PIQÛRE DE RAPPEL : LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO

Trois éléments : un éditorial de Laurent Joffrin dans le Nouvel Obs, un article de Jean Pisani-Ferry dans le Financial Times, un entretien que je viens d’accorder à Marianne sur la Grèce, me donnent envie de faire quelque chose d’inhabituel : une « Piqûre de rappel » pour l’un de mes billets récents (daté du 24 juillet).

La raison ? J’ai l’impression que devant l’enchaînement des événements (P.J. vous voyez : pas de catastrophisme inutile), ma solution a un certain avenir.

LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO

The English version of this post can be found here.

Une zone monétaire doit pouvoir faire défaut dans son ensemble et restructurer sa dette (à savoir, dire : « Je peux seulement vous rembourser X centimes par euro emprunté ») et doit pouvoir réévaluer sa devise, la dévaluer en particulier.

La zone euro s’est privée de ces deux médecines. Pas étonnant alors qu’elle soit aujourd’hui moribonde.

Solution : la nuit de dimanche prochain (avant l’ouverture de Tokyo), toute la dette des 17 nations de la zone euro est rebaptisée Eurodette (OATs, Bunds, etc.) et la minute suivante, la zone euro fait défaut dans son ensemble.

Lundi matin l’Eurodette est restructurée (d’un seul bloc) et la parité euro / autres devises ira se placer où elle le peut.

Les 17 pays de la zone euro se retrouvent non seulement avec la monnaie commune (qu’ils avaient déjà) mais avec une dette commune ayant subi la décote correspondant à la restructuration. La zone euro aura opéré sa métamorphose : elle peut désormais fonctionner comme une zone monétaire ordinaire. Elle est sauvée.

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170 réflexions sur « PIQÛRE DE RAPPEL : LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO »

  1. les taxes douanières c’est pas ce qu’ils ont fait en 29 ?
    Je suis persuadé depuis longtemps que les « marchés » ont attaqué l’euro pour masquer la poutre dans l’œil du voisin.
    Toutes vos réflexions me semblent en contradiction avec le billet de Monsieur Leclerc de ce jour.
    A la place Merckel et consorts, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour gagner du temps… en ces temps incertains… Comme l’explique si bien Johan Leestemaker au dessus, les Pays-Bas auront des élections nationales le 12 septembre prochain.
    Les US vont causer budget. Si je vous ai bien lu, le Japon va revenir sur les marchés. la chute des volumes sur les marchés va bien finir par faire très mal à l’Angleterre.La baisse global de la consommation US et Européenne engendre des conséquences désastreuses en Chine. Je ne crois pas que le 1er budget de F Hollande va rassurer les BRIC sur notre consommation future de produits importés. Tout est trop lié et l’effondrement trop proche pour pouvoir faire les réformes politiques idoines (réformes que je n’imagine d’ailleurs pas).
    Attendre et voir, en espérant ne pas être le premier défaut.
    A moins que la dégradation de la situation en Syrie ou en Iran ne constitue les prémices du changement de cadre réclamé à cor et à cri par Monsieur Jorion ? 🙁

    1. « Une bonne guerre », c’est un très bon pretexte politique pour changer les choses sans avoir a se renier.
      La guerre masque, aux yeux de l’opinion, les erreurs faites avant.
      Aurait on pu faire un Bretton Woods sans WW2 ?

  2. hallucinant l’éditorial de Joffrin …
    reprenant mot pour mot ce que disent depuis des mois que dis-je des années les économistes hétérodoxes, il nous fait une leçon de ce qui va finir par arriver alors que le même insultait de populiste il y a encore 6 mois tout ceux qui tenaient ce langage.

    mmmmm, le vent tourne, les éditocrates le sentent, c’est bon signe.

    1. Laurent Mouchard alias Joffrin l’ancien trotskiste peut maintenant parler un peu plus librement, puisque son candidat a été élu Président.

    2. « mmmmm, le vent tourne, les éditocrates le sentent, c’est bon signe. »

      Le vrai bon signe serait la disparition des éditocrates.

  3. Cher Paul,

    j’adhere a 100% a votre idée de restructuration commune et concertée des dettes européennes comme seul moyen a court terme de sauver nos models sociaux (viendra ensuite les problème des transferts de richesse entre pays européens).

    Cependant, comme bon nombre d’autres commentateurs l’ont souligne, il est impensable que notre classe politique s’aventure dans cette voie.
    Pourquoi ne lanceriez vous pas une pétition sur cette question (cela a été evoque par un commentateur lors de votre precedent billet) afin de mettre nos politiques au pied du mur (celui de la democratie). Il me semble que la justesse de vos propos alliée a l’audience de ce blog pourraient transformer une simple pétition en mini-referendum populaire.
    Non ?

    Bien a vous,

    1. Lancer une pétition ? Alors que sur mon propre blog,

      57 % des commentateurs disent que ma proposition est stupide,
      28 % disent que c’est une très bonne proposition mais que personne ne la défendra
      et les 15 % restants ne comprennent absolument rien à ce que je dis !

      1. Non Paul, présentation tordue (et faussement désabusée) des opinions. Le billet original annonçait bien la couleur : la question du maintien ou non de l’€ ne devait pas fausser le débat en se posant en préalable à la discussion sur les derniers moyens envisagzables pour son sauvetage. Ici on a, à la louche, 80 % d’anti € monnaie unique qui l’ouvre sur leur thème favori et donc inévitablement plus encore d’opposants à tes propositions. Si c’était la démonstration recherchée c’est une réussite totale, sinon…

      2. L’union des dettes européennes étant une anticipation de l’union politique, si l’on estime que la seconde est peu probable ou non souhaitable il n’y a pas de raison d’accepter la première.

      3. Toutes les vérités passent par 3 stades : d’abord elles déclenchent l’hilarité, puis elles sont férocement combattues, puis elles sont considérées comme ayant toujours été vraies (Schopenhauer). Gardez l’espoir si vous y croyez vraiment.

      4. peu probable ou non souhaitable c’est pas la même chose.

        dans un cas il y a une place pour l’opportunité. dans l’autre il n’y a que des volontés. à un certain degré de complexité tout parait égal. de gaulle pencherait peut-être pour la première solution lorsqu’il écrit:

        «Tout peut, un jour, arriver, même ceci qu’un acte conforme à l’honneur et à l’honnêteté apparaisse, en fin de compte, comme un bon placement politique.»

      5. La précision inutile nuit à la précision nécessaire. Les données statistiques perdent une part de leur valeur du fait de la précision non significative avec laquelle ils sont édités.

        Il me semble que les néochartalistes doivent comprendre et approuver vos propositions relevant de l’indispensable souveraineté monétaire et des changes flottants.

      6. Dans un billet récent, François écrit : « Toutes les données sont sur la table mais aucune solution n’est encore en vue. » C’est précisément parce que toutes les données sont connues qu’on ne voit pas de solution. En dénicher une impose de forcer le passage dans un sens, c’est-à-dire de ne pas respecter certaines contraintes incluses dans l’énoncé.

      7. @vigneron qui écrit : « Le billet original annonçait bien la couleur : la question du maintien ou non de l’€ ne devait pas fausser le débat » : tu es daltonien, vigneron ! Le billet original s’adressait aux ingénieurs financiers et se voulait strictement technique. Paul s’en est clairement expliqué ici. Il n’était pas question d’une solution à débattre, donc pas de condition. Et c’est d’ailleurs ce que je lui ai reprochée à cette solution : n’être que le principe actif d’un médicament auquel il manque l’excipient. Mais si l’on considère que la solution consiste précisément à couper court à tout débat, à court-circuiter les politiques et les populations, alors là, c’est plus onirique que réaliste…

      8. Si Dugenou était aussi peu compris ce ne serait pas une raison suffisante pour que j’en tire réconfort. Mais que vous Paul soyiez aussi peu suivi me rassure finalement; j’en tire deux conclusions. La première c’est que je ne suis pas le seul à ne pas être suivi; la deuxième c’est que si ça arrive à des érudits intelligents ça n’autorise pas à penser que je fasse partie de ces derniers mais ça ne l’exclut pas.
        Jules Renard avait raison, dans le malheur d’autrui il y a toujours quelque chose qui ne déplait pas.

      9. Paul Jorion
        23 août 2012 à 00:44

        Lancer une pétition ? Alors que sur mon propre blog…………..
        15 % restants ne comprennent absolument rien à ce que je dis !

        Mais non,enfin oui mais non ,c’est à toutes les dérives financières permises,impliquées,voulues par la création de l’euro que l’on ne comprend rien ou presque tout,se disant éradiquer l’euro permettra d’effacer un tas de technocrates,de commissions de g45 et de comprendre

        J’étions pleine de bonne volonté et Charles m’a tuer
        Suis pas un troll
        Respectueusement

      10. Cette proposition est loin d’être stupide, mais elle concerne ceux qui veulent sauver l’euro.
        Considérons que l’euro ne veut pas être sauvé et cette proposition est caduque.
        Quand je dis que l’euro ne veut pas être sauvé, il faut comprendre que la majorité de ceux qui l’utilisent comme monnaie unique n’en veulent plus.
        Les thuriféraires de la monnaie unique l’ont tellement encensée que les déceptions ont été à la mesure des promesses, dont les plus lucides savaient qu’elles ne seraient pas tenues. La plus importante est que l’euro devait protéger de la mondialisation. On a vu ce qu’il en a été.
        Ceux qui considèrent que l’euro ne doit plus avoir d’avenir attendent avec impatience ses funérailles pour pouvoir affronter les épreuves à venir.

      11. Restructurer la (les) dette(s) européenne(s) est sans doute un point de passage obligé pour « sauver l’euro », mais après, qu’est-ce qu’on fait ? A voir les pays européens peaufiner leurs traités, il est manifeste qu’ils anticipent de faire après exactement comme avant. Leur fameuse « règle d’or », – qui me fait penser à la clef de Barbe Bleue… -, est posée comme la clef de voûte de l’édifice actuel qu’il s’agit de maintenir en l’état, c’est-à-dire une Europe à la fois suppôt et esclave des « marchés ». Si donc l’on ne veut pas de cette Europe, il est logique que l’on ne veuille pas de sa monnaie.

        Note:
        57 % des commentateurs ne lisent pas mes commentaires
        28 % les trouvent sans intérêt
        et les 15 % restants ne les comprennent pas. 🙂

  4. admettons…
    et alors?
    tant qu’on n’aura pas changé le fonctionnement global de l’économie même avec un euro restructuré on repartirait sur les mêmes chemins
    juste à partir d’un autre niveau.
    pour en revenir au pas de charge dans la même situation à court terme, sans compter que le reste du monde resterait évidemment les bras croisés et encaisserait ça avec bonne humeur et tendresse… et humour!
    la question est bien plus profonde qu’il n’y parait
    l’euro est une mécanique, un outil au service d’une structure globale de l’économie
    la dette n’est qu’un symptôme pas la maladie en elle-même.
    tant qu’on n’aura pas changé quelque chose dans le but profond de l’économie libérale mondiale euro, europe , monde, US, chine bien que faisant yuan et une partie de politique à part la chine à une forme de ressource autonome partielle, insuffisante pour une gestion autarcique positive mais un rouage de décrochage en roue libre partiel.
    bref c’est au niveau de la vision qu’il faut changer quelque chose
    la dette est un détail
    la véritable et unique question est de trouver un levier qui permettrait de retrouver un sens à l’économie autre que celui du seul profit qui étouffe dans un délire avaricieux et tyrannique tel un avare qui se dévorerait la main jusqu’aux orteils pour ne rien donner et tout conserver pour lui en éliminant tous ceux qui s’opposerait à son appétit( même lui-même et sa propre descendance (saturne dévorant ses enfants).
    nous sommes dans un détournement massif de l’évolution humaine au profit de l’argent outil ( vénération du veau d’or) une forme de perversion de l’histoire humaine
    c’est le cours de l’histoire qu’il faut changer et non la monnaie.
    un peu comme si on avait voulu résoudre le problème du nazisme en son heure en décrétant une disqualification voir une interdiction de l’usage de la croix gammée.
    évidemment que cela n’aurait eu non seulement aucune portée mais sans doute encore accentué le problème.
    ce qui est à résoudre est : réinstaurer les fondements du progrès ( ou d’une notion voisine sur le plan de son effet d’entrainement mais surtout de concordance et d’équilibre des rouages de l’économie) dans l’ordonnancement des valeurs qui fondent les échanges et les investissements.

    soyons concrets
    nous disposons d’un panel d’inventions de réserve de découvertes et de savoirs, de capacité de mise en oeuvre et de partage sans précédent. notre survie en tant qu’espèce est en jeu, la pérennité du support de notre existence l’est aussi à terme.
    nous nous situons dans une phase d’expression exponentielle des problématiques liée à la perversion de l’économie en cours. il faut rétablir un ordonnancement dans les choix d’investissement sur le fondement de la recherche d’un progrès et non de la seule rentabilité.
    si nous persistons dans la dominance d’une élite sur le reste de la population, cela finira en massacre généralisé.
    si nous persistons dans la perversion de l’esprit de domination et d’exercice indu de la force par rapport au bon sens et à une sorte de vertu au sens de l’expression de la simple intelligence dont la carence induit l’état de la finance actuel et les symptômes qui en découlent nous sommes morts en tant qu’espèce. et l’élite ne s’en sortira pas plus.
    le problème ne se résoudra pas par un tour de passe passe

    1. Il faut lire le titre « Le seul moyen qui reste encore de sauver l’euro ». À part ça, je suis l’auteur d’un livre qui s’appelle « Le capitalisme à l’agonie », et dans celui qui vient : « Misère de la pensée économique », ça ne s’arrange pas.

      1. Je dirai même que nous avons les 2: misère de la pensée (elle se répand), misère économique (elle arrive)

      2. Je lis (honte à moi pour mes retards de lecture) La Convivialité d’Yvan Illitch : son analyse en 1973 du système n’a hélas pas pris une ride. (voir ses solutions) En effet ça ne s’arrange pas

      3. c’est tout de même beau de constater qu’une des propositions majeures des capitalistes européens de l’après-guerre mondiale est en passe de se casser la gueule. celle qu’une union des hommes puissent s’appuyer sur les seuls intérêts égoïstes et valeurs matérialistes.

        en abandonnant l’idée d’une défense européenne nous hypothéquions tout le reste évidemment.

        le cynisme imposé par une bourgeoisie déclassée devrait se dissiper. après une longue introspection, l’europe pourrait alors se revitaliser et faire siens les mots de de gaulle pour la petite france:

        « seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que (ce) peuple porte en lui-même. » « notre pays, tel qu’il est (…), doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. bref, à mon sens, la france ne peut pas être la france sans la grandeur. »

      4. 1951, Nîmes : « Pour organiser l’Europe, qu’on la prenne donc comme elle est, c’est-à-dire comme un ensemble formé de peuples très distincts dont chacun a, bien à lui, son corps, son âme, son génie et, par suite, doit avoir ses forces. Renvoyons aux géomètres les plans étranges qui prétendent mêler, à l’intérieur des mêmes unités, les contingents de pays divers pour fabriquer l’armée apatride. Où donc les soldats de cette Babel militaire iraient-ils puiser leur vertu ? Si, pour une coalition, il est nécessaire d’instituer entre États, par délégation de tous, un système unique aux échelons supérieurs du Commandement, le principe qui domine tout c’est qu’une armée se bat avant tout pour son pays, sous l’autorité de son gouvernement et sous les ordres de ses chefs. Aucune, je dis aucune, de celle que doit fournir l’Europe ne saurait être ni bâtie, ni employée, autrement. ni employée, autrement. »
        Acte de décès avant l’acte de naissance. Fermez le ban.

      5. devait être dans un mauvais jour, l’ancien. pis j’suis pas d’accord avec lui, les grandes armées ont toujours été supplémentées en contingents ‘étrangers’. ça ne pose pas de problème à partir du moment où le corps d’armée principal est… homogène.

      6. .. écrit pendant sa traversée du désert.
        et apparemment j’en ai mis (plus haut) les toutes premières lignes, donc?
        donc c’est pas mal on retrouve tout le paradoxe d’une véritable union européenne.

      7. Ca me fait penser à la CED !

        La Communauté Européenne de Défense proposée en 1950, regroupant Français, Ouest-allemands (autorisés grâce au traité à se réarmer), Italiens, Belges, Néerlandais et Luxembourgeois et destinée à compléter l’OTAN déjà en place a été repoussée par le Parlement français en 1954.

        Après abandon de l’idée d’un ministre européen de la défense, le traité prévoyait que les Ministres des Armées concernés prennent les décisions à l’unanimité…

        😉 Aurait-il fallu « sauver la CED » lors de chaque crise de la guerre froide ? (entre autres insurrection de Budapest et crise de Suez en 1956, crise de Berlin en 1961, crise des euromissiles de 1979 à 1985.)

      8. et aller c’est reparti pour les vieilles lunes.
        58 ans après l’union est-elle réalisée? non. cqfd
        l’écononeuneuminie ça a ses limites.

    2. @rahane
      C’est évidemment le bon chemin !
      Il faut donc orienter arbitrairement le marché, entrer dans une économie dirigiste par une taxation exhorbitante des « produits » socialement nuisibles, faire la part entre les désirs humains adéquats et inadéquats. L’état réellement libre n’est pas celui où l’on fait n’importe quoi. Ex: la possession d’une arme est-ce un signe de liberté ou d’enfermement ?

    3. Tu dis sans cesse « nous », rahane. Est-ce à dire que nous tous sommes responsables de cette incroyable délitement socio-économique mondial, ou que tu fais partie de cette élite que tu vilipendes ? Ou c’est le « nous » universitaire ?

  5. Après le principe du rasoir d’Occam, voici le principe du rasoir double lame. Sans compter les remarques précédentes sur l’impact dans la zone euro même de ce défaut. Nous n’aurons plus de barrières lorsque le dollar cessera d’être une monnaie de réserve ( suscitant la confiance générale). Le défaut de la zone euro confortera pendant quelques temps le dollars ( comme sans doute projetait par les économies anglo-saxons d’où la recrudescences de spéculation contre € ), mais la seconde lames de fonds du rasoir qui coupera la tête du dollar, coupera également la notre par n’importe quel biais mais surtout je pense à l’inflation vu la gestion anarchique du dollars depuis 15 à 20 ans . Deux mourants ($ et €)agonisent dans des lits mitoyens, mais les américains seront heureux si leur monnaie reste opèrante quelques minutes de plus que l’€ (métaphoriquement s’entend). Consolations absurdes de leurs parts!

  6. Je me rappelle (va falloir que je retourne à la réalité et zappe mon ordi) une discussion avec un RG (c’est plus les renseignements généraux, mais on s’en fou) qui m’expliquait: « vous imaginez pas le bordel que vous avez fait au sein des bureaux Européens » (pour rappel, traditionnellement on surveille les risques intérieurs et deux tracteurs qui bloquent chaque rond point, le monde s’arrête, le virtuel à besoin du réel), suite à la gréve du lait.
    Y à pas d’histoire, si cette piqure ce veut utile; faut informer les « gens » (quitte à intégrer un monde ou le melting-pot est une peur, c’est pas ma faute, c’est comme ça), c’est « les gens » la vrai angoisse du système, on ne fait que voir toute l’imagination nécessaire pour la stabiliser.
    C’est pas un appel à la révolte (exutoire à la manipulation), mais il n’y a pas de remise en cause possible en touchant l’oligarchie.

    1. c’est « les gens » la vrai angoisse du système, on ne fait que voir toute l’imagination nécessaire pour la stabiliser.
      C’est pas un appel à la révolte (exutoire à la manipulation), mais il n’y a pas de remise en cause possible en touchant l’oligarchie.

      Juste cliquer sur une pétition ou agiter des idées sur un blog ne fera pas évoluer la situation d’un iota.
      Bon, c’est pas tout à fait vrai, c’est une préparation à l’action, mais ce n’est pas suffisant.
      Pour que les choses bougent, il faudra plus que cela. Effectuer de vrais choix sur le mode de consommation, sur l’épargne et les capitaux etc… Descendre dans la rue, aussi. Je pense d’ailleurs que c’est le plus important. Ça fiche une peur bleue aux politiques (et aux financiers, à tous les décideurs en fait) parce qu’une personne dans la rue, ça équivaut à 100 personnes qui râlent et vont peut-être se bouger bientôt (le cauchemar d’un homme politique : on ne l’aime plus !…). Et puis il n’est pas nécessaire de se faire taper dessus par la police pour que le message soit entendu. Un peu plus d’imagination est possible..
      Sinon préparez-vous à ce qu’on vous impose des solutions qu’il n’est pas sûr que vous allez apprécier. Ou vous pouvez aussi attendre l’effondrement dans votre fauteuil mais je ne suis pas sûr que vous allez apprécier non plus. :/

      Je pense vraiment qu’un saut évolutif se profile à l’horizon de quelques décennies : prendre son destin en main… ou disparaître !

      Et c’est maintenant que cela se prépare. Passionnant…

      1. je parle pas de pétition, ou manifestation, l’originalité de la grève du lait c’est qu’elle était issu de plusieurs pays, avec l’opposition de tout les syndicats agricoles Européens (on a même menacé de détruire les syndicats Allemands qui soutiendraient la grève), qu’elle regroupé des éleveurs non syndiqués, gros ou petit (des gens, j’oubliai des femmes aussi, jusque là elles restaient à la ferme, quand monsieur allait montrer les dents) et qu’elle était pacifiste.
        Un mouvement d’une journée, à différent endroit d’Europe (voir au delà), et différent profil de manifestant (pas forcement les jeunes, mais des retraités, des gens du privé petit patron) pour promouvoir un défaut et ne pas payer les erreurs des banques (sans trop développer sinon c’est impossible à organiser et une fois la réflexion commencé y à qu’à laisser l’entropie positive complémenter les solutions).
        C’est cela qui fait peur, le fait que ce soit un peu partout en même temps, sans qu’on puisse opposé les uns aux autres (si tu as que des étudiants, ils ce diront qu’il faut que jeunesse ce passe, si tu as qu’une nation ce seront des fainéants, etc…).

  7. Paul, évidemment que – techniquement – vous disposez de la solution. Mais le problème est fondamentalement politique, et là-dessus, à moins de vous engager politiquement, vous êtes impuissant. Quoique! Les lecteurs de ce blogue forment un parti à eux-seuls et croyez-moi qu’on parle de Paul Jorion dans les partis de gauche, plus qu’on ne parle des partis sur le blogue de PJ. Signe que, mine de rien, ce blogue fait son petit effet. En tout cas, vous êtes très malin, car vos idées passent…

    Fraternité!

  8. il faut arrêter de vouloir sauver l’Europe
    ça me rappelle les américains dans leur film ils veulent toujours sauver le monde
    personne n’y arrive mais il y a toujours un petit malin qui essaye toujours

    cette Europe là n’a pas l’aval des peuple, nous n’avons jamais voulu de cette europe
    qu’elle tombe, qu’elle s’écrase et qu’elle explose.
    Et qu’on en finisse.

    Quand bien même il y aurait un plan génial avec les incompétents qui dirigent l’europe il y a aucune chance pour que ça marche.
    chaque fois que l’on dit: ils faut qu’ils fassent ça ou ci
    ils ne le font jamais.

    1. L’Europe des peuples est une nécessité absolue pour éviter le nationalisme qui est la haine de l’autre , l’Europe du pognon n’est qu’une étape pour y arriver…mais une étape difficile à dépasser. L’Europe des peuples est un remarquable projet dommage qu’il ait été monopolisé les capitalistes

      1. …pour éviter le nationalisme qui est la haine de l’autre…

        Avant que l’Espagne, nationale et souveraine, n’intègre l’Europe, en86, je ne me souviens pas que les Français aient eu une haine particulière à l’encontre des Espagnols… Où alors, on nous aurait caché quelque chose outre Pyrénées ?

      2. Vous n’étiez sûrement pas né pour pouvoir vous souvenir de tout le mépris qu’avait la beaufferie française pour les espagnols en général bien avant l’adhésion à l’Europe. En plus ça ne date pas d’hier, à Málaga les parvenus appellent merdellones à la plèbe, sans savoir – ou vouloir se rapeller – que ce mot dérive du merde de gens avec lequel les soldats français des troupes d’occupation de Napoléon qualifiaient les habitants de la ville.

    2. @ LeRenard,

      Cher quasi-homonyme.
      ils semble que nous ne humions pas la même odeur dans les vents contraires.

      Ce que je sens c’est que l’Europe est un os qui reste en travers de la gorge de nos financiers.
      Leur logique est leur intérêt, et leur intérêt est d’avoir un maximum d’entités et de monnaies distinctes, dont ils puissent jouer (imaginez, à la lumière de celle sur les taux d’intérêt, ce que serait aujourd’hui la spéculation sur les monnaies sans l’Euro : couilles en or pour les traders, panique pour les États).

      L’étape suivante de votre raisonnement, c’est l’éclatement des Nations (voir l’évolution du R.U.) bref de toute entité capable de s’opposer ou simplement de ralentir les flux monétaires et financiers.

      Enfin, de Goupil à LeGoupil, deux petites questions :
      – Quand vous parlez de « cette Europe-là » dont vous n’avez jamais voulu, cela suppose-t-il qu’une autre Europe vous aurait convenu ?
      – Quand vous écrivez « nous n’avons jamais voulu de cette Europe », de quel nous s’agit-il ?

      1. Ce que je sens c’est que l’Europe est un os qui reste en travers de la gorge de nos financiers.
        Leur logique est leur intérêt, et leur intérêt est d’avoir un maximum d’entités et de monnaies distinctes, dont ils puissent jouer (imaginez, à la lumière de celle sur les taux d’intérêt, ce que serait aujourd’hui la spéculation sur les monnaies sans l’Euro : couilles en or pour les traders, panique pour les États).

        Tout à fait exact !

  9. Dans ces situations la meilleure chose qu’on ai trouvé est simplement de s’assoir et de ne rien faire , comme si toutes ces gesticulations pouvaient avoir une quelconque influence sur ce qui arrive , quelque chose de terrible et d’inconcevable defiant les limites du savoir humain 🙁

  10. l’acte politique fondateur de UE : le défaut, cela rendrait à l’euro un rôle fédérateur, nous comprendrions à quoi il sert …ce scénario me paraît tellement simple et radical ( résoudre un problème est radical ) qu’il apparaît comme possible. reconnaître la dette comme le véritable dénominateur commun et consubstantiel à notre union semble inavouable mais peut-être une arme politique et parler aux peuples. la véritable finalité de tout cela apparaîtra d’ici la fin de l’année. mais la réalité n’est pas/plus celle que l’on croit. il reste que je vois mal Allemagne participer à ce pot, qui se monte à combien de milliers de milliards ? inférieure à la dette US mais comparable. à moins que nous assistions à une course aux défauts car le Japon étant plus mur que l’UE aura peut-être intérêt à le faire avant …ou après, la campagne présidentielle US se fera dans un contexte international total, crises économiques et géopolitiques. tout se décidera et prendra son sens selon ce contexte. et dans des situations particulièrement compliquées les choix les plus simples sont souvent les seuls à être pouvoir mis en place. donc ce scénario paraît possible. à suivre …

  11. La FED va encore nous faire un QE3 !!! Le monde est sauvé :)))) …
    Pourquoi à tout prix sauver l’euro ? la théorie du chaos , voilà ce qui me semble …Le désordre est devenu mondial et temps que les mentalités n’évolueront pas le monde restera inchangé . Et ceci n’est pas près de changer . Nous avons connu de grandes guerres par ces désordres , nous en connaîtrons à nouveaux demain.
    Pour le moment nous sommes qu’à la partie visible de l’iceberg . Et nous savons tous comment a finit le « Titanic » .
    Donc on pourra faire des hypothèses hypothético-déductive, l’humain est tellement individualiste que seule la raison pourra en connaître son destin…

    1. « nous savons tous comment a fini le  Titanic », beaucoup moins comment a fini son sister-ship, l’Olympic (très bien, merci pour lui), moins seulement son autre sister-ship, le Britannic, un peu moins sans doute son illustre concurrent, le Lusitania…

  12. Bonjour. Votre idee est evidemment excellente, mais peche sans doute par le fait que l’essentiel des politiques europeens sont les agents des banques et des oligarchies qui nous plument. Aucune volonte politique autonome n’apparait face aux « marches » qui ont pris le pouvoir avec la complicite des grands partis de gouvernement europeens, et parallelement, le « reve europeen » que je n’ai jamais partage est devenu le reve de la finance mondiale et le cauchemar des europeens. L’Euro ne vaut que pour ce qu’il rapporte aux vrais patrons de la finance. Du jour ou il ne remplirait plus le role de pompe a fric, il serait bon a jeter aux orties, et les medias le mettraient quotidiennement en cause. On est donc loin d’un « new deal » version euro et Union, car aucune volonte pour ce faire n’existe en Europe, et si tel est le cas, je ne la vois pas. Peut-etre possedez-vous des infos qui me manquent sur le sujet. Je profite de ce mot pour vous feliciter de votre chaire universitaire. Plus on entendra des voix comme la votre, mieux nous nous porterons. Cordialement. (ecrit sur un clavier hongrois sans accents)

    1. Papelardise : définition par l’exemple révélateur.

      Votre idée (de sauver l’euro) est evidemment excellente, […] et parallelement le « rêve européen » que je n’ai jamais partagé est devenu le rêve de la finance mondiale et le cauchemar des européens.

      pucciarelli 23 août 2012 à 09:29 in BJ.

  13. @Paul Jorion

    Si l’Europe fait défaut d’autres suivront inévitablement et cela risque d’entraîner une guerre des monnaies, une course à la dévaluation entre pays endettés…Votre « solution » risque de provoquer l’écroulement complet de l’économie mondiale.

    C’est comme pour les cures d’austérité qui fonctionnent uniquement quand le reste du monde n’y est pas soumis… par exemple L’Allemagne a gagné parce que les autres n’ont pas participé ! Dans la course à l’austérité, il faut être le premier à partir pour pouvoir y gagner.

    Actuellement l’austérité n’est plus la solution car il y a trop de candidats.

    1. Votre « solution » risque de provoquer l’écroulement complet de l’économie mondiale.

      Pas besoin de propositions décalées de Paul Jorion, François Leclerc ou autres urluberlus dangereusement écervelés pour »risquer » de provoquer l’écroulement complet de l’économie mondiale.

      Le système économique est en train de s’écrouler de lui même sous nos yeux, sous leurs yeux, sans que la moindre de leurs propositions ne soit appliquée.

      Alors, au point où nous en sommes, ne serait-il pas utile de réfléchir à ce que ces  »personnes décalées » proposent ? Car de toute façon la logique en cours nous conduit droit dans le mur.

      1. la logique en cours nous conduit droit dans le mur.

        Excellent diagnostic mais dans quelle mesure la « solution » de Paul Jorion n’a t’elle pas pour objectif de prolonger la vie de « la logique en cours » ? S’agit il d’un sauvetage pour qu’in fine rien ne change ?

    2. La où Paul Jorion a raison, c’est pas fondamentalement dans sa réflexion pour sauver l’Euro (monnaie dont les tares de départ son issue philosophiquement de l’inhibition des pays européen à être une superpuissances économiques à côté des USA par les conséquences de la 2° GM, et les pressions étatsuniennes), que dans le fait que même si nous sauvions l’Euro y-a bien longtemps que les choses sont jouées et que le tronc est pourri. Si l’arbre capitaliste s’effondre, sauver sa branche tordue l’euro est parfaitement dérisoire.

  14. « L’euro nous assurera prospérité, compétitivité et stabilité, il nous apportera croissance, richesse et emplois »… ils nous l’ont assez dit et répété, c’était là le credo de nos dirigeants, ils y croyaient dur comme fer. Les sceptiques, ils les vouaient aux gémonies.
    Mais la magie n’a qu’un temps. Elle ne joue plus.
    Ils attendaient que l’euro nous sauve, voilà qu’il leur revient de sauver l’euro !…
    Quel retournement de perspective ! Quelle conversion des esprits !
    On comprend qu’ils aient du mal à s’y faire.
    Alors ils gagnent du temps, reculent l’échéance.
    Mais plus le temps passe, plus le retour à la réalité sera rude.

  15. Cher PAUL,

    Avec toutes ces « idées » qui foisonnent sur votre blog, contradictoires, parfois agressives, … J’apprécie votre calme, votre sagesse. Merci de continuer d’éclairer ceux qui, comme moi, ne
    préconisent pas de solutions tant il est difficile d’y voir clair…

  16. Paul,

    j’aime bien votre proposition.
    Lui manquent soit un préalable, soit une conclusion.
    Le préalable serait la fin du déficit primaire pour l’ensemble des États, sinon les autres auraient légitimité à se sentir floués.
    Sinon, il faudrait, dans la foulée, imposer des législations fiscales et sociales communes (communes ?), accroitre la part commune du budget. Et donc que des solutions de type fédéral soient déjà prêtes pour être immédiatement appliquées.

    Si nous regardons bien ce qui ce passe, les deux chantiers sont ouverts. Ils prendront simplement plus de temps que la solution optimum (mais jacobine) que vous proposez. Mais le temps, je viens de le lire ailleurs sur ce blog, ça n’existe pas. 😉

    1. Ben précisément Renard, pourquoi demander d’ouvrir des chantiers déjà ouverts ? Effectivement ces deux chantiers ouvrent le chemin à celui de Paul, le tout s’articule, personne ne veut le dire, Paul le dit. Une porte est ouverte ou fermée.

    1. Oui da, il vous cite, mais avec un gros hic qui frise la malhonnêteté intellectuelle : il vous attribue des phrases que vous n’avez pas dites. Pour celle-ci, ça passe :

      « C’est le seul moyen de sauver l’euro. Il faut une mutualisation de la dette, suivie d’une dévaluation. Ainsi, il n’y aurait plus une dette grecque, une dette espagnole, une dette française etc. mais une dette européenne qu’il faudrait restructurer, à savoir dire « je peux vous rembourser X centimes par euro emprunté. Les marchés seraient face à un ensemble solidaire. »

      Mais pour la suivante, y’a un gros malaise :

      « Pour la première fois en cinquante ans, on aurait une Europe solidaire. Sans angélisme, on se rend compte aujourd’hui que la solidarité reste le seul moyen de survie de la zone euro. Mais les Allemands qui ont inscrit la règle d’or dans leur Constitution ne sont pas prêts d’accepter. »

      Dans votre article, les mots allemand/allemagne et solidarité n’apparaissent même pas. Autrement dit, Marianne 2 fait comme si votre solution était politique alors que vous ne l’avez posée qu’au niveau technique. Excusez-moi d’insister lourdement, mais ce n’est pas du tout pareil, même si l’on comprend bien que les politiques pourraient se mettre d’accord sur cette solution technique.

    2. Crapaud…. lis le billet au-d’sus, merde quoi.

      Trois éléments : un éditorial de Laurent Joffrin […] un entretien que je viens d’accorder à Marianne sur la Grèce…

      Un entretien.

  17. Lorsque je vois toutes ces hésitations ou arguties trouvées ici dans les commentaires provenant de personnes logiquement instruites du sujet, pour de fait ne pas y aller franco comme le dit clairement et simplement en quelques lignes le billet Paul Jorion, je me dis devant ce nouveau mur des lamentations fait de râleurs, grognards, contestataires que décidément le monde est bien étrange mais je comprends mieux alors toute la difficulté pour nos politiques de donner l’ultime petit coup de pouce.
    LE COURAGE, c’est beau.

    1. @Hervey : « mur des lamentations fait de râleurs, grognards, contestataires » : vous êtes comme Le Yéti, vous, toujours les pisse-vinaigre dans le collimateur… En tant que pisse-vinaigre expérimenté, je vous répondrai qu’avec moins de tout cet enthousiasme de débile profond auquel on doit le monde moderne, on n’en serait pas là.

    2. Ben dis donc, c’est quoi l’proverbe berrichon Crapaud ?
      Crapaud chagrin en août, héron gras en octobre, non ?

  18. Trés bonne idée!
    Car cela correspond parfaitement au modus-vivendi avec le capitalisme depuis ses origines!
    Quand le roi ne peut pas rembourser, il met le banquier en prison.
    Phillipe le Bel a condamné les Templiers uniquement pour cela.
    Ensuite le roi ne devait plus rien à personne…Bien sur qu’il n’y avait pas d’or au Temple à Paris: Uniquement des dettes royales qui ont brulé.
    (Ce que beaucoup de savent pas, c’est que quelques années auparavant le roi avait confisqué les biens des juifs…Cela ne vous met pas la puce à l’oreille?)
    C’est comme ça que cela a toujours fonctionné.
    S’il n’y a plus de roi, c’est la guerre qui détruit les obligations: 1871,1914,1940….

    1. Rue89 pense exactement comme moi mais avec plus de détails. Il qualifie cette idée de « radicale » et conclut qu’elle marcherait si. Je cite : « Jorion a raison sur le papier : cela marcherait. Le problème, c’est que de nombreux pays, à commencer par l’Allemagne, sont très hostiles à l’idée de fusionner leur dette bien notée avec les dettes mal notées (et donc plus chères à financer sur le marché) des pays fragilisés. Pour eux, cela reviendrait à faire porter le poids du sauvetage sur leurs propres contribuables.« 

      1. Il ne faut pas oublier la phase restructuration, cela ne vaut que s’il y a un défaut au même moment et la dette restructurée ne pèse plus la même chose, il n’est donc pas sûr que les Allemands aient à y perdre, vu l’état de leurs banques…

      2. Pourquoi la dette restructurée ne pèse-t-elle plus la même chose? Parce que la restructuration serait accompagnée d’une dévaluation? Parce que l’euro serait moins fort ce qui favoriserait la compétitivité? Parce que les taux d’intérêts de l’allemagne sont bas et qu’ils seront appliqués à l’échelle européenne?

        Dans ce cas madame Merkel n’a-t-elle pas raison de réclamer une forte discipline budgétaire?

  19. Le problème, c’est que la zone euro n’a pas de gouvernance et du coup, on ne fait rien. La zone euro, c’est la zone tout court. Le seule moyen de s’en sortir est précisement d’en sortir pour eventuellement faire autre chose.Ce qui est navrant c’est d’observer nos dirigeants pétrifiés devant la crise. Il faut croire qu’ils ne feront rien de significatif et que cela prendra fin quand cet édifice va s’efondrer comme un château de cartes. La pour le coup, ça va être la zone …

  20. Moi même j’ai vendu mon petit porte feuille d’actions fin 2007 par crainte de l’effondement dû à la surchauffe du marché immobilier aux EU. Mon banquier n’a pas compris, mais j’ai put dégager 20% de bénéfice. Le défaut de paiment de l’Euro ne serait pas une solution absolue. Nous vivons dans une maison, l’Europe, obligée à accepter de nourrir les migrants de toute provenance et à acheter les biens de cosommation au meilleur pris, recourrant pour celà au crédit. A l’intérieur de l’Union, chacun fait ce qu’il veut, baissant la fiscalité sur les entreprises ou déréglant le droit social en fonction de ses intérêts. Bruxelles a démontré son manque de réactivité et surtout sa dépendence par rapport au lobbings. Les députés européens ne défendent pas les aspirations de ceux qui les ont élu, ni les particularités de chaque région. L’Union Européenne n’est plus une démocratie, mais une organisation dont les représents et les technocrates fonctionnent en roue libre. Je m’avance en disant que ce système finira par déclencher la révolte des peuples, dont le patrimoine a été approprié par la finance mondiale.
    J’exprime le souhait qu’un mouvement se lève pour reconstruire un nouveau modèle de société.

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