LA FRANCE ET L’AVENIR DE l’EURO

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Le fait que l’Espagne ait perdu tout accès au marché des capitaux dans un avenir prévisible, et condamne du coup à première vue l’existence-même de la zone euro, a fait la une du Blog de Paul Jorion pendant toute la journée d’hier. J’en ai parlé d’abord dans mon billet au titre ironique « Les Grecs ont fait le bon choix ! », où j’ai attiré l’attention sur le fait que l’arrivée en tête du parti de droite Nouvelle Démocratie aux législatives ne faisait apparemment ni chaud ni froid au marché international des capitaux puisque le coupon de la dette espagnole à 10 ans avait crevé le plafond des 7% dans la matinée (et se trouvait toujours à 7,158% en clôture). J’y suis revenu dans l’après-midi dans La perte de confiance dans la dette espagnole – Le direct. (Merci à Tim Gupwell qui a immédiatement traduit les billets en anglais).

Qu’en pensait pendant ce temps-là la presse française ? Rien, semblait-il. En parle-t-elle quand même ce matin ? Pas vraiment, pas en tout cas dans ce à quoi j’ai accès. Dans Les Échos en ligne ? euh… rien. Dans la version imprimée ? euh… rien. Dans Le Monde en ligne ? euh… rien. Dans Le Figaro en ligne ? euh… rien. Dans La Tribune (désormais en ligne uniquement) ? euh… rien.

En Belgique, on trouve la nouvelle à la une de l’Écho, qui sauve l’honneur de la presse francophone. Et dans la presse anglo-saxonne ? Là, c’est différent : on ne parle que de ça ! La nouvelle fait le premier titre du Financial Times en ligne, premier titre du Wall Street Journal en ligne, premier titre sur le site de l’agence Bloomberg, etc.

Quelle conclusion en tirer ? (À moins que j’aie très très mal regardé), en France, l’avenir de l’euro, ça n’intéresse absolument plus personne.

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114 réflexions sur « LA FRANCE ET L’AVENIR DE l’EURO »

  1. Je crois que c’est le premier billet où se trouve écrit en toutes lettres le mot France.
    Si cette fois nos médias ne s’intéressent toujours pas à ce que peut dire un blog qui compte dans le paysage numérique français et francophone, c’est à ne plus rien y comprendre. Faut vraiment leur mâcher le travail. Jorion, jamais entendu parler ? Un tel désintérêt pour l’opinion, sans même parler de ses analyses, d’un homme qui a prévu la crise des subprimes et ne s’est guère trompé dans son constat quant à la gravité de la crise européenne dès l’annonce de ses prémices, frise la malhonnêteté intellectuelle.

    Mais peut-être est-ce l’état de grâce suite à l’élection d’un nouveau président de la République qui fige ainsi nos journalistes dans cet état d’hébétude propre à les détourner de tout ce qui perturbe la fabrication d’une belle image, d’un petit roman national.

    Le petit monde médiatique français est très suiviste, légitimiste. Il aura fallu attendre que la situation soit désespérée pour l’ex président Sarkozy à quelques mois des élections présidentielles pour qu’i devienne enfin l’objet d’une critique un tant soit peu consistante. C’est l’effet Obama rapporté à notre hexagone.

    1. Je pense que tu négliges une loi fondamentale des médias : ce dont on ne parle pas n’existe pas, et son corollaire : seul existe ce dont on parle.

    2. « Un tel désintérêt pour l’opinion, sans même parler de ses analyses, d’un homme qui a prévu la crise des subprimes et ne s’est guère trompé »

      Certes mais d’autres l’ont devancé (l’équipe de La Chronique Agora notamment) en ne recevant pas plus d’écho dans les grands médias. Le désintérêt de l’opinion pour les questions économiques est ancien, peut-on vraiment en vouloir à nos concitoyens de ne voir l’économie que sous l’angle du méchant banquier ?

      1. Mon incise vous a induit en erreur de lecture.
        Il s’agit de l’opinion de Jorion, et de ses analyses, que les éditorialistes ignorent superbement.

      2. Pignole,

        Certes mais d’autres l’ont devancé (l’équipe de La Chronique Agora notamment)

        Bonner / Béchade et Jorion même combat ? Bonjour les références. Mon pauvre Pignole, le jour où vous verrez des Cassandres ultralibs et marchands d’or (ou des prosélytes prémillénaristes type témoins de Jéhova pour leurs équivalents religieux) vous vendre autre chose que des Armaggedons monétaro-financiers, sonnez moi donc le tocsin please, ça m’intéressera, peut-être.

      3. @vigneron
        « Bonner / Béchade et Jorion même combat ? Bonjour les références »

        Même combat ? je n’ai jamais dit ça, par contre L’empire des dettes a été publié avant le bouquin de Jorion (ce qui n’enlève évidemment rien à son mérite et à son objectivité). Bonner/Wiggin ont la capacité de démontrer que le financement de l’empire sur 25 siècles nécessite le vol, la spoliation, ou encore la soumission à grande échelle (bien souvent un mélange des 3). Evidemment tous sont d’accord sur la collusion/corruption des politiques qui ont permis à la caste financière de s’approprier le pouvoir. S’en tenir à ça et à la dénonciation est largement insuffisant (la preuve tous les jours), et croire que tout cela n’est que l’annonce d’un monde basé sur une initiative collective comme on le lit aussi tous les jours dans les commentaires n’est qu’un avatar de la pensée messianiste qui est sous-jacente à nombre d’hérésies sectatrices et courants politiques de type marxiste.

      4. « Publié avant » le petit pamphlet libertarien du couple de bullish on gold Bonner & Wiggin c’est 2006 la,publication. La belle affaire ! (Dans tous les sens du terme). La Crise c’est 2005 la première diffusion par Caillé et 2004 l’écriture.
        Entre le couple des petits parleurs d’or goldies sur tranche et çui qui parlait d’or y’avait pas que le fond du discours comme écart, mais aussi deux ans, au désavantage des premiers. Et deux ans ça pèse lourd… Même si les deux étaient tout à fait synchrones eux pour profiter à plein :
        1) du succès d’édition en passant pour des prophètes (de la 25ème heure) et en devenant, pour Bonner, un manager de secte incontournable de la goldosphère.
        2) de leurs spéculations aurifères entre 2007 et 2011.

  2. Marchés : la notation crédit, à pile ou face ?
    http://economie.trader-finance.fr/actualite/Marches+la+notation+credit+a+pile+ou+face++487634.html

    ces « notes qui sont indicatives d’un risque relatif de défaut et de pertes », ont déjà spectaculairement ignoré, et de très loin, les plus grandes faillites jusqu’à la crise des subprimes elle-même !
    Peut-on rêver pire ?
    Bloomberg nous apprend que cela « pourrait revenir à jouer à pile ou face ».
    Seulement ?
    Surtout, cela fausse bien évidemment les marchés, serait ce « la main invisible » directement dans la poche des gogos ? Peut on réver plus manipulateur, ou plus imbécile pour tout ceux qui y croient ?
    Serait-ce un hasard si cette manipulation confirmée et reconfirmée, est commercialisée, vendue à des clients intéressés et propagées à la nausée par des médias et des acteurs … qui sont souvent en relation avec les mêmes intérêts bancaires ?

  3. les divergences entre l’Euroland (et non l’Europe) et le couple US/Royaume-Uni sont fort bien étalées dans le dernier GEAB, et concernant la défense c’est plutôt navrant :
    on peut y lire que le porte-avions qui devait être développé en collaboration France/Royaume-Uni est remis en cause par la décision britannique de ne pas adapter son porte-avions pour accueillir les appareils français…! (tentative ininterrompue d’empêcher l’émergence d’une défense européenne selon GEAB) ceci parait crédible en effet
    il est à douter que ce genre de nouvelle paraisse dans le Financial Time britannique ou le Wall Street US…!

    1. Pour le porte-avion, plutôt qu’un complot contre la défense européenne (de toute façon pas à l’ordre du jour), il s’agirait du résultat du lobbying très influent de British Aerospace pour empêcher la possibilité même d’achats de F18 ou de Rafale (avions efficaces ayant fait leurs preuves) au cas (de plus en plus probable) où le F35C ne verrait pas le jour ou alors à des prix inabordables pour les Britanniques. Sachant que les F18 et les Rafales sont polyvalents et pourraient alors concurrencer les Eurofighter hors du domaine de la Navy et jusque dans la RAF, sans parler des marchés internationaux où les rafales et les Eurofighter sont en concurrence, et de l’effet d’un achat de Rafale par le R.-U.

      Ils seront malins avec leur porte-avions sans avions, dans dix ans…

      Bref, comme on dit, il ne faut pas chercher des complots là où la corruption ou l’incompétence sont des explications parfaitement satisfaisantes.

    2. c’est peut être pas un mal d’abandonner le projet si les avions anglais et ceux français ne décollent pas et n’atterrissent pas dans le même sens !

  4. Et pourquoi ne pas aller voir le site de El pais, leader espagnol de la PQR. Ce sont les premiers concernés, non? ET bien je les ai trouvé bien timides sur le bon Espagnol. Mais El pais en parle quand même dans les titres des pages économie. Il prend soin d’annoncer d’abord une bonne nouvelle: l’Ibex est monté de 0,5, bravo l’ibex, après les claques à – 3,5% quotidiennes pendant plusieurs semaines…

  5. Les « grands » médias français sont paternalistes, ils (les éditorialistes) se sentent investis d’une mission quasi moralisatrice. Ils se disent que les français n’en peuvent plus d’entendre de mauvaises nouvelles, qu’ils n’ont pas besoin de ça en ce moment. Et puis il faut aussi comprendre que l’info est un produit à vendre. Qui a envie d’acheter du noir a broyer? Ils doivent aussi se dire que cette crise est loin d’être terminée et qu’il vaut mieux attendre des chocs spectaculaires pour faire du gros édito qui vend.
    Mais grâce à vous et à d’autres nous sommes moins dupes.
    Merci!

  6. Ce matin , je me suis mis au piano et j’ai joué la Marseillaise,
    Et bien je vas vous dire ca fait du bien !!!

  7. La crise s’exacerbe en Europe. Le lâche soulagement qui s’est emparé des milieux dirigeants européens avec la victoire des conservateurs grecs, d’un souffle devant Syriza, la gauche combative qui a progressé d’encore 10 %, trahissait leur obsession de l’austérité… Faire rendre gorge au peuple grec, pressurer les Espagnols, les Portugais ou 
les Italiens avant que vienne le tour des Français. Si le cycle infernal des coupes claires dans les budgets publics, de l’abaissement des coûts du travail plutôt que des frais financiers, des déréglementations en tous genres n’est pas interrompu, la situation continuera de se dégrader sous l’effet d’une croissance anémiée.

    L’heure des choix a sonné ; les rendez-vous sont là. La semaine prochaine, les 28 et 29 juin, se réunit le Conseil européen. Alors qu’Angela Merkel refuse de desserrer l’étau budgétaire qui meurtrit le continent, François Hollande, qui réclame pourtant un geste en faveur de la croissance, semble avoir pris son parti d’une nouvelle vague de sacrifices à demander aux Français.

  8. « en France, l’avenir de l’euro, ça n’intéresse absolument plus personne. »: mais non, c’est parce qu’on est tous en train de lire la traduction française, qui vient de paraître, du rapport Meadows « Les limites à la croissance », alors on n’a pas le temps pour les questions secondaires.

  9. Hé oui,

    Faut-il parler de la » berlusconisation » des médias français ou de leur « lelayisation » ? Je crois qu’entre le déni, le non-dit, le dissimulé et le censuré (pardon, en novlangue cela s’appelle le « choix rédactionnel ») mêlé à la faiblesse professionnelle de la plupart de ce qu’on appelle les journalistes il y a le choix…. voire plusieurs cases à cocher dans ce QCM…

    Il n’y a pas que dans la journaux anglo-saxons que l’on parle en une de l’euro, on en parle aussi en Espagne dans un journal comme El Pais ou dans un journal italien comme La Repubblica…
    (je n’indique que ceux que je consulte régulièrement…)
    Il n’y a donc pas, à mon avis, de « spécificité anglo-saxonne » à ce sujet.

    Par contre il y a une spécificité française, c’est celle de la collusion entre non seulement les intérêts mais aussi les points de vue de notre « gauche » aujourd’hui au pouvoir et de notre « droite » qui l’avait il y a encore peu.. et de tous leurs proches et soutiens… et le monde des médias m’en semble consanguin…

    Il faut donc se poser la question, « A qui profite le crime?  » « qui a intérêt à ne pas en parler ?

    Tout ceux qui ont un intérêt quelconque à ce que la réalité de la situation ne soit pas connue…

    Et là, il y a pléthore… entre ceux qui ont intérêt à cacher leurs turpitudes passées (et à venir…) et ceux qui vont devoir nous appeler à des sacrifices difficiles …

    Entre ceux qui ont inversé le calendrier électoral et ne le remettront jamais dans le « bon » sens et ceux qui organisent déjà un certain « encore plus d’Europe » pour beaucoup moins de ce qui reste de Démocratie (ce sont les mêmes d’ailleurs..) on voit qu’il y a bien des raisons à ne pas mettre ce genre de titre en Une des journaux de « référence » français…

    1. Il faut savoir que la presse touche des subventions de l’Etat, et que les journalistes bénéficient d’une niche fiscale qui leur est dédiée. Malgré cela, une fronde avait été menée par les journalistes, contre Sarkozy, pour le rétablissement de l’abattament de 30% sur l’IR à l’époque supprimé par Juppé et il n’a rien concédé. Ceci peut expliquer une partie du comportement de la presse anti-sarkozyste (aucun président n’a jamais été insulté sur sa taille, y compris F. Hollande qui n’est pas plus grand). Enfin, se rappeler le combat du PS contre les niches fiscales sans jamais évoquer la situation des 35 000 personnes qui bénéficient de la niche journaliste.

  10. Hier (18/06/2012), les éditorialistes économistes ont levé le stylo!
    En effet sur la page vierge du moteur de recherche GOOGLE , je clicque toujours sur l’onglet « actualité » puis sur le lien « économie » pour me tenir au courant des dernières nouvelles; Là, d’ordinaire apparait une vingtaine d’articles, et plus avec les pages annexes, qui font référence à la conjoncture; Et SURPRISE INCROYABLE, HIER, RIEN! AUCUN ARTICLE! Seulement 1 écrit qui sipulait la réunion du G20; j’y suis revenu souvent, n’y croyant pas , péniblement 2 puis 3 apparurent, tous des redites de la formalisation de la réunion du G20;rien de bien excitant:
    UNE HYPOTHESE A VERIFIER: les éditorialistes s’attendent à une lame de fond, un tsunami, mais sans être tout à fait sûrs de ce qui va se passer et comment: Alors plutôt que de se voir déjugé (comme pendant le crash précédent) pour avoir traiter des sujets anodins ou s’être complètement trompés sur l’enchainement des évènements, je crois qu’ils ont joué les sous-préfets au champs (alfonse daudet)….Et ont pris des vacances! Une recherche plus poussée sur le net m’a montré que les auteurs habituels étaient introuvables! (à part Paul jorion et ses comparses, bien sûr)
    cela mérite exploration non?

    1. Pour gogole j’ai remarqué aussi hier, je m’attendais à des tas de trucs sur la Grèce, l’Espagne et…..rien !!

  11. Le problème c’est que les pays de zone euro – et en particulier les pays du sud – veulent, exigent que l’Allemagne payera, comme en 1919, cette fois-ci pour soi-disant « sauver l’Europe ».
    L’Allemagne s’est malheuresement enfermée dans un piège; c’est elle qui disait du haut de la chaire que la paix en Europe dépendrait de l’euro et de la construction européenne, c’est elle qui défend ardemment l’euro. Cela risque de se retourner contre elle. Obama veut gagner ses élections, il faut donc des emplois, les pays de l’Europe veulent se débarasser de leurs dettes. Alors on s’adresse à celui ou celle qui a de l’argent.

    Mais il convient d’en rajouter que c’est la France qui s’est toujours prononcée pour une monnaie européenne, depuis 1950 et notamment durant le gouvernement Mitterand. Le but: élargir l’influence francaise en Europe, l’Afrique ne faisait plus l’affaire dans l’ambiance post-coloniale.
    L’Allemagne et la France sont les dupes dans cette affaire.

  12. Merci à Monsieur Jorion pour la version anglaise des articles du blog.
    Les commentaires sont intéressants.

    1. Amsterdam, 19 juin 2012

      Chèr Germanicus / lieber Germanicus,

      1. Je partage votre expression de reconnaissance à M. Jorion et, évidemment, de Tim Gupwell, en ce qui concerne le début modeste de traductions du BLOG. Malheureusement SANS la traduction simultanée des contributions et de réactions aux Billets…..

      2. Je partage également votre éloge à l’adresse des TRES PEU personnes qui ont réagi à la version Anglaise, entre autres Mme. J.M. Pontacq (voir ci-après). Conclusion: la Commission Européenne et la BCE nous dominent PARFAITEMENT avec leurs « machines » de traduction simultanée, probablement leur vraie et presque unique ‘capital’.

      S.v.p. lire bien ce que dit wikipedia là-dessus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_de_Babel

      ‘Dans « La tour de Babel », c’est le traducteur/la traductrice qui est roi/reine’, pourrait devenir le slogan.

      3. Je m’attends avec de l’inquiétude des initiatives annoncées par M. Jorion et Alesandro Moretti concernant un élargissement de la structure du BLOG.
      J’aimerais répéter ici ma proposition pour améliorer de tout un coup la position financière de M. Jorion par des contributions minimales mais constantes par des paiements par SMS (téléphone mobile).
      La fin de semaine passée j’en ai parlé avec le dr. Rudi Westerveld (université de Delft aux Pays-Bas), qui s’occupe depuis de décennies de la télécommunication, au Mozambique et en Afrique du Sud, et qui tout récemment a pu construire un grand réseau de génération de revenus en Afrique du Sud par des paiements massifs de très petits montants par SMS, faisant…. des traductions des mots uniques! (Anglais – Zulu, Zulu – Anglais etc).
      Rudi Westerveld m’a assuré d’être disponible pour nous aider avec sa connaissance technique.

      4. Dernièrement: comme Lars Olofsson a fait scandale comme PDG à Carrefour, il me paraît e moment très logique maintenant pour développer des noeux d’activisme en France pour conquérir ce géant de la consommation.

      Où restent mes ami(e)s Français(es) pour se battre pour leurs propres intérêts?

      Bien à vous tous,

      Johan Leestemaker

      (voir:Jeannette Marie Pontacq au BLOG anglais Paul Jorion
      June 16 12 at 3:48 am
      Hi Mr. Gupwell …

      Duh, obviously Sarkozy is/was an integral part of the Plutocracy that now rules the Western World. The Plutocrats don’t believe in Democracy, basing their elitist beliefs on such gurus as Edward Bernay (nephew of Sigmund Freund) and Leo Strauss (died in 1973). To them, the people are ‘the mob’ and not to be trusted with power, even shared power. The mob, they think, can be controlled via elemental religion and social issues that go with fundamental religion. The elites, of course, do not believe in that religious stuff, but they need the mob to do so in order to control them and stop them from understanding the distaste they have for the mob.

      ON ANOTHER SUBJECT: I really like Paul Jorion’s site in French and hope his thinking can translate into being popular in English. To that end, I would like to suggest that the address of his site in English be added to comments, for example, to articles in the New York Times. Also on the Huffington Post in English. One can quote his writings in those venues to get it going. In the meantime, I am asking a few friends here to add comments to kick start it.

      It would be good if his site could be listed on the Huffington Post and on other Leftist sites in the States and in England. Those are just some thoughts I have and offer here. Mr. Jorion would also do well to become a contributor to both AlterNet and even CounterPunch. On the French side, Le Grand Soir would be good as well. Most important, however, is the Huffington Post, since it is so mainstream.

      Best, Jeannette Marie Pontacq / Point Reyes Station, CA 94956)

  13. Bonjour,

    « Quelle conclusion en tirer ? (À moins que j’aie très très mal regardé), en France, l’avenir de l’euro, ça n’intéresse absolument plus personne. »

    C’est pas que cela ne les intéresse pas mais c’est que les journalistes se sentent un peu minables. Ils ont présenté les élection grecques comme cruciales pour ‘avenir de l’euro et ont précisé que l’arrivé au pouvoir de parti pro-mémorandum (Pasok ou nouvelle démocratie) sauverait l’Espagne ….et cela ne s’est pas passé comme pronostiqué.

  14. Je ne suis pas d’accord avec ce billet.

    Les français sont dans le déni, constatent avec malice les anglo-saxons. Il est vrai que depuis plusieurs mois en France, on préfère voir la vie en rose plutôt que la réalité des difficultés énormes de notre continent à se former dans les disparités et les oppositions idéologiques face aux défis qui s’autoalimentent des différentes crises mondiales. Cependant, je partage en partie l’optimisme du GEAB parce que l’Europe est le seul élément du monde développé qui soit conscient des difficultés internes et externes qu’implique la situation présente. Cette conscience peut donc opportunément conduire à des solutions plus ou moins adaptées, une fois que les a priori idéologiques auront été balayés par les faits, ce qui est très proche de nous maintenant.

    Bien sûr, nos politiques de tous bords nous ont menti et leurs dirigeants se sont en partie auto-illusionnés sur la situation et sur les moyens d’y remédier. Il est évident que, dans ces conditions, aucun programme politique ne pourra être tenu ni rose ni bleu ni vert ni marron ni carmin ni orange etc. Il est tout aussi évident qu’il faudra gérer au fil de l’eau des compromis qui se présenteront et des idées qui émergeront. Et alors?

    Quant à nos amis anglo-saxons, ne sont-ils pas, eux aussi, enfoncés au moins jusqu’au cou dans le déni? Celui de solutions libérales et « financiaristes » dans une société fondée sur le crédit qui sont toutes en train d’échouer lamentablement. Et nos empires (USA, Chine, Russie, Inde, Commonwealth (la blague…)) ne sont-ils pas eux aussi dans le déni de la pluralité, des oppositions et de la diversité qui forment leur pied d’argile sur une base trop étroite? La désintégration d’un empire tel l’URSS ne permet pas de retrouver un équilibre avant de nombreuses décennies.

    C’est dans ces désintégrations multiples que je vois les dangers du siècle plutôt que dans l’ironie anglo-saxonne à propos de l’Europe et de l’Euro, dans une crise dont ni eux ni personne n’est à même de contrôler les retombées actives. L’espérance est dans le fruit qui se forme plus que dans le fruit mûr qui commence à pourrir et dont l’arbre qui en naîtra éventuellement mettra longtemps à produire.

    1. ///Les français sont dans le déni, constatent avec malice les anglo-saxons///
      C’est sans aucun doute le sentiment des Anglais.
      En revanche, le G20 actuel le démontre, les Américains sentent venir clairement la récession et cela pourrait avoir des conséquences graves sur leur propre société déjà rudement délitée par la crise.
      Il semble donc que le président Obama et son administration aient décidé de jouer une carte maîtresse : le projet de Hollande soutenu par Mario Monti. Ce dernier est particulièrement dépité d’avoir vu que les mesures de rigueur qu’il a prises ont été autant de coups d’épée dans l’eau. La Vertu est bafouée et l’on voit que les marchés cupides continuent leur sarabande infernale. Il est donc tenté de mener une autre politique d’où viendrait peut-être enfin le salut tant espéré. Obama voit d’un bon oeil cette démarche, pleine de promesses pour son pays : la seule planche de salut qui permettrait de sauver la mise et de donner un espoir au peuple américain.
      Mais dans ce macrosystème économique qu’est devenu le monde, les solutions ne sont pas aussi simples et il est presque assuré que le fiasco total suivra ces velléités de sauvetage.

      1. La différence est simple: OBAMA est seul ou peut s’en faut à avoir cette conscience dans un Etat fédéral qui lui en est très loin; alors que chacun en Europe est conscient de la situation, reculant au plus tard la phase de colère qui suit le déni parce que l’on sait intuitivement que le processus est encore long, trop long, avant toute reconstruction. De plus il existe une peur compréhensible que le sentiment de colère ne dérive en prurit nationaliste de chaque nation contre chaque autre; en conséquence de quoi, les citoyens européens attendent de leurs dirigeants qu’ils prennent eux-mêmes une initiative fondamentale qui puisse canaliser leur futur sentiment de colère sans nuire aux phases suivantes du processus de leur deuil de l’état providence.

      2. En fait les citoyens européens ont besoin de « s’indigner » de colère mais ils aimeraient bien savoir en vue de quoi…

  15. Si les anglosaxons s’intéresse à notre sort européen, n’est ce pas parce que certaines grosses banques américaines pleines de faux QEdollars attendent l’effondrement pour racheter indirectement l’europe à bon prix ?
    Quant on parle déjà de privatiser l’electricité, les aéroports, le train, les hôptitaux en espagne, qui rachètera et avec quel argent ?
    Ces banques US qui empruntent à 0% pourront prêter ses USD à 1% aux multinationales qui leur appartiennent et qui vont racheter tout ce qui est privatisable en europe…
    Je dis ça car bernanke semble décidé à continuer la planche à billets…
    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/4053417/06/12/La-Fed-se-reune-con-la-mirada-puesta-en-una-prorroga-de-la-Operacion-Twist-.html
    Scénario crédible ou non ?

    1. tout à fait crédible, l’Italie ne va t’ elle pas « privatiser » pour 10 milliards d’euros selon son premier ministre ..!

  16. l’avenir de l’euro, ça n’intéresse absolument plus personne.

    C’est ce que les allemands appellent la frivolité française, non ?

  17. LA FRANCE ET L’AVENIR DE l’EURO

    Pas sûre, parce que certains Anglais n’aiment pas beaucoup les mangeurs de grenouilles,

    « Quand la France instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge, et nous accueillerons plus d’entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni, cela paiera nos services publics et nos écoles » Citation Cameron

    Quand bien même ce serait une mauvaise idée selon ce monsieur apparemment bien mieux placé pour donner des leçons d’économisme, est-ce vraiment des choses à dire aux opinions françaises qui ne sont pas de son même bord de fonctionnement ? On voterait peut-être en France pas assez pour soi, autre péché capital selon moi !

    En résumé ne rendez plus à César ce qui appartient à César et ne rendez plus à Dieu ce qui appartient à Dieu, comme ça l’Angleterre ou l’Allemagne pourront toujours régner sur les autres.

  18. Pour ma part,je vois au moins quatre raisons pour expliquer le mutisme des médias dits spécialisés (en économie) français(je n’ose pas élargir à francophones résidant moi même en en France)=
    -la faible implication de l’économie dans le discours politique français,à l’inverse des pays anglo saxons,chez qui il y a consubstantialité des deux domaines,le modèle libéral y a pris ses origines,et nous n’avons fait que mimer,reproduire(Paul JORION pourrait en faire un billet),leur approche est logico analytique(transparente?) la notre opaque(notre tradition serait plutôt dans le social,lle partitaire, …),il n’est qu’à voir les commentaires fumeux de nos spécialistes polyvalents(A Minc,Attali,Lenglet,….)
    -la découverte récente par le citoyen lambda du domaine économique,en fait depuis Septembre 2008,les journaux,les chaînes dits spécialisés n’étaient consultés jusque là que par des « agents concernés »
    -qui sont les propriétaires de ces médias:
    les Échos LVMH),Challenge(groupe Perdriel),laTribune,BFM buisness(A Weill) ,
    -les profs cumulards=F Lenglet(parcours intéressant=Les Échos,L’Expansion,La Tibune,BFM BIZNESS,LePoint,Antenne 2,le problème des Zinvités de C dans l’air ,Mots Croisés,Y CALVI et….D Reynié+Lenglet+E Cohen,…
    Bref la pensée lisse ressassée par la deuxième peau du capitalisme français

  19. La France du Président Hollande, est coincée entre l’ordo-libéralisme allemand et le néo-libéralisme anglo-saxon.
    Je doute qu’il reste quelque place pour une politique authentiquement socialiste, pour ne pas dire sociale tout simplement.
    Les premiers sont pour infliger à tous les pays « frivoles » une politique d’austérité inflexible, les seconds sont prêts à utiliser le dumping fiscal pour nous tailler des croupières.
    Waterloo, morne plaine: nous voilà une fois encore confrontés à une alliance anglo-prussienne.
    Plus exactement: MAASTRICHT GROSS KONNERIE !!!

    1. La France du Président Hollande, est coincée entre l’ordo- ibéralisme allemand et le néo-libéralisme anglo-saxon..

      Pourquoi faire complexe quand on peut faire simpliste ? Pas vrai Macarel ? Besoin de personne les français pour les leçons de musique libérale, en ordo mineur ou néo majeur.

      1. @vigneron

        Certainement, mais en France nos dirigeants mènent des politiques libérales sans les assumer.
        C’est plus particulièrement vrai pour le PS de centre droit.

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