L’actualité de la crise : VIELEN DANK FRAU MERKEL ! par François Leclerc

Billet invité.

Une information ayant comme origine le bureau de Panayiotis Pikrammenos, le premier ministre grec par intérim, soulève ce matin un gigantesque tollé dans le pays. Selon cette source citée hier soir par les agences de presse internationales, Angela Merkel aurait évoqué avec Carolos Papoulias, le président de la République, l’organisation d’un référendum portant sur le maintien ou non de la Grèce dans l’euro.

Un démenti est très vite venu de Berlin, mais le mal était fait. Personne ne pouvait y croire, car le projet circulait déjà. Il avait été notamment évoqué sous la forme d’un « troisième tour » aux prochaines élections législatives par le commissaire européen Karel de Gucht. Deux hypothèses pouvaient par contre être formulées à propos de cette annonce intempestive : une fuite organisée destinée à torpiller le projet ou l’inexpérience d’un fonctionnaire (depuis injoignable et renvoyé à son cher foyer).

Le résultat n’a pas déçu les espérances de l’auteur de la fuite, si cette hypothèse un peu retorse devait être retenue. Ta Nea titre ce matin « Ultimatum Merkel » tandis qu’Eleftheros Typos, à l’opposé politiquement, barre sa « une » de « Bombe Merkel pour un euro-referendum ». Antonis Samaras, le leader de Nouvelle Démocratie, déclare que cette suggestion est « regrettable et ne peut pas être acceptée ». Alexis Tsipras, de Syriza, constate que « Madame Merkel est habituée à s’adresser aux dirigeants politiques de la Grèce comme s’il s’agissait d’un pays sous protectorat ». Evangélos Vénizélos du Pasok affirme que « la question en Grèce n’est pas son maintien ou non dans l’euro, mais la sortie définitive de la crise… »

C’est à cela que l’on reconnaît les grands dirigeants : à leur capacité de réussir là où tout le monde a échoué. A Athènes, tout le monde se retrouve d’accord ce matin. Merci beaucoup, Madame Merkel !

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129 réflexions sur « L’actualité de la crise : VIELEN DANK FRAU MERKEL ! par François Leclerc »

  1. Auparavant, nous étions dans des débats idéologiques.

    Maintenant, plus la perspective d’une sortie de la Grèce de la zone Euro se profile, plus les objections se précisent.

    Le maintien dans la zone Euro sera très pénible pendant longtemps, la sortie sera une vraie catastrophe, mais pour combien de temps ? On peut imaginer une faillite de l’état, suivie immédiatement d’une faillite des banques, et d’un assèchement immédiat de toute liquidité.

    La Grèce n’est pas l’Argentine, ni l’Islande, et mettra probablement longtemps à se relever d’une catastrophe, tout en ayant recours à des expédients non-conventionnels dont on a aucune idée, ni de leur nature, ni de leurs effets. On parle d’imprimer des Drachmes, mais à quoi correspondrait cette monnaie ?

    Je comprends que Mme Merkel souhaite que la Grèce « prenne ses responsabilités », cela diminuerait pour un temps le stress que représente pour elle les questions en suspend, et la formulation des réponses possibles.

    1. Bonjour François,

      Vous citez

      Mme Merkel souhaite que la Grèce prenne ses responsabilités.

      .

      Je ne puis m’empêcher de vous poser la question, mais de « quelles » responsabilités parle t-elle ? La Grèce a été dépouillée de la totalité de ses responsabilités par les envoyés de l’UE, il lui serai donc bien difficile de prendre quoi que ce soit comme décision, que ce commentaire vienne de la part d’une personne qui est l’instigatrice même de ces décisions, je m’inquiète de savoir si cela tiens plus de la maladie d’Alzheimer que du pur cynisme.

      A moins que par « responsabilités », elle entend garantir la « paix sociale » à coup d’intervention des unités anti-émeutes, et d’une majorité parlementaire toujours tenue par les partis pro-memorendum, histoire de pouvoir appliquer tranquillement la phase finale du plan et de pouvoir achever le malade.

      En ce qui concerne la sortie ou non de l’Euro, soit on continue dans l’Euro et on ‘perfusionne’ l’économie grecque tout en continuant les mesures d’austérités, ce qui sauvera peut être l’économie mais finira par tuer le peuple, soit on tente la sortie et on voit.

      Pour résumer je dirais que le maintiens dans l’Euro de la Grèce tiens plus de l’acharnement thérapeutique que d’une véritable aide, alors après tout, pourquoi donc ne pas tenter le grand saut dans le vide, puisque la Grèce ne sera pas exempt d’outil pour relancer la machine ?

      Cordialement,

      1. L’état grec a tout de meme des recettes, mais la majorité vont aux interets de la dette.
        Si la dette est éliminée, il n’y plus tellement de déficit.
        Et…Puisque les marchés n’ont aucune morale (Ils se moquent de leur propre morale, quand le profit revient), et se fichent de la faillite de leurs concurrents, ils peuvent continuer à preter à la Grece pour un plan de relance!
        Pourquoi pas faire défaut à l’interieur de la zone euro? Ce serait bien plus efficace, l’Argentine n’avait pas cette chance.
        Que va faire Merkel? Envoyer les panzers divisions?

      2. Tu racontes n’importe quoi izarn. Les intérêts de la dette en 2011 c’était les trois quarts du déficit grec (ce sera moins avec la restructuration), mais entre le tiers et le quart des dépenses publiques, pas «la majorité» des dépenses ni même des recettes.
        Même avec une annulation totale de sa dette, et donc du paiement des intérêts, le trésor grec (juste pour le budget de l’État, hors les déficits sociaux et locaux) devrait encore, et malgré les sacrifices déjà « consentis » depuis 2009 jusqu’en 2011, trouver 5 à 6 milliards à emprunter, 2,5 à 3% du Pib. Où ? A combien ?
        Dix ans après leur défaut et malgré des conditions extérieures (comme intérieures d’ailleurs) plus favorables l’Argentine n’a toujours pas accès au financement international (va voir ce que ça fait quand tu touches un salaire non indexé dans un secteur plus ou moins « informel » avec une inflation à 20 ou 25%…).

    2. Et si l’Allemagne remboursait à la Grèce les dommages de guerre qu’elle devait verser en 1945…

      – avec les intérêts, cumulés depuis 1945… cela doit représenter une somme non négligeable qui pourrait être montrée à l’Europe, face aux dettes détenues par des banques allemandes ?????????????????

  2. Grèce = berceau de la Démocratie? Une période bien oubliée,qui semble-t-il n’émeut plus personne,peut-on commencer à parler de la Démocratie comme d’un  » certaine  » période historique a lors actuelle dépassée ?

  3. C’est l’effet boomerang.
    A Nice Papandréou avait essuyé une fin de non recevoir par Merkel et Sarkozy pour son référendum, et voilà maintenant qu’on suggère aux dirigeants grecs de s’y rallier.

    Les grecs qui étaient embourbés dans la vision économiste imposée par leurs élites et la Troïka retrouvent ce qui fait l’essence du politique : l’accord entre les discours et les actes. Quand les différents acteurs de la société s’accordent pour redonner un sens aux mots, une consistance, c’est que la résistance s’organise déjà par le langage, que celui-ci est reconnu pour ce qu’il est : une force.

    1. Tss tss Pierre-Yves, c’est entré dans l’histoire l’affaire du référendum avorté de Papadréou. Et Papadréou lui-même, comme tous les observateurs sérieux, confirme que c’est bien Sarkozy qui était l’avorteur. Pas Merkel que Papandréou dit avoir convaincue alors. Il dit aussi qu’il était persuadé de pouvoir rallier totalement Sarkozy à sa cause puisqu’il ne s’y était pas dit opposé sur le fond lorsqu’il informa le tandem de son projet; Sarkozy ne lui en a pas laissé le temps. Trop pressé le zig. Un couteau dans le dos de Papandréou et une consultation des hellènes repoussée aux calendes grecques, après le second tour en tout cas. Et on pourrait chanter quelque mois de plus «la crise est finie». C’est tout. Sarkozy l’a tuer.
      Comment disait Fouché à Talleyrand dans Le Souper ? « La parole, on en a qu’une. Si on ne peut pas la reprendre… », ce à quoi Talleyrand de répondre : « Surtout si c’est pour la redonner… »

      1. Sarkozy n’a tuer personne, si ce n’est celui qui voulait se laisser tuer (cela l’arrangeait peut-être)
        Ppandréou, quelle que soit ses raisons à capituler, il aura beau se l’arranger comme il veut, crier que c’est les autres qui l’ont empêchés d’être, il en restera qu’il n’a pas essayer de résister.

      2. il en restera qu’il n’a pas essayer de résister

        Ben voyons, t’étais sous le bureau j’imagine, pour en savoir tant…

    2. Vous refaites l’histoire : Le 19 décembre, il y eut la signature à 17, du projet de traité sur la nécessité du retour rapide à l’équilibre des finances, avec respect de la règle d’or et impliquant l’austérité. Panpandréou signa ce projet de traité. De retour à Athènes, il annonça son intention de soumettre ce projet à référendum avec une question du genre : « Voulez-vous ou non de l’austérité » ? La réponse des Grecs n’aurait guère fait de doute ! Sur quoi Merkel et Sarkozy demandèrent que si il devait y avoir référendum, la question devait être : « Voulez-vous sortir oui ou non de la zone euro » ?
      On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

      1. Mais non la bonne question ce n’est pas de sortir de la zone euro ou l’austérité, c’est:
        -Voulez qu’on fasse défaut de notre dette face à la BCE, l’Allemagne et la France?
        (Remarqons l’excellent choix de Merkosy: Voulez vous que le marteau vous frappe sur la tete, ou voulez vous frapper votre tete sur le marteau?)

        Réactions unanimes: Nannnnnnnnnn! Neinnnnnnnnn! Pas de défaut! Sinon dehors!

        Ha oui? Et que disent les traités? Si un pays fait défaut, hein?
        J’aimerais bien le savoir!

  4. La veuve Merkozie se prendrait-elle maintenant pour le Kaiser européen ? N’aurait-elle pas hâte de se débarrasser des Terres grecques qu’elle prône ainsi à mots dé-couverts le fameux Deustchland über alles ?
    Plus grave, il est connu qu’elle veut à tout prix faire entrer la Turquie dans l’Union et qu’elle fera tout pour avoir , hic et nunc, la ralliement du 7 ° Président français de la V°.

    Mais, au fait, de quelle Union parle-t-telle ?

    1. Ducas,

      Plus grave, il est connu qu’elle veut à tout prix faire entrer la Turquie dans l’Union

      Gravissime même ! Bouhhh on s’en fait aux brailles dis donc… T’inquiète ma biche, paraît qu’le bon père Sarko nous a laissé une p’tite ligne Maginot de derrière les fagots contre la terreur Ottomane, faute de lignes de coke…

      1. Vigneron, je me permet de revenir sur le serpent de mer qui fait saliver les banques, les fonds de pension et les mutuelles : Le montant des retraites publiques en Europe et le montant des fonds de pension Américains.
        Dans un billet précédent vous donniez la somme de :
        (…) 30 000 milliards de $ en balance au-dessus de nos représentants rien que pour les seuls fonds de pension (…)
        Par curiosité, est ce que vous ou François Leclerc auriez une estimation du montant des retraites publiques en Europe
        Pour les traders et pour les organismes bancaires cette masse énorme d’argent représente un eldorado, pour les cotisants une carotte .
        Par curiosité, est ce que vous ou François Leclerc auriez une estimation approximative du montant des retraites publiques en Europe.

      1. en tout cas pas les retraites de la fonction publique qui ne sont payées que par l’emprunt car non provisionnées ce qui est le probleme,pour ce qui est du secteur privé il est malheureusement évident au vue des retraites versées qu’il vaut mieux capitaliser que continuer ce systéme qui n’aura tenu que le temps de deux générations.

      2. En tout cas pas les retraites de la fonction publique qui ne sont payées que par l’emprunt car non provisionnées…

        « Que » ? Et les cotis-retraite du secteur public, c’est pour payer les croquettes à Médor ? Et ne parlons pas de leurs mutuelles…
        Quand à vos illusions sur la capitalisation, on en reparlera… Mais faudra pas venir chouiner.

      3. Venant de Keyser Söze du film « the Usuel Suspect » Ce film m’avait très impressionné !

  5. Peut-être le bon moment de replacer ceci….:

    $$$$$$……QUATREMER ,…….on en pense ce qu’on veut…..mais , dans sa dernière livraison , il écrit ceci , qui mériterait peut-être réflexion(s) , surtout venant de sa part……(les grasses sont de mon initiative) :
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    » Mais imaginons que la Grèce joue le pire, c’est-à-dire la faillite, tout en restant dans la zone euro (c’est le souhait de 80 % des Grecs et les partis voulant clairement l’abandonner pèsent environ 25 % des suffrages exprimés). Elle n’aura certes plus droit à l’aide européenne et internationale (pas plus qu’aux marchés, mais c’est déjà le cas) et fera donc défaut sur ses (250) =150 milliards de dettes dont les deux tiers sont entre les mains de l’UE et du FMI qui se prendraient donc une paume. Mais comme son budget primaire est quasiment à l’équilibre (en dehors des intérêts de la dette), l’effort supplémentaire à effectuer sera infime au regard de ce qu’elle a déjà fait.

    Surtout, ses banques auront toujours accès aux liquidités de la Banque centrale européenne (sauf si celle-ci décide de couper ses financements avec le risque de contagion aux autres pays que cela comporte), ce qui évitera un naufrage de son système financier inévitable en cas de retour à la drachme, et ses entreprises endettées en euros ne feront pas défaut, ce qui serait le cas si la Grèce quittait la zone euro. Enfin, en restant dans l’Union et dans l’euro, la Grèce continuera par ailleurs à bénéficier des fonds européens qui sont loin d’être négligeables… En revanche, la Grèce aura un gros problème avec sa balance commerciale qui est gravement déficitaire : faute d’avoir accès aux financements extérieurs, à la suite de son défaut, les importations devront être réduites brutalement, ce qui sera douloureux et pourrait amener à des ruptures d’approvisionnement.

    C’est d’ailleurs la limite de l’exercice : la Grèce, quoi qu’elle en dise, ne pourra pas faire l’économie de réformes structurelles pour regagner des points de compétitivité sauf à s’appauvrir durablement (elle ne pourra plus financer son niveau de vie à crédit).
    Bref, le soulagement ne serait que temporaire, mais il pourrait tenter un gouvernement dirigé par la gauche radicale. »
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    1. Et maintenant ?

      Qu’ils soient d’accord, ils l’étaient mais au moins c’est explicite, nous ne sortirons ni de l’Union ,i de l’Euro mais, ce qui est demandé aux autres pour y entrer s’applique aussi aux Grecs pour y rester, c’est à dire d’avoir un Etat en ordre de marche qui défini des règles applicables à tous : les riches et les pauvres, à tous ceux qui ont un patrimoine foncier y compris s’ils sont religieux. Enfin contribuer selon ses moyens au fonctionnement de l’Etat.

      Est-ce demander aux Grecs de se renier en adoptant et en faisant vivre ces règles ?

      Je ne vois pas en quoi les citoyens des pays de l’Union qui respectent ces règles pourraient plaindre les Grecs de leur sort.

      La campagne électorale sert à fixer des objectifs et à demander le soutien des citoyens.

      Comment la confiance pourrait revenir sans un minimum de règles du jeu que chacun fait sienne.

      Comment un pays peut il fonctionner sans un destin à partager ?

      Ce que l’on peut vivement regretter c’est l’incapacité des partis politiques grecs de le formuler et de l’argumenter pour dépasser leur clientélisme actuel.

    2. D’où il tient ça Quatremer que la Grèce a son « budget primaire quasiment à l’équilibre » ? A 9,1% de déficit en 2011, soit plus de 19 milliards, me semble que c’est encore nettement plus que les intérêts de la dette (13 milliards en 2010, un peu plus de 4% d’intérêt, j’sais pas en 2011 mais maxi 14/15). Et surtout on sait à quel prix ils ont fait descendre ce ratio de plus de 15 en 2009 à ces 9,1%… toujours pas à l’équilibre hors service de la dette… service de la dette qui lui, grâce au haircut, devrait faire baisser aux alentours de 7% le déficit 2012. Miraculeux, y’a pas.
      Le déficit commercial c’était presque rien en 2011, une paille : 9,6% du Pib (20 milliards, en France ça ferait 192 milliards au lieu des 75 de l’année dernière). Objectif 2012 ? 7%… cinq milliards d’importations en moins quoi, forcément, si tout va bien évidemment.

      1. Bruno, j’te cite un site d’entrepreneurs grecs, grands supporters de l’austérité (« Greece is changing »…) : – «Le déficit primaire a connu une diminution importante, passant de 24,7 milliards d’euros en 2009 à 11,3 milliards en 2010 puis à 5,2 milliards en 2011.»
        Bien bien, marvelous, plus que celui de la Sarkofrance en % de Pib le déficit primaire de la Grèce en 2011. Tout baigne. 2012 ? sans au minimum l’équilibre du budget primaire les grecs ont les mains liés. Dans le cas contraire ? … tout le beau monde d’en haut en Grèce voudra en tirer l’avantage politique.
        http://www.greeceischanging.com/fr/the-reality-to-date/

      2. OK, Vigneron, merci pour l’info.

        C’est fou tout de même la désinformation actuelle sur le sujet…

      3. A mon humble avis sur les 19 milliards de déficits il y a bien évidement les 13 milliards du cout de la dette, ce qui fait juste un déficit « structurel » de 6 milliards….
        C’est trés étrange de ne pas compter dans le déficit le cout de la dette!
        C’est la premiere fois que je lis ça….
        C’est peut-tere une comptabilité à l’allemande?

    3. importation réduites= ruptures d’approvisionement
      quels sont-ils?
      la Grèce ne peut-elle pas développer les productions qui lui manqueront?
      des années difficiles certes, mais au bout une solution?
      bientôt l notre aussi?

      1. @ tchoo,
        Vous avez parfaitement raison.
        Que l’on regarde les problèmes, il n’ont qu’ une seule cause:
        la faiblesse économique.
        ( Au social, le chômage induit est en soi le problème principall.)

        Même en protection de la Nature et des hommes,
        ce qui vient d’ Asie est un scandale, obtenu au ‘prix’
        d’une exploitation forcenée des ressources et des hommes.
        Alors que produire en Europe est efficace à tous points de vue.
        La faiblesse du prix d’un transport de 16000km
        n’est apparent et doit tout aux subventions, encore
        un gaspillage écologique.
        ( 16000km : 9330 km à vol d’oiseau entre Hong-Kong et Rotterdam..)

        Rapatrions la production de notre consommation. Tout nous y invite.
        Et si le privé est incapable de le faire, un Etat ressourcé le pourrait, lui.
        De toutes façon, désintoxiquer les gestionnaires d’un retour sur investissement
        supérieur à 3% réclamera une intervention lourde et persistante de l’ Etat.
        « Ils » feraient mieux de reconnaître qu’ « ils » ont échoué
        et passer la main.

        La Grèce peut s’en sortir et ainsi montrer la voie,
        parce que rien ne sera possible en respectant le cadre actuel.

        « bientôt la notre aussi? », oui si nous le voulons.

  6. Merci beaucoup, Madame Merkel !

    Ben oui, le référendum est fait : les trois grands leaders, comme un seul homme, toute la presse, le peuple grec, devant ce ballon de baudruche : « On veut rester dans l’euro ! La question ne merkite pas même d’être posée ! »

  7. Si l’émission d’un eurobond axé sur la Grèce devait voir le jour, quels types de projets pourrait-il viser pour se garantir quelques succès (auprès des investisseurs et surtout auprès des grecs) ?

  8. On ne voit pas très bien l’intérêt de la manœuvre. Il semblerait à en croire l’état de l’opinion en Grèce qu’ils ne veulent pas sortir de l’Euro, et qu’ils diront non au référendum. On sait également que les grecs refuseront dorénavant de se plier aux plans d’austérité. Si les membres de la zone Euro coupent les vivres en représailles, la seule réaction possible pour le prochain gouvernement grec sera de faire marcher la planche à billet pour financer son économie.
    Si on part de ce raisonnement, l’Allemagne pourrait à son tour justifier sa propre sortie de l’Euro en prétextant le risque inflationniste et le manque de discipline budgétaire dans la zone Euro. Dans ce cas de figure, l’organisation d’un référendum en Grèce sera de toute manière un élément déclencheur à l’éclatement de la zone Euro. Dans le cas d’un non à la sortie de l’Euro, l’Allemagne aura un prétexte pour reprendre son autonomie en matière monétaire. Dans le cas d’un oui à la sortie de l’Euro, il ne fait aucun doute que les pays les plus fragiles seront obligés de sortir de la zone Euro sous la pression des marchés.
    Mais avons nous besoin d’un référendum en Grèce pour arriver au résultat recherché par l’Allemagne ?

  9. Si les uns et les autres tombent du radeau, qui va encore rester dans la zone euro ? Celle-ci ne risque t-elle pas de perdre sens, s’il ne reste plus que l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande ?
    Quant à la sécession de la Grèce, qui représente 2% du PIB européen, objectivement cela pourrait « passer ». D’autres pays de l’Union européenne, pas très riches, comme la République tchèque, ne font pas partie de la zone euro. Ce n’est pas ça qui fait pencher la balance.
    Reste la panique, l’effet domino…

    1. Si les uns et les autres tombent du radeau, qui va encore rester dans la zone euro ?

      Comme d’habitude : « pince moi » et « dis moi que je ne cauchemarde pas » !

  10. @ François ,
    avez-vous remarqué que: Alors que tous les sondages donnaient Syriza en tête pour le 17 Juin , est sorti ( divine surprise pour les eurobéats ) , un autre sondage jeudi soir ( aprés fermeture des bourses européennes ) qui donne la Nouvelle Démocratie ( pro-memorandum) assez nettement vainqueur . C’est un sondage effectué par l’institut Marc/Alpha . Depuis , ce résultat tourne en boucle sur tous les sites francophones (notamment belges , mais tous les autres aussi) Egalement sur les sites anglophones , et hellénophones ( http://www.Ethnos.gr) .
    Le site anglophone basé à Athénes http://www.athensnews.gr n’est plus tenu à jour depuis le 17 Mai.
    Est-il possible, alors que les Grecs doivent être à l’écoute en quasi-permanence, qu’AUCUN autre sondage ne vienne confirmer ou infirmer celui (surprenant)de Marc Alpha depuis maintenant trois jours .
    Ne pensez-vous pas que ce phénomène est suspect??? Que ce sondage grec est très douteux?
    Si des manipulations des médias ont lieu , quel est le but poursuivi ? Prévenir un krach boursier en Europe? Tenter de démoraliser les électeurs grecs? ( le vote anti-memorandum étant présenté comme « voué à l’échec »)
    Ne peut-on craindre une tricherie massive venant des partis pro-mémorandum le 17 Juin?
    Les citoyens grecs ne devraient-ils pas mettre les urnes sous haute surveillance ce jour-là?

    1. Des sondages truqués en Grèce? Oh, pas possible?! Ce n’est pas en France que cela arriverait, mmmh?

      Pour info, le groupe Bolloré détient 100% de l’institut CSA et la vice-présidente de l’IFOP n’est autre que la présidente du MEDEF, Laurence Parisot.
      Déduisez-en ce que vous voulez…

    2. @marc aurele :

      Pour info, le site d’Athens News est à jour, ils publient leur édition papier le dimanche (c’est un hebdomadaire). Leur dernier « Press Watch » d’aujourd’hui ne mentionne pas ce sondage, dont même Kathimerini ne se fait pas les gorges chaudes (étant du côté ND, c’est étonnant qu’ils ne le claironnent pas sur tous les toits, même s’ils en parlent). Visiblement, Angela refait la une, et aussi des commentaires et critiques relatives à telle ou telle déclaration d’un membre de Syriza ou un autre, la presse « mainstream » ayant décidé que Syriza était le parti à abattre (enfin, tous els grand journaux inféodés soit au PASOK, soit à ND).

      Je signale, pour ceux que ça intéresse, un article du 11 mai d’Athens News, interview de Nadia Valavani, économiste de son état (et aussi ancienne communiste et incarcérée par la junte des colonels pour avoir osé être présente durant le soulèvement de Polytechnique en 1973) et députée nouvellement élue pour Syriza : « La base du succès de Syriza » (en anglais, bien sûr).

      Enfin, pour info, le dernier sondage que j’aie lu, le 16 mai, sur Athens News :

      Party: (voter intention)

      Syriza: 20.3%
      New Democracy: 14.2%
      Pasok: 10.9%
      Democratic Left: 6.1%
      Communist Party: 4.4%
      Independent Greeks: 3.7%
      Golden Dawn: 2.2%
      Recreate Greece: 1.6%
      Democratic Alliance: 1.1%

      Other parties 2.3%
      Undecided: 17.3%
      Don’t know/No answer: 6%
      Abstention/spoiled/blank: 9.7%

      Question totalement annexe : y a-t-il un moyen d’inclure une image via son url (tag « img » ou autre) ?

      1. Je me réponds pour signaler deux autres sondages qui mettent ND en tête et un cheveu devant Syriza (lire Athens News de ce soir).

        Si on prend en compte les 17% d’indécis et les 7,7% qui annoncent voter pour « un autre parti » (en dehors de la kyrielle citée), on se rend compte qu’en fait on ne sait rien du tout de ce qui sortira des urnes.

        Par contre, très clairement, la grande « lutte contre le péril Syriza » est lancée, grand mouvements à droite, la presse se coalise, etc. On croirait que les chars russes vont débouler dans Athènes !

        ND est occupée à promettre tout et n’importe quoi à d’éventuels futurs électeurs, y compris qu’ils ne paieraient plus de taxes, etc – pourquoi ne pas leur promettre le ticket gagnant du lotto, au point où ils en sont…

  11. Intéressante analyse de Roubini sur la drachmatisation de la dette grecque. Même si le GDP serait sévèrement diminué, la sortie de l’€ permettrait à ce pays de retrouver sa souveraineté monétaire.
    Une sortie de l’€ et une réforme structurelle pourraient créer les bases d’une nouvelle croissance basée sur les atouts du pays (tourisme, traffic maritime, aquaculture…), même si les importations (pétrole, etc.) coûteront beaucoup plus cher et nécessiteront d’évoluer vers un modèle économico-industriel plus durable.
    http://www.project-syndicate.org/commentary/greece-must-exit?utm_source=readme&utm_medium=rightrail&utm_term=&utm_content=2&utm_campaign=recirc

  12. En 1992, à l’époque du référendum de Maastricht Edgard Morin avait écrit:

    « la métamorphose est inachevée, nous ne sommes ni chenille ni libellule, nous sommes encore dans la chrysalide. L’effort décisif est à faire. »

    Le problème c’est que pendant les 20 dernières années, aucun effort décisif n’a été fait sur le plan politique.
    On a laissé croire que le fait d’avoir une monnaie unique conduirait à une unification politique.
    On voit aujourd’hui que c’était une erreur monumentale.
    Les fédéralistes se sentant minoritaires en Europe ont essayé d’avancer masqués, à travers l’euro en particulier. Mais aujourd’hui l’échec est patent.
    Aujourd’hui nous n’avons qu’une zone de libre échange, qui nivelle tout le monde par le bas.
    Nous n’avons ni Europe sociale, ni Europe fiscale, ni budget européen digne de ce nom, ni institutions démocratiques.
    Qui plus est, nous avons réussi le tour de force de réveiller les nationalismes dans ce qu’ils ont de plus abject. Ceci en transférant, de façon antidémocratique et sournoise, des pans entiers de souveraineté des Etats à une oligarchie européenne qui a plus d’égards pour les lobbies de la banque et de la finance, qu’elle n’en a pour les peuples.
    Avec le recul, force est de constater qu’un homme comme Philippe Séguin avait raison:

    L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l’anti-1789. Beau cadeau d’anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette République qu’ils encensent dans leurs discours et risquent de ruiner par leurs actes!

    Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d’être étouffés, ne s’exacerbent jusqu’à se muer en nationalismes et ne conduisent l’Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n’est plus dangereux qu’une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s’exprime sa liberté, c’est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin

    Extraits de son discours du 5 Mai 1992 à l’Assemblée Nationale.

    A l’époque j’étais plutôt fédéraliste, mais pour une fédération démocratique. En quelque sorte, j’étais prêt à céder des pans de ma souveraineté nationale, mais à condition de retrouver cette souveraineté à l’échelon supérieur européen.
    Or, force est de constater que ce n’est pas le cas, nous avons lâché la proie pour l’ombre.
    Nous avons cédé des pans entiers de notre souveraineté nationale, et en échange nous sommes gouvernés par une oligarchie non élue, qui représente bien plus les intérêts des financiers, que ceux des peuples.
    La tromperie a été totale, et les gouvernants de l’époque: Mitterrand et Delors en tête, y ont fortement contribué.
    Aujourd’hui les maux que prophétisait Philippe Séguin nous assaillent. L’Euro est menacé dans son existence, l’Europe est dominée par l’Allemagne, les nationalismes ressurgissent.
    Il eut mieux valu, en effet, une confédération d’Etat-Nations souverains,conservant chacun un droit de veto, ne déléguant partie de leur souveraineté que volontairement et de façon réversible, plutôt que cette UE « pseudo-fédérale » gouvernée par les banques et la finance.
    Pire si l’on suit Philippe Séguin, on peut craindre que le problème ne soit plus profond.
    Car il n’a pas de peuple européen, partant il ne peut y avoir de souveraineté européenne, et donc pas d’espace public pour un débat démocratique à l’échelle européenne. Dans ces conditions construire une Europe démocratique est une gageure.
    Est-il trop tard pour remettre cette construction européenne sur de meilleurs rails ? Espérons que non. Mais maintenant nous n’avons plus le droit de tergiverser: ou nous faisons un effort décisif – comme le disait Edgard Morin – pour remettre la question démocratique au centre de cette construction, et nous nous sauverons ensemble, ou nous ne le faisons pas et nous périrons ensembles.

    1. @ Macarel

      Philippe Séguin avait raison:
      les sentiments nationaux, à force d’être étouffés, ne s’exacerbent jusqu’à se muer en nationalismes et ne conduisent l’Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n’est plus dangereux qu’une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s’exprime sa liberté, c’est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin

      Philippe Séguin avait surtout un talent pour oublier que, « guerre des mondes » oblige, les puissances financières ont amoureusement financé et nourri le ventre d’où sorti la bête immonde. Que sans les combines de la City et de WS le masque hideux de la misère ne se serai jamais abattu sur le monde dit civilisé. Il oubliait même avec empressement tout ce que son propre parti pouvait receler d’anti-sociaux purs et durs. Un grand distrait ce grand homme….

      Ne faites pas comme lui….n’oubliez pas que les chevaux ne se battent jamais que devant des mangeoires vides…

      1. @RIOU René

        Hier comme aujourd’hui, la question est: « Qui a vidé les mangeoires ? »
        Ceci dit entre l’extrême-gauche, et l’extrême-droite, le capital choisira toujours l’extrême-droite.
        Là dessus il n’y a aucun doute: c’est consubstantiel à sa nature et à ses intérêts.

    2. « A l’époque j’étais plutôt fédéraliste, mais pour une fédération démocratique. En quelque sorte, j’étais prêt à céder des pans de ma souveraineté nationale, mais à condition de retrouver cette souveraineté à l’échelon supérieur européen. »

      Fédéraliste je l’étais moi aussi (à cause de souvenirs pénibles et d’une absence de patriotisme spontané) mais malheureusement sans avoir examiné les exemples qui ont réussi et échoué. La question à se poser pourrait être du genre: qu’est-ce qui fait que certain états entreprennent de fusionner ou au contraire de se scinder ?

      Quand une union s’est faite de force et n’est que le résultat de guerres perdues ou de marchandages entre puissances étrangères, l’aspiration à se séparer semble naturelle et ce d’autant plus que ceux qui se trouvent réunis ont longtemps été séparés par des frontières bien établies, que l’union est récente et qu’elle a causé de forts conflits internes non résolus.

      Pour ce qui est de la réunion de deux ou plusieurs états, la solidarité avec des étrangers qu’on connait mal n’a rien d’évident ni de spontané. Le patriotisme, la méfiance vis à vis du changement ou l’indifférence semblent plutôt pousser au statu-quo.

      Examiner les cas où autre chose que la force des armées suivie d’une longue habitude sont parvenus à rendre solidaires les populations qui vivent ensemble sans trop de conflits me semblerait la démarche la plus raisonnable, à moins qu’au contraire la raison n’ait pas son mot à dire en cette matière et que seule compte la passion de ceux qui sont pour et de ceux qui sont contre ?

    3. «Aujourd’hui nous n’avons qu’une zone de libre échange, qui nivelle tout le monde par le bas.» Vous avez raison et c’était bien l’objectif de la grande-Bretagne: faire de l’Europe une zone de libre-échange à l’encontre de la Communauté Européenne!
      Deux-Montagnes Québec

    4. la démocratie existera à nouveau lorsque le pouvoir sera aux mains des nations et que les peuples verront les changements se produire, ce qui n’a aucune chance d’arriver lorsque l’on remplace un libéral-pro européen par un social-démocrate pro européen, lorsque l’on remplace un président impuissant (cynique à la sarkosy), par un autre président n’ayant pas davantage de pouvoir (si ce n’est celui de faire des plans sur la comète de croissance européenne sans remise en cause des traités ni des pouvoirs au sein de l’ue)
      bref des irresponsables et corrompus, vendeurs de soupe et complices du diktat et du désastre actuel

      1. « le pouvoir sera aux mains des nations » : je serais très heureux de savoir ce que ça recouvre, ce genre de formules ! La référendomite permanente que proposait Sarkozy ? Des « conseils populaires » tranchant de tout à tout instant ? Un gouvernement « fort » et nationaliste faisant semblant de croire que rien d’autre que lui ne détermine l’état de la France ?

  13. Mais quiqui paie ?????????? Uniquement les allemands!!!!!!!!!!!!!
    Si vous ne pouvez ou voulez pas vous réformer , faire payer ceux qui peuvent , nous les allemands , alors nous sortirons de l’euro.
    Vous pouvez tous souhaiter que la grêce et les autres gardent l’euro mais c’est impossible si les économies sont trop dissemblables , la preuve en est faite.
    Si les pays en déficit commercial ne sortent pas (je parle ici de la France) c’est l’allemagne qui laissera tout tomber.
    C’est évident.
    Yen à marre nous les allemands on se tire de ce guépier , les marchés européens on les à maintenant en europe , plus besoin de soutenir cet euro çà nous coute beaucoup trop cher , d’autant que notre économie ne va pas si bien que çà , et puis les bons marchés c’est en dehors de l’europe , aller on laisse tomber tous ces foireux.

    1. Et si on faisait un référendum pour demander aux allemands s’ils veulent vraiment garder Merkel?
      Et si on faisait un référendum en Allemagne pour leur demander s’ils veulent rester dans l’Euro?
      Et si on faisait un référendum pour demander aux autres s’ils veulent garder Merkel et l’Allemagne
      Si l’Allemagne cherche la bagarre elle pourrait la trouver…

      1. hooooooooooooooo : restons calmes !
        l’objectif n’est pas de passer de la société de marché (= le gouvernement de tous par ceux qui achètent et qui vendent) à la testocratie (= le gouvernement de tous par la testostérone).

        Mais il y a fort a parier que certains s’y emploient déjà : le coups a déjà été fait dans les années 30 et on ne change pas une équipe qui gagne.

    2. @ bertrand 19 mai 2012 à 15:43

      Mais quiqui paie ?????????? Uniquement les allemands!!!!!!!!!!!!!

      Il ne faudrait pas exagérer ! Cela fait 20 ans que l’Allemagne utilise l’Europe et la monnaie commune puis l’€uro pour inonder ses partenaires de sa surproduction, tout en étranglant petit-à-petit son propre peuple. L’€uro lui a permis une balance commerciale excédentaire sans revalorisation de sa monnaie. Pour le moment, c’est surtout l’Europe qui a payé de gras dividendes à l’Allemagne.
      Je ne suis pas si sûre que « les bons marchés [soient] en dehors de l’Europe » ; en dehors de l’Europe, il y a surtout de bons “élèves” qui ont assimilé la leçon et sont de plus en plus à même de concurrencer l’Allemagne dans le process de fabrication.
      Quant à son marché – encore – majoritairement européen, l’Allemagne semble commencer de prendre conscience qu’à force de l’étrangler, son commerce extérieur est de plus en plus compromis.
      Il n’y a plus de solution simple à un problème dont le fondement est le dogmatisme borné et le soutien systématique de la finance contre l’économie réelle.

    3. @Bertrand :

      Bye bye, Mr Troll 😉

      Et si vous voulez cesser de troller une minute, relisez tous les articles qui expliquent comment et à quoi la Sainte Allemagne doit sa « si éclatante » (enfin, pas pour tous les allemands, heing 😉 ) santé ! 🙂

      Allez, à tantôt, et souvenez-vous : don’t feed the troll ! 😉

    4. @bertrand

      Vous voulez sortir de l’euro? par ici la sortie mon cher, oui c’est par là, tout droit.
      Et fermez bien la porte derrière vous.

  14. L’Allemagne n’a aucune intention de payer de manière substantielle pour les autres, sous une forme ou sous une autre (eurobonds, …).

    La porte de sortie? Une sortie de la zone euro pour Allemagne, au cas où cela lui coûte moins que d’y rester.

    A titre personnel, je lui donne raison.

    1. Ça Bruno c’est le plan B allemand annoncé (souhaité ?) par Sapir… La nouvelle alliance germano-russe quoi.
      Décidément plus « géo-stratège » et homme d’influence qu’économiste le Sapir. Il en fait circuler un paquet des p’tites bombes à retardement dans ce genre, du FdG jusqu’au FN, en passant par l’institut Turgot ou le Club de l’Horloge, en plus des souverainistes de tous poils. Les « échos sapiriens du pire » que j’appelle ça.
      Avec Lui, Sapir, tu googuelises et tu fais le tour complet de la webosphère, tous les coins et recoins y passent. Invité partout en plus. C’est ça la gloire.

      1. Ah Jacques Sapir !
        Dommage que les prises de position de cette homme là ne soient pas à la hauteur de sa réflexion économique nourrie par une bonne dose d’épistémologie. Ainsi autant j’avais beaucoup apprécié et appris de son livre « Les trous noirs de la science économique » ou encore de « Les économistes contre la démocratie » où il montrait comment l’idée de gouvernance au coeur du fonctionnement des organisations internationales était inspirée du juridicisme du tristement célèbre juriste Carl Schmidt, autant je ne me retrouve pas dans ses prises de positions politiques depuis son séjour effectué à Moscou où il a enseigné l’économie.

        C’est bien gentil de dénoncer la novlangue des mondialistes et européistes néo libéraux forcenés mais si c’est pour la troquer contre des positions protectionnistes, une logique de blocs sans visée universaliste, je ne vois pas bien où est le progrès.

      2. Pierre-Yves, Sapir met du Schmitt à toutes ses sauces; pour une bonne raison : il est schmittien. Du copié-collé. Son arsenal nucléaire et idéologique contre la démocratie libérale (contre l’Empire des mers, i.e la puissance maritime anglo-saxonne, aurait dit Carl), pour sa théorie de la souveraineté, c’est Schmitt.

    2. Pourquoi pas, mais dans ce cas l’Allemagne fera tout pour que la France sorte avec elle. Et là ça risque de coincer. Il n’y a bien que la France qui ait les moyens d’établir un rapport de force assez avantageux avec l’Allemagne, il serait bon que F. Hollande en soit conscient.

      1. @Methode : c’est curieux, en observant les enfants de mon voisinage, j’ai plutôt l’impression qu’en grandissant ils apprennent à dire « oui », au départ c’est la nonite qui domine clairement….

    3. Une autre solution que la sortie de l’Allemagne de la zone euro: une fédéralisation de l’Europe?

      Mais les politiciens français, jusqu’à nouvel ordre, ne l’ont jamais voulue…

      1. Mais bien sur…

        Pourquoi pas remettre directement les clés du pays à la Commission, ça ira plus vite.

        La souveraineté se confond parfaitement avec l’état-nation.

        Créer un fédéralisme européen et vous verrez la monté des pires nationalismes en Europe.

      2. Il y a encore des gens qui s’imaginent que l’Europe pourrait être fédérale !
        Vous imaginez des allemands accepter d’être gouvernés par des grecs ?

        A l’heure ou la Belgique risque la séparation !

        A la limite on pourrait fusionner la France et la Wallonie.
        Question de langue.

      3. Mais les politiciens français, jusqu’à nouvel ordre, ne l’ont jamais voulue…

        C’est vrai.
        Mais à ma connaissance on n’a jamais vu un Etat fédéral, avec au moins 27 nationalités, 27 langues, des histoires, des traditions et des cultures différentes.
        Au mieux on a vu des confédérations d’Etats dans ce genre de contexte.

        Je ne crois pas que le « fédéralisme austère » imposé par les banquiers pour protéger les créanciers des Etats endettés, ne va contribuer à souder davantage les nations entre elles, c’est même plutôt l’inverse.

    4. Fitoussi, entre autres, explique en long et en large, dans Le débat interdit, comment le reste de l’Europe a payé la réunification de l’Allemagne, via une hausse des taux d’intérêt. Aujourd’hui, le succès de l’Allemagne, c’est essentiellement l’exportation, son marché intérieur est atone et les salaires pas à la hauteur, y a même pas de smig en RFA, et 70% de ses exportations, c’est l’UE, ce paquet bordélique de pays gaspilleurs. Heureusement, il y a une autre Allemagne que celle d’Angela Merkel. « J’aime beaucoup l’Allemagne, la preuve, c’ets que je suis très heureux qu’il y en deux. » (François Mauriac, dans les années 1960.)

      Et, vous savez, quand quelqu’un a une réputation de vertu dans le grand poulailler libre du marché du même nom, vous pouvez une fois vous méfier hein, et deux fois même.

      1. Fitoussi, entre autres, explique en long et en large, dans Le débat interdit, comment le reste de l’Europe a payé la réunification de l’Allemagne, via une hausse des taux d’intérêt.

        En total désaccord avec cette analyse: l’Euro a permis grâce à la crédibilité financière (et au poids relatif) de l’Allemagne, dont les taux d’intérêt étaient particulièrement faibles, comparés aux autres, à de nombreux pays – et en particulier la France -, à obtenir de l’argent à des taux d’intérêt largement inférieurs à ce qu’ils auraient été sans cela!

        Pour l’Allemagne: c’était la contrepartie, sur le plan politique, de sa réunification, en vue de la maintenir à l’ouest du continent européen. L’Allemagne a accepté le deal, à la condition que l’euro soit géré « à l’allemande ».

    1. oui, ça chie sévère.

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350475/loi-78-abus-de-pouvoir

      On est encore tout groggy du coup de matraque visant à assommer un bon coup les droits démocratiques les plus élémentaires, entre autres:
      – restriction du droit à manifester (en particulier, interdiction des regroupements spontanés de plus de 50 personnes)
      – interdiction de porter des masques pendant les manifs (interdiction du mardi gras !)

      Charest fait d’une pierre trois coups: (1) réprimer le mouvement étudiant (2) rendre illégal le mouvement « occuper Montréal », qui était justement prêt à renaître, par résonance avec les grèves étudiantes, et (3) laisser pourrir puis jouer les sauveurs, afin de rameuter le vote inquiet sous sa coupe en vue des prochaines élections.

      En principe, cette loi scélérate devrait être retoquée par la cour suprême, du fait de son incompatibilité avec la charte des droits. En tout cas, beaucoup ici l’espèrent. Mais en attendant, elle sera appliquée.

      Et puis, le mal est fait: on ne viole pas impunément l’idée que le respect de l’esprit de la démocratie est plus important que tout, sans causer de dommages à long terme. C’est d’ailleurs une part du bilan qu’il reste encore à tirer, en France, du dernier quinquennat: on n’a fini de mesurer les dégats symboliques (qui ne sont pas forcément les moindres), causés par la désacralisation des valeurs fondamentales (hein, la droite dite décomplexée, et ce genre de choses, vous voyez ce que je veux dire ?)

      D’un autre côté, cette provocation va peut-être mettre le feu aux poudres, ce qui ne serait peut-être pas si mal… Merci beaucoup monsieur charest!

      et si tout se jouait maintenant. et pas seulement au Québec ?

      1. Je rejoins complètement l’analyse de Nicolas quant à la désacralisation opérée, et j’écrivais hier soir :

        « Le Québec est en ébullition ce soir. L’ampleur des réactions individuelles et institutionnelles au passage en force du gouvernement est belle à voir, mais il y une ligne qui a été franchie avec le vote de cette loi. La polarisation des opinions autour de la grève, jusqu’à aujourd’hui, était assez impressionnante. Mais j’espère, j’ose espérer, que le gouvernement touche aujourd’hui à quelque chose qui relève en démocratie du « sacré », pour ceux qui croient en elle, et qu’il n’a pas suffisamment de légitimité pour le faire sans en sortir sali aux yeux de nombre de québécois. »

        Ce matin, le Soleil titrait sur son site internet : Conflit étudiant: la majorité rangée derrière Charest

        La proportion de personnes pour une plus grande sévérité de la police face aux manifestants (y a qd même eu des appels au meurtre et des propos « privés » ayant fuité qui vouaient les étudiants aux chambre à gaz) est inquiétante. Le point que je trouve pourtant rassurant, c’est le flou total quant aux effets de la loi, la difficulté à se projeter sur un lendemain de celle-ci dans une grande partie de la population, l’idée qu’il y a un changement propre à déstabiliser l’équilibre du Québec. Je peux me tromper, les « majorités » sont très revendiquées en ce moment.

      2. Merci Nicolas. J’sais pas si le « décomplexage » sarkozien fait des petits chez les dretteux québécois, probable au Québec, mais en tout cas il semblerait que le « modèle canadien » ait bien du plomb dans l’aile. Toujours est-il qu’ils sont trop bien passés entre les gouttes nos amis canadiens depuis quatre ans pour que ça finisse pas par leur tomber d’un coup sur le coin du sifflet. J’vais voir c’qui se dit des forums québécois de temps en temps, c’est du trash (vindicatif sorry euh, pardon !) les oppositions politiques chez vous…

      3. Je suis en résonance totale avec vous, Sipacup, sur la notion de sacré dans la démocratie, et je partage votre tristesse à voir cette notion ainsi piétinée.

        Les anthropologues nous disent que les tabou structurent les sociétés humaines. Je pense qu’il y a là une grille d’analyse potentiellement intéressante concernant les tabou structurant la démocratie, en tant que système politique. Et je pense aussi, malheureusement, que briser ces tabous est une tendance assez générale dans les démocraties modernes. D’ailleurs, pour répondre à Vigneron, charest ne s’inspire pas du sarkozysme, il a toujours été comme cela, et à la limite, il a un exemple bien plus proche, en la personne de harper au niveau fédéral.

        Il est en effet inquiétant de voir l’insolence avec laquelle certains gouvernements ou chefs d’état ont récemment eu tendance à s’asseoir sur un certain nombre de choses traditionnellement respectées, fut-ce implicitement: porter plainte alors que l’on est soi-même soustrait aux lois (Sarkozy), ingérence dans la vie démocratique des pays partenaires (Merkel, à trois reprises, en Italie, en France et en Grèce), utiliser la notion de loi, censée implémenter des principes et des valeurs, pour n’en garder que la notion de légitimation de la force policière (Charest, Harper), etc. A travers tous ces exemples, symboliquement, ce sont des digues qui sautent, c’est la démocratie qu’on assassine.

        Il est encore plus inquiétant de voir que les peuples, pire encore, les assemblées législatives, collaborent avec ce processus. La droite française à la dérive en est un des exemples les plus pitoyables. A part Jouanno, on se demande où sont les vrais hommes et femmes politiques qui ont conscience des valeurs fondamentales que les institutions démocratiques sont censés protéger.

        Peut-être n’enseignons-nous pas assez les valeurs en question dans les écoles, lycées et universités. Elles devraient être enseignées à tous, et à tous les niveaux. Quand on voit tant de gens réduire l’idée de démocratie à la tyrannie du plus grand nombre (oubliant tous les autres aspects, tels que l’équilibre des pouvoirs, les checks and balances, le respect des institutions, de la constitution, des minorités et des droits fondamentaux), on se dit qu’il y a un travail énorme à faire ici.

      4. @ Nicolas Charest est un grand « chum » de Sarkozy. Tous deux ont un ami commun: Desmarais, grand néo-libéral et partisan du bâton pour le Québec…
        Deux-Montagnes Québec

      5. @ Vigneron :
        Fait un paquet de temps que les québécois se tapent les gouttes et l’entre-goutte.
        De fait, depuis 2003 (à minima). Va voir le CV de Charest.
        On retrouve tous les bons éléments du sarkozysme, la dichotomie fédéral/Québec en moins.
        Les québécois sont des gens pacifiques (tout le monde le sait). Mais faut pas toucher à certaines choses. Comme l’environnement : le premier gouvernement nouvellement arrivé de Charest en sût quelque chose avec le projet du suroît. Ou comme la liberté d’expression.
        Là, on touche au socle.
        Le passage en force du PLQ est lourd de conséquences. Parce que Charest juge que les québécois soutiennent majoritairement son projet concernant les droits d’inscriptions, il estime qu’il peu passer en force, parce que la population est ‘mûre’ (comme le fit Sarkozy avec son discours de Grenoble). Rien n’est moins sûr.
        En tout cas, Charest a pris de gros risques en déplaçant le débat vers la question des droits fondamentaux. On verra alors ce qu’il en est du « modèle canadien » …

      6. Merci beaucoup Nicolas pour vos éclairages sur les limites de la justice dans la démocratie en France et au Canada :
        « porter plainte alors que l’on est soi-même soustrait aux lois (Sarkozy) »

    2. «Ousqu’y sont les québécois du blog ?» icitte!
      La session dans les facs et les collèges propédeutiques est abandonnée, réouverture de la session de printemps à la mi-août
      Pas le coeur à discuter, pis faut que j’fasse attention car y paraîtrait que même Twitter sera surveillé par les forces policières. Après Ottawa, Québec, même idéologie: «Farmez vos yeules»
      Deux-Montanges québec

    3. « Exprimant la « fatigue » de la population, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a lancé sur le ton de l’exaspération: « Espérons qu’au cours des prochaines heures, des prochains jours, il y aura un règlement de ce conflit le plus rapidement possible et qu’on reprenne notre ville« . »
      (…)
      « Jeudi après-midi, quelque deux cents jeunes déguisés en ninjas et en pirates —un oeil caché derrière un carré rouge, symbole de leur mouvement– ont marché dans les rues de Montréal dans une atmosphère de carnaval, aux cris « Charest… aux crocos ! » ou « Charest harakiri! ». »
      (Source)

  15. Immense majorité des allemands se pronoce pour un départ de la Grèce de la zone euro.

    L’hypothèse d’un Plan Marshall pour la Grèce est à exclure. Cette mesure a bien marché en Allemagne parce que le potentiel en terme d’innovation et de développement industriel était resté, malgré l’apocalypse de 1945, intacte. Il faudrait donc alimenter la Grèce durant des décennies ou plus, après avoir procédé à un haircut de 100 pourcent. Les électeurs en Allemagne, en France, en Hollande et ailleurs ne seront pas jamais d’accord avec ca.
    Les gouvernements se trouvent donc dans une situation délicate, et cette histoire pourrait accélérer la chute de Merkel.

    1. Non mais on rejoue le traité de Versailles, là ? Des hommes politiques inconscients et impuissants à faire autre chose qu’enfoncer un pays la tête sous l’eau ? On préfère donc 1918 à 1945 ?

      La Grèce paiera !

      Mais où est donc Keynes (le Keynes de 1918, le grand pamphlétaire) ?

  16. Exclure la Grèce de la zone euro; ou la laisser en sortir, et l’abandonner à son triste sort, serait une lâcheté, une honte sans nom. Ce que nous devrions faire, ce que nous devons faire, c’est sortir tous ensemble, les 17, de la zone euro. L’euro fut paré des plus beaux atours, il devait nous apporter monts et merveilles. Il est un échec. Ayons le courage de le voir et d’en tirer les conséquences. Revenons au SME, instituons l’euro monnaie commune… les solutions raisonnables ne manquent pas.

    1. @DMB
      Absurde !
      Depuis le temps que les anglosaxons annoncent et espèrent la désintégration de la zone €… et en sont pour leurs frais, vous pourriez convenir qu’il n’en sera rien.
      Bientôt la BCE prêtera directement aux états (à 0,01%) et remboursable en 50ans) on ne parlera plus du problème de la dette.
      Plus dur sera le retour à l’équilibre budgétaire, qui nécessite de réels sacrifices, mais nous y parviendrons, et aussi les grecs.

    2. Ouais Monod-Broca ! Rappelons Giscard ! Pis déterrons Barre et même Debré et de Gaulle tankonyé ! Té ! Couve de Murville ! Chaise vide ! Boum badaboum ! Nickel !

  17. Pour ceux qui ne savent où aller en vacances, des hôtels de luxe espagnols bradent leurs prix. On peut trouver une chambre double avec petit-dej dans un hôtel 5 étoiles avec 4 piscines dans la belle île de Lanzarote à… 84 € !!
    http://www.expansion.com/2012/05/16/entorno/1337160527.html

    Pour ceux qui veulent gagner beaucoup d’argent, les actions de Bankia sont à 1,75 € et selon le ministre de l’économie espagnol, De Guindos, son avenir est « brillant ».
    http://www.libremercado.com/2012-05-19/de-guindos-explicara-la-reforma-financiera-en-el-congreso-1276458942/

    1. Moi, j’investi dans mes enfants. Là maintenant, ils sont encore petits, mais je me rends compte qu’ils sont actuellement ma seule richesse. Les défis auxquels ils feront face seront gigantesques, mais il ne tient qu’à nous d’en faire des personnes capables de les surmonter. Pas en leur laissant un capital leur permettant de survivre au déluge ou à la famine, ou à tout ce qui pourrait survenir, mais bien en leur apprenant à vivre autrement et à croire en leurs capacités pour ce faire.
      C’est plus facile à dire qu’à faire, mais notre avenir c’est eux!

      1. (L’action de Bankia a perdu 60 % en 2012 et c’est loin d’être fini. Le mensonge de De Guindos vise à arrêter la chute).

  18. mais l’annonce de ce référendum ne vous leurrez pas, vient tout simplement, de la perspective de la victoire de Syriza, et ça, la coalition de libero-libertarien n’en veux pas.
    C’est l’affrontement idéologie, contre idéologie

  19. La démocratie c’est:
    en Allemagne, l’ordre,
    en France, l’égalité,
    en Angleterre, la liberté,
    en Pologne, l’Amérique (États-Unis)
    en Belgique, l’humour surréaliste,
    en Italie, la séparation du nord et du sud
    etc.
    Alors l’Europe démocratique ???

    1. « En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, y compris ce qui est interdit. En URSS, tout est interdit, y compris ce qui est permis. » Churchill

  20. Honnêtement, soit Angela Merkel est retors, soit il s’agit d’une action purement suicidaire, si on se place du point de vue de la gouvernance allemande.

    Que l’on exige un référendum sur l’euro alors que l’on a tout fait pour empêcher sa tenue en automne dernier est proprement scandaleux et irrationnel.

    Ce type de nouvelles sera perçu une fois encore comme un « diktat » par les populations les plus touchées par l’austérité. Si l’intention de Merkel était de donner un coup de pouce à SYRIZA, elle n’aurait pas pu faire mieux.

    Une question: est-ce que la Grèce pourra tenir jusqu’au 17 juin, date des nouvelles élections?

  21. A propos de la Grèce et de l’Euro, j’ai retrouvé ceci :

    Caricatural certes, mais ça fait toujours aussi froid dans le dos.

      1. C’est très drôle, même excellent, d’un rare talent,
        mais malheureusement, c’est de la fiction.
        La crise n’est pas une invention de la bourgeoisie
        pour s’en mettre plein les poches.
        Elle s’en mettait plus avant et sans la crise.
        C’est l’aboutissement régulier de la contradiction
        du mode de production capitaliste.
        Menée au paroxysme par la financiarisation,
        autrement dit son retard dans le temps.

        Et couplée, ce que l’on ne commence qu’à découvrir,
        par les conséquences du saccage de la planète,
        par le même mode de production désormais dépassé.

        Paul y ajoute la crise de la complexité.
        Nous avons crée un monde qui nous dépasse.
        Cela me semble assez juste, et depuis longtemps.

        Et malgré tout, autant la fin de la dictature du capital
        devra règler des deux premières,
        si l’espèce humaine décide que son temps n’est pas fini,
        autant je ne vois pas bien encore la solution à la troisième crise…

        Einstein a dit en gros qu’il aurait mieux valu ne pas découvrir l’énergie nucléaire.
        Il avait autorité pour en parler,
        mais était-ce possible, ou même souhaitable ?

    1. Comment voulez-vous que les fonds de pension, vos assurances vie… et leurs gestionnaires puissent vivre grassement si la BCE finance directement les Etats ?
      Alors, spéculer sur les matières premières, sur les terres rares ou non ? oui mais c’est plus dangereux !

      1. Le système de retraite par K s’oppose à celui de la répartition, le premier vit de la spéculation, le second en meure. L’inflation tue le 1er et booste le second. Le combat d’aujourd’hui est nul autre que celui-ci: une guerre de retraités

  22. « Allez-y, lâchez-nous, pour voir, qu’on rigole… »

    Voilà en gros ce qu’Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale grec Syriza, vient de signifier à la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI) dans un entretien publié vendredi 18 mai par le Wall Street Journal.

    http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2012/05/18/alexis-tsipras-syriza-met-la-troika-au-defi-227543

    A la fin, s’amuse Paul Jorion dans son « Temps qu’il fait » du 18 mai, il ne resterait plus guère que deux membres dans l’UE : l’Allemagne et la France. Un peu maigre, tout de même !

  23. AFP/Les Echos

    « Raconter aux Grecs qu’ils n’ont pas besoin de tenir les programmes d’économies déjà acceptés, c’est leur mentir » a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien au Bild am Sonntag à paraître dimanche.
    « La solidarité européenne n’est pas une voie à sens unique (…). Par ailleurs, les réformes structurelles en Grèce sont de toute façon nécessaires, le +ça ira bien comme avant+ ne marche pas, dans aucun scénario », a-t-il ajouté.
    « Je n’ai pas l’intention de me mêler de la campagne électorale grecque. Je peux seulement dire que la direction que nous avons choisie avec la Grèce doit être prise, et selon moi elle sera prise (par le peuple grec) », a poursuivi le ministre.
    « Certains croient visiblement en Grèce qu’on peut échapper à ses responsabilités parce que +ceux de Bruxelles+ ne peuvent pas se permettre autre chose », a-t-il dit en faisant allusion aux coûts potentiellement très élevés pour les contribuables européens en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et de son défaut de paiement.

    Quel mépris!

    Il y a quelques jours j’envoyai un lien (que je trouve plus) vers une émission de Mermet consacrée
    à la Grèce

    Ce qui avait retenu le plus mon attention était la réaction offusquée des fonctionnaires grecs face au comportement hautain des experts allemands.

    1. Ce qui avait retenu le plus mon attention était la réaction offusquée des fonctionnaires grecs face au comportement hautain des experts allemands.

      Depuis le début de la crise c’est ce qui me choque, ce mépris. Je ne peux pas croire que les politiques allemands, conseillés par des gens intelligents (je l’espère), puisse adopter une telle attitude contreproductive. On leur a déjà fait le coup avec Versailles, ils devraient savoir que ça ne marche pas. Je ne puis expliquer cette absence de cadrage des différents acteurs que par du calcul politique, épousant au plus près la peur panique de la classe économique, des épargnants, en espérant une réélection en 2013. Ca pourrait bien leur péter à la g… bien avant.

      Il ne faut pas humilier les gens, ni les peuples quand on attend d’eux de la collaboration. Surtout quand les sorts sont si étroitement dépendants et liés. Tout ce qu’on obtient au final c’est un affrontement, qui risque d’entraîner tout le monde par le fond.

      Les allemands obtiendraient bien plus (auraient obtenus, parce que je pense que c’est trop tard) s’ils avaient utilisés les médias grecs pour faire de la pédagogie, expliquer les enjeux, faire des concessions de leur côté, proposer des solutions acceptables par tous, dans des délais viables. Les grecs savent bien que leur classe politique a foirer, que leur pays devrait être remis aux normes européennes (création d’un cadastre, collecte des impôts, lutte contre la corruption etc…), ce n’était pas la peine de leur jeter tout le linge sale à la figure, et en leur criant dessus par dessus le marché. Surtout que si on regarde bien, les sous-vêtements allemands ne sont pas très propres non plus…

      1. Surtout quant on sait qu’un Grec travaille 2.200 h/an, contre 1.450 h/an pour un Allemand (environ).

        Il s’agit sans doute d’un différentiel de productivité + travail à temps partiel plus développé en Allemagne.

  24. Tous ces commentaires, en marge du G8, dans une touchante unanimité…

    Le G8 fait front uni en faveur de la croissance économique

    Bon…dont acte…
    Mais encore?…on fait comment?

    Cette spectaculaire conversion du discours dominant m’amuse…

    Surtout que, tous étant morts de trouille, pas un seul n’ose avancer la nécessité de revaloriser la part salariale.

    1. @pierrot123 :

      Le problème, c’est que des recettes de croissance, ils en ont. Angela en a, Mario en a et les a appliquées :

      – dérégulation complète du droit du travail : fin du CDI, flexibilisation maximale dans la « libération » de la capacité à licencier sans motif
      – destruction des capacités de négociation collective – d’abord globales et interprofessionnelles, ensuite sectorielle, pour abattre les organisations syndicales et finir avec des salariés qui sont juste autorisés – peut-être, si les « conditions économiques » telles qu’annoncées par le patron le permettent – à négocier, par catégorie, dans leur propre entreprise.
      – privatisation
      – activation des chômeurs, en priorité des chômeurs âgés, histoire de constituer une armée d’esclaves qui serviront à tirer tous les autres, ceux qui se pensent à l’abris, le plus bas possible
      – réductions de l’impôt des sociétés
      – exonération des cotisations sociales – qui sont, rappelons-le, un élément de salaire !
      – …

      Alors, c’est-y pas beau, la relance de droite ?

    2. Ils font semblant, mais tous ces commis de la dictature du capital
      sont d’accord sur l’essentiel: relancer par l’offre, avec mesures « structurelles »,
      dit encore « compétitives », c’est à dire augmentant non pas l’austérité générale,
      mais pour ceux qui ne font pas de l’argent en dormant.

      C’est évidemment encore et toujours reculer pour mieux sauter,
      chaque fraction « nationale » du capital commençant à prendre des mesures de protection,
      qui meneront à une guerre commerciale,
      et guerre tout court, si les 99 % ne se soulèvent pas.

      Ils sont heureux de se retrouver, sans cravate.
      Ils risquent de se retrouver un jour en battle dress, la cravate au cou.

  25. Sauvons l’Europe: de Budapest à Copenhague, de Madrid à Stockholm,de Paris à Varsovie,de Lubjana à Helsinki, mobilisons nos forces, envahissons l’Allemagne,et faisons les bosser,vive le STO Européen.

  26. Les Grecs ne veulent pas sortir de l’Euro, ne veulent pas de l’austérité, ne peuvent honorer leur dette, soit…mais surtout ils ne peuvent / veulent pas mettre en place un vrai système fiscal (notamment en prélevant sur les biens de l’Eglise) : çà veut dire que les Grecs sont assez solidaires entre eux pour proteger leurs riches, dont on dit par ailleurs qu’ils ont planqués près de 100 milliards en Suisse ?

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