PIQÛRE DE RAPPEL : LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO

Trois éléments : un éditorial de Laurent Joffrin dans le Nouvel Obs, un article de Jean Pisani-Ferry dans le Financial Times, un entretien que je viens d’accorder à Marianne sur la Grèce, me donnent envie de faire quelque chose d’inhabituel : une « Piqûre de rappel » pour l’un de mes billets récents (daté du 24 juillet).

La raison ? J’ai l’impression que devant l’enchaînement des événements (P.J. vous voyez : pas de catastrophisme inutile), ma solution a un certain avenir.

LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO

The English version of this post can be found here.

Une zone monétaire doit pouvoir faire défaut dans son ensemble et restructurer sa dette (à savoir, dire : « Je peux seulement vous rembourser X centimes par euro emprunté ») et doit pouvoir réévaluer sa devise, la dévaluer en particulier.

La zone euro s’est privée de ces deux médecines. Pas étonnant alors qu’elle soit aujourd’hui moribonde.

Solution : la nuit de dimanche prochain (avant l’ouverture de Tokyo), toute la dette des 17 nations de la zone euro est rebaptisée Eurodette (OATs, Bunds, etc.) et la minute suivante, la zone euro fait défaut dans son ensemble.

Lundi matin l’Eurodette est restructurée (d’un seul bloc) et la parité euro / autres devises ira se placer où elle le peut.

Les 17 pays de la zone euro se retrouvent non seulement avec la monnaie commune (qu’ils avaient déjà) mais avec une dette commune ayant subi la décote correspondant à la restructuration. La zone euro aura opéré sa métamorphose : elle peut désormais fonctionner comme une zone monétaire ordinaire. Elle est sauvée.

Partager :

170 réflexions sur « PIQÛRE DE RAPPEL : LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO »

  1. Il y connait quoi en économie Laurent Mouchard alias Joffrin ? Est-ce comme il dit l’austérité qui a créé la récession ou est-ce l’endettement hors normes des Etats (et des banques, les 2 étant inextricablement liés) ?..

      1. La suraccumulation du capital est une vieille observation, notamment marxiste.
        Elle est de loin antérieure à la domination sans réserve de la finance sur l’économie productive, et sans être devenue complètement fausse, elle doit être reformulée à l’aune de ce nouveau cours.

        On peut notamment, et on doit, tenter de définir le socle commun aux crises passées du capitalisme industriel et à celle, présente, du capitalisme financier protégé mondialement. Ça tourne autour d’une passion pour l’inégalité, la rapacité, la cupidité, de la recherche sans limite d’encore plus d’appropriation par ceux qui possèdent déjà trop selon toute notion raisonnable de besoin.

    1. Laurent Joffrin est un (nouveau) chien de garde.
      Il faut absolument lire Les nouveaux chiens de garde de Serge Halimi, et éviter son film du même nom qui est franchement mauvais. En une heure vingt, le film ne nous donne pas l’info d’un quart d’heure de lecture du bouquin.

  2. Oui.. Solution raisonnable… mais la raison commande t elle le monde de la finance, ses mafias, ses pervers jamais assouvis?

    1. Elle est souvent en belle auto, la petite romneygirl déguisée en suissesse ridicule qui chante bien en américain. Ca me rappelle une anecdote racontée par mon oncle, fonctionnaire municipal allemand en retraite. Il a connu (de loin, hein!), dans les années 60 ou 70, un gar qui achetait ses mercedes coupée décapotables en fonction de leur couleur, pour les assortir aux robes de sa copine. Dans sa voix aucune jalousie, juste un peu d’admiration.

      1. Les Suissesses sont furieuses d’être confondues avec des bavaroises.

        Il va falloir un accord bilatéral, des demandes d’extraditions, des communications de numéros de comptes, des mandats internationaux. Rahhh Lovely.

      2. Purée je pensais que c’était une connerie… mais non campagne officielle… 20h de tf2 … graaaâve et débile.

      3. Tu as raison barbynoux, d’ailleurs tu as ta réponse concernant le gravatar. C’est le pseudo qui modifie la couleur. SOO NIIICE

    2. Amsterdam, le 22 août 2012

      Chèr(e)s co-bloggeuses/rs,

      Apparemment, les préférences des richard(e)s aux Etats Unis coincident avec celles des trop-riches aux Pays-Bas..

      Il faut savoir que les Pays-Bas auront des élections nationales le 12 septembre prochain, et que tres probablement le parti ultra gauche, le SP, (= Socialistische Partij), le parti qui a déjà détruit la social démocratie traditionnelle aux Pays-Bas (PvdA, parti soeur du PS en France), va cette fois ci abattre le parti conservateur au pouvoir, le VVD, parti soeur de l’UMP.

      Maintenant, les richards aux Pays-Bas ont tellement peur, que leur magazine préféré et “populaire” 😉 “Quote” a publié une affichette spéciale, que les richards pourraient fixer aux fenêtres de leurs maisons et demeures, pour ‘avertir’ les gens contre les dangers de Emile Roemer, leader du SP, qui risque d’être élu comme vainqueur des élections parlementaires, et qui ainsi sera le premier ‘premier ministre’ ultra gauche dans l’histoire des Pays-Bas.

      Emile Roemer a annoncé qu’il ne va pas suivre les normes budgettaires imposées par l’Union Européenne, et qu’il va augmenter d’une façon ferme les impôts de patrimoines et de revenus des richards, et qu’il va attaquer d’une façon sérieuse les avantages fiscales (les `Rulings´) attribuées aux sièges des entreprises multionationales étrangères aux Pays-Bas, entre eux de nombreuses multinationales Françaises, Allemandes, Italiennes, Suédoises et Etats-Uniennes.

      Regardez bien les affichettes…

      http://www.shownieuws.tv/wp-content/uploads/2012/08/quotes_stemwijzer_stemt_u_de_rijken_naar_zwitserland_large.jpg

      http://www.joop.nl/fileadmin/pics2012/8aug/Roemer_poster.jpg

      http://static3.ad.nl/static/photo/2012/1/10/3/20120822071625/media_l_1329393.jpg

      Le texte à coté d’Emile Roemer ‘à la scie motorisée’ dit:
      “Si Roemer arrive à la tourelle (= le bureau du PM à la Haye), nous allons déménager en Suisse.”.

      Observation de ma part: une nouvelle “vraie” règle d’or?
      “Plus que les richards crient contre le danger du SP / Emile Roemer, d’autant plus que les préférences des électeurs se détournent de la sociale démocratie traditionnelle (PvdA) et se tournent vers le SP.”

      Bien à vous tous,

      Johan Leestemaker

      PS: le déficit budgettaire des Pays-Bas, suivant les dernières prédictions du Bureau Central de la Planification (CPB) se trouvera au niveau inattendu d’environ 2,7 % en 2013, mais cela au prix d’un chômage effrayant….
      voir: http://www.cpb.nl/persbericht/3212174/begrotingstekort-naar-2-7-procent-en-enig-groeiherstel-2013

      1. Amsterdam, le 23 août 2012

        L’ancien stratège du PvdA le considère comme ‘une bonne chose’ et ‘un grand compliment’ à l’adresse de Roemer … à lire:

        http://www.nu.nl/achtergrond/2890475/aanval-quote-roemer-groot-compliment.html

        Cela me donne des associations…

        Immanuel Wallerstein: l’histoire de l’origine et du transfert de l’hégémonie du capitalisme moderne: 1. Provinces Unis (grosso modo les Pays-Bas) >>> 2. Royaume Uni >>>> 3. Etats Unis.
        (re: The Modern World System, tomes I, II, III et IV, http://www.iwallerstein.com )

        Alors, l’histoire inverse et désespérée de la destruction farouche en progrès de l’Europe contemporaine du coté de l’hégémone en agonie (cfm Paul Jorion):

        1. Etats Unis >>>> 2. Royaume Uni >>>> 3. Pays-Bas ?

        Paradoxe des paradoxes: le socialiste radical Roemer, arme secrète de la destruction de l’Europe? La seule et vraie grande guerre de Obama, sous couvert des messages de paix, mieux dit, d’apaisement?

        Les capitalistes qui n’hésitent pas, dans leur desarroi total, à s’autopiquer, comme dans le conte bien fameux du scorpion et le crocodile, et cité ici à juste titre au Blog par Paul Jorion?

        La variante contemporaine: « Avec nous, tous au déluge? »

        Malgré cela et, à 2.18 heures, malgré mon insomnie grâce à mon ame soucieuce, bien à vous tous, j’espère que ce n’était qu’un cauchemar…

        JL

    3. C’est bizarre, Richard Quest ne l’a pas passé dans son émission ce soir. Un oubli qu’il va sans doute vite rattraper.

    4. Dans la meme serie,mais cette fois c’est un documentaire:
      THE QUEEN OF VERSAILLES
      A documentary that follows a billionaire couple as they begin construction on a mansion inspired by Versailles. During the next two years, their empire, fueled by the real estate bubble and cheap money, falters due to the economic crisis.
      http://www.youtube.com/watch?v=bqDreqlPe98

    5. Je pense que l’on n’a vraiment besoin d’essayer de comprendre ce qui se passe dans les profondeurs psychologiques des votants républicains US.

      Pour ma part, je reconnais ne plus rien y comprendre et j’ai besoin qu’un bon connaisseur de la situation en fasse une analyse claire, sans concessions mais surtout honnête.
      Par exemple, comment expliquer que Romney ait pu battre Gingricht ? Bien sûr que les casseroles que traînaient ce dernier l’ont gêné mais et le train de celles-ci que traîne Romney ? Comment les illuminés du Tea Party, majoritairement évangélistes, ont pu accepter de se joindre sous la bannière d’un mormon ? Par peur des incroyants ou de Newt le catholique ? Pourtant les démocrates ne crachent pas du tout sur le trust à god, ils le renforcent plutôt, et dans le Tea Party, il y a tout un tas de païens new age qui devraient donner de l’urticaire aux mégères au foyer placées à sa tête.
      N’est-on pas entrain d’assister à la désagrégation de ce parti ? Peut-on penser à une évolution du spectre politique américain qui reléguerait le Tea Party et ses satellites à un rôle marginal à l’extrême-droite ( un peu ce que sont les libéraux d’extrême-gauche pour les démocrates ) et verrait la naissance d’un parti républicain plus ou moins normalement constitué, c’est à dire sans fièvres messianiques chroniques ?

      1. Le racisme n’explique rien car ce n’est pas une cause sinon un effet. Un symptôme du refus d’envisager une société solidaire par le biais d’une institution représentant le bien commun, l’État, ne concédant à ce dernier que le rôle de garde-barrière de la propriété privée. Le Tea Party emploie son racisme à la critique des politiques sociales et de l’avatar de sécurité sociale qu’a voulu mettre en place Obama, pas vraiment contre une race particulière, si ce terme peut être employé pour une espèce dont la ligne génétique n’a pas souffert de contraintes artificielles imposées par une autre par la domestication, l’élevage et la sélection. D’ailleurs, cette polémique raciste lui permet de perpétuer son ignorance crasse de la nature humaine et tenter de valider, aux yeux de la masse à conquérir, son concept loufoque et social-darwinien ( rien à voir avec la véritable théorie de Darwin ) de race, indispensable au développement de l’idéologie qu’est le racisme ( à ne pas confondre avec la xénophobie qui, en tant que réflexe, n’a besoin d’aucun développement doctrinaire pour se manifester ). C’est bien là qu’est toute l’abjection de leurs propos, à mon avis. Ils chevauchent sans vergogne un racisme interdit par leur propre religion mais bien utile pour faire rentrer les brebis perdues au bercail, les rassembler autour de la peur de la Loi des hommes et les faire prier, et surtout bosser, pour que s’instaure celle de Dieu.

        Pour résumer, je ne pense pas que le Tea Party prône ce qu’il prône parce qu’il est raciste sinon le contraire, il est raciste parce qu’il veut ce qu’il veut et cela sert ses intérêts.

  3. Pourquoi vouloir me ruiner en une nuit moi le petit qui ai preté mes economies a la zone euro pour avoir un bon rendement comme on me l’a dit!!! ( mon banquier, bien sur)
    c’est pas juste ……

    drole non ?!!

    1. Pour purger il faudra aussi que l’Immo baisse de 25 à 40 % selon les régions.Un peu moins à Paris vu la forte demande internationale comme à Londres(-15 à – 20 %).

    2. @ Drole => Réponse des cigales qui ont la bonne idée de ruiner les autres: « fallait pas faire d’économies…. »

  4. faudrait déjà pouvoir décider les germains, ils risquent pas de collaborer avec ce genre de solutions.

  5. Piqûre de rappel:
    la mise en commun suivie de la restructuration des dettes de l’UE est certes une excellente idée, mais elle ne règle pas le problème de la monnaie unique:

    Démonstration en trois points:
    1- oui, i faut restructurer les dettes et, personnellement je suis d’avis que la zone Euro devrait faire défaut commun, ça sera toujours beaucoup beaucoup mieux qu’un défaut désordonné avec effet domino et fuites de capitaux successives. Ca apurera le passé d’un financiarisme court-termiste scandaleux qui aura réussi à remettre les inégalités de patrimoine au niveau de ce qu’elles étaient avant la crise de 1929.

    2- NON, ça ne résout pas la crise de l’Euro! La crise de l’euro vient du fait qu’on a choisi de faire une zone monétaire commune sans organiser aucun transfert permettant de rééquilibrer les écarts de compétitivité. En fixant les parités Euro / Drachme et Euro / Marklors de la création de la zone, on a figé dans le marbre l’écart de compétitivité entre la Grèce et l’ Allemagne (idem pour l’Espagne et la France évidemment). Or l’Allemagne a fait des efforts considérables de ce point de vue (partiellement pour de bonnes raisons d’ailleurs, vu sa démographie et la réunification avec l’ex RDA). Sans possibilité de dévaluer, ni de mettre des droits de douane à leur frontière, les Grecs sont privés de toute solution pour faire face à cette concurrence devenue déloyale. Ils paient donc avec des dettes (il suffit de voir l’évolution de TARGET2 qui permet à la BCE de faire l’interface entre les pays depuis que les banques ne se prêtent plus entre elles…) et ils se retrouvent désormais dans une situation intenable.

    3- dans une zone monétaire commune il y a plusieurs moyens de résoudre ce type d’asymétrie, mais ils sont tous à peu près impraticables politiquement (on pourrait discuter de la dernière solution, même si je n’y crois guère non plus):
    – envoyer les Grecs en Allemagne ou il y a encore un peu de boulot (ce qui poserait quelques petits problèmes linguistiques et sociaux quand même…)
    – organiser une dévaluation massive en Grèce via plans d’austérité et réformes ‘structurelles’ massifs (ce qu’on a essayé de faire et qui a une légère tendance à mettre nos amis hellènes dans la rue et des nazillons au parlement)
    – organiser des transferts massifs de l’Allemagne vers la Grèce (oups, ce ne serait pas interdit par Maastricht, ça?). Bon, de toute façon c’est hors de question pour nos amis teutons.
    – augmenter massivement les salaires allemands pour diminuer leur compétitivité et rééquilibrer ainsi les échanges. Bien que la plus séduisante, cette dernière solution présente quelques inconvénients majeurs: elle augmente mécaniquement le chômage en Allemagne et a un fort effet inflationniste auquel les allemands sont allergiques.

    Moralité, conséquence et conclusion:
    La restructuration des dettes est inévitable (son alternative, la monétisation des dettes, faisant prendre un risque majeur d’hyperinflation à terme) et il serait effectivement préférable qu’elle soit un brin organisée (par exemple, en faisant un défaut commun sur la partie de la dette mutualisable, ie au % de PIB du pays le moins endetté de la zone euro, qui doit probablement quand même dépasser largement les 60 ou 65%). Mais ça ne solutionne EN RIEN les problèmes internes à la zone euro. Une banque centrale peut repousser le problème un moment, mais sans organiser un rééquilibrage des économies partageant la même monnaie, l’Euro est voué au crash.

    D’où: piqûre de rappel, revoyez encore votre copie! 🙂

    NB: sources principales de cette opinion: le blog d’O. Berruyer (www. les-crises.fr)

    1. +1

      Restructuration + monnaie commune et plus ‘unique’ avec circulation double(monnaies nationales en interne) et l’euro en externe(petit retour au sme). Plus augmentation des salaires dans l’Europe du Nord surtout Allemagne et Finlande voire Benelux/France.

      1. Plus augmentation des salaires dans l’Europe du Nord surtout Allemagne et Finlande voire Benelux/France.

        Et pour ceux du sud, on augmente quoi, l’austérité?

      1. C’est sûr que si on revient au SME, ça marche. C’est d’ailleurs plus ou moins la solution proposée par les Berruyer / Sapir & Co!

    2. L’hyperinflation provient aussi du fait qu’il y a eu des créations de monnaie par les banques centrales comme le Japon, l’ Angleterre ou les Etats-Unis. Cet afflux de liquidité sur les marché financiers va provoquer des prix en milliards d’euros, de dollars ou de yens.

      Les économies modernes sont inter-dépendantes entre elles, ce qui va propager l’hyperinflation au niveau mondial. De plus, les bourses sont dépendantes des mécanismes de transactions, à haute voire à très haute fréquence, ce qui varie les côtes boursières les plus importantes (Dow Jones, Nasdaq, bourse de Londres ou de Francfort,…) sur les marchés, qui influence l’hyperinflation mondiale, et engendre le survivalisme :

      Lien google survivalisme
      https://www.google.fr/#hl=fr&output=search&sclient=psy-ab&q=survivalisme&oq=survi&gs_l=hp.1.3.0l4.940.3306.0.6045.5.5.0.0.0.0.166.725.0j5.5.0…0.0…1c.EgBLLmP0qcg&pbx=1&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.&fp=beef53dc312b2288&biw=1093&bih=514

    3. Connaissez-vous la technique des petits pas?
      En attendant le grand jour de la construction du nouveau cadre si chère à Paul Jorion, il faut déjà quitter l’actuel. Quand on a affaire à une bande d’ahurie de la classe aux manettes, le seul moyen d’amorcer un semblant de début de changement, consiste à user de la ruse des enfants.
      Ne pas partager l’idée, mais la léguer mine de rien. Si le déclique se produit chez cette clique de débiles, peut-être envisageront-ils que TINA était une menteuse.
      Faire un premier pas inutile, mais tous ensemble, on doit être un paquet à en rêver.

      1. On peut aussi penser que les politiques qui nous ont mis dans cette situation ne changeront à leur manière de faire une fois la dette restructurée.

        Je ne souhaite pas que l’Europe soit sauvée. Bien au contraire. Il faut repartir de zéro avec de nouvelles valeurs. On est loin d’en prendre le chemin. Reconstruire l’Europe pour finir de consommer la planète je n’appelle pas ça un projet durable.

    4. Je me disais aussi que Jorion nettoyait la maison, mais ne redistribuait pas les pièces. A quoi ça sert de remettre les compteurs à zéro, si on repart avec les mêmes modalités et le même tarif vers la tonte généralisée – cf hausse des prix, hausse du sécuritaire, hausse de la dépossession des politiques nationaux, hausse des transactions domaine réservé « zéro citoyenneté » (Acta, partenariat transatlantique..).

      Et tu tombes dans le même travers, avec la « compétitivité ». On en veut plus de l’UE compétitive, c’est ce différentiel servi à toutes les sauces avec « la concurrence libre et non-faussée » qui a détruit dès le départ l’UE sociale.
      Il n’y aura jamais, de toute façon, de compétitivité possible entre Grèce et Allemagne, par exemple ou entre Italie et Roumanie, ou Slovénie et France. L’UE est une fumée destinée simplement à une circulation du capital sans entraves. Sauf à supposer que chaque pays accepte de se spécialiser dans un domaine exclusif et accepte les règles, toutes les règles commerciales de l’UE (packs).
      L’UE est une machine débile. Nous avons des différences culturelles et historiques essentielles d’un pays à l’autre, l’Europe est entité sur une carte pour les enfants décérébrés, déshistoricisés de l’économie de Marché et son corpus culturel qui mériterait l’Index.
      Mais elle est en réalité composée de pays qui entretiennent des rapports raisonnés mais non osmotiques comme les états-uniens. Nous ne sommes PAS dans la même aire culturelle, car déjà nous n’avons pas la même langue (cf Hagège). On pourrait continuer ainsi par détricoter pas mal d’aneries et de propos d’experts, de journalistes, sans doute bien remerciés pour entretenir cette fiction.

      Dans le même ordre, ça veut dire « hyperinflation » ?…Hyper, c’est du catastrophisme sauce Medef. Perso, je préfère de l’inflation – cf Lordon qui a dit qu’un peu d’inflation est plutôt bonne – dans un pays maître de son destin de par ses citoyens et qui relance une vraie politique, suite à un referendum général sur l’UE et sur l’ultra-libéralisme qui a renvoyé les deux au placard. Si la politique est bonne nous accepterons des sacrifices ET notre pays repartira, c’est-à-dire nous vivrons mieux ou du moins avec conscience et un peu de maîtrise. Repartir avec l’UE c’est avancer les yeux fermés dans un tunnel avec des haut-parleurs qui nous braillent dans les oreilles et des kapos à micros et écharpes. Ca suffit.

      1. Mais l’inflation, c’est la solution la plus injuste, enfin! Surtout que les acheteurs de dette vont s’en apercevoir rapidement et réclamer des taux en conséquence, imposant la monétisation totale des dettes d’Etat, ce qui conduit à une croissance monstrueuse de la masse monétaire. Donc inflation monstrueuse (disons au moins à deux chiffres pendant plusieurs années + probablement bulles à répétition tant qu’on aura une BCE aussi accommodante avec ses taux directeurs…)
        Nous ne sommes plus en 1970, les salaires ne sont plus indexés sur l’inflation. Imposer la monétisation des dettes revient donc à privilégier les détenteurs de patrimoine non financier, à détruire l’épargne financière ET à appauvrir les salariés.
        La seule solution pas trop débile si on ne veux pas démolir nos économies, c’est le défaut coordonné préconisé par Jorion / Leclerc. Comme vous le signalez, ça nettoie le passif sans résoudre le problème existentiel de l’euro, mais c’est bien par là qu’il faudrait commencer.
        Bref, un peu d’inflation ça va, beaucoup, bonjour les dégats!

      2. @totor
        L’inflation, c’est surtout mauvais pour les rentiers, et pour ceux-là je suis tout à fait d’accord avec ce que souhaitait Keynes.
        Pour une forte inflation, elle ne peut être que pondérée, jugulée, désarmée par des mesures politiques, comme tu finis par le dire. L’UE fermera peut-être l’euro pour purger les dettes, mais elle ne prendra jamais les décisions politiques corrélatives de contrôle des changes, de redirection des fruits du travail vers ceux qui travaillent, etc. Il faut quitter l’UE et établir des coopérations renforces sur des bases sociales et économiques claires, après avoir nationalisé notre système bancaire et mis en demeure les groupes du CAC d’aider le pays par une taxe exceptionnellement durable, correspondant au moins aux dividendes de l’actionnaire.

      3. Inflation contenue + salaire indexé sur l’inflation OK
        Mais de l’inflation pour purger les dettes souveraines ne peut pas être une inflation raisonnable.
        On peut revenir à une économie plus dirigiste (à mon avis on y viendra, pour le meilleur et pour le pire…), mais le défaut la précédera de loin, à mon avis!

  6. Ce sauvetage de l’Eurozone pose questions. Qui équilibrera le bilan de la BCE la plus grande perdante potentielle. Les assurances vie largement investies en obligations d’Etat vont répercuter leurs pertes sur les épargnants. La dévaluation de l’Euro va déclancher une vague d’inflation par mles importations (d’énergie notamment) d’ou une demande de hausses salariales qui vont raboter le gain de dévaluation à l’export. Bref l’Europe serait sauvée mais dans quel état. J’espère avoir tout faux!

    1. Attention, cette dévaluation collective ne fera que gagner du temps. Elle ne sauvera l’Euro que temporairement. Elle permettra tout juste aux économies de conveger si elles le veulent et jamais contre elles. Or, on relève ici et là des velléités de suprématies nationales évidentes qui viennent polluer cette envie de converger. Ainsi l’intransigeancen de l’Allemagne montre-t-elle de sérieuses aptitudes à l’égoïsme national tout en prônant le contraire et l’union européenne . C’est tellement plus facile quand on est ds le trend positif!

  7. Alors moi aussi je remets mon idée pour sauver l’Euro monnaie unique. Nous pourrions recréer des barrières douanières intra-européennes à l’import dans les pays en difficulté. Le produit de ces taxes partirait au service de la dette ainsi qu’à de l’investissement dans les dits pays. Avantage du point de vue des nordistes: les pays qui ont fauté seraient punis par des prix en hausses. Avantage du point de vue des pays soumis à ce traitement: ils garderaient leur liberté pour acheter soit p. ex. de la nourriture/des médicaments, ou bien des smartphones/bagnoles allemandes. C’est contre les traités? Et alors?

    1. @Arnould
      Effectivement, c’est contre toutes les règles en vigueur, mais ça marche aussi! Par contre, je suis curieux de voir la foire d’empoigne quand il faudra négocier des droits de douane en question…

    2. Malheureux, traitre, simple d’esprit (encore admissible)
      Plus grave, carrément du mépris :
      Populiste,et la racaille, vous en faites quoi ?

      Cette solution de bon sens, ou d’autres semblables défendues par Emmanuel Todd – avec l’âge, il a mal tourné- n’a aucune chance de commencer à être examinée en vue d’une étude pour un projet d’adoption. L’idéologie s’y oppose.

      C’est comme la NEP en Russie léniniste:
      1) – le système éco. ne marche pas, or il faut au minimum
      permettre à la population de s’alimenter et réaliser le Plan.
      2) – le système est un demi-poil libéralisé – petite entreprise
      personnelle, marché alimentaire à approvisionnement libre,
      et surtout agrandissement du lopin de terre personnel.
      3) La situation s’améliore en moins de 18 mois.
      4) C’ est une entorse insupportable à l’idéologie, d’où
      abrogation de la NEP. Et retour à l’économie de famine.

      L’idéologie, des cerveaux rigidifiés, des artère vieillies
      à faible débit et encore l’idéologie libérale:
      la recette pour un désastre ( à marche lente) rien moins qu’évitable.

      En tout cas sans un rééquilibrage productif à l’intérieur de l’Europe
      aucun plan n’est viable à moyen terme. Le libéralisme modèle européen en est incapable maintenant qu’il a détruit tous les instruments de l’Etat de type planification et orientation.

  8. Vous encouragez donc les dépensiers à dépenser encore plus puisque désormais leur dette colossale se fondra avec celle des plus vertueux.
    Curieuse conception de la morale publique !

    Paul Jorion vole à la foumis pour renflouer la cigale.

    1. Qui nous dit que la cigale ne s’est pas fait initialement dépouiller par la fourmi ?

      D’où vient que l’accumulation égoïste de biens soit plus « moral publique » que de nourrir et loger les affamés et les sans logis ?
      En quoi le rendement du capital doit être considéré comme une vertu cardinale au point de prendre systématiquement le pas sur le partage des ressources et des richesses ?

      En matière de paradigme, tout est possible.
      La « morale publique » doit être définie par le public et non par des considérations dogmatiques prôné par une aristocratie à son avantage.

      Je pense qu’Aristote a dit ça bien mieux que moi il y a un certain temps déjà.
      Le beau de cette conception c’est qu’elle n’a pas de visée personnelle, elle peut conduire au désavantage de son auteur au nom de l’intérêt général, ce qui n’est le cas d’aucun autre système à ma connaissance.

      Vox populi ou rien.

  9. Musset pour conclure et résumer. Limpide Pisani-Ferry.
    « When Prime Minister Samaras meets with fellow European leaders later this week, he should offer them a small gift for late summer reading: a copy of Alfred de Musset’s play, A door must be either open or shut. It s short and inspiring. »

  10. Germany should restructure the debt it is owed by other countries for its own good, according to a member of the Bank of England’s Monetary Policy Committee.

    Adam Posen told the BBC that Germany or anyone looking after the country’s interests would be « ill-advised » to supervise a eurozone break-up. He said:

    Quote It is in Germany’s interest, its commercial interest and economic interest, not just its foreign policy idealistic interests, to really restructure the debt that other countries owe them.

    It was German government decisions and German banks who lent the money to all these countries so they could buy German exports. [Germany has] been running a scheme and so just as everywhere around the world you want to restructure the debt, you can’t make it all on the borrower. [Lenders] have to take a hit [too].

    [If the eurozone collapsed] Germany’s currency would shoot through the roof, Germany’s trade relations would be disrupted, and Germany’s banks would then be on the bailout list instead of poor people and other countries, forever.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/debt-crisis-live/9490724/Debt-crisis-Greece-pleads-for-room-to-breathe-live.html

    1. Ou sauvée temporairement … Pourriez-vous préciser per favore.

      Et anthropologiquement pensez-vous que ce serait une bonne chose de sauver l’euro. Est-ce une solution viable anthropologiquement. Est-ce souhaitable d’un point de vue anthropologique. Pourriez-vous nous en dire un peu plus. Dans le genre des analyse de MM Todd, Sapir, Lordon, Werrebrouck. Quelque chose d’analytique, structuré avec des perspectives à moyen terme, des hypothèses de réussite ou d’échec selon les scénarii les plus plausibles un fois passé au crible de vos outils méthodologiques. Mettre à profit les ressources de l’anthropologie qui vous ont par le passé permis de prévoir l’avenir pour donner qqe aperçu de l’horizon européen à cinq ans…

  11. Si je puis me permettre une question stupide de néophyte :

    Serait-ce vraiment un catastrophe abominable que l’Euro se casse la gueule, et qu’on en reviennent à nos monnaies souveraines ?

    1. @Emma. Il faut bien lire le billet de Paul : on parle d’agir en UNE NUIT. A votre avis, à quoi ressemblerait un cassage de gueule de milliers de milliards d’euros qui se transformeraient en une vingtaine de monnaies nationales ? Mh ?

  12. Dévaluer l’Euro c’est priver l’Allemagne de ses efforts et d’une partie de ses économies, sans rien régler du problème de fond sur les différences de compétitivité et de redistribution entre pays.
    Les allemands ne le supporteraient sans doute pas et obligerait leur gouvernement à claquer la porte pour créer un EuroMark. Ce qui poserait la France en leader de l’EuroSud, situation agréable, mais aussi de seul sauveur & fournisseur de finances possible, situation périlleuse.
    Non, le système tel qu’il existe n’est plus fonctionnel, il est arrivé au bout de ses capacités, c’est le système actuel qu’il faut changer.
    Dans le cadre du pur capitalisme il faut un système de redistribution / équilibrage entre pays, en dehors de ce cadre beaucoup de perspectives sont ouvertes, à commencer par privilégier l’emploi contre la finance.

    1. totalement d’accord, la crise de l’euro n’est qu’un symptome d’un virus qui gangraine notre societe depuis des siecles, celui du capitalisme. Donc quant bien meme on sauverait l’euro, que fait-on de notre dependance au dollar? Si on accepte de changer de paradigme ici, je doute que nos chers amis outre atlantique ne le fasse…
      Donc il s’agit bien de repousser l’ultime evidence a plus tard, procrastinons donc!

      Tant qu’il y aura des gens qui raisonnerons ou avancerons le concept de souverainete, rien n’avancera, comment pouvons nous avoir la pretention de lier globalisation et souverainete, deux concepts naturellement antinomique?
      La pretention de l’homme serait-elle devenue a ce point si exageree qu’il en viendrait a se convaincre qu’a tout probleme, il y a une solution ou bien qu’il y a toujours un juste milieu? Si juste milieu il y a, l’homme par ses exces nous a maintes fois demontre qu’il etait incapable de faire preuve d’autonomie.
      Si un systeme ou la liberte individuelle tant vantee, pronee, tourne au vinaigre, ne serait-ce pas un exes de liberte qui l’y a conduit?
      Le temps presse, et est tristement insuffisant pour changer les choses par la base, c’est a dire les actions individuelles. Il nous faut agir en instaurant une gouvernance mondiale, ce que jamais les USA n’accepterons, donc nous sommes face a des solutions qui sont soit trop drastiques, soit faites de processus trop long pour etre mis en application, vous parlez d’une impasse??

      Au final, il nous reste juste a faire ce que nous avons toujours fait depuis notre existence, nous casser la pipe, subir une periode de forte insecurite avant que le besoin de securite ne finisse par l’emporter a nouveau et permettre a un nouveau systeme de s’instaurer, lequel finira un jour par s’ecrouler, et ainsi de suite. L’homme ne changera jamais et ne me dites pas que je suis pessimiste, je ne fais qu’analyser l’Histoire et la psychologie humaine pour comprendre.

      N’ayons pas peur, nous sommes juste arrives a la limite d’un systeme, qu’aucune solution(faute d’un commun accord*) ne peut empecher.
      *Ce pessimisme la, je le tire simplement de l’Homme qui trop pretentieux,arrogant comme je l’ai dit ne remettra jamais ses ideologies en question tant qu’il ne sera pas face au gouffre devant lui, ou plutot au moment ou il sent y tomber.
      Tant d’annees et pourtant, on est reste les memes, incapable d’anticiper juste parce que cela limiterait l’assouvissement de nos desirs les plus extravagants… Hedonisme quand tu nous tiens…

    2. Deux questions, HP.
      C’est quoi un « pur capitalisme » ?
      Depuis quand le capitalisme préserve-t-il l’emploi, sinon contraint et forcé ?

  13. Ce dont on se rapproche c’esr d’une sortie de la Grèce de l’euro, de la Grèce seule (pour commencer au moins…), et ce serait indigne ! La solidarité européenne tant vantée, c’est dans les moments difficile qu’elle doit d’abord jouer. Sinon, à quoi bon ? Abandonner la Grèce, après lui avoir fait subir le traitement qu’on lui fait subir depuis 4 ans pour soi-disant la sauver, ce serait ajouter la honte à la honte. C’est malheureusement ce qui risque fort d’arriver.
    Un défaut en commun éviterait cela. C’est pour cela une excellente idée ! Mais à condition, comme dit ailleurs, que l’euro, perdant son statut de monnaie unique, devienne monnaie commune. Sinon rien ne sera résolu, tout recommencera comme devant.
    Mais quel homme politique européen aura le cran de dire : « nous nous sommes trompés », « la monnaie unique est un échec » ?
    Chacun d’eux attend peut-être, en son for intérieur, qu’un autre le dise, mais se ferait hacher menu plutôt que le dire lui-même…

      1. Je ne savais pas que ce que décrivais portait ce nom savant d' »interaction spéculaire ». Merci du tuyau.

  14. Peu de certitudes pour beaucoup de questionnements.

    La plus belle fille du monde ne pouvant donner que ce qu’elle a , le remboursement des dettes s’il devient impossible ne se faira pas : évidence.

    À rajouter à « l’enchaînement des événements « la Norvège qui retire ses pétrodollars de la zone euro, les prêts négatifs accordés à certains pays européens ?

    Et surtout , un gros doute : une énorme création de monnaie sous prétexte de sauver d’une crise peut il servir un autre objectif : remplacer au maximum l’argent parié en bourse ( crise 2008, comptes maquillés) et qui aurait disparu en fumée ( inavouable )?

  15. Pourquoi vouloir sauver l’€?

    Regardons les (prétendus) avantages de la monnaie unique:
    *réduire l’incertitude sur le niveau des prix
    -Assurément… si mon boulanger décide de me faire la baguette à 10€ je peux toujours aller l’acheter ailleurs en Europe. La bonne blague!
    *réduire l’incertitude sur la rentabilité future des investissements
    -La zone Euro est la sérénité même…d’un nuage de gaz anti-émeute.
    *éliminer le coût des opérations de change et rendre sans objet la spéculation
    -Grandiose… Il est à craindre que l’€ n’ai pas été un vaccin suffisant contre la fièvre financière, aussi appelée fièvre porcine.

    Quant aux inconvénients, les foules émeutières de la prochaine rentrée sociale devraient être en mesure d’en dresser une liste exhaustive.

  16. N’est-ce pas une curieuse idée que de vouloir sauver l’Euro qui est une des causes principale des difficultés européennes?
    Seul le retour à L’ECU (rebaptisé Euro) monnaie commune bien entendue, permet à la fois de contre balancer le dollars US, le yen, le yuan…et de protéger les pays européens des attaques monétaires diverses et variées qui ne manqueront pas.
    C’est l’unique solution permettant de réguler les écarts de compétitivité entre pays européens sans passer par d’inconcevables barrières douanières intra-européennes. Nous n’aurions jamais du quitter ce système et il est toujours temps d’y revenir.
    Accessoirement se sera une formidable leçon d’humilité pour bien des politiques.

  17. Jorion, il faudrait peut-être expliciter ton emploi de l’épithète « commune »; y’a le clan des berruro-sapiro-debréistes associated qui part en live.

      1. Une monnaie comme une autre

        >

        commun, commune (adjectif)

        Se dit d’une chose relative à tous ou à plusieurs.

        Vulgaire, ordinaire.

        Abondant, fréquent.

        Nom commun
        Lieu commun
        Sens commun
        En commun

    1. Arte refusant la diffusion de ses vidéos en Amérique du Nord, ne serait-il pas possible de la mettre soit sur Dailymotion soit sur Youtube?
      Deux-Montagnes Québec

  18. Je ne comprends pas. Pourquoi est ce si important que tout ceci se passe dans la nuit de dimanche à lundi ?

      1. Pour faire plaisir au marché, il suffit que l’agonie soit longue et lente
        afin de maximiser les sources de profits

        C’est pourquoi il ne se passera rien de très important de dimanche à lundi.

      2. Dans ce cas autant le faire dans la nuit de vendredi à samedi, ça donne même plus de temps pour faire l’opération.

    1. Quand on cherche a dépouiller des gens, on le fait pendant la fermeture des bourses. Pour ne pas leur laisser le temps de réagir….

  19. Bonsoir à tous

    Monsieur Poutine est attendu d’urgence de l’Atlantique à l’Oural et du Cap Nord à Gibraltar!
    Monsieur Poutine est prié de se présenter le plus rapidement possible avec sa synthèse au bureau de la Commission Européenne!
    Ne pas oublier les documents accréditeurs: T 80, Spetznatz etc…
    ( la clé du champ de tir est sous le coussin d’Hermann van)

    Cordiales OAT

  20. L’idée est séduisante mais un brin à côté de la plaque (si je peux me permettre) :

    Une grande partie des dettes européennes étant détenues par les banques européennes (glups !), un défaut global entrainerait une avalanche de faillites bancaires, un bank-run et une fuite généralisée des capitaux hors-europe.
    Résultat probable, l’euro est inconvertible ou si dévalué qu’il ne représente plus rien.

    En supposant que les banques européennes dans leurs ensembles soient mises sous tutelle publique ou nationalisées provisoirement, ce qui est une hypothèse hautement improbable, la restructuration de la dette européenne passerait alors par des pertes au bilan des banques qui seront transférées aux états ou à la BCE qui deviendrait de fait une bad bank (ce qu’elle est déjà !).

    Le sauvetage de l’euro serait conditionné par la réussite de la conversion des pertes bancaires, dont on peine à imaginer le chiffre, en obligations souveraines européennes à des taux d’intérêts raisonnables, ce qui constitue un pari à très haut risque.

    Il apparaît dès lors que :
    1) une union bancaire est une condition préalable incontournable à tout sauvetage (mais les états peuvent-ils encore l’imposer ?)
    2) la restructuration des dettes sera supportée essentiellement par les états européens (dont la crédibilité et la solvabilité est de moins en moins certaine)
    3) l’euro sera si déprécié qu’il pourrait entrainer une hyper-inflation que la BCE ne saurait freiner sans une hausse démesurée des taux d’intérêts qui provoquerait sa dépréciation.

  21. Bonsoir,

    la solution est tout autre que financiére, ce qui se prépare et en attente dans le hautes sphéres c’est une autre crise du même ordre que celle des subprimes, le coup brutal viendra de la baisse de production de pétrole (artificielle ?) ou du refus de livraison/production de la part des producteurs. Un grand coup de trique sur l’économie mondiale qui remettra les pendules à l’heure voire à zéro, c’est comme vous voulez.

    La finance c’est out, juste un corps pétrifié d’ or mais économiquement mort. Il va y avoir de l’économie de troc aprés ça. Va nous falloir produire ou bien sortir de l’or pour de vrais par chez nous juste pour se chauffer ou se déplacer, finis le crédit !

    Pour l’heure c’est juste la panique dans la finance et la politique comme aprés un coup de pied dans une fourmilliére : frénésie d’agitation.

    Cordialement

  22. les taxes douanières c’est pas ce qu’ils ont fait en 29 ?
    Je suis persuadé depuis longtemps que les « marchés » ont attaqué l’euro pour masquer la poutre dans l’œil du voisin.
    Toutes vos réflexions me semblent en contradiction avec le billet de Monsieur Leclerc de ce jour.
    A la place Merckel et consorts, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour gagner du temps… en ces temps incertains… Comme l’explique si bien Johan Leestemaker au dessus, les Pays-Bas auront des élections nationales le 12 septembre prochain.
    Les US vont causer budget. Si je vous ai bien lu, le Japon va revenir sur les marchés. la chute des volumes sur les marchés va bien finir par faire très mal à l’Angleterre.La baisse global de la consommation US et Européenne engendre des conséquences désastreuses en Chine. Je ne crois pas que le 1er budget de F Hollande va rassurer les BRIC sur notre consommation future de produits importés. Tout est trop lié et l’effondrement trop proche pour pouvoir faire les réformes politiques idoines (réformes que je n’imagine d’ailleurs pas).
    Attendre et voir, en espérant ne pas être le premier défaut.
    A moins que la dégradation de la situation en Syrie ou en Iran ne constitue les prémices du changement de cadre réclamé à cor et à cri par Monsieur Jorion ? 🙁

    1. « Une bonne guerre », c’est un très bon pretexte politique pour changer les choses sans avoir a se renier.
      La guerre masque, aux yeux de l’opinion, les erreurs faites avant.
      Aurait on pu faire un Bretton Woods sans WW2 ?

  23. hallucinant l’éditorial de Joffrin …
    reprenant mot pour mot ce que disent depuis des mois que dis-je des années les économistes hétérodoxes, il nous fait une leçon de ce qui va finir par arriver alors que le même insultait de populiste il y a encore 6 mois tout ceux qui tenaient ce langage.

    mmmmm, le vent tourne, les éditocrates le sentent, c’est bon signe.

    1. Laurent Mouchard alias Joffrin l’ancien trotskiste peut maintenant parler un peu plus librement, puisque son candidat a été élu Président.

    2. « mmmmm, le vent tourne, les éditocrates le sentent, c’est bon signe. »

      Le vrai bon signe serait la disparition des éditocrates.

  24. Cher Paul,

    j’adhere a 100% a votre idée de restructuration commune et concertée des dettes européennes comme seul moyen a court terme de sauver nos models sociaux (viendra ensuite les problème des transferts de richesse entre pays européens).

    Cependant, comme bon nombre d’autres commentateurs l’ont souligne, il est impensable que notre classe politique s’aventure dans cette voie.
    Pourquoi ne lanceriez vous pas une pétition sur cette question (cela a été evoque par un commentateur lors de votre precedent billet) afin de mettre nos politiques au pied du mur (celui de la democratie). Il me semble que la justesse de vos propos alliée a l’audience de ce blog pourraient transformer une simple pétition en mini-referendum populaire.
    Non ?

    Bien a vous,

    1. Lancer une pétition ? Alors que sur mon propre blog,

      57 % des commentateurs disent que ma proposition est stupide,
      28 % disent que c’est une très bonne proposition mais que personne ne la défendra
      et les 15 % restants ne comprennent absolument rien à ce que je dis !

      1. Non Paul, présentation tordue (et faussement désabusée) des opinions. Le billet original annonçait bien la couleur : la question du maintien ou non de l’€ ne devait pas fausser le débat en se posant en préalable à la discussion sur les derniers moyens envisagzables pour son sauvetage. Ici on a, à la louche, 80 % d’anti € monnaie unique qui l’ouvre sur leur thème favori et donc inévitablement plus encore d’opposants à tes propositions. Si c’était la démonstration recherchée c’est une réussite totale, sinon…

      2. L’union des dettes européennes étant une anticipation de l’union politique, si l’on estime que la seconde est peu probable ou non souhaitable il n’y a pas de raison d’accepter la première.

      3. Toutes les vérités passent par 3 stades : d’abord elles déclenchent l’hilarité, puis elles sont férocement combattues, puis elles sont considérées comme ayant toujours été vraies (Schopenhauer). Gardez l’espoir si vous y croyez vraiment.

      4. peu probable ou non souhaitable c’est pas la même chose.

        dans un cas il y a une place pour l’opportunité. dans l’autre il n’y a que des volontés. à un certain degré de complexité tout parait égal. de gaulle pencherait peut-être pour la première solution lorsqu’il écrit:

        «Tout peut, un jour, arriver, même ceci qu’un acte conforme à l’honneur et à l’honnêteté apparaisse, en fin de compte, comme un bon placement politique.»

      5. La précision inutile nuit à la précision nécessaire. Les données statistiques perdent une part de leur valeur du fait de la précision non significative avec laquelle ils sont édités.

        Il me semble que les néochartalistes doivent comprendre et approuver vos propositions relevant de l’indispensable souveraineté monétaire et des changes flottants.

      6. Dans un billet récent, François écrit : « Toutes les données sont sur la table mais aucune solution n’est encore en vue. » C’est précisément parce que toutes les données sont connues qu’on ne voit pas de solution. En dénicher une impose de forcer le passage dans un sens, c’est-à-dire de ne pas respecter certaines contraintes incluses dans l’énoncé.

      7. @vigneron qui écrit : « Le billet original annonçait bien la couleur : la question du maintien ou non de l’€ ne devait pas fausser le débat » : tu es daltonien, vigneron ! Le billet original s’adressait aux ingénieurs financiers et se voulait strictement technique. Paul s’en est clairement expliqué ici. Il n’était pas question d’une solution à débattre, donc pas de condition. Et c’est d’ailleurs ce que je lui ai reprochée à cette solution : n’être que le principe actif d’un médicament auquel il manque l’excipient. Mais si l’on considère que la solution consiste précisément à couper court à tout débat, à court-circuiter les politiques et les populations, alors là, c’est plus onirique que réaliste…

      8. Si Dugenou était aussi peu compris ce ne serait pas une raison suffisante pour que j’en tire réconfort. Mais que vous Paul soyiez aussi peu suivi me rassure finalement; j’en tire deux conclusions. La première c’est que je ne suis pas le seul à ne pas être suivi; la deuxième c’est que si ça arrive à des érudits intelligents ça n’autorise pas à penser que je fasse partie de ces derniers mais ça ne l’exclut pas.
        Jules Renard avait raison, dans le malheur d’autrui il y a toujours quelque chose qui ne déplait pas.

      9. Paul Jorion
        23 août 2012 à 00:44

        Lancer une pétition ? Alors que sur mon propre blog…………..
        15 % restants ne comprennent absolument rien à ce que je dis !

        Mais non,enfin oui mais non ,c’est à toutes les dérives financières permises,impliquées,voulues par la création de l’euro que l’on ne comprend rien ou presque tout,se disant éradiquer l’euro permettra d’effacer un tas de technocrates,de commissions de g45 et de comprendre

        J’étions pleine de bonne volonté et Charles m’a tuer
        Suis pas un troll
        Respectueusement

      10. Cette proposition est loin d’être stupide, mais elle concerne ceux qui veulent sauver l’euro.
        Considérons que l’euro ne veut pas être sauvé et cette proposition est caduque.
        Quand je dis que l’euro ne veut pas être sauvé, il faut comprendre que la majorité de ceux qui l’utilisent comme monnaie unique n’en veulent plus.
        Les thuriféraires de la monnaie unique l’ont tellement encensée que les déceptions ont été à la mesure des promesses, dont les plus lucides savaient qu’elles ne seraient pas tenues. La plus importante est que l’euro devait protéger de la mondialisation. On a vu ce qu’il en a été.
        Ceux qui considèrent que l’euro ne doit plus avoir d’avenir attendent avec impatience ses funérailles pour pouvoir affronter les épreuves à venir.

      11. Restructurer la (les) dette(s) européenne(s) est sans doute un point de passage obligé pour « sauver l’euro », mais après, qu’est-ce qu’on fait ? A voir les pays européens peaufiner leurs traités, il est manifeste qu’ils anticipent de faire après exactement comme avant. Leur fameuse « règle d’or », – qui me fait penser à la clef de Barbe Bleue… -, est posée comme la clef de voûte de l’édifice actuel qu’il s’agit de maintenir en l’état, c’est-à-dire une Europe à la fois suppôt et esclave des « marchés ». Si donc l’on ne veut pas de cette Europe, il est logique que l’on ne veuille pas de sa monnaie.

        Note:
        57 % des commentateurs ne lisent pas mes commentaires
        28 % les trouvent sans intérêt
        et les 15 % restants ne les comprennent pas. 🙂

  25. admettons…
    et alors?
    tant qu’on n’aura pas changé le fonctionnement global de l’économie même avec un euro restructuré on repartirait sur les mêmes chemins
    juste à partir d’un autre niveau.
    pour en revenir au pas de charge dans la même situation à court terme, sans compter que le reste du monde resterait évidemment les bras croisés et encaisserait ça avec bonne humeur et tendresse… et humour!
    la question est bien plus profonde qu’il n’y parait
    l’euro est une mécanique, un outil au service d’une structure globale de l’économie
    la dette n’est qu’un symptôme pas la maladie en elle-même.
    tant qu’on n’aura pas changé quelque chose dans le but profond de l’économie libérale mondiale euro, europe , monde, US, chine bien que faisant yuan et une partie de politique à part la chine à une forme de ressource autonome partielle, insuffisante pour une gestion autarcique positive mais un rouage de décrochage en roue libre partiel.
    bref c’est au niveau de la vision qu’il faut changer quelque chose
    la dette est un détail
    la véritable et unique question est de trouver un levier qui permettrait de retrouver un sens à l’économie autre que celui du seul profit qui étouffe dans un délire avaricieux et tyrannique tel un avare qui se dévorerait la main jusqu’aux orteils pour ne rien donner et tout conserver pour lui en éliminant tous ceux qui s’opposerait à son appétit( même lui-même et sa propre descendance (saturne dévorant ses enfants).
    nous sommes dans un détournement massif de l’évolution humaine au profit de l’argent outil ( vénération du veau d’or) une forme de perversion de l’histoire humaine
    c’est le cours de l’histoire qu’il faut changer et non la monnaie.
    un peu comme si on avait voulu résoudre le problème du nazisme en son heure en décrétant une disqualification voir une interdiction de l’usage de la croix gammée.
    évidemment que cela n’aurait eu non seulement aucune portée mais sans doute encore accentué le problème.
    ce qui est à résoudre est : réinstaurer les fondements du progrès ( ou d’une notion voisine sur le plan de son effet d’entrainement mais surtout de concordance et d’équilibre des rouages de l’économie) dans l’ordonnancement des valeurs qui fondent les échanges et les investissements.

    soyons concrets
    nous disposons d’un panel d’inventions de réserve de découvertes et de savoirs, de capacité de mise en oeuvre et de partage sans précédent. notre survie en tant qu’espèce est en jeu, la pérennité du support de notre existence l’est aussi à terme.
    nous nous situons dans une phase d’expression exponentielle des problématiques liée à la perversion de l’économie en cours. il faut rétablir un ordonnancement dans les choix d’investissement sur le fondement de la recherche d’un progrès et non de la seule rentabilité.
    si nous persistons dans la dominance d’une élite sur le reste de la population, cela finira en massacre généralisé.
    si nous persistons dans la perversion de l’esprit de domination et d’exercice indu de la force par rapport au bon sens et à une sorte de vertu au sens de l’expression de la simple intelligence dont la carence induit l’état de la finance actuel et les symptômes qui en découlent nous sommes morts en tant qu’espèce. et l’élite ne s’en sortira pas plus.
    le problème ne se résoudra pas par un tour de passe passe

    1. Il faut lire le titre « Le seul moyen qui reste encore de sauver l’euro ». À part ça, je suis l’auteur d’un livre qui s’appelle « Le capitalisme à l’agonie », et dans celui qui vient : « Misère de la pensée économique », ça ne s’arrange pas.

      1. Je dirai même que nous avons les 2: misère de la pensée (elle se répand), misère économique (elle arrive)

      2. Je lis (honte à moi pour mes retards de lecture) La Convivialité d’Yvan Illitch : son analyse en 1973 du système n’a hélas pas pris une ride. (voir ses solutions) En effet ça ne s’arrange pas

      3. c’est tout de même beau de constater qu’une des propositions majeures des capitalistes européens de l’après-guerre mondiale est en passe de se casser la gueule. celle qu’une union des hommes puissent s’appuyer sur les seuls intérêts égoïstes et valeurs matérialistes.

        en abandonnant l’idée d’une défense européenne nous hypothéquions tout le reste évidemment.

        le cynisme imposé par une bourgeoisie déclassée devrait se dissiper. après une longue introspection, l’europe pourrait alors se revitaliser et faire siens les mots de de gaulle pour la petite france:

        « seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que (ce) peuple porte en lui-même. » « notre pays, tel qu’il est (…), doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. bref, à mon sens, la france ne peut pas être la france sans la grandeur. »

      4. 1951, Nîmes : « Pour organiser l’Europe, qu’on la prenne donc comme elle est, c’est-à-dire comme un ensemble formé de peuples très distincts dont chacun a, bien à lui, son corps, son âme, son génie et, par suite, doit avoir ses forces. Renvoyons aux géomètres les plans étranges qui prétendent mêler, à l’intérieur des mêmes unités, les contingents de pays divers pour fabriquer l’armée apatride. Où donc les soldats de cette Babel militaire iraient-ils puiser leur vertu ? Si, pour une coalition, il est nécessaire d’instituer entre États, par délégation de tous, un système unique aux échelons supérieurs du Commandement, le principe qui domine tout c’est qu’une armée se bat avant tout pour son pays, sous l’autorité de son gouvernement et sous les ordres de ses chefs. Aucune, je dis aucune, de celle que doit fournir l’Europe ne saurait être ni bâtie, ni employée, autrement. ni employée, autrement. »
        Acte de décès avant l’acte de naissance. Fermez le ban.

      5. devait être dans un mauvais jour, l’ancien. pis j’suis pas d’accord avec lui, les grandes armées ont toujours été supplémentées en contingents ‘étrangers’. ça ne pose pas de problème à partir du moment où le corps d’armée principal est… homogène.

      6. .. écrit pendant sa traversée du désert.
        et apparemment j’en ai mis (plus haut) les toutes premières lignes, donc?
        donc c’est pas mal on retrouve tout le paradoxe d’une véritable union européenne.

      7. Ca me fait penser à la CED !

        La Communauté Européenne de Défense proposée en 1950, regroupant Français, Ouest-allemands (autorisés grâce au traité à se réarmer), Italiens, Belges, Néerlandais et Luxembourgeois et destinée à compléter l’OTAN déjà en place a été repoussée par le Parlement français en 1954.

        Après abandon de l’idée d’un ministre européen de la défense, le traité prévoyait que les Ministres des Armées concernés prennent les décisions à l’unanimité…

        😉 Aurait-il fallu « sauver la CED » lors de chaque crise de la guerre froide ? (entre autres insurrection de Budapest et crise de Suez en 1956, crise de Berlin en 1961, crise des euromissiles de 1979 à 1985.)

      8. et aller c’est reparti pour les vieilles lunes.
        58 ans après l’union est-elle réalisée? non. cqfd
        l’écononeuneuminie ça a ses limites.

    2. @rahane
      C’est évidemment le bon chemin !
      Il faut donc orienter arbitrairement le marché, entrer dans une économie dirigiste par une taxation exhorbitante des « produits » socialement nuisibles, faire la part entre les désirs humains adéquats et inadéquats. L’état réellement libre n’est pas celui où l’on fait n’importe quoi. Ex: la possession d’une arme est-ce un signe de liberté ou d’enfermement ?

    3. Tu dis sans cesse « nous », rahane. Est-ce à dire que nous tous sommes responsables de cette incroyable délitement socio-économique mondial, ou que tu fais partie de cette élite que tu vilipendes ? Ou c’est le « nous » universitaire ?

  26. Après le principe du rasoir d’Occam, voici le principe du rasoir double lame. Sans compter les remarques précédentes sur l’impact dans la zone euro même de ce défaut. Nous n’aurons plus de barrières lorsque le dollar cessera d’être une monnaie de réserve ( suscitant la confiance générale). Le défaut de la zone euro confortera pendant quelques temps le dollars ( comme sans doute projetait par les économies anglo-saxons d’où la recrudescences de spéculation contre € ), mais la seconde lames de fonds du rasoir qui coupera la tête du dollar, coupera également la notre par n’importe quel biais mais surtout je pense à l’inflation vu la gestion anarchique du dollars depuis 15 à 20 ans . Deux mourants ($ et €)agonisent dans des lits mitoyens, mais les américains seront heureux si leur monnaie reste opèrante quelques minutes de plus que l’€ (métaphoriquement s’entend). Consolations absurdes de leurs parts!

  27. Je me rappelle (va falloir que je retourne à la réalité et zappe mon ordi) une discussion avec un RG (c’est plus les renseignements généraux, mais on s’en fou) qui m’expliquait: « vous imaginez pas le bordel que vous avez fait au sein des bureaux Européens » (pour rappel, traditionnellement on surveille les risques intérieurs et deux tracteurs qui bloquent chaque rond point, le monde s’arrête, le virtuel à besoin du réel), suite à la gréve du lait.
    Y à pas d’histoire, si cette piqure ce veut utile; faut informer les « gens » (quitte à intégrer un monde ou le melting-pot est une peur, c’est pas ma faute, c’est comme ça), c’est « les gens » la vrai angoisse du système, on ne fait que voir toute l’imagination nécessaire pour la stabiliser.
    C’est pas un appel à la révolte (exutoire à la manipulation), mais il n’y a pas de remise en cause possible en touchant l’oligarchie.

    1. c’est « les gens » la vrai angoisse du système, on ne fait que voir toute l’imagination nécessaire pour la stabiliser.
      C’est pas un appel à la révolte (exutoire à la manipulation), mais il n’y a pas de remise en cause possible en touchant l’oligarchie.

      Juste cliquer sur une pétition ou agiter des idées sur un blog ne fera pas évoluer la situation d’un iota.
      Bon, c’est pas tout à fait vrai, c’est une préparation à l’action, mais ce n’est pas suffisant.
      Pour que les choses bougent, il faudra plus que cela. Effectuer de vrais choix sur le mode de consommation, sur l’épargne et les capitaux etc… Descendre dans la rue, aussi. Je pense d’ailleurs que c’est le plus important. Ça fiche une peur bleue aux politiques (et aux financiers, à tous les décideurs en fait) parce qu’une personne dans la rue, ça équivaut à 100 personnes qui râlent et vont peut-être se bouger bientôt (le cauchemar d’un homme politique : on ne l’aime plus !…). Et puis il n’est pas nécessaire de se faire taper dessus par la police pour que le message soit entendu. Un peu plus d’imagination est possible..
      Sinon préparez-vous à ce qu’on vous impose des solutions qu’il n’est pas sûr que vous allez apprécier. Ou vous pouvez aussi attendre l’effondrement dans votre fauteuil mais je ne suis pas sûr que vous allez apprécier non plus. :/

      Je pense vraiment qu’un saut évolutif se profile à l’horizon de quelques décennies : prendre son destin en main… ou disparaître !

      Et c’est maintenant que cela se prépare. Passionnant…

      1. je parle pas de pétition, ou manifestation, l’originalité de la grève du lait c’est qu’elle était issu de plusieurs pays, avec l’opposition de tout les syndicats agricoles Européens (on a même menacé de détruire les syndicats Allemands qui soutiendraient la grève), qu’elle regroupé des éleveurs non syndiqués, gros ou petit (des gens, j’oubliai des femmes aussi, jusque là elles restaient à la ferme, quand monsieur allait montrer les dents) et qu’elle était pacifiste.
        Un mouvement d’une journée, à différent endroit d’Europe (voir au delà), et différent profil de manifestant (pas forcement les jeunes, mais des retraités, des gens du privé petit patron) pour promouvoir un défaut et ne pas payer les erreurs des banques (sans trop développer sinon c’est impossible à organiser et une fois la réflexion commencé y à qu’à laisser l’entropie positive complémenter les solutions).
        C’est cela qui fait peur, le fait que ce soit un peu partout en même temps, sans qu’on puisse opposé les uns aux autres (si tu as que des étudiants, ils ce diront qu’il faut que jeunesse ce passe, si tu as qu’une nation ce seront des fainéants, etc…).

  28. Paul, évidemment que – techniquement – vous disposez de la solution. Mais le problème est fondamentalement politique, et là-dessus, à moins de vous engager politiquement, vous êtes impuissant. Quoique! Les lecteurs de ce blogue forment un parti à eux-seuls et croyez-moi qu’on parle de Paul Jorion dans les partis de gauche, plus qu’on ne parle des partis sur le blogue de PJ. Signe que, mine de rien, ce blogue fait son petit effet. En tout cas, vous êtes très malin, car vos idées passent…

    Fraternité!

  29. il faut arrêter de vouloir sauver l’Europe
    ça me rappelle les américains dans leur film ils veulent toujours sauver le monde
    personne n’y arrive mais il y a toujours un petit malin qui essaye toujours

    cette Europe là n’a pas l’aval des peuple, nous n’avons jamais voulu de cette europe
    qu’elle tombe, qu’elle s’écrase et qu’elle explose.
    Et qu’on en finisse.

    Quand bien même il y aurait un plan génial avec les incompétents qui dirigent l’europe il y a aucune chance pour que ça marche.
    chaque fois que l’on dit: ils faut qu’ils fassent ça ou ci
    ils ne le font jamais.

    1. L’Europe des peuples est une nécessité absolue pour éviter le nationalisme qui est la haine de l’autre , l’Europe du pognon n’est qu’une étape pour y arriver…mais une étape difficile à dépasser. L’Europe des peuples est un remarquable projet dommage qu’il ait été monopolisé les capitalistes

      1. …pour éviter le nationalisme qui est la haine de l’autre…

        Avant que l’Espagne, nationale et souveraine, n’intègre l’Europe, en86, je ne me souviens pas que les Français aient eu une haine particulière à l’encontre des Espagnols… Où alors, on nous aurait caché quelque chose outre Pyrénées ?

      2. Vous n’étiez sûrement pas né pour pouvoir vous souvenir de tout le mépris qu’avait la beaufferie française pour les espagnols en général bien avant l’adhésion à l’Europe. En plus ça ne date pas d’hier, à Málaga les parvenus appellent merdellones à la plèbe, sans savoir – ou vouloir se rapeller – que ce mot dérive du merde de gens avec lequel les soldats français des troupes d’occupation de Napoléon qualifiaient les habitants de la ville.

    2. @ LeRenard,

      Cher quasi-homonyme.
      ils semble que nous ne humions pas la même odeur dans les vents contraires.

      Ce que je sens c’est que l’Europe est un os qui reste en travers de la gorge de nos financiers.
      Leur logique est leur intérêt, et leur intérêt est d’avoir un maximum d’entités et de monnaies distinctes, dont ils puissent jouer (imaginez, à la lumière de celle sur les taux d’intérêt, ce que serait aujourd’hui la spéculation sur les monnaies sans l’Euro : couilles en or pour les traders, panique pour les États).

      L’étape suivante de votre raisonnement, c’est l’éclatement des Nations (voir l’évolution du R.U.) bref de toute entité capable de s’opposer ou simplement de ralentir les flux monétaires et financiers.

      Enfin, de Goupil à LeGoupil, deux petites questions :
      – Quand vous parlez de « cette Europe-là » dont vous n’avez jamais voulu, cela suppose-t-il qu’une autre Europe vous aurait convenu ?
      – Quand vous écrivez « nous n’avons jamais voulu de cette Europe », de quel nous s’agit-il ?

      1. Ce que je sens c’est que l’Europe est un os qui reste en travers de la gorge de nos financiers.
        Leur logique est leur intérêt, et leur intérêt est d’avoir un maximum d’entités et de monnaies distinctes, dont ils puissent jouer (imaginez, à la lumière de celle sur les taux d’intérêt, ce que serait aujourd’hui la spéculation sur les monnaies sans l’Euro : couilles en or pour les traders, panique pour les États).

        Tout à fait exact !

  30. Dans ces situations la meilleure chose qu’on ai trouvé est simplement de s’assoir et de ne rien faire , comme si toutes ces gesticulations pouvaient avoir une quelconque influence sur ce qui arrive , quelque chose de terrible et d’inconcevable defiant les limites du savoir humain 🙁

  31. l’acte politique fondateur de UE : le défaut, cela rendrait à l’euro un rôle fédérateur, nous comprendrions à quoi il sert …ce scénario me paraît tellement simple et radical ( résoudre un problème est radical ) qu’il apparaît comme possible. reconnaître la dette comme le véritable dénominateur commun et consubstantiel à notre union semble inavouable mais peut-être une arme politique et parler aux peuples. la véritable finalité de tout cela apparaîtra d’ici la fin de l’année. mais la réalité n’est pas/plus celle que l’on croit. il reste que je vois mal Allemagne participer à ce pot, qui se monte à combien de milliers de milliards ? inférieure à la dette US mais comparable. à moins que nous assistions à une course aux défauts car le Japon étant plus mur que l’UE aura peut-être intérêt à le faire avant …ou après, la campagne présidentielle US se fera dans un contexte international total, crises économiques et géopolitiques. tout se décidera et prendra son sens selon ce contexte. et dans des situations particulièrement compliquées les choix les plus simples sont souvent les seuls à être pouvoir mis en place. donc ce scénario paraît possible. à suivre …

  32. La FED va encore nous faire un QE3 !!! Le monde est sauvé :)))) …
    Pourquoi à tout prix sauver l’euro ? la théorie du chaos , voilà ce qui me semble …Le désordre est devenu mondial et temps que les mentalités n’évolueront pas le monde restera inchangé . Et ceci n’est pas près de changer . Nous avons connu de grandes guerres par ces désordres , nous en connaîtrons à nouveaux demain.
    Pour le moment nous sommes qu’à la partie visible de l’iceberg . Et nous savons tous comment a finit le « Titanic » .
    Donc on pourra faire des hypothèses hypothético-déductive, l’humain est tellement individualiste que seule la raison pourra en connaître son destin…

    1. « nous savons tous comment a fini le  Titanic », beaucoup moins comment a fini son sister-ship, l’Olympic (très bien, merci pour lui), moins seulement son autre sister-ship, le Britannic, un peu moins sans doute son illustre concurrent, le Lusitania…

  33. Bonjour. Votre idee est evidemment excellente, mais peche sans doute par le fait que l’essentiel des politiques europeens sont les agents des banques et des oligarchies qui nous plument. Aucune volonte politique autonome n’apparait face aux « marches » qui ont pris le pouvoir avec la complicite des grands partis de gouvernement europeens, et parallelement, le « reve europeen » que je n’ai jamais partage est devenu le reve de la finance mondiale et le cauchemar des europeens. L’Euro ne vaut que pour ce qu’il rapporte aux vrais patrons de la finance. Du jour ou il ne remplirait plus le role de pompe a fric, il serait bon a jeter aux orties, et les medias le mettraient quotidiennement en cause. On est donc loin d’un « new deal » version euro et Union, car aucune volonte pour ce faire n’existe en Europe, et si tel est le cas, je ne la vois pas. Peut-etre possedez-vous des infos qui me manquent sur le sujet. Je profite de ce mot pour vous feliciter de votre chaire universitaire. Plus on entendra des voix comme la votre, mieux nous nous porterons. Cordialement. (ecrit sur un clavier hongrois sans accents)

    1. Papelardise : définition par l’exemple révélateur.

      Votre idée (de sauver l’euro) est evidemment excellente, […] et parallelement le « rêve européen » que je n’ai jamais partagé est devenu le rêve de la finance mondiale et le cauchemar des européens.

      pucciarelli 23 août 2012 à 09:29 in BJ.

  34. @Paul Jorion

    Si l’Europe fait défaut d’autres suivront inévitablement et cela risque d’entraîner une guerre des monnaies, une course à la dévaluation entre pays endettés…Votre « solution » risque de provoquer l’écroulement complet de l’économie mondiale.

    C’est comme pour les cures d’austérité qui fonctionnent uniquement quand le reste du monde n’y est pas soumis… par exemple L’Allemagne a gagné parce que les autres n’ont pas participé ! Dans la course à l’austérité, il faut être le premier à partir pour pouvoir y gagner.

    Actuellement l’austérité n’est plus la solution car il y a trop de candidats.

    1. Votre « solution » risque de provoquer l’écroulement complet de l’économie mondiale.

      Pas besoin de propositions décalées de Paul Jorion, François Leclerc ou autres urluberlus dangereusement écervelés pour »risquer » de provoquer l’écroulement complet de l’économie mondiale.

      Le système économique est en train de s’écrouler de lui même sous nos yeux, sous leurs yeux, sans que la moindre de leurs propositions ne soit appliquée.

      Alors, au point où nous en sommes, ne serait-il pas utile de réfléchir à ce que ces  »personnes décalées » proposent ? Car de toute façon la logique en cours nous conduit droit dans le mur.

      1. la logique en cours nous conduit droit dans le mur.

        Excellent diagnostic mais dans quelle mesure la « solution » de Paul Jorion n’a t’elle pas pour objectif de prolonger la vie de « la logique en cours » ? S’agit il d’un sauvetage pour qu’in fine rien ne change ?

    2. La où Paul Jorion a raison, c’est pas fondamentalement dans sa réflexion pour sauver l’Euro (monnaie dont les tares de départ son issue philosophiquement de l’inhibition des pays européen à être une superpuissances économiques à côté des USA par les conséquences de la 2° GM, et les pressions étatsuniennes), que dans le fait que même si nous sauvions l’Euro y-a bien longtemps que les choses sont jouées et que le tronc est pourri. Si l’arbre capitaliste s’effondre, sauver sa branche tordue l’euro est parfaitement dérisoire.

  35. « L’euro nous assurera prospérité, compétitivité et stabilité, il nous apportera croissance, richesse et emplois »… ils nous l’ont assez dit et répété, c’était là le credo de nos dirigeants, ils y croyaient dur comme fer. Les sceptiques, ils les vouaient aux gémonies.
    Mais la magie n’a qu’un temps. Elle ne joue plus.
    Ils attendaient que l’euro nous sauve, voilà qu’il leur revient de sauver l’euro !…
    Quel retournement de perspective ! Quelle conversion des esprits !
    On comprend qu’ils aient du mal à s’y faire.
    Alors ils gagnent du temps, reculent l’échéance.
    Mais plus le temps passe, plus le retour à la réalité sera rude.

  36. Cher PAUL,

    Avec toutes ces « idées » qui foisonnent sur votre blog, contradictoires, parfois agressives, … J’apprécie votre calme, votre sagesse. Merci de continuer d’éclairer ceux qui, comme moi, ne
    préconisent pas de solutions tant il est difficile d’y voir clair…

  37. Paul,

    j’aime bien votre proposition.
    Lui manquent soit un préalable, soit une conclusion.
    Le préalable serait la fin du déficit primaire pour l’ensemble des États, sinon les autres auraient légitimité à se sentir floués.
    Sinon, il faudrait, dans la foulée, imposer des législations fiscales et sociales communes (communes ?), accroitre la part commune du budget. Et donc que des solutions de type fédéral soient déjà prêtes pour être immédiatement appliquées.

    Si nous regardons bien ce qui ce passe, les deux chantiers sont ouverts. Ils prendront simplement plus de temps que la solution optimum (mais jacobine) que vous proposez. Mais le temps, je viens de le lire ailleurs sur ce blog, ça n’existe pas. 😉

    1. Ben précisément Renard, pourquoi demander d’ouvrir des chantiers déjà ouverts ? Effectivement ces deux chantiers ouvrent le chemin à celui de Paul, le tout s’articule, personne ne veut le dire, Paul le dit. Une porte est ouverte ou fermée.

    1. Oui da, il vous cite, mais avec un gros hic qui frise la malhonnêteté intellectuelle : il vous attribue des phrases que vous n’avez pas dites. Pour celle-ci, ça passe :

      « C’est le seul moyen de sauver l’euro. Il faut une mutualisation de la dette, suivie d’une dévaluation. Ainsi, il n’y aurait plus une dette grecque, une dette espagnole, une dette française etc. mais une dette européenne qu’il faudrait restructurer, à savoir dire « je peux vous rembourser X centimes par euro emprunté. Les marchés seraient face à un ensemble solidaire. »

      Mais pour la suivante, y’a un gros malaise :

      « Pour la première fois en cinquante ans, on aurait une Europe solidaire. Sans angélisme, on se rend compte aujourd’hui que la solidarité reste le seul moyen de survie de la zone euro. Mais les Allemands qui ont inscrit la règle d’or dans leur Constitution ne sont pas prêts d’accepter. »

      Dans votre article, les mots allemand/allemagne et solidarité n’apparaissent même pas. Autrement dit, Marianne 2 fait comme si votre solution était politique alors que vous ne l’avez posée qu’au niveau technique. Excusez-moi d’insister lourdement, mais ce n’est pas du tout pareil, même si l’on comprend bien que les politiques pourraient se mettre d’accord sur cette solution technique.

    2. Crapaud…. lis le billet au-d’sus, merde quoi.

      Trois éléments : un éditorial de Laurent Joffrin […] un entretien que je viens d’accorder à Marianne sur la Grèce…

      Un entretien.

  38. Lorsque je vois toutes ces hésitations ou arguties trouvées ici dans les commentaires provenant de personnes logiquement instruites du sujet, pour de fait ne pas y aller franco comme le dit clairement et simplement en quelques lignes le billet Paul Jorion, je me dis devant ce nouveau mur des lamentations fait de râleurs, grognards, contestataires que décidément le monde est bien étrange mais je comprends mieux alors toute la difficulté pour nos politiques de donner l’ultime petit coup de pouce.
    LE COURAGE, c’est beau.

    1. @Hervey : « mur des lamentations fait de râleurs, grognards, contestataires » : vous êtes comme Le Yéti, vous, toujours les pisse-vinaigre dans le collimateur… En tant que pisse-vinaigre expérimenté, je vous répondrai qu’avec moins de tout cet enthousiasme de débile profond auquel on doit le monde moderne, on n’en serait pas là.

    2. Ben dis donc, c’est quoi l’proverbe berrichon Crapaud ?
      Crapaud chagrin en août, héron gras en octobre, non ?

  39. Trés bonne idée!
    Car cela correspond parfaitement au modus-vivendi avec le capitalisme depuis ses origines!
    Quand le roi ne peut pas rembourser, il met le banquier en prison.
    Phillipe le Bel a condamné les Templiers uniquement pour cela.
    Ensuite le roi ne devait plus rien à personne…Bien sur qu’il n’y avait pas d’or au Temple à Paris: Uniquement des dettes royales qui ont brulé.
    (Ce que beaucoup de savent pas, c’est que quelques années auparavant le roi avait confisqué les biens des juifs…Cela ne vous met pas la puce à l’oreille?)
    C’est comme ça que cela a toujours fonctionné.
    S’il n’y a plus de roi, c’est la guerre qui détruit les obligations: 1871,1914,1940….

    1. Rue89 pense exactement comme moi mais avec plus de détails. Il qualifie cette idée de « radicale » et conclut qu’elle marcherait si. Je cite : « Jorion a raison sur le papier : cela marcherait. Le problème, c’est que de nombreux pays, à commencer par l’Allemagne, sont très hostiles à l’idée de fusionner leur dette bien notée avec les dettes mal notées (et donc plus chères à financer sur le marché) des pays fragilisés. Pour eux, cela reviendrait à faire porter le poids du sauvetage sur leurs propres contribuables.« 

      1. Il ne faut pas oublier la phase restructuration, cela ne vaut que s’il y a un défaut au même moment et la dette restructurée ne pèse plus la même chose, il n’est donc pas sûr que les Allemands aient à y perdre, vu l’état de leurs banques…

      2. Pourquoi la dette restructurée ne pèse-t-elle plus la même chose? Parce que la restructuration serait accompagnée d’une dévaluation? Parce que l’euro serait moins fort ce qui favoriserait la compétitivité? Parce que les taux d’intérêts de l’allemagne sont bas et qu’ils seront appliqués à l’échelle européenne?

        Dans ce cas madame Merkel n’a-t-elle pas raison de réclamer une forte discipline budgétaire?

  40. Le problème, c’est que la zone euro n’a pas de gouvernance et du coup, on ne fait rien. La zone euro, c’est la zone tout court. Le seule moyen de s’en sortir est précisement d’en sortir pour eventuellement faire autre chose.Ce qui est navrant c’est d’observer nos dirigeants pétrifiés devant la crise. Il faut croire qu’ils ne feront rien de significatif et que cela prendra fin quand cet édifice va s’efondrer comme un château de cartes. La pour le coup, ça va être la zone …

  41. Moi même j’ai vendu mon petit porte feuille d’actions fin 2007 par crainte de l’effondement dû à la surchauffe du marché immobilier aux EU. Mon banquier n’a pas compris, mais j’ai put dégager 20% de bénéfice. Le défaut de paiment de l’Euro ne serait pas une solution absolue. Nous vivons dans une maison, l’Europe, obligée à accepter de nourrir les migrants de toute provenance et à acheter les biens de cosommation au meilleur pris, recourrant pour celà au crédit. A l’intérieur de l’Union, chacun fait ce qu’il veut, baissant la fiscalité sur les entreprises ou déréglant le droit social en fonction de ses intérêts. Bruxelles a démontré son manque de réactivité et surtout sa dépendence par rapport au lobbings. Les députés européens ne défendent pas les aspirations de ceux qui les ont élu, ni les particularités de chaque région. L’Union Européenne n’est plus une démocratie, mais une organisation dont les représents et les technocrates fonctionnent en roue libre. Je m’avance en disant que ce système finira par déclencher la révolte des peuples, dont le patrimoine a été approprié par la finance mondiale.
    J’exprime le souhait qu’un mouvement se lève pour reconstruire un nouveau modèle de société.

Les commentaires sont fermés.