du travail très bas en Bulgarie (salaire minimum mensuel de 123 €), quel intérêt peut avoir une entreprise grecque à rester en Grèce ? Quel intérêt pour un particulier fortuné de rester à Athènes où la pression se fait de plus en plus forte pour payer les impôts à des taux bien plus élevés ?

Le problème, c’est que le succès des plans de rigueur proposés repose sur des rentrées fiscales à taux pleins… Or l’évasion fiscale se substitue à la fraude, avec la bénédiction implicite de l’Europe au nom de la libre circulation des biens et des personnes et de la liberté d’établissement. Les avions d’Athènes à Sofia sont de plus en plus remplis, des affiches en grec ont fait leur apparition dans les agences immobilières et le distributeur bulgare de mon entreprise revoyait ses prévisions de vente à la hausse, surtout pour les segments du haut de gamme.

Parler de retrouver une compétitivité en Grèce relève au mieux de l’imposture et au pire de l’incompétence. Compter sur une levée partielle de l’austérité ne suffira pas. La dimension géographique prend ici toute son importance : les voisins de la Grèce, ce sont les ex-pays du bloc de l’Est. Si l’on a une vision libérale du problème, le salut de la Grèce devrait passer par un alignement sur ces voisins. Aucun dirigeant européen ne prendra pourtant le risque d’aller expliquer aux Grecs que leurs salaires devraient être divisés par trois si l’on veut créer un ensemble géographiquement cohérent et économiquement compétitif. C’est aussi à l’aune de l’intégration ratée des ex-pays de l’Est qu’il faut mesurer l’ampleur des efforts que la Grèce devrait réaliser.

Si l’on tient compte des spécificités grecques que j’évoquais au début de ce billet, ce dont ce pays a besoin, c’est d’une monnaie faible pour attirer des masses de touristes et vendre des services maritimes à bas prix. C’est aussi de mettre fin à l’évasion fiscale légale en dérogeant aux principes de base de l’Union européenne (liberté d’établissement, libre circulation). On le voit, ce type d’approche est peu compatible avec le maintien dans l’Euro. Même en cas de sortie, la marge restera étroite entre le risque d‘une hyperinflation et le rétablissement d’une fiscalité digne d’un état régalien. Le régime sec actuel en est d’autant plus amer, puisqu’il ne répond pas aux besoins, et repose sur une vision pré-formatée dont l’application ne peut conduire qu’à une casse sociale généralisée.

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162 réflexions sur « LE RÉGIME GREC, par Michel Leis »

      1. Provisoirement.

        L’article de Michel Leis fait bien comprendre pourquoi la politique d’austérité est vouée à l’échec depuis le début, à cause de la situation géographique de la Grèce.

    1. C’est bien… qu’ils se regroupent tous au même endroit. Ce sera plus facile pour les retrouver quand il faudra leur reprendre le produit de leurs larcins.

      1. à dubai sur une ile chacun , afin qu’ils ne nuisent plus , sans internet ni moyen de communiquer, sauf entre eux . châtiment léger , en fin de compte .

      2. Cayenne, je propose Cayenne. Il suffit juste de réhabiliter les cellules. En plus il y a du soleil…
        Et des caïmans, entre confrères de cet acabit il y aurait de beaux duels en perspective.

      3. L’ex-commune pénitentiaire de Saint Laurent du Maroni se préterait assez bien à votre dessein, il reste quelques vieilles structures, le camp sera facile à remettre en route…

        Cayenne s’est beaucoup trop bien pour ces gens-là

      4. «Cayenne s’est beaucoup trop bien pour ces gens-là.»
        Tain les trucs qu’on lit sur le BJ… Et l’île du Diable, ça vous ira ? c’est pire que St Laurent j’vous assure, suis allé voir. Comme pour Dreyfus, Delescluze, Seznec ou Papillon, hein…

      5. Je propose qu’on les enferme tous dans une Cayenne. A partir de 7 ou 8, là y’aurait de beaux duels.

      6. selon le diplo de mai : « les marchés financiers ont un visage » :

        M.John Paulson n’a-t-il pas , après avoir gagné 2 milliards de dollars dans la crise des subprime, dont il est le principal bénéficiaire, engagé l’ex patron de la Réserve fédérale, M. Alan Greenspan … etc.

        ne méritent ils pas des ouacances ?

      7. Mais oui, l’Ile du Diable ça ira aussi tout comme l’ensemble des bagnes de Guyane qui furent d’ailleurs longtemps gérés depuis St Laurent (même si les Iles du Salut furent les dernières à accueillir des condamnés après même la fermeture de l’administration pénitentiaire de St Laurent).

        Bien mieux en tout cas que la VILLE de Cayenne définitivement « trop bien pour ces gens-là ».

        Humour mis à part et la colère passée, je crois en fait que même le pire des pires ne mérite pas ce genre de traitement.

      8. On ne pourrait pas plutôt les caser dans les vieilles mines de charbons ? du charbon contre des tartines … au moins ils ne coûteraient plus rien à la société et auraient ainsi l’occasion de méditer sur la condition ouvrière…

    2. Les riches chinois qui ont contribué à polluer la Chine veulent quitter la Chine aussi, selon un article récent du Monde ! Quant aux Chinois pauvres , personne ne leur demande leur avis : je parie que beaucoup aimeraient connaître le malheur d’être européen !

  1. C’est désolant, indigne, honteux ! Non seulement nous imposons aux Grecs un régime inhumain mais en outre il est absolument impossible que l’objectif qui le « justifie » soit atteint !
    Nous prétendons sauver la Grèce, c’est une imposture. C’est l’euro que nous tentons désespérément de sauver l’euro, et ce sera en vain. Seule l’idéologie, en l’occurrence l’idéologie européiste, peut être source d’un tel aveuglment…

    1. Il manque la guerre en Yougoslavie, laquelle pourtant déjà donnait le « la » de cette politique européenne

    2. La rédaction est plaisante et le diagnostic est assez clair:
      aucune issue possible avec le remède proposé.

      Mais la thérapie est absente: sortir de l’euro pour dévaluer,
      de l’UE pour contrôler les flux,
      c’est ce que risquent de faire toute une chaine de pays,
      sur deux trois ou quatre ans, jusqu’à la France.

      A moins que ce ne soit l’Allemagne qui sorte de l’Euro,
      pour garder son Mark fort, face à un euro qui jouera la dévaluation compétitive…

      Nous entrerons alors dans le cyclone des dévaluations
      et guerres commercialres puis guerres tout court si désaffinités.

      Ce blog ne cesse de l’expliquer: au delà des incohérences
      de la construction européenne, la cause de la crise,
      c’est la dynamique même de surproduction dans l’accumulation capitaliste.

      Il faut sortir de ce cadre capitaliste, pour la stabilité économique,
      la justice pour tous, la dignité de chacun
      et sauver ce qui peut encore l’être de la planète.

      C’est aux 99,9 % de s’imposer désormais, par tous les moyens nécessaires,
      aux activités désormais criminelles du 0,1%.

  2. Les Grecs voient leurs salaires se réduire comme peau de chagrin, alors lorsqu’on les menaces du pire s’ils quittent l’union européenne, ils considèrent qu’ils n’ont plus rien à perdre. 600, 400, peut-être bientôt 200 euros de revenus, que se soit au sein de l’europe ou en dehors…..autant tout casser et voir ce que cela donne.
    Pourtant, il parait que cela pourrait être pire, si ce que j’ai entendu n’est pas de la ppropagande : revenir à un draghmes qui ne vaut rien, c’est ne pas pouvoir importer, c’est ne pas pouvoir emprunter….
    Vraiment, ces sujets sont tellement difficiles pour les peuples. Comment prendre la bonne décision ?

    1. la grande braderie de tt et de n’importe quoi, dont celle à promouvoir de la casse sociale, est une volonté politique de l’Europe, elle ne s’arrête, ne s’arrêtera pas, ni ne va pas s’arrêter aux frontières de la Grèce ….

  3. « La dimension géographique prend ici toute son importance : les voisins de la Grèce, ce sont les ex-pays du bloc de l’Est. »
    Et aussi, Chypre.
    Aahhh, Chypre …
    Sa fiscalité, sa proximité (culturelle), ses implantations bancaires en Grèce même et vice-versa.
    http://www.mfe.org/index.php/Portails-Pays/Chypre/Fiscalite/Fiscalite-du-pays

    « Bien qu’en recul, Chypre reste le premier pays destinataire d’IDE grecs en 2010 avec un montant de 395,3 M€ (soit 53,5%). Il est suivi de la Pologne (21,5%), des pays de la zone des Balkans (20,3%), des Etats-Unis (9,2%), et des autres pays de la zone euro (8,6%).
    Pour l’essentiel, les flux sortants en 2010 se sont dirigés vers le secteur financier (28,4%) »
    « En 3 ans, les IDE grecs à l’étranger sont donc passés d’un montant de 27,5 Mds€ en 2008 à 27,4 Mds€ en 2009 puis 32,0 Mds€ en 2010 (+16,8%). Plus de 27,7% des stocks d’IDE sont concentrés à Chypre. La Turquie est la seconde destination avec 14,1%, suivie de la Roumanie (11,8%), des Pays-Bas (7,5%), de la Serbie (6,6%), des Etats-Unis (6,6%) et de la Bulgarie (6,5%). »
    http://www.tresor.economie.gouv.fr/4660_linvestissement-direct-etranger-pour-la-grece-bilan-2010

    1. Les retraits bancaires sont aussi phénoménaux, en l’espace de deux ans (2010-2012), lesquels retraits contribuent à alimenter la fuite des capitaux vers ces cieux étoilés, chypriotes, suisses, bulgares ou autres :
      « Toutefois, les pertes de liquidités pour les banques ayant résulté des retraits de dépôts sont considérables, les dépôts bancaires totalisant en mars 2010, soit exactement deux ans plus tôt, 228 milliards d’euros, soit un écart d’environ 63 milliards d’euros. »
      http://www.desmos-grece.com/desmos-/la-grece-au-jour-le-jour/item/167-vendredi-4-mai-2012-les-d%C3%A9p%C3%AAches-de-lathens-news-agency

      -27,6%, en deux ans …

  4. L’euro présente les mêmes caractéristiques du fameux « Currency Board » en vigueur dans l’empire britannique, avec des pays moins « productifs » mais riches en ressources et surtout pauvres en capital.
    Le Currency board, est une politique monétaire imposant un taux de change fixe, ou mieux encore une monnaie unique. Elle a été et est encore une terrible politique monétaire toujours appliquée aux colonies, c’est le pire outil d’exploitation, de pillage, d’asservissement, de destruction au service des pays dominants (exemple dramatique en Inde), un outil de dopage de la croissance de la plus value pour un capital constant moindre. Cette politique est encore en vigueur dans les zones franc, dollar et sterling ( exemple fameux de l’Argentine un USD = un Peso, de 91 à 2001).
    Cette politique appliquée en Europe. (Voir «euro» dans http://www.marx21siecle.com) a obtenu les résultats escomptés : Destruction de l’agriculture traditionnelle, destruction de l’artisanat et du petit commerce, soumission des PME et de la petite industrie aux grands groupes européens et internationaux, pillage des ressources, constitutions de marchés captifs, inféodation et corruption politique, construction d’un endettement privé et public, des « éléphants blancs », constitution d’une armée de chômeurs, baisse généralisée des salaires, concentration et sur-accumulation du capital mais aussi destruction de marchandises (prime à la casse, organisation systématique de l’obsolescence par la normalisation) et de capital (Casses massives d’usines et d’infrastructures, faillites diverses, concentrations d’entreprises, de banques. Comme toujours, le capitalisme ne peut développer son ou ses centres qu’au détriment de sa périphérie, appelons cela du cryto-colonialisme. C’est pas une « crise », juste une « politique », seulement une nouvelle redistribution des cartes. L’expression la plus achevée en Europe de cette politique « d’austérité » est la création de l’Euro sur la base des critères de Maastricht et de tout l’arsenal juridiques, dans les tuyaux : Dites « règle d’Or » ou « fédéralisme, ou « bonne gouvernance économique européenne ». Sauf que c’est maintenant nous qui souffrons à notre tour, après les horreurs coloniales si lointaines qui nous ont si bien servis et qui restent tellement utiles.
    Attention, voici que les «colonies» sont arrivées «chez nous», le «Sud» se développe dans le «Nord» comme des tâches de léopard, « ils » ont passé la frontière, plus aucun « corps expéditionnaire » ne les arrêtera !
    Il y a-t-il encore des gens surpris, de bonne foi, par le monde tel qu’il va, voire indignés ?
    S’affliger des conséquences tout en s’accommodant des causes …
    Renverser la table où l’on parle, passer de la description du monde à son changement, passer de l’indignation à la révolution, quitter juste un instant les blogs et les forums pour s’organiser afin de descendre dans la rue, saisir les banques, refuser de payer leurs dettes et leur crise … C’est pas raisonnable ! Mais que les grecs, commencent ! Qu’ils ne paient plus les dettes odieuses et illégitimes : http://www.cadtm.org/

  5. Deux grands péchés en effet, mais qui sont indissociables: pas d’Europe sociale sans Europe fiscale… Pierre Larrouturou, entre autres, le répète depuis 20 ans mais il n’est pire sourd que…

    Autre particularité de la Grèce, ses dépenses d’armement qui la placent en 22ème position mondiale (selon la CIA) entre la Chine et les USA avec 4,30% de son PIB.

    Pour mémoire, la France est 54ème (2,60% du PIB) et, plus amusant, le grand satan du moment, l’Iran, en 62ème position (2,5%), juste avant la Croatie et le Sierra Leone… ça laisse songeur n’est-il pas…

    La voix de Christine Lagarde résonne encore à mes oreilles, si heureuse qu’elle était en tant que minefi de pouvoir affirmer triomphalement que la France avait conditionné son aide à la Grèce sous réserve du maintien des contrats d’armement. Je vais faire de beaux rêves 🙂

    1. Pas beaucoup à voir mais toujours bon à rappeler.

      Dépenses militaires en 2010 :

      1 – États-Unis -> 698 Milliards de $ soit 42,8% du total mondial
      2 – Chine -> 119 Milliards de $ soit 7,3% du total mondial
      3 – France -> 65 Milliards de $ soit 4% du total mondial

      Austérité quand tu nous tiens.

    2. Si la Grèce a tant dépensé en armes c’est pour se défendre contre la Turquie, les 2 étant supposés alliés en tant que membre de l’OTAN… Bizarre !

  6. Un très grand merci pour ce texte, limpide et élégant, dont on ressort avec un regard neuf sur ce qui se joue.

    1. Depuis deux ans que je dévore ce blog (des yeux s’entend !) , j’attendais que quelqu’un signale les incohérences de la CE dont les principales à mes yeux , les distorsions fiscales et surtout salariales (induisant un dumping social et fiscal ) entre les 27  » provinces  » de notre belle Europe .
      C’est maintenant fait 🙂

  7. Bonjour à tous

    Merci M. Leis pour cet exposé clair.

    Vous avancez deux fautes premières comme responsables de la situation qui s’est créée: absence d’harmonisation sociale et fiscale. Ces deux fautes ne découlent t-‘elles pas nécessairement des principes de la constitution même de la CEE, à savoir un MARCHE commun et donc uniquement une logique marchande à la base?
    Certes cette approche fut sans doute conçue comme un moyen habile par les fondateurs, confrontés à l’impossibilité de passer par une union politique en leur temps. Union politique qui semble d’ailleurs toujours aussi difficile à réaliser: après des siècles de guerres fratricides destructrices et ruineuses, les 27 tribus de notre péninsule eurasiatique semblent toujours aussi réticentes à une vraie union, agitant toujours des variations superficielles comportementales- du moins vues comme telles par le reste du monde – comme éléments identitaires fondamentaux justifiant la désunion et qui ne sont en fait , peut être, que des fausses justifications pour préserver les fiefs de potentats ,politiques et économiques, locaux sans envergure…
    Nous n’avons décidément rien à envier , de ce point de vue, à cette Afrique que nous ne cessons de montrer du doigt , imageant ainsi chaque jour la vieille histoire de la paille et de la poutre!

    Cordialement

      1. si ce n’est qu’on … ne sait pas faire si ce n’est en le faisant ?
        OU
        « Comment apprendre à faire quelque chose qu’on ne sait pas faire si ce n’est en le faisant ? Et comment peut-on le faire puisque, justement, on ne sait pas le faire ? » Ou, en d’autres termes, toujours aussi paradoxaux : « Comment peut-on faire quelque chose qu’on ne sait pas faire pour apprendre à le faire ? » (Philippe MEIRIEU)
        http://www.meirieu.com/DICTIONNAIRE/situationprobleme.htm
        On en découvre tous les jours, avec cette crise !

      2. Et n’oublions pas CE QU’ON DIT à ce propos CONDILLAC et ROUSSEAU…
        Un enseignement qui réussit serait-il celui où le maître comme le disciple s’investissent pareillement ?… pour créer les conditions qui permettront de sortir du cadre?…
        Qui serait Alexandre, sans Aristote ? Que serait le maître sans le disciple ?

      3. Les rêves nous renseignent , eux aussi .
        On dirait qu’en définitive il n’y a aucun temps mort , mais juste des phases , pleins et déliés sur lesquels chemine . On bute sur un mur , on n’ose le franchir, on a peur ou n’envisage même pas le fait de le franchir , préférant s’en tenir au connu . ce qu’on oublie, et qui est « général » c’est que ce mur , c’est notre miroir , il nous renvoie à notre passé . à proprement dit .
        mais « on » existe -t-il ? cet assemblage de « je » existe -t-il ? ou bien est-il complètement informe et sans capacité de décider de sa vie ? il ne trouverait que des solutions toujours boiteuses , entrainant des problèmes encore plus grands ? Nous irions vers une dégradation globale ? est-ce que ce n’est pas justement par méconnaissance de nos « je » respectifs ? comme si nous étions ivres dans un corps .
        il y a sans doute cohérence entre le singulier et le pluriel , du moins cohérence à franchir .
        On n’existe pas exclusivement par relativité. Chacun a son accomplissement à réaliser . mais cela ne se passe trop ainsi, le tout enfermant la partie . la partie se sentant écrasée par le tout . ( faut dire que les forces qui maintiennent les hommes dans un carcan sont tenaces )

      4. « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »

        ENFIN, L’ÂME RUSSE.
        ILLUSTRATION : Tableau de La Cloche ( cf. Andreï Roublev de Tarkovski)
        Au début du 15e siècle. Le moine Roublev, peintre d’icônes, fait la rencontre d’un jeune adolescent, Boriska, dernier héritier du défunt Faiseur de cloches.
        La visite du nouveau Tsar approche et il faut impérativement ériger une nouvelle cloche pour l’occasion. La population panique, mais Boriska les rassure :
        « Mon père m’a légué son secret ». Dit-il.
        Une armée d’ouvriers bien que tous sceptiques obéissent aux ordres du jeune garçon et une imposante cloche finit par être hissée dans l’Église. Le Tsar et toute sa délégation sont sur la place… On se prépare à écouter le son de la cloche… la vie de Boriska est en danger, s’il échoue…
        Le son est angélique! Boriska s’écroule pris par l’émotion, vite rejoint par Roublev, impressionné par cet accomplissement surhumain et abandonne du même coup son voeu de garder silence…
        Un travelling arrière et aérien capture de manière finale la catharsis des deux protagonistes, évoquant leur union créatrice par l’épreuve achevée. Alors le garçon avoue au moine en sanglotant que son père ne lui a jamais rien révélé du tout et qu’il s’est simplement fié à sa foi et à ses dons seuls…
        http://www.youtube.com/watch?v=QZslPVjAtqA&feature=fvwrel

    1. je cherche à lire ce fameux « mémorendum », imposé à la Grèce, je n’en suis que là, donc oui, oh la la

      Grèce : La liste des mesures du nouveau mémorandum
      http://www.placeaupeuple2012.fr/grece-la-liste-des-mesures-du-nouveau-memorandum/

      « 1 Salaires :
      – Diminution du salaire minimum de 22% ( Convention collective de travail/ CCT ; accords professionnels et sectoriels);
      – Diminution supplémentaire du salaire minimum pour tout nouvel embauché de 10%, en plus de la diminution de 22%, à savoir une baisse de 32% ;
      – Suppression des conventions de branche ;
      – Gel des salaires jusqu’en 2015 ;
      – Les emplois à temps plein peuvent être …….

      2 – Retraites – contributions sociales :
      – Diminution des pensions de 300 millions d’euros par an. Les nouvelles baisses toucheront à la fois les pensions de base et complémentaires ;
      – De nouvelles baisses dans les retraites de base de plusieurs fonds de pension qui vont s’appliquer rétrospectivement à partir du 1er janvier 2012 ;
      – Fusion de tous les fonds de pension complémentaires d’ici juin 2012 ; (mise sur pied d’une étude qui conduira à de nouvelles coupes dans les pensions complémentaires et des primes de départ à la retraite.)
      – Baisse de 2% des cotisations sociales patronales avec suppression des cotisations pour l’Organisme du logement ouvrier et des allocations sociales. Ces organisations vont fermer leur portes ;
      – Nouvelle baisse des cotisations que les patrons ……

      3 – Employés du secteur public, des anciennes entreprises et banques publiques
      – La suppression des emplois stables dans les anciennes entreprises et banques publiques et baisse des salaires ;
      – Nouveaux licenciements de 15 000 fonctionnaires en 2012, à travers le dispositif de la « réserve de main d’oeuvre » ;
      – Réduction du nombre de travailleurs du secteur public, travaillant avec des contrats temporaires, par le non-renouvellement des contrats ;
      – Coupes de 636 millions d’euros des salaires des employés du secteur public ……

      4 – Nouvelles mesures en 2012 :
      – Réduction des dépenses dans le secteur de la santé de 1,1 milliards d’euros ;
      – Coupes dans une série d’allocations sociales, en adoptant des critères de revenu ;
      – Baisse des allocations pour les familles avec plus de 3 enfants ;
      – Baisse des dépenses de fonctionnement et de consommation de l’État de 300 millions d’euros ;
      – Coupes dans plusieurs entités sous contrôle des ministères de l’Éducation et …..

      1. Merci Cécile pour cet inventaire peu connu. Beaucoup de français n’y croient pas. Et pourtant, ça a commencé avec un socialiste, de surcroît, Président de l’Internationale Socialiste….

  8. Si j’ai bien compris le mode de fonctionnement allemand: maintient et développement des activités à fortes valeurs ajoutées + délocalisation des activités à faibles valeurs ajoutées (même pour construire une voiture, il y a des différences de degré de valeur ajoutée, selon les composants, la conception par rapport à la fabrication, …).

    Le problème de la Grèce ne serait-il pas, non pas de ne pas assez travailler (2.100 h/ an en moyenne environ, contre 1450 h/an en moyenne environ en Allemagne – de mémoire -), contrairement aux idées reçues, mais d’avoir des activités à relativement trop faibles valeurs ajoutées, vue sa situation, entre l’Europe (dit-) développée et les pays d’ex-Europe de l’Est? Ou plus exactement, d’être dans une situation monétaire – l’Euro -, qui ne tient pas compte, pour elle, de sa situation réelle, en ce domaine de « degré relatif de valeur ajoutée »? L’Allemagne entraînant l’Euro vers le haut, vu son poids relatif dans la zone Euro?

    De plus, on ne peut pas vivre entièrement d’une ou deux activités principales, le tourisme et l’immobilier (cette dernière ayant profité grâce à « l’euro-mark » de taux d’intérêts des crédits relativement faibles, et ayant entraîné artificiellement les prix vers le haut…).

    La solution ne serait-elle pas pour elle d’investir dans des activités à plus fortes valeurs ajoutées? Encore, quant au choix précis desdites activités, faudrait-il des débouchés…

  9. Merci pour votre analyse, avez-vous remarqué ce dernier phénomène en Grèce : certains propriétaires de grosses cylindrées immatriculent leurs véhicules, embarcations de plaisance et parfois aussi leurs bien immobiliers en Bulgarie ; par la « création » de vraies – fausses entreprises du côté de Sofia, moyennant environ 5.000 euros, il y a tout une nouvelle filière « spécialisée » qui répond à ce nouveau besoin du marché. Ainsi, ces gens échappent à l’imposition exceptionnelle (de faite permanente) ; à celle « établie à partir des critères objectifs » concernant les cylindrées de plus de 2.000 C.C. et évidemment à la vignette. De même, ils peuvent ainsi échapper à toute contribution fiscale liée à la possession de bateaux de plaisance, de l’immobilier, des piscines etc.

    Elles se multiplient ces immatriculations récentes bulgares dans nos quartiers, aisés ou… aisément balkaniques, immatriculations souvent, pour de véhiculés achetés bien cher par de « citoyens » grands ou moyens évadés fiscaux, en renforçant au demeurant l’industrie automobile allemande, car l’Europe est avant tout un grand marché. Pour faire dans l’anecdotique, je précise que je possède une voiture dont sa première mise à circulation date de 1991 (1600 C.C.), pour ce véhicule la vignette est fixée à 265 euros par an, et suivant « l’imposition exceptionnelle établie à partir des critères objectifs », sa possession équivaut à 2.500 euros de revenus par an, rajouté aux 3.000 euros par an, de revenus fictifs mais imposables (selon les mêmes critères) par tête d’habitant, rien que par le simple fait de demeure vivant dans ce pays, indépendamment des revenus réels, existants, ou faisant défaut (chômage, précarité). Sauf que dans ce pays réel des deux Troïkans, depuis les nouvelles dispositions fiscales, on devient imposable à partir de 5.000 euros de revenus annuels (y compris en tenant compte du calcul basé sur « les critères objectifs ») et non pas sur la situation réelle.

    Ce n’est pas ainsi que la lutte contre l’évasion fiscale sera efficace, ce n’est pas le but d’ailleurs des politiques adoptées, surtout après l’ouverture des frontières à tout vent, y compris « défiscalisant ».
    Car vous soulignez à juste titre le fond du problème : « C’est aussi de mettre fin à l’évasion fiscale légale en dérogeant aux principes de base de l’Union européenne (liberté d’établissement, libre circulation). On le voit, ce type d’approche est peu compatible avec le maintien dans l’Euro ». Je dirais même avec l’Union Européenne.

    Athènes mardi matin beau temps pas de gouvernement, ouf pour l’instant on respire !

    greekcrisisnow.blogspot.com

    1. http://greekcrisisnow.blogspot.fr/

      « Temps du vent mauvais… The ill wind period…
      Un jour de mai 2010, le Fond Monétaire International, l’œil de l’Union Européenne et la Banque centrale Européenne ont fait irruption dans notre vie quotidienne. La Troïka et les « Troïkans » modifient nos existences et nos comportements. Il y a un avant et un après. Comme lors d’une entrée en guerre ou d’une occupation. Un vent mauvais, un poison ambiant, une mise à mort de nos petites et grandes habitudes une mutation collective rapide, suspendue à la perte de nos repères. Désormais on plonge, y compris dans les quartiers chics… dans les poubelles… »

  10. Nous sommes allés au Montenegro qui a comme monnaie l’euro d’où facilité pour les touristes sans même être dans l’Europe. Ne peut on envisager que la Grèce sorte par exemple de L’Europe mais décide de garder l’Euro ? En Croatie pareil, beaucoup de gens acceptent (préfèrent même l’Euro) .

    1. Le Montenegro ou la Croatie ne sont pas des pays, mais des régions….
      Meme la Corse est plus riche que le Montenegro…

      L’hérésie de l’Europe c’est de faire croire à ces gens qu’ils sont au meme niveau que l’Allemagne, la France, ou l’Italie…Les compter à égalité pour voter c’est démentiel dans une Europe libérale capitaliste et non pas organisée comme une méga-SCOP.
      Et pourquoi pas compter la pincipauté d’Adorre, comme la minuscule Ile de Malte? Avec une voix égale à l’Allemagne?
      C’est n’importe quoi, si on reste dans la logique du système ultralibéral.
      Ces pays devraient etre fédérés et non pas indépendants…Ces peuples sont irresponsables.
      Ou alors, qu’ils sortent de la zone euro, et meme de l’Europe.
      On peut vivre hors de l’Europe et trés bien: La Suisse.

      Ce qui met en cause l’Europe, sa monnaie… C’est le logiciel qui était mauvais dés les origines, dés 1950. C’était un logiciel libéral qui ne pouvait aboutir qu’à ce nous rencontrons.
      Il n’y a pas de  » crise », il y a la suite logique, le but final à atteindre.

      Je crois que certains, en secret doivent au contraire se féliciter des évenements!
      -Formidable! On va se faire un pognon fou! Ce sera la Reprise!
      La survie du capitalisme!

      On voit ici le differentiel entre l’Allemagne, et la Grece….
      Ou la France: Technologies aero spatiales, premiere industrie de lanceurs spatiaux du monde, premier industrie d’avions de commerce au monde…Alors les autos, on peut les laisser aux petits hongrois pour faire mumuse avec Dacia made in Renault de fond en comble.
      Que peuvent faire les grecs autre que les hongrois, savoir bosser pour 130 euros/mois?
      Pour construire des BMW et Mercdes pour les 10% de nantis en Europe?
      C’est la loi du capitalisme vertueux ou non, point barre. Si on n’en veut pas, il faut etre « socialo-communiste. »
      Quand on a développé aucune industrie, aucune recherche digne de ce nom, quand on n’ hérite d’aucune marque et d’aucun grand secteur industriel, quand on est nullissime en agriculture? On fait quoi? On se vends comme esclave au capitalisme pour 3 sous, si on chérit le capitalisme néolibéral comme les crétins de l’Est. On ne va pas les plaindre.
      Ces gens la revent: Ils veulent le beurre et l’argent du beurre.

      Tout ça n’a pas de sens dans la logique libérale européenne. Sauf a fabriquer des privilégies et des serfs à moitiés esclaves et criant famine à chaque bulle spéculative!

      Simple: Il faut sortir de ce système, il ne mène à rien de bon. Parceque finalement, les classes moyennes pauvres vont se généraliser, et l’industrie va tourner en surproduction systématique, comme pendant la Grande Crise de 1929, mais ce sera la FIN du capitalisme….

  11. Bien sentie votre analyse , impossible de faire cohabiter des riches et des pauvres , le pauvre souffre.
    Il faut casser cet Euro , laisser dévaluer les pauvres et essayer de récupérer l’argent prété.
    L’Allemagne est le grand fautif.

    1. L’Allemagne est le grand fautif.

      Et si l’Allemagne quittait l’euro? C’est ce qui nous pend au nez, avec toutes les conséquences…

      1. L’Allemagne doit quitter l’Euro (avec ceux qui veulent l’accompagner). Le reste de la zone euro doit dévalue,r pour réajuster la valeur de la monnaie à leur économie. Puis tout le monde doit se mettre autour d’une table pour recréer un cadre commun, avec un projet plus solide que ce qui a été réalisé jusqu’à présent (europe fiscale, europe sociale etc…)
        Et accessoirement réfléchir à l’avenir du capitalisme au niveau mondial… .

      2. « Et accessoirement réfléchir à l’avenir du capitalisme au niveau mondial… . »

        Vous reprendrez bien une tasse d’accessoirement réfléchit pendant que vous avez encore un cou, qu’ils disaient entre bouchées de galaktoboureko et sachertorte.

      3. Et si l’Allemagne quittait l’euro?

        Ha ha ha ils me font bien marrer tous ces français qui pensent que les autres pays accepteraient une zone monétaire avec la France comme seul et unique leader…

        Je vous rassure tout de suite: ça n’arrivera jamais…

  12. A l’époque de l’intégration des pays de l’Est, la majorité des Européens étaient contre leur intégration. On s’est donc bien abstenus de faire des référendums et on a fait de la pédagogie: « il ne faut pas avoir peur du plombier polonais, non, non ». En réalité, nos dirigeants avaient déjà l’évolution actuelle en tête. Ils savaient que ce que les gens craignaient était une crainte légitime et fondée. Mais les dirigeants roulaient pour les capitalistes, pas pour les gens du commun.
    Voilà ce qui arrive quand on n’est pas en démocratie: les dirigeants prennent des décisions qui ne sont pas dans l’intérêt de la majorité.

    1. Ben oui… La démocratie c’est la dictature de la majorité. Et en plus la manipulation des opinions publiques ne donne pas toujours les résultats escomptés.
      Ces fichus citoyens-consommateurs, quand ils voient que les rations qu’ils reçoivent dans leurs gamelles diminuent, ils se mettent à faire n’importe quoi. Ils élisent des gens non raisonnables, voire carrément inquiétants, ils manifestent leur mécontentement.
      Donc seule solution pour l’oligarchie, s’affranchir de la démocratie, ou du moins en faire une coquille vide, c’est bien ce qu’elle a fait au niveau européen.
      Mieux vaut la dictature d’une minorité éclairée et raisonnable, que celle d’une majorité d’abrutis inconstants.
      Non ?.
      Illustration:
      Le Président grec propose de former un gouvernement d’experts.

  13. Cet intéresant article, qui permet un rappel historique sur l’Union Européenne et ses enjeux économiques, laisse penser qu’il y a un désordre en son sein, qu’il y aurait du y avoir des politiques sociales et fiscales différentes, « harmonieuses ».
    Et si l’on était simplement dans la logique d’un système capitaliste qui ne pouvait résoudre justement ces « manquements ». Et pire encore: s’il s’agissait de les favoriser le mieux possible !
    L’enjeu, comme il est dit, c’est le coût du travail. Incontournable. Le reste n’est que discussion sur la nature de l’emballage….

    1. « L’enjeu, comme il est dit, c’est le coût du travail. Incontournable. Le reste n’est que discussion sur la nature de l’emballage…. »

      Il n y pas de « coût du travail » puisque sans salaire on ne vend aucun produit , rien , nada , bref un piège sémantique néo.libéral !!!

      Dans une société qui fonctionnerait de maniere optimale plus le  » cout du travail » serait élevé , plus on vendrait ses produits,plus l économie serait riche ,…pourquoi ne s en rendent t ils pas compte??

      Bien qu’avec l epuisement des ressources ,tout cela n est plus valable , l humanité devra se résoudre a une economie planétaire de type partage ( je préfère ca au mot communiste) , ou une guerre sans fin pour s approprier ces mêmes ressources chaque jour plus rares….bienvenue a nos descendants !

    2. Oui , le cout du travail . mais lequel ? vu depuis celui qui travaille ou de celui qui « paie » ?
      c’est aussi le prix de l’homme face à lui-même . ce qui impose une modification de la reconnaissance , non ?

      1. Le coût du travail est une quête perpétuelle de par la nature du système. C’était encore le titre d’un exemplaire du journal « Les Echos » fin avril. Ce n’est pas pour rien, pas seulement de par la pression fiscale, que les entreprises délocalisent. C’est d’ailleurs ce qui est décrit dans cet article.

  14. Pourquoi pas une monnaie commune européenne qui serait utilisée dans les échanges internationaux et des monnaies locales, pas même découpées forcément selon les « anciennes » nations européennes mais par régions (Alsace + Bade Wurtemberg n’aurait pas la même monnaie que Corse + Sardaigne + Sicile par exemple) et dynamiquement dans le temps? Une sorte d’ECU amélioré alors que l’Euro est un ECU dégénéré. Voilà un beau projet pour les fonctionnaires de Bruxelles, un projet qui leur permettrait même de garder leurs emplois!

  15. Brillante analyse déconstruisant la construction européenne depuis 30 ans !

    Comment les thuriféraires de l’Europe (Quatremer and Co pour ne citer qu’un exemple parmi une immense cohorte bien abritée des vents mauvais qu’elles refusent de voir) peuvent-ils encore se regarder dans une glace ?

    Le Bilan de l’Europe est actuellement bien mauvais :

    – Hausse des profits et des inégalités par la mise en concurrence des peuples
    – Montée des extrêmes droites et des xénophobies mettant en danger la démocratie et l’Etat de droit.

    Chapeau bas les artistes !

    CM

  16. Je me souviens avoir entendu lors d’une interview, Monsieur E.Barosso dire clairement que les fonds structurels européens disponibles pour l’intégration des pays du sud n’étant pas disponibles, il comptait sur le dumping social pour permettre l’intégration des pays de l’est.

  17. Il est quand même notable que le fordisme a été oublié par les constructeurs automobile européens.
    La règle étant que les ouvriers puissent acheter une voiture afin que l’entreprise puisse vendre encore plus de voitures.

    C’est un manque de vision à long terme des constructeurs et du système économique actuel.

    Ce système économique, ça ne serait pas un peu du néo-colonialisme ?
    Utiliser à vil prix, et chacun y consentant, les forces et ressources de tous les pays du monde pour le confort et les lubies de l’ancien monde, est quand même un tour de force qui fonctionne même lorsque ce système est pris dans une spirale, une tornade, qui risque de le broyer.

    Ceci dit, il vaut peut-être mieux ne pas multiplier les automobiles et accentuer la ponction humaine sur les ressources de notre chère planète pour que le système dure le plus longtemps possible. Personne, à court terme, n’a intérêt à sortir d’un système stable pour un système en création et instable.

    Enfin, il vaudrait mieux trouver une solution pour que chacun puisse vivre décemment sans contraindre ni victimiser (les Grecs ne sont pas fautifs individuellement).

  18. « Ce dont ce pays a besoin, c’est d’une monnaie faible pour attirer des masses de touristes et vendre des services maritimes à bas prix . »

    Dans ce cas, y a-t-il une solution? Ce dont les touristes et les armateurs ont besoin, n’est-ce pas de payer trois fois moins la main d’œuvre locale? Quelle différence entre baisser les salaires en euros ou les payer en drachmes nouveaux? Les salaires et le pouvoir d’achat, qu’ils soient calculés en euros ou en drachmes ne vont-t-il pas en tout cas baisser (sans doute plus en drachmes qu’en euros) jusqu’au niveau de ceux des voisins albanais? Y a-t-il une alternative? Avec un peu plus de rigueur à l’allemande et un peu moins de gabegie à la grecque, n’ y a-t-il pas moyen de vivre pauvre, fier et heureux le long des plages ou de l’Acropole ? Pourquoi rêver d’une productivité, d’une infrastructure et d’une discipline à l’allemande quand le soleil brille, que les poissons se laissent pêcher, que les légumes et les oliviers poussent tout seul, et que les masses de touristes se pressent pour voir les sublimes vestiges du berceau de notre civilisation?

  19. La sortie de la Grèce de l’euro est inéluctable, parce que la dette court plus vite que les réformes (quelles qu’elles soient).

    1. Le maintien de la Grèce dans l’euro est inéluctable parce que les réformes quelles qu’elles soient devront tenir compte de la dette qui court !

    2. C’est bien dit. Mais il y a toujours un grand nombre de gens – aveugles ou intéressés – qui refusent de reconnaître la vérité, une vérité qui s’imposerait malgré leurs faux raisonnements, par la force des réalités.

  20. De ce que j’en comprends (traduction Google) des échanges entre dirigeants de partis et le Président de la République, la fameuse lettre de Papademos, ex-premier ministre, envoyée au Président fait mention d’un grave danger d’écroulement bancaire.
    Le chiffre d’environ 74 milliards de retraits bancaires est mentionné.
    Si on suit le même ratio, avec 228 milliards de dépôts, on atteindrait alors une fuite de capitaux de -32,5% …
    En même temps, cette fuite des capitaux ne date pas d’hier, comme le fait remarqué Tsipras de la Syriza. Ceci est d’ailleurs confirmé par les chiffres que j’ai donné plus haut.
    Il est clair donc que si ce mouvement se poursuit, une crise de liquidité viendra étayer la crise de solvabilité en Grèce, avec un risque de Bank Run généralisé.
    En fait, la fuite des capitaux actuelle est surtout celle de ceux qui peuvent fuir le système bancaire grec et qui ont déjà fuit. Le reste, les dépôts des ménages, est encore dans le système. Et c’est bien là tout le problème : depuis 2 ans que la crise financière a explosé en Grèce, aucune restriction de mouvement de capitaux n’est intervenue.
    On est donc en plein dans le coeur du réacteur libéral : liberté totale de circulation des capitaux.

    Pourtant, les traités européens laissent la possibilité aux autorités nationales, par le biais de leurs autorités de contrôle financières, de recourir à des mesures exceptionnelles de contrôles de mouvements de capitaux :
    http://ec.europa.eu/internal_market/capital/framework/treaty_fr.htm
    « Article 65
    (ex-article 58 TCE)
    1. L’article 63 ne porte pas atteinte au droit qu’ont les États membres:
    a) d’appliquer les dispositions pertinentes de leur législation fiscale qui établissent une distinction entre les contribuables qui ne se trouvent pas dans la même situation en ce qui concerne leur résidence ou le lieu où leurs capitaux sont investis;
    b) de prendre toutes les mesures indispensables pour faire échec aux infractions à leurs lois et règlements, notamment en matière fiscale ou en matière de contrôle prudentiel des établissements financiers, de prévoir des procédures de déclaration des mouvements de capitaux à des fins d’information administrative ou statistique ou de prendre des mesures justifiées par des motifs liés à l’ordre public ou à la sécurité publique. »
    http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:12008E065:FR:HTML

    La question est donc : pourquoi le gouvernement grec n’a pas pris la décision, face à ce risque croissant, alors qu’il en avait la possibilité ?
    Pourquoi dès lors le mentionner dans une missive adressée au Président, sinon pour forcer les partis politiques à former un gouvernement d’Union Nationale pour, notamment, faire face à ce risque (en faisant le lien entre incertitude politique et retraits de dépôts) ?

    Papademos, le ND et le PASOK sont entièrement responsables de leurs inactions en la matière.
    Et l’UE se retranche derrière ‘le partage des compétences’.

    Lamentable.
    Ces choses doivent effectivement être su. Et de nouvelles élections prononcées.

    La propagande en cours :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/15/le-president-grec-effraye-par-l-instabilite-politique_1701189_3214.html#xtor=RSS-3208
    « Il a invoqué des mises en garde du premier ministre sortant, Lucas Papademos, du gouverneur de la Banque de Grèce et du ministre des finances sur « l’état des réserves financières du pays et le danger d’écroulement du système bancaire si les retraits continuent du fait de l’insécurité que la situation politique crée chez les citoyens ». »

    1. J’allais dire…Ils ne font rien, parcequ’ils sont pourris!
      Ou alors ils sont objectivement des fanatiques du néolibéralisme: Ils n’appliquent meme pas les lois qui pourraient empecher l’évasion….
      Je peux meme leur donner une idée pour leur défense en me transformant en néolibéral:
      « -Mais si nous empechons la circulation des capitaux, qui viendra investir chez nous? »
      Hahahahahha!
      Ils sont impayables, tiens!
      C’est le cas de le dire….

  21. A propos de Régime Grec, un témoignage, que je viens de recevoir d’une amie athénienne :

     » … unfortunatly i’m a victim of politics and can’t do anything about it. We had a lot of work. My company is just fine, however after 20years they cut my sellery to 560 euro per month. I need 300 only for rent. My husband is still working but ready to close so they don’t pay him always. My sun was not able to study any more in Lesvos because we couldn’t pay any more. Buying food looks to be problem for us. We became just poor and helpless. It’s awful feeling because i don’t really care about money but when your stomache doesn’t agree with you such the arguments are not enough. The worse is that i don’t see any hope. We are captured. »

    1. Baisser les salaires sans baisser les loyers, tout en baissant les intérêts partout sauf chez ceux qui doivent emprunter parce qu’ils ne parviennent pas à rembourser…
      Réduire les revenus du travail sans réduire les revenus du capital immobilier tout essayant de réduire les revenus des créanciers ce qui augmenterait la valeur de leur créance en attendant de faire défaut…
      Il est temps d’aller à la plage ou à la pêche, ou à la cueillette des olives, pour méditer un peu !
      Le Parthénon a été construit en moins de dix ans au Vème siècle ACN, entretenu correctement pendant plus de deux millénaires, explosé par les vénitiens au XVIIème, les restes pillés ou préservés (selon le point de vue) par les anglais au début du XIXème, et toujours pas restauré depuis plus de trois siècles, malgré, récemment, d’importants crédits européens. Encore un haut lieu de méditation pour les masses de touristes qui aimeraient pouvoir payer leurs visites en drachmes !

  22. J’aime bien les analogies : le régime grec, le régime crétois, la cure d’amaigrissement, se serrer la ceinture, les contribuables bien gras qui se font la malle, les cochons qui continuent de se sucrer alors que les autres crèvent la dalle…pauvre graisse !

  23. Je crois que c’est l’article le plus clair et net que j ‘ai lu sur cet aspect du sujet Grec . Merci beaucoup.
    Une petite question annexe , A l’epoque de l’entree de la Grèce Dans l Union Europeenne , Cela avait fait beaucoup jaser , et la seule explication de cette entree anormalement rapide (chiffres tronques a l’appui ) etait tout simplement pour faire barrage aux velleite des Turcs d’entrer aussi dans l’Euro mais eux avec des chiffres nettement meilleur que les Grecs .
    Actuellement on remet la faute sur le dos des Grec mais la principale fautive serait bien l europe des 12 de l’epoque .
    Qu’en pensez vous?

    1. FL, d’autres points de vue sur le «sujet grec»…
      Simone de Beauvoir, 1937 :

      «Depuis 1936, Metaxas était dictateur. De temps en temps on voyait parader sur les places des soldats en jupes plissées; mais Athènes ne semblait pas la capitale d’un Etat militaire; elle était désordonnée morne et extraordinairement misérable. (…)
      Nous éprouvâmes quelque malaise, dans certains quartiers du Pirée plantés de baraques gaiement peinturlurées, mais dont la pouillerie était affreuse. Les gens parqués dans ces zones ne se sentaient pas au chaud dans la crasse de leur ville comme les Napolitains dans celle de Naples c’étaient des espèces de bohémiens, des émigrants, des métèques, des épaves, des sous-hommes.»

      Heidegger, 1962, arrivant au Pirée :

      Une lumière maussade empêchait de bien voir. Le halo recouvrant la grande ville moderne voilait tout ce qu’il pouvait y avoir de grec. Dans la rade mouillaient des unités de la flotte américaine.
      Par-dessus et au-delà de la confusion de la ville portuaire se voyaient tant bien que mal le Lycabette et l’Acropole. Il ne faisait plus le moindre doute que pour permettre au monde grec, à la recherche duquel nous étions, d’affleurer à Athènes même, il allait falloir percer à jour tout ce qui n’en était que la façade, mettre de coté tout ce qui ferait diversion, laisser tomber beaucoup d’idées toutes faites.»

      Président Lyndon Johnson à propos de Andréas Papandréou (le père du dernier)

      «NOUS AVONS DONNÉ LA CITOYENNETÉ AMÉRICAINE À CE FILS DE PUTE, N’EST-CE PAS ? IL ÉTAIT AMÉRICAIN AVEC TOUS LES DROITS, IL A JURÉ ALLÉGEANCE AU DRAPEAU. ET IL A ABANDONNÉ LA CITOYENNETÉ AMÉRICAINE, IL A CHOISI DE N’ÊTRE QU’UN GREC.»

      La source : http://www.hebdo.ch/les_racines_de_la_tragedie_113727_.html

    2. Lamentable S. de Beauvoir.
      L’écrivain Charles Juliet faisait remarquer qu’elle utilisait les mots comme on tire des balles de mitrailleuse.
      Bref, on ne naît pas con : on le devient.

      1. Vous devriez lire les trois tomes de ses Mémoires (1800 pages en gros, je ne parle que des trois premiers tomes) cela vous éviterait de pérorer des niaiseries (l’imbécillité de votre commentaire prouve que vous parlez de ce que vous ignorez totalement : la décence vous commande plutôt de vous taire).

      2. Der Kommissar, lorsque tu entend le mot « culture » tu dois sortir toi aussi ton revolver. « Chien de Garde » c’est une expression qui vient de Paul Nizan, un copain de Sartre et Beauvoir, que tu dois pas plus connaître que les précédents. Tu avances en aveugle dans un marécage, chaque pas t’enfonce un peu plus dans le néant dont tu n’aurais jamais du t’extraire, en tout cas pas à cette occasion. Tu pourrais avoir une vraie discussion avec Beauvoir (et Sartre), soit frivole (elle te laisse entendre qu’elle ignore qu’elle a un clitoris jusqu’à 25 ans -au moins), soit sérieuse : soutien absolu aux mouvements d’émancipation incluant la justification des politiques de terreur par les mouvement de libération nationale. Tu as préféré l’aligner à tort sur la base d’un énoncé dont il te manque les conditions d’énonciation : la lente mutation d’une petite bourgeoise pure produit d’une France colonialiste et raciste (cf. son père) qui la conduit à épouser bien plus radicalement que tu en seras jamais capable la cause de l’émancipation.

        Tchao Pantin!

      3. Je trouve la description de la Grece sous Metaxas criante de vérité…
        La junte colonelesque glorieuse dans sa crasse idéologique et sa pouillerie intellectuelle, et en bas la vraie crasse et et la vraie pouillerie populaire…
        La cause et l’effet, l’effet et la cause…

  24. L’erreur historique c’est l’intégration des pays d’Europe centrale dans l’U.E en2004 : trop de pays sont entrés en même temps, ça a déséquilibré l’Europe car l’Allemagne a logiquement déporté son centre de gravité vers l’Est. Politiquement parlant, ça a rendu la prise de décision encore plus difficile. Et puis, l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007, ça s’est avéré être du dumping social au profit des élites et qui n’ont aucunement profité aux populations locales.

    Au début des années 2000, on aurait dû prendre plus de temps pour consolider l’intégration des pays du Sud (+Irlande) et élargir le noyau dur.

    Une autre erreur historique, c’est d’avoir superposé l’Euroland à l’UE sans faire comprendre aux pays qui refusaient l’euro qu’ils devaient à terme quitter l’U.E. Enfin, il faudrait clarifier aussi la situation de pays comme la Suisse ou la Norvège.

  25. A la lecture de cet article clair me vient la question suivante:
    Le bancor ne serait il pas l’élément necessaire et suffisant de résolution du problème décrit, préférable aux solutions evoquées dans le dernier paragraphe? Si non pourquoi?
    Et si oui qu’est ce qu’il manque pour que la pièce tombe? Qu’Alain Loréal en parle à mon homonyme, qui transmettra à Mme Trierweiler, qui informera le président, qui convaincra tout le G20 l’OCDE et FMI ? Surtout que maintenant que JPM est à terre c’est le bon moment 🙂

    Merci d’avance

    1. Hum… soit ma question est stupide, soit elle est arrivée à 12H10 sur leblog, tout le monde étant parti déjeuner et personne ne me répondra jamais sur la pertinence du bancor pour mettre un terme à la tragédie grecque…..
      Ou alors quoi?

  26. Rester dans « l’euro et l’europe » c’est devenir très pauve et rester esclave de « l’empire » dirigé par des gens non-élus ? Sans espoir d’un retour vers quelque protection sociale que ce soit, puisque le but affiché de la troïka est d’aligner sur le marché du travail, une main d’oeuvre à bas coût ?
    Sortir du système, c’est devenir très pauvre, mais être libre d’inventer son propre mode de survie ? « Les marchés » laisseront le cadavre de la grèce en paix, puisqu’il n’y aura plus rien à prendre, et ce pays pourra repartir de rien, mais peut être aller vers quelque part ? Je crois que si on me donnait le choix, je dirais définitivement non à toute cette clique.

    1. Les grecs n’ont plus le choix ! Depuis leur adhésion à l’euro, une grande majorité perçoit enfin un salaire, une pension, une sécurité sociale, des allocations diverses. Pour accepter de « devenir très pauvre, mais être libre d’inventer son propre mode de survie », il faut n’avoir rien à perdre. Sinon, « un tiens vaut mieux que deux, tu l’auras ». La moindre sécurité sociale garantie par un état ou une monnaie forts, et c’est la fin de tout esprit révolutionnaire au point de faire vraiment la révolution : c’est-à-dire, risquer de tout perdre pour un avenir radieux et lointain !
      Et peu de grecs sont encore prêts à espérer le retour de colonels ou autres pantins opportunistes, pour lesquels ils viennent néanmoins de voter massivement en tremblant de peur qu’ils n’arrivent vraiment au pouvoir!

      1. @Agequodagix

        Des allocations  » diverses » en Grèce il n’en reste plus bézef, les salaires « perçus » sont en chute libre, les pensions itou et les couvertures sociales ne sont plus du tout « garanties »…
        Vous dites « il faut n’avoir rien à perdre »… et d’après vous que reste t-il encore « à perdre »? le peu qui reste étant programmé pour la destruction, il n’y a plus guère de risque de «  » » » tout perdre pour un avenir radieux et lointain !«  » » » .
        Pour l’instant c’est le présent qui n’est plus radieux. Alors ??

      2. Le pouvoir d’achat par habitant en Grèce est encore environ quatre à six fois plus élevé que celui des chinois. Et il faudra sans doute encore longtemps avant que cela ne s’égalise. A moins qu’un grec ne vaille plusieurs chinois ?

      3. Je voulais commenter votre « que reste t-il encore « à perdre »? le peu qui reste étant programmé pour la destruction ».
        Le « peu qui reste », c’est plusieurs fois le pouvoir d’achat moyen d’un chinois. Si ce qui représente beaucoup pour un chinois ne représente rien pour un grec, comment pouvons nous accepter qu’autant de chinois qui travaillent aussi bien que nous vivent avec ce « rien ».
        Ce « peu qui reste », par ailleurs, quand c’est tout ce qui reste, rare sont ceux qui sont prêt à collaborer à sa destruction en prétendant qu’ils n’ont « rien » à perdre : ce n’est pas « rien » pour eux, c’est « tout », dont leur survie et celle de leur famille dépend au jour le jour. Mais peut-être n’avez-vous jamais eu de fins de mois difficiles ? !
        Je suis par contre tout à fait d’accord avec vous concernant le fait que les différences de salaire hallucinantes entre spéculateurs et travailleurs, ou que ce soit, à fortiori, ne se justifient pas.

    2. c’est comme ça que néo devient l’élu et sort de la matrice qui réglait ses rêves.
      en disant « non! ».
      c’est un non de fondation qui s’oppose à tous les margoulins qui cherchent à appâter l’individu en lui faisant miroiter les verroteries d’une trompeuse bonne affaire, d’un vil profit.

  27. J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi seule la sortie de l’euro est envisagée, avec des conséquences assez aléatoires, mais probablement néfastes pour toute l’Union alors que ce n’est pas l’existence de la monnaie unique qui pose problème mais bien sa gestion et le postulat ordo-libéral qui a présidé à sa création. Pourquoi toujours refuser d’aller au combat idéologique qui seul pourra infléchir la construction européenne et la rendre viable ? Pourquoi n’entendons nous pas par la voix de ses représentants, un pays s’afficher clairement solidaire des pays du Sud et disant haut et fort que c’est l’euro qui doit être structurellement réformé ?

    Si nous considérons l’évolution du discours actuel vers des solutions économiques moins exclusivement austères, alors que quelques jours avant, leur simple évocation appelait le procès en hérésie, qu’une des causes de cette inflexion est la campagne française et l’élection d’un président un peu moins à droite que le précédent et qui a été aiguillonné sur sa gauche par une formation que je ne nommerai pas, pourquoi une attitude volontaire en même temps qu’ouverte à la discussion ne pourrait pas accoucher d’un réel changement de mentalités quand à la construction européenne, sans lequel je ne vois pas d’issue favorable ?

    Hollande a cette responsabilité et il peut être aidé par le résultat des législatives, si des députés favorables à une remise en cause des derniers traités sont élus en nombre. Les grecs ont besoin de notre aide.

    1. @ Nicks :
      Parce que TINA, parce que binaire, parce que hors de la conception de l’Europe telle que définie, il n’y a rien d’autre.
      Ce n’est pas que la gestion de la monnaie unique et son postulat qui posent problème mais bien le fait que la monnaie unique ne PEUT pas être une réponse adéquate, en l’état actuel des profondes différences (divergences) économiques, sociales, financières, fiscales des pays qui sont membres de la zone euro. Il aurait fallu que les pays membres de cette zone puissent s’entendre entre eux pour compenser les différents effets de leurs différences. Or, en l’absence d’institutions dignes de ce nom, ce n’est pas possible, à fortiori quand la concurrence est la seule loi. Et ce n’est pas les pauvres fonds structurels qui pourraient compenser l’absence de gestion collective fiscale, économique et autre de ces mêmes membres. Même un niveau de fédéralisme supplémentaire ne l’aurait pas permis car il aurait manqué d’institutions de régulation.
      La monnaie unique était à l’origine un mauvais outil avec de mauvaises institutions politiques. Mais même avec de bonnes institutions politiques, il aurait créé de toute façon de telles tensions entre membres, du fait de l’obligation qu’il imposait d’une régulation politique permanente que ceci en devenait impossible, notamment à cause des alternances démocratiques.
      Je le répète, à mon sens, il n’y que 3 alternatives :
      1/ défaut généralisé et organisé au niveau européen, pour sauvegarder la monnaie unique (mais ceci ne fera que remettre les compteurs ‘à zéro’, pas de refondre les mécanismes du problème, qui ressurgira plus tard)
      2/ défaut sauvage d’un membre de la zone euro, du fait de l’absence de possibilité institutionnelles de compensation et d’institutions politiques de régulation, entrainant la zone euro et la monnaie unique par le fond
      3/ création d’une monnaie commune, permettant même pour les pays qui le souhaitent de conserver l’euro monnaie unique comme monnaie interne à l’UE, avec des dévaluations/réévaluations, voir avec des défauts organisés partiels complémentaires

      On est bien parti pour le 2/.
      Car encore faut-il comprendre quelles en sont les causes : l’euro, monnaie unique, en est une.

      1. Je cautionne totalement le point 2, scénario le plus probable, lourd de tous les risques. Sortie par le haut impossible (fédéralisation), même si plus souhaitable qu’une autre in abstracto, insolvabilité insurmontable sans restructuration de toutes les dettes de l’UE avec son corollaire de nationalisation du secteur bancaire-elle n’aura donc pas lieu, et pas de tierce solution. En gros : plus rien à espérer -du moins dans la douceur. Plutôt tout à craindre, et fermez le ban.

      2. Le 2. sera peut-être imposé aux grecs par des européens excédés, mais jamais l’initiative de quitter l’euro ne viendra directement du peuple grec. Depuis leur adhésion à l’euro, une grande majorité perçoit enfin un salaire, une pension, une sécurité sociale, des allocations diverses. Pour accepter un « défaut sauvage », il faut n’avoir rien à perdre. Sinon, « un tiens vaut mieux que deux, tu l’auras ». La moindre sécurité sociale garantie par un état ou une monnaie forts, et c’est la fin de tout esprit révolutionnaire au point de prendre des décisions « sauvages » : c’est-à-dire, risquer de tout perdre pour un avenir radieux et lointain !

      3. @Zebu

        TINA parce que personne ne s’y cogne vraiment. Je suis bien d’accord qu’une monnaie unique sans institutions adaptées n’est pas viable mais tout de même, en permettant une souplesse un peu plus grande sur le taux d’inflation et à la BCE de financer directement les états, avec mécanismes de contrôle à la clé pour que ça ne parte pas dans tous les sens, cela aurait rendu l’ensemble un peu moins rigide. Ca n’enlève pas en effet le besoin d’une véritable harmonisation fiscale et sociale, mais celle ci étant très difficile à réaliser très rapidement, autant s’attaquer à une réforme qui pourrait faire gagner du temps et qui sait, pourrait accélérer la prise de conscience.

        En tout cas, les deux premières mesures pour sortir de la crise devraient être comme par hasard celles que proposent les gauches assumées en France et en Grèce : un, changer le statut de la BCE pour qu’elle se substitue au moins en partie aux marchés financiers , deux, s’attaquer à l’organisation d’un défaut sans craindre l’affolement financier sur la dette. Ensuite viendraient la restructuration du secteur financier et la discussion autour d’un nouveau système monétaire. C’est très schématique mais je crains que ce soit toujours préférable de se lancer avec une trame minimale que précipiter la sortie de la monnaie unique, dont on ne mesure pas bien les conséquences, surtout en cas de départ forcé et non planifié.

      4. En gros : plus rien à espérer…

        J’confirme : juste 100 millions d’eurozonards comme Jicé et « plus rien à espérer ».
        Zeb, « trois alternatives » ça le fait pas du tout, bieurk. Trois scenarii ou ios ok. Sauf qu’il y a rien d’écrit.

      5. @ jicé :
        pourquoi pas de tierce solution ?
        Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas émergée qu’elle n’émergera pas.

      6. @ Nicks :
        On est bien d’accord. Sauf que la BCE, c’est un pis aller. Qui plus est, personne, pas même le FDG, n’envisage et n’exprime clairement les deux autres étapes suivantes.
        De toute façon, le processus est ‘en cours’ : les grecs vont revoter.
        C’est acté, pour le 17 juin.
        Alors soit Syriza est en capacité d’agréger autour de ses propositions une coalition en amont des élections et là, on aura une chance de ne pas entrer forcément dans l’alternative n°3 (du moins à très court terme et sans avoir essayer un rapport de force à minima), soit il ne l’est pas en capacité de, et alors là …

      7. 1/ Bof bof
        2/ Défaut d’un membre c’est possible, mais ce sera plus ou moins organisé. Par exemple le défaut grec a commencé depuis belle lurette…
        3/ Monnaie commune, on en vient: ça s’appelait le SME et ça avait peu d’avantages et beaucoup d’inconvénients, c’est un peu pour ça qu’on est passé à l’euro.

        Reste la solution 4: Une fédéralisation et une Europe politique. C’est ça où la lente et douloureuse désagrégation de l’UE…

      8. @ Sylvain :
        Z’avez raté un cours (du soir). On ne parle pas de monnaie commune type SME, of course mais de compensation, type bancor.
        PS : le défaut grec n’a pas commencé depuis belle lurette et n’aura rien à voir avec un défaut anarchique.

  28. très très interessant. Il me semble assez lamentable, qu’il n’y ait pas eu de volonté de compensation des niveaux de coût de la vie et du travail à l’intérieur de l’europe. Les graphiques m’ont surpris, je ne pensais pas les écarts de coût à ce point là et surtout je pensais que la convergence serait plus marquée. Encore une insuffisance au crédit de la construction européenne. Il parait évident qu’un système aussi peu convergent ne peut pas ne pas diverger au bout d’un certain temps. Cela résume un des gambit du moment : saut en avant ou saut en arrière, au niveau de l’europe ?

  29. Ben oui, …

    La créativité islandaise par exemple, n’est possible que parce ce pays n’appartient pas à l’Union Européenne!

    Si l’Islande appartenait à l’Union, et a fortiori à la zone euro, elle serait ponctionnée aussi gravement qu’aujourd’hui la Grèce, pour renflouer les clients britanniques, néerlandais et allemands des banques privée islandaises en faillite. Et l’ensemble des médias aux ordres n’y trouverait rien à redire.

    Au lieu de quoi, l’ancien premier ministre rend des comptes à la justice, et le seul fait que la demande de faire payer au contribuable la folie financière privée, ait seulement pu être formulée, fait l’objet d’une plainte officielle de l’état islandais auprès de l’U.E., qui provoque une enquête à Bruxelles !

    L’U.E., en bonne orthodoxie dérégulatrice, c’est: « malheur aux faibles ».

    Pendant ce temps, les eurocrates, europhiles, eurobénéficiaires de cette Europe-là, gauche, droite et écologie politique mêlées, tentent de nous vendre les concepts de « plus d’Europe » et de « coût de la non-Europe ». (Entre parenthèses, ils recrutent pour la droite extrême.)
    Tout à fait de la même manière qu’un libéral dogmatique prétendra que seul plus de libéralisme sauvera le malade, la preuve étant que le libéralisme pur n’est pas réalisé.

    1. T’es sûr de ça Leboutte ? Que l’Islande n’est pas « ponctionnée aussi gravement » ? N’est pas sous régime d’austérité ? Sûr sûr ?

    2. Population Islande : 311 058.

      Ça correspond en gros à la population de l’aire urbaine de Béthune ou de Perpignan si bien que, à moins de revendre l’île aux émirats pour qu’ils y prennent leurs vacances ou qu’ils utilisent les habitants comme serviteurs, ils ne pèsent pas très lourd vis à vis de leur dette.

      Wikipedia en: « It is estimated that the three major banks hold foreign debt in excess of €50 billion,[4] or about €160,000 per Icelandic resident, compared with Iceland’s gross domestic product of €8.5 billion ».

      Wikipedia fr: « Il est estimé que les quatre principales banques du pays ont une dette extérieure de plus 100 milliards de dollars US, c’est-à-dire environ 300 000 USD par habitant » ( € / $ : 😉 )

      1. Sans parler des dettes bancaires G L. Juste le pognon avancé par le Fmi et les pays scandinaves après le grand bouillon. Et le plan d’austérité modèle « bain vivifiant entre les icebergs direct après trempette coquine dans les sources chaudes », bref le truc qui va bien avec le merdier, le truc qui ravigote et qui ravit le goth quoi.

      2. Pécheron, ils ont un peu remonte, non? Après leur plongeon. La Grèce continue de plonger pour la cinquieme annee consecutive.

      3. Leboutte, oui oui, comme tu dis «ils sont un peu remontés»… Comme les allemands depuis 2002 avec les lois Harz. Tableau d’honneur du Fmi les islandais. Wunderbar. Tiens, question : tu sais quel est le seul pays européen qui ait réduit ses dépenses publiques annuelles moyennes entre la période pré-crise (2003-2007) et la période de crise (2008-2011) ? L’Islande. Et pas qu’un peu : 10% de dépenses budgétaires et sociales en moins… Partout ailleurs c’est en hausse, à l’exception du RU, stable. Données Eurostat : plus 15% en France 16% au Portugal, 25% en Grèce, 28% en Espagne et 42% en Irlande (30% si on enlève 2010). Pour l’UE dans son ensemble c’est 14%.
        Moins 10%, t’imagines ? Ça f’rait kekchose comme 110 milliards chez nous. Et attention ! z’ont augmenté les impôts d’autant les pêcheurs… Tout ça pour rembourser Lagarde & co et pouvoir emprunter, cher, aux fonds US. Marvelous.

      4. Dis, pêcheron, tu parles comme Sarkozy. Au lieu de dire ce que tu as à dire, tu demandes: « Tu sais ce que j’ai à dire..? » 🙂

        Bon.
        Moi, je voulais juste faire valoir l’avantage que l’Islande a pu tirer du fait de ne pas être membre de l’U.E ni a fortiori de la zone euro. Et ceci soit dit non par rapport à la France ou à d’autres glorieux pays, mais par rapport à la Grèce de tous les péchés.

        Et je disais donc qu’après la merde noire, je me mets à parler comme toi, d’un krach bancaire de 124 fois (c’est une image) le produit national, qui a clôturé des années d’ « exubérance irrationnelle » et initié un plongeon dans les grandes profondeurs, est-ce que l’Islande n’a pas réussi à se redresser tout doucement, en refusant de faire payer les faillites privées au contribuable? N’y a-t-il pas une plainte officielle du gouvernement islandais auprès de la Commission européenne sur l’origine de cette demande, officielle toujours, extravagante, qui a été faite par l’U.E. au contribuable islandais de payer les faillites privées des banques islandaises? Et à Bruxelles ne fait-on pas semblant, officiellement encore, de mener une enquête pour savoir d’où fichtre cette demande bizarre, peut-être illégitime et non démocratique, a bien pu émaner?
        Et anecdotiquement, quoique …, le premier ministre des années de feu n’est-il pas sommé de s’expliquer devant des juges? Et même, il y a une constituante (sur laquelle je suis loin de fonder de rêves fous) sans précédent en Europe.

        Il y aurait pas une différence avec la Grèce sous la férule des hommes en noir, la Grèce à genoux, la Grèce jour après jour mise plus bas que terre? Une petite différence ?

        …La différence, c’est l’appartenance à l’U.E.

      5. Sans points d’interrogation ce coup ci : laisse tomber Leboutte, t’as rien lu et en tous cas rien retenu de ce que je t’ai écrit, tu perds ton temps et le fais perdre.

  30. Ce sont des analyses sur le caractère structurellement néfaste de l’UE que le Pôle de Renaissance Communiste en France est bien seul à faire depuis le début.

  31. Encore une reprise, bientôt vous allez dépasser les rappeurs . Les billets tournent toujours au tour donc à la périphérie.
    Tout prédateur sans rival produit des gros dégâts, voir leur destruction totale ; heureusement à Boris Nikolaïevitch Eltsine succédé Vladimir Putin qui met un coup de frein à la finance occidental en Russie .
    Pour le reste du monde, la résistance de la Chine sera de moins en moins vu l’ adoption de standards occidentaux de vie malgré son intégration au BRICS ; la Chine apparaît, en principe, comme la future grande puissance à vocation hégémonique, mais ce n’est qu’une hypothèse, car la stabilité de l’Empire du Milieu n’est pas garantie. En son sein coexistent, à la fois, le capitalisme le plus sauvage et le communisme le plus autoritaire. La tension et la contorsion de ces deux forces provoqueront, tôt ou tard, une rupture.
    Reste le monde musulman avec l ‘ interdiction de l’ usure dans leur système bancaire d’ ou le besoin pour les apôtres de la  » démocratie  » ONU et BHL’s en tète, de libérer les nations du Maghreb et réaliser l’ utopie du grand Israël.
    L’idée d’une démondialisation séduit de plus en plus. Le pendule était sans doute allé trop loin dans le sens d’une mondialisation néolibérale ; il pourrait maintenant partir en direction contraire. Ce n’est plus un sacrilège de parler de protectionnisme pour limiter les excès du libre échange et mettre fin aux délocalisations et à la désindustrialisation de l’Union européenne. L’heure de réinventer la politique paraît avoir sonné.
    Les un plus les autres font le tout , mais bon ,demandons pas trop aux rappeurs. 🙂

  32. En faisant abstraction des contraintes politiques – donc uniquement à titre d’expérience de pensée – peut-on imaginer une Europe des 17 unifiée, donc où tous les habitants sont solidaires les uns des autres?

    Avec les écarts de 1 à 10 sur les salaires pour des emplois équivalents ça semble impossible à imaginer …à moins que ça donne un résultat ressemblant plus ou moins à l’Inde?

    Il ne serait peut-être pas futile d’essayer de mesurer l’écart qu’il y a entre la réalité et les fantasmes d’Europe unie qu’on s’abstient de décrire parce qu’il ne sont pas possibles politiquement mais qui jouent pourtant leur rôle de terre promise (avec Jean Monet et autres comme prophètes) !

    1. Faut choisir ! Les plages, le soleil, les sublimes vestiges d’un passé glorieux, l’huile d’olive première pression à froid, les résidences secondaires dans les sites classés, la sieste, la vendetta, la combinazione, l’Olympieion, le thon rouge, le bar de ligne, la rascasse et l’aioli, ou bien la productivité, la discipline, l’infrastructure, la pluviométrie, la choucroute et les salaires allemands !

  33. Les crédits versés à la Grèce et à d’autres pays servent primo à rembourser les dettes plus intérêts, et secundo acheter des biens dans les pays de la zone nord de l’euro. De plus, l’armée grecque continue, malgré le marasme financier, d’acheter du matériel militaire en Allemagne, entre autres.
    En clair: la majeure partie de cet argent va aux investisseurs et aux industriels/marchands étrangers.
    L’autre aspect: l’Allemagne rachète des entreprises appartenant à l’état grec pour des sommes modiques. La Deutsche Bank y joue, comme souvent dans des cas pareils, un rôle non négligable.
    Ca sent le néocolonialisme.

    1. Faut encore choisir ! Les plages, le soleil, les sublimes vestiges d’un passé glorieux, l’huile d’olive première pression à froid, les résidences secondaires dans les sites classés, la sieste, la vendetta, la combinazione, l’Olympieion, le thon rouge, le bar de ligne, la rascasse et l’aioli, ou bien la productivité, la discipline, l’infrastructure, la pluviométrie, la choucroute et les salaires allemands !

  34. L’encerclement se poursuit : la Belgique a décidé de réduire de 25% en moyenne le indemnités de chômage.

    1. Ah, je vois que Agequodagix n’a pas encore placé sa répartie si spirituelle. Je vais donc le faire à sa place pour lui économiser quelques précieuses secondes qu’il pourra consacrer plus utilement à son engagement sans nuance pour le productivisme.

      Faut encore choisir ! Les plages, le soleil, les sublimes vestiges d’un passé glorieux, l’huile d’olive première pression à froid, les résidences secondaires dans les sites classés, la sieste, la vendetta, la combinazione, l’Olympieion, le thon rouge, le bar de ligne, la rascasse et l’aioli, ou bien la productivité, la discipline, l’infrastructure, la pluviométrie, la choucroute et les salaires allemands !

      Ah ben non ça marche pas finalement. « La productivité, la discipline, l’infrastructure, la pluviométrie, la choucroute et les salaires allemands » ils l’ont déjà les belges, sauf les salaires allemands. Dommage.

      1. Moi, productiviste ? Je vis comme les grecs, depuis longtemps !
        Certains courent après la vie
        Moi la vie me cours après
        Bien des gens font des folies
        Moi c’est folie de m’avoir fait
        Je ne me fais pas de bile
        Et n’occupe aucun emploi
        Menant une vie tranquille
        Je ne fais rien de mes dix doigts
        Je vais pêcher dans les ruisseaux
        Chasser dans les roseaux
        Ou cueillir les fruits mûrs
        Que m’offre la nature
        On ne m’a pas mis sur terre
        Pour me tuer à travailler
        Mais pour vivre à ma manière
        Et goûter à la liberté
        Et rêver, et sourire
        Et bâiller, et dormir.
        (Eddie Constantine)

      2. Mille excuses dans ce cas. Mais est ce bien certain que les grecs soient les dilettantes que vous vous amusez à décrire? Et s’il fallait choisir, leur a-t-on demandé leur avis par un référendum proposé par Papandréou?

      3. Les grecs pratiquent un art de vivre différent de celui des allemands. Depuis qu’ils pratiquent également l’euro, leurs Papandréous successifs leur ont fait croire qu’ils pouvaient également avoir une croissance et un pouvoir d’achat à l’allemande. Et ils y sont presque arrivés à grand renfort de dettes.
        Personne ne leur a demandé leur avis par référendum tellement ils étaient contents et votaient massivement pour leurs nouveaux bienfaiteurs. Or l’art de vivre du politicien grec inclut le report à demain, les cachotteries avec Goldman Sachs et le copinage. Et la perspicacité tardive de l’Europe de la Rigueur a voulu y mettre fin brutalement. Tout irait mieux si nous avions une Europe de la solidarité sociale, fiscale et politique. Les transitions seraient plus douces et plus respectueuses des arts de vivre de chacun…

      4. Bien. Voici donc une théorie pour la Grèce. Ce problème étant évacué quelles sont vos théories pour le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et n’en doutons pas bientôt la France. La théorie concernant la Grèce est elle transposable à tous ces pays?

      5. Un scénario parmi tant d’autres :
        L’Europe doit importer ses matières premières et son énergie. Sa richesse est sa population majoritairement éduquée, qualifiée, cultivée, travailleuse, efficace, son infrastructure civile et industrielle très complète, et ses traditions de démocratie, de compromis et de tolérance.
        Dans un monde globalisé par des modes de communication de plus en plus rapides (TGV, DHL, avion, Internet…), l’Europe est en compétition avec des pays qui ont plus d’avantages qu’elle en matière commerciale, industrielle et financière : législation plus laxiste, coût salarial moins élevé, matières premières et énergie en relative abondance.
        Par conséquent, le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (PPA) devrait baisser dans toute l’Europe sauf dans certains pays du nord qui exportent encore des produits à haute valeur ajoutée que ses concurrents ne produisent pas encore à meilleur coût.
        Seul un endettement massif a permis jusqu’à présent de maintenir artificiellement ce pouvoir d’achat dans toute l’Europe.
        Cette baisse peut être adoucie et camouflée en créant une Europe plus solidaire en matière sociale, fiscale et politique plutôt qu’un simple marché commun, en réorientant notre économie vers des activités de service interne, en réalisant des économies d’énergie et de matières premières, en promouvant l’éducation, et en maintenant un taux d’inflation modéré mais non négligeable. Tout cela, notamment, pourrait permettre de maintenir une croissance du PIB nominale qui cachera une baisse du pouvoir d’achat de produits manufacturés et de services importés, et de rembourser plus facilement nos dettes pharaoniques en euros dévalués.
        Si en plus le politique parvient à contrôler ses banques, à limiter la spéculation, et à mieux redistribuer les ressources, dans dix à vingt ans tout ira pour le mieux !
        Il s’agit ici d’un scénario optimiste, relativement peu vraisemblable, si la règle, qui veut que les politiciens essaient d’abord les solutions qui ne peuvent pas fonctionner jusqu’à ce que des problèmes insurmontables leur donne un pouvoir exorbitant, est vraie.

      6. Quant au peuple grec, s’il doit choisir entre la rigueur allemande qui a fait ses preuves et la gabegie de ses politiciens qui a fait ses preuves inverses, il va être tenté d’accepter une voie médiane, issue de longs et pénibles compromis.

  35. mais le sort de la Grèce est le sort réservé peu ou prou à tous les pays européens, avec un ordre de priorité du sud au nord, mais si on laisse faire tous vont y passer

    parce qu’il y aura toujours dans le monde un pays plus pauvre qui pourra mettre sa population esclave au service des actionnaires et rentiers d’où qu’ils viennent

    alors la sortie de l’Euro ou de l’Europe de la Grèce n’est pas la solution, même si c’est une solution temporaire de sauvegarde à court terme.

    1. Faut toujours choisir ! Les plages, le soleil, les sublimes vestiges d’un passé glorieux, l’huile d’olive première pression à froid, les résidences secondaires dans les sites classés, la sieste, la vendetta, la combinazione, l’Olympieion, le thon rouge, le bar de ligne, la rascasse et l’aioli, ou bien la productivité, la discipline, l’infrastructure, la pluviométrie, la choucroute et les salaires allemands !

      1. Moi je choisis :
        « Les plages, le soleil, les sublimes vestiges d’un passé glorieux, l’huile d’olive première pression à froid, les résidences secondaires dans les sites classés, la sieste, la vendetta, la combinazione, l’Olympieion, le thon rouge, le bar de ligne, la rascasse et l’ aïoli »

        Je vous laisse un aperçu de Ernest Renan – Qu’est-ce qu’une nation ? –
        Conférence faite en Sorbonne, le 11 mars 1882

        « Je me résume, Messieurs. L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu’exige l’abdication de l’individu au profit d’une communauté, elle est légitime, elle a le droit d’exister. Si des doutes s’élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d’avoir un avis dans la question. Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs, prennent en pitié notre terre à terre. « Consulter les populations, fi donc ! quelle naïveté ! Voilà bien ces chétives idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la guerre par des moyens d’une simplicité enfantine. » ― Attendons, messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. Peut-être, après bien des tâtonnements infructueux, reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques. Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé. »

        Et sans déborder du cadre je dis vive la France!

      2. @ zébu
        Voyons, pas de diagnostics médicaux sur ce site de réflexion courtoise!
        Peace & love…
        Agecanonix.

  36. Bravo pour un article qui aborde les problèmes réels et que l’ensemble de la presse ,gauche comprise cache soigneusement

  37. La démocratie des marchés

    La nouvelle est très clair, nouvelle élection en Grèce
    http://www.romandie.com/news/n/_La_Grece_retourne_helas_aux_elections_annonce_le_dirigeant_socialiste_RP_150520121703-10-179176.asp

    Au lieu des partis politiques qui ont visiblement fait leur temps, pourquoi pas une nouvelle forme d’élection, si encore le suffrage universel a encore une utilité dans ce cas.

    Pourquoi ne pas élire directement des banques au pouvoir en forme de partis politiques, ce sera beaucoup plus simple. On saura directement les droits qui veulent être supprimer, ce sera plus simple que de passer par un intermédiaire qui a apparemment fait son temps.

    Les partis banquiers sont le prolongement de la politique.

  38. D’autant plus que la zone euro a été créée pour éviter ce genre de « délocalisations » vers des pays situés à proximité…
    Mais quel est donc le statu de cette Europe…? Sans Dieu ni maître autre que « le marché »….

    J’entends… « Les allemands ne veulent plus payer pour les mauvais élèves »… mais que veulent les allemands….?… de quel Europe parle-t-on…? et qui sont ces mauvais élèves…?… ceux qui n’ont pas d’argent…?
    Si c’est le cas… le problème n’est pas européen, il est vertical… Les riches de chaque pays européens considèrent « leurs » pauvres comme de mauvais élèves… qui dépensent en droits sociaux leur argent chéri…
    Et où sont les riches grecs? on ne les entend pas… ils sont beaucoup plus proches des riches allemands, français etc. que de leurs concitoyens grecs…
    Le peuple allemand ne veut pas payer pour les autres peuples… présenté comme ça, ça se comprend…
    On divise les peuples… mais ça n’a rien d’européen comme crise… en France, c’est pareil… ça a été le bruit de fond de toute la campagne…
    … ça a toujours été comme ça… On prend un type, on lui donne un peu plus qu’à son voisin et le type va se battre pour garder cet avantage
    Rien de plus facile… si vous voulez aller foutre la merde dans une cour d’école, donnez des bonbons à un certain nombre d’enfants et pas aux autres… vous allez voir le résultat…

    Le chômeur allemand est exactement dans la même merde que le chômeur grec ou espagnol ou français… il ne peut venir en aide à personne…
    Lui dire que ce sera encore pire si on les aide, c’est tout simplement monter les uns contre les autres… Qui peut croire que les peuples d’Europe peuvent s’allier pour aller dans la même direction alors qu’à l’intérieur d’un même pays, ils n’y arrivent déjà pas…

    Qu’est-ce que c’est que ce rêve européen…? D’où sort cette ânerie dans un monde libéral…?
    Les pauvres sont mis en compétition par les privilégiés et on n’en sortira pas temps qu’un pays n’aura pas imposé des règles de partage et d’égalité…

    Il faut, je réitère ma proposition, créer un pays informatique et sans territoire qui instaure des droits et des devoirs plus justes… Un pays qui prenne systématiquement position sur les choix des autres pays du monde et qu’il se fasse entendre par delà les frontières et les nationalités…

    La lutte, je le répète, doit être vertical…

    1. La lutte doit être verticale, mais la politique est l’art du possible, du compromis, qui ne se pratique vraiment que sous la contrainte de ceux qui luttent…

      1. « … la politique est l’art du possible… »

        Très bien, prenons ça comme début si vous voulez…
        Alors, qu’est-ce qu’est possible…?
        350 millions d’européens qui se débarrassent des anciennes règles… qui décident de ne pas rembourser la dette par exemple…
        Qui instaure un salaire minimum égal dans toute l’Europe
        Qui trainent en justice leurs représentants qui n’ont rien fait pour supprimer les paradis fiscaux…

        … ça vous semble possible ou pas…?

      2. Non, mais il faut lutter pour exiger tout cela, sinon rien ne se fera, même pas le possible.

      3. 350 millions d’Agequodagix qui pensent impossible le changement politique… parce que « la politique est l’art du possible » et que changer est impossible…
        C’est bien ce que je pensais, la démocratie fonctionne bien… c’est juste qu’on ne mérite pas mieux…
        350 millions d’européens libéraux ont fait et défait l’Europe… à leur image

        Le monde est une jungle policée où l’être humain est impossible…

      4. J’ai pas dit ça !
        Je crois que les changements d’un type de démocratie à un autre type de démocratie se font graduellement sous la pression de ceux qui veulent changer radicalement.
        Il faut donc des radicaux libres pour faire bouger ceux qui sont pétrifiés par le bonheur d’avoir été élus et par la peur de ne plus l’être.
        Ca va comme ça ?!

    2. @Agequodagix

      J’ai bien compris, mais en quoi cela va à l’encontre de ce que je disais plus haut…?
      Quelle forme prend la « lutte » dont vous parlez? Quels sont les possibles que vous m’opposez?

      1. « Créer un pays informatique et sans territoire qui instaure des droits et des devoirs plus justes » est une idée radicale qui contrarie les pouvoirs territoriaux établis. Si cette idée va dans les sens de l’Histoire et que certains sont prêt à diffuser cette idée par tous médias, à créer des partis radicaux universalistes, et à militer ferme, un jour, peut-on espérer…
        Ceux qui ont voulu l’Europe ont commencé plein d’idéalisme. Ils sont tous morts et c’est loin d’être fort abouti !
        Certains évènements accélèrent parfois les choses. La crise grecque peut-être…

      2. @Agequodagix

        Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous…
        Je crois au contraire que les crises (comme celle de la Grèce) si elles devaient mal tourner, pousseraient les peuples à se refermer sur eux-mêmes et réduiraient la possibilité d’une lutte verticale…
        La création d’un « pays » informatique sans territoire (même si celui-ci aurait pour vocation in fine de ce substituer aux pays existants) ne « contrarierait pas les pouvoirs territoriaux établis »… pas dans un premier temps en tous cas…
        Il serait même plutôt la « risée » des pays forts de leur territoir, de leurs frontières, de leurs armées, de leurs industries lourdes etc.
        N’ayant que la possibilité de développer des « richesses intellectuelles » (le monde numérique, la communication, les sciences, les Arts etc.) il ne leur ferait pas concurrence…
        N’étant qu’un patrie « virtuelle » reposant sur l’idée, ce pays aurait tout le loisir de penser un système équilibré… il serait un laboratoire pour préparer une gouvernance mondiale…
        Il se développerait parallèlement, autant de temps qu’il le faudrait, puis, s’il concrétise les espoirs mis en lui, pourrait trouver un territoir qui « l’adopterait » (comme certain pays ont adopté les Droits de l’Homme par exemple)… s’incarnerait sur une terre prête à poursuivre physiquement l’aventure…

        C’est justement parce que je pense (comme vous je crois) que la démocratie recule périodiquement, (qu’elle fait un pas en avant pour un pas de côté, puis un pas en arrière, puis recommence…)… qu’elle frôle régulièrement la catastrophe par le simple fait que son socle est le peuple… (un peuple motivé par des volontés antinomiques)… et qu’elle finit systématiquement par tourner en rond… qu’il ne faut plus espérer grand chose de ce côté là… qu’il ne faut pas attendre qu’elle évolue positivement, par la lutte ou par l’opération du Saint-Esprit (même si la pression devra continuer pour peser dans les débats), mais qu’il faut la créer de toute pièce, parallèlement à ce qui existe, sans heurt ni violence… mais sans désenchantement et avec opiniâtreté…

        Notre monde est paralysé… Il ne peut être défait ni amélioré (en général, ce genre de situation nous a entrainé vers l’horreur)… Il faut sortir de cette spirale par le haut alors que tous les signaux nous indiquent que la sortie de crise ne pourra être que violente…
        Pourquoi ne pas construire ailleurs…? parallèlement…? Je ne vois pas le problème…

      3. Je vous propose alors de rédiger la première « Constitution universelle des habitants de la planète Terre », de la soumettre à une discussion planétaire, et de la proposer pour ratification comme loi supra nationale à tous les Etats.
        Elle commencerait par quelques banalités, comme :
        « Tous les habitants de la planète Terre naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Constitution, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation »
        Et elle continuerait par quelques droits universels plus concrets tels que le droit à un minimum vital universel, une meilleure répartition universelle des ressources, un accès universel à l’éducation, un suffrage universel portant sur des élus dont l’appartenance territoriale ne serait pas un critère de désignation… Notamment…

      4. @Agequodagix

        Pourquoi écrire un scénario (un de plus) quand on peut commencer directement par engager le tournage du film…?
        Bon, mon idée ne vous plait pas… suffisait de dire: « ça ne me dit rien »… j’aurais compris…

        Je vous souhaite plus de chance dans vos luttes que j’en ai dans les miennes…

      5. Commencer par le tournage de la Constitution du « pays informatique et sans territoire qui instaure des droits et des devoirs plus justes » me paraissait pourtant un bon point de départ ?

      6. Tout le problème est là, je crois… la théorie (aussi poussée qu’elle puisse être), n’est pas le groupe…
        Or, rien ne peut se faire isolément… on n’impose pas, on séduit… Et mon idée ne vous a pas séduit…
        Tout comme votre vision du monde me laisse froid…
        Chacun dans son coin, c’est ce que j’expliquais plus haut… pas de peuple européen mais des millions individualités… l’Europe ne prend pas corps… et sans corps, pas de luttes…
        On tourne en rond et nous en sommes les seuls responsables…

      7. Par quoi commençer ? Un autre blog ? Un compte sur Facebook ? Une asbl ? Un texte fondateur, un manifeste, une Constitution ? Une vidéo sur YouTube ? Un parti politique ? Un groupe de pression ? Un livre (Le Défaitisme à l’Agonie?) ?
        Comment donner corps à ce « pays informatique et sans territoire qui instaure des droits et des devoirs plus justes »
        N’abandonnons pas trop vite !

      8. « Par quoi commençer ? Un autre blog ? Un compte sur Facebook ? Une asbl ? Un texte fondateur, un manifeste, une Constitution ? Une vidéo sur YouTube ? Un parti politique ? Un groupe de pression ? Un livre (Le Défaitisme à l’Agonie?) ? »

        … un brin de causette au bistrot du coin, un commentaire sur le blog de PJ…. Oui, je connais certains des moyens de communiquer… mais y a rien à faire, ça prend pas… l’Homme « individuel qui s’en sortira tout seul » a la dent dure…
        Et vous, vos luttes, ça avance…?

      9. « L’homme individuel qui s’en sortira tout seul » poursuit le plus souvent son intérêt particulier. En groupe, pourtant, certains sont prêt à transcender leur intérêt particulier pour tenir compte de l’intérêt général, si cette attitude est connue et reconnue.
        Au niveau d’un Etat, la complexité est telle que le processus de décision au nom de l’intérêt général n’est pas transparent et donc peu connu ou reconnu. C’est donc souvent des intérêts particuliers que recouvrent les décisions prises au nom de l’intérêt général.
        Le seul moyen de gérer cette complexité, et de faire connaitre les décisions prises au nom de l’intérêt général par les hommes de pouvoir, ce serait un logiciel informatique qui rendrait accessible à tous ces décisions.
        Mais depuis la Conférence de Garmisch en 1968, nous savons que le logiciel est en crise et n’en est pas encore sorti. Les logiciels rajoutent habituellement de la complexité à des problèmes complexes parce qu’il est plus rentables pour les entreprises informatiques de gérer la complexité que de la simplifier !
        La lutte pour la simplification informatique, au service de la transparence des décisions prises au nom de l’intérêt général, avance, mais très lentement !

      10. ENTRACTE ! BEAUX MESSIEURS DE BOIS-DORÉ

        MAIS OÙ EST PASSÉ KIMPORTE ?
        DANS QUELLE GALÈRE EST-IL MONTÉ ?
        OU, JUSTE ÉLOIGNÉ DU PORT… IL EST, FATIGUÉ DES SERMONS DE SCAPIN?
        FUIRAIT-IL LE PÉRIL ?
        IL NE VA PAS NOUS FAIRE SON MOLIÈRE À SON RETOUR, J’ESPÈRE ?
        AU-DESSUS, LES BILLETS CONTINUENT ET S’ENCHAÎNENT ET TOUJOURS PAS DE …PORTE, À L’HORIZON . JE M’INQUIÈTE.
        PRIONS QU’UN TURC DE BONNE MINE N’AIT ATTACHÉ NOTRE BRAVE ET DEMANDE FORTE RANÇON…
        QUOI ? !!! … CINQ CENTS ÉCUS DITES-VOUS ?
        C’EST JORION QUI VA NOUS FAIRE UNE DRÔLE DE TRONCHE.

        (fin d’entracte)

  39. LE REGIME GREC

    Regardons danser les Grecs
    ah, on y retourne souvent
    au bar d’Athènes
    regarder danser les gens
    les institutrices, administratrices, dessinatrices,
    les boulangers, policiers, charcutiers,
    les ménagères, infirmières, conseillères,
    les chirurgiens, mécaniciens, praticiens
    Et tous les chômeurs.
    J’abhoooooooooooooooorre
    regarder « danser » les Grecs
    et de voir plus en plus
    qu’on leur coupe le flouze
    et on remet le flouze
    et on recoupe la thune
    et on remet la thune
    et on recoupe le pèse
    et on remet le pèse
    Aloooooooooooooooors
    les Grecs arrêtent de danser
    se demandent qui a coupé
    ils commencent à se sentir encerclés
    et là, ils se sentent en danger
    alors ils nous disent : prenez-tout !
    faites de nous n’importe quoi
    pendez-nous la tête en bas
    comme la dernière fois
    J’abhoooooooooooooooorre
    regarder « danser » les grecs
    je trouve ça très laid
    au bar d’Athènes
    regarder danser les gens
    J’abhorre, j’abhorre, j’abhorre, j’abhorre
    et on coupe le blé
    et on remet le pognon
    et on recoupe le pognon
    et on remet le fric
    et on coupe le fric
    ……
    Stop ! je coupe le son !
    Ça file trop les jetons
    Quelle est la prochaine station ?
    Sur la route du soliton…
    Quel est le prochain wagon ?
    De toute façon… pour le téléfon
    Y a plus de jetons.

    d’après « Louxor J’adore » – Robots Après tout – de Katerine.

  40. Nikos Michaloliakos,
    Voilà ce que les journalistes, les politiques et les banquiers grecs ont engendrés.
    Qui sème le vent, récolte la tempête !
    Comme si l’Europe ne l’avait pas envisagé. Ces doux messieurs des instances Européennes ont de quoi tremblé maintenant. La France subit à son tour les foudres des hedges funds à travers la descente au enfer du CAC (attention bientôt Entreprises Françaises en solde). Ces messieurs de la finance ont l’air de bien s’amuser, la paix sociale n’est pas leur métier. Pourtant le temps est compté avec une prochaine échéance obligataire grecque qui promet d’être sportive. Puis, courant Août, la France pourrait se réveiller avec un mal de tête. C’est à dire une réalité de ce que l’arme de guerre financière peut provoquer comme dégâts. Au passage, notons l’endettement pharaonique des anglais qui sont en train de vendre jusqu’à leurs routes aux chinois (je n’ai d’ailleurs absolument rien contre les chinois). On en conclut : les multinationales se gavent dans cette grande braderie et les Banques se régalent sur le dos des Etats afin d’éponger leur dette de jeu. Les politiques nous proposent un contrôle de tout contre un asservissement générationnel.
    Cela ne peut que mal finir au regard du niveau d’instruction constaté ces dernières années.
    Toutes politiques envisageables (désurbanisation, polyvalence des savoirs, régulation financière, …) dans le cadre d’une déconcentration des richesses n’est possible qu’à terme.
    Malheureusement, je pense que c’est le temps qui nous manquera. Les EU doivent être satisfait de constater que toute l’attention est maintenant portée sur l’Europe. Cela leur laisse l’illusion qu’il dispose de temps. D’ailleurs, ils ont trouvé les boucs émissaires idéals, les nations d’Europe et pour la partie financière la JP Morgan (l’arbre qui cache la forêt) ! Comme dans l’antiquité, pour calmer le peuple, il faut un sacrifice….

  41. Un scénario des plus comique serait de voir les grecs sortir de l’europe, ….etre aidés par la turquie (que nous avons rejeté), et par la chine …….Nous aurions un peu l’ air con !

  42. Quel désastre!
    Encore une belle et bonne analyse qui fait avancer les choses parce qu’il est certain que ces articles lu par des responsables politiques, jour après jour, orientent leurs jugements.

    Ce n’est pas l’euro qui est en cause mais c’est bien cette Europe totalitaire dans son économie et illusoire dans sont rêve « démocratique ».

    Le temps revient des nations et de leur relations compliquées. Comment pourrait-il en être autrement?

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