157 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 JUILLET 2012 »

    1. @Macarel
      Voilà ce qu’il en coûte d’avoir privilégié l’élargissement de l’UE, plutôt que son approfondissement .
      L’approfondissement, c’est très exactement ce qu’on est en train de faire: rigueur, contrôle des budgets à l’échelle européenne etc. Or, ce n’est pas ce qu’il faut faire et ce n’était certainement pas, non plus, ce qu’il fallait faire…

      1. @carlo

        En tout cas ça aurait été plus facile à gérer à 12 ou 15, qu’à 17 voire 27.
        Quand je parle d’approfondissement pour moi je sous-entends que le processus est démocratique, non technocratique. Actuellement le processus est tout sauf démocratique.

      2. Processus démocratique ?
        De quoi parlez vous ?
        S’il s’agit de Démocratie, ça n’existe pas encore.

  1. Non, c’est le bug de la Royal Bank of Scotland. Les visiteurs ne peuvent pas venir retirer leur video du Vendredi.

    1. Quand je parle d’approfondissement pour moi je sous-entends que le processus est démocratique, non technocratique. Actuellement le processus est tout sauf démocratique.

      Entièrement d’accord.

  2. Moi ce que je trouve fascinant, c’est qu’il n’y a encore rien, mais déjà 5 (pardon, 6) commentaires !

    Monsieur Jorion, la machine à remonter le temps, vous l’avez déjà presque inventée ! Le problème à présent, c’est : où aller ? Je ne vendrais l’époque où je suis pour rien au monde ! (Et d’ailleurs, elle vaut pas un clou ! On solde, aller, on solde ! Qui qu’en veut de ma belle petite période de 2012 ? Personne ? Aller, encore un effort !…)

    1. Oui c’est fascinant ; allons-y pour un commentaire de plus, en attendant.
      Notre époque ne vaut pas un clou ?
      Etait-ce mieux avant ?
      « L’heure du crime ne sonne pas en même temps pour tous les peuples. Ainsi s »explique la permanence de l’histoire » (Cioran)

  3. Je m’en veux d’avoir douté.
    Si la perception, début juillet,de ce merveilleux sommet à basculé, c’est un simple fait du hasard, bien imprévisible le 29 juin et sans aucun rapport avec les arrêtés de bilan au 30 juin et la possibilité de fumer quelques pigeons.

    whistleblower

    29 juin 2012 à 13:18

    Espérons que les propos laudateurs, peu documentés, relatifs à cet accord surprise n’aient rien à voir avec l’enjeu des cours de clôture au 30 juin.

    Non, là je suis paranoïaque et mesquin, limite fâcheux.

    Ernest, veillez à ce que le bol de punch reste plein.

    1. Emmanuel Todd : « On ne peut pas faire de relance en système de libre-échange…on fabrique de la demande pour les chinois »
      et encore; « Le système (capitaliste) est en train de s’effondrer, mais il n’y a pas de modèle alternatif…Il n’y a pas de pays qui vont bien (peut-être la Suisse, la Suède ?), on est dans une phase de tassement, d’hésitations… »

  4. Je confirme, malgré être l’auteur du plus magistral détournement de serveurs DNS de tous les temps, ne pas être exceptionnellement responsable de la situation ponctuelle qui touche Vendredi, compagnon bien connu de Crusoe Robynson à la porte que je vais ouvrir.

    Et là, dans les quinze secondes où j’ai terminé d’écrire ce commentaire idiot, ma sonnette sonne. Car c’est un commercial qui vient essayer de me vendre quelque chose…
    Le hasard est magnifique.

  5. Même sans vidéo il y a des commentaires. Comment expliquer cela ? Et est-ce un phénomène transposable à d’autres domaines ?

      1. En fait, je soupçonne une démarche anthropo légitime.
        Une expérience participative de Paul:
        faire la video à partir des interventions des participants,
        donc les faits du jour et leurs interprétations…

      2. S’eut été intéressant Charles, mais la vidéo a bien été enregistrée ce matin. Problème dans le transfert vers youtube. Paul étant en déplacement et occupé toute la journée, je n’ai pas pu la récupérer pour la transférer sur dailymotion. Il rentre cette nuit. Conclusion : vidéo ce soir très tard ou demain matin !

        Le sujet exclusif de la vidéo de Paul : le Libor.

  6. Bonjour ,c’est vendredi,rien de neuf sur les marchés financiers qui partent en vrille comme dab aussi vous ferai-je un petit topo ,incrémenté de quelques notions de philosophie sur le boson de HIggs dit le boson futé, pour les habitués du Cern.
    Je vous rappelle que désormais l’accès à la vidéo sera conditionné au résultat du pré- test auquel vous devez répondre en ligne.Je vous demande, de ne pas vous mêlez les pinceaux avec les fermions,les gluons,les bosons…Il va y avoir de la casse, mais la qualité du blog est à ce prix.

      1. Généralement,
        on ne fait souffler que celui qui est au volant… du Véhicule.
        Quant on va ou revient d’une soirée… on est rarement seul.
        Le boson n’a t’il point de partenaire(s). Si ! alors la « traque »
        dans ce champ est loin d’être terminée. Paroles de Boson !
        Quant on pouss C souvent le plus gros qui tombe en 1er …

    1. je résume l’évènement suivant ; la chine a construit pour 3,5 milliards de dollars 750 bâtiments de huit étages & sur les 2800 appartements disponibles seuls 220 ont été vendus dans une capitale africaine où la majorité de la population gagne 2 dollars par jour

      il est temps il me semble que ceux qui ne sont pas encore réveillés le soit, ou si vous en avez des spécimens comme ça autour de vous s.v.p. réveillez-les

      1. – 750 Bat X 8 etages = 6000 apparts…(avec 1 seul appart / étage…)
        – 3,5 millliards : 2800 apparts = 1.250.000 $ /appart…(prix de revient?)

        Vérif, vérif…

      2. ouais ça ma paru aussi bizarre comme chiffre du mauvais travail de recherche ! quoiqu’il en soit des milliers d’appartements d’occidentaux en afrique pour payer une économie chinoise qui va nulle part ça n’a pas de sens

        perso. le coin dans le monde qui me fait le plus peur quant à son explosion c’est bien le continent chinois

      3. Je suis actuellement en Malaisie. On y voit beaucoup de panneaux sur les magasins pour engager des vendeurs. Une des annonces indiquait 225 euros par mois pour une position junior…
        L’ambiance générale ne fait pas penser à un pays en crise.

    2. Kaïel, vous inquiétez pas, cette ville fantôme de 750 immeubles et au moins 35 000 logements construite par la compagne d’État China International Trust and Investment Corporation – et des ouvriers chinois bien entendu – contre des concessions pétrolières et autres finira bien par être habitée par quelques centaines de milliers d’angolais. Reste à savoir s’il en sera de même pour les innombrables cités fantômes de la même eau construites en Chine même, pour le bien de la croissance à 8% mini cette fois.
      PS : plus de 100 000 $ l’appart – avec qui plus est un foncier gratuit je suppose, je subodore que la CITIC a quelque peu gonflé le coût (ou les fausses factures…) de son ouvrage…

      1. Je me demandais si les chinois n’envisageaient pas d’aller habiter en Angola.
        Avec une énorme population la Chine pourrait envisager d’expatrier des villes entières. Un peu comme au go avec une conquête de territoire. Ceci n’est que de la pure sciences-fiction.

      2. Ce sont les conséquences du  » Travailler beaucoup et consommer peu » de notre cher jducac
        Je le dis plus loin.
        Une sérieuse bulle en perspective qu’on va prendre en pleine figure.
        C’est rien d’autre que de la connerie

    3. C’est donc – simple déduction de détective – que cette ville n’est pas prévue pour ceux qui ne peuvent pas se la payer, mais pour d’autres.

      1. Pas du tout doc Watson-Mal au. C’est bien des angolais qui finiront par les habiter ou les squatter.
        Ici c’est pas des trusts d’Etat chinois et l’indétrônable président angolais, mais les futurs mammouths du BTP mondial (Vinci/Bouygues/Eiffage/Spie) et la Vème version glorioleuse qui les a bâtis et remplis les « grands ensembles » puis « Villes nouvelles ». 10 millions de logements entre 56 et 75. Après c’était aut’ chose, les chalandonettes, mon p’tit chez moi giscardo-barriste, maisons Phénix, l’affaire Aranda, la Garantie Foncière (anniversaire encore raté dans les médias, normal le même jour que l’indépendance de l’Algérie… 5 juillet 71, ya quarante ans, début de l’affaire, la Cob dénonce la GF avec la bénédiction du ministre des finances, un certain VGE), etc, agonie de l’immobilier gaullien. Charybde en Sylla quoi.

  7. Banques espagnoles : pas de recapitalisation directe par le MES avant 2013.

    Les banques espagnoles ne pourront pas bénéficier de recapitalisation directe par le futur fonds de sauvetage de la zone euro, le MES, avant 2013, a indiqué aujourd’hui un responsable européen sous couvert d’anonymat. Le sommet européen des 28 et 29 juin s’est conclu notamment sur la décision de permettre au MES de recapitaliser directement les banques en difficultés, une demande de l’Espagne qui cherche à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n’alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable. Mais cette recapitalisation directe ne pourra se faire qu’une fois mis en place un mécanisme de supervision bancaire au niveau de la zone euro, selon les conclusions du sommet. Or ce mécanisme « ne se concrétisera pas avant la première partie de 2013 », a souligné ce responsable. Quant au MES, qui n’est pas encore opérationnel, il devait l’être cet été, selon cette source. En attendant, toute aide à l’Espagne doit passer par le fonds de secours provisoire, le FESF, pour qu’il prête au Frob, le Fonds espagnol d’aide au secteur bancaire, un organisme public.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2012-07-06/banques-espagnoles-pas-de-recapitalisation-directe-par-le-mes-avant-2013-925467.php

      1. « Ainsi paraissent en 1532 avec son Pantagruel les deux premiers exemples connus du genre : la célèbre « femme folle à la messe » » …

        « L’usage veut qu’on ne donne jamais la solution d’une contrepèterie, chacun devant la trouver lui-même. On dit qu’il faut être trois pour apprécier une contrepèterie : celui qui l’énonce, celui qui la comprend, et celui qui ne la comprend pas »

        J’étais celui qui ne comprend pas bien sûr, mais maintenant il y a internet pour les nuls, alors je comprend aussi :).. et tout le reste du blog avec..

        Si tout le monde faisait pareil, les temps seraient un peu plus durs pour les contrepeteurs, mais les 80% seraient moins cons (les 10 % resteraient aussi des salauds et les autres 10 % des justes, mais tout le monde un peu moins con, et ça aiderait (peut-être) un peu pour le futur .

        Toujours pas de vidéo ralala, mon vendredi est pourri..
        Bon je continue à me documenter :
        Tiens, Pascal Obispo, un fan de Pablo Picasso !,
        « Il court, il court, le furet « 

        …ça chahute dans la salle d’attente, désolé 🙂

  8. dissy , merci pour tes nouvelles semi fraiches
    Cela se passe sans la rue entre mineurs , felipe gonzales et la bourgeoisie franquiste madrilene
    http://www.eleconomista.es/espana/noticias/4100247/07/12/Felipe-Gonzalez-sobre-Eurovegas-Quieren-convertir-Madrid-en-un-puticlub.html
    C’est la fete a neu-neu de la a une censure pan européenne contre tout propos sédcieux, au moins ils serons d’accord .
    Les choix de sociétés s’impose mais les poules effarouchées préfère cavaler au milieu de la route en demandant « auxilio !  »
    http://www.youtube.com/watch?v=_q5aAPQ3QDo&feature=player_embedded#!

    Tout baigne …

    1. le vide défnit le plein . c’est applicable aux vases , aux jardins , aux blogs , aux banques , au vide interstellaire …

      d’ailleurs le bol de ti’punch de whistleblower est déjà vide mais que fait ernie ??

      1. Plus que surréaliste c’est surtout dramatique pour les habitants des quartiers pauvres qui sont « déplacés volontaires » pour faire place à des blocs d’immeubles aussi moches qu’ils seront invendus.

        Bon, j’ai quand même souris à la vue du gondolier sous le « Rialto bridge » 🙂

  9. http://www.bloomberg.com/quote/LSCA:IND/chart
    http://www.bloomberg.com/quote/BDIY:IND/chart

    En comparant les 2 charts ci-dessus (cuivre et bdiy), j’ai l’impression en tout cas que le cuivre n’a pas du tout suivit l’éclatement de la bulle de 2008, dites des Subprimes…. Le cuivre étant un bon indicateur de la santé de l’économie, on voit qu’un secteur spécifique s’est emballé sans tirer l’ensemble de l’économie avec lui…. enfin ça reste difficile à interpréter.

    1. Lisztfr c’est pourtant facile, regardez les dénivelés c’est imparable, le cours du cuivre s’entraine pour ça:

      « Le dimanche 8 juillet 2012, l’étape Albertville / La Toussuire, les Sybelles, 140 km, col de la Madeleine, le col de la Croix de Fer (par le col du Glandon) et le col du Mollard et la montée à La Toussuire/Les Sybelles. Le dénivelé sera de l’ordre de 4900 mètres.

      Deuxième acte une semaine plus tard, le samedi 14 juillet 2012. une étape mythique Pau – Bagnères de Luchon, 200 km dénivelé estimé à environ 5000 mètres. enchaînement col de l’Aubisque – col du Tourmalet – col de l’Aspin – col de Peyresourde »

  10. à 21H35, le temps ne fait pas encore.
    Quoi?
    Pas le temps d’en dire beaucoup plus pour autant si ce n’est de garder l’espoir , « libor improbus omnia vincit » comme disait mon grand père.

  11. Gardez espoir , braves gens …
    La particule de Dieu veille sur vous …
    Et oui vieille rengaine , les américain écrivaient sur leurs billets de banque , »in god we trust » , les Allemands sur leurs ceinturons  » Gott mit uns »
    Et finalement tout se réduit a une particule , soit c’est trop chti pour nous soit l’univers est trop grand….

    1. Rien à espérer, la BCE a beau baissé ses taux, les banques continuent d’investir ds le vent
      (et ce vent, le vend du profit, je ne vs dit pas ce qu’il souffle, mais de guère -comme guerre-, m’en dit …
      arh de oh la la laï la la …

  12. Paul allait prédire la sortie de l’Allemagne de l’euro pour mardi 11, alors « ils » ont préféré lui couper le sifflet et faire l’évènement eux-mêmes, ça devient lassant de toujours être démasqué avant que ses décisions ne se concrétisent… Ils veulent récupérer la primeur de l’évènement, non mais !
    Bon au hasard j’en profite pour vous dire que l’euro va chuter lourdement cet été, sous le dollar !

  13. Le temps est décidément contre nous ces temps-ci… En même temps c’est très Paul Jorion : Le temps qu’il fait a plus d’emprise sur nous tant qu’il n’a pas eut lieu dans notre espace-temps d’auditeur.
    Je crois qu’il est temps pour moi de remettre ça à demain.

  14. Drôle de sensation ce soir , je suis ce blog depuis un moment déjà et je n’avais jamais remarqué , que certains pseudos comportaient un lien. (on ne se refait pas ).

  15. Dans une demi heure, le titre deviendra :  » Le temps qu’il a fait, le 6 juillet 2012 « . Proust a écrit un beau roman sur le temps qui passe, qui est passé  » A la recherche du Temps Perdu « . Et Paul Jorion, demain, se réveillera de bonne heure, afin de lire et répondre aux déjà 57 commentaires !

  16. Orange, même pas capable de communiquer sur ce qui s’est passé. 200 techniciens envoyés au front, ne sachant pas où se trouve la ligne de tranchée, sans doute vers la Meuse. C’est formidable comme gestion de réseau, bientôt le retour des pigeons voyageurs ?

  17. Paul repose son image et nous la bordons de nos commentaires. C’est dire le degré de familiarité où nous sommes parvenus lui et nous !

  18. La barbe de Paul ne me pose pas de problème mais à chaque fois je m’évertue à la tailler au format mp3.

  19. Le projet mystère ? Paul jorion se démultiplie et nous offre bientôt sa deuxième identité Paul Durden !!

    Les peuples peuvent ils être intelligents et intéressés de leurs systèmes ?
    Alors qu’ils délèguent leurs pouvoirs ?
    Alors que le pouvoir veut de toute façon l’en détourner ?
    Alors que tout le système se désintéressent des choses importantes ?
    Faut il une forme de tyrannie bienveillante à l’égard des peuples pour les forcer à réfléchir à ces questions ? Mais dès lors, comment faire un système bienveillant, et non un système qui repose sur un tyran bienveillant ?
    Le process Vs l’Homme, question à réponse grise ?

    Il reste que cette affaire de libor, est encore et toujours abordée par le biais du scandale. Evénement fortement lié à l’émotion, à durée de vie limitée.
    Alors que, la solution à apporter est systémique, en d’autres termes, tout sauf éphémère.
    Et puis qui appliquera les nécessaires solutions ? Alors que la classe politique est mouillée. Songer à apporter une solution, c’est admettre la collusion….

    Pouvons nous seulement nous contenter d’un petit refactoring pour la prochaine mise à jour du système ou faut il tout casser pour tout reconstruire comme le penser un certain révolutionnaire.
    Et si tout casser était le difficile choix nécessaire, ne devrions nous pas préférer l’indépendance, l’isolation et la résilience plutôt que la puissance (financière, économique, culturelle etc,) la concentration, l’uniformité. Bref horizontaliser le système pour que si jamais nous devions le casser, les dégâts soient limités ?
    Plutôt que de continuer à construire cette pyramide (de dettes, de pouvoirs, d’organisation) verticale aux fondements qui ne cessent de montrer crises après crises à quels points le sol sur lequel elle est construite est argileux et instable…

    L’intelligence voudrait que dans le doute de prendre des mauvaises décisions, nous en limitions toujours l’impact pour pouvoir le défaire.
    Mais l’argent règne seul. C’est Lordon qui disait que l’argent est le méta désir de tous nos désirs.
    Nous nous sommes défaits de l’esclavage de la survie, pour nous rendre esclave de nos plaisirs ?
    Quelle question idiote, it’s obvious…

    1. Bref horizontaliser le système pour que si jamais nous devions le casser, les dégâts soient limités ?

      Ouais comme «la queue du lézard », hein ? On laisse tomber la branche pourrie et ça roule pour le reste. Ben c’est c’qu’ils disent et qu’ils font au Japon là. 130 000 sinistrés ? 0,1% de la population ? « C’est la vie c’est comme ça », « Il faut couper la queue du lézard » disent les 99,9% autres. Et Ichirô Ozawa va créer son parti, et prendre le pouvoir, officiellement cette fois, avec la bénédiction d’une bonne partie des 99,9%.
      Et ici en Europe ? Avec combien de « queues du lézard » on peut s’en sortir ? 20% ? 25% ? 30% d’exclus ? No problem. Y’a résilience comme dit l’aut’.
      Compte sur les verticalistes pour horizontaliser les marges. L’horizontal c’est ras des paquerettes, avec les bouses et les bousiers. Bon pour les couchés.

  20. Ca vallait le coup d’attendre, Paulo qui joue Diamond en abyme, sur le trône, juste avant d’aller se faire élire chief economist dans une société secrète située sous le parlement européen.

    L’Histoire est en marche.

    1. Mais…
      Il en a gagné le droit d’avoir sa propre auréole.
      Si ça se trouve.. on va tous se faire baptiser ?
      J’ apprécie always les arrières plans de vidéos.

  21. L’ami Jorion, c’est comme l’ami Ricoré : il faut se lever de bon matin pour y avoir droit !

  22. Le torrent de la semaine : https://thepiratebay.se/torrent/7420417

    Parfois je me demande si le blog de Paul Jorion ne pourrait pas émettre, au rythme qui est le sien et qui lui convient, de petites dépêches à l’intention des médias. Ces gens ont parfois besoin d’être informés, il me semble.
    C’est vrai qu’on ne force pas à boire un âne qui n’a pas soif…

  23. Il y a une question qui me titille depuis déjà quelque temps : pourquoi les banques sont-elles autorisées à se financer de façon opaque, directement entre elles, plutôt que, comme les États et d’autres acteurs économiques, de façon ouverte, à des taux connus publiquement ? Enfin, j’aurais bien un élément de réponse : si tel avait été le cas, leurs difficultés de financement seraient apparues au grand jour, comme le sont aujourd’hui celles des États, ce qui n’était pas acceptable pour le maintien du système. Mais, comme cela fait quelque peu « théorie du complot », ce ne doit pas être la bonne réponse :).

  24. Comme dit mon épicier préféré (qui adore le ‘jus de pomme’ !) :
    On y’est su libor de la faillite…
    C’est aussi mon ‘économiste’ préféré…!

  25. La dépendance accélérée aux prothèses modernes est un fait beaucoup plus préoccupant que l’effondrement de l’économie.
    J’en veux pour témoin les commentaires sur une vidéo qui a pris quelques heures de retard, la panique à l’idée que le blog pourrait être arrêté et la grande souffrance qui a envahi pendant quelques heures des millions de consommateurs de la communication instantanée.

    1. Marlowe vous voyez le mal partout, pourquoi ne pas louer la subtilitude des commentateurs , qui au sommet de leur art ont transformé pendant ces heures d’angoisses, ce bout de toile en arrière court de rires et chansons.

  26. en conclusion
    il n’y a pas de riche honnête
    toute richesse ne peut être gagnée que par le vol ou le non respect des lois

    notre problématique globale est qu’on ne peut diriger un monde global sur la base de la manière de contourner les règles du niveau inférieur et laisser la sauce prendre par l’adjonction de l’effet de l’opinion. qui classerait déclasserait ou mettrait tout en ordre ou en péril

    il nous faut trouver une autre option de clarté et de fonctionnement

    en physique quantique on explique que des règles qui valent pour une échelle de la matière ne valent pas pour une autre échelle
    oui MAIS… il y a le monde intermédiaire : celui qui fait la jonction entre les deux stades avec des échelles de référence , on appelle cela par exemple la problématique des « bords… »

    faute de clairement situer les choses dans leurs échelles respectives et d’en énoncer les règles et leur pourquoi nous sommes en permanence borderline.

    et comme les bords sont glissants instables mous changeants on s’y enlise.

    d’où la nécessité de trancher clairement les différents niveau d’activité bancaire et d’en informer l’opinion elle-même qui recherche paradoxalement la richesse mais aussi le respect des règles de son propre niveau.
    or on ne peut gagner du 8% (ou bien plus )garanti sur un placement si on ne vole personne
    et en plaçant ses économies à la banque personne ne souhaite être le mandataire d’une bande de mercenaires en fin de chaine.

    il nous va bien falloir éclaircir ces paradoxes si on ne veut pas à terme que les tempêtes de l’opinion qui sont au moins aussi fortes et soudaines de celle de la méditerranée fasse des vagues géantes propres à ensevelir le pont même du plus gros cargo.

    la question se repose simplement en
    la banque de tous les jours gentille claire et faiblement rémunératrice et la banque des requins sans foi ni loi et encore au dessus la banque des gros investissements mondiaux. qui a largement dépassé le stade où ce sont non pas l’opinion publique directement mais les remous des états dont les vagues les dérangent dans leur plans, les dits-états par leur organisation  » démocratique » qui devient en la matière une faiblesse vis à vis de l’opinion, ne peuvent plus être élus dans le cadre qui était le leur puisqu’ils ne gouvernent plus rien.( que leur réélection).

    et l’opinion qui n’est pas le résultat d’une grouillance imbécile, fait savoir son désaccord informulé avec les plans des hautes sphères sentant bien que la terre est redevenue plate et que son inclinaison menace de verser le monde entier dans un gouffre sans fond.
    nous régressons mentalement au niveau des peurs primaires qui sont une forme d’intelligence instinctive du sens ( ou contresens) qu’il faut prendre pour avoir la vie sauve.

    ce matin je me suis réveillée avec la clef de l’interrogation qui m’habite depuis trois mois à chaque minute de mon existence d’apicultrice qu’est-ce qui fait que nos abeilles meurent de façon universelles et synchrone? n’importe où dans le monde dans le même espace temps.
    spécialement ce printemps qui fut terrible partout si on observe la situation d’un point global.
    dépassons l’effet poison du contact direct avec certains produits
    c’est sur que si j’ingère du cyanure je meurs sur le champ
    mais notre problématique se pose au niveau d’une incapacité de l’espèce à mettre en oeuvre ses réflexes de reproduction pour assurer la survie sauf un: l’essaimage mais une forme spéciale l’essaimage « éperdu » en rupture avec les règles normales
    du jamais vu depuis des dizaines d’années
    les plantes dans le même temps semble avoir eut aussi des difficultés à germer correctement
    on aurait pu se réjouir de voir quelque ruches enfler de manière gargantuesque en se disant celleslà au moins vont mieux que les autres et cela compensera
    que nenni
    celles qui ont semblé croitre de manière généreuses sont en fait tombées en panne sèche le mois d’après comme si elles avaient voulu tenter la carte du « j’augmente le nombre pour mieux faire face »
    les essaims dans le ciel se croisent et se rassemble en cours de route parce qu’il ont perdu leur reine trop faible
    au mois de juin nous avons eut ce qu’on appelle des essaims primaires avec de « vieilles reines » ou plutot des reines atteintes de vieillissement précoce résultant d’une mauvaise fécondation
    bref le bordel total
    je me suis renseignée apparemment rien du coté des fourmis et autres élevages « en aquarium » quelle différence alors?
    je continue à observer et suivre patiemment pas à pas la situation pour comprendre d’où vient le mal dans mon coin apparemment à l’abri des grandes pollutions.
    il me semble que l’eau de pluie pourrait être le vecteur en lui même. le seul assez universel, conjoint au vent et associé aux grands bouleversement de l’atmosphère qui est en cours.
    l’abeille en a connu d’autres des époques troubles de tempêtes depuis la successions des ères qu’elle avait réussi à dépasser sans défaillir.
    il semblerait que nous humains ayons changé non pas le cours de la bourse mais le cours de l’eau et que cela nuise aux capacités de reproductions de nombre d’animaux
    dont nous sommes.

    1. les effets de seuil ..

      c’est une des clef mais bon la majorité des gens ne maitirisent ni Thalès ni Desargues ni les regles de trois …

      et encore moins les récursivités , à voir le bel exemple de pannes en cascade de France Telecom cette nuit sur le réseau mobile …

      les états limites en physique sont concrets ce n’est pas une belle courbe du Nyse !

    2. Nous payons,selon la loi de cause à effet, notre arrogance pour avoir voulu soumettre ce qui nous dépasse mais,ce constat,ne doit pas nous anéantir ! Au contraire,il doit nous faire grandir en conscience afin de suivre l’éternelle expansion de la vie en perpétuelle création…

      Humilité et simplicité nous ramèneront aux rives de notre Humanité au sein du grand Tout.
      Le scénario est déjà écrit,à nous de jouir du voyage sans distance qu’est le passage de l’égo au coeur…

      A nous de reconquérir notre souvereineté,notre intégrité et notre place au sein du cosmos et au service de la Vie…

      1. @ Béa

        Tout à fait d’accord avec vous. Je suis en particulier d’accord avec vous que la logique occidentale, qui privilégie la loi de cause à effet, est pour beaucoup dans cette arrogance. Néanmoins on ne peut jeter le bébé avec l’eau du bain: il existe des relations de cause à effet qui se traduisent linguistiquement par l’existence du génitif dans notre langue (dans toutes?): pas de « fils de » ou de « fille de  » sans relation de cause à effet… Ceci dit on sent bien que l’on ne construit pas un être vivant comme on construit une montre: dans le vivant tout semble intriqué, tout semble à la fois cause et effet de tout.

        Je pense que cette logique, cette logique de l’ordre, cette ordologique, a occulté une autre logique, l’analogique. Peut-être cette prééminence de l’ordologique sur l’analogique est-elle due à l’écrit comme support de mémoire (la linéarité de l’écrit)? En tout cas on ne peut que constater que nous vivons actuellement sous le diktat de l’ordologique sur l’analogique: comparaison n’est pas raison.

        Disciple de René Thom, je suis convaincu qu’il y a une rationalité analogique, que dans certains contextes toute analogie est vraie, que comparaison y est raison. Peut-être la légendaire intuition féminine viendrait-elle d’une plus grande facilité à faire des liens analogiques? Par suite, si l’on suit Thom, les femmes seraient-elles plus rationnelles que les hommes ne veulent bien l’admettre?

        L’ordinateur a commencé par être un fidèle serviteur de l’ordologique et il fait en cela le bonheur des financiers et des dictateurs (les mêmes souvent). Mais il est devenu aussi (et j’espère surtout) un moyen de mettre le monde en réseau, de faire que les gens puissent se regrouper non plus par ordre, mais par équivalence, par affinité, par analogie.

        Je suis convaincu que trouver une alternative au TINA passe par une nouvelle rationalité dans laquelle l’analogique reprendrait la prééminence sur l’ordologique. Dans cette nouvelle logique, subtile synthèse d’analogique et d’ordologique, nous aurions peut-être un autre regard sur les relations de cause à effet, le lamarckisme ne provoquerait peut-être pas le rejet qu’il provoque actuellement. Pour moi le néodarwinisme ne contient en lui-même aucun principe générateur de vie et le « struggle for life » des néolib est par suite logiquement équivalent à « lutte contre la mort »: on nous force actuellement à lutter contre la mort avec des principes mortifères…

      2. @BasicRabbit

        le lamarckisme ne provoquerait peut-être pas le rejet qu’il provoque actuellement. Pour moi le néodarwinisme ne contient en lui-même aucun principe générateur de vie et le « struggle for life » des néolib est par suite logiquement équivalent à « lutte contre la mort »: on nous force actuellement à lutter contre la mort avec des principes mortifères…

        Je suis pas sûr d’avoir compris….?
        Un autre regard sur la loi d’usage retransmissible de Lamarck (Dans l’erreur, mais réel génie quand même) face au darwinisme affiné et confirmé par l’étude du génome?

        Tu dois confondre avec le darwinisme social, perversion idéologique et brutale du darwinisme ? (Malthus, national socialisme, néo-libéraux, UMP …Hé oui!!! y’a des croix vraiment lourdes à porter)

    3. Contrairement aux abeilles, si les humains pouvaient perdre leurs reines, leurs rois , leurs zélites, je pense que le monde ne s’en porterait que mieux…
      Mais voilà, faut-il voir dans la tourmente des populations des abeilles l’exemple de ce qui risque fort d’arriver aux hommes de « peu de foi » ?
      Tout un eco-systéme remis en question par la cupidité de certains au détriment des autres..

      http://zebulon1er.free.fr/abeill.htm

  27. Merci, chers amis, pour vos talents de meubleurs d’interludes : 76 commentaires avant que la vidéo ne soit en ligne ! Je savais qu’en cas de coup dur je pourrais compter sur vos talents d’improvisation, mais là c’est très fort !

    Très bel exemple en fait de récursion ou d’induction complète :

    Pour n = de 1 à l’infini,

    « Pas de vidéo, et déjà n commentaires ! C’te blog quand même, c’est kèk’chose ! »

      1. Bain turque… si tu savais.
        Un jour, notre bon Jorion a enregistré un bout de vidéo à tendance jaune-verte (couleur Twingo).
        Une commentatrice m’a demandé de le relâcher…

  28. Sniff !!! Trop triste !!!

    Apres nos prêtres pédophiles, nos hommes politiques menteurs comme des arracheurs de dents.
    V’la tit pas que nos banquiers seraient des escrocs !!!
    Vais finir par m’extrémiser et voter PS.

    1. Vous étiez sur une île déserte Cécile ? Oui, cela fait plusieurs mois, dirigé par le socialiste Elio Di Rupo. Une coalition brinquebalante comme seule la Belgique peut en produire.

      1. Oui, non, Piotr.
        Ca s’écrit pas cesse île. C’est ces cils son vrai prénom à elle.
        J’ose pas écrire que tu es presbyte, ça risque de pas passer.

    2. L’existence d’une barbe qui n’arrête pas de pousser n’est pas nécessairement preuve de l’inexistence d’un gouvernement belge…;-)

  29. Je mets un lien renvoyant à cette conférence prononcée par Bernard Stiegler le 26 août 2011 dans le cadre de l’académie d’été d’Ars Industrialis.
    « Pourquoi et Comment philosopher, aujourd’hui ? ».

    Conférence qui va crescendo pour se conclure sur un magnifique poème de Stéphane Mallarmé. Parfois ça cogne dur et c’est tant mieux. Quoi de plus normal chez un homme passionné et érudit qui pense là où d’autres ont abandonné pour s’adonner à la bêtise systémique. À plusieurs reprises il fait référence à des textes de P.Jorion.

    ——————————

    Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
    Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
    Ce lac dur oublié que hante sous le givre
    Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !

    Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
    Magnifique mais qui sans espoir se délivre
    Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
    Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.

    Tout son col secouera cette blanche agonie
    Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie,
    Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.

    Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
    Il s’immobilise au songe froid de mépris
    Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.

    Stéphane Mallarmé

    1. Extraordinaire, Bernard Stiegler !
      Une analyse au scalpel philosophique de notre monde et de nous-même

      Merci pour ce lien que je m’empresse de diffuser

    2. EXCELLENT!
      Cette démonstration, ce voyage dans le temps, cette façon de relier les choses, de raviver la parole en posant les mots dans leur étymologie, l’accord retrouvé du verbe et de l’esprit du verbe.
      Magnifique démonstration de ce qu’est la pratique de la Raison, qui n’est pas raisonnante dans le vide. La Raison n’est pas les raisons, le Logos n’est pas verbiage. Juste, d’enraciner la pensée philosophique dans la matière par l’expérimentation.

      Bernard Stiegler que je découvre et Paul Jorion, ont cette capacité rare de rassembler ce qui est épars et de reconstituer le « Temple ». Ayant développé leur propre entendement des choses pour avoir su faire de leur savoir une connaissance.

      Labourez et ensemencez les esprits encore et encore ,vous finirez par être entendus et rejoints par beaucoup. Peut -être éviterons nous le pire tous ensemble en limitant la casse tout en dégageant l’horizon. Traçant les grandes lignes du devenir pour des sociétés humaines. En détricotant l’illusion, les mensonges, les erreurs.

      Grammaire, Géométrie et pour finir en Musique.
      Tout est Art, Science et Vie. CQFD.

      Merci!

      1. @ Saule

        « Grammaire, Géométrie et pour finir en Musique.
        Tout est Art, Science et Vie. CQFD. »

        Je pense que dans les sociétés où le support de mémoire est l’oral il y a une harmonie naturelle entre linéarité et circularité, linéarité de la succession d’instructions, d’ordres, circularité de la musique.

        Il y a rupture de cette harmonie lors du passage à l’écrit. La répétition dans l’écrit littéraire est une faute de style (hormis quelques effets de manche, moi président…). Dans l’écrit la répétition est l’apanage des mathématiques, où tout sort, au fond, de la répétition obstinée et stupide de l’opération « ajouter 1 ».

        Les programmes informatiques permettent le mélange de ces deux formes d’écrit, avec une efficacité redoutable. Redoutable car les financiers et dictateurs de tout poil s’en sont aussitôt emparés.

        Mais l’ordinateur permet aussi la mise en réseau, il permet de jouer dans l’écrit le rôle que la musique jouait à l’oral, celui de mettre en résonance, en communion, les membres d’une société. Pour moi une raison d’espérer.

        Dans « Apologie du logos » René Thom réintroduit l’harmonie entre la linéarité et la circularité de l’écrit, entre le langage naturel et le langage mathématique: « J’aimerais faire comprendre à mon lecteur combien il est fécond de revenir à la source du logos, où une raison profondément une se revêt tour à tour de l’appareil mathématique (en général rudimentaire et mutilé, car la générativité du nombre ne peut s’y déployer) ou de la déduction verbale, langagière, non formalisée, du « bon sens ». »

        NB: Pour Thom la compétition des résonances (que je traduis comme étant la musique) est « de la plus haute importance » et « n’a pas fait l’objet d’une étude mathématique ». « C’est, je pense, à un processus de ce genre qu’il faut attribuer le contrôle exercé par l’ADN chromosomique dans le développement. »

    3. Merci. Passionnant.

      J’ai retenu entre autres: « La philosophie fut inventée pour contrer la toxicité de l’écrit. »
      J’ai écouté tout récemment une conférence de Michel Serres où il disait que les modifications du support de mémoire (oral/écrit, écrit/Gutenberg) ont été à l’origine d’une réorganisation profonde des sociétés. ça me plait et j’y crois. Je suis persuadé que la crise que nous vivons est due à la modification du support de mémoire que permet l’ordinateur. C’est l’invention de l’ordinateur, la modification du support de mémoire Gutenberg/disque dur, cette nouvelle fonctionnalité proposée à l’homme, qui entraîne la réorganisation de nos sociétés, c’est la fonction qui crée l’organe. C’est cela qui nous oblige à faire encore et encore de la philosophie, à inventer une nouvelle sagesse pour contrer la toxicité de l’ordinateur (qu’il me semble impossible de désinventer!).

      Stiegler juxtapose le comment et le pourquoi, juxtapose moyen et fin en disant qu’ils sont indissociables. Adorno, lui, a dit que tout moyen bascule en une fin en soi. Autrement dit que l’humanité a, hic et nunc, pour finalité de s’adapter à ce nouveau moyen dont elle s’est dotée. C’est la position de Thom et c’est, je crois, exactement en cela qu’il est lamarckien.

      1. @Basic :
        //// Adorno, lui, a dit que tout moyen bascule en une fin en soi. Autrement dit que l’humanité a, hic et nunc, pour finalité de s’adapter à ce nouveau moyen dont elle s’est dotée. ////
        Il me semble que ce point de vue « finaliste » , est proche du déisme (déterminisme calculé) et est de toute façon assez dangereux en tant que concept .
        Dangereux car il supposerait que cette accéleration dynamique , qui est tres récente et ne concerne qu’une espece , considérée en tant qu’adaptation « normale » de notre espece , soit durable , stable , et ne puisse rencontrer l’ obstacle d’ une rigidité comportementale . Nous serions donc les seuls a pouvoir se débarrasser de cette rigidité millenaire sans traumatismes ?
        De plus , il me semble qu’au vu des dégats causés et aux impasses multipliées , avant l’ arrivée du support informatique , on peut craindre l’avenir .
        Qd M. SErre parle d’ une réorganisation , pour une fois , il ne dit pas de conneries ….mais il aurait pu parler de « linéarisation » ou de « réduction »….Comme la parole ne peut etre qu’une reduction/simplification de la pensée (complexe elle) , chaque changement de support semble s’effectuer par une perte de rendement ( comme pour les lois de la mécaniques) .
        Ce qui porte a réflexion c’est qu’on ne pourrait « penser » sans la parole …Il y a là un cercle curieux , ou le cognitif ne peut progresser que par le mot (concept) , et le résultat de la cognition , pour etre verbalisée , va essuyer une perte de qualité et de quantité ……

      2. @ kercoz

        « Il me semble que ce point de vue « finaliste » , est proche du déisme (déterminisme calculé) et est de toute façon assez dangereux en tant que concept . »
        Dans mon idée (qui est aussi, je crois, celle de Thom) c’est tout l’inverse: il y a eu une invention, on s’adapte. Point, barre. Je ne vois aucune finalité, aucun déisme là-dedans. Il reste par contre le mystère de l’invention qui a conduit le corps (animal ou social) à s’y adapter pour survivre.

        Sinon je suis en gros d’accord avec vous: les inventions de l’homme le dénaturent, au sens littéral du terme.

        Thom:Décourager l’innovation

        Les sociologues et les politologues modernes ont beaucoup insité sur l’importance de l’innovation dans nos sociétés. on y voit l’indispensable moteur du progrès et -actuellement [années 1980]- le remède quasi-magique à la crise économique présente; les « élites novatrices » seraient le coeur même des nations, leur plus sûr garant d’efficacité dans le monde compétitif où nous vivons. Nous nous permettrons de soulever ici une question. Il est maintenant pratiquement admis que la croissance (de la population et de la production) ne peut être continuée car les ressources du globe terrestre approchent de la saturation. une humanité consciente d’elle-même s’efforcerait d’atteindre au plus vite le régime stationnaire (croissance zéro) où la population maintenue constante en nombre trouverait, dans la production des biens issus des énergies renouvelable, exactement de quoi satisfaire ses besoins: l’humanité reviendrait ainsi, à l’échelle globale, au principe de maintes sociétés primitives qui ont pu -grâce, par exemple’ à un système matrimonial contraignant- vivre en équilibre avec les ressources écologiques de leur territoire (les sociétés froides de Lévi-Strauss). Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice; En pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l’ancienne. on voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu’exige sa propre situation, devrait décourager l’innovation. Au lieu d’offrir aux innovateurs une « rente » que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l’innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n’apporterait qu’une satisfaction esthétique éphémère_ à l’inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l’emprise de l’homme sur l’environnement). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction. Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique, les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques. » EU.

        Thom dit que l’invention du langage n’est pour lui pas un nécessairement un progrès pour l’homme par rapport à l’animal (cf. le film René(e)s de J.L. Godard où l’on voit Thom « dans son univers »). L’un des ses dadas est de chercher à prolonger géométriquement le langage naturel de façon à spatialiser la pensée…

      3. @Basic :
        //// il y a eu une invention, on s’adapte. Point, barre. ////
        La néguentropie c’est l’exploration de l’ensemble des choix du possible …c’est comme celà qu’évolue les système …et en subissant -négociant avec les avancées des autres acteurs des boucles voisines …..
        « Point barre » c’est donc un peu court me semble t il .
        Notre évolution a essayé des milliards de voies differentes dont 99, 99% sont parties a la poubelle de l’ histoire ………Il a peu de chance pour que la notre ne suive pas le meme destin (et plus vite que les aurtres au vu du JT) …la pluspart des « inventions » sont des espaces …celle que vous mentionnée est epsilon ds l’ histoire des temps .
        Au niveau de l’ adaptation , encore une fois , il faut faire appel a K.Lorenz et ses corbeaux , pour se rappeler que les especes sociales , si elles sont tres souples au niveau adaptabilité avec l’environnement ( nutritions , procédures , etc …) restent hyper rigides au niveau des interactions relationnels ds le groupe…..C’est cette rigidité qui m’interroge sur l’optimisation de l’individu ds un groupe destructuré et hypertrophié …..Optimisation que , bien sur , nous sommes mal placé pour juger …mais a voir le sourire des enfants des groupes proches des structures archaiques et la tristyesse de nos progénitures , il est permis de se poser des questions .

      4. @ kercoz
        Vous me parlez, je crois, de l’invention alors que je ne vous parle que de ce qui se passe lorsque l’invention a eu lieu.
        Concernant l’invention en elle-même il y a une bonne part de hasard, dire le contraire serait nier l’évidence. Mais peut-être n’est-elle pas pur hasard comme je pense que vous le sous-entendez. En maths l’invention se manifeste par l’émergence de nouvelles structures intéressantes par leurs propriétés de clôture sur elles-mêmes; je ne pense pas qu’il s’agisse de pur hasard. Ce même processus est à l’oeuvre en biologie et la raison qui fait que certaines combinaisons de molécules présentent des propriétés combinatoires de croissance et de self-réplication est l’un des mystères les plus profonds de la biologie. Là aussi je ne suis pas certain qu’il s’agisse de pur hasard.

        Vous me reprocherez sans doute de faire appel à de mystérieuses idées/formes platoniciennes.

        Comment nous viennent ces idées platoniciennes? Comment ont émergé la théorie des singularités des fonctions et celle des groupes de Lie simples (émergences d’ailleurs mystérieusement liées)? Comment a émergé la théorie des catastrophes, théorie classificatoire purement mathématique, dont on peut extraire un stock de « croquis embryologiques » théoriques que l’on retrouve en embryologie « réelle »? C’est pour moi pur mystère.

        Thom: « En dépit de mon admiration pour Aristote, je reste platonicien en ce que je crois à l’existence séparée (« autonome ») des entités mathématiques, étant entendu qu’il s’agit là d’une région ontologique différente de la « réalité usuelle » (matérielle) du monde perçu. C’est le rôle du continu, de l’étendue, que d’assurer la transition entre ces deux régions. »

      5. @BasicRabbit

        C’est cela qui nous oblige à faire encore et encore de la philosophie, à inventer une nouvelle sagesse pour contrer la toxicité de l’ordinateur (qu’il me semble impossible de désinventer!).

        Contrer la toxicité de l’ordinateur est fort simple. L’usage que l’on en fait, la place qu’on lui accorde. Ce n’est rien d’autre qu’un outil, il est fait pour nous prolonger, nous assister pas pour se substituer à l’homme. De par l’usage de l’outil,l' »Homme » peut se déployer ou se réduire. La dynamique productiviste et consumériste du capitalisme, pervertit toute invention humaine par une orientation stérile de l’usage. On invente des utilisations inutiles pour justifier une surabondance de l’outil, un asservissement de l »Homme » à l’outil. Une aberration totale.

        Il y a un abîme entre la sophistication des moyens et l’usage que l’on en fait ,à quelles fins nous les destinons. Le cadre dans lequel nous concevons, comprenons et projetons l’usage, des moyens que l’on se donne est étriqué. C’est une incompatibilité dimensionnelle, nous accédons à des dimensions pour lesquelles nous ne sommes pas préparés, créatures binaires que nous sommes. La notion de compétitivité est incompatible avec l’usage du numérique de la nanotechnologie et autres. Limité à un rapport dominant/dominé, cela ne peut conduire qu’à la destruction totale de notre espèce.

        Les inventions de l' »Homme » dénature l' »Homme » du fait de la méconnaissance de celui ci de sa propre nature, du déni de la nature humaine. D’où la schizophrénie de nos sociétés « humaines ». Dans un tel contexte l' »Homme augmenté » ne peut être qu’un monstre, une bête pire que les bêtes, la « Bête ».

        L' »Homme » n’invente pas il réinvente l' »Invention », la « Création », le « Vivant » qui peut désinventer l' »Homme » et ses réinventions. Si l' »Homme » devient un virus dans la programmation du vivant.

        De mon point de vue, l' »Homme » n’a pas d’autre « Demeure » que la Terre, au delà ce n’est plus l' »Homme », c’est autre chose.

        Que l’on me présente un Immortel, j’aurai quelques questions à lui poser.

      6. @Basic : et 10 surtout)
        Je vous avais mis un lien qui me semblait rejoindre vos préoccupation . Kourilsky au Collège de FR. sur FR. CUlt.
        http://www.franceculture.fr/emission-l-eloge-du-savoir
        Je suis bien sur largué ds ses démo immunologiques …mais il semble parfois qu’il se sert de ce support (immunologie molléculaire) pour des thèses sur la complexité (Voir Cours 9 et 10 ).
        Encore une fois , on tombe sur un gus qui approche le concept sans oser y plonger …Il use de terme euphémisant comme E.Morin : le concept de robustesse en lieu et place d’attraction ou d’attracteur . Complexité en lieu et place de Chaos (terme pourtant validé par un Nobel) …
        Le terme fractal est aussi suggéré mais « évité » ……
        On a la curieuse impression qu’il aborde un sujet « neuf » sans connaitre ses prédécesseurs qui l’on deja défriché .
        Pour le finalisme , je crois que c’est Kant qui a dit qu’il n’ y avait pas de finalisme , mais que notre seule solution pour reflechir etait de faire « comme si » un système suivait un programme finalisé ».
        On ricane de l’ex du « lampadaire  » ou le type cherche ses clefs ….pourtant il faudrait pousser plus loin cet image …….La recherche ne trouve que par erreur ou hasard (la decouverte de Flemming a été perdue et redecouverte 2 fois 40 ans ) …, mais toujours « sous le Lampadaire » parce que c’est là qu’il y a du financement des equipes , des millions d’essais ! ……qui sait ce qu’il peut y avoir ailleurs ds l’ombre ? ….
        A la limite on peut aussi dire qu’on trouve ce qu’on cherche …pour judtifier des finances ( Bozon et Quantique )……meme s’il faut reficeler le truc par des « cordes » qqs fois aussi grosses que des couleuvres .

      7. @ Saule
        « Limité à un rapport dominant/dominé, cela [l’usage de l’ordinateur] ne peut conduire qu’à la destruction totale de notre espèce. »

        Je n’irai pas jusque là (quoique Einstein ait dit que s’il y a une troisième guerre mondiale il y aura peu de monde pour voir la quatrième) mais, si rien n’est fait, jusqu’à la destruction de l’actuelle civilisation ama très probablement.

        « L’ »Homme » n’invente pas il réinvente l’ »Invention », la « Création », le « Vivant » qui peut désinventer l’ »Homme » et ses réinventions. »

        Je pense comme vous que l’homme ne peut que réinventer, il ne peut que découvrir ce qui est en lui (soufflet/poumon, pompe/coeur, ordi/cerveau(?)).

        « Que l’on me présente un Immortel, j’aurai quelques questions à lui poser. »

        Ils ne manquent pas sous la coupole. 🙂

      8. @ kercoz

        « Pour le finalisme , je crois que c’est Kant qui a dit qu’il n’ y avait pas de finalisme , mais que notre seule solution pour reflechir etait de faire « comme si » un système suivait un programme finalisé ».

        Je ne connaissais pas cette citation de Kant mais je crois que le problème du finalisme ne peut pas être abordé dans le cadre de la logique causale actuelle (que j’aime bien appeler l’ordologique pour rappeler qu’il y a un ordre qui relie la cause à l’effet, l’hypothèse à la conclusion).
        Il faut ama élargir le cadre de la logique en y intégrant une analogique rationnelle. De la combinaison de ces deux logiques, l’analogique et l’ordologique, naîtra, on peut l’espérer, une nouvelle logique, une nouvelle rationalité qui éclairera le problème de la finalité sous un jour nouveau. En faisant une théorie de l’analogie, « la première depuis Aristote ».,Thom ouvre de nouvelles pistes. A nous de les prolonger…
        Concernant Kourilsky dont vous m’avez parlé (et Lisztfr également) j’ai commencé à écouter bien que je savais dès le départ que ma nullité en immuno ne me permettrait pas de suivre. J’ai donc arrêté presqu’aussitôt, le temps de m’apercevoir que son discours était truffé de ces éternels mots passe partout en usage en biologie (et ailleurs) que sont complexité, information, etc.

        Pour le coup du lampadaire il est clair pour moi que la lampe qui l’éclaire est alimentée par la finance mondiale qui oriente les recherches dans le sens de son intérêt. Paul Jorion a clairement dit qu’il y a une science économique « officielle » et je fais du prosélytisme pour l’oeuvre de Thom pour tenter de mettre dans la tête des lecteurs de ce blog l’idée qu’il y a peut-être un loup aussi du côté de la biologie. Car il me semble évident que le néodarwinisme sert merveilleusement bien la cause du système en place.

  30. Je suis surpris que plus personne ne se réclame de Raymond Aron, des « 18 leçons sur la société industrielle », et ne fasse encore des gorges chaudes du fameux slogan disant dans les années 70 qu’il valait mieux avoir tort avec Sarte que raison avec R Aron, n’est-ce pas ? Les baveux : il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron, eh bien non, il fallait réfléchir par soi-même.

    On n’entend plus guère non plus les Conte Sponville, tous les apologues du libéralisme se cachent pour mourir.

    Par ailleurs je tiens que le keynésianisme n’est qu’une opposition construite au même titre que Mélanchon, Hessel, etc, parce qu’il fallait donner une voix à la protestation qui rende compte davantage de l’état de délabrement de l’économie, alors on a ces intellectuels qui intègrent une partie du constat, le « diagnostic », sans vraiment comprendre le fond, J.B. Say ni l’ensemble; Galbraith en est le parfait exemple, en fait ce sont des théoriciens au service des Démocrates US; c’est tout, ils ne mouflent pas davantage

    1. Tout a fait.
      On peut aussi traduire que les professionnels de la politique, tout comme nos élites des grandes écoles, ont pris l’habitude d’essayer avant tout d’exploiter les circonstances pour faire rebondir leurs carrières . Le traitement du sujet de fond revient toujours aux fonctionnaires ; eux sont inquiets de bien faire, (maladie commune des gens ordinaires) .

    2. « alors on a ces intellectuels qui intègrent une partie du constat, le « diagnostic », sans vraiment comprendre le fond, »

      Mais seulement ont-ils les capacités pour comprendre le fond ?
      De la théorie à foison, mais on attend toujours la suite concrète…
      Déjà Marx s’y est perdu, alors les autres….
      .

    3. tous les apologues du libéralisme se cachent pour mourir.

      Encore un mot à retenir dans mon petit carnet des citations, répertoire lisztfr.

      Puissiez-vous avoir raison! Cette idéologie indéfendable frappe de mort
      lente nous tous, même ses apôtres.

      A rapprocher de cette réalité : »Les abeilles meurent par milliard ».

      Concernant Aron, j’ai lu il y a longtemps qu’il était un agent d’influence
      payé par la CIA. Ce témoignage montrait Aron capable d’un virage à 180 degré
      sur la stratégie nucléaire pour que l’argent rentre.
      Constantin Melnik dans ses mémoires montre Aron, représentant de la Rand
      en France, comme chasseur de talents pour cette société pas vraiment indépendante.
      Ces 2 tranches de vie sur un homme sont bien loin des questions universitaires.
      Une autre facette, côté jardin.

      1. @ Daniel

        Je ne pense pas qu’ils se cachent pour mourir. Ils font seulement un petit tour au vestiaire pour changer de veste. Beaucoup de dirigeants des pays communistes se sont retrouvés de fervents capitalistes…
        Le problème c’est le TINA. Il a suffi à ces communistes de retourner leur veste. Maintenant je crois qu’il faut en changer, voire en créer une nouvelle, c’est plus dur.

      2. @BasicRabbit

        tous les apologues du libéralisme se cachent pour mourir.

        Ce mot est de lisztfr.
        Il méritait d’être relevé. Je souhaite qu’il ait plus qu’un fond de réalité.

        Rien sur Raymond Aron?
        Aucune remarque, comme lisztfr nous y invite ?
        Surprenant!
        Sa biographie est un roman vrai :
        Avant guerre déja, jeune et créatif,
        ensuite, Londres comme intellectuel de la guerre,
        puis son autorité dans l’Université : droite modérée,
        grand théoricien de la stratégie nucléaire US,
        maître en politique internationale
        et
        agent d’influence ( très très discret, assumé ?) salarié
        des USA, donnant de la pâture aux tentatives de refoulement
        anti-soviétique, animées en sous-main par la CIA.

        Oublié , Aron ? Si oui, c’est que toute un période de fureur
        intellectuelle, abstraite, guidée par la politique des blocs
        tendant à excuser les crimes de son camp pour
        stigmatiser les crimes d’en face, l’appel à la philosophie allemande,
        la plus biscornue ; toute la période était factice.
        De 1945 à 1975 environ, une partie l’intelligenstia française,
        souvent universitaire, si fière d’elle-même, était en état de démence,
        avec des cadavres dans le placard peu ragoutants.
        « Le fou et le prolétaire » d’ Emmanuel Todd remet bien des choses
        en place , comme « le brouillard continental » dénoncé par R.S. Peters.

        Rien ne dit que les descendants de cette défaite de l’esprit
        aient appris à réfléchir par eux-mêmes. Apparemment, ils ont
        sauté sur un autre cheval, la soumission au marché…

        @ lisztfr
        Votre dernier paragraphe (  » Par ailleurs… ») m’est incompréhensible.
        Si vous attaquez le keynésianisme, alors il ne restera plus grand’chose
        en matière d’actions politico-économiques raisonnables, vues du point de vue d’un
        gouvernement. En premier lieu , ne baptiseriez-vous pas de ce nom des tentatives économiques qui n’ont peu en commun avec le keynésianisme ?

        En fait, peu importe son origine ou sa genèse, peu importe que ses bases soient incertaines, il a passé avec succès ses tests pratiques.
        Ensuite, le keynésianisme n’est pas au plan thèorique exclusif ou totalitaire.
        Un gouvernement peu en prendre aussi peu qu’il le veut sans mettre en péril une situation donnée. D’où une grande liberté d’action.
        Le processus action-observation-correction devient possible.
        Notre goût de l’absolu est déçu, mais pas le goût de l’action.
        ( A ce sujet, lisez la biographie de Clémenceau , un homme d’action.)

        Laissez le keynésianisme tranquille. Il n’y a rien d’autre.

      3. @ Daniel
        Vous avez raison, j’aurais dû m’adresser à Lisztfr.
        Merci pour ce que vous m’apprenez sur Aron. ça influera sur la manière que j’aurais de le lire, ce que je n’ai pas fait jusqu’à présent. Pour l’instant ce que j’en ai lu sur Wiki ne me donne pas envie d’en savoir plus.

      4. @Daniel

        A propos de Keynes j’ai décidé de vous laisser vos illusions, car il en faut bien parfois. Sinon lisez Galbraith, « La crise de 1929 » j’en ai posté des extraits ici, et lisez quelques chapitres de Keynes, ses notes sur les cycles en économie à la fin de son opus magnum. Bien, vous verrez les limites de ces auteurs, qui se révèlent d’abord par leur croyance aux cycles économiques. Seul les fous et les économistes pour paraphraser O Berruyer, croient aux cycles.

        Non il n’y a rien d’autre, c’est bien ce qui m’inquiète dans le monde connu.

        Ce qui m’inquiète en cas de système égalitaire, c’est Santorin par exemple, comme décider parmi les millions de français quelle sera l’infime poignée qui aura le droit de passer ses vacances à Santorin, puisque leur moyens à tous seront suffisants. Il n’y aura plus ce tri par la richesse, bien pratique. La pauvreté restreint l’accès à la rareté et économise la planète, ses ressources rares notamment touristiques et pétrolières. bref…

      5. @ lisztfr
        Je vous remercie de votre souveraine décision.
        Avec la foi du charbonnier, vous verrez qu’il ne faut pas attaquer Keynes. Ce serait comme se tirer une balle dans le pied. Quant à Galbraith Père, bien d’accord. J’en suis un supporteur convaincu, en plus les traductions sont un régal; son style est si particulier.

        Santorin ? Pourquoi Santorin ?
        Cette histoire de vacances – en prendre ou partir- est étrange.Elle n’a rien d’universelle. Les vacances doivent être une obsession de citadins, plutôt bourgeois. C’est drôle comme certains critères sont perçus comme de sérieux indicateurs ( économiques, socio-truc…)
        alors qu’il n’expriment qu’une préoccupation en rien universelle.

        Encore une fois, votre second paragraphe est difficile à comprendre,
        même si la liaison avec le premier est plus évidente.

        Dans cette histoire de Santorin (à propos connaissez-vous le Thiou? Un prospectus publicitaire pour touristes dirait familièrement qu’il vaut le voyage. 3.5 km.),
        vous n’avez rien à décider. Le désir d’y aller, les possibilités pratiques, l’état des finances et des tas d’autres raisons s’en chargeront à votre place.
        Depuis au moins 30 ans , je n’ai aucun désir d’y aller (à Santorin),
        par contre le Thiou, je ne dis pas non. Et miracle, je le vois tous les jours ouvrables…

  31. Excellent podcast ! La honte, la crainte de perdre sa réputation et la peur de l’opprobre public peut parfois exercer une pression suffisante pour discipliner l’establishment. Ce n’est malheureusement pas le cas ici et c’est très préoccupant.

    Luigi Zingales vient de sortir un livre sur ce thème du capitalisme de connivence. Il déplore que les États-Unis ressemblent de plus en plus à son Italie natale de ce point de vue, ce qu’il illustre par l’anecdote suivante : « Arrivé depuis peu aux U.S. le maire de notre commune m’a contacté pour une alerte tornade, me conseillant de calfeutrer mes fenêtres et de rester chez moi. Mon première réflexe d’immigré italien a été de penser ‘Son frère doit tenir la quincaillerie qui vend le scotch ici, et j’ai intérêt à rester chez moi’… »
    http://www.amazon.com/Capitalism-People-Recapturing-American-Prosperity/dp/0465029477
    http://www.econtalk.org/archives/2012/07/zingales_on_cap.html

    Je conseille aussi la chronique de J.-M. Daniel sur l’origine de la Barclays, née en 1896 sur les cendres de la faillite scandaleuse d’Overend et Gurney en 1866 :
    http://podcast.bfmbusiness.com/channel182/20120704_jean_marc_daniel_1.mp3

    Où la Banque d’Angleterre est déjà menacée de chantage !

  32. Paul, si vous n’achetez pas un trépied et que vous continuez à vous filmer dans des salles de bains d’hotel sous des neons, vous allez finir par désintégrer le CAC 40. C’est vrai, on se croirait un peu dans une séquence du film 28 jours plus tard de Danny Boyle :))

  33. Question à Julien Alexandre.

    Bonjour Julien, existe-t-il un moyen plus ou moins automatisé de traduire les vidéos de Paul en Anglais et dans d’autres langues ? J’entends par là les sous-titrer, pas les traduire pour de vrai.

    Je n’y connais rien dans ces techniques qui doivent mêler humain + machine mais vu l’impact grandissant du blog (j’ai eu des échos du Chili !!), la diffusion en plusieurs langues des vidéos serait du meilleur effet.

    Mais je dis peut-être n’importe quoi et cela existe peut-être déjà sans que je ne l’ai noté.

    Bonne journée.

    1. Salut Thom,

      Ça existe, on a testé (youtube propose un système intégré de génération de sous-titres par reconnaissance vocale par exemple), mais jusqu’à présent aucune des solutions technologiques abordables ne semble fournir des résultats à la hauteur de nos attentes.

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