L’actualité de la crise : STATUE DU COMMANDEUR À DÉBOULONNER, par François Leclerc

Billet invité.

La conjugaison des tensions politiques internes allemandes, de la tentative du gouvernement grec d’obtenir un délai de grâce de deux ans pour son plan de sauvetage et de la poursuite qui va vers sa fin du dérapage espagnol, rend en cette rentrée l’équation du sauvetage européen encore plus problématique. L’intervention de la BCE afin qu’elle concrétise ses intentions et joue les sauveurs est d’autant attendue, le risque étant qu’elle mette de l’eau dans son vin.

Les tentatives d’entraîner un gouvernement allemand qui freine des quatre fers ont fait long feu. Celui-ci est pris dans une contradiction et se refuse à sauter le pas, ne pouvant espérer tirer seul son épingle du jeu mais ne voulant pas se résoudre à risquer davantage. Les compromis européens successifs passés a minima dans l’urgence au fil des crises qui se succèdent ne règlent rien. Moins d’ailleurs parce qu’ils ne mobilisent que des moyens financiers limités que parce qu’ils continuent à nier la nature même de la crise qui se poursuit et qu’ils ne parviennent pas à endiguer.

Elle se résume à une simple constatation : les États et le système financier sont conjointement insolvables et ont perdu la maîtrise de la gestion de leurs dettes. La dette publique étant connue et scrutée sous toutes ses coutures, une étude de PriceWaterhouse vient d’apporter un éclairage sur celle des banques européennes. Selon elle, celles-ci avaient enregistré dans leurs comptes mille milliards d’euros de crédits non performants fin 2011, soit le double de fin 2008. Une augmentation ayant principalement son origine en Grèce, en Espagne et en Italie.

L’appel à une intervention massive et magique de la BCE, qui seule a les moyens de faire face, ne vaut-il pas reconnaissance implicite d’un problème qui ne peut pas être avoué, car il a comme solution une restructuration à grande échelle de la dette ?

Tous les montages financiers alambiqués qui se succèdent procèdent d’une autre logique et tendent à refinancer la dette grâce à de nouvelles dettes et à diminuer leur risque en les garantissant grâce à une mutualisation qui repose sur un noyau dur qui se restreint. Le débat porte sur la séquence et le calendrier des réformes qui permettraient de conforter ce processus, ce dont il a bien besoin. Mais, en imposant des préalables qui repoussent les échéances, la position allemande se révèle irréaliste au regard de la dynamique de la crise.

En cherchant à imposer un modèle de vertu budgétaire et de croissance économique reposant sur l’exportation, le gouvernement allemand défend une stratégie collectivement injouable. Dans le premier cas, il précipite la zone euro dans la récession, faisant obstacle à son désendettement, dans le second il se condamne à enregistrer le rétrécissement de ses marchés et de son activité économique.

Les deux versions de la stratégie de désendettement qui sont en discussion ne diffèrent que par le rôle plus ou moins grand accordé à la BCE et ont en commun leur irréalisme.

Il est symptomatique que la BCE n’envisage une nouvelle intervention qu’en donnant des gages au marché; sous la forme d’un abandon de sa priorité de remboursement (seniorité) en tant que créancière. A l’opposé des restructurations de la dette publique et les dépréciations qui s’imposent au sein du système bancaire.

Autre expression de cette même logique d’enfermement, le gouvernement Rajoy tente actuellement de trouver une solution pour dédommager tous les petits investisseurs ruinés après avoir été incités à acheter des produits financiers destinés à renflouer les banques espagnoles, mais des investisseurs avisés menacent de s’engouffrer dans cette porte au nom de l’égalité de traitement

Cette statue doit être déboulonnée.

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84 réflexions sur « L’actualité de la crise : STATUE DU COMMANDEUR À DÉBOULONNER, par François Leclerc »

  1. Merci à F. Leclerc d’avoir parfaitement résumé la situation: il faut restructurer la dette « à grande échelle » et non la refinancer en s’endettant encore plus ou –horresco referens– en la mutualisant comme le souhaitent les européistes de droite et de gauche qui espèrent que l’aggravation de la crise provoquera un bond fédéraliste.

  2. Le problème, c’est les banques : mille milliards d’actifs pourris en Europe et combien à l’échelle planetaire ? Les banques centrales et la BCE ne sont que leurs syndics de faillite et tant que les Etats n’opteront pas pour la seule solution possible : nationalisation forcée, restructuration et re-reglementation (en tenant compte de cette démonstration presque chimiquement pure de la pseudo efficience des marchés), le carnage va continuer et la destruction de la société se poursuivre.
    C’est bien ce que vous voulez dire, François quand vous parlez dans votre dernier poste « d’adaptation de l’économie à la finance » ?
    Hier j’ai suivi le fil qui menait au magnifique travail d’Evelyne Dourille-Feer et Cyrille Lacu (sur le Japon).
    Ils rappele comment la Suède a réglé sa crise des années 90 en moins de trois ans en agissant de la sorte, alors que le Japon (nonobstant Fukushima) continue de barboter dans la déflation.
    Une raison à celà ; la Suède est un pays démocratique et le Japon une ploutocratie, comme l’Union Européenne.
    Les gouvernants y sont complices des possédants.
    Car la question de fond demeure : maintenant qu’il est établi que les régles du jeu étaient pipées, qui va passer à la caisse : les beneficiaires de l’entourloupe, ou bien ses victimes ?
    La logique du système veut que se soient ces denières, alias nous-autres.
    Alors, on fait quoi, sachant que les coups de pieds au cul qui se perdent ne se retrouvent jamais…
    Merci pour tout à Francois, qui se bonifie chaque jour, comme les grands crus.

  3. Juste pour le fun. Les Suisses ont une nouvelle lame à leur couteau bien malgré eux.
    400 milliards d ‘€. Les pays voisins sont avertis, on dirait même que la chancelière est au courant.
    Dans les jeux de domino financier, c’est celui au pouvoir le plus déstabilisateur qui gagne.
    Je te tiens tu me tiens par la barbichette….

  4. « Face à l’économie de la complexité : Une politique dogmatique et une justice privée de principes »

    Encore une fois face à une situation qui appelle des solutions tranchées chacun répond par ses dogmes en utilisant des outils qui complexifie encore plus la situation et la rende moins lisible et moins « traitable » tout en s’inspirant des mécanismes d’assurance et de couverture de risque qui ont conduit à la faillite du privé et qui vont conduire à la faillite du public par le jeu des vases communicants (des dettes et de la méthode pour les traiter).

  5. L’ombre de la statue de Lénine devrait peut-être aussi l’être, déboulonnée…
    Je veux dire qu’il serait intéressant de savoir si les malaises et traumatismes issus des « expériences » communistes qu’a connus l’Europe dans un proche passé ne jouent pas un quelconque rôle dans la persistante résistance acharnée à vouloir maintenir aujourd’hui concurrence et libéralisme (de façade ? ) dans un système devenu fou.
    Mais je ne doute pas que cette causalité ait été déjà mesurée.
    Pardon pour cette simpliste digression (c’est peut-être l’expression d’ « égalité de traitement », qui rappelle que le risque des principes, c’est parfois de s’évertuer à les porter au nues.)

    1. le trou théorique laissé par la chute du marxisme réel nous emporte tous, je crois. La pensée contemporaine reste avec une zone (plus ou moins celle jadis nommée « lutte des classes ») durablement refoulée et donc coriacement impensable. La solution est pourtant dans l’air du temps, je crois, sous la forme d’une riche fédération de théories et de théoriciens courageux-réalistes (dont Jorion), mais ça se met en place laborieusement (les grands théoriciens eux-même n’ont structurellement pas la force d’assimiler les pensées parallèles à la leur), et plus lentement que la crise elle-même. Paradoxalement, je crois que tous les ingrédients théoriques sont pourtant là (= il existe sur le marché mondial des idées des produits splendides, si j’ose ainsi m’exprimer), mais la synthèse tarde à venir. Je pense que ça va paraître dans un futur pas trop éloigné de nous, probablement ça doit surtout sortir d’une ombre d’isolement laborieux.

      En d’autres termes, je crois que je suis d’accord avec vous sur votre belle image (nécessité de déboulonner également l’ombre de la statue de Lénine)

      Dit d’une autre manière encore, il faut clarifier les « structures d’opposition conceptuelle » en présence, afin d’arriver à parler et à penser (et à agir) plus sereinement. Le spectre du communisme, largement fantasmatique (= on y pense tous plus ou moins), fait encore écran à une pensée nouvelle du commun

  6. A quel degré peut on considérer cette nouvelle parue dans « La voix de la Russie » ? :

    « La BCE met une croix sur la Grèce et l’Espagne »

    http://french.ruvr.ru/2012_08_14/BCE-Grece-Espagne-dette-crise-financiere/

    La Grèce et l’Espagne seront, probablement, privées prochainement du soutien financier de la Banque Centrale Européenne. En témoigne la déclaration absolument claire de Luc Coene, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE)

    D’après le professeur Nikita Kritchevski, docteur en économie :

    C’est une reconnaissance réaliste de ce que la BCE, les étrangers ayant investi leurs capitaux dans les obligations de Grèce, d’Espagne, et par la suite d’Italie, ont pour l’essentiel retiré leurs capitaux des économies de ces pays. L’objectif de la BCE et du FMI est atteint. Et il est inutile de continuer de sauver la Grèce, et maintenant encore l’Espagne. Parce que tout ce qu’on pouvait retirer de ces pays, les investisseurs l’ont sauvé, et on peut mettre une croix sur l’Espagne, comme avant sur la Grèce. De jour en jour la sortie de la Grèce et ensuite de l’Espagne de la zone euro devient toujours plus probable.

    1. A quel degré ?

      D’après le professeur Nikita Kritchevski, docteur en économie

      bohhhh, à biste dé naz, 45° (ou % vol), d’alcool quoi, comme une mauvaise vodka de contrebande.

  7. LOL : l’IBEX + 4.05 %
    Marchés : les places européennes accélèrent sur de nouvelles rumeurs espagnoles 16/08/2012 17:17

    Les places boursières européennes augmentent leur avance en fin de séance sur de nouvelles rumeurs venues de l’autre côté des Pyrénées. Selon la presse ibérique, la Commission Européenne mène actuellement des discussions avec le gouvernement espagnol pour évaluer la possibilité d’utiliser une partie des fonds destinés au sauvetage du secteur bancaire du pays pour racheter de la dette souveraine espagnole. Alors que l’industrie bancaire aurait besoin d’environ 60 Milliards d’euros, le gouvernement souhaiterait utiliser les 40 MdsE restant pour acquérir de la dette espagnole. Le porte-parole de la Commission européenne, Olivier Bailly, a néanmoins clairement fait savoir qu’il s’agissait d' »idées spéculatives » et que le protocole d’entente convenu en échange de l’aide de 100 MdsE accordée aux banques « se concentre spécifiquement sur la recapitalisation du secteur », explique cincodias.com.
    A Madrid, l’Ibex grimpe désormais de plus de 3,5%. Milan prend de son coté près de 2% et Paris progresse de 0,6% après avoir oscillé autour de l’équilibre une bonne partie de la journée.

    1. Il faut bien plus que 60 ou 100 milliards pour le secteur des banques en Espagne..la réalité semble plus proche des 400/450 milliards.Pour le souverain(et régions) des 500 à 600 milliards.Total plus d’un trillion..good luck guys.

  8. à voir ce qu’il se passe (ou s’est passé) là ou l’on a déboulonné les statues, vous auriez peut être du parler de « status de commandeur »

  9. Encore merci à François Leclerc pour ses articles au scalpel allant à l’essentiel.

    Une information peu diffusée : l’arrivée mercredi, à Toronto d’Angela Merkel, pour finaliser un accord de libre-échange Europe-Canada, lequel, à mon avis se situe dans le droit fil du Traité de Grand Marché Transatlantique voté le 23 mars 2009 par le Parlement Européen en toute discrétion.
    Certains responsables politiques canadiens parlent « d’abandon de souveraineté économique »
    http://www.metiseurope.eu/europe-canada-cachez-cet-accord-de-libre-echange-que-l-on-ne-saurait-voir_fr_70_art_29315.html

    Ce Grand Marché devrait se mettre en place au plus tard en 2015 au plus grand bénéfice de……

  10. aaahh mais combien de temps nous faut il pour nous débarrasser de cette monstruosité qu’est la dette.
    Prenons notre destin en main et faisons face à ces investisseurs peu scrupuleux, et peu regardant sur la véritable qualité de nos engagement, nos bon du trésor.

    Autrement a quoi bon ces centrales nucléaires et autres saletées que nous nous infligeons chaque jour….

    1. Avec tout le respect que je vous dois ,bon du trésor , et tu veux que je défende ? Rien qu`avec le nom: je pouf

  11. « Cette statue doit être déboulonnée. »

    Que les plus riches perdent un pouaïme de pouvoir en « gagnant » moins, vous rigolez, là, Monsieur Leclerc…
    Les plus riches ont le pouvoir total. Point.

    1. Z’en voulez une autre de statue, juste pour le plaisir :
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/08/16/aux-etats-unis-l-etat-du-connecticut-aide-un-hedge-fund-a-financer-son-siege_1746898_3234.html
      « Aux Etats-Unis, l’Etat du Connecticut aide un hedge fund à financer son siège »
      « Mais si la région est cossue, elle accuse aussi de lourdes inégalités avec des métropoles comme Bridgeport-Stamford-Norwalk, où l’écart entre les nantis et les pauvres était en 2010 l’un des plus importants du pays. Quant à l’Etat lui-même, s’il était un pays, le Connecticut arriverait en tête des pays les plus inégalitaires en termes de revenus, se classant juste au-dessous du Rwanda, à la onzième position. »

    1. @Dissy
      Boris Pilichowski est un imposteur: Posez la question: d’où tu parles ? et vous en conviendrez. BP est gestionnaire de fonds à Londres. Penser qu’il défend la cause des jeunes et des démunis est du phantasme. Un jeune qui ne possède rien que son intelligence et sa force de travail ne craint pas l’inflation. Il empruntera et les rentiers paieront. Et puis les faibles revenus peuvent être indexés sur le taux d’inflation…

      1. Je ne comprends pas ce proces d’intention à son égard. Je ne connais pas ce BP mais penser qu’il ne peut pas avoir d’autres préoccupations que « faire du fric sur le dos des pauvres » parce qu’il est gestionnaire de fonds me parait incroyablement arriéré pour des personnes censées accorder une réelle importance au débat d’idée. C’est d’autant plus surprenant que cela concerne beaucoup de commentaires sur le site du Monde.
        Le vrai phantasme c’est de croire qu’un jeune peut emprunter aujourd’hui en n’ayant pour hypothéque que son intelligence et de croire que les loyers des revenus les plus faibles sont vraiment indexés sur l’inflation.
        La vrai question de fonds que soulève ce texte et quelques rares commentaires encore très véhéments est: vaut-il mieux un défaut brutal qui peut dans un cas extreme être une menace pour la paix (avec le lot d’injustice que cela comprend) mais qui peut également permettre une vrai redéfinition de nos schémas economiques; ou vaut-il mieux un attérissage nécéssairement injuste, en douceur, qui entretiendra (pour combien de temps?) l’indiscutable accroissement des inégalités? Personellement, je me méfie toujours de ceux qui agitent la peur du pire comme argument ultime. Les mêmes annoncaient la fin du monde pour la première semaine de congès payés, que ceux qui brandissent le risque de guerre comme argument du sauvetage des banques se demandent ce qu’aurait été leur position sur les congés payés. En tout état de cause, condamner et discrediter la reflexion de quelqu’un qui justement fait l’effort de sortir de la pensée unique de sa profession, que ce soit en s’attachant à des inexactitudes brandies comme un épouvantail par des pseudo experts economistes ou pire, sur le simple fait de son métier, relève d’un obscurentisme déconcertant.
        Nous avons devant nous des défis colossaux sur les ressources, la pollution, le réchauffement, la démographie… il est temps de repenser le modèle, la solution n’est pas simple, pour avancer il faudra repartir et s’accrocher au peu de certitudes et principes que l’on ait -liberté, égalité, fraternité-, et s’il est une autre certitude, c’est bien que le notre pire ennemi dans ce processus sera l’obscurentisme.

      2. @ toto
        Faites fonctionner votre lumière naturelle ! BP ne nous apprend rien
        Il y a 3 manières de purger la dette, et 3 seulement comme il a été rabaché ici même: L’austérité, le défaut, l’inflation. On peut rêver au défaut, mais la raison… et l’expérience nous enseignent que seule l’inflation est la solution politiquement faisable. Or, dans un espace organisé (l’Euroland) la maîtrise et la régulation de l’inflation (en protéger certaines populations: jeunes et pauvres) est possible

  12. Dans un contexte d’endettement généralisé, pour tout Etat, chercher son salut via l’exportation défie l’entendement. Ainsi, limiter ses importations et dynamiser les échanges intra étatique est la voie ordinaire du salut, encore que peu réjouissante. A cette contrainte, l’Allemagne est la moins disposée, préparée, structurée. Mais elle viendra à résipiscence, car on ne fait pas sortir du sang d’une pierre. Elle sollicitera la mutualisation de la dette € et sa purge par l’inflation, pour elle, c’est encore le moindre mal. Le SPD l’a déjà compris, quant aux libéraux, moulinant moins vite, il faudra quelques temps !

    1. Un autre point de vue.
      L’ Allemagne n’exporte pas. Elle conçoit et fabrique des trucs
      que les autres pays s’arrachent, parce qu’elle est la seule à les fournir.
      L’ Allemagne n’exporte pas, elle satisfait une demande.
      La conclusion est qu’elle peut attendre.

      Titre des Echos (16/08/2012 à 15:08)
       » Allemagne : vers un fort ralentissement des exportations en 2012  »
      sans rapport avec la réalité.
      Le texte dit que les exportations n’augmenteront que de 4%,
      en baisse par rapport à l’année dernière, où l’augmentation avait
      été de 8.1%.

  13. En attendant les mécanos qui vont débrancher la statue, nous on roule dans une caisse de plus en plus pourave. Heureusement l’essence est si chère qu’on ne roule presque plus.

  14. Finland prepares for break-up of eurozone.
    Finland is preparing for the break-up of the eurozone, the country’s foreign minister warned today.

    “There are no rules on how to leave the euro but it is only a matter of time. Either the south or the north will break away because this currency straitjacket is causing misery for millions and destroying Europe’s future.

    “It is a total catastrophe. We are going to run out of money the way we are going. But nobody in Europe wants to be first to get out of the euro and take all the blame,” he said.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9480990/Finland-prepares-for-break-up-of-eurozone.html

    Les bookmakers à Londres prennent les paris sur quel sera le premier pays à quitter l’Eurozone.

  15. L’Autriche réclame un mécanisme de sortie de l’euro.

    Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Michael Spindelegger, a demandé que la zone euro crée un mécanisme légal permettant aux pays membres qui ne respectent pas les critères de la zone euro d’en être exclus.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_l-autriche-reclame-un-mecanisme-de-sortie-de-l-euro?id=7823022

    L’homme politique néerlandais Emile Roemer, qui domine les sondages avec son parti socialiste SP à l’approche des élections du mois de septembre, a vivement critiqué la « politique d’austérité » de l’Union européenne, jeudi. Il n’a pas non plus épargné le président du Conseil européen Herman Van Rompuy.

    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_candidat-socialiste-aux-pays-bas-emile-roemer-critique-l-ue-et-van-rompuy?id=7822965

    1. Précisons pour les francophones, que le Socialistische Partij de E. Roemer n’est pas l’équivalent du Parti Socialiste français [le parti-frère en trahison, c’est le PvdA, Partij van de Arbeid, les travaillistes]. C’est au contraire un parti issu de l’extrême-gauche, beaucoup plus modéré aujourd’hui mais néanmoins nettement à gauche. Comme le Front de Gauche, quoi.

      Les choses bougent, aux Pays-Bas en ce moment.
      Depuis la libération, deux courants politiques dominaient la vie politique Néerlandaise, les socio-démocrates du PvdA et les chrétiens-démocrates [divers partis confessionnels fusionnés en 1980 dans le CDA].
      Les chrétiens-démocrates ont siégé dans tous les gouvernements depuis la première Guerre Mondiale jusqu’à nos jours [excepté la parenthèse ‘violette’ 1994-2002]; et eux et les socio-démocrates ont toujours recueilli le plus grand nombre de voix.
      A chaque élections, ils bénéficiaient du ‘vote utile’ : puisque, dans un système électoral à la proportionnelle, le parti arrivant en tête se voit chargé par la reine de former le gouvernement de coalition, nombre d’électeurs préféraient voter ‘stratégiquement’ pour le CDA ou pour le PvdA au détriment des partis qui avaient en réalité leur préférence au sein de leurs sensibilités respectives [le spectre électoral néerlandais combine une double opposition : confessionnel ou laïc; conservateur ou progressiste, soit 4 pôles possibles, avec de multiples variantes intermédiaires…]

      Aujourd’hui, tant le CDA que le PvdA sont largués, et le vote utile joue en faveur des thatchériens du VVD d’un côté, des socialistes eurocritiques du SP de l’autre. Pour la première fois depuis des lustres, au lieu de la bouillie consensuelle de partis centristes et ‘compatibles’, les Néerlandais devront choisir véritablement entre deux options sociétales incompatibles, entre deux partis inconciliables.

      Intéressant, non? 🙂

      1. © Dow Jones

        D’après ce sondage, ce Parti Socialiste prend essentiellement des voix aux Travaillistes et aux Écolos, il mord à peine sur le reste de l’électorat.

      2. Tout à fait, mr Jorion

        Lors de ses succès historiques de 1977 et 1986, le PvdA avait obtenu 53, resp. 52 sièges à la Tweede Kamer, soit un tiers du total [la proportionnelle, hè :-)]. Lorsque l’on additionne les intentions de vote SP + PvdA dans les divers sondages, on obtient ce même nombre de sièges.
        En fait, le début de la montée du SP correspond au moment ou le PvdA a abandonné ses principes socio-démocrates pour se vautrer dans le social-libéralisme de la ‘Troisième voie ». Autrement dit, l’électorat de gauche reste à gauche et abandonne le parti qui l’a trahi.
        Longtemps, cet abandon fut freiné par le vote utile : puisque le PvdA restait le premier parti de gauche, en 2010 nombre de sympathisants de GroenLinks ou SP ont travailliste pour que celui-ci arrive en tête, et non le VVD. Il s’en est d’ailleurs joué d’un cheveu [les libéraux n’obtinrent qu’un siège de plus]. Mais aujourd’hui, le rapport s’est inversé, et le vote utile joue en faveur du SP. On a même vu des personnalités sympathisantes du PvdA expliquer dans la presse qu’elles allaient voter pour une fois SP, afin d’éviter que le VVD soit en tête…

        Tout comme en France, on l’a vu avec la récente élection française où Rolex 1er n’a perdu que de peu, on constate une remarquable stabilité des rapports de force gauche-droite dans la société.
        En revanche, et c’est cela qui est intéressant, la Troisième voie, ce coupable abandon aux lois du marché saupoudré d’un chouia de social, cette maladie dont souffrent tant le PvdA que GroenLinks, est aujourd’hui clairement condamné par les électeurs de gauche.

        Les choses peuvent encore évoluer – surtout si la crise de l’Euro se précipite – mais il semble que l’on s’achemine vers une chambre ingérable. Car les deux plus grands partis selon tous les sondages sont autant mariables que la carpe et le lapin, et l’extrême-droite de Wilders étant désormais un partenaire inacceptable pour la plupart, pour faire une coalition gouvernementale sans deux des trois plus grands partis, il faudra assembler une multitude de petits partis aux intérêts et idées très divergents.
        We gaan dus niet richting rustige wateren… Ça va secouer 😛

    1. mode cynique :

      C’est un avant goût de ce qui se passera si un jour les peuples se révoltent face au pouvoir corrompu de nos sociétés.

  16. … rend en cette rentrée …

    Seigneur !, comme vous y allez ! On n’est encore que le 16 août, alors pitié pour les travailleurs qui – qu’ils soient en vacances, déjà rentrés ou n’aient pas pu en prendre – essayent de profiter des quelques beaux jours qui restent !

    Laissez-nous un peu de soleil et de répit dans ce monde de brutes…

      1. Merci, Oh grand merci, merci 1000 fois Paul et la modération, d’avoir laissé passer ce message.
        Non pas pour le message d’Anonymous, étant très dubitatif quant à cette organisation, mais surtout pour le fait, nouveau, que l’information alternative commence à montrer le bout de son nez, de ça, de là.
        Merci.

      2. Paul,

        la vidéo présentée comme faite par les « International Bankers » (merci à Noux de nous avoir signalé cela) ressemble beaucoup à un faux fait par leurs adversaires, les Anonymous, à qui elle est prétendument adressée (vous ne trouvez pas?). Si c’est vrai, ça veut dire que « les gentils » montent d’un cran dans l’usage des armes non-conventionnelles des méchants (= l’intox). C’est bien folklorique tout ça, mais hautement invérifiable. Dans le genre dispositif apprenti-sorcier d’endoctrinement c’est impressionnant (il me semble que ça peut finir par aller loin). C’est comme un jeu vidéo dans lequel nous rentrons (mais dans la « vraie vie », avec le frisson d’être espionnés, fichés, pris en chasse, persécutés, tués…): « il faut se battre avec les méchants, nous sommes nombreux, nous allons vous battre, ô méchants banquiers » (tsoin tsoin). Ça ne me plait que moyennement. Nous sommes en plain « ami-ennemi » (cf. Carl Schmitt). Pour se faire manipuler il y a difficilement mieux. L’anonymat (= la marque de fabrique des Anonymous) est à double tranchant, certes il garantit une protection (le fichage et la persécution ça peut exister), mais ça ouvre la boîte de Pandore des « bruits (invérifiables) qui courent ».

        A nouveau, ça sent très fort la culture de la polarisation bêtifiante (les gentils masqués contre les méchants banquiers), ça flatte des instincts paranoïdes et de groupe (« we are the 99% » – ça finit par donner des frissons dans le dos, sous couvert d’être libertaire au départ, allons relire les traités de psychologie des masses) et ça me paraît de mauvais aloi pour les jeunes, qui risquent de s’engouffrer dans un « jeu » grandeur nature potentiellement dangereux et nuisible (dirigé, derechef, par on ne sait qui). Ce qui me paraît aussi très symptomatique dans ces vidéos: l’usage de la musique, bien dramatique. Là encore (je le disais ailleurs), on risque de glisser, au niveau de la prétendue action politique, dans un mauvais film américain

        Le testament politique du président Eisenhower, mettant en garde contre la montée en puissance du « complexe militaro-industriel » c’est du sérieux. Ça mérite une réponse intelligente, comme la vôtre. « Anonymous » tel que c’est présenté par les vidéos ici ça semblerait (j’espère avoir mal compris et interprété) être devenu (ou être en passe de devenir) en partie (= quant à son affichage par des vidéos) un pur produit de marketing, jouant sur des cordes bien basses

        Tout cela me semble poser problème (à moi qui ne crois pas à TINA et qui me sens de me battre pour ça) 🙁

      3. Dit d’une autre manière:

        – les « Yes Men » (personnellement j’adore et je diffuse et discute publiquement en plusieurs pays!) qui font des canulars (anti-ultralibéralisme) – ET QUI APRES EXPLIQUENT PUBLIQUEMENT COMMENT ET POURQUOI ILS ONT FAIT ÇA – c’est une chose: ils se battent contre les injustices et contre les intox (de la doxa médiatiquement et idéologiquement dominante). Leur approche est typiquement non-violente: ils assument publiquement leurs actes, faits avec intelligence pour éveiller les consciences

        – une guerre binaire (et fantasmée totale) « bons (= Anonymous) contre méchants (= Bankers) » à coups d’intox et de contre-intox c’est une autre chose: il risque d’y avoir (1) fantasme paranoïde sur l’ennemi (= la persécution réelle mais locale est transformée fantastiquement, avec jouissance d’un certain type, en une persécution-complot globale) et (2) chute de niveau moral et méthodologique dans la lutte (= on s’autorise les mêmes armes déloyales que celles parfois utilisés par l’Ennemi présumé: le mensonge) [c’est pas loin du tout de la logique – la fin justifie les moyens – de l’incendie du Reichstag, non?]

        Dans les vidéos que j’ai commentées là (trop?) rapidement ça me semble relever d’un tel affrontement binaire « intox contre intox ». Si ça se confirme ça sent mauvais (je trouve). La réalité est et reste complexe, à trop vouloir en simplifier l’intelligence on en décolle

      4. Les YesMen (qui entre nous sont franchement excellents) ainsi que les Anonymous ne font QU’ être une réponse à un mouvement de balancier qui est allé trop loin.
        Voyez la réaction US face à Wikileaks et, dans une moindre mesure, une ministre de l’économie OBLIGEE de conseiller à un footballeur de s’en tenir à son métier…
        Pour rappel, le réseau SWIFT s’est déjà fait pirater 2 fois et les puissants craignent ce genre d’opérations qui exposent leurs faits et gestes.

      5. @Alessio Moretti

        Je connais plein de gens à l’extrême-gauche qui font plein de réponses super-intelligentes depuis des années. Résultat des courses : inaudibles.
        Il faut mobiliser l’ensemble de ceux qui sont concernés, particulièrement les plus exploités et assourdis par les medias dominants. La teneur de ce message est réelle et peut participer d’une prise de conscience. Il faut distinguer la forme – d’où vient le message et ses modalités de communication comme le détournement possible – du fond. Pas le rejeter. Ou en faire un autre meilleur, avec autant d’impact. Bonne chance.

      6. Incroyable… y’en a pas un pour voir la seule chose à voir sur cette image et pourtant tous l’ont bien vue. Ça non plus ça s’invente pas, ça se démontre, cqfd.

      7. 1) Joyeuses révolutions 2012.
        2) Nous approuvons ces conditions. Car pour eux la défaite est impossible.
        3) Investir en Pièces d’Or…www.aucoffre./Pieces-or

        Heu… comme dirait l’autre, s’iou plaît m’sieurs dames!, une p’tite pièce, à v’tôt bon cœur.
        Misère.

        Se gratter les joyeuses si on préfère. 🙂

      8. Oui vigneron , le « poids des images » ,
        Subtilité de Paul qui lui a tout vu et lu !
        Il faut croire que les lecteurs du blog n’ont pas encore les moyens d’acheter….

      9. Vigneron, tu parles de la pub « Investir en Pièces d’Or »? Oui, tu as raison, c’est l’élément spectaculaire qui a motivé la capture d’écran par Paul. C’est très rigolo (ça vaut oeuvre d’art contemporain, un Augen-blick ou Er-eignis heideggérien), mais puisque je ne suis pas jungien (= je ne crois pas à la « synchronicité », ou « hasard objectivement signifiant ») ça ne me semble pas abolir le problème (secondaire, si vous voulez) que je pose, peut-être gauchement ou confusément. Par contre, ok, Paul avait commencé par là (et c’était très bien vu de sa part), mon intervention dévie, si l’on veut (et la fatigue de l’heure à laquelle j’ai écrit a terni mon esprit, lui enlevant le peu d’humour qu’il peut avoir en temps normal – grave erreur, l’humour est la voie!)

      10. No problem Alessio, 100% ok avec toi (cela dit méfiance aussi, rappelle toi Carter qu’appelait Khomeny «Le Saint Homme » et le Monde « le Gandhi perse » ou un truc de c’goût là…). Mais humour d’abord et là vraiment c’est l’or d’abord, bâbord et tribord, nOrmal pour des pirates me diras-tu.

      11. Je ne sais rien de la structure réelle des anonymous, mais il faut reconnaître qu’ils tentent de faire quelque chose et il est clair que ça ne plait pas vraiment au « système » http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/28/97001-20120228FILWWW00578-25-hackers-lies-a-anonymous-arretes.php . Ils éveillent les consciences et c’est déjà énorme, tant l’inertie est forte.
        Alors voir une pub google pour acheter des pièces d’or… c’est franchement le cadet de mes soucis ! (d’ailleurs on n’en voit partout y compris à la télé, avec toutefois cette différence notable que l’on vous propose non d’acheter de l’or mais de racheter le votre…)
        En plus il me semble qu’acheter de l’or embête les banques (relique barbare, inutile, improductif, etc…)… alors ça me va ! Pour terminer je préfère acheter un bon vieux napoléon en or qu’un contrat sur les prix futurs des céréales (produits préférés des banquiers)

      12. franchement marrant, mais les pubs de youtube savent cibler les utilisateurs en fonction des sites webs qu’ils ont visité (suivi de cookie par Google Analytics). Monsieur Jorion visiterait-il des sites comme aucoffre ou bullionvault ? 🙂

      13. Certains affirmèrent qu’il n’y a de plaisir plus gouteux que de passer pour un âne aux yeux d’un imbécile. Il apparaît ici un petit bonheur à ne pas rater, dans cet ordre d’idée. Celui de voir certains montrer à grands gestes amples la Lune, lors même qu’ils ont toujours leurs yeux si pénétrants rivés sur le doigt.

    1. ah bah c’est du faux grossier un gosse de 12 ans s’en rendrait compte, ces Anonymous c’est n’importe quoi pire que l’auberge espagnole, bientôt on arrivera à la délation et les campagnes de diffamation ciblées.
      Et on remercie encore mille fois Jorion de laisser passer le message……lol
      Quant à la capture d’écran c’est comme ça que ces blogs se financent, à ce moment là c’était l’or maintenant c’est l’horoscope en ligne, ça ne veut rien dire.

      1. Les pub ne sont que le reflet de vos de recherches commerciales…

        Moi j’ai une pub pour arrêter de fumer…

        Si vous saviez lire, mes « mercis » ne sont pas relatifs au message d’Anonymous.

        Ce qui est sûr, c’est qu’info ou intox, ce genre de messages courent sur la toile et sont vu par des millions de personnes.
        Il est donc important de savoir qu’ils existent, de les analyser et d’en débattre.
        Si on ferme les yeux sur des messages potentiellement dangereux, vus par des millions d’âmes, il y a un risque. Si on laisse ces messages aux vus du plus grand nombre, la multiplicité des critiques pourra alors créer un contre message si nécessaire.

      2. noux, perdu une deuxième occasion d’la fermer et de faire profil bas. Et moi j’suis comme les néostals ()errare humanum est sed etc etc). Adonque votre site qui renvoie en unique commentaire de la page exposée par Jorion vers une vidéo d’Asselineau(léum) sans épiloguer sur les « titres les plus commentés » en bas de page (j’suis pas allé voir l’accueil, c’est bon là), savez quoi ? gardez le par devers vous pour vos longues nuits hivernales zé solitaires. Un peu d’pudeur que diable.

  17. HS encore :

    Les pictogrammes/logos qui représentent nos pseudos, d’où sortent-ils?
    Je viens de poster un commentaire sur un autre blog wordpress, et c’est le même.

    C’est mon pseudo qui défini le graphique? mon ip? mon adresse mail?
    Est-il unique?
    Big brother is everywhere …

    1. Et ils ont bien raison ! Mieux vaut se préparer au démantèlement que persister dans le déni de cette hypothèse assez probable.

    2. Erkki Tuomioja ? C’est pas lui que Chirac avait traité de nul et d’incompétent (bruit mollement démenti par l’Elysée ensuite) quand la Finlande assurait la présidence de l’UE en 2006 et qu’il était déjà ministre des affaires étrangères (c’était à propos de la guerre de 2006 au Liban) ? Son nez l’avait pas trompée la Jacquouille, manifestement.

    3. Tous se préparent à un éclatement de la zone euro, mais il ne faut pas le dire avant que les vacances soient terminées.

    4. La Zone Euro va éclater…
      Ca me rappelle mon pari de choucroute avec BA. BA, vous vous souvenez…??

      Hors (en barre) la zone n’a toujours pas éclaté. Déception profonde.
      Et BA a disparu. Déception légère.

      Donc, je relance mon pari avec un anti-Euro con-vaincu mais cette fois, je ne vais plus me faire avoir.
      Soit, l’éventuel gagnant du pari, je lui laisse le choix dans la date.
      Et soyons, s’il vous plait, bons joueurs : j’accepte toute date même dans les 2100 (je noterai l’obligation sur mon héritage), MAIS en contrepartie, le gagnant devra se rendre au domicile du vaincu.
      Un(e) volontaire…?? 😉

      1. @ Yvan

        Je serais intéressé.
        Néanmoins cela va dépendre de l’interprétation qu’on donne au terme d’éclatement. De mon point de vue l’éclatement s’entend dans le sens d’une reconfiguration à minima. Cela ne veut pas dire que l’euro n’existera plus du jour au lendemain. Il pourrait même demeurer l’équivalent de ce que nous avons connu avec l’écu dans la période de transition ante euro.

        J’attends donc de connaître votre éclairage sur les termes précis du pari.

        Bien à vous

      2. @ Yvan, bien sûr que l’euro disparaîtra. Autant que le soleil bouffera la terre. La question c’est quand. 1 mois, 1 ans, 10 ans? 100 ans…. Sans cette élément il y a des risques que vous ayez déjà perdu une choucroute. Miam choucroute….

        Concernant BA, il est encore en vie et poste par ici et par là. Moi j’aime bien ses résumés sourcés.

      3. UN pays qui sort.
        Plus modeste (mais surtout significatif), je ne vois pas.

        Alors, la question importante…

        Délai..?

        (oups… beaucoup de gens le savent mais je rappelle que je suis sur Rennes. Et connais une excellente choucroute sur Le Havre. Au choix.)

  18. Bonjour à tous

    relevé sur le site Business Insider: ces citations de Nicholas Kaldor dans les années 70, au sujet de l’europe et de l’union monétaire, rapportées par Cullen Roche.
    Si c’est exact c’est assez frappant!
    … »Nicholas Kaldor quotes on Europe from the early 70′s. It’s really remarkable commentary given the time it was written. Given its pre-Euro timeframe, one could even argue that this is more prescient than the Wynne Godley comments in the early 90′s that predicted why the Euro would not work. Kaldor passed away in 1986 but he likely would have had a similar view of the Euro that Godley had before it was implemented, but that’s just a guess. Unfortunately, he wasn’t around to advise on the European Monetary Union. More via Ramanan:

    “… Some day the nations of Europe may be ready to merge their national identities and create a new European union – the United States of Europe. If and when they do, a European Government will take over all the functions which the Federal government now provides in the U.S., or in Canada or Australia. This will involve the creation of a “full economic and monetary union”. But it is a dangerous error to believe that monetary and economic union can precede a political union or that it will act (in the words of the Werner report) “as a leaven for the evolvement of a political union which in the long run it will in any case be unable to do without”. For if the creation of a monetary union and Community control over national budgets generates pressures which lead to a breakdown of the whole system it will prevent the development of a political union, not promote it.

    …The events of the last few years – necessitating a revaluation of the German mark and a devaluation of the French franc – have demonstrated that the Community is not viable with its present degree of economic integration. The system presupposes full currency convertibility and fixed exchange rates among the members, whilst leaving monetary and fiscal policy to the discretion of the individual member countries. Under this system, as events have shown, some countries will tend to acquire increasing (and unwanted surpluses) in their trade with other members, whist others face increasing deficits. This has two unwelcome effects. It transmits inflationary pressures emanating from some members to other members; and it causes the surplus countries to provide automatic finance on an increasing scale to the deficit countries….. »
    etc…
    Cordiales OAT

  19. > vigneron

    Il est peut être nul et incompétent mais il a du pouvoir.

    C’est suffisant pour faire des conneries pouvant aboutir… à l’éclatement de la zone euro.

    1. @vigneron : vous ne voyez pas que la cause des causes du problème soulevé par cette crise est justement l’euro. Un enfant de 8 ans aurait compris qu’on ne pas faire cohabiter une monnaie unique dans des pays si différents que la Grèce et l’Allemagne. Sauf à vouloir faire en sorte qu’au bout du compte l’Allemagne rachète la Grèce pour une bouchée de pain.
      Ceux qui sont pour la sortie de l’euro ont bien plus de bons sens que tous les énarques de la terre réunis.

    2. Pour compléter mon propos, je constate qu’il y a 20 ans les Allemands allaient tranquillement se prélasser sur les plages grecques pour profiter du beau temps et de la chaleur. Ils étaient bien accueillis et constituaient une bonne source de devise. Regardez aujourd’hui : les Allemands n’osent plus aller en Grèce de peur de se faire insulter. Continuons comme ça et bientôt c’est tout juste s’ils ne voudront pas se faire la guerre !
      Alors l’euro comme ciment de la fraternité européenne ! Encore un slogan creux qui s’avère complètement faux.

  20. @pol : Les Allemands sont ce qu’ils sont. Ils ont leurs principes et leurs manières d’agir. Les grecs aussi mais leurs principes et leurs manières n’ont rien à voir avec ceux de l’Allemagne. Le problème est qu’il sont unis par l’euro. S’ils ne l’étaient pas, chacun s’occuperaient de ses propres problèmes et des conséquences de ses propres actions (comme des grands !). Maintenant tout est mélangé et l’on voit donc l’Allemagne vouloir appliquer des principes à un pays qui n’en veut pas et qui n’a pas du tout la même culture —> sources de tensions —–> sources de conflits —–> sources de haines.
    Bravo l’euro !

    1. bricole, z’avez bien d’ja tué un lièvre planté de nuit comme un gland plein milieu d’route, effaré, moitié acoucoulé face la bagnole ? Ben vous c’est pareil, sauf qu’c’est pas pareil qu’notre capucin standard. C’est pas les phares qui vous effarent, c’est leur reflet sur une balise phosphorescente au loin, qui borde un virage, une bricole quoi. Derrière votre nuque le 35 tonnes qui déboule y va pas freiner, ni ralentir, balise ou pas, euro ou pas, lièvre distrait ou pas.

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