L’actualité de la crise : « RETENEZ-MOI, SINON JE FAIS UN MALHEUR ! », par François Leclerc

Billet invité.

N’ayant rien dans les mains, Mario Draghi a annoncé que la décision de sauver l’euro avait été prise à l’unanimité et que la BCE était prête à intervenir sur le marché obligataire ! Il a jugé « inacceptables » les taux que doivent consentir certains pays sur le marché, mais il a n’a pas joint le geste à la parole.

C’est à croire que la BCE, la Fed et la Banque d’Angleterre, qui viennent toutes trois de se réunir, se sont mises d’accord entre elles pour ne pas répondre aux attentes qu’elles suscitent. En y mettant les formes et en se déclarant l’arme au pied, les banques centrales ont choisi le statu quo, en attendant des jours pires, elles pratiquent l’art difficile du sur place. Il y avait deux manière de suivre la conférence de presse de Mario Draghi : en l’écoutant ou en regardant monter les taux obligataires italiens et espagnols ou dégringoler les bourses européennes.

Jens Weidmann (le président de la Bundesbank) a justifié par avance cette inaction en expliquant que l’on accordait trop de pouvoir aux banques centrales, ce dont il s’accommode fort bien par ailleurs. Sans avoir tout à fait tort…

La BCE n’est pas revenue sur un LTRO (ses prêts massifs) présenté comme destiné à susciter une relance du crédit à l’économie, qui s’est soldé par un zéro pointé. Son injection massive, que les banques devront rembourser ou la banque centrale « rouler », a certes contribué à stabiliser un moment durant le marché obligataire, les banques l’utilisant pour financer l’achat de la dette souveraine de leur pays. Mais cela a été au prix d’un renforcement de leurs liens financiers avec les États que le dernier sommet européen avait déclaré vouloir détendre (sans y parvenir pour sauver les banques espagnoles). Recommencer sur ce mode serait-il « approprié », pour utiliser ce verbe qu’affectionnent les banquiers centraux ?

Diminuer le taux directeur, déjà baissé à 0,75%, n’est pas davantage une solution. Ce ne sont pas les liquidités qui manquent aux banques, à considérer leurs comptes-courant à la BCE, et diminuer le coût de leurs nouveaux emprunts n’aidera en rien les États dans la tourmente. On sait que la relance des achats obligataires sur le second marché, pour conclure l’énumération des mesures dont dispose la banque centrale, se heurte à un blocage déterminé de la Bundesbank.

La dernière nouveauté, pour l’instant repoussée, serait d’adopter des taux négatifs, ce qui reviendrait pour la BCE à payer les banques qui se présentent à ses guichets pour emprunter ! Tout, sauf accorder au MES la licence bancaire, ce qui reviendrait à lui donner table ouverte ! Dans l’immédiat, les marchés vont devoir se contenter de l’annonce de l’étude que le conseil des gouverneurs va engager à propos « de mesures non-conventionnelles supplémentaires, selon ce qui est requis pour rétablir la transmission de la politique monétaire », cette fable inventée par Jean-Claude Trichet pour justifier la quasi création monétaire que représentent les achats obligataires sur le second marché…

Ils sont décidément exemplaires.

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35 réflexions sur « L’actualité de la crise : « RETENEZ-MOI, SINON JE FAIS UN MALHEUR ! », par François Leclerc »

  1. Quel est l’intérêt de payer pour fourguer un emprunt?
    Je sens que je décroche…. help!

    Est ce que c’est pour inciter à acheter de l’emprunt pourri au point que l’on vous paie pour en acheter, un peu comme pour le traitement des déchets?

    1. L’avant du navire a percuté le récif. Dans la panique, il cherche à équilibrer les masses. Avant on ne prêtait qu’aux riches, maintenant on donne aux riches, juste un petit pas de coté.

  2. J’ai écouté la conférence de presse (oui je suis un peu fou) et franchement, y a rien de nouveau!
    J’ai même trouvé que les journalistes étaient particulièrement mous dans leurs questions après son speech.

    Pour résumer Draghi+FED= statu quo

    LTRO et baisse des taux directeurs ne marchant pas, Mario Draghi tourne en rond.
    Autre solution: la planche à billet, sauf qu’elle est systématiquement refusée par la Bundesbank.
    La licence bancaire au MES fait pchittt!!!

    Et puis il s’est défaussé sur les Etats en disant qu’il ne pouvait aller au-delà de son mandat.
    Les gouvernants n’ayant pas décider grand chose fin juin (comme d’hab!), on continue de tourner en rond là aussi!

    Par contre, il a réaffirmé qu’il fallait des mesures structurelles pour que les budgets des Etats reviennent à l’équilibre etc, etc…bref, que l’austérité devait ramener la confiance par le rééquilibre des budgets et gnagnagna, … sempiternelle ritournelle qui à la longue devient lassante.

    1. On se demande si ces gens pensent à l’économie réelle, on dirait qu’ils passent leur temps à sauver les obligations d’Etat des rentiers, ou dans les fonds propres des banques.

  3. @PETIT Matthieu
    Moi, je pense à ça :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d'Isandhlwana
    http://www.youtube.com/watch?v=-gF52K_qiP4

    Légende ou vérité ? Selon certains historiens les Britanniques bénéficiaient d’une supériorité technique indiscutable, le fusil martini-henry
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Martini-Henry
    dans lequel il suffisait de glisser une cartouche métallique et de tirer. Avec une giberne remplie de cartouches, on pouvait tirer sans interruption.
    Or, les cartouches étaient enfermées dans des boites tropicalisées en fer blanc qui ne s’ouvraient qu’avec des clefs à sardines chromées
    De plus, un sergent major, jugulaire-jugulaire, distribuait ces cartouches depuis son wagon
    http://vipdictionary.com/wagon
    mais il fallait signer un bon en trois exemplaires.
    Au plus fort de la bataille, les munitions manquèrent et les délégués des différentes compagnies qui venaient faire la queue pour obtenir les cartouches finirent par prendre à la gorge le sergent-major et par éventrer les boîtes de munitions avec leurs baïonnettes. Celui-ci ne disposait en effet, paraît-il, que d’une seule clef pour ouvrir les boîtes.
    Ainsi fut exterminée par des « Sauvages » la prétendue armée la plus moderne du monde…

  4. Je comprends pourquoi Hollande et Merkel étaient d’accord pour abonder dans le sens de Draghi.

    Pour Merkel, ça mange pas de pain ; pour Hollande, une commission, une étude (par le conseil des gouverneurs) c’est une façon tout à fait « normale » et désormais habituelle de temporiser (pardon de gouverner).

    De toutes les façons, comme il n’y a pas de solution autre que déchirante, honteuse, inqualifable, arbitraire, impensable, irresponsable (liste non limitative), pour le couple MerKhol à nouveau réuni il faut absolument que ce soit un troisième larrron qui soit sacrifié.

    Qui sera le désigné d’office ?

    Après, chacun pourra faire le défaut aussi désorganisé qu’il le peut.

  5. Si j’étais naïf, je parlerais de cauchemar, du spectacle d’une pièce de théâtre de l’absurde.
    Nous sommes revenus à la propagande, aux incantations de la drôle de guerre avec ses lignes Maginot (BCE, FESF, MES) et Siegfred.
    Nous assistons à un spectacle de grand Guignol menant à l’asservissement des citoyens par une idéologie néo libérale. Aucun de ces acteurs ne recherchent une solution privilégiant « l’intérêt général »

    1. Aucun de ces acteurs ne recherchent une solution privilégiant « l’intérêt général »

      C’est bien le noeud du problème…….. La définition de l’interet général. « ils » ne défendent que LEUR interet général pas celui de la piétaille.

  6. La chute des bourses vers les abysses pourrait commencer tôt… Vas-t-on voir les scénarios de 2007-2011 se répéter… avec des mini kraks boursiers en fin d’été ? Cela serait une belle répétition de l’histoire… Cela permettrait de faire des analyses spectrales afin de faire des prédictions des prochaines crises… Je ne sais pas si les analystes font des études rétrospectives du risques, mais le sujet doit être intéressant.

  7. C’est avec délectation que j’ai lu sur ce blog l’article de Mr SAPIR. Ce dernier montre avec beaucoup de pédagogie pourquoi la monnaie unique est une très mauvaise chose.Mr
    Leclerc et Mr Jorion qui manifestement sont des experts en économie ne partagent pas son point de vue:Je me demande si tout cela n’était qu’affaire d’idéologie

  8. De mois en mois l’UE par la BCE est décrédibilisee , et ce sont les peuples qui épongent les pertes économiques qui saignent

  9. Rien à dire de plus…sinon émettre un ricanement. Un ricanement face à ce César, jadis si bien joué par Raimu: « Retenez-moi sinon… ». Super Mario, le roi de l’esbrouffe. C’est en dernière partie du spectacle ?

  10. La position du Sâr Rabindranath Duval : (toute ressemblance, bla bla …)

    « Votre sérénité, pouvez-vous me dire si on peut sauver l’Euro? »
    – Oui !
    « Vous pouvez le dire ? »
    – Oui !
    « Il peut le dire ! Bravo ! Il est vraiment sensationnel ! »

  11. D’après EAP que l’on ne peut pas soupçonner d’être pro Euro/Europe, Draghi ‘delivers’.
    En fait nous n’avons rien compris et il faut lire entre les lignes. L’Espagne ET l’Italie devraient d’ici peu demander un plan de secours(bailout), tout semble prêt..la honte pour Rajoy qui va s’en remettre,Monti quant à lui a été engagé pour cela et ensuite se retirer avec organisation des élections + retour au simulacre de démocratie.Les décisions lourdes étant prises par un GS boy, tous les partis Italiens pourront dire que ce n’est pas de leur faute.Cqfd.
    On pourrait même assister au retour du garçon coiffeur(Berlu) en ‘sauveur’ du petit peuple écrasé par la Troika et se vilain Monti.

    Merkhol: 1 Espagne:0 Merkhol: 1 Italie: 0

    Draghi delivers.

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100019312/draghi-delivers/

    CRISIS DEL EURO »
    El BCE condiciona la ayuda a España a que Rajoy solicite el rescate.

    http://economia.elpais.com/economia/2012/08/02/actualidad/1343897385_813300.html

  12. A mon avis les BC ont finit de rigoler ,elles elles le savent , ceux qui sont encore sur un nuage ce sont les politiques .
    Quelque chose c’est passé aujourd’hui qui indique que la rigolade est terminée .
    L’économie réelle existe . Il ne s’agit pas seulement de Main Street , de ses chomeurs et RSa , ce
    sont aussi les grandes firmes . Quel peut étre leur sentiment lorsqu’ayant donnant un ordre de virement , cet ordre n’est pas suivi d’effet par la banque , ou alors différé . La différence d’avec
    Main Street c’est que ces firmes n’ont pas l’habitude qu’on les traitent comme çà , ne peuvent le
    tolérer et par contre peuvent trés bien se passer des banques . çà va se faire connaitre sous peu
    à mon avis .

    1. entre les citoyens qui vont se passer de leur monnaie officielle,et les grosses entreprises qui vont se passer des banques et assurances,ça promet d’etre assez amusant comme nouveau concept

    1. Oui prévisible, encore qu’il a bien dit : tout ce qui est compatible avec le mandat de la BCE (si je comprends bien) :

      “Within our mandate the ECB is ready to do whatever it takes to preserve the euro and believe me: it will be enough.”

      –Mario Draghi, July 26, 2012

      « Draghi began with the bald statement above (“whatever it takes”) and then, later on, he walked back by saying “whatever it takes within our price stability mandate”. “Whatever it takes within the price stability mandate” is dramatically less than “whatever it takes”. He then goes on to list all the things that the ECB can’t do, such as lending to insolvent banks or buying bonds of non-compliant governments. »

      http://www.project-syndicate.org/blog/ignore-whatever-mario-draghi-says

      Les allemands disent que l’intervention de la BCE ne serait pas accompagnée de contre-parties fiscales et de réformes, et qu’il n’est pas dans son mandat d’intervenir. Ils préfèrent le MES. Rien sans contre partie…

    2. Oui, ayant lu ton article, le résultat d’aujourd’hui n’était qu’une demi surprise… Bravo pour la clairvoyance 😉

  13. La lecture des événements qui se succèdent à un rythme accéléré mérite qu’on s’interroge. Voici mon analyse des faits récents. Elle est contestable, j’en conviens :
    Comme je l’ai signalé précédemment, le Président Obama s’était montré particulièrement préoccupé par la situation en Europe : lors du dernier G20 il avait physique coincé Angela Merkel pour un entretien entre 4ZYeux
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202070229817-rencontre-bilaterale-impromptue-entre-obama-et-merkel-324952.phpux,
    pensant rejouer un scénario célèbre
    http://www.dailymotion.com/video/x6zfoa_reglements-de-comptes-a-ok-corral-g_shortfilms
    Mais cela avait tourné à la galéjade footballistique :
    http://www.20minutes.fr/sport/937029-obama-merkel-cameron-hollande-regarde-finale-ligue-champions
    Plus récemment, le cours des choses, depuis ce fameux sommet, n’ayant cessé de se détériorer, Obama décida de frapper un grand coup : lors de ce fameux dîner au « Nomad Hôtel », qui réunissait les généreux contributeurs démocrates de Wall Street, Obama accentua la pression sur les « mauvais européens » qui laissaient les plaies s’envenimer et provoquaient la lente consomption du Vieux Continent : il se montra ferme, laissant entendre qu’il dominait la situation et travaillait, nuit et jour, à convaincre ces demeurés, incapables de se prendre en main… D’ailleurs Tim Geithner, son secrétaire au Trésor, avait été dépêché pour une tournée éclair, en Germanie, destinée à mettre les points sur les i (selon la méthode VENI-VIDI-VICI) : les stupides Teutons comprendraient forcément où était leur intérêt…
    http://www.lastampa.it/_web/cmstp/tmplrubriche/finestrasullamerica/grubrica.asp?ID_blog=43&ID_articolo=2587&ID_sezione=58
    (que j’ai traduit ici http://www.pauljorion.com/blog/?p=40102#comments)
    Obama n’y alla pas par quatre chemins : la bonne solution était celle qu’avait appliqué Bernanke, l’hélicoptère déversant à flots continus de la monnaie de singe. C’était l’intérêt de l’Europe de l’appliquer sans réserves. Mais pourquoi une telle agitation ? Pour des motifs personnels liés à la proche échéance électorale (une désagrégation brutale de l’eurozone risquait en effet de produire une brutale aggravation de la crise américaine et de faire perdre les démocrates…) ? Parce que le crash de l’Euro conduirait sûrement à un tsunami financier qui ferait basculer Wall Street et les places financières mondiales, engendrant peut-être un chaos social aux USA ? Était-il possible de lire entre les lignes, de comprendre les raisons cachées de toutes ces manœuvres ?
    Nous vîmes se mettre en place un front Obama/Hollande/Monti, visant à peser sur les décisions allemandes. Il fallait rassurer les marchés, leur seriner l’idée que tout allait s’arranger. Monti se mit à répéter en continu la même antienne qui parlait de tunnel et de lumière…
    http://www.boursorama.com/actualites/hollande-et-obama-appellent-a-la-stabilite-de-la-zone-euro-a-la-veille-de-la-reunion-de-la-bce-24088fa80e70803ea461d79b28d7adf4
    puis ce dernier joua en quelque sorte le rôle de « missus dominicus » en allant jusqu’en Finlande témoigner qu’il avait contemplé la véritable lumière, alléluia ! Il cherchait visiblement à enrôler des troupes. Ces manœuvres avaient assurément pour but d’isoler l’Allemagne et de la pousser à accepter un compromis. D’autant que Mario Draghi, quant à lui, semblait défendre ces positions, dictées par les États-Unis : il se déclarait prêt à tous les sacrifices et aux mesures les plus extrêmes pour sauver l’Euro.
    Or, on assista à une controffensive des milieux financiers allemands, qui étaient loin d’être dupes :
    http://www.iltempo.it/economia/2012/08/01/1355744-tempismo_della_bundesbank.shtml
    http://www.welt.de/politik/deutschland/article108445724/Bundesregierung-sperrt-sich-gegen-Inflationsunion.html
    De plus, les « problèmes de tuyaux » de Monti ne semblèrent pas intéresser les Finlandais qui, décidément, ne regardaient pas le tunnel par le bon bout.
    Or, le premier craquement vint de la FED : face aux incertitudes dans lesquelles se trouvait l’Europe, la FED renonça tout simplement à lancer un nouveau QE. Pourquoi utiliser en effet des munitions qui pourraient être bien plus utiles plus tard, lorsqu’éclaterait la véritable tourmente : « Boys, vous n’ouvrirez le feu que lorsque vous verrez le blanc des yeux de l’ennemi… » (ce qui éclaire un peu ma référence à la bataille d’Isandhlwana qui était un peu ésotérique, je l’avoue)
    Quelles obscures pressions s’exercèrent alors sur Mario Draghi ? Il avait joué au Matamore. Tout le monde y avait cru et on attendait qu’il tînt parole. Hélas, la BCE, queue basse, tourna casaque et calqua son action sur celle de la FED, promettant de vagues mesures. Quelles étaient les véritables raisons qui avaient amené Draghi à se discréditer à ce point, au risque de perdre la face ?( http://www.pauljorion.com/blog/?p=40158)
    La réaction des journalistes ne fut pas tendre :
    http://www3.lastampa.it/economia/sezioni/articolo/lstp/464511/
    « Dopo una serie di segni più, grazie alla determinazione mostrata da Mario Draghi e da vari leader politici europei nel mantenere l’integrità dell’euro come valuta comune, oggi le Borse sono sprofondate per l’improvvisa timidezza mostrata dalo stesso Draghi nell’agire; i mercati si attendevano l’annuncio di provvedimenti la parte della Banca centrale europea, e invece la Bce ha mantenuto invariati i tassi e nella successiva conferenza stampa Draghi si è limitato a parlare di possibili nuove misure che verrano definite solo nelle prossime settimane. »
    Regardez bien la traduction :
    Après une série de signes positifs et à cause de la détermination affichée par Mario Draghi et par différents leaders politiques européens à maintenir l’intégrité de l’Euro comme valeur commune, aujourd’hui les Bourses ont sombré dans un gouffre en raison de l’imprévue timidité à agir dont a fait preuve le même Draghi ; les marchés s’attendaient à l’annonce de mesures de la part de la BCE, et au lieu de cela, la BCE a conservé des taux identiques ; dans la conférence de presse qui a suivi, Draghi s’est limité à parler de possibles nouvelles mesures qui seront définies seulement dans les prochaines semaines.
    Aussi les marchés dépités retombèrent aussitôt dans le marasme et ce fut chose étrange que l’assistance ne bombardât pas Draghi avec des tomates pourries.
    http://www.boursorama.com/actualites/decus-par-la-bce-les-marches-risquent-de-s-en-prendre-encore-a-la-zone-euro-4d5dcd248ccacbbd80012545c551efe3

    Cependant, le pèlerin itinérant, muni de sa coquille cousue à sa besace, avait atteint l’Espagne :
    http://www.welt.de/politik/ausland/article108463865/Spanien-und-Italien-Die-Basta-Achse-gegen-Merkel.html
    au grand dépit des Allemands, qui voyaient se constituer un front du refus, au Sud de l’Europe :
    «”Basta », glücklicherweise gibt es dieses Wort in beiden Sprachen.»
    Tout était prêt pour le tour suivant (comme dans un kriegspiel) mais avec une situation nettement plus confuse et compliquée, vous savez, quelque chose comme ça, qui allait sans doute plaire à Mario Monti : http://fr.wiktionary.org/wiki/combat_de_n%C3%A8gres_dans_un_tunnel

  14. Contrairement à ce que pensent les dirigeants européens, le problème n’est pas tant une crise de liquidités qu’une crise des inégalités et de la demande. Une masse de monnaie considérable est peu à peu soustraite à l’économie réelle, et elle n’y retourne ensuite plus vraiment. Tant qu’on ne corrigera pas ces excès, on n’agira pas sur les racines de la crise. Un article très instructif à ce sujet dans Le Monde :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/08/02/paradis-fiscaux-le-tresor-des-geants-americains-des-technologies_1741871_3234.html

  15. A 0,75% et avec une inflation surement supérieure à 2%, les taux sont déjà négatifs depuis belle lurette…

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