LE POINT, Comprendre le Liborgate, le 18 juillet 2012

Comprendre le Liborgate

The English version of this post can be found here.

Paul Jorion* a travaillé de 1998 à 2007 dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il livre sa vision du « Liborgate » qui éclabousse les banques britanniques.

Le Point.fr : Qu’est-ce que le taux « Libor » et à quoi sert-il ?

Paul Jorion : C’est le taux auquel les banques se prêtent entre elles. Chaque établissement déclare les taux qu’exigent les concurrents pour prêter à trois mois, à six mois, à un an. C’est un taux qui est ensuite essentiellement utilisé pour définir les taux des prêts (à la consommation, au logement), surtout lorsqu’ils sont variables.

Comment les banques britanniques ont-elles manipulé le Libor ?

Dans la période 2004-2007, les banques ont un peu triché dans leurs déclarations, soit à la hausse, soit à la baisse. Mais elles ont triché dans des limites modestes, c’est-à-dire d’un point de base à un point et demi de base, soit un centième de pour cent. Comme une banque seulement trichait parmi un panel de 16, qui sert à établir le Libor, l’impact était extrêmement modeste, sauf en cas d’entente entre elles, bien sûr.

Pourquoi les banques ont-elles cherché à manipuler ce taux Libor, alors ?

Pendant la période de 2004 à 2007, dont je viens de parler, il s’agit d’initiatives individuelles de traders dans les banques. Ils appellent un copain dans le service qui déclare le taux et lui demandent une petite baisse ou une petite hausse, qui va arranger leurs positions de marchés.

Pendant une seconde période, de 2007 à 2009, le mécanisme était tout à fait différent. Les hommes politiques appelaient les dirigeants de la banque centrale, la Banque d’Angleterre, pour leur dire de faire baisser massivement le Libor et sauver le système financier. Ces derniers appelaient à leur tour les dirigeants des banques pour faire baisser les taux. Mais, cette fois, la baisse atteignait de 20 à 30 points de base, c’est-à-dire 20 à 30 fois plus que les manipulations de la période précédente ! Cela s’explique, car le taux demandé à une banque est une information sensible : il comprend une prime de risque – la part prédominante de ce taux en cas de crise -, qui reflète le degré de confiance des autres banques en sa capacité de remboursement et de versement des intérêts. Plus le risque de non-remboursement est important, plus le taux réclamé augmente.

Le scandale du Libor a donc servi à prévenir une faillite du système financier mondial ?

Tout à fait. Quand un banquier comme le directeur des opérations Jerry del Missier est interrogé sur son manque de réaction face à des ordres de manipulations des taux, il répond que c’était une décision raisonnable puisqu’elle permettait de sauver le système…

Pourquoi cette affaire suscite-t-elle aujourd’hui autant d’indignation ?

Tout d’abord, ce scandale est relativement ancien puisque la dernière manipulation remonte à 2009. La raison pour laquelle cela a déclenché un scandale aujourd’hui, c’est l’état de l’opinion publique britannique. Il y a trois ou quatre semaines, elle apprend la condamnation d’une première banque, la Barclays, à quelque 365 millions d’euros d’amende (non pas que les autres soient innocentes, mais parce que le processus se fait une banque à la fois). Cette annonce intervient dans un contexte où l’opinion est extrêmement remontée contre la classe dirigeante. Elle surréagit. Le président de la banque centrale d’Angleterre et le président de la Financial Services Autority ont d’ailleurs avoué avoir été étonnés par l’ampleur de l’indignation. C’est aussi parce qu’elle intervient dans le sillage de l’affaire Murdoch. L’opinion a découvert en juillet dernier que Rupert Murdoch avait pris un ascendant sur les affaires d’une manière extraordinaire, avec 4 000 téléphones portables piratés ! Par ailleurs, on peut trouver tous les jours des informations défavorables à l’establishment financier, comme le scandale de blanchiment d’argent par HSBC. L’indignation, voire l’écœurement, a atteint un tel niveau que toutes les nouvelles qui occupaient auparavant la 17e page des journaux apparaissent maintenant en une.

Comment les banques ont-elles pu en arriver à un tel sentiment d’impunité ?

D’abord à cause du mouvement de déréglementation et la suppression, aux États-Unis, du Glass-Steagall Act (loi de séparation des banques de marché et de dépôts, NDLR) en 1999. Les administrations américaines ont ensuite été extrêmement favorables aux milieux des affaires et les fonds des services de surveillance ont été coupés. Il y a eu aussi la dépénalisation des crimes financiers. C’était un des grands projets de monsieur Sarkozy en particulier.

La séparation des banques de marché et des banques qui collectent les dépôts des épargnants est-elle une solution ?

Pour moi, le problème n’est pas de séparer l’activité de spéculation des banques de l’activité classique d’intermédiation. Il faut interdire purement et simplement la spéculation. Le fait d’interdire aux banques d’utiliser l’argent de leurs déposants sur les marchés ne sera qu’un frein à la spéculation, elles emprunteront l’argent ailleurs. Il ne faut pas se contenter de spécialiser certaines banques dans la spéculation, cela n’a aucun sens économique. La spéculation ne joue aucun rôle économique. Elle était interdite en France jusqu’en 1885. Il existe trois articles dans le Code pénal et le Code civil qui interdisent la spéculation. Il suffit de revenir sur leur abrogation.

* Auteur de Misère de la pensée économique, à paraître chez Fayard le 3 octobre.

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121 réflexions sur « LE POINT, Comprendre le Liborgate, le 18 juillet 2012 »

    1. Mais que font les masses médias ?

      Les médias pour leur grande majorité appartiennent aux financiers, et évitent de parler de choses qui dérangent.
      Leur unique but et de déverser la propagande ultra-libérale et d’inonder la bon peuple de désinformations tout en acceptant de temps à autres les « papiers » subversifs de certains auteurs , histoire de donner l’impression que le contre-pouvoir est toujours bien représenté.

  1. Alors, il est constaté dans l’Histoire que ce sont toujours les sociétés égalitaires qui ont l’avantage, mais savait-on pourquoi, hormis le fait que les personnes sont plus impliquées dans la défense de leur société? J’ai (re)trouvé une réponse, les personnes des sociétés inégalitaires sont malades, et ce, en haut comme en bas de leur hiérarchie de revenus : http://www.rue89.com/2010/03/08/cest-desormais-officiel-les-inegalites-sociales-tuent-141864

  2. Un peu d’infos:
    – hôpitaux français dégradés et Mario Draghi enfermé dans ces certitudes

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/moody-s-degrade-la-note-des-hopitaux-publics-francais_317128.html

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-euro-est-irreversible-assure-mario-draghi_317129.html

    Pour Draghi, je trouve que soutenir le fait que l’euro soit irréversible est aussi risible que lorsque l’Eglise soutenait l’infaillabilité du Pape. Enfin…. (soupir!)

    1. C’est très problématique cette dégradation…même si ça a un impact limité sur la dette de la France (dette de 30 Mds€ si je ne me trompe pas), ça préfigure peut-être une attaque en règle contre la France suivant ce schéma :

      Les hôpitaux, les collectivités locales, l’Unedic puis l’Acoss, la Cades et enfin l’Etat ?

  3. Houla… personnellement j’ai connu M. Jorion plus inspiré.

    Sur quelle base pouvez vous affirmer que ces pratiques n’ont pas existé avant 2004 ou après 2009 ? Si vous regardez les taux annoncés ces dernières semaines et leur totale invariabilité on peut se poser de légitimes questions…

    Ensuite vous passez totalement sous silence le fait qu’il est possible (et effectivement appliqué) de prendre des postions (paris) sur l’évolution des taux LIBOR. Évidement si on peut à fois parier sur un sous-jacent et manipuler sa valeur c’est plus très dur de faire de l’argent… Vous passez également comme chat sur braise sur l’ahurissante quantité de produits financiers dont le prix dépend directement ou indirectement du LIBOR. C’est une bombe thermonucléaire à retardement !

    Autre point je ne pense pas que les opinions (en particulier anglo saxonne) aient sur-réagi – elles se sont (enfin) simplement un peu réveillées. ! A vous lire on a presque l’impression que cette affaire ne mérite pas toute cette attention et médiatisation – un comble !

    Finalement pour ce qui est de l’interdiction de la spéculation… bonne chance ! Dans l’absolu je ne suis pas contre mais (1) c’est quasiment impossible à légiférer et (2) il y a des avantages économiques et pratiques réels en face des ces pratiques honnies – pas sûr que le jeu en vaille la chandelle.

    Bref pas l’interview la plus pertinent qui m’ait été donné de lire.

    1. Un postillon passe, il finit sa course dans le pelage roux d’un chat anglais entrain de faire sa toilette. Pierre qui roule n’amasse pas mousse, par contre chat roux retourne la terre!

    2. Si on met fin à la cotation en continu, on aura éradiqué 95% de la spéculation. On pourrait revenir à la cotation journalière ou même hebdomadaire ?

    3. Cher AlexT, merci à vous de vous préoccuper de la qualité de mon inspiration et de la pertinence de ce que j’écris. Nul doute que si celles-ci étaient en baisse vous auriez la bonté de les attribuer à une « baisse de régime certainement passagère ».

      Mais passons à ce que vous dites : l’interdiction de la spéculation, à propos de laquelle vous me souhaitez « bonne chance », et les avantages véritablement positifs de celle-ci, qui font que son interdiction « n’en vaut pas la chandelle ».

      Voilà les positions que vous défendez et tout le reste n’est qu’enrobage et verbiage, aussi je peux vous le dire : vous êtes venu au bon endroit, c’est bien ici que l’on combat ce fléau.

      Vous me souhaitez « bonne chance » et moi, je vous souhaite de mon côté « bon courage » : le monde que vous défendez s’écroule et le spectacle en est particulièrement navrant. « Bon courage ! », il vous en faudra.

      1. Je restaurerais les 3 articles abrogés en 1885 qui interdisaient la spéculation jusqu’à cette date. J’espère que votre curiosité est satisfaite.

        N.B. Se mettre un tout petit au courant des questions dont on débat est souvent très utile.

      2. Alex T, vous savez comment on règle les dettes de jeu n’est-ce pas ? Pas de lettre de rappel en recommandé, mais des menaces au bout du fil; pas d’huissier, un intimidateur; pas de saisie, un détroussage; pas de pénalités de retard, du cassage de rotules; pas de liquidation judiciaire, une liquidation tout court; pas de juge, un tueur; pas d’avocats, des porte-flingues; pas de faillite, la mort. Faisons – ou refaisons plutôt – des purs paris spéculatifs (sans autre cause réelle, assurantielle ou de couverture par exemple, que le pur pari pour les contractants) de simples paris de jeu et donc de la cause des contrats sur produits spéculatifs une cause illicite aux sens par exemple de l’Art 1131 du Code Civil (« L’obligation sans cause, ou sur une fausse cause, ou sur une cause illicite, ne peut avoir aucun effet. ») et je crois qu’il se trouvera nettement moins de contractants volontaires, moins de joueurs. Et moins on est d’fous…
        Sur l’illéicité de la cause, voyez l’exemple d’une vente avec le prix indexés sur l’or, elle est nulle sur le fondement de l’article 1131, car elle est interdite en droit français. C’est extensible, bien évidemment. Pourquoi l’or et pas d’autres indices ?

    4. Pour résumer, Alex T : oui à la transparence (libor) et oui à la spéculation. Transparence spéculative… Spéculaire quoi, ou « crédusculaire » ? Bon courage comme dit Paul.

  4. Comprendre le liborgate :

    http://www.youtube.com/watch?v=VZC4jZwcirE

    Préjudice subit pour 2 points de base sous-évalués sur 5 ans, en défaveur des entreprises : 450 M de $

    Si quelque se sent l’envie de faire un topo sur les swaps ?

    Baisser ces points semble sympathique pour les emprunteurs, mais les entreprises déposent également de façon temporaire à la banque. 50 000 M. préjudice subit en 2008 avec 30-40 pt de base, 2007-2009 cela rajoute 300 M de $

    1. $ 50 000 milliards de dépôts moyens des entreprises soumis au taux du libor ? Il faut qu’il change la moquette du bureau le Nijdam, ou mieux, il arrête de fumer.

    1. Etant donné que l’ensemble du système économique est basé sur un mensonge, que personnellement je fait remonter à J.B.Say, il est normal finalement que le mensonge comme tel finisse par réapparaître en plein jour à un moment où à un autre.

      On peut dire qu’il s’agit de l’escroquerie ultime, quasiment un crime métaphysique au sens où c’est le monde entier qui se trouve lésé ! par rapport à l’éthique protestante, c’est le nadir du possible.

  5. lien : http://www.cbanque.com/actu/31625/corse-le-fnlc-revendique-attentat-contre-les-residences-du-banquier-lefebvre

    Corse : le FNLC revendique l’attentat contre les résidences du banquier Lefebvre

    AJACCIO, 22 juil 2012 (AFP) – aujourd’hui à 12h47 –

    Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a revendiqué l’attentat contre un ensemble de résidences secondaires du banquier parisien Alain Lefebvre perpétré le 2 juillet à Balistra, près de Bonifacio (Corse-du-Sud), dans un communiqué authentifié et remis aux médias insulaires.

    « Même si certains veulent apparaître comme de paisibles retraités en quête de paix et de tranquillité, nous ne sommes pas dupes que Lefebvre et les siens sont les représentants du capital, spoliateurs de la terre corse », a écrit samedi l’organisation clandestine.

    Le banquier parisien à la retraite, déjà visé par des plasticages en 1990 et 2001, fait l’objet de critiques en Corse après avoir obtenu en mai un permis de construire dix maisons individuelles auprès de la cour d’appel administrative de Marseille. La mairie de Bonifacio, elle, s’y était opposée selon ses dires par souci de préserver cette zone encore vierge de l’extrême sud de l’île.

    Dans son communiqué, le FLNC lance un nouvel avertissement « aux agresseurs de notre peuple » qui doivent « comprendre qu’ils n’ont rien à faire ici, que la terre corse ne leur appartient pas et que les Corses seront toujours défendus ».

    Début juin, le mouvement clandestin a revendiqué les 26 attentats qui ont touché des résidences secondaires appartenant à des continentaux ou étrangers, notamment italiens, et même à des Corses.

    Le 2 juillet à Balistra, un commando de plusieurs personnes cagoulées et armées avait capturé les occupants de cet ensemble de résidences secondaires pour les faire sortir et placer ensuite des charges explosives à l’intérieur.

    Deux jours plus tard, le FLNC avait annoncé qu’il poursuivrait les attentats contre la spéculation foncière et immobilière, tout en appelant le « nouveau gouvernement de la France » à « participer à un règlement politique et pacifié de la question nationale corse ».

    « Nous frapperons quand nous voulons et où nous voulons, quelle que soit l’importance de la construction ou de son propriétaire », avait-il assuré dans un entretien publié par le magazine Corsica.

    (…)

  6. pendant que d’uns s’occupent de tenter de remédier aux usurpations de pouvoir mortifères ( parce que telles sont réellement les conséquences de cette folie) d’autres continuent dans la lancée de la course à la nullité active.
    les stocks alimentaires du monde sont au plus bas
    la tendance conjuguée à la crise est à une inflation ( et forcément de la spéculation outrancière) des cours pour les temps à venir
    donc la France vient de lever par abus de dérogations ( on ne change pas la loi on fait seulement tellement de dérogations que c’est tout comme) plus de 800 dérogations préfectorales (soit environ 10 par départements… pour l’instant) poru reprendre l’épandage aérien de pesticides dont tout le monde sait où cela à conduit la chine et les US
    la désertification des pollinisateurs outre le fait d’asperger copieusement les vacanciers qui ne comprennent pas pourquoi ce ballet d’hélicoptères.
    raisonnement à court terme
    je maintiens coute que coute la production même minable de cette année quitte à une cata encore pire l’année prochaine et en plus j’ouvre béante la porte aux lobbyes des pesticides sur la france pour réintériner la possibilité que cela devienne une habitude.
    un seul épandage à une rémanence d’au moins 3 ans et produit des effets collatéraux sur l’environnement sur 50km à la ronde.
    autrement dit vous allez en prendre plein le museau!

    alors au minimum soutenez cette pétition
    vous avez jusqu’à ce soir
    « Je viens de signer la pétition « Non aux épandages aériens de pesticides dans le Lot » pour demander au Préfet du Lot d’interdire cette pratique qui menace les abeilles et l’environnement. Je voulais savoir si vous pouviez participer en ajoutant votre nom.
    Pouvez-vous nous aider à atteindre 10 000 signatures en partageant le lien ci dessous?
    http://www.change.org/pesticides_lot
    Merci  »

    pas de blabla des actes
    comme pour les congés payés il y a des écolo qui avaient exposé leur vie en allant se mettre sous les zones d’épandages programmées afin de les empêcher et de faire changer cette loi
    on ne peut pas revenir en arrière de 10 ans sous le prétexte d’une tension sur les marchés qui alimente la machine à polluer toujours plus pour ne résoudre rien.

  7. Bon anniversaire à cet homme salutaire.
    Soixante six ans et toutes ses dents. 🙂
    Ce cancer de caractère, enfant de la terre,
    dans son élan ne laissera pas indifférent.

    Anthropologue dans le prologue,
    Banquier dans l’échappé,
    Journaliste sur piste,
    et humaniste génial dans le sprint. final.

    Né peut-être dans un chou de Bruxelles,
    à mettre au rang des merveilles,
    ce partisan d’une marche du sel.
    cet adepte de l’éveil.

    Votre franchise vous honore,
    merci pour vos lumières.
    Tel un homme au coeur d’or.
    vous pouvez être fier..

    Amicalement et surtout respectueusement !

  8. ça n’empêchera pas les prix alimentaires d’augmenter quoi qu’il arrive
    mais au moins préservons la possibilité de construire un autre avenir
    c’est notre pays c’est notre air que nous respirons
    notre eau que nous buvons

      1. ref de 2003 l’eau a coulé sous les ponts depuis…

        et puis c’est pas parce que les cours montent sur un plan international que les agriculteurs en profitent pas plus que les consommateurs
        le bénéfice de ce type d’opération n’est pas organisé pour d’autres milieux que la finance elle-même
        d’ailleurs si les stocks alimentaire du monde sont au plus bas c’est pas par hasard, c’est le fruit d’une patiente stratégie pour mettre tout le monde dans des dépendances extrêmes et pouvoir justement jouer sur les cours
        sans compter l’économie des frais de stockage
        et … les errances du climat qui de façon concomitante en ont rajouté une couche (+ la démographie en hausse)
        logiquement face aux incertitudes climatiques grandissantes qui effectivement influent en négatif sur la certitude des niveaux de production ont aurait du prendre justement des mesures pour éviter de fonctionner en flux hypertendu voir en dessous du seuil d’alimentation des marchés
        mais comme ça permet des hausses de cours fabuleuses….

        quoi de mieux que jouer avec la faim organisée pour se refaire en bourse?
        juste sur la corde raide
        parce qu’après ça pourrait dégénérer en affrontement et bien que le marché des armes et des ong soit aussi une poule aux oeufs d’or là, ça compliquerait tout et pourrait faire tout basculer
        alors juste assez de misère , à la limite du supportable…
        pour tenir le monde au bout d’une corde.

      2. @ vigneron
        Ok pour la démystification .
        Cependant quelques questions :
        Quel blé ? tellement merdique que la farine n’est pas panifiable !
        Quel maïs ? transgénique ?
        Quel colza , quel tournesol ? les huiles immondes ?
        Quelle betterave ? pas celle que les humains mangent …
        Quant à cette pomme de terre , j’te la laisse …
        Alors , acheter moins cher des trucs dégueulasses …….

  9. Si déjà nous pouvons agir localement, c’est toujours cela que les multinationales n’auront pas.
    il est impératif dans la lutte contre le capitalisme mortifère, d’acheter local, pour ceux bien évidemment n’ont pas de jardin.
    Et pour ceux qui en ont un, leur devoir est de partager….
    http://www.youtube.com/watch?v=P831hBMJB_w

  10. Blaming the Spanish victim as Europe spirals into summer crisis.

    It is time for Spain and the victim states to seize the initiative.

    The financial credibility of Spain is close to zero. Fiscal credibility is zero. Political credibility is zero. The new government of Mariano Rajoy has squandered the advantages of its absolute majority in a matter of months, and completely lost the confidence of Europe’s institutions.

    That is the verdict of unnamed EU officials and sources in Brussels cited by El Pais, following the twin crash of the Madrid bourse and the Spanish bond market on `Black Friday’.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/9418988/Blaming-the-Spanish-victim-as-Europe-spirals-into-summer-crisis.html

  11. Où est passée l’interdiction des paris sur les prix ? Elle est devenue l’interdiction de la spéculation ? La seconde est une reformulation plus familière de la première ou son extension ?

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