222 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT LE 24 AOÛT 2012 »

    1. Tss tss Labreuille, pas oublié le parpaillot anar foyen non, déjà j’ai fait tout mon secondaire dans un bahut nommé Elisée Reclus.

      1. oui c’est bien qu’il y ait au moins un lycée qui porte le nom d’Elisée Reclus. En relisant la sa biographie je note au moins deux détails qui devraient vous plaire cher Paul Jorion:
        – en 1863 Élisée Reclus et quelques amis fondent la Banque coopérative du crédit au travail pour aider et participer à la création de Stés ouvrières.
        – en 1894 il accepte une chaire de géographie à l’Université Nouvelle de Bruxelles.
        géographe-anarchiste: explorateur des chemins menant, à travers la jungle, aux clairières des utopies !

  1. Rien à voir peut-être mais 70 ans depuis hier le jour où un homme ordonna de lire une lettre, brève, claire.
    Le 23 août 1942, l’archevêque de Toulouse Saliège ordonne la lecture dans toutes les paroisses de son diocèse d’une lettre pastorale intitulée Et clamor Jerusalem ascendit :
    «  LETTRE DE S.E. MONSEIGNEUR SALIEGE ARCHEVEQUE DE TOULOUSE SUR LA PERSONNE HUMAINE
    « Mes très chers Frères.
    Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On ne peut les violer. Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.
    Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
    Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus ?
    Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
    Seigneur ayez pitié de nous. Notre-Dame, priez pour la France.

    Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.
    France, patrie bien aimée France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.
    Recevez mes chers Frères, l’assurance de mon respectueux dévouement.
    Archevêque de Toulouse 13 août 1942.
    À lire dimanche prochain, sans commentaire. »

    Manifeste anarchiste du 23 août 1942 ?

    1. l’histoire c’est un contexte, les mots de la révolution industrielle n’ont pas (même pendant 2 secondes) à être interprété à la même période où on industrialise la des-humanisation (nouveau concept on tue pas les gens, on fait que leur humanité disparaisse).
      Je t’aime bien vigneron, mais.

      1. Quelle « Révolution industrielle », Samuel ? Quels « mots » ? Quelle « période d’industrialisation de la dés-himanisation » ? De quoi tu causes en deux lignes là ?
        Tiens, un peu de Politzer, pour ton « histoire-contexte » et ta « nouvelle déshumanisation »…
        (La philosophie des lumières et la pensée moderne, 1939, pour le 150 ème annif du Machin)
        […] L’âme raciale, la Rassenseele, que les nazis veulent inculquer aux hommes c’est l’âme d’esclave, celle qui est capable de rendre l’homme auss semblable que possible au robot. Après tant d’ersatz, le grand capital allemand essaie de fabriquer l’ersatz de l’âme humaine.
        Il veut imposer les ténèbres au pays où sous influence des lumières françaises et en contact avec elles, se sont développées les lumières allemandes, cette Aufklärung qui évoque les plus grand noms de cette philosophie classique et de la littérature en Allemagne, depuis Kant et Goethe jusqu’à Hegel. Goethe voulait toujours plus de lumières : ce sont ses dernières paroles
        Les nazis, eux, veulent toujours moins de lumières et plus de ténèbres. C’est pourquoi ils passent sous silence ou falsifient grossièrement les grands penseurs de l´ Aufklärung. La bourgeoisie révolutionnaire était matérialiste.Avec la science dont elle avait besoin, elle se rebellait contre l’Eglise. Cette fois, c’est le prolétariat qui a besoin de la science et c’est lui qui fait cause commune avec elle.
        Dès le XIXe siècle, la bourgeoisie proclame qu’il faut une religion au peuple.
        A l’époque du capitalisme pourrissant, elle va chercher refuge jusque dans les formes les plus barbares de la mystique, dans la mystique du sang et de la race, s’efforçant de recréer les ténèbres dans les âmes afin de se sauver.
        Rosenberg sait ce qu’il fait quand il interdit de chercher derrière la race, derrière «le grand aryen blond aux yeux bleus», il y a la racaille cosmopolite de l’oligarchie capitaliste. […]

    2. Tout à voir , au contraire .
      Quand le chaos vient de l’ordre établi , ceux qui dénoncent cet état de fait sont traités d’anarchistes .
      Ce n’est pas en poursuivant un objectif destructeur que certains hommes mettent le feu … dans les consciences.

  2. Votre réflexion sur l ‘ anarchisme rejoint celle de Onfray.
    La palette des modèles que couvre ce terme est des plus large …beaucoup trop large !
    Il me semble qu’encore une fois, il faut classer ces modèles en deux classes :
    Les Constructivistes et les Naturalistes .
    Le concept Libertaire devrait etre logiquement référé a l’ auto organisation des systèmes , …mais trop de gens qui se réfèrent a l’ anarchisme n’attendent que le feu vert d’ un autre constructivisme utopique.

    Dans le concept libertaire , il y a un paradoxe :
    ce concept se base sur l’ optimisation de l’individu .
    Mais pas seulement l’ optimisation d’ un individu ( qui peut facilement s’obtenir en minorant l’optimisation d’autres individus) , mais en cherchant l’ optimisation de tous les individus ……
    Et ce but « équitable » ne peut s’obtenir qu’en optimisant le groupe de référence des individus …et en minorant certaines optimisations …minorations consenties et voulues .
    Cet équilibre ne peut s’obtenir que par l’ affect et donc par la proximité immédiate des acteurs , …donc par une structure de groupes réduits .
    C’est le concept naturaliste …il ne s’obtient qu’en refusant ou restreignant l’acces au gain de productivité qu ‘une autre structure rendrait possible .

    1. L’anarcho-syndicalisme, combiné à un fédéralisme en réseau pourrait bien réconcilier les individualités et leur société. Nous avons tous les outils sous la main…

      1. s’ il y a syndicalisme , c’est qu’il y a deja déviance constructiviste , …. spécialisation et recherche de productivité …….c’est deja l’échec .

      2. Méa culpa , Léo .
        Apres un tour sur Wiki , le signifiant de « Constructivisme » est des plus flou !
        Pour ma part , je l’ utilise en opposition a « naturalisme » , …dans le sens d ‘ outil de gestion ou d’économie , construit , inventé ….par opposition a l’outil naturel de gestion des groupes , auto-organisé , en usage ds tte la création chez les especes vivantes (et meme en cosmologie) ….
        L’ acte de construire , inventer une gestion de ses activités procède , pour moi d’ une démarche arrogante ….Il est évident que cette démarche , qui débute par la spécialisation et la « rationalisation » semble donner des avantages (gains de productivité) …mais elle occulte ses process négatifs qui vont devenir vite important …d’autant plus important qu’ils ne sont pas objectivés , puisque faisant partie d’ une pseudo-normalité .
        La « rationnalité » comme son nom l’ indique , passe par l’extraction des « racines » ….ce qui pose problème qd la modélisation de nos comportements font apparaitre des equa complexes , differentielles , par def « irrationnelles » .
        Il est certain que l’ on ne peut echapper a un degré de specialisation et de rationalité ……mais la maitrise de ce dosage ne semble pas a la portée de la connerie humaine .
        L’ etude des structures archaiques (pour ma part , les pouvoirs et dynamiques sont DANS la structure) , pourrait , a mon sens nous donner des indications sur des directions ou des outils moins pervers que ceux dont notre « raison » nous pousse a utiliser .

  3. Je ne suis pas si d’accord avec les parallélismes.
    Je crois qu’il faut distinguer le vieux du nouveau :

    – Pour Marx la « dictature du prolétarien » était transitoire. L’Etat, il n’était pas l’objectif ni le communisme non plus. Il était « anarchiste » quelque part.
    – Pour les anarchistes classiques (les anarcho-syndicalistes) la méfiance à l’égard du pouvoir (l’État) rejoignait l’opposition à la propriété privée. « La propriété, c’est le vol » Proudhon.
    L’anarchisme XIX-XX espagnol, méditerranéen est industriel et ouvrier. Il est anticapitaliste.

    -La crise du système est aussi une crise sur l’illusion démocratique :
    a) Pour quelques « indignées » (on peut dire), les élections ne peuvent pas changer le paradigme ni donner une solution juste à la crise systémique. Le sauvetage des banques …
    b) Pour le libertaire col banc, la démocratie (de tous et non du démos ou des partis convenables) peut donner l’occasion aux partis anticapitalistes. Inégalité, refus du social à la keynésienne, la loi du plus fort.
    Le fascisme de col blanc peut vivre avec l’Etat fort (Carl Schmitt) comme sans l‘État.

      1. « Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d’une terreur salutaire en entendant prononcer le mot de dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l’air  ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat.» (F. Engels) du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l’air  ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat. » (F. Engels)
        La guerre civile en France (Marx, 1871) :
        Partie 3 : http://www.marxists.org/francais/ait/1871/05/km18710530c.htm
        Les 4 parties : http://www.marxists.org/francais/ait/1871/05/km18710530.htm

      2. Un puits ouais, sans fond, tout c’que on y jette y disparait à jamais, jusqu’au prochain curage sinon.

  4. Profitant de cette plongée dans l’histoire du mouvement ouvrier et de la naissance de l’Association internationale des travailleurs, comment ne pas évoquer, au-delà de l’affrontement historique entre Bakounine et Marx, l’existence qui a suivi d’une multitude de courants et d’organisations qui ont en réalité emprunté à des titres divers la fois à l’anarchisme et au marxisme ? Depuis les anarcho-communistes (dont Kropotkine est un représentant), les communistes anarchistes très représentés en Italie, sans oublier le marxisme libertaire proche du trotskisme autogestionnaire, ou bien le conseillisme très présent en Allemagne et au Pays-Bas et bien sur le luxemburgisme.

    Une occasion aussi de rappeler que si communisme, marxisme et stalinisme (ou maoïsme) sont selon certains assimilables, d’autres ne le considèrent pas ainsi en se référant précisément à cette histoire tourmentée et complexe.

    1. Ce qui court dans cette histoire comme une promesse non-tenue, c’est l’exigence de démocratie directe, comme moyen et comme but.

      1. @Marlowe: oui! le souci, c’est que quand on se met à vous parler de constitution et de lois, vous vous barrez.

      2. à Leo,

        Les constitutions et lois ont à être définies, décidées et mises en application par des assemblées fonctionnant sous le régime de la démocratie directe.
        Ne confondez pas démocratie directe avec idéologie de la pure liberté.

    2. On peut toujours trouver des différences. La question qui fait mal est de savoir si une seule de ces variantes peut exister sans un niveau très élevé de violence et de censure. Ceux qui ont essayé pensent que non. Certains pensaient que non même avant d’avoir vu la fin de l’expérience. Pourtant, l’utopie demeure dans quelques esprits chagrins parce que l’on n’aurait pas encore essayé la « bonne » version. On oublie au passage qu’aucun de ces régimes n’a tenu ses promesses d’égalité et d’universalisme. Mais c’est la méthode shadock : si la fusée a 1 chance sur 1000 de marcher, il faut se dépêcher de rater les 999 premiers lancements pour que le 1000ème réussisse.

      « Plus ça rate et plus on a de chances que ça marche. »

      1. C’est plutôt à cause de mon monocle que j’ai du mal à voir tout le bonheur que ces régimes ont apporté aux peuples.

      2. @Gu Si Fang

        Oui, tout juste, c’est exactement comme pour le libéralisme en Europe. S’il n’a pas encore apporté la paix, la prospérité et l’abondance à tous, c’est parce que l’Europe n’est pas encore assez libérale, parce qu’on n’a pas encore essayé la « bonne » version du libéralisme. C’est pour ça qu’en Grèce par exemple, on ne peut pas faire l’économie d’un niveau très élevé de coercition et de misère. Et qu’à Gênes en 2001, le G8 n’a pas pu exister sans un niveau très élevé de violence.

        Plus le libéralisme rate, plus il faut continuer le libéralisme, la millième tentative sera la bonne.

        😀 (rire jaune, mais rire tout de même)

      3. @ Agnès

        Je ne sais pas quelle distance reste encore à parcourir de la démocratie libérale à l’utopie, mais je pense que le collectivisme – dans toutes ses variantes, socialiste, communiste, fasciste, extrême-droite – est loin, loin derrière. De plus, dans une démocratie libérale, des petites formes de communisme volontaire sont possible : associations bénévoles, mutuelles, monastères, communautés hippies etc. L’inverse n’est pas vrai. Un libéral qui désire vivre librement sans déranger les autres dans un pays collectiviste n’est pas autorisé à le faire, pas plus qu’un excentrique dans le passé, qu’il soit homosexuel, juif, protestant, vendéen, tootsie, etc.

    3. L’anarchisme est une illusion, un rêve porteur d’espoir, un escalier pour aller quelque part.
      Ca commence avec Aristote pour lequel l’anarchie serait une situation dans laquelle les esclaves n’auraient pas de maître – ce qui ne me semble pas très clair, car sans maître il ne peut y avoir des esclaves.
      Le phénomène du pouvoir est inséparable des phénomènes de groupe. Le Tea Party n’est pas vraiment un mouvement anarchiste, car il est assez manipulateur pour accumuler du pouvoir politique – il veut sa place, une place au soleil. Il y a pourtant des sentiers permettant d’aller vers un état exempt de pouvoir. Il existe des groupes où les rélations entre les individus se font sur la base de l’autorité et non sur le pouvoir. Autorité voudrait dire dans ce contexte compétence, savoir-faire, expérience……Mais cela ne peut fonctionner que dans un groupe relativement homogène, à taille humaine.

    4. @François Leclerc: Oui! Rosa Luxembourg! Les gens du parti socialiste aux Pays-Bas, je les ai rencontrés et ils lisent tous Rosa Luxembourg. Certains sont venus aux rassemblements des indignés d’Amsterdam avec des T-shirt à l’effigie de la très grande Rosa.

      @Paul: êtes-vous sûrs que l’on peut faire autre chose que considérer le marxisme comme étant lui-même un champ où sont mis en rapports des dominants et des dominés?

    5. Entre les extrêmes, on a aussi l’associationnisme qui recherche une combinaison plus favorable du je et du nous.
      Emile Durkheim fait un historique des corporations et montre qu’elles ne sont pas une forme propre à une époque, mais qu’elles existent depuis fort longtemps (cf De la division du travail social). Il note que le pouvoir des corporations conduit à leur perte quand il devient trop puissant, ce qui a provoqué de nombreux mouvements de balanciers dans l’histoire où les corporations sont passées plusieurs fois d’insignifiantes à incontournables.
      Est-ce que le CESE (Conseil économique et social, 3ème chambre représentative) pourrait être un lieu de reconstitution et de régulation des corporations en adéquation avec notre époque, en « harmonie avec les nouvelles conditions de l’existence collective » comme dirait Durkheim?

  5. La propriété privée industrielle est centrale dans le développement massif des produits, qui ont évolués technologiquement avec le temps, passant de la radio, à la télévision et enfin l’internet. Les secteurs industriels sont très nombreux, et se caractérisent par un éclatement de la fabrication du produit, avec des revenus allant de misère jusqu’à l’extrême richesse, ainsi que des pollutions environnementales et climatiques, influençant l’équilibre de vie.

    Le capitalisme est née avant la renaissance, période des Lumières, avec des entreprises privées sur le sol anglais fabricant du charbon, ou encore la compagnie des Indes Orientales qui ne recevaient que marginalement des ordres de la Royauté anglaise. A partir de la magna carta, le développement de la City a été au fur et à mesure du temps plus indépendant, prenant des choix commerciaux sans avis politique ou monarchique.

    L’industrialisation des sociétés a succédé à la Révolution agricole, les pays occidentaux ont été les premiers à la développer, avec l’ Allemagne, la France, les Etats-Unis et l’ Angleterre. La protection des salariés et l’interdiction du travail des enfants ont été des combats de l’époque, qui fût parfois très violent entre le patronat et la naissance de collectif, qui se sont appelés plus tard, syndicat. Les femmes ont aussi participé activement à l’industrialisation, plus massive en temps de guerre, elles ont acquéris une expérience, qui leur était plus marginale avant.

    Les industries se sont très vites configurer en trust, d’où des lois anti-trust, du fait de leurs places décisives sur les marchés, avec des conflits d’intérêts à leurs avantages, et au détriment des consommateurs et des salariés. Toutefois, à l’époque, la propriété privée industrielle était vue comme nationale, avec l’image de fleurons et de capacités techniques plus avancées par rapport à d’autres pays.

    La tendance a globalement changé, avec une dispersion de fabrication des produits, une vision que le pays d’origine de construction ou de spécialisation de la fabrication d’un produit n’était plus un critère économique. Ce type de propriété privée a peu à peu déplacé ses usines, vers des secteurs qui permettaient des marges bénéficaires, incomparable par rapport aux lois nationales, ce qui fait disparaître la notion de nationalité, allant vers les multinationales.

    Les délocalisations cassent toutes visions d’une économie basée sur les protections sociales, l’implication des salariés (par les syndicats) et le travail des enfants (qui est présent en Asie). Ce nouveau circuit de fabrication n’inclue pas des dimensions sociales, écologiques ou de revendications quelconques, la Chine en est un exemple parmi d’autres pays, qui exploitent les travailleurs avec des salaires de misère, et sans protection sociale, s’accompagnant dans leurs cas d’un mode de vie cher en prix, constrastant avec les épisodes économiques bon marché en Occident.

    L’émergeance des problèmes écologiques, qui se situent au niveau local comme planétaire, concernant les industries, avec le réchauffement climatique dont les industries de l’énergie émettent en surcapacité biologique du Co2 et du méthane dans l’atmosphère, ne sont plus compatible avec le productivisme actuelle. De nombreuses régions, où les industries sont présentes, sont vide de lois environnementales ou climatiques, et le commerce international, peu localisé par sa doctrine, créer un phénomène d’emballement du réchauffement climatique actuelle. De plus, les pollutions diverses issues de l’industrie sont oubliés après le départ de l’usine ou inexistante sur les nouvelles régions, post-délocalisation.

    La propriété privée industrielle ne concerne que des conseils d’administration, des actionnaires ou des spéculateurs pour qui les anciens enjeux ou les enjeux actuels peuvent être contourner par la baisse des taxes douanières et des vides législatifs, en aucun cas les pertes (parfois) colossales liés à ce travail, ne font partie de l’équation, qui est celle de réaliser un maximum de profit.

  6. parmi toutes les propositions la plus fun est sans conteste celle de John Prout
    (je ne sais pas si en anglais cela fait le même effet)
    faire sortir l’allemagne de la zone euro
    c’est celui qui dit qui y est!

    1. vigneron à nouveau en pétard…
      Linkons pour voir…
      Sujet brûlant.
      Je ne vois pas trop comment cela s’articule avec le plat du jour.
      Je me perds en conjectures (j’adore ces expressions à la noix).

      1. 23 août 42 Piotr.
        Et si c’est pas digne d’un manifeste anar-chrétien, j’sais pas moi à la Tolstoï, c’en est pas loin…

      2. @ Vigneron

        C’était un peu la sens caché de ma question à Marlowe sur l’anarcho-centro-christianisme.
        A la Tolstoï, ouais.

      3. Un centriste Tolstoï ? … euhhh… guère épais comme centriste kamême, même la Règle d’or de cet ermite là n’avait pas grand chose à voir avec celle chère au coeur centriste du futur François l’Ermite de Bordères.

      4. « Beau comme un curé mort » ? C’est un peu tendre Marlowe non ? Un peu prépubère même. Non non dans l’genre y’a mieux, plus accompli, plus efficace pour tout dire : Viva la Muerte ! Ça ça pète et ça fédère du lourd et du saigneur, mon enfant.

      5. OK Vigneron, ça m’arrive d’écrire des conneries. Coup de martinet justifié.
        @ Marlowe
        Je ne suis pas croyant, mais la chasse aux curés ne m’intéresse pas.

  7. Un peu d’histoire groupusculaire.
    Les rencontres internationales de Saint-Imier 2012
    http://www.anarchisme2012.ch/

    D’après mes infos, tout s’est bien passé, hormis un commando de végétariens extrémistes qui a tenté de renverser le barbecue.

    1. D’après mes infos, tout s’est bien passé, hormis un commando de végétariens extrémistes qui a tenté de renverser le barbecue.

      Et l’entartage (bien mérité) du bateleur Aristide P. Et de façon plus sérieuse et dramatique, l’arrestation par le SO15 de deux compagnons britanniques à leur retour sur l’île de Grande Bretagne.

      Mais effectivement il faisait beau, la bouffe vegan était extra, les conférences intéressantes (bien qu’inégales) et cette R.I.A., pourtant à durée limitée dans le temps, a été la preuve -avec ses 3000 à 5000 à participant-e-s- qu’une société basée sur d’autres principes que ceux ayant actuellement cours est tout à fait réalisable.

  8. beaucoup de confusion dans votre intervention me semble-t-il Mr Jorion, ou de parti pris. Vous oubliez que l’héritage marxiste ne se réduit pas au seul courant « communiste ». Il y a le courant social-démocrate, le courant « conseils ouvriers », etc. Dans la révolution/guerre civile espagnole, vous mettez justement en cause l’attitude des staliniens qui favorisèrent, sur l’ordre de Moscou, la victoire de Franco en empêchant toute solution révolutionnaire. Mais cela n’excuse pas la position des anarchistes espagnols qui furent eux aussi responsables de la tragédie espagnole.
    Et justement l’histoire de la guerre civile espagnole nous enseigne que le conflit entre les « autoritaires marxistes » et les « libertaires anarchistes » n’est pas aussi simple que la présentation que vous en faites. Je vous conseille de lire, ou de relire, « la Catalogne libre » de G. Orwell ou les textes d’Hemingway.
    Ceci dit, bravo pour votre travail d’élucidation.

  9. L’histoire n’est faite que de gribouillages que les hommes et les femmes écrivent sur le sol du temps. Le pouvoir écrit son gribouillage et l’adore comme une écriture sublime, le lutteur passe sa vie à noircir des feuillets, les oubliés ne savent pas écrire… pas encore. Subcomandante Marcos

  10. Un peu d’idéalisme peut être, mais une « bonne » théorie pour contrer les dégâts du capitalisme ne serait-elle pas une théorie « insécable », qui évite la scission addictive des groupuscules ?
    Toute théorie qui permet de faire deux groupes n’est pas bonne. Revoyez vos copies, élèves Bakounine, Proudhon, Marx, Engels, …

    Au fond, la scissiparité du peuple de Gauche est-elle d’origine sociétale (donc quelque peu « acquise »ou lié à l’être-à-Gauche lui même (donc plus « innée ») ?

    Genre de questionnement analogue à celui que vend Etienne Klein pour les médias après le boson de Hips (ou la boisson de Higgs, j’sais plus) : Les particules préexistaient-elles à la loi qui les régit ou au contraire, la loi préexistait et la particule ne pouvait que s’y conformer (la « loi » étant ici le mécanisme qui « donne leur masse » aux particules, par échange de boisson de Hips…)

  11. Je me suis attachée à décrypter les discours type extrème droite afin de les « repérer » vite. Mon résultat est : des virages surprenants dans la défense des traditions (religieuses notamment) au milieu de tonne de propos semblant défendre une sorte de liberté quasi absolue surajoutées de considérations sociales à faire pâlir d’envie le plus empathique des humains.

    A mon sens, la ruse « impôts » tient en la mémoire l’inconscient collectif de l’impôt mortel, comme ceux des histoires des contes d’antan, où les gens se retrouvaient illico dans la misère après le passage de ceux qui prélevaient l’impôt de l’époque. Le rejet de l’impôt par ce qui est nommé (pour moi absurdement) l’opinion publique’ , leur permettra de tuer l’impôt redistributif, qui est la forme d’impôt qui les gène , je crois.

  12. Le retour à l’or, l’un des thèmes mis en relief par le député et star du Tea Party, Ron Paul, n’est que de la propagande électorale.
    En effet, de nombreux Républicains son inquiéts face aux évolutions, ils craignent l’inflation et se font des soucis à propos de l’avenir du dollar.
    Mais la finance ne serait jamais d’accord avec un retour au goldstandard, car celui-ci serait considéré comme une énorme contrainte, qui pourrait freiner la spéculation et toutes sortes de manipulations financières. Ron Paul brasse de l’air.

  13. En quelque sorte, il y aurait un fil conducteur qui irait de Max Stirner à Murray Rothbard (http://fr.wikipedia.org/wiki/Murray_Rothbard) ou Ayn Rand (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayn_Rand), et un autre qui irait de Proudhon à Murray Bookchin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Murray_Bookchin) ou André Gorz (http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gorz).
    J’avais eu une intuition du même ordre en faisant le rapprochement avec les partis verts, dont l’origine de la doctrine tient (me semble-t-il) dans la pensée libertaire et la radicalisation de la « blogosphère libérale » dont la dénonciation de la crise prend des tournures très franchement libertariennes.
    La pression que la mondialisation exerce sur les états et les sociétés va peut-être (malheureusement) ouvrir un nouvel espace politique pour l’expression de ce genre « d’aspiration ».
    L’économie étant au fond du trou, je parierais sur la thématique technologique.
    A « surveiller » à l’avenir : quelles seront les orientations des partis pirate (qui semblent prompts à critiquer l’état mais moins le capitalisme à l’époque ou le net permet virtuellement à chacun de monter sa petite entreprise…)

    1. C’est avec la négation de soi que commence la religiosité,avec la critique achevée qu’elle se conclut
      Max S…..

  14. Femme blonde, hôtel, petit garçon qui court dans l’hôtel, – film en noire et blanc, ça évoque du Bergman, oui mais lequel ? Peut-être une histoire de soeurs et/ou prostitution…

    Im Anfang war das Word.

    C’est avec la Renaissance que commence le désastre actuel, lorsque l’homme a commencer à se regarder et à s’ausculter lui-même, – comme l’a très bien vu Rousseau ensuite, cela inaugure la compétition avec l’image de soi, l’ideal du moi et les autres, l’identification impossible à l’ideal et donc le joug de l’ordre (Ici c’est moi et non JJR)

    Lorsqu’on fait entrer des sujets dans une salle d’attente munie de miroirs, un petit cabinet des glaces après leur avoir infligé une sorte de déception personnelle, sous forme d’un jugement négatif, le fait d’être confronté à cette image du miroir provoque une fuite anticipée du lieu en question, par rapport au même lieu sans miroirs…

    Une autre façon de remarquer cette hantise de la comparaison permanente dénoncée par Rousseau déjà, est le PIP, primus inter pares qui n’est qu’un dénégation de sa propre faiblesse, une méthode Quoué.

    Et en fait Foucault a contribué a masquer ce phénomène : socialement il peut sembler que le panoptique crée le trop de visibilité, mais le simple fait de s’observer est inauguré par Socrates, suivit par la philosophie du sujet, etc Lorsqu’on demande à se connaître et de porter le regard vers soi on ne peut que constater ses faiblesses et lacunes diverses et variées. Et aujourd’hui cela se déploie dans un conformisme sans bornes et dans le désir, l’automatisme qui consiste à plaire. Plaire est déjà comme un caméléon s’adapter aux exigences de la situation, c’est pourquoi le misanthrope est le seul être libre, qui refuse la mascarade.

    Ce qu’il faudrait refuser ce n’est pas le théâtre, mais la cause du théâtre qui n’est que le pitoyable effort basé sur le constat d’une différence, d’une défaillance de soi, de compenser ce manque et ce décalage d’image pour se conformer à l’exigence de courtoisie, faire preuve l’usage du monde.

    La Genèse, voir qu’on est nu, c’est déjà constater un hiatus : je ne suis pas comme je voudrais être. Et Dieu est celui qui est… voilà la différence.

  15. lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Fourier

    Les quatre pommes

    Marx et Engels voient dans sa pensée utopique une critique radicale de la société de leur temps. Sa pensée réside d’abord dans une critique acerbe de la société industrielle qu’il qualifie d’anarchie industrielle, puis celle de la société commerçante : à Marseille, Charles Fourier avait été obligé par son patron de jeter des sacs de riz à la mer afin d’en maintenir le prix.

    Un soir, Fourier voit dans un grand restaurant parisien un client (pour la légende : Brillat-Savarin, le célèbre gastronome) payer une pomme 14 sous, alors que le matin-même à Rouen, ville qu’il vient de quitter, il venait d’en acheter une pour le centième de cette somme ! Pour Fourier, une telle distorsion dans les prix est totalement injustifiée et condamne toute société fondée sur l’échange tarifé et la concurrence.

    Cette remarque lui inspire une théorie sur le progrès de l’humanité, jalonné par quatre pommes fameuses :

    celle qu’Ève offrit à Adam,
    celle que Pâris offrit à Aphrodite,
    celle qu’Isaac Newton prit sur la tête en dormant,
    et la sienne (pomme de Fourier) qui lui révèle la malfaisance des intermédiaires, la féodalité mercantile, l’ampleur de l’imposture commerciale, et à la fois le principe de l’attraction des passions humaines que lient les messages de la pomme !

  16. A propos de Bakounine, lire le beau texte que Vassili Golovanov lui consacre dans Espace et labyrinthes aux éditions Verdier. Golovanov, l’écrivain des Voyages Insensés (à mon sens un des plus beaux livres de ces dernières années) visite les lieux où Bakounine est né et a passé son enfance : le parc de Priamoukhino, conçu par le père de Bakounine, dix-huitièmiste enflammé, comme « le modèle d’un monde harmonieux où la nature aurait pleinement sa place ».
    Aujourd’hui à l’abandon, le parc est devenu un lieu de rendez-vous pour des jeunes anarchistes russes qui tentent de le remettre en état.  » Les groupes anarchistes en Russie sont peu nombreux : tous, d’une façon ou d’une autre, sont liés à l’activisme écologiste, à la militance antiguerre et à la défense des droits de l’homme. Pour les autorités, l’anarchisme est toujours dérangeant dans la mesure où il s’interroge sérieusement sur les contradictions insolubles : travail et capital, l’homme et la terre, vivre selon sa conscience et/ou vivre selon la vie « réelle » (….) L’anarchisme m’a toujours intéressé. A tel point que j’ai écrit un livre sur Nestor Makhno, sans lequel il est impossible de démêler le noeud de la guerre civile (…) Ce sont eux, les anarchistes et les « antifaf » qui seront avec le temps les vrais opposants (…) Génia et Galinka, 15 et 16 ans, lycéens ; Génia- le- Grand, de Saint-Petersbourg, éditeur de la revue samizdat Couteaux et Fourchettes, auteur de textes sur internet ; Piotr, 26 ans, professeur de philosophie; Dimitri, 20 ans, amateur de randonnées en montagne, étudiant dans une université de management (…) Parmi les gauchistes, il n’existe pratiquement aucun mouvement qui, d’une façon ou d’une autre, ne flirte avec l’anarchisme. Kropotkine, Tolstoï, Gandhi. De sacrés labels d’humanité. Des personnes estimables. Il reste à voir si Bakounine a sa place dans cette liste. »

    Pussy Riot, Bakounine ; même combat ?

  17. Ici, un militant du NPA – remarquable blogueur, même si nous n’avons pas les mêmes opinions politiques – essaie de placer Rosa Luxembourg entre l’anarchie et la social-démocratie, pour forger le concept de social-démocratie libertaire. Il y parle de Kant qui serait à l’origine de la scission entre anarchistes et socialistes. Il y démontre à la fois les excès et les avantages de l’anarchisme et du bolchevisme, en témoignant que Rosa Luxembourg a pris du côté de ces deux branches. Il termine par une note intéressante entre le « je » et le « nous », qui est toute à fait intéressante. http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-corcuff/220909/rosa-luxemburg-1871-1919-des-contradictions-de-l-action-emancipatr#comments

    « au fond de moi, je me sens beaucoup plus chez moi dans un bout de jardin comme ici ou dans la campagne, sur l’herbe, entourée de bourdons que… dans un congrès du parti. À vous, je peux bien dire tout cela : vous n’irez pas tout de suite me soupçonner de trahir le socialisme. Vous le savez, j’espère malgré tout que je mourrai à mon poste, dans une bataille de rues ou au bagne. Mais mon moi le plus profond appartient plus à mes mésanges charbonnières qu’aux “camarades“ », Rosa Luxembourg: entre Georges Marchais et Georges Brassens!

    1. @Rosa Luxembourg
      Quoi de plus révolutionnaire dans ce monde de violence consumériste d’aimer ce qui n’a pas de prix préférant la valeur d’un chant de mésange charbonnière.

  18. De toutes façons il y a une chose que Jorion ne (nous) dit pas du background de son intuition qui nous vaut ce vendredi anarchisant et qui pourtant fait tenon-mortaise avec elle : qui dit capitalisme agonisant dit marxisme obsolète – libertarien en second ticket rep ou pas (on a bien eu un pur libertarien randien en foutu premier Grand Maître de la Fed pendant vingt ans and so what ?).
    Sur le retard de la gauche française, illustré encore par le mélanchonisme, je ne peux m’empêcher de repenser à la formidable saignée opérée dans les rangs de l’intellingensia de cette gauche traditionnellement plutôt rétive au marxisme lors de la commune et ses effets de long-terme pointés souvent par Rocard pour expliquer l’enkystement marxiste – comme l’allergie anti-libertaire rémanente, au-delà bien sûr de la marotte nationale du centralisme jacobin.

  19. Bonjour. Suite à vos propos autour de l’anarchisme, j’ai lu cet été un ouvrage brillant de Jean Claude Michea, (Le complexe d’Orphée) chez Climats Flammarion dont je partage l’essentiel des analyses, et quelques unes des prospectives. Vos propos concernant les marxistes et les anarchistes (Bakounine) rejoignent cette réflexion qui me paraît très féconde. Je vous engage, si cela s’avérait nécessaire, à parcourir ces pages d’une vigueur et d’une lucidité étonnantes. On y parle du passé, du présent, et de l’avenir bien sûr. Le regard de ce philosophe mérite le détour, qui permet entre autres délices une visite chez Orwell. L’intelligence travaille aussi vite et bien mieux que les ordinateurs de Big Brother, cet ouvrage en est une nouvelle preuve. Les « gauchistes » de 1968 prétendaient avoir les « belles femmes ». Si les opposants aux politiques actuelles doivent rendre les armes, ils auront eu les belles idées. Les seules à vrai dire qui comptent. Cordialement.

  20. Si les expériences marxistes ont donné les résultats tels que prédits par Bakounine, c’est parce que ceux qui les ont tentées avaient lu et compris Marx aussi bien que Bakounine, c’est à dire fort mal.

    Un point de vue intéressant sur l’expérience russe est celui de Boris Souvarine, seul Français dans l’Histoire à avoir été membre du secrétariat du komintern (ou IIIème internationale), anti-stalinien de la 1ère heure, proche de certains anarchistes, soutien occasionnel de Trotsky, exclu du PCF (alors SFIC) en 1924, voyant dans le régime mis en place en Russie la « négation du socialisme et du communisme« , évoquant cette « orientation que nous prenions (à tort, d’ailleurs) pour du marxisme, sous l’influence d’une révolution grandiose, apparemment victorieuse, et prétendument socialiste« , affirmant que « les marxistes n’ont pas droit de cité en Russie soviétique, sauf comme emprisonnés, déportés ou comme citoyens passifs« .

    En bref, il s’est affairé pendant 60 ans à démontrer en quoi le modèle soviétique russe n’est ni du socialisme, ni du communisme, ni même du marxisme. Un personnage d’une érudition et d’une constance exceptionnelles.

    Quelques informations ici : (http://www.critique-sociale.info/67/les-vies-de-boris-souvarine/)

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