L’actualité de la crise : LA FENÊTRE DOIT RESTER FERMÉE, par François Leclerc

Billet invité

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En rejetant avant même la tenue du sommet européen le plan pourtant déjà émoussé du quartet, le ministre allemand adjoint aux affaires étrangères, Michael Link, s’est placé à l’avant-garde des opposants à toute tentative de compromis. La ligne pure et dure de la « chancelière de fer » n’a pas changé : l’union politique d’abord, mais plus tard, le reste éventuellement ensuite. Risque de ne survivre du savant échafaudage qui n’est plus proposé que dans ses grandes lignes, même pour le volet de l’union bancaire, que le transfert à la BCE de la supervision bancaire de la zone euro. Une seule porte de sortie reste ouverte : l’application de la stratégie allemande reposant sur le désendettement public prioritaire.

Pour le sommet, Angela Merkel refuse “les formules magiques” et cherche à s’en tenir au “message fort” que représente le plan de croissance décidé à Rome, immédiatement considéré comme quantité négligeable. François Hollande devra s’en contenter pour faire bonne figure. “Il s’agit de trouver des solutions durables et non de faire un feu de paille”, ajoute-t-elle. Les “réformes structurelle seront tout en haut de l’ordre du jour” a-t-elle proclamé devant le Bundestag, s’il restait encore une équivoque, quitte à utiliser à sa façon le document du quartet

Cette stratégie continue pourtant d’être mise en échec. Les Grecs reconstituent une équipe gouvernementale étêtée par des problèmes médicaux, alors que les prévisions leur accordent désormais une contraction de -6,7 % de leur PIB cette année ; Mariano Rajoy averti que l’État espagnol ne va pas pouvoir longtemps se financer aux taux qu’il doit consentir sur le marché, alors que la récession s’approfondit ; la rumeur d’une éventuelle démission de Mario Monti commence à se répandre, tandis que Silvio Berlusconi fait sa réapparition dans la coulisse.

La poursuite du bras de fer engagé par Angela Merkel n’a comme limite que l’épuisement des ressources du FESF et du futur MES, qui interviendra sans rémission lorsque l’Italie basculera à son tour dans le trou. À moins, comme elle l’espère, que les dirigeants européens ne viennent auparavant à résipiscence, prolongeant une agonie devenue collective. On aura rarement vu pareille détermination à promouvoir sa propre perte.

Mariano Rajoy a donné son accord pour une « union budgétaire et bancaire plus étroite », mais le compte n’y est pas. Dans une tentative de sauver le projet du quartet, José Manuel Barroso traçait hier la perspective d’une nouvelle rédaction du traité budgétaire afin d’y intégrer les nouvelles dispositions contraignantes qu’il propose. Le compte n’y est toujours pas. Mario Monti est prêt à travailler tard dans la nuit de dimanche pour avancer. On verra bien.

Le gouvernement grec est mal parti pour obtenir la renégociation du second plan de sauvetage, en application du mandat qui a présidé à sa constitution. Chypre, qui demande à son tour une aide européenne pour ses banques (qui devra être étendue au pays, comme dans le cas de l’Espagne), tout en se préparant à un afflux de réfugiés syriens, s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne, tout un symbole. Mario Monti peut commencer à écrire sa lettre, au cas où… Car une émission obligataire italienne à six mois a aujourd’hui vu ses taux grimper, à la veille d’une autre à cinq et dix ans.

Ceux qui veulent que les fenêtres soient fermées dans les bus ont toujours raison. C’est le règlement.

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244 réflexions sur « L’actualité de la crise : LA FENÊTRE DOIT RESTER FERMÉE, par François Leclerc »

  1. Ah si l’on avait De Gaulle, il n’hésiterait pas à aller au clash avec nos cousins germains et tout le monde s’en porterait mieux.

    Mais nous avons un admirateur de Mitterrand, dit le “florentin”, alors ça va être compliqué: on va essayer d’amadouer nos cousins en pure perte, faire des ronds de jambe, pour au final en arriver au clash. Le général savait pratiquer la politique de la chaise vide lui !

    Si les allemands ne veulent pas rester avec des guignolos c’est leur droit , ils sont libres de sortir de la zone euro et de reprendre le mark. Les glandeurs du Sud se démerderont entre eux.

    Il y a des moments dans la vie, où il vaut mieux être clair, que de tourner autour du pot.

    Il y en a marre, du temps de Mme Thatcher il fallait passer tous les caprices de la “dame de fer” anglaise, maintenant il faudrait passer toutes les volontés de la “dame de fer” teutonne. Ca suffit, que ce soit les anglais ou les allemands, s’ils ne veulent avoir de l’UE que les avantages sans en avoir les inconvénients, qu’ils partent.

    De toute façon une union qui n’a comme résultat que de martyriser les populations n’a aucun intérêt. C’est comme dans la vie de couple, si la vie commune devient impossible, autant divorcer.

      1. Il les aurait bouté hors de martelland en grondant Westinghouse de radio Poitiers. For sure.

        “The first plants built by the nationalized electricity company Electricité de France, known as EDF, were based on American technology under license from Westinghouse.”

      2. Schizo, héhé… Pas sortis d’affaire avec ces admirateurs de Gogaul, j’te l’dis moi.
        Ps : viens de survoler Légère comme un papillon de la Michela, c’est infiniment plus jouissif que le Michéa, même avec qu’une aile et sans l’accent. Vive les italiennes et honte aux français.
        La légèreté a déserté ce pays. Autant dire qu’il n’y reste rien sauf les momies. Passez moi ça par pertes et profits m’sieur l’comptable, c’est pas des politiques qu’il leur faut mais des conservateurs en chef plus des architectes des monuments historiques. La Révolution à venir ? On ravale les façades de nos glorieuses cités tous les trois ans et à la brosse à dent (extra-souple) pour la croissance et l’emploi, on déménage l’Élysée au Panthéon, l’Assemblée à Colombey et Michéa au ministère d’État des Sports et de la Philosophie Populaire, pour commencer, le reste suivra.
        @Mac Do (té ! premier pays au monde pour les bénéfices de Ronnie le clown – hors US bien sûr ? bingo ! la Dégaullie. 9999 : 69 : CdG est viré des cuisines à coups d’pieds au dergeot, 79 : premier MacDo, 99 : José sonne la révolte des larzaco-gaullistes, 2009 : 500 millions de repas servis dans plus de 1200 MacDo –> la tva passe à 5,5 pour toutes les gargottes, alléluia. La Résistance est toujours au pit.).
        La politique de la chaise vide ? Génial. C’est sûr qu’c’est l’moment choisi. Un bon vieux compromis de Luxembourg bis, ah mes aïeux ! ça nous boosterait dans la cinquième dimension direct, sûr. Et que penser de la stratégie de la chaise percée ? Opportun is’nt it ? Celle de la chaise à porteurs p’têt ? Ou d’la chaise électrique ? Allez, va pour le fauteuil roulant. Me semble plus adapté au client.

      3. @Vigneron

        On attend avec impatience vos propositions ultra-modernes. Mais il faudrait faire surface…

      4. vigneron

        “Pas sortis d’affaire avec ces admirateurs de Gogaul” For sure, my gomich.

        Pisse-que tu t’en mêles, j’avais décidé d’arrêter les fraises (et même cru, un angström d’instant, que Mac’ ironisait), mais l’incarNation doublée du daubage sur la génération d’après m’a fourni un argument imparable : si les bérets français n’avaient pas produit, ils ne pourraient pas se plaindre de leur progéniture décadente (cryptomalthusienne et donc controuvée la valeur rationnelle du si-si-logisme, mais ad hoc).

        PS. Les stats FrenchmalbouffeRonnieclownesneques, hui même qu’on m’en causa. ‘tain (ass-os d’ID), cadeau de la sérendipité : José Mauvais

    1. De Gaulle réinventé ?

      Remarque extrêmement bizarre et dérangeante.
      Bizarre? peut-être pas , mais provocante.

      Tout d’abord, il faut croire aux ressources infinies
      d’une collectivité humaine, fut-elle réduite au périmètre français.
      Donc ces de Gaulle existent.
      Que faut-il pour les faire se découvrir ? Une catastrophe d’ampleur nationale.

      Le chômage massif que nous connaissons depuis 20 ans
      au moins n’est pas jugé une catastrophe nationale.
      Et pourtant, toutes les questions sociales que nous connaissons
      ont pour origine le chômage, exclusivement.
      ( origine, mais non solution unique…)
      Certaines de ces questions sont gravissimes,
      mais pas suffisante pour un appel à la découverte du Père sauveur.

      La question actuelle, essentiellement la stabilité des avoirs de la classe moyenne supérieure et quelques broutilles annexes, ne sauraient être classée
      dans la catégorie des catastrophes.
      Il ne faudrait pas confondre un compte en banque, fut-il fondant, et une défaite.
      Plaie d’argent n’est pas mortelle.

      Dans l’ensemble l’opinion médusée ou sous-informée assiste sans émotion à un risque de destruction ( pas sûr, juste sur le fil…) de son cadre politico-économique,
      c’est aussi un signe de bonne santé.

      1. Mélenchon a présenté une sorte de synthèse entre le socialisme et le gaullisme durant les présidentielles. Je regrette qu’il n’ait d’ailleurs pas mis davantage en avant cet héritage du non de 2005, hors extrême-droite. Il est porteur d’une véritable vision française de l’Europe, qui mérite d’être défendue aussi résolument que peut le faire Merkel dans la version anglo-allemande.

      2. @Nicks

        Il est porteur d’une véritable vision française de l’Europe, qui mérite d’être défendue aussi résolument que peut le faire Merkel dans la version anglo-allemande.

        Voilà qui me plaît: dans la vie il faut être gentil, mais pas être con.

        Nous n’avons pas à être arrogants envers nos partenaires, mais pour autant nous n’avons pas à avoir honte de défendre nos valeurs, ce qui fait nos spécificités.

      3. @Macarel

        C’est précisément l’effacement de la France, le reniement de son modèle par nos dirigeants, qui a conduit à ce que l’Allemagne fasse un peu ce qu’elle veuille, puisque privée de la pondération de l’autre puissance majeure de l’Union. Il faut retrouver quelques convictions et les promouvoir sans complexe. Nous avons raté une occasion avec les présidentielles. Espérons qu’il y ait d’autres opportunités et que la gauche sache les saisir, sinon c’est l’extrême-droite qui en bénéficiera…

      4. @Nicks

        Ce sont les générations françaises d’après guerre qui sont en cause, et plus particulièrement les “élites” bouffies d’auto-suffisance qu’elle ont produites…
        Elites qui finalement ne croient plus au génie français, malgré les déclarations de campagne de François Hollande de vouloir réhabiliter le “Rêve français”. Dès lors comment s’étonner qu’un parti comme le FN ait une autoroute devant lui !
        Cela sent trop le plagiat de “The american dream”, ces élites de droite et de gauche sont à genou devant le “modèle” américain et non devant un hypothétique “Rêve français”.
        Les élites anglaises sont anglaises, les élites allemandes sont allemandes, les élites françaises sont devenues américaines.
        Comment ces braves gens pourraient-ils vouloir se battre pour faire de l’Europe une puissance qui compte dans le concert international des nations.
        N’est pas De Gaulle qui veut. Mais c’était une autre génération, qui avait une autre stature et une certaine idée de la France.

    2. @ Macarel 27 juin 2012 à 21:06

      N’est pas De Gaulle qui veut. Mais c’était une autre génération, qui avait une autre stature et une certaine idée de la France.

      De Gaulle était un digne représentant des Français nés pas très loin du début de l’autre siècle et qui étaient pénétrés d’une culture économique de type capitaliste, laquelle, jusque dans les années 60 était enseignée dès l’école primaire à partir des fables de la Fontaine et du calcul des intérêts en arithmétique. De ce fait, elle était assimilée et appliquée dans toutes les couches de la population née avant guerre, en survivant plus longuement dans le milieu rural jusqu’à ce que l’industrie et les services aient absorbé l’exode agricole dans les villes.

      La politique économique de Mme Merkel s’accorde très bien avec celle mise en œuvre par De Gaule entre 58 et 69 qui laissa des finances saines et enclencha les principaux grands programmes industriels que la France à connu jusqu’à aujourd’hui.

      Quant aux systèmes sociaux mis en place à l’immédiat après guerre, notamment celui des retraites par répartition ne comportant aucune part de capitalisation, De Gaulle les auraient voulus nettement plus responsabilisants.
      L’Allemagne, qui a une fibre plus capitaliste que la France se démarque sur ce sujet.

      http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-entreprise/retraite-par-capitalisation-la-france-fait-bande-a-part-expert-allemand_33620.html

      1. Macdo et Nicks-Ronnie, lisez donc votre confrère en Degaullie,

        La politique économique de Mme Merkel s’accorde très bien avec celle mise en œuvre par De Gaule entre 58 et 69 qui laissa des finances saines et enclencha les principaux grands programmes industriels que la France à connu jusqu’à aujourd’hui.

        Juste une rectif : jusqu’en 68, pas 69. Et Rueff-Pinay les architectes/chefs de projet/maîtres d’oeuvre/contrôleurs des travaux, pas l’autre pleureuse Baderne-Baden tristarisée pour la télé.

      2. @Vigneron

        C’est bien pourquoi c’est une synthèse du socialisme et du gaullisme qui a ma préférence. L’offre existe et elle sera reçue, surtout si le Ps continue sur cette voie : rigueur, refus du non cumul des mandats etc…

      3. Nicks, fariboles, le gaullisme n’est pas partageux, ni synthétisable, ni mélAngeable. Pas plus que le bonapartisme, le jacobonisme ou le césarisme lambda. The “Right” man at ze “right” place, ma trad : l’homme de droite à la droite de Dieu.

      4. @ Nicks 29 juin 2012 à 09:33

        C’est bien pourquoi c’est une synthèse du socialisme et du gaullisme qui a ma préférence. L’offre existe et elle sera reçue, surtout si le Ps continue sur cette voie : rigueur, refus du non cumul des mandats etc…

        Il ne peut pas y avoir de social, c’est-à-dire de richesse à redistribuer, si l’on n’a pas au préalable songé à la créer en travaillant. Or on ne peut pas travailler sans exploiter un capital lequel, tel un organisme vivant doit être maintenu à un bon niveau de performance et, de temps en temps, sans en arriver à totalement le renouveler pour qu’il se perpétue. Cela suppose de se préoccuper du futur bien plus que ce que laisse à penser le Ps par les mesures qu’il a énoncées pour se faire porter au pouvoir.

        De Gaulle, selon ce que l’on sait, aurait aimé responsabiliser davantage tous les français notamment par le biais des systèmes de protection sociale dans lesquels il aurait probablement fait entrer une part de capitalisation comme cela a été fait progressivement dans certains pays d’Europe du Nord.

        Sans capital, il n’y a pas de travail et à terme, pas de futur. Si l’on ne responsabilise pas les gens à cet aspect de la vie on manque à ses devoirs de représentant du vivant sur terre. Par le biais de notre espèce, nous sommes sencés ne pas être inconscients de notre raison de vivre, c’est à dire de perpétuer notre espèce et d’aider à la perpétuation de celles qui lui sont associées.

        C’était à la fin juin de 1963, après la naissance de son quatrième et dernier petit-fils, Pierre. Il commençait à préparer à cette époque la conférence de presse qu’il devait donner à l’Elysée un mois plus tard sur l’Europe, l’Alliance atlantique et la situation économique et sociale. C’est ce dernier sujet qui l’a amené à la Sécurité sociale : ” Quand je l’ai créée, s’est-il souvenu, j’avais les syndicats contre moi. Fidèles à leur tactique de lutte des classes, ils refusaient ce qui était octroyé et non pas arraché. Ils craignaient en outre de perdre le monopole des assurances sociales et des mutuelles catégorielles. Le système ne devait être qu’un premier pas en faveur d’une population trop fruste économiquement pour comprendre que chacun doit cotiser contre la maladie et le chômage et pour sa retraite. Aussi ai-je d’abord obligé les patrons à assurer les inscriptions et la plus grande partie des cotisations. Puis les modalités auraient dû basculer progressivement au cours des décennies jusqu’à ce que chacun assume en totalité ses responsabilités. L’employeur couvrant de toute façon ce qui est de la sienne c’est-à-dire les assurances contre les accidents professionnels. Pour les retraites, c’est à chacun touchant la totalité de ses gains ou salaires de cotiser ce qu’il peut, quand il veut à une caisse centrale d’Etat par exemple. ” Ainsi, pensait mon père, n’aurait-on plus à discuter indéfiniment de la nature des activités de chacun ni de l’inclusion des primes ou indemnités dans la retraite. Naturellement, les chômeurs devraient être toujours secourus par l’Etat et les sommes versées par chacun pour sa sécurité seraient intégralement défiscalisées puisqu’elles ne sont pas des revenus disponibles. Je lui ai alors fait remarquer qu’avec ce système de responsabilité personnelle du citoyen il aurait eu un million de pauvres types qui n’auraient pas voulu, pas su ou pas pu cotiser par eux-mêmes. Il m’a répondu en laissant tomber ses grandes mains sur ses genoux d’un air las : “De toute façon, quel que soit le système, nous aurons toujours un million de pauvres types sur les bras mais on ne peut quand même pas ramener tout le monde à la minorité à la traîne. Pour celle-là, il faut, bien entendu, prendre des mesures de solidarité par répartition. ” Quand il est parti, les syndicats se sont approprié la Sécurité sociale et l’ont noyautée. Il n’était plus là pour rappeler aux Français qu’ils la lui devaient.
        Extrait de ” De Gaulle mon père “, de Philippe de Gaulle, 578 pages, 24 € (Plon).

      5. @Vigneron

        Vous n’aimez pas l’idée que ce soit possible, nuance. Pourtant ça l’est tout autant qu’existe le jacobinisme de gauche. C’est ça en réalité. Vous allez devoir faire avec car vos petits copains du PS-EELV sont en train de paver la voie, encore plus vite que prévu.

  2. “Je ne comprends pas très bien la stratégie allemande: ils font 60% de leur commerce avec la zone euro. ”
    Premier trimestre 2012 : 58% avec l’Union Européenne et 38% avec la zone Euro (facilement vérifiable)
    Les soldes Target 2 entre banques centrales montrent en outre qu’une bonne moitié de ces exportations ne sera tout simplement pas payée.

    “Nous avons choisi un modèle plus social (pays des droits de l’homme et représentant du siècle des lumières)”
    Il est certain que les cinq ou six millions de chômeurs se félicitent de la pertinence du modèle social français.

    “Ceux qui veulent que les fenêtres soient fermées dans les bus ont toujours raison. C’est le règlement.”
    Ceux qui exigent la carte de crédit du voisin et le code sans s’engager aucunement à réduire leurs dépenses ont toujours raison d’essayer. Mais qui accepterait cela longtemps?

    1. oui vous avez raison, tous ces chomeurs français rêvent du salaire horaire à 1 euro que concède un patronat allemand de capitalisme industriel ( nettement mieux que le financier !! ) , patronat qui sue sang et eau pour arriver à trouver l’argent nécessaire à ces salaires de nababs

      1. Il faut être honnête: ces 1€ se cumulent aux minimas sociaux (équivalent du RSA, plus élevé en Allemagne qu’en France…).

      2. ça n’empêche que sur les dix dernières années, la baisse des revenus a été particulièrement forte pour les deux premiers déciles et positive uniquement pour les deux derniers déciles.

        Le modèle allemand, c’est également l’augmentation des inégalités.

        Et encore, on n’a encore rien dit sur le modèle impérial allemand qui sous-traite une bonne partie de sa production à ses voisins frontaliers de l’est.

  3. Il faudra bien qu’un jour les Français admettent qu’ils ont vécu à crédit. Je suis toujours étonné par la force du déni de la réalité de certains. Ce n’est pas qu’un mal français mais plutôt Européen. Je n’oserais employer le mot laxiste qui choque l’âme du niais. Après la cour des comptes, l’inspection des finances générales et 75 % des français qui demandent une baisse des dépenses de l’état (pas forcément pour un service dégradé, ce qui est incompréhensible pour certains), peut-on encore se payer le luxe de croire que la France va échapper à une lourde récession et à une dégradation forcée de tous les services publics ?

    1. Les capitalistes ont accumulé des ressources considérables,
      qu’ils ne savent où investir, ni comment dépenser,
      malgré l’explosion de la consommation des parasites.
      D’où explosion des dettes et spéculation effrennée.

      Autant de ressources qui appartiennent à la société,
      et sont disponibles pour investissements sociaux et écologiques,
      y compris dans les services publics.

    2. Ah, Ah, Ah ! 🙂
      C’est à se tordre de rire, ben voyons! Les anglais, les américains, les japonais sont encore plus endettés que les européens continentaux, mais l’on n’en parle jamais. C’est bizarre isn’t it ???

    3. Ce crédit accumulé ne porte parincipalement que sur les intérêts des intérêts des intérêts…..

    4. Vivre à crédit ? Arrêtez les bêtises ! Si les impôts étaient encore au niveau des années 1980, tous les pays d’Europe seraient bénéficiaires.

      1. Et pourquoi le crédit a explosé ? Pour combler la perte de pouvoir d’achat des salariés, liée à une plus grande captation de la valeur par le capital au détriment du travail.

        D’une manière générale le pouvoir d’achat des salariés et des retraités recule : traduction implacable de la captation de plus de 10 points de valeur ajoutée par le capital au détriment des salaires, …. – (Motion pour le congrès de Reims du Parti Socialiste, Un monde d’avance; la Gauche décomplexée. – 2008)

        Dans une logique de l’offre il faut quand même qu’il y ait des gens pour consommer ce qui est produit, sinon ça grippe.

        C’est d’ailleurs ce qui arrive actuellement, la consommation est en berne car l’on est arrivé aux limites des possibilités d’endettement privé et public.

        D’où la schizophrénie actuelle:

        – d’un côté il faut se serrer la ceinture et se mortifier car on a vécu au dessus de nos moyens (école allemande)

        – de l’autre il faut relancer la croissance, car nous risquons une crise de surproduction et d’invendus, donc la déflation, la récession, voire la dépression. (école “Hollandaise” et anglo-américaine)

        Sachant que la croissance ne repartira pas d’un coup de baguette magique, surtout dans les pays comme le notre, qui se sont consciencieusement désindustrialisés ces dernières décennies.

        Pour le dire familièrement, l’on n’est pas sorti de l’auberge…

      2. L’injonction paradoxale, une pratique de manipulation très courante, paraît-il, chez les pervers narcissiques.

        Y a aussi les BC qui font de l’injection paradoxale, ces derniers temps.

    5. Si les occidentaux vivent à crédit, c’est parce que les revenus, principalement des revenus qui proviennent du travail, des classes moyennes n’ont pas augmenté ces trente ou quarante dernières années.

      Dans le même temps, on entretient une bulle immobilière et boursière pour satisfaire l’appétit d’une toute petite minorité. Les restes sont principalement captés par les 9% en dessous du 1%.

      La fin de l’histoire, c’est de confisquer d’une façon ou d’une autre l’excès de richesse du 1% (et de façon moins drastique les 9%) qui ne se justifie ni politiquement, ni socialement, ni économiquement.

    6. bah pas plus français, qu’européens, c’est mondial comme truc :
      1) mais non y’a pas de Pb…
      2)non je vois vraiment pas de Pb
      3)effectivement y’a un Pb…
      4) de toute les façons, y’a pas de solution….c’est n’importe quoi, de toute façon tous des cons…y comprennent rien, Bref un deuil mal porté.
      5) le Pb est reconnu & le travail honnête de résolution commence…
      et cela se vérifie toujours : des Pb ressources à fukushima en passant par les Pb scolaires de mon petit dernier.
      Aka lire le communiqué du G20….à pas de Pb puisque la croissance est décrétée.

    7. Faudra aussi admettre que vous vous en tenez à la surface des choses.
      L’état a fait des cadeaux fiscaux à ses citoyens, et pour compenser à contracter de la dette, ce qui permettait ( et qui permet encore) aux heureux bénéficiaires, en plus du cadeaux d’en recevoir des intérêts.

  4. Mercredi 27 juin 2012 :

    Le secteur bancaire européen est en pleine tourmente : après la banque italienne Monte dei Paschi di Sienna, c’est au tour de Bank of Cyprus de faire appel à l’Etat. La première banque chypriote a en effet annoncé mercredi avoir sollicité une aide d’environ 500 millions d’euros auprès du gouvernement de l’île pour atteindre les objectifs de recapitalisation fixés par les autorités européennes.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202142389302-bank-of-cyprus-fait-appel-a-l-etat-338236.php

  5. A Manu33

    Je comprends ce que vous dîtes, mais je pense qu’il y a une généralisation. Pas sûre que les smicards, par exemple, aient tant vécu à crédit et plombé les comptes de la Nation que ça. Au contraire, c’est parce qu’une frange de la population est exclue de la consommation que l’économie ne peut pas repartir.

    Je suis toutefois d’accord avec vous sur le fait qu’il y a probablement des gaspillages en France (je pense à certaines niches fiscales d’une efficacité douteuse, par exemple). Il y a probablement également des problèmes d”organisation dans certains services publics (certains hôpitaux me viennent à l’esprit). Le train de vie de nos élus est également très élevé.

    A ce titre, le résultat de l’audit des comptes de la Nation par la Cour des Comptes devrait être intéressant…

    1. L’équation insoluble amha, étant que la consommation, devenue principal moteur de croissance pour les anciens empires coloniaux qui n’ont pas de ressources naturelles, va nous faire foncer encore plus vite dans le mur des ressources. Je ne vois pas comment on sort de là, mis à part la décroissance volontaire.

      Nous avons un verrou idéologique et politique, qui s’il se défaisait, resserrerait un peu plus le noeud coulant des ressources physiques. La meilleure solution est peut-être de se recentrer sur l’humain localement… J’avoue que ça ne règlerait rien, mais apaiserait les esprits.

  6. @ Manu33 :
    vécu à crédit ” ah ça elle est bien bonne !!!!
    Si enfin vous vous informiez un peu à partir des sources sérieuses, si enfin vous admettiez que vous n’avez rien compris au film! si enfin vous lisiez le blog de Paul Jorion… mais … suis-je bête? On y est ! ça suffit pas pour vous ? alors lisez aussi les quelques ouvrages du maître de ce blog que l’on trouve dans toutes les bonnes librairies. Mais peut-on se libérer d’une idéologie ? Je suis sûr vous avez une excellente formation en économie ; il n’ y a que cette explication!

    1. Tolosainen, ne vous fâchez pas contre Manu, il a le droit d’avoir des idées différentes. Je vous retrouve néanmoins sur la question de la formation. Ou plutôt de la désinformation car il faut bien reconnaître que les thèses ultralibérales ont été présentées dans les grands médias comme les seules dignes d’intérêt pendant des années…on ne peut donc pas en vouloir aux citoyens d’y croire…

      Mais il y a une expérience que nous avons tous faite au moins une fois (et là, tout le monde sera d’accord avec moi, je pense) : jouer au Monopoly. Quand un joueur thésaurise tout l’argent du système, le jeu s’arrête de lui-même car les autres joueurs n’ont plus de quoi consommer. On observe le même processus de concentration des richesses entre les mains de quelques uns actuellement aux USA et en Europe…

      En France ces dernières années, selon l’Insee, près de 70 % du patrimoine des ménages était concentré entre les mains des 10 % des Français les plus riches. Cet écart ne cesse de s’accentuer (les 10 % des ménages aux patrimoines les moins élevés détiennent un patrimoine moyen de 1351 euros, alors que les revenus et le patrimoine des 1 % des plus fortunés explose, toute ressemblance avec le Monopoly ne serait donc pas fortuite) :
      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/REVPMEN10e.pdf
      http://lesinfos.com/2010/04/02/insee-les-revenus-et-le-patrimoine-des-menages/
      http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=patrmoyendecile

      Aux USA, la concentration des richesses est encore pire…

      1. Emilie,
        Ce constat, est je crois largement partagé sur ce blog, et j’oserais dire par la plupart des responsables politiques et économiques qui ont une quelconque envergure sur cette planète. Je me refuse à penser qu’ils ignorent le dénouement et les conséquences du jeu de Monopoly. La question est plutôt de se demander comment convaincre, ceux qui votent, de cette réalité économique que vous venez d’évoquer. Ce blog, bien que très consulté, si j’en crois leur responsable, n’est pas suffisant. Je sais que ce n’est pas sa vocation de s’adresser aux francais dit moyens, mais c’est à ca qu’il faut parvenir. Je reste persuadé qu’il ne faut pas désespérer des gens. Pour peut qu’ils aient acces aux informations qui fachent, cad celles qui leur permettront de comprendre comment fonctionne réellement l’économie, la finance et la politique. Comment restaurer la conscience politique, le goût de s’informer, et de débattre en s’écoutant. En découvrant ce blog, je me suis apercu que beaucoup de gens partagent le même constat sur notre sociéte. Cette prise de conscience doit être transformée en force politique et ce, surtout si aucun de nous ne veut s’y fourvoyer. C’est la meilleure garantie de faire de la politique différement.

      2. Circé ,
        la force non, c’est un truc du passé . des gros .
        je dis ça, mais dans le doux y a pas de poulet 😉

      3. Eric L,
        Evidemment, j’ai l’air un peu naïf, voire niais dans mes propos, peut-être même un peu con con, je l’admet. Ceci dit, par o*u commencer à agir pour que cela fasse une différence. La confiscation du pouvoir et l’accaparement des richesses par un petit nombre de personnes est une constante historique. Est-ce à dire qu’il faudrait en prendre son parti?.Le constat est posé depuis longtemps, continuer à constater, à analyser, à critiquer est certe nécessaire mais suremment pas suffisant. Pour Paul jorion ce blog, ces conférences, ses livres participent à la grande réflexion necéssaire et préalable au changement qui ne manquera pas d’advenir. Au xixe siècle dit-il on s’est retrouvés devant une opportunité de changement mais on n’était pas suffisament armés pour proposer des solutions, d’óu la raison de ce blog. Ces solutions ne pourront jamais être mises en oeuvre sans une prise de conscience et un engagement politique massif. Pouvons-nous seulement compter sur l’avènement de la catastrophe pour espérer que les citoyens européens sortent de leur torpeur autrement que par la violence?

      4. Emilie,

        En France ces dernières années, selon l’Insee, près de 70 % du patrimoine des ménages était concentré entre les mains des 10 % des Français les plus riches.

        Tout faux. Reprenez votre tableau Insee sur les patrimoines 2010. Vous verrez que c’est grosso modo 48 % pour le dernier décile, 45 % pour les 4 déciles juste en-dessous et les miettes pour les autres, i.e 7 % de la richesse nationale pour la moitié des ménages (dont les deux tiers pour le quatrième décile…).
        Résumé : la moitié pour les riches, la moitié pour les classes moyennes, rien pour les autres (97,5 % du patrimoine pour 60 % des ménages, 2,5 % pour les 40 % restants). Les proprios, pis les z’aut’ quoi, les Cdi pis les z’aut, etc. Que demande le peuple ?
        Fracture sociale qu’il appelait ça l’aut’, ya 20 ans déjà.

      5. En fait, Vigneron, j’ai dû me mélanger les pinceaux avec cette phrase extraite du 1er document de l’Insee ci-dessus (c’est l”un des intertitres du document) : “Les 10 % les plus riches [de France ] reçoivent près de deux tiers des revenus du patrimoine
        et quatre cinquièmes des revenus exceptionnels”.

        Mais bon, bref, sur le principe, nous sommes d’accord, il y a bien fracture sociale et concentration des richesses. ;o)

      6. @circé

        La confiscation du pouvoir et l’accaparement des richesses par un petit nombre de personnes est une constante historique. Est-ce à dire qu’il faudrait en prendre son parti?.

        ben non, mais comment faire ? si on constitue une groupe fort, certains s’arrangent au sein de ce groupe pour confisquer à d’autres .

  7. En d’autres termes, Mme Merkel dit : vous avez des déficits extérieurs à cause de nous, eh bien débrouillez-vous, réduisez vos finances publiques!

    Qui peut accepter cela?

  8. J’ai peine à croire cette info des Echos.
    Heureusement François veille et débrousaillera pour nous!

    Si c’est vrai, je propose à tous de demander baisse rétroactive de tous vos emprunts…

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters-00451775-la-bce-prepare-le-terrain-a-une-baisse-des-taux-338368.php

    Peter Praet, membre du directoire de la BCE :
    “Il n’existe aucune doctrine qui empêche les taux de baisser à moins de 1,0%”, a dit Peter Praet au Financial Times Deutschland.
    “Elles (les baisses de taux) se justifient si elles contribuent à garantir la stabilité des prix à moyen terme”.
    Selon une enquête Reuters publiée mercredi, la BCE ramènera son taux de refinancement à un plancher sans précédent de 0,75% la semaine prochaine et elle pourrait être amenée à prendre rapidement de nouvelles mesures d’urgence pour calmer les marchés.

    Ces taux seront même rétro-actifs pour les 1 020 milliards prêtés à 1% par la BCE
    à l’occasion de la grande Noël des banques en Décembre et Février dernier.

    1. Elle l’a dit ce soir Angela: “il faut plus d’Europe, les marchés attendent cela.”
      Voila. De toutes façons, ils connaissent pas la marche arrière.
      La prochaîne étape pour noyer le poisson c’est L’Europe fédérale, ça nous pend au nez comme la fin des acquis sociaux.
      Si les marchés l’attendent, la troîka le fera.
      Et on regardera faire, comme d’hab!
      La pub est déja prête.
      Dans quelques jours sur tous les abribus: L’Union c’est maintenant!
      http://www.elysee.fr/president/les-actualites/declarations/2012/declaration-de-m-le-president-de-la-republique-et.13504.html

      1. “L’intégration autant qu’il est nécessaire, la solidarité autant qu’il est possible.” (F. Hollande)

        …pas besoin de commentaires!

    1. La BCE a fait des LTRO, elle ferait des baisses de taux indicateur…
      La prochaine étape c’est quoi? Un Quantitative Easing concerté avec la FED, vers septembre/octobre pour rassurer tout le monde avant les élections US de novembre?

  9. Les “dirigeants” veulent réanimer un cadavre ! Ils vendent des promesses ! L’avenir de l’Europe repose sur la volonté d’être réélu de quelques têtes grisonnantes !!!

  10. Moi quand j’emprunte , si c’est trop cher , j’emprunte pas , putain d’états capables de tout.

  11. Nous y sommes, je l’espère de tout coeur : l’éclatement de la zone euro! ouf!

  12. Une union politique dans un espace sans perspective ou dont les seules perspectives sont d’ordre de la puissance des feux, des stratégies, d’un modèle agricole, et des technologies, bref, tous ces éléments strictement terre à terre , et en réalité vidés de toute substance , et de simplicité, d’unité des langages, d’un monde qui méconnaît les vérités sauf en quelques uns , mais sans voix, Ceci est facteur d’agitations, comme un corps déséquilibré et frénétique partant en tous sens . On construit une société envahie d’objets morts qui circulent partout , et qui dépense une énergie
    pour cette agitation forcément , nécessairement . Agitation et croissance . perte de sens . Ce qui en soi n’est pas insensé mais indique le non-sens . C’est comme un corps , un individu qui ne perçoit pas son au-delà , ou pour lequel cet au-delà est rien : il cherche à laisser une trace de son être , et si possible une “chose” importante” , dans laquelle il croit y survivre .
    parce que les motifs du vivant et de l’homme en particulier ne sont pas suffisants en eux mêmes s’il n’y perçoit le sens et s’il n’est pas en union avec la totalité qu’il perçoit .
    c’est parce que l’être humain est en rupture qu’il part en tous sens à la recherche d’un “grand” . mais ce grand est inclus dans l’homme .
    parfois, je pense que c’est simplement son âme que l’homme cherche . Et bien évidemment sans Cela qui le constitue, il se disperse en tous sens . et cherche partout ailleurs , dans toutes ces variations d’objets, mais qui sans âme sont sans substances . poussière , rien du tout quoi .
    bref, destinées à s’effondrer sauf si les êtres animés retrouvent leur âme … dans le “tout” .

    1. P.S. L’euro serait l’âme de l’Europe ?
      les ricains avaient un rêve , les chinois une cité interdite , les russes une sainte russie , les anglais etc. les européens un espace marchand ? tellement marchand qu’il est parti où , le songe européen ?

    2. Rien ne se perd, rien ne se crée.
      Le mouvement, c’est la Vie.
      La croissance est une fuite déséquilibrée vers la stabilité éternelle de la Mort.
      Seule l’Ame survit !

      1. oui, mais elle nous laisse si on n’en veut pas .
        et si on en veut, l’âme nous revient sans décret . sans besoin de supplément . nous insufflant juste ce qu’il faut , où il faut , comme un réveil

      2. @ TZYACK 28 juin 2012 à 09:16

        Rien ne se perd, rien ne se crée. Le mouvement, c’est la Vie.

        Certes, mais sans énergie, pas de mouvement. Or le mouvement d’une masse doit s’opposer à notre attracteur commun, la force de gravité à laquelle nous sommes tous soumis, sauf quelques uns, qui peuvent, pendant un temps, se libérer des forces de la pesanteur.

        C’est bien pour cela que la situation est grave. Nous avons consommé, tels des inconscients, la plus grande partie de l’énergie non renouvelable facilement accessible; celle que le temps et la nature avaient élaborée pour nous. Et qu’en avons-nous fait ?

        Nous l’avons consacrée en la consommant, à accélérer la destruction du monde, pour le bien ou pour le mal. Nous l’avons aussi consacrée à des futilités, des plaisirs, des agréments immédiats, qui ne valent qu’un instant, c’est-à-dire rien à côté de l’éternité.

        Nous l’avons aussi, grâce aux sciences et aux techniques, consacrée à mieux connaître la marche du monde par une accumulation de faits, d’informations et d’observations explicatives que nous pouvons maintenant échanger facilement. La tâche essentielle qui reste à accomplir est de permettre à tous, ou au plus grand nombre, d’accéder à la compréhension d’ensemble.

        C’est une tâche immense à laquelle tous les dirigeants, que nous voyons patauger lamentablement pour la plupart, ne sont pas encore en mesure de dominer suffisamment afin d’y guider les peuples dont-ils ont la charge. Le temps presse pourtant.

    3. Eric L,
      Je me retrouve entièrement dans votre remarquable et très fine analyse du temps présent et de l’attention que vous portez aux choses.
      Avec réflexion sur ce qui se passe à l’intérieur de vous comme à l’extérieur de vous. Je pense souvent à l’image du miroir, d’où le très beau mot “réflexion”.
      Il y a aussi une manière simple de le dire (en passant par dessus bord tout un fatras d’objets qui nous encombrent, font obstacle, empêchent d’aller à l’essentiel, matériel, idées et concepts dépassés, etc), mais là précisément c’est vos propres mots avec la sensibilité que vous y mettez qui entre en jeu.

      Je pense aussi énergie psychique primordiale, essentielle, afin que le corps reste animé (debout) grâce ou à l’aide d’un minimum de désir de vivre, surtout qu’il vaudrait mieux ne pas tomber dans le piège d’une spirale descendante et sans fin, pesante comme une lourde dépression, un cauchemar.

      1. @octobre , Bonjour et merci .

        On n’a pas épuisé les questions, c’est sans fin. Est-ce parce que nous sommes pris en tenaille dans un enchevêtrement complexe et multiforme , multidimensionnel ? Ne serions nous que la résultante du tissu complexe que nous serions dissous ; et si nous étions nous d’emblée, quelle justification donner au tissu qui semble devenir vain, puisque nous serions indépendamment du multiple, sans possibilité de s’y abîmer davantage, ni d’y évoluer . Il me semble que tout est jeu , tragique et dérisoire, en même temps que lutte afin de… Mais de quoi ? sortir du labyrinthe transformé ? c’est pourquoi le couloir n’est pas le plus important , il est relatif à toutes les époques, mais les processus demeurent. Dans ces contextes, on se construit .
        Evidemment notre temps est marquant , particulièrement intense, et périlleux, par sa folie ou sa nullité , il pose de sacrés problèmes .
        Si en plus viennent s’adjoindre des discours qui embrouillent le tout , et ceux là ne manquent pas ( laissant même leurs auteurs dans le vide complet ), il y a de quoi désespérer de l’existence. Le constat des solitudes est assez troublant . et comme nous n’avons plus la naïveté des peuples premiers, ni leur culture qui les faisaient vivre “normalement” , sans histoire , mais non sans mythe , en fait, notre monde est assez déboussolé par son vide, sa vanité.
        ce qui explique peut-être les engouements sportifs, etc. les sortes de grandes messes qui envoûtent les masses ? l’esprit (?) collectif qui s’y range parce qu’il y a une Unité ? ( de façade , illusoire , ou juste passagère ) .
        Heureusement, il reste quelque chose dans les poésies, ou peintures, etc. , qui traverse les temps.
        Sera-ce suffisant pour donner des chances de vivre aux générations suivantes ? ( qui ne sont pas épargnées non plus par leur part obscure )
        sans doute , redonner le gout de la Nature est-il une aide précieuse .

      2. Bonjour Eric

        Si une personne vient à ma rencontre pour me dire : “Je suis un capitaliste !”. Je lui dirais, oui, tu es un âne et tu peux retourner à l’école.
        – Laquelle ?
        – Celle de la vie.
        Dans la foulée, une autre ou bien la même viendra immanquablement me susurrer à l’oreille : “Je suis anticapitaliste”. Même réponse.

        Arrive un homme ou une femme – enfin c’est pas trop tôt !
        Ça fait du bien de se trouver entre nous : de se revoir.
        Nous pouvons maintenant parler, échanger, partager et pas que des miettes.

      3. En effet, revoir ceux avec lesquels on est en phase, à proximité. Ce qui se noue dans ces temps là, vécus, sont les seuls qui ouvrent les portes sur le réel . On a d’abord préparé ses cuisines, mitonné ses plats , puis on les propose aux proches, sans s’offrir en pâture, en fait on donne de soi en présence. Nous ne serions plus enfermés dans des mots , mais vecteurs de lumières ou de ténèbres, ce qui peut occasionner des souffrances , mais aussi du bonheur . Et c’est le seul moyen de vivre, qui permet de dépasser sa condition animale.

  13. Je lisais ce billet et ses posts et je pensais à “L’île mystérieuse” du bon M. Verne.
    Les personnages sont accrochés à un ballon en perdition au milieu d’une tempête au-dessus de l’océan. Il leur faut se délester de tout leurs vivres et équipements. Tout passe par dessus bord. Jusqu’à la nacelle elle-même.
    Cela ne suffira pas et il faudra que l’un d’entre eux lâche prise (il survivra) pour que les naufragés touchent terre et commencent à rebâtir la civilisation.
    Un bon scénario ne s’oublie jamais.

    1. Allez, Pierre-Yves, avoue le : un petit faible pour la Dame du CCFD-Terre Solidaire …
      Quant à l’ambiguité du dirigeant en question, pas grand chose à ajouter.

  14. Jacques Attali fait partie de ces gens qui ont été formés pour être brillants et toujours retomber sur leur pieds, quel que soit le sujet. Il n’est pas le seul, Danny Cohn Bendit est un autre cas du même genre. A un autre niveau, Bayrou etc.Baroin ce matin (Baroin, l’histoire nous apprend que l’inflation est difficile à arrêter mais non l’histoire n’apprend rien du tout, c’est la compréhension qui apprend).

    L’élite inquiète par son indigence intellectuelle, pour l’instant je ne vois toujours pas à part à l’extrême gauche, des gens qu’on n’invite jamais à parler, jamais, sauf lorsque le CSA l’impose, je ne vois personne qui comprenne et soit digne de confiance à part ici.

    Attali et Cie, d’ailleurs ne citent jamais un économiste et surtout, on ne cite jamais Say, ou alors Marx pour lui faire dire le contraire etc. J’ai noté dans le ton de Mr Attali, d’abord un optimisme béa, ensuite le désir d’imposer ses idées par la force, L’Etat doit imposer le rehaussement des immeubles, il doit imposer la TVA sociale, – la réforme des taxi était excellente, il faut ouvrir les professions fermées (taxis, coiffeurs, pharmaciens…etc).

    Le fédéralisme ne sera pas un grignotage de la démocratie, etc.

    Et il faut que les intermittents du spectacles aient une formation car, toute personne qui bénéficie de subsides doit faire quelque chose en échange. Et s’ils n’ont pas besoin de formation ?

    Je pense que la discussion sur FR C ce matin était beyond recovery de stupidité intégrale, digne des cabinets. Assaisonnée de mépris pour la France, vue dans la presse de droite étrangère. Le pire du pire.

    Ces gens ne se réfèrent jamais à aucun économiste de manière sérieuse, car ils se contentent de leur petit bricolage en guise d’action, du genre ouvrir les profession fermées. Il y a accumulation de réformettes de droite, et il est toujours facile de réformer plus à droite, il est en revanche plus difficile de penser.. Ces personnes n’ont pas de pensée, elles ont un catalogue de recettes miracles, un catéchisme de choses urgentes à faire, des expédients.

    Les économistes atterrés ne sont pas les pires et même Mr Bice C a parfois des illuminations, lorsqu’il évoquait hier la nécessité du “hair cut”.

    Pour l’instant il n’y a pas de pensée d’économie politique, les gens confondent un catalogue de recettes avec une vision globale des problèmes. Par exemple, D Cohn Bendit veut supprimer la bombe nucléaire…. et s’en remettre à l’Otan et aux américains. On peut discuter sur le fond, mais c’est une idée et la somme de tout cela ne constitue pas une programme d’économie politique.

    C’est grave, je veux dire : Où sont les théoriciens, même les théoriciens libéraux ? Le catalogue n’est pas la pensée et pourtant le “faire” occulte totalement aujourd’hui, la pensée.

    « Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action » Bergson….

    Le catalogue est l’horizon, pas de salut en dehors de la liste, la liste est la pensée. L’impératif de l’urgence, c’est urgent donc il faut faire. Mais non, il faut réfléchir. Mais le prétexte de l’urgence sert à éviter de réfléchir, c’est bien connu, on n’a pas le temps, il faut agir tout de suite, et donc réformer les taxis.

    1. Sécurité – Murs ou ponts ?

      Nous avions nos oreilles pointées vers la même suurce ce matin.
      Ma critique a été bien plus tiède que la votre, il faut bien commencer par quelque chose.

      Pour sortir du cadre, sur un sujet différent mais essentiel, une autre vision de la sécurité par l’amiral James Stavridis et une conclusion que l’on pourrait dédier aux animateurs du blog de Paul Jorion.

      Signalé par la check-list du Monde du 28/6, des argumentaires convaincants, à contre-sens des idées reçues :

      OTAN : “Les murs ne fonctionnent pas”

      “L’amiral James Stavridis est le commandant suprême de l’OTAN. Il est le partisan de ce qu’il appelle la sécurité open-source. Son approche de la sécurité au XXIe siècle est très différente de la façon dont on a pu aborder la sécurité auparavant.
      En portant un regard sur les modes de sécurité d’un passé proche, il montre une image de Verdun, un champ de bataille en France pendant la première guerre mondiale, où pendant 300 jours, 700 000 personnes ont été tuées – environ 2000 personnes par jour. Plus tard, pendant la seconde guerre mondiale, à la bataille de Stalingrad, 2 millions […].” Lu sur Ted Global, Edimbourg 2012″
      …………….
      “Quelques exemples : Il montre une photo de soldats afghans portant des livres. Il s’agit d’une population largement analphabète – 85%. L’OTAN, pendant l’entraînement militaire, leur apprend à lire et à écrire – jusqu’ici ils ont enseigné à plus de 200 000 personnes. Quand vous apprenez à lire en Afghanistan, vous portez un stylo dans votre poche. Il a été à ces cérémonies et il a vu les recrues mettre le stylo dans leur poche avec beaucoup de fierté : « Ceci est la sécurité du 21e siècle. » Ils leur apprennent également comment se battre, mais il en faut bien plus.”

      http://tedglobal.blog.lemonde.fr/2012/06/26/james-stavridis-otan-les-murs-ne-fonctionnent-pas-il-faut-construire-des-ponts/

      Et on continue à ériger des murs !!!

      En conclusion, au sujet de Wikipédia, éloge de l’intelligence collective :

      “C’est un exemple parfait de l’axiome : « aucun d’entre nous n’est aussi intelligent que nous tous réfléchissant ensemble. » Partager et se connecter est ce qui rend possible la sécurité du 21e siècle. Selon lui, en combinant tout le monde, « on peut créer la somme de toutes les sécurités. »”

      1. Merci Papiman d’inlassablement venir ajouter vos petits lumignons et vos menus courants d’air frais.
        Ps : le tiers du déficit Unedic pour les 105 000 happy fews du pestacle (sur 1,8 millions de bénéficiaires d’allocs Unedic)… J’adôôre. C’est Malraux qui serait content, sûr…

      2. @vigneron

        Parce qu’ils sont rémunérés comme ça par leur employeurs, c’est une socialisation du salariat. Enfin c’est une fraude tout simplement.

    2. D Cohn Bendit veut supprimer la bombe nucléaire…. et s’en remettre à l’Otan et aux américains.

      Pas d’accord, il faut au contraire constituer une défense européenne indépendante des américains. Et tant qu’elle n’existe pas nous avons intérêt à conserver notre force de dissuasion nucléaire et même après, tant que d’autres pays nucléaires ne seront pas prêts à désarmer.

      Dans l’idéal on ne peut que souhaiter un monde sans armes nucléaires, mais malheureusement dans la réalité on n’en prend pas le chemin. Cette question du désarmement ne peut être traitée que dans le contexte des Nations Unies.

      Pour le reste je suis d’accord pour se désengager du nucléaire civil sans tarder.

      1. @Macarel

        “Les bombes nucléaires américaines restent en Europe

        Hillary Clinton exclut de retirer les armes stockées dans les bases de l’Otan.

        L’Allemagne va devoir prendre son mal en patience : Hillary Clinton exclut dans l’immédiat le retrait de plus de 200 bombes nucléaires tactiques américaines voulu par le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, en compagnie de ses collègues belge, luxembourgeois, néerlandais et norvégien.

        La secrétaire d’État américaine a remis les pendules à l’heure lors d’une réunion de l’Alliance atlantique à Tallinn, capitale d’une Estonie naguère soviétique. « L’Otan restera une alliance nucléaire aussi longtemps qu’il subsistera des armes nucléaires » à travers le monde et « le partage des risques et des responsabilités » reste son principe fondateur.

        Se retrouve ainsi tué dans l’œuf le « grand débat sur la politique nucléaire de l’Otan » poussé début mars par les cinq capitales du nord de l’Europe. L’alliance, née de la guerre froide, travaille certes à un « concept stratégique » dépoussiéré pour le XXIe siècle. Mais, prévient Washington, elle ne saurait fragiliser sa clef de voûte : l’assistance mutuelle et la solidarité inscrites dans l’article V. En clair, l’Allemagne ne peut pas se défaire des armes qui viennent avec le parapluie nucléaire américain.

        Plus de 200 bombes atomiques B-61 hantent encore les bases aériennes de l’Otan en Europe. Les États-Unis et l’Alliance ont toujours tenu secret le nombre et l’emplacement de ces engins. Militairement obsolètes, électoralement embarrassants, ils restent malgré tout le symbole de l’engagement nucléaire des États-Unis sur le Vieux Continent.

        Divergences européennes

        D’autres capitales européennes se sont agacées de l’initiative de désarmement lancée avec Berlin. En compagnie du Royaume-Uni, la France voit d’un mauvais œil toute dénucléarisation européenne qui conduirait des alliés à remettre en question sa force de dissuasion autonome. La lettre des Cinq n’est pas non plus du goût des voisins de la Russie, qui s’inquiètent de voir l’Otan baisser sa garde.”

        Particulièrement cocasse le “En compagnie du Royaume-Uni, la France voit d’un mauvais œil toute dénucléarisation européenne qui conduirait des alliés à remettre en question sa force de dissuasion autonome” (sans parler de ” « L’Otan restera une alliance nucléaire aussi longtemps qu’il subsistera des armes nucléaires » à travers le monde et « le partage des risques et des responsabilités » reste son principe fondateur.”)

        http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/23/01003-20100423ARTFIG00565-les-bombes-nucleaires-americaines-restent-en-europe-.php

        P.S. : @lisztfr “D Cohn Bendit veut supprimer la bombe nucléaire…. et s’en remettre à l’Otan et aux américains. On peut discuter sur le fond, mais c’est une idée” 😀

  15. Les faits sont les faits, l’Europe telle que nous la subissons est celle de la bourgeoisie.
    La bourgeoisie c’est la partie de la population pour qui l’intérêt économique personnel prime sur toutes autres considérations. On est bien dans la forme la plus aboutie du libéralisme économique.
    Cette bourgeoisie est atlantiste par nature, évidement.
    Les qualités qui font le bourgeois sont nécessaires pour dynamiser une économie de libre entreprise, souhaitée par la majorité d’entre nous.
    Tout le monde est potentiellement bourgeois, c’est même l’argument le plus pertinent avancé par les propagandistes de l’ordre libéral.

    Les difficultés surviennent, comme toujours, lorsque les mécanismes de régulation n’agissent plus.
    La régulation c’est le rôle de la politique.
    Lorsque la politique vient à déréguler, c’est à dire à renoncer à ses obligations, les pouvoirs de la bourgeoisie sont sans limite. Alors naturellement la bourgeoisie agit librement selon une boucle rétroactive positive pour augmenter ses intérêts au dépend de l’ensemble de la population.
    La limite est, la limite du système. Nous l’avons atteinte.
    Il ne peut donc, se produire qu’une rupture avec cet ordre.
    Cette rupture n’est pas écrite, l’expérience nous montre cependant qu’elle ne résulte jamais de la générosité bourgeoise.
    On est par conséquent certains que les temps à venir seront très sombres.
    C’est probablement l’affaire de quelques années.

    PS. Michel Rocard toujours en forme propose que nous abandonnions notre défense de dissuasion nucléaire!
    Sacré bourgeois…

    1. @FL

      Pour résumer: l’aspiration de la plupart de nos contemporains est de devenir bourgeois en faisant travailler “les autres” au moindre coût pour en tirer le maximum de bénéfices.
      C’est le principe même de l’exploitation de l’homme par l’homme, mis si gaillardement en musique par le capitalisme. Mais avant le capitalisme cette exploitation existait déjà, entre autre avec l’esclavage.
      Ceci dit le capitalisme sait aussi tirer le plus grand profit de l’esclavage, voir la condition des noirs dans les plantations des états du sud des USA, avant le guerre de sécession.
      Du temps des colonies françaises on appelait cela “faire suer le burnous”.
      Tout cela pour rappeler que capitalisme et morale sont incompatibles, ceux qui s’enrichissent vite ne s’embarrassent en général pas de considération éthiques. Aux USA les super-riches se dédouanent en participant au charity business: on écrase d’abord, et ensuite on offre des fleurs à la famille de la victime pour fleurir sa tombe.
      Ce devrait être le rôle des partis de gauche (authentiques), de rappeler et si possible faire respecter les questions éthiques, sachant que tous les agents économiques en système capitaliste, ont un cerveau et des mâchoires de requin ou vivent en poissons pilotes de ces requins, pour se partager les miettes du festin.

      1. C’est en effet cela, Macarel.
        Par contre, un parti de gauche ne peut pas avoir de place dans ce système.
        Voir les US qui ont fait renverser tous les gouvernements de gauche de l’Amérique du Sud…
        Ce qui était plus rapide mais inutile : il suffisait de les étouffer économiquement.
        Si Cuba n’avait pas produit de si bons cigares..
        Regardes la Corée du Nord. Les gars en sont à mendier des engrais et graines contre des pourparlers avec la Corée du Sud…

      2. Pour compléter l’écrit de Macarel

        Le communisme a aussi développer ses richesses sur l’esclavage, qui a été pratiqué par Lénine et ses proches conseillers dès le début de l’ère communiste en Russie.

        Il y eu ainsi des super-riches (communistes aussi donc), et ceux qui vous nommez gauche (authentique) ont hélas finis dans les goulags pour les revendications qu’ils ont essayés de faire passer (hors arrivistes), voyant que les communistes étaient aussi dans une forme de richesse non distribuable aux masses. Ce qui rejoint votre écrit sur le capitalisme à une autre époque contemporaine :

        “Ceci dit le capitalisme sait aussi tirer le plus grand profit de l’esclavage, voir la condition des noirs dans les plantations des états du sud des USA, avant le guerre de sécession.”

    2. @yvan

      On en revient au fait qu’avec la mondialisation néo-libérale il n’y a plus correspondance entre espaces économiques, sociaux, et politiques. Dans ce contexte les élites plus mobiles, que le reste de leurs concitoyens sont les principales gagnantes, par contre les autres plus fixés à leurs territoires demandent à être protégé des vents qui balayent le peu qu’ils ont encore.
      Ce que les dites élites ne veulent évidemment pas, puisque très contentes des opportunités que leur offre la mondialisation, c’est pourquoi au sommet le mot protectionnisme est un gros mot.
      En désespoir de cause, les scotchés à leur territoire se réfugient derrière la bannière des nationalistes, qui sont les seuls à proposer de défendre les intérêts des nationaux (CQFD)
      En somme c’est la “jet set”, contre les “cul-terreux”.
      La mondialisation est très heureuse pour les premiers, catastrophique pour les seconds.
      Le problème c’est qu’elle devient de plus en plus insupportable pour “les cul-terreux”, et que le discours des “jet setteurs” vantant ses mérites passe de plus en plus mal chez ces sédentaires, qui voient leurs condition se dégrader à vue d’oeil.
      1% versus 99%…

      1. Pour être plus complet, il faut rajouter à ce tableau, les migrations de ressortissants des zones déshéritées de notre belle orange bleue, qui essayent de venir chez nous par tous les moyens, parfois au péril de leur vie (car ils ne voyagent pas en première classe des jets), en espérant trouver une meilleure vie. Mais cet afflux énerve les sédentaires de nos contrées, car cette main d’ oeuvre bon marché contribue à faire baisser le niveau des rémunérations des sédentaires, ceux qui en tout cas sont en concurrence directe avec les nouveaux arrivants.
        Par contre cette pression à la baisse sur les salaires est plutôt bien vue par les “jetsetteurs” qui emploient encore dans nos contrées. D’où une demande de protection accrue des sédentaires, et de nouveaux points pour les partis nationalistes.
        Les “jetsetteurs” ayant plus d’un tour dans leur sac, ils peuvent aussi faire pression à la baisse sur les salaires en délocalisant dans les pays à bas coût.
        Quant au capital, il se déplace à la vitesse de la nanoseconde toute la journée (c’est beau le progrès technique), autour de notre belle orange bleue, en faisant des petits (non taxés) à chaque déplacement, et en laissant des ruines fumantes dans les contrées qui lui sont le moins accueillantes fiscalement, ce qui fait encore plus grossir les troupes des partis nationalistes.

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