L’actualité de la crise : IL FAUT DES COUPABLES ! par François Leclerc

Billet invité

The English version of this post can be found here.

Suivant un scénario sans surprise, le marché obligataire se retend. Le coût du service de la dette espagnole et italienne continue d’augmenter au fur et à mesure que leurs programmes de financement avancent à petits pas comptés. Il pèse davantage sur les budgets, contrariant les mesures destinées à réduire les déficits.

Les instituts de statistique Insee (France), Ifo (Allemagne) et Istat (Italie) sont tous d’accord : l’Europe s’enfonce dans une récession qualifiée de « technique » pour tenter de la rendre anodine, ce qui va dans le même sens. Voilà pourquoi la BCE vient également sans surprise de décider de diminuer son principal taux directeur.

Elle essaye une nouvelle fois d’inciter les banques à développer le crédit pour relancer l’économie, est-il expliqué. Le marché ayant anticipé la mesure, le résultat n’est pas garanti. Il l’est par contre pour l’Eurosystème dans son rôle de bad bank, le conseil des gouverneurs de la banque centrale abaissant encore la barre sous laquelle celle-ci refuse d’accepter des banques leurs actifs en collatéral afin de permettre l’opération. Son vrai sens masqué est encore une fois de soulager les banques.

« Le programme d’achat [des obligations souveraines] est en sommeil profond et va le rester », a asséné Klaas Knot, le président de la banque centrale néerlandaise, claquant la porte au nez des gouvernements qui doivent se débrouiller avec leurs propres moyens, car « le programme d’aide risquerait d’augmenter les risques liés au bilan de la banque centrale », croit-il pouvoir justifier. Comme si l’aide aux banques ne produisait pas le même effet ! La Banque d’Angleterre ne partage pas ce souci et relance à hauteur de 50 milliards de livres son programme d’assouplissement quantitatif et ses acquisitions de gilts, les obligations souveraines britanniques. La Fed pourrait suivre le mouvement. Considérée comme ayant seule la force de frappe financière permettant de détendre le marché obligataire, la BCE continue de son côté à se dérober sur le marché secondaire, en dépit des exhortations de Christine Lagarde au nom du FMI.

Le gouvernement espagnol tente à nouveau d’échapper au sort qui l’attend et prépare un nouveau programme pluriannuel de mesures d’austérité et de coupes budgétaires qui, selon Reuters, devraient être annoncées la semaine prochaine. Elles atteindront la TVA, les pensions de retraite, les salaires des fonctionnaires, institueront de nouveaux péages autoroutiers et procéderont à des coupes dans les budgets des ministères et des régions. La course est sans fin pour tenter de réduire un déficit qui file entre les doigts, accentué par la hausse du coût de la dette, la récession et la crise sociale.

Le gouvernement grec peaufine de son côté sa demande d’étalement du calendrier de son plan de sauvetage, n’ayant à proposer que la réalisation de son programme de privatisation de 50 milliards d’euros qui n’a pas avancé, et qui présente l’avantage – si l’on peut dire – d’un coût social moindre dans l’immédiat que toute autre mesure budgétaire. Le plan de sauvetage étant totalement sorti de ses rails, la question est de savoir si une faillite de l’État va pouvoir être évitée, si l’on en croit Anders Borg, le ministre suédois des finances. Afin de soulager les finances grecques, Tsipras propose de faire bénéficier les banques grecques des mesures destinées à renflouer les banques espagnoles.

Une réunion de l’Eurogroupe sera consacrée à étudier ces deux cas brûlants le 20 juillet prochain : les autorités européennes tiennent la situation du bout des doigts et s’en satisfont faute de mieux, mais ils vont devoir se faire violence pour éviter l’effondrement de la Grèce.

Aux yeux de l’opinion publique, il faut des coupables ! Démissionnaires, Bob Diamond et la direction de Barclays sont sur la sellette au Royaume-Uni, comme si le gouvernement devait donner des gages face à un ressentiment envers les banques que l’on devine s’approfondissant. En France, le parlementaire socialiste Henri Emmanuelli demande l’audition du gouverneur de la Banque de France, au cas où la manipulation du Libor et de l’Euribor ne se serait pas arrêtée aux frontières de l’hexagone.

C’est en Espagne que les choses vont le plus loin. Rodrigo Rato, ancien ministre de l’économie, ex-directeur général du FMI et président démissionnaire de Bankia se voit reproché par l’Audience Nationale (la plus haute juridiction du pays) les délits d’escroquerie, de détournement de fonds, de falsification des comptes annuels, d’administration frauduleuse et déloyale et de manipulation des prix. Excusez du peu ! Le juge étend l’enquête aux autres dirigeants de la banque – le plus souvent membres ou proches du Partido Popular au pouvoir – ainsi qu’à leurs familles, pour déterminer s’ils n’auraient pas été les heureux bénéficiaires de prêts ou de garanties… Les auditions à grand spectacle débuteront le 23 juillet prochain.

L’Insee vient d’apporter un nouvel éclairage en annonçant mettre au point un nouvel outil statistique. L’objectif est de pouvoir mieux cerner l’évolution du niveau de vie – et non des revenus ou salaires – de la « population intermédiaire » (ceux qui ne sont ni pauvres ni riches), qui représente 80 % de l’ensemble. Prévoyant, l’institut cherche à se donner les moyens de mesurer le délitement du statut des classes moyennes, en évitant d’utiliser cette notion fourre-tout qui ne distingue pas les évolutions pourtant entamées.

Partager :

122 réflexions sur « L’actualité de la crise : IL FAUT DES COUPABLES ! par François Leclerc »

  1. Pas de panique , j’ai la solution .Une bonne réunion des chefs d’états Européens , création virtuelle de 150 milliard, qui passent (comme vous le sentez) par le , MES ,FESF ,ou Lourdes , et hop les taux se détendent , les bourses montent , une conclusion genre « Après avoir juguler les différences , nous sommes arrivés à un compromis nana na , nana na !!! ».
    Merci qui ?… Merci Ardéchoix
    Et en plus j’ai beaucoup de fans , pour la modique somme de 399€ http://www.notoriete-fb.fr/, donc les gens m’aiment !!!!!!!!! 🙂

  2. Euro break-up: Let Germany lead the northern core and France the rest
    The respected economist and Telegraph columnist summarises the argument for an orderly break-up of the eurozone if a struggling member was forced to leave that won him the Wolfson Economics prize.

    http://www.policyexchange.org.uk/images/WolfsonPrize/wep%20shortlist%20essay%20-%20roger%20bootle.pdf

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/9378302/Euro-break-up-Let-Germany-lead-the-northern-core-and-France-the-rest.html

    1. Je me méfie toujours d’une suggestion anglo-saxonne préconisant une cassure de l’axe franco-allemand.

      Non pas qu’il faille le sauvegarder à n’importe quel prix , mais il me semble que les puissances du grand large ont toujours intérêt à diviser les puissances continentales .

      1. Journaliste financier et auteur britannique de réputation internationale, Nicholas Shaxson écrit régulièrement dans le Financial Times et dans The Economist. Dans son enquête approfondie consacrée au système de la finance internationale « off-shore », l’auteur éclaire d’un jour nouveau le rôle de la City de Londres – située au cœur du nouveau scandale bancaire du Libor – et du réseau formé par les anciennes colonies de l’empire britannique dans ce dernier.
        http://www.medelu.org/La-Grande-Bretagne-est-au-centre-d

  3. A propos de l’Espagne, c’est une vieille tradition à peu près aussi ancienne que Colomb.

    Depuis la découverte de l’Amérique, la quasi totalité de tous les gouverneurs nommés là-bas sont revenus chargés de chaines pour népotisme, prvarication, corruption, etc…
    L’effet pervers est que le fait était devenu si automatique et évident, que les gouverneurs nommés, même honnêtes, s’empressaient de se gaver et surtout de gaver leurs familles avant l »inévitable déchéance royale.

    Comme dit Paul, les gars ont probablement déjà vidé la caisse depuis longtemps. Et ce ne sont pas deux ou trois banquiers fusillés sur le bord de la déroute qui vont assainir la situation.

    1. Si le rat anglais quitte le navire c’est bien qu’il est sûr d’avoir réussi à percer la coque du navire communautaire.

      Quand il sera hors de l’UE, que le continent aura récupérer toute l »industrie financière le concernant, comme l’euro par exemple, et que l’Ecosse aura voté son indépendance et rejoint l’UE, ça sera quoi l’Angleterre?

      Il ne lui restera plus qu’à demander d’être un territoire US, genre Porto Rico.

      1. Ils risquent de perdre l’Irlande du Nord, car en Irlande en cas d’indépendance de l’Ecosse on se tiendra prêt à réunifier l’île avec une protection de la minorité protestante.

      2. @ Dissy

        Le XXIe siècle sera sans-doute celui du délitement des Etats-nations.
        Le déplorer ou s’en réjouir n’aurait pas beaucoup de sens.

      3. @ Arkao
        Comme son nom l’indique, le Royaume-Uni n’est pas un Etat-nation mais une union de nations…

        L’Espagne non plus, du reste.

        [et après tout, les Bretons n’ont jamais été consultés pour devenir français; c’est sous la contrainte que Anne épousa successivement deux rois de Frankistan…]

  4. Cela se passe mal après les annonces de la BCE et les commentaires de Mario Draghi, son président. Les taux italiens et espagnols s’envolent et les places boursières accusent le coup. La baisse du taux directeur de celle-ci et la reprise des achats de titres de la Banque d’Angleterre sont ressentis comme annonciateurs de problèmes à venir et non comme remède à ceux qui sont pendants. S’y ajoute la baisse du taux de la Banque centrale chinoise, la deuxième en un mois, qui augure de mauvais résultats économiques.

    Les marchés ont été douchés : ils voulaient croire à un troisième round d’injections financières massives de la BCE et ont eu droit à des considérations pessimistes sur les perspectives économiques. « C’est la demande qui dicte le crédit, et si la demande est faible, vous ne pouvez pas vous attendre à une forte hausse du crédit » a expliqué Mario Draghi pour justifier son inaction. Puis il a reconnu que la banque centrale ne pouvait rien contre la faible capitalisation des banques et « l’aversion au risque ».

    Au suivant ! la parole est à la Fed.

    1. Il a raison Mario, si la demande crée le crédit inutile de leur fourguer du cash. On sait qu’il n’y croit pas lui-même mais il tient un discours cohérent.

    2. « C’est la demande qui dicte le crédit »

      Autrement dit, on fait pas boire un âne qui n’a pas soif.

    3. selon france info c’est du au chiffre du chomage US ……….. Pas un mot sur la remontée des primes de risque espagnoles et Italienne. On se demande jusqu’a quel point ils prennent les français pour de c…

  5. « la manipulation du Libor et de l’Euribor (ne) se serait (pas) arrêtée aux frontières de l’hexagone »
    Tout à fait.
    L’Hexagone est hermétique à toute manipulation, que ce soit du libor ou de la vérité.
    Nuages de Tchernobyl et Libor, No Pasaran !

    Être né sous le signe de l’hexagone …

    1. Et puis dans notre beau pays, on a déjà la solution : cesser de faire nos têtes de pioches et bosser gratos ! Faut quand même savoir si on veut sortir de cette crisounette ou pas.
      Aprés  » le monde selon Garp » d’Herman Hesse, il faut lire « le monde selon Medef » d’Herman von Rupuy !! saine lecture !

      1. Aprés » le monde selon Garp » d’Herman Hesse, il faut lire « le monde selon Medef » d’Herman von Rupuy !! saine lecture !

        Il sera difficile de lire Le monde selon Garp d’Herman Hesse, puisque c’est un roman de John Irving….

        Peut être dans un monde parallèle peut-on trouver cet ouvrage…

      2. oui aprés réflexion ça devait être « le loup des steppes » d’Herman Hesse, je ne sais plus en tout cas les deux seuls bouquins en français que j’ai trouvé en Gréce a l’époque. Et le loup s’affirme par les temps qui courent !

  6. Pourquoi tourner autour de son petit doigt ? Toutes ces « braves » gens sont à la recherche d’argent qui n’existe pas.

    A force de considérer l’économie mondiale comme un casino, ils vont nécessairement passer à côté
    de la (grosse) plaque.

    En fin de compte, ça fout les jetons…allez, belles gens, tirez la donc votre dernière Partouche.

  7. Cette chronique mérite de plus en plus de s’appeler:

    Chronique d’une mort annoncée (titre original : Crónica de una muerte anunciada )

    C’est l’Europe des croquemorts qui se développe sous nos yeux.

    Deux guerres mondiales n’ont pas suffit, cette fois nous nous sabordons économiquement.

    Nos dirigeants sont-ils atteints pas l’ESB ???

  8. « Il faut des coupables » replace les soucis de Diamond, du pantron de Bankia et quelques autres dans le rôle de lampistes qui vont payer pour que la populace (j’en fais partie) reste calme. Je me serais donc trompé. Ils serviront de boucs émissaires pour sauver le reste.

    Il a été interdit aux banques centrales de prêter à leurs états selon la théorie monétariste de Friedmann. La banque d’Angleterre et la BCE sont en train de faire ça. Dans le second cas, c’est avec quelques contorsions mais ils violent leurs statuts. Ils violent leur propre théologie. Je pense que cela n’est pas considéré comme très grave tant que les créanciers reçoivent leurs intérêts. Cette modernisation doit être protégée pour eux même si le dernier grec en meurt.

    C’est une autre pierre de l’édifice Reagan Thatcher qui se révèle pourri.

    La politique d’austérité me rappelle que les créanciers revoient de l’argent en valeur absolue. Les débiteurs sont massacrés dans l’opération (suicides, morts par manques de médicaments, faim, etc…) Je vois là une course parfaitement cynique entre ce que ces gens vont encore payer avant de s’effondrer totalement et leur effondrement. C’est une sorte de spéculation sur l’effondrement des plus petits. S’ils se révoltent, le calcul spéculatif associé s’effondre. Tout le monde sait qu’une partie de ces dettes ne sera pas payé car cela représentera une charge vraiment trop lourde pour ceux qui restent.

    Cette politique arrive en France. Les Grecs et les Irlandais ont montré qu’elle était acceptable par la population. La course à l’effondrement peut démarrer sous la direction d’Hollande. La compétitivité entre les pays européens est une assurance que cette course va durer très longtemps et aller vraiment très loin. Combien de morts ?

    La légitimité des gouvernements démocratiques devient une plaisanterie. Cette politique d’austérité assure un avenir à tous les extrémistes. Chaque déçu de la démocratie regardera favorablement chaque extrémiste. Quand un partie comme celui de Siryza n’est pas assez violent. Il ne veut pas tout casser arrivera au pouvoir, il décevra. Les choses sérieuses pourront alors commencer.

    Il y a eu le nazisme. J’ai longtemps cru que la leçon était claire. Je me suis trompé.

    1. excellent! d`oü la nécessité de se trouver du bon côté de la barrière, et de louvoyer intelligemment. il va chahuter le temps qui vient

    2. Tiens… la théorie monétariste de Friedmann.

      Un jour, j’irai vivre en théorie. Parce qu’en théorie, tout se passe bien.

      1. @ yvan
        « La théorie monétariste de Friedmann […] en théorie tout se passe bien »

        Il y a aussi la théorie néo-darwinienne de l’évolution. Dont les néo-lib n’ont retenu que le « struggle for life ». Mais pour moi cette lutte pour la vie n’est pas génératrice de vie et le « struggle for life » des néo-lib est par conséquent logiquement équivalent à « lutte contre la mort ». Et voilà ama où nous en sommes, nous sommes réduits à lutter contre la mort avec des principes mortifères. Nous sommes donc actuellement non pas dans le « en théorie tout se passe bien » mais dans le « en théorie tout se passe mal » et on nous dit TINA car ce n’est pas la théorie mais la vérité vraie, la loi de la nature!

        René Thom a été filmé par Jean-Luc Godard dans René(e)s (dispo sur le net en fouillant un peu). Il y dit qu’il est lamarckien et que son lamarckisme biologique vient du fait que pour lui l’évolution des sociétés est lamarckienne (c’est la fonction qui crée l’organe). Je rappelle que pour Thom l’analogie biologie/sociologie est licite: « les situations dynamiques qui régissent les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés ». Et pour Thom ces analogies ne sont pas le résultat d’une pensée magique, elles sont raisonnées car entrant dans le cadre de sa théorie des catastrophes qui, je le rappelle, est une théorie du conflit (dont Héraclite, Darwin, les néo-lib,…, disent qu’il est universel).
        Quant à l’évolution lamarckienne des sociétés elle saute ama aux yeux lorsqu’on examine les grandes inventions de l’humanité: la nouvelle fonctionnalité, le nouvel outil entraîne une réorganisation de la société: c’est bien dans ce cas la fonction qui crée l’organe. Michel Serres a fait récemment une conférence pour moi limpide où il met en évidence les profondes réorganisations sociales engendrées par les modifications du support de mémoire (oral/écrit, écrit/Gutenberg, Gutenberg/info). Pour moi nous vivons en direct une évolution typiquement lamarckienne de notre société.

        Adorno: « tout moyen bascule en une fin en soi »; c’est exactement en cela que Thom est lamarckien. Tout est donc pour lui dans l’invention, dans le mystère de l’émergence de l’idée nouvelle. Il a écrit jadis un article « Sur le problème de l’invention » dans EU.

        Ordologique vs analogique.
        L’ordinateur a eu comme application première la possibilité d’exécuter rapidement et sans faute ce que l’homme exécutait lentement et avec fautes: l’ordinateur a d’abord été un ordonnateur, un serviteur zélé et fidèle de l’ordologique, logique qui s’est sans doute imposée à la suite de la linéarité de l’écrit (l’hypothèse précède la conséquence, la thèse précède l’antithèse et la synthèse, etc.). Pour moi le joujou idéal des dictateurs en herbe, des adorateurs de Big Brother et des financiers (les ordinateurs manipulent vite et bien le nombre, seul véritable ami des financiers).
        Puis est apparue une autre application de l’ordinateur, celle qui offre la possibilité de mise en réseau. Et l’on découvre (ou redécouvre) les extraordinaires possibilités de l’analogique coincée pendant si longtemps sous la botte de l’ordologique (comparaison n’est pas raison). Par sa théorie des catastrophes Thom rend licites, raisonnables, des pensées considérés comme magiques par la seule rationalité ordologique.
        De ce conflit ordologique/analogique est en train de naître une synthèse qui sera, ama, beaucoup plus digne d’être appelée logique que ne recouvre ce terme actuellement. Munis de cette nouvelle rationalité, de ces nouveaux principes d’intelligence rationnelle du monde, nous aurons la possibilité d’entrevoir quantités d’alternatives au TINA, à nous de choisir la bonne.

        Pour moi Thom est à ce titre un formidable libérateur de pensée qui nous délivre un message d’espoir. Et Paul Jorion aussi…

  9. Comment expliquer qu’il n’y ait pas de critère de Maastricht visant à encadrer (limites supérieure et inférieure) le solde du commerce extérieur des Etats européens pris individuellement ?

    1. Comment expliquer qu’il n’y ait pas de critère de Maastricht visant à encadrer (limites supérieure et inférieure) le solde du commerce extérieur des États européens pris individuellement ?

      Parce que si c’était le cas, il faudrait peut-être parler de protectionnisme, de droits de douane et autres horreurs aux yeux de nos chers eurocrates

    1. La consommation de drogue est un modèle réduit, exacerbé, poussé à l’extrême, de notre modèle de production et de consommation. Nous achetons des marchandises produites à 10 ou 20 000 km, et nous produisons des déchets par millions de tonnes, et nous ne voulons par voir les dégâts, humains et environnementaux que produit cette addiction.
      La drogue fait des morts, mais nos téléphones portables, nos produits chimiques, nos médicaments, etc.. aussi.

  10. Eric Toussaint : « Tous les prêts accordés par la troïka sont illégitimes »
    http://www.cadtm.org/Eric-Toussaint-Tous-les-prets

    Information en plus sur l’Islande, dont on parle peu dans les médias:

    Voici ce qui s’est passé en Islande : les banques privées ont fait faillite en 2008. Les gouvernements de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas ont remboursé leurs résidents qui avaient perdu leurs dépôts auprès de la banque Icesave, à hauteur de 3,5 milliards d’euros. Ils se sont ensuite tournés vers le gouvernement islandais pour se faire rembourser. Le gouvernement islandais a accepté, mais sous la pression de la rue, et face à une pétition constitutionnellement reconnue contre le remboursement, le président a été obligé de recourir à un référendum. Quatre-vingt douze pour cent des votants se sont prononcé contre le remboursement. Après négociations entre les trois gouvernements, un nouvel accord a été soumis au peuple, qui l’a également refusé par une majorité de soixante-trois pour cent. Les autorités islandaises ont procédé à la liquidation de Landsbanki, la société mère de Icesave. Ainsi, les actifs liquidés serviront à rembourser les créanciers nantis, et parmi eux, les gouvernements britannique et hollandais. Voilà la preuve que si le peuple se mobilise contre la collectivisation d’une dette privée, d’autres issues sont possibles. Il est également important d’observer que face à la menace de fuite des capitaux, l’Islande a imposé des restrictions sur leurs mouvements, les empêchant ainsi de fuir.

    1. J’ai déjà lu plein de choses positives sur l’Islande….mais comme aucun média ne reprend ces nouvelles, j’ai fini par me dire que c’était une légende urbaine du web.
      Il est vraiment difficile de se faire un opinion.
      C’est vrai, vous pensez, ce que dit votre article, Charles A ?

      1. @ Valérie

        Je n’ai pas recoupé l’info sur l’Islande, et ne suis pas assez informé pour valider.
        Cependant, l’auteur, Eric Toussaint est très bien informé de toutes les questions de dette.
        On doit trouver sans doute autres infos sur Islande sur le site du CADTM.

      2. pour parler médiamensonges, actuellement dans les asturies , c’est quasiment l’insurrection ; les mineurs sont en grève, les descendants des fascistes, autrement nommé PP, ont envoyé le 3 juillet, les troupes spéciales de la garde civile qui ont pris d’assaut la commune minière de Ciñera (province de Léon) limitrophe avec les Asturies.

        qui en parlent ?

      3. Non. Tout ne se passe pas bien en Islande.
        Si le pays n’avait pas à rembourser 3,2 milliards de dollars (fourchette basse)(et hors intérêts qui continuent à tourner) d’avance du FMI faite à la GB et la Hollande, il n’aurait pas besoin de vendre plusieurs kilomètres carrés à un milliardaire chinois, ni à recevoir un dirigeant chinois pour négocier des droits d’exploitation et de collaboration pour les gisements arctiques.

      4. Faux Yvan, le FMI n’a rien prêté à la GB ou à la Hollande (les actifs liquidés de Landsbanki auront d’ailleurs rapporté plus que prévu aux créanciers britishs et bataves comme signalé par Toussaint dans le post de Charles) mais bel et bien au gvt islandais, 2,11 milliards $, aidé en cela par les pays scandinaves qui eux aussi ont mis la main à la poche pour le petit frère islandais. Et le tout a un prix pour les islandais, le même que celui payé par les grecs. Sauf que c’est beaucoup plus facile à avaler quand on est suprêmement riche – et très docile face aux injonctions rigoristes du FMI – comme l’Islande. L’Islande est tête de liste FMI au tableau d’honneur de ses meilleurs élèves, loin devant; c’est satisfecit sur satisfecit. Un modèle, il rembourse même en avance en allant emprunter aux fonds de pension US à 6%. L’orgasme fmiesque quasi. Normal, elle l’était déjà, l’élève modèle du FMI, avant le crash, sous la houlette de l’ultralib, ultraconservateur, nationaliste et eurosceptique Oddsson et de son dauphin Haarde…
        Le miracle islandais ? En plus d’une dévaluation de 50%, une cure d’austérité fmiesque à hauteur de 10% du pib, moitiê impôts moitié coupes budgétaires (t’imagines, cher administré, ça voudrait dire ici 200 milliards, 100 milliards de nouvelles recettes fiscales plus 100 milliards de sabrage dans les dépenses sociales et budgétaires…), 20% de chute du pouvoir d’achat, des ménages, des entreprises et maintenant un État surendettés et peut-être un faramineux 3% de croissance cette année… si la pêche est bonne et si les cours de l’alu des usines Alcoa, Alcan, Century et cie s’effondrent pas trop («L’Islande est le meilleur petit secret de l’industrie mondiale de l’aluminium. » dixit Mme Valgerdur Sverrisdóttir, ministre de l’industrie en 2006).
        Mais bon c’est d’bons enfants ces islandais. La preuve : ils viennent juste de réélire pour un cinquième mandat leur cher président (« de gauche » lui), grand communicant et grand amateur de référendums plébiscitaires…

      5. Mince… 😉
        Heureusement que le référendum refusait de rembourser.

        Te dire à quel point l’aide des Chinois leur est précieuse…

        PIPEAU COMPLET ET PAS D’INFO POUR CAUSE !!!!!!!!!!!!!!!!!

      6. Pfff, t’es pénible yvan. C’est Landsbanki (nationalisée bien sûr) qui rembourse consciencieusement le pognon du au RU et aux Pays-Bas qu’ont connement et très politiquement anticipé la garantie des 350 000 épargnants britishs et zoollandais, en plus des autres créanciers prioritaires.
        8 milliards d’€ au total. Un tiers, soit 432 milliards de couronnes islandaises, a déjà été remboursé en décembre dernier sur liquidation d’actifs et le reste est en bonne voie.
        Pas du tout sûr que ce soit des islandais qui rachètent en ce moment les derniers bijoujoujoux de Landsbanki… Mais ne t’inquiète pas, les épargnants islandais de Icesave, eux, ont bien été indemnisés par l’État islandais, très vite.
        http://www.lbi.is/home/news/news-item/2012/03/09/LBIs-Financial-Situation-in-Q4-2011/

        Attention is drawn to the fact that at the beginning of December last year, the Winding-up Board of LBI distributed a total of ISK 432 billion to creditors calculated at a fixed exchange rate as of 22/04/2009.
        Based on the same premises, the estimated recoveries at the end of last year ncluding the above-mentioned interim distributions, amount to over ISK 1,370 billion, which is over ISK 51 billion more than the book value of priority claims prior to the above-mentioned interim distributions. If the sale of LBI’s holding in the retail chain Iceland Foods is included, the estimated recoveries plus the above-mentioned interim distributions, are now close to ISK 1,440 billion, or around ISK 121 billion more than the book value of priority claims prior to the above-mentioned interim distributions.

  11. Actualité de la ‘crise’ sur le site d’alternative économique :

    LE TEXTO DE LA SEMAINE
    « Les prix Nobel au régime sec. La fondation suédoise qui décerne les fameux prix a dû revoir à la baisse (de 20 %) le montant des récompenses qui leur sont liées. Chaque prix Nobel passe ainsi de 10 à 8 millions de couronnes (900 000 euros). En cause : des dépenses supérieures aux recettes. Même le « faux » prix Nobel d’économie, attribué par la Banque de Suède, va devoir réduire la voilure. A quand un prix Nobel de la gestion de crise ? »

    Et la vidéo de Mehdi Litim, radio marmite
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/litim/2012/07/05/du-calme-leurope-se-structure/

  12. « le marché obligataire se retend. Le coût du service de la dette espagnole et italienne continue d’augmenter au fur et à mesure que leurs programmes de financement avancent à petits pas comptés. Il pèse davantage sur les budgets, contrariant les mesures destinées à réduire les déficits. »
    « Le gouvernement espagnol tente à nouveau d’échapper au sort qui l’attend et prépare un nouveau programme pluriannuel de mesures d’austérité et de coupes budgétaires qui, selon Reuters, devraient être annoncées la semaine prochaine. Elles atteindront la TVA, les pensions de retraite, les salaires des fonctionnaires, institueront de nouveaux péages autoroutiers et procéderont à des coupes dans les budgets des ministères et des régions. La course est sans fin pour tenter de réduire un déficit qui file entre les doigts, accentué par la hausse du coût de la dette, la récession et la crise sociale. »
    La France prend le même chemin
    Grèce,Portugal,Irlande,Chypre,Espagne,Italie,

  13. Vendredi 29 juin 2012 : le sommet européen se termine. Comme d’habitude, les investisseurs internationaux sont rassurés pendant quelques jours : les taux d’intérêt baissent pendant quelques jours.

    Comme d’habitude, ça repart très vite à la hausse.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 6,38 %.
    Mardi 3 juillet : 6,25 %.
    Mercredi 4 juillet : 6,41 %.
    Jeudi 5 juillet : 6,776 %.

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 5,74 %.
    Mardi 3 juillet : 5,63 %.
    Mercredi 4 juillet : 5,77 %.
    Jeudi 5 juillet : 5,979 %.

    « Ce qui ne plaît pas trop aux investisseurs, c’est le jugement de la BCE sur l’environnement économique qui se détériore sensiblement », estime Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.

    La BCE a baissé de 0,25 point de pourcentage son taux directeur à 0,75%, ce qui était largement anticipé.

    Mais, selon le stratégiste, la BCE est venue rappeler aux marchés les difficultés économiques des pays les plus fragiles de la zone euro, ce qui va compliquer sérieusement leur capacité à réduire leur déficit.

    Dans le même temps, elle a balayé les espoirs de nouvelles mesures exceptionnelles.

    « La perception positive du sommet européen a déjà commencé à s’éroder depuis le début de la semaine. La baisse des taux qui avait suivi la réunion européenne est derrière nous », constate M. Jacq.

    Pour preuve, aujourd’hui, l’Espagne a payé plus cher pour emprunter à dix ans, devant concéder un taux moyen de 6,430%, contre 6,044% lors de la dernière émission similaire, le 7 juin.

  14. une partie des gens ne peuvent plus consommer, si l’autre pouvant encore le faire se met dans la même position, pensez vous que nous les proies pourront changer d’état et devenir les chasseurs de notre misère ? et ainsi arrêter l’exode de la dignité, la confiance….?
    Enfin bloquer le système pour avoir la possibilité de participer à notre avenir

    1. En plein dans le mille !
      A faire circuler massivement.
      Remarquable outil contre le conservatisme.
      C’est exactement comme cela que la majorité
      ne peut imaginer de sortir du cadre des rapports d’exploitation capitalistes.
      Et pourtant, la solution est à notre portée, en montant l’échelle!

  15. « On pensait plutôt à ce monde qui avait dételé aux approches de l’an mil, la mort dans l’âme, lâchant partout la herse et la charrue, attendant des signes. Non pas, songeait Grange, qu’on guettât cette fois le galop de l’Apocalypse : à vrai dire, on n’attendait rien, sinon, déjà vaguement pressentie, cette sensation finale de chute libre qui fauche le ventre dans les mauvais rêves et qui, si on eût chercher à la préciser – mais on ne s’en sentait pas l’envie – se fût appelé peut-être le bout du rouleau. » (J. Gracq)

  16. Bonsoir à tous

    Attention! le marché obligataire est fragile ! Comme la peau du Mérou!
    Paul, qui a fréquenté les pêcheurs le sait bien: quand la peau de mérou se tend, la peau de mérou pète!

    Cordiales OAT

  17. C’est le délitement des classes moyennes et populaires qui sont concernés par des lois qui appauvrissent les citoyens, l’intégration financière est obligatoire pour vivre en société, et les revenus pour y arriver sont nécéssaires alors que ses derniers sont en constante diminution.

    La vie chère fait partie intégrante de la société moderne. Le liberalisme moderne est de développer la spéculation, donc la hausse des prix, les délocalisations et les importations massives sur un territoire même si celui est spécialisé à des productions de masses.

    Des choix financiers et politiques, de réduire les capacités financières des masses représentantes près de 80% de la société ont de facto des conséquences sur le niveau de vie des citoyens. En Espagne, avec un apport financier aux banques (privatisation des gains), les citoyens seront confrontés (socialisation des dettes) :

    « Elles atteindront la TVA, les pensions de retraite, les salaires des fonctionnaires, institueront de nouveaux péages autoroutiers et procéderont à des coupes dans les budgets des ministères et des régions. »

    Aujourd’hui on parle de l’Espagne, ce phénomène financier s’étendra aux Etats-Unis, à l’Angleterre, à la France et à l’Allemagne, et l’Italie est déjà actuellement dans cette même doctrine de réduire drastiquement les budgets sociaux. La hausse des prix que nous vivons, ne concerne pas seulement la TVA puisque même les prix (par la spéculation) ne cessent d’augmenter, rendant de plus en plus difficile à avoir des revenus accessibles pour vivre financièrement en société.

    Une combinaison hausse des loyers et des prix des appartements (sans aucune régulation), et une précarisation des contrats de travail à faible salaire (pour être autonome en société) et à titre gratuit (stages) ne peut pas améliorer les conditions de vies des citoyens. L’entraide ne peut pas non plus fonctionner si les salaires (publics et privés) sont gelés, et les pensions des retraites sont vus sans cesse à la baisse. La solidarité inter-générationnelle sera de plus en plus difficilement finançable, et les jeunes qui sont confrontés à une crise grave d’intégration, ne pourront plus transmettre ses connaissances anciennes.

    La doctrine libérale actuelle est de baisser drastiquement les budgets nationaux (et à l’échelle international), de socialiser les dettes, des prêts et des intérêts très élevés (au niveau national et international), et une privatisation des gains pour les banques. Ce qui a un impact sur le niveau de vie des citoyens de divers pays à travers le monde, qui supportent les dettes et la hausse des prix en même temps.

    1. c`est un pari sur la mort, plus d`un demi-siècle que l`Occident n`a pas connu de guerre mondiale, comment éliminer toute cette « mauvaise graisse », pensent-ils ? Plan cynique en voie d`accomplissement. ? oligarchie aurait tort de s`en priver. les hommes sont plus moutons que jamais, inertes, Ils ont perdu le sens du combat. ils en paieront le prix

  18. Le système se bloque de lui-même simplement parce qu’il n’est pas viable du fait qu’il est contre nature !

    L’heure est venue de revoir nos copies,individuellement et collectivement.L’heure est venue de lâcher le passé,le connu,pour construire l’avenir en accueillant le présent de manière appliquée et reconnaissante.

    Chaque Un est laissé libre face à cet ultime et urgent choix et,de cette seule décision dépendra le nouveau chapitre de l’Histoire Humaine.

    Il n’y a pas d’autre alternative ni aucun échapatoire.Nous sommes rendus au pied du mur de nos inconséquences et ne pourrons le dépasser qu’en élevant notre conscience et en prenant notre digne place au sein du cosmos…L’évolution nous appelle à réfuter le pire pour incarner le meilleur.Sommes-nous prêts ??

  19. Ms Jorion, Leclerc, et autres experts.

    Vos billets sont toujours très clairs et intéressants. Mais très souvent d’un pessimisme abouti.

    Et si vous nous mijotiez quelques billets résolument / purement positifs. Des billets d’anticipation sur l’après crise peut-être ?….

    Quelque chose qui soit ludique pour vous (et pour nous aussi pourquoi pas). Un peu dans l’esprit Post-Fin-du-monde (le 21 déc. 2012 s’approche à grands pas) et dans l’esprit « nous sommes créateurs de réalité ».

    Alors, au détour de quelques billets estivaux, j’adorerai voir de grands esprits comme les vôtres nous inventer un avenir qui donne envie… S’il vous plaît.

    Merci d’avance
    Christophe F.

    1. Je vous invite à un rappelle de la fin de dictature avec le lien suivant :
      http://www.esplanade.org/democratie/telechargement/6Demo_RevFrance.pdf

      Ça nous remette en cœur pour une révolution.
      D’habitude quand sa deviens un peu compliqué ont déclenche une petit guéguerre pour temporiser, entendais diminution des masses et guerre mondial, venant de où ? je ne le voix pas. Cas une guerre nucléaire pourrait un peu trop de nettoyer les choses. Plus de peuple, plus d’esclavage.
      Portez-vous bien…

      1. Cher Christophe.
        Pour cela il leur faudrait un cerveau en ordre de marche. Et un cerveau en ordre de marche ne se trouve pas sous le sabot d’un bourricot. Ils n’ont ni pétrole, ni cervelle, ni idées. Mais bon, suivant l’expression consacrée, il faut leur pardonner car ils ne savent pas ce qu’ils disent.

  20. Bonsoir
    @Cassiopée
    Bien vu mais vous n’allez pas au bout de la logique:
    Les nantis de ce monde ne sont pas stupides, la question de la finitude du monde et de ses ressources ne leur a pas échappé! Ce sont les classes moyennes , qui consomment le plus , dans l’absolu, et qui rêvent le plus, par mimétisme de proximité, de vivre comme « ceux d’en haut » qui précipitent la collision!
    Donc réduire leurs moyens financiers, et réduire leur savoir , leur intelligence par manque d’éducation et saturation télévisuelle, les abaisser pour que les 1% des 10% puissent conserver leurs avantages le plus longtemps possible est UNE SOLUTION!

    Se souvenir que la taille standard des bols chinois que vous trouvez dans les bazars ne doit rien au hasard: la contenance de ce bol a été empiriquement élaborée pour permettre au coolie de base d’assurer ses tâches sans lui fournir le surcroît de calories qui lui aurait donné l’énergie de contester son sort!

    Notre démocratie est historiquement et statistiquement une ANOMALIE !
    Née de ce que l’on a appelé le « miracle grec « et d’un cas très singulier nommé Yeshua ….

    Les artistes ont la capacité d’être légèrement en avance sur la société: il est juste de se demander si nous n’allons pas vers une société imagée par Lang & Boorman en Metropolis ou Zardoz!

    Nous en sommes peut être à ce point de divergence où le Charlot qui s’éloigne vers la lumière à la fin des » Temps Modernes » n’est plus possible! Quand à atteindre la taille critique nécessaire pour pouvoir infléchir le cours de l’histoire, Marshall Mc Luhan a démontré la nécessité de rester invisible un certain temps pour pouvoir atteindre cette taille: d’un côté , internet permet une agrégation rapide et phénoménale mais par contre, le secret n’est plus possible! Et considérant l’accès privilégié des castes dominantes aux dernières avancées des neuro – sciences et donc aux possibilités de manipulation des masses……

    Cependant, il est affirmé dans la tradition qu’il suffit de 40 justes pour sauver une génération!

    Mais c’est sans doute par des moyens proprement inouïs encore….

    Cordialement.

    1.  » et d’un cas très singulier nommé Yeshua  »
      C’est la que j’ai arrêté de lire , les sectes m’indiffèrent…

      1. Bonne remarque, Zizi. Mais pas comme tu le penses.
        Les religions sont des sectes qui ont réussi. Tout le monde le sait, sauf ceux qui sont dedans mais pas à la tête. Car c’est la tête qui a créé ce pouvoir.

        L’aspect « religion » peut d’ailleurs être élargi à la politique, suffit de voir les extrêmes, ainsi qu’au capitalisme, suffit de voir le rêve américain.

        Comment une religion fait-elle pour avoir une base crédible, malgré tout..???
        Tout simple.
        Elle observe et analyse les « us et coutumes » et va rendre OBLIGATOIRE un certain « bon comportement » en société.
        (tu ne tueras point, tu jeuneras, tu ne mangeras pas de porc, tu mangeras du poisson une fois par semaine, etc, etc…)
        Nous retrouvons exactement le même phénomène dans les aspects sectaires et capitaliste.

        Il ne faut donc pas rejeter avant d’avoir étudié ces et donc leurs stratégies pour en comprendre les ressorts.

      2. @ yvan

        « Il ne faut donc pas rejeter avant d’avoir étudié ces et donc leurs stratégies pour en comprendre les ressorts. »

        Kercoz m’a indiqué une récente émission de France Q à ce sujet:
        http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-les-monasteres-au-moyen-age-une-source-de-nos-democraties-2012-06-30
        On y découvre comment ça fonctionnait (et ça fonctionne encore?) dans l’ordre de Saint Benoît. A mon avis tout à fait d’actualité. On remplace en effet Dieu par le hasard, Saint Benoît qui a eu la révélation divine par celui qui a reçu la révélation hasardeuse (au choix Friedman, Hayek, …), l’abbé par Margaret Thatcher et on tente de faire tenir la base tranquille avec cet attirail idéologique. Sauf que chez les bénédictins il y en a au plus une petite centaine à faire tenir par monastère et qu’ils ont signé en rentrant (ça tient cahin-caha depuis un millénaire) alors que nous sommes 7 milliards dont l’immense majorité n’a rien signé du tout.

    2. Vous avez tout compris. Société = 80 % de cons, 10 % de salauds et 10 % de justes. On ne fait pas le poids…

      1. Juste entre nous, Roberto, depuis 2008, je constate que dans les médias qui permettent les commentaires, il y a une prise de conscience qui me permet de penser que les 80% sont en nette diminution.
        Alors, évidemment, connaître la part de défaitisme face à une impossibilité d’agir, là, c’est plus difficile à cerner.
        Mais ce qui plait de moins en moins aux riches donc puissants, est que maintenant : les gens SAVENT.
        Et au plus la tête craint, au plus le peuple semble dangereux.

      2. 80 % + 10 % + 10 % est une compréhension très limitée.
        La vérité, même si ça fâche, c’est que nous sommes tous
        cons, salauds et justes.
        La pourcentage varie sans doute un peu selon les individus,
        notre marge de liberté…
        mais surtout selon les circonstance imposées aux êtres humains,
        mais aussi qu’ils peuvent créer.
        Les structures, nous dit des fois fort justement Paul.

      3. @ Charles A 6 juillet 2012 à 19:47

        La vérité, même si ça fâche, c’est que nous sommes tous cons, salauds et justes.

        Excellente déclaration. Elle constitue une très bonne base de réflexion en commun pour progresser vers une meilleure compréhension partagée de la marche du monde. Par deux fois aujourd’hui, vous m’avez donné des raisons d’espérer en des évolutions favorables dans le domaine des structures, en commençant par notre mental.

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=39052#comment-340432

      4. C’est le baiser de Judas…
        Car la structure qui aujourd’hui pousse le plus le côté « con »
        et ‘salaud », ce sont les rapports sociaux imposés par le capitalisme, CAC 40 en tête…

      5. Tout à fait Charles A. Des nuances s`imposent, mais globalement, aussi schématique que semble apparaître cette assertion, je la défends. La constance dans les actes définit un état d`esprit, un caractère et les vrais cons, quand bien même font-ils parfois preuve de courage restent très majoritaires. La réalité me donne raison. Si l`intelligence et l`empathie étaient des qualités communément partagées, cela se saurait il me semble… L`impuissance à agir n`excuse pas tout. Et c`est bien le courage qui fait défaut au plus grand nombre et toujours l`ignorance. A ce titre, je pense que les riches (croyez-moi) savent très bien ce qu`il en est de la situation actuelle et le point de rupture est encore loin d`avoir été atteint. Ne jamais négliger le fait qu`ici ou ailleurs, les résistants, se tripatouillent la nouille entre eux, pour oser une expression familière et ce tableau n`est pas très représentatif de la situation vécue et perçue par le plus grand nombre. Je suis très pessimiste sur les possibilités, ainsi que sur les capacités des gens à prendre conscience de la réalité et des changement nécessaires à y apporter. C`est pourquoi, dans des situations extrêmes, un peu de pragmatisme (d`opportunisme) diront les frileux et les imbéciles, ne saurait nuire…

  21. Dans Matrix, les humains étaient réduits à de vulgaires piles. Dans nos pays civilisés, la finance a greffé un drain sur chaque contribuable. L’argent, dans cette ultime transmutation, est devenu le véhicule de la mort.
    Allo Néo do you hear me? Strange feeling of déjà vue !

  22. Dette publique de l’Allemagne :
    2002 : dette publique de 60,7 % du PIB.
    2003 : dette publique de 64,4 % du PIB.
    2004 : dette publique de 66,3 % du PIB.
    2005 : dette publique de 68,6 % du PIB.
    2006 : dette publique de 68,1 % du PIB.
    2007 : dette publique de 65,2 % du PIB.
    2008 : dette publique de 66,7 % du PIB.
    2009 : dette publique de 74,4 % du PIB.
    2010 : dette publique de 83 % du PIB.
    2011 : dette publique de 81,2 % du PIB.
    2012 : dette publique de 83,5 % du PIB.

    Dette publique de la France :

    Mercredi 4 juillet 2012 :

    Jean-Marc Ayrault déclare :

    « depuis 2007, la dette a augmenté de 600 milliards d’euros, et cette dette atteint aujourd’hui près de 1800 milliards d’euros, soit 90 % de la richesse produite par la France chaque année. Le poids de la dette est devenu écrasant : l’Etat verse ainsi près de 50 milliards d’euros par an à ses créanciers. Cette somme représente la première dépense juste devant le budget de l’Education nationale, elle est supérieure aux budgets de la recherche, de la justice et de la sécurité réunis. »

    http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/discours-de-politique-generale-de-jean-marc-ayrault-premier-ministre-a-l-assemblee-

    1. La dette vient de la chute des recettes fiscales sur le capital depuis 30 ans,
      orchestrée par les politiciens de « gauche » et de « droite ».
      Et elle rapporte aux mêmes détenteurs du capital.
      Capital deux fois gagnant.
      Mais, en bon serviteurs du capital, ni PS ni FdG ne se propose de l’annuler!

      1. @ Charles A

        Faux, les partis composant le FdG soutiennent la démarche du collectif pour un audit citoyen de la dette http://www.audit-citoyen.org/ afin notamment d’en identifier la partie désignée comme illégitime,et ne plus la rembourser, je ne détaille pas à cet instant.

        Et pour ne plus être les « bons serviteurs du capital », il est envisagé un pool public bancaire.

        Faut pas balancer des gros mensonges comme ça en loucedé, ça fait pas très sérieux et laisse à penser que sur les autres sujets aussi, vous nous raconter des cracks …

      2. Il m’arrive souvent de répondre : ne suis pas assez informé ou compétent.
        Mais là , je connais par cœur.
        Je vais prendre le temps de donner toutes les informations
        sur ces deux sujets importants : la dette, et les banques

        Le FdG ne propose pas de répudier l’intégralité de la dette.
        Je cite le Programme du FdG

        « Nous agirons pour le réaménagement négocié des dettes publiques, l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux d’intérêts les concernant et leur annulation partielle. Nous exigerons des moratoires et des audits sous contrôle citoyen » (p. 31).

        On le voit, pas question de refuser de payer la totalité de la dette,
        il s’agit seulement de payer un peu moins.

        Cette année, l’État français a payé 140 milliards pour rembourser la dette
        (intérêt et capital). Mélenchon voudrait payer un peu moins.
        Combien ? Il ne le dit pas…
        Pourtant, la dette dans sa totalité est illégitime,
        car elle est un transfert d’argent de la poche des travailleurs dans celles du patronat.
        En effet, la dette a pour origine la crise capitaliste des années soixante-dix
        due à une chute du taux de profit.
        Pour y répondre, les gouvernements au service de la bourgeoisie
        ont non seulement attaqué les conquêtes sociales,
        mais aussi abaissé les taux d’imposition sur le patronat.
        Il était d’environ 50% à la fin des années 70
        et il est tombé sous les 25% aujourd’hui,
        sans compter les multiples niches et « astuces » pour échapper à l’impôt.

        Quant à, je cite toujours le programme du FdG,

        «la création d’un pôle public financier transformant notamment la politique et les critères du crédit »

        cela ne signifie pas du tout l’expropriation sans indemnité ni rachat,
        ni même la nationalisation par le moyen du rachat de l’ensemble du secteur bancaire,
        à commencer par les grandes banques, comme la BNP-Paribas ou la Société Générale.

        En effet, le Front de Gauche précise que cela se fera

        « par la mise en réseau des institutions financières publiques existantes (Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale), les banques et assurances mutualistes dans le respect de leurs statuts et la nationalisation de banques et compagnies d’assurances ».

        Le Front de Gauche ne brandit aucune menace concrète contre les banques
        privées qui ne respecteraient pas ses mesures de régulation, se contentant de parler d’un vague

        « placement sous contrôle social des banques privées qui ne respecteraient pas la nouvelle réglementation en matière de lutte contre la spéculation et la financiarisation de notre économie ».

        Bref, tout cela est conforme avec la volonté de « faire partie » de la nouvelle « majorité », comme de refuser de voter contre le programme d’austérité de cette nouvelle gauche plus rien.

      3. @Charlot

        Tiens, il reste encore des militants au NPA ?

        Le contrôle social des banques privées contrevenantes, ça devrait vous plaire pourtant, ce n’est même pas l’Etat qui les contrôlerait directement. C’est dans l’idée de la socialisation du crédit de Lordon. C’est la direction quoi. Moi le jacobin, j’accepte cette idée volontiers. Pas vous, le chantre de la vraie démocratie ?

      4. La vraie démocratie ne peut commencer qu’avec l’expropriation du capital,
        à commencer par tout le secteur financier (banques et assurances) et le CAC 40.
        Ce que par définition, les politiciens de la nouvelle « majorité » gauche plus rien refusent.

      5. @Charles

        Ah ok. Si on le fait directement comme ça, c’est la guerre. Déjà que la solution qui a ma préférence (changement de statut de la BCE, défaut global mais sélectif, restructuration de la finance, discussions d’un nouveau système monétaire) reviendra à marcher sur des oeufs, on situe bien combien la vôtre est tout simplement explosive. Mais ce n’est pas grave, l’émancipation naîtra du grand nettoyage. C’est la planète qui va s’émanciper des hommes tiens…

  23. Cher François Leclerc,

    Vous êtes un caviar.
    Vos analyses sont une bénédiction de finesse.
    Vos synthèses sont empreintes de souffle et de simplicité.

    Bravo !
    Merci.
    De grâce poursuivez…

  24. D’ACCORD AVEC CETTE analyse!
    La « récession technique » deviendra systémique dès lors que les états vont faire faillite!
    On verra alors si la BCE persiste dans son obstination -sous la pression allemande et néerlandaise- de ne pas acheter de la dette souveraine pourrie.
    Si, enfin, La France, menacée aussi de faillite, pouvait plus résolument rejoindre ses alliées latines espagnole, italienne, portugaise et grecque, les choses pourraient changer en ce sens que l’euro sera tellement menacé que la BCE cèdera quand même -histoire de rejoindre le reste du monde sans pour autant en rien résoudre le problème de la dette qui croît inexorablement partout.

    1. Eh bé Finckhie, faudrait p’têt voir à s’réveiller d’temps en temps :

      sans pour autant en rien résoudre le problème de la dette qui croît inexorablement partout.

      Le problème de la dette j’veux bien, quoique ce soit surtout un problème politique de la créance, mais « dette qui croît » sûrement pas.
      Ça désendette de partout en « occident » ces temps si, les entreprises partout, les ménages partout sauf en GB et bien sûr en France – normal, plus on épargne et plus on s’endette, les banques partout sauf au Japon et en GB encore.
      Té mon pauvre, c’est pas compliqué : heureusement qu’il reste les banques des gipsi pour condescendre à emprunter encore… plus quelques états, mais ça…
      http://static5.businessinsider.com/image/4fa2e29569bedd850f000005-900-/pictet-global-deleveraging-progress.png

  25. Finalement l’effet d’optique ou l’écran du fumée a été bref.

    Il y en a déjà qui était arrivé a nous dire que la crise était fini ! 🙂

  26. Pas encore d’émules de Hitler, Mussolini et Franco dans les starting-blocks ?

    Alors ce n’est pas encore si grave que dans les années 30. Nous restons globalement assez riches pour déflater à l’aise un peu de temps. Mais sitôt que quelque colonel pointera le museau de son tank en Grèce, qui devrait craquer la première, ce sera l’alerte rouge, la planche à billets ou la mort !

  27. Quelle joie de lire votre billet, deux jours seulement après avoir savouré le ridicule accompli d’énièmes séances d’autocongratulations (la crise est finie) diffusées sur BFM.

    Quelqu’unE aurait l’envie de réaliser une compilation? Sur de la musique répétitive? Qui couvrirait la période 2008-20…18?

  28. « la « population intermédiaire » (ceux qui ne sont ni pauvres ni riches), qui représente 80 % de l’ensemble. »

    Quel gros milieu ! Proportionnellement si peu de riches et si peu de pauvres c’est rassurant pour l’Etat. A faire accroire que ce serait parce qu’il y a si peu de pauvres que si peu travaillent, et non parce que le travail se dilue, sans disparaître.

    comment faire travailler les pauvres, là où l’illusion a déçu, et où la force s’est défaite ?

  29. Allez vous rester esclaves de la dette longtemps?
    Mobilisez vous mondialement pour la répudiation de la dette états banques.
    Rien n’est plus important.

    1. Surtout qu’ il me semble qu’elle viole le paragraphe 1 de la Constitution… puisque le prêteur s’il s’enrichit, et c’est son but, fait peser sur l’ensemble de la nation un poids qui nécessite l’ajout d’un paragraphe du genre : Tout homme nait criblé de dettes, et doit s’astreindre à une corvée au profit de son banquier. Il faut aussi rayer « Les hommes naissent libres ». Puisqu’au contraire ils naissent accablés d’une obligation de remboursement.

      L’exception existe à condition que l’intérêt du prêt soit moins élevé que la croissance qu’il engendre, mais je soupçonne que ce n’est pas le cas puisque les taux sont fixés à la louche.

      Chaque nation n’est qu’un pion sur l’échiquier des créanciers, qui favoriseront celles qui leurs procurent la plus grosse rente, et menacent les autres d’assèchement. C’est une tutelle de fait.

  30. Espagne: L’euphorie des marchés n’aura pas duré une semaine…
    Ce n’est pas avec des rustines que l’on s’en sortira. C’est avec une réforme profonde du fonctionnement de ce club. Le problème c’est que les fameuses réformes structurelles que les ploutocrates veulent nous appliquer vont réformer dans le sens d’une Europe du tout libéral, et de la mise à mort de l’Etat-Providence.
    Aucun débat sur le type d’Europe que souhaiteraient les populations ne sera permis, mais plutôt c’est la « Stratégie du choc » décrite par Naomi Klein que les ploutocrates s’apprêtent à mettre en oeuvre dans toute l’Europe, comme ils ont commencé à le faire en Grèce.
    La crise dite de la dette publique, qui plonge ses racines dans la crise des subprimes US de 2008, et qui s’est propagée aux finances publiques particulièrement en Europe – vu les faiblesses de conception de l’édifice européen – est en train de servir de prétexte à porter un coup décisif et fatal à ce qui reste d’Etat-Providence sur ce continent.
    Les socialistes français, en authentiques libéraux, sont en train de prêter leur concours actif à ce dynamitage. Tout comme l’avaient fait Papandréou en Grèce, Zapatero en Espagne, ils finiront rejetés par les électeurs comme l’ont été leurs collègues grecs et espagnols, mais ils le feront tant les convictions libérales imprègnent totalement leurs esprits.

    1. Mais à moins de choisir la décroissance et la simplicité volontaire, c’est une option qui n’est pas idiote, ils n’ont aucune alternative dans ce moule actuel. Et ça tout le monde le sait !

      1. Mais à moins de choisir la décroissance et la simplicité volontaire

        Mais la décroissance, on va l’avoir: le PIB de la Grèce a plongé de 7% en 2011. La simplicité on va l’avoir aussi, mais elle sera imposée, non volontaire.

        En fait les libéraux sont pour la décroissance des 99%, et pour la croissance des 1%.

        Ce sont eux les vrais écologistes.

      2. @ Macarel :

        pfffffffffffffffffffffff, une baisse du PIB de 7% dans ces conditions, ce n’est pas la décroissance, c’est la récession !!!

        La décroissance, ce n’est pas une question économique mais une question politique,c’est ne baisse du PIB voulue et organisée et non subie .

        Faut arrêter de véhiculer des fausses évidences qui ne rendent pas services à ceux qui essaient de penser autrement à moins que cela ne soit le but recherché, créer la confusion.

        Sinon, voila le lien wikipedia pour saoir de quoi il s’agit plus précisément : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9croissance_(%C3%A9conomie)

  31. Bonjour,

    Hors propos.
    Un ami, qui traduit en français un livre écrit, vers 1900, en yiddish par un révolutionnaire juif actif en Russie, me pose cette question:
    « Je suis confronté à un passage où il évoque la valeur travail chez Smith, Ricardo et Marx, et parle de eigen arbet, en yiddish, soit eigenarbeit en allemand. Comment traduire ceci en français ? Comment la littérature consacrée a-t-elle traduit eignearbeit ? Par travail propre ? »

    Qui peut répondre?

    Merci d’avance.

    1. Question ardue, Proz ne donne rien. La traduction directe ne donne rien non plus… Eigenarbeit s’oppose a Erwerbsarbeit & Lohnarbeit

      http://books.google.fr/books?id=UbydZNMZ8P8C&pg=PA123&lpg=PA123&dq=eigenarbeit+erkl%C3%A4rung&source=bl&ots=0crUOhutPX&sig=abc1t83NlKz9b2FT7IQCXkPoeLI&hl=fr&sa=X&ei=2MH2T7GJKoSBhQfcl7nHBg&ved=0CFcQ6AEwAw#v=onepage&q=eigenarbeit%20erkl%C3%A4rung&f=false

      Ceci est une piste…. (Illich) : « Eignearbeit ist aktiver Konsum- und Produktionsverzicht, motiviert aus aufgeklärtem Hedonismus (…) Eigenarbeit soll der Ersatzt von Ware durch eigene Tätigkeit heissen. »

      Ivan Illich, Vom Recht der Gemeinheit, 1982

      Ils l’opposent aussi au travail aliéné par le salaire, « Lohnarbeit »…

      Je n’ai pas la réponse du terme consacré. Voir comment Ivan Illich a été traduit :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Illich

      Je dirais travail autonome, mais bon… c’est ce que je lis ici :

      http://www.raison-publique.fr/article478.html

      Parfois il n’y a pas de traduction parfaite.

    2. Littéralement oui , çà dépend du contexte , au moins de la phrase . Marx lui-méme a laissé une ambiguité entre propriété et possesion .
      Exemple Bob Diamond n’est pas le propriétaire de la Barclays . La Reine D’Angleterre en ce sens est beaucoup plus propriétaire que lui (de la Barclays) et aussi beaucoup plus propriétaire de foncier que lui (ce qui n’a pas apparemment de rapport ) .
      Par contre comme PDG , salarié/patron, ou domestique/patron , selon le regard , il fut , est , en possession de la Barclays . Il se peut qu’il se la soit appropriée , comme un ouvrier prend possession de SA machine ou de SES outils par là se les approprier se les faire à sa main , en tous les cas , ils ne sont pas sa propriété .
      Bob Diamond est littéralement un bastard , au point de vue classe , il n’a pas de classe , méme à l’avenir , il ne sera pas lord , au mieux un rentier parvenu .
      Méme en Français , sans probléme de traduction la langue récéle des ambiguités sémantiques .

    3. « vers 1900, en yiddish par un révolutionnaire juif actif en Russie »

      c’est un euphémisme, puisque le BUND constitué exclusivement de juifs publiait en yiddish. Ce livre est éventuellement lié à ce mouvement.

    4. Merci Lisztfr, moneyistime, Cjarles A, xas et Pignouf 1er,
      voici le résultat le plus fiable qui m’est arrivé:

      Eigenarbeit doit se traduire par travail propre incontestablement.
      Mais si tu veux mon avis, il n’a pas de sens conceptuel. Il n’appartient absolument pas au vocabulaire spécifique de Marx, encore moins de Smith et de Ricardo. Autrement dit – c’est une question de contexte -, le terme doit probablement signifier quelque chose comme le travail en propre de l’ouvrier, qui lui revient sous forme de salaire ou de valeur de la force de travail.
      Donc, en conclusion, ne te tracasse pas pour la traduction de ce terme.

  32. Au Moyen Âge, les marchands s’adonnant à des activités bancaires n’allaient pas le crier sur tous les toits et certains laissaient leurs livres de comptes incomplets à la case recettes, pour ne pas donner l’impression de s’être enrichis grâce au rendement de l’argent. Ils voulaient bien passer pour des prêteurs, mais pas pour des rentiers. Cet escamotage était l’expression d’un scrupule autant que d’une peur du qu’en-dira-t-on. Le Juge suprême n’étant pas dupe, il fallait du moins garantir ses arrières sur terre. Les Juifs et les Lombards fournissaient souvent la viande et le combustible en période de disette… La banque était donc une activité honteuse, vécue comme telle par la plupart de ses acteurs ; le banquier acceptait la possibilité de la banqueroute comme on accepte une vidange d’âme. Il n’y avait d’intermédiation louable que dans la sainteté. Aujourd’hui, le saint est honteux (pardonnez-moi, Seigneur, d’être désintéressé) et l’intermédiation bancaire sanctifiée (le banquier a inventé la mystique horizontale). Il suffit de voir les devantures des grandes banques et de leurs succursales pour mesurer après coup le danger qu’il y avait à faire cohabiter sur le forum les temples des dieux et les officines des marchands.

  33. J’entends à l’instant, sur la Sexta, que la ministre des finances de Finlande déclare que faute d’une solution rapide à la dette des nations en faillite, son pays quitterait l’euro SANS CONTRIBUER à un nouveau sauvetage d’aucune sorte…

    Cette déclaration semble confirmée ici :

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120706trib000707774/pour-helsinki-plutot-sortir-de-l-euro-plutot-que-de-payer-les-dettes-des-autres.html

  34. Hier soir vers 0h30 il y avait une émission intéressante sur FR C;

    http://www.franceculture.fr/emission-l-eloge-du-savoir

    par Philippe Kourilsky, chaire « Immunologie moléculaire »
    (Collège de France).

    Ces cours du Collège de France sont particulièrement pénibles et vaseux, mais ça aide à s’endormir. Souvent présentés au tempo non legato, voire au pas de course, bref, d’une insipidité à la limite de l’abjecte car le savoir est segmenté en résumés poussiéreux dont la monstrueuse inutilité passe inaperçue aux yeux du public, que j’imagine octogénaire. On leur assène un denier bourrage de crâne pour la route.

    Bref, de quoi dégoûter de la science tout être curieux, mais de temps en temps..

    Hier il s’agissait entre autre de complexité. La complexité d’un ensemble fait d’éléments et de noeuds un peu comme un réseau. En mécanique, 10% de ces noeuds doivent être fonctionnels, dans le social 20% mais en biologie, 80%. Car en biologie si on tire sur un morceau c’est l’ensemble qui bouge… Il n’y a pas vraiment de modularité, – de modules autonomes comme une portière de voiture que l’on peut démonter sans nuire à l’ensemble…. en biologie les cascades de signes sont difficiles à limiter sur les côtés…

    Il semble qu’on croule sous les données mais qu’on en interprété que 3%.

    La lamproie a un système immunologique particulier….

    1. La différence entre quelque chose de compliqué et quelque chose de complexe?
      Le compliqué se simplifie en petites unités debrouillée d’un ensemble
      Le complexe est fait d’un ensemble d’éléments interdépendants

      La complexité admet l’existence smultannée d’un quelque chose et de son contraire. La question à poser: et pourquoi pas?

Les commentaires sont fermés.