LE MONDE : Non au traité budgétaire européen ! Collectif de plus de 120 économistes, le 2 octobre

Non au traité budgétaire européen !

Texte original, non-modifié.

Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.

La crise s’explique également par l’absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l’emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une « stricte conditionnalité » austéritaire des Etats lorsqu’il s’agit de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort ». Elle leur impose des politiques d’austérité et s’avère incapable de combattre la spéculation sur les dettes souveraines, cela d’autant que sa seule mission reconnue par les traités est celle de maintenir la stabilité des prix. En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB, avec son orientation qui rend impossible toute expansion coordonnée et ambitieuse de l’activité en Europe.

François Hollande, après s’être engagé pendant la campagne à renégocier le traité européen, n’y a en fait apporté aucun changement, et, comme vient d’ailleurs de le reconnaître Elisabeth Guigou, choisit aujourd’hui de poursuivre la politique d’austérité entamée par ses prédécesseurs. C’est une erreur tragique. L’ajout d’un pseudo-pacte de croissance, aux montants réels dérisoires, s’accompagne de l’acceptation de la « règle d’or » budgétaire défendue par A. Merkel et N. Sarkozy. Elle stipule que le déficit dit structurel (hors variations de cycles économiques) ne doit pas dépasser 0,5% du PIB, ce qui condamnera toute logique de dépenses publiques d’avenir et conduira à mettre en place un programme drastique de réduction du périmètre de l’ensemble des administrations publiques.

En limitant plus que jamais la capacité des pays à relancer leurs économies et en leur imposant l’équilibre des comptes publics, ce traité est porteur d’une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels. Les pays qui souffrent de l’effondrement de leur demande intérieure seront amenés à réduire plus fortement encore leur demande publique. Alors que plusieurs Etats membres sont déjà en récession, cela menacera encore davantage l’activité et l’emploi, donc les recettes publiques, ce qui creusera in fine les déficits. Ainsi, l’OFCE prévoit déjà 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l’austérité. A moyen et long terme, cela hypothèquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables.

Au nom d’une prétendue « solidarité européenne », le traité organise de fait la garantie par les Etats des grands patrimoines financiers privés. Il grave dans le marbre des mesures d’austérité automatiques, imposées aux représentants des peuples, en contraignant leurs décisions budgétaires, dictées par une instance non élue. Le Mécanisme européen de stabilité (MES), institution anti-démocratique par excellence, pourrait proposer des prêts à des taux un peu moins élevés (5% en moyenne). Mais ces prêts seraient conditionnés à l’application d’une austérité drastique imposée aux peuples ! La garantie publique des investisseurs privés ne fait qu’encourager la spéculation, alors qu’il faudrait lui briser les reins en sortant de leur mains la dette publique. L’ensemble de l’édifice repose ainsi sur des conditionnalités anti-sociales imposées à toute aide ou intervention, et le refus d’intervention directe de la BCE pour les dépenses nouvelles. Elle va se contenter d’un rachat restrictif des titres de dette sur le marché secondaire, comme l’a annoncé récemment Mario Draghi.

Des centaines d’économistes à travers le monde, rejoints en ce sens par certains prix Nobel d’économie comme Joseph Stiglitz et Paul Krugman, ont largement critiqué le non-sens économique de la politique actuellement à l’oeuvre en Europe. Le constat est sans appel : l’austérité est à la fois injuste, inefficace et anti-démocratique.

Nous pouvons faire autrement. L’avenir de l’Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de crise. Une expansion coordonnée de l’activité, de l’emploi et des services publics serait aujourd’hui possible en Europe, notamment par le financement direct sélectif et à bas taux par la BCE des organismes publics de crédit. Pour que l’UE mette en oeuvre cette politique, il est urgent de réformer et de démocratiser ses institutions. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l’UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance, notamment en interdisant les échanges d’obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvements de capitaux spéculatifs.

Les défis sociaux et écologiques d’aujourd’hui sont immenses. Il est urgent de changer de cap pour sortir de la crise par le haut. Il est possible de défaire le sombre bilan des politiques libérales d’une France qui comprend 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. Pour s’en donner les moyens, il faut briser l’étau des marchés financiers et non leur donner des gages. C’est pourquoi nous refusons la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

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194 réflexions sur « LE MONDE : Non au traité budgétaire européen ! Collectif de plus de 120 économistes, le 2 octobre »

  1. Bravo. Lire également l’article du Canard du 26 septembre dernier “Les farces et attrapes du traité européen” : édifiant !

  2. on ne va pas vers une europe démocratique, on fait comme si mais non ce n’est pas ça.
    c’est vers une dictature que l’on va, le peuple restera loin de ce qui est important.
    c’est couru d’avance, tu votes pour quelqu’un et tu crois que cette personne va faire quelque chose et que ta situation va s’améliore.

    il n’y a rien qui s’améliore c’est encore plus pire qu’avant.
    le seul pour lequel ça s’améliore c’est celui que tu as mis en place et qui est aux contrôles des manettes. Alors lui il vit bien ses poches sont pleins tout va bien.

    pour que ça s’améliore pour nous il faut que nous aussi soyons aux contrôles des manettes.
    personne ne croit plus dans les promesses des politiques, s’ils font quelque de bien pour le peuple c’est sans doute une erreur.

    il est temps qu’on tire un trait et qu’on passe a un système nouveaux plus démocratique
    ou ceux qui sont élus auront des comptes a rendre pendant et a la fin de leurs mandats.
    et non pas comme c’est le cas actuellement quand ils sont élus ils font tout et n’importe quoi en ne respectant pas leurs paroles.

    1. Enfin! Quelqu’un sur ce blog donne de bonnes perspectives pour l’avenir. C’est le peuple, lorsqu’il aura compris, qui va gouverner… un jour peut-être ou peut-être pas. Nous sommes passés en quelques mois de 1933 à 1940. N’attendons pas les Jaurès, Roosevelt ou De Gaulle, ils sont là dans nos rangs. Pourquoi faut-il toujours attendre un chef? Créons le. On ne peut pas bâtir sur l’existant. Hep: “…du passé,faisons table rase”. Mais pour ça, faut s’unir et lorsque nos oligarques lisent ce blog( et d’autres d’ailleurs ) ils sont rassurés. C’est pas pour demain.

      1. C’est le peuple, lorsqu’il aura compris, qui va gouverner…

        Ce serait une première mondiale…;–))

      2. De plus, je crains que le peuple ne soit complètement con.

        Près de deux Français sur trois (64%) voteraient en faveur du traité budgétaire européen s’il était soumis à référendum, contre 36% qui le rejetteraient, selon un sondage BVA publié lundi 1er octobre par “Le Parisien/Aujourd’hui en France“”

        A moins que les sondeurs ne soient de purs escrocs ?

      3. Joli sondage réalisé sur un minimum de personnes sélectionnées au préalable. Je ris mais qu’est ce que je ris avec un échantillon de 991 personnes représentatives de la société française. On fait dire ce que l’on veut dans cette perspective. Par voie référendaire, nous aurions vu 64% de non !
        ps : 0.000015246% de la population donc c’est comme si vous étiez à 50 mètres d’une cible pour fléchettes et que l’on vous demande de tirer au centre. En inclinant la cible à droite bien sûr !

  3. Je regarde ” Noire Finance ” et j’ai très peur. Où l’on comprend que si nos gouvernants ne réagissent pas rapidement, la guerre est pour demain et la misère pour nous. C’est clair de chez clair. J’espère que beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens regardent ARTE ce soir.

    C’est ” Édifiant ” !

    Rien de nouveau par rapport à ce blog que je suis depuis pas mal de temps, mais disons que le documentaire ” Noire Finance ” est très bien fait, très pédagogique et permet de rassembler les morceaux de puzzles lu ici mais que j’ avais du mal à placer parfois dans ma petite boîte crânienne.

    Merci M. Jorion.

    Il est temps de mettre à bas ce système financier, cela ne fait aucun doute !
    ( Sinon c’est Auschwitz II pour tout le monde ).

  4. Sur le TSCG.

    Jacques Sapir

    Un appel condamnant le Traité européen dit TSCG, provenant d’économistes dont certains sont liés au Front de Gauche, m’a été soumis. Si j’en approuve de nombreux points, et en particulier la conclusion (l’appel à ne pas ratifier le TSCG), cet appel me semble devoir être source d’importantes confusions sur la situation actuelle. C’est pourquoi je ne m’associerai pas à cet appel, que je publie néanmoins avec mes observations (en rouge).

    http://russeurope.hypotheses.org/133

    1. Ouais, il est pas d’accord sur grand chose, il se démarque, mais je ne sais pas s’il aura la balle. Sapir sait pourtant qu’utiliser sa tête est une bonne chose…et pas qu’au foot.

  5. Espérons que les économistes réunis en collectif auront tantôt l’audace d’informer le bon peuple de ces évidences:

    -l’usure; tout taux d’intérêt doit être prohibé.
    Sans cela, solutionner la dette demeure un travail de Sisyphe.

    -le chômage n’est pas un problème, c’est une solution.
    Le maintient d’une subordination au capital pour accéder aux ressources est un obstacle à notre évolution. Les économistes post-capitalistes planchent déjà sur le découplage travail/activité/emploi/revenu.

    -l’euphémisme anti-démocratique est un dangereux anesthésiant.
    Quel arbitraire manque-t-il encore à notre régime pour être qualifié de dictature continentale européenne?

    -la métonymie les marchés abrite les despotes capitalistes et leurs sbires derrière leurs structures. Démasquons-les.

    Salutations anarchistes

  6. Plus de 120 économistes proche du Front de Gauche lancent un appel contre le pacte budgétaire européen :

    “L’austérité est à la fois injuste, inefficace et antidémocratique. Nous pouvons faire autrement. L’avenir de l’Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de crise. Une expansion coordonnée de l’activité, de l’emploi et des services publics serait aujourd’hui possible en Europe.”

    Jacques Sapir, économiste pourtant lui aussi proche du Front de Gauche a refusé de signer ce texte :

    “Le drame de ce texte est ici que ses auteurs n’explorent pas les alternatives et évitent de se confronter avec de déplaisantes réalités. (…) Le TSCG est le produit d’une stratégie qui vise à la survie coûte que coûte de la zone Euro. Soit on accepte cette stratégie, et on ne mégotera pas sur ses conséquences (comme le dit sans fard Jean-Marc Ayrault), soit on la refuse. Si l’on veut RÉELLEMENT refuser le TSCG il faut alors en tirer TOUTES les conséquences et appeler à la dissolution rapide de la zone Euro.”

    Le M’Pep, courant souverainsite du Front de Gauche, se désolidarise de cet appel fédéraliste :

    “Les signataires font l’impasse sur les origines fondamentales de la crise et sa raison principale : l’euro lui-même ! (…) Le diagnostic erroné de ces économistes les conduit à des propositions naïves et inefficaces, fondées sur un fédéralisme furtif. (…) Il est temps de reconnaître que si l’on veut vraiment sortir de la crise il sera nécessaire de sortir de l’euro et de l’Union européenne de manière unilatérale, pays par pays.”

    http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/les-economistes-du-front-de-gauche-contre-le-traite-budgetaire-a57227823

    1. Fallait oser : taxer de naïveté ces 120 économistes tout en prônant une solution telle que “sortir de l’euro et de l’union européenne de manière unilatérale , pays par pays “.
      Juste une question : quel pays serait le dernier à garder l’euro , car selon le principe du “pays par pays” , il en faudrait bien un , de dernier ?

      1. Je trouve çà aussi assez utopique, pour des raisons similaires à celles du m’pep :

        “Au total, les trois principes hégémoniques et exclusifs qui fondent le dogme de l’Union européenne – lutte contre l’inflation, concurrence « libre et non faussée », libre-échange – empêchent par nature la coopération, la solidarité et toute gestion politique de la zone euro. C’est pourquoi il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de « gouvernance » économique de la zone euro. C’est pourquoi les propositions de ces économistes ne pourront pas aboutir car elles nécessitent une modification des traités européens. Or, pour modifier ces traités, il faut l’accord unanime des vingt-sept pays membres. Est-il sérieux de laisser croire qu’un tel accord serait possible à brève échéance – car c’est à brève échéance qu’il faut juguler la crise – surtout pour adopter des mesures de gauche comme le contrôle de la finance ? Croit-on vraiment que les Vingt-Sept vont virer à gauche dans les quelques mois ou années qui viennent, rendant ainsi possible une révision progressiste des traités européens ?”

        “Pour ces économistes, il semble aller de soi qu’il n’y a plus rien à demander à l’échelon national, et qu’il faut désormais se tourner exclusivement vers Bruxelles. Le gouvernement socialiste français doit se frotter les mains, puisque ces économistes de gauche et même d’extrême gauche viennent de l’absoudre de toute responsabilité dans le règlement de la crise. Le Parti socialiste devrait même soutenir ces propositions car elles n’ont aucune chance d’aboutir et ne constituent que de sympathiques vœux pieux. Comment, en effet, à court ou moyen terme, les Vingt-Sept pourraient-ils se mettre d’accord sur ces mesures ?”

    2. Le m’pep n’est pas un courant du FdG, et les souverainistes prônent une “autre europe”, ce qui n’est pas son cas.

  7. Je viens de voir l émission de Arte , plus clair y a pas , respect à vous Monsieur et aux réalisateurs .

  8. Vous rêvez complètement ! Les députés vont voter le texte et on en parlera plus la semaine suivante, comme d’habitude.
    Certains hommes politiques qui auraient pu faire pression sur François Hollande ne l’ont pas fait en temps opportuns (piètres stratèges ou manipulateurs, je ne sais plus quoi penser). Quoi qu’il en soit, c’est trop tard maintenant. Ils ont beau brailler, ils ne comptent plus…
    Finalement j’en viens à penser qu’internet ne sert à rien… du moins pour les choses importantes.

    1. Bien sûr cela passera, évidemment d’ici peu les grands médias n’en parleront plus.
      Les seuls personnes pouvant faire pression sur les politiques sont les grands argentiers.
      Les politiques n’ont aucun impact entre eux, ils sont juste des coureurs de fond qui selon la période et le moment se retrouvent à la tête ou en queue de peloton se passant le relais mais certainement pas les porteurs d’une flamme idéologique.
      De plus dans une idée de convergence des cultures entre l’Europe et les Etats Unis, le bipartisme commence à prendre solidement racine, et étant donné que les deux antagonistes s’accordent, l’affaire est entendue.
      Concernant internet votre constat sur son utilité dépend de vos attentes, si vous espérez influencer les donneurs d’ordre ou la masse inconsciente à travers un blog ou juste un commentaire, alors oui il ne sert à rien. Mais si vous l’utilisez pour accroître et partager vos connaissances sa richesse est sans pareil avec sa multitude de point de vue et le fait que vous choisissez le temps alloué au traitement de l’information qui vous intéresse.
      Connaitre le passée permet de comprendre le présent pour prévoir l’avenir, acceptant implicitement l’immuabilité de ce future malgré les actions entreprises, tel la femme allant voir une voyante pour connaitre son destin qui de fait accepte l’inéluctabilité de celui ci sans le vouloir.
      En prolongement de votre conclusion l’on pourrait dire la vérité ne sert à rien, la liberté ne sert à rien.

  9. Beau texte, efficace, percutant même.
    On aimerait pouvoir soutenir aussi, bien que non gratifiés du titre d’économistes…
    Vous voulez pas co-financer l’impression sur des baches de 6 m² et les envoyer à des contacts dans ttes les grandes villes de france ?
    Je me charge d’aller placarder celle de Montpellier :p

    Sinon au pire, avaaz ?

  10. Ce communiqué + “Noire Finance”…
    Que de chemin parcouru, tout de même, en quelques années, pour que ce type d’analyse soit mis en forme et diffusé à cette échelle, par un quotidien comme Le Monde ou par une chaîne comme ARTE. Pas de quoi pavoiser, vu les batailles qui s’annoncent, mais tout de même : de quoi se sentir (au sens propre) ragaillardi.

  11. Les lacunes des traités européens précédents avaient mis en place un cadre assez pourri pour favoriser le déclenchement de la crise économique.
    Le p’tit dernier, qu’on s’apprête à nous imposer, va nous y enfermer pour toujours.

    Alors…!? Complot ou escroquerie : où est la différence?

    Je pense qu’il y a, de toutes façons, des limites à la servitude volontaire.
    C’est NON et je prêche pour le non.

  12. j’ai trouvé décathlon, castorama, villa verde , lerclerc et carrefour dans le même état de comptabilité de stocks anticipée sur le premier janvier et de non renouvellement des commandes de réassort ( dixit les vendeurs pas de commandes prévues avant début novembre) etc
    mon avis est que la visibilité de la récession sera réellement lisible dans les magasins d’ici deux mois, pas sur que cela ne soit pas notable dès décembre. parce que l’achalandage sera réduit au nombre de lots écoulable de façon certaine.
    d’habitude novembre et décembre représentent entre 1/10ème et 1/8ème du chiffre d’affaire annuel pour une très grande partie de commerce de distribution.
    cette configuration signale que cela vise à tenter de s’en tenir au dessous du 1/12ème et que cela aura en amont des conséquences déjà chiffrables sur les bilans des fournisseurs avant l’année 2013.( le 1èr de l’an)
    donc “on est mal” comme dirait l’autre.
    à moins que les nouveaux milliardaires prévoient un Noel à tout casser …
    il serait temps d’organiser la tournée du Père Noel. pour qu’elle ne soit pas un fiasco.

    la gestion du ralentissement devrait se gérer ailleurs que dans les problèmes de budget d’état
    si ce ralentissement est indispensable pour pouvoir réembrayer( souhaitons le) à un moment donné il serait nécessaire de pratiquer une sorte de pédagogie qui permette de préserver une unité sociale suffisante.
    si nous laissons se constituer une masse de gens trop importante n’ayant plus accès à la consommation par le simple effet de rupture de stock qui va engendrer une baisse des produits de recyclage ( par l’effet des soldes ou du tri de la mise au rebus) dès le printemps nous aurons à gérer les effets de la carence de consommation qui pourrait transformer le régime sec en drame social . d’autant qu’à ce moment là il est prévu d’asséner des taxes supplémentaires…

    1. j’ai creusé la question 1 pour voir si je n’avais pas la berlue 2 pour tacher d’en cerner la ou les causes
      résultat
      il paraitrait que ceci est la conséquence de l’application d’une mesure sarkozienne qui a fait voter le fait de diminuer de moitié le crédit fournisseur anciennement de 90 jours pour les grosses boites et désormais de 45 jours. cela représentant un problème de trésorerie( faire l’avance des stocks avant retour sur vente directe pour payer son dû, cela contraint les boites qui manoeuvrent de grosses quantité et réalisaient des placements en bourses des sommes stockées pendant les 90 jours à réviser la notion de stock et de transit financier.
      l’idée devait être d’augmenter la tension coté gestion de stock, retourner à des bénéfices réalisés sur l’activité plutot que le boursicotage, éventuellement renchérir les banques par le fait de contraindre les entreprises à emprunter pour résoudre des problèmes de trésorerie selon les hauts et les bas d’activités.
      il semblerait qu’il y ait eut de l’idée dans la mesure
      mais que le résultat ne soit pas celui escompté.
      les boites tentent de regagner pour partie le montant des pertes financières en vidant les fonds de stocks sans l’avantage pour le consommateur que serait les soldes. mais le consommateur moins porté à consommer consommera encore moins s’il ne trouve pas sa taille dans le rayon chaussure( il n’achètera pas un 35 ou un 39 s’il fait du 37)
      les boites stoppent tout bonnement les commandes de réassort pour vider les arrières boutiques limitant de surcroit la casse de l’avance de fonds , et se calquant sur le ralentissement des échanges qui se fait de plus en plus sensible;
      bref on ralentit pour suivre le ralentissement ce qui devrait logiquement mener à ralentir encore plus.
      ( les fournisseurs tenteront aussi de ralentir la production puisqu’il y a ralentissement des commandes…)
      et en bout de course s’il y a ralentissement des échanges il y aura aussi ralentissement coté TVA après un trimestre de ce petit jeu
      ça nous promet de bons alibis pour justifier un impôt exceptionnel circonstancié
      un impôt pour compenser une perte organisée mène t-il à sortir du problème?

  13. la plus grosse supercherie, c’est que jamais il n’a dit que le prochain traité est en court de préparation ,Merkel y pourvoit.. sans les Français..
    comme aux échecs, Merkel a un coup d’avance.. je pense que Hollande sera echec et mat en décembre..et nous avec..

    Europe : « l’oubli » de François Hollande
    On ne dit pas tout aux Français sur l’Europe ! Pendant que le gouvernement mobilise toute son énergie à faire voter le traité budgétaire européen par le maximum de députés socialistes, les autres pays européens construisent l’Europe de demain… sans que les Français ne le sachent.

    Encore un nouveau traité ?
    Oui, le traité budgétaire a toujours été imaginé comme une étape. Ce qui est en préparation, je cite le mandat confié aux trois plus grands dirigeants européens, le président du Conseil, de la Commission et de la Banque centrale, c’est « l’intégration politique, financière, budgétaire et économique de la zone euro

    Mais la France n’est pas au courant ?
    Bien sûr que si. Elle a donné aussi ce mandat le 23 mai, juste après l’élection de François Hollande. Et en juin, Angela Merkel a confié à François Hollande que l’Europe abattra ses cartes en décembre. Mais le président ne nous a rien dit, les Français sont trop occupés à débattre du traité d’il y a 6 mois. Pendant ce temps, un groupe de travail a préparé un document intermédiaire dévoilé il y a quelques jours. La France a participé à ce groupe de travail sur « le futur de l’Europe », en qualité d’observatrice seulement !

    http://www.rmc.fr/editorial/305706/europe-l-oubli-de-francois-hollande/

  14. La regle des 3% et des 60% de Maastricht n’a pas ete respectee par la France, ni par la plupart des pays europeens dont l’Allemagne. Or, les traites internationaux ont une autorite juridique superieure a celle de la Constitution (en droit francais notamment). Maitenant, on souhaite mettre le meme type de regle dans la Constitution. Ces regles ne seront bien sur pas suivies. De meme que les regles de Maastricht ont decredibilise les traites internationaux de facon generale, la regle d’or va decredibiliser la Constitution (meme si le conseil constitutionnel s’en charge deja depuis longtemps). En cela, de facon tres subtile, elle est vraiment antidemocratique en ce qu’elle prevertit potentiellement un pilier de toute democratie, la Constitution, qui en etablit les regles du jeu. C’est une consequence peu mentionnee de cette modification constitutionnelle…

  15. La ‘troika’ attaquéee à Athènes: vidéo

    The Troika technical team was chased from their Greek offices on Tuesday by an angry mob of Muni workers (who proclaimed that “they got our labor rights and conditions back to the Middle Ages”). As KeepTalkingGreece notes, this is the third incident in 24 hours as since the team arrived they have had water bottle thrown at them as well as cars kicked and ‘hurled coffees’. The clip below shows the Troika member looking rather anxious as he runs from the crowd (and NewsIt reported a female Troika member seeking refuge in a bookstore). It is not just the municipal workers who are in fear though, as GreekReporter notes the unbelievable story of the re-appearance of a ‘mysterious’ CD containing the names of 2000 ultra-rich Greek Swiss-bank account-holders is now back in the hands of the Greek government as they press for bilateral taxation on those huge deposits. It seems rich and poor alike are not happy with the Troika’s exposure of tax cheats across the desparate nation.

    http://www.zerohedge.com/news/2012-10-02/troika-target-truculence-greek-tax-evaders-terrified

  16. Le ministère grec du Développement a débloqué 28,9 millions d’euros pour subventionner la construction d’un circuit de Formule 1 près du port de Patras (nord-ouest), a indiqué son bureau de presse mercredi.

    Ce cofinancement, à hauteur de près d’un tiers du projet, d’un montant total de 94 millions d’euros, a été débloqué dans le cadre des efforts du gouvernement pour accélérer la réalisation d’investissements retenus comme prioritaires mais retardés par la bureaucratie.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_la-grece-debloque-28-9-millions-pour-la-construction-d-un-circuit-de-f1?id=7849220

    C’est tout ce qu’ils ont comme priorités?

    1. voici le profil du monsieur qui a débloquer l’enveloppe, il est
      chef adjoint de département économie du ministère du développement et de de l’infrastructure. J’ajoute la boîte dans laquelle il a bossé avant de revenir en Grèce : https://www.fidelity.co.in/FidelityInternationalOpportunitiesFund.aspx

      Après ça, on ne peut douter de la compétence du bonhomme et de la pertinence de son action, puisqu’il est bien connu que de la poursuite des intérêts particuliers de quelques uns jaillera l’intérêt général…ou pas. 🙂 Comment? qui a toussé?

      1. Merci infiniment pour le rappel et l’approfondissement de ces informations, ce monsieur fait partie du personnel revenu au pays… en « accompagnement » à la structure du Troïkanisme réellement existant. C’est triste, et une fois de plus révoltant. Nos institutions restantes, (partiellement Byzantino-ottomanes ce qui n’était déjà pas forcement un cadeau de l’histoire surtout, depuis que les Grecs sous Simitis, ont cru courir la piste de la mondialisation… en Formule 1) ; nos institutions donc, véhiculent désormais l’occupation et en même temps leur démantèlement et/ou transformation accompagnant et accélérant notre mutation : La Grèce n’est plus un pays, c’est un paysage ou plutôt, un espace transformé en ce premier jardin d’acclimatation au traité budgétaire européen… Pour la petite anecdote du jour depuis Athènes, un de mes amis (chômeur aussi) est en train d’hypothéquer sa maison pour pouvoir vivre encore un an ou deux. La Grèce c’est aussi le pays de l’économie.. réelle…

        Panagiotis Grigoriou

        greekcrisisnow.blogspot.fr

    2. En période de crise écologique, tous les “sports mécaniques” qui consistent à brûler du pétrole devraient être interdits.

      1. Surtout la guerre. Sinon on pourrait faire des économies en branchant les sportifs sur des dynamos, aussi.

  17. j’ai trouvé ce reportage assez édifiant sur la problématique mondiale qui se pose quand à la gestion des ressources, et des choix économiques et politiques des systèmes de production et leur incidences sur les populations et les terres disponibles.
    cela se passe en inde
    http://www.youtube.com/watch?v=vuVFTOb-AEI
    http://www.youtube.com/watch?v=GpcnO2b1Q7s&feature=related
    http://www.youtube.com/watch?v=XItd_13Y6Zg&feature=endscreen&NR=1
    http://www.youtube.com/watch?v=edM754u6OH4&feature=related
    celui ci souligne un problème écologique et économique mondial sur le même thème.
    mais la mondialisation est partout
    et sur google actualités on peut voir que la grèce envisage dans sa situation de créer un circuit automobile type 24h du mans pour créer un nouveau pôle d’activité économique en Grèce
    notre traité européen permet -il un cadre d’avenir à ce type de paradoxe?
    est-ce cela le développement à venir?
    quel est le sens, que les questions de forme tentent d’occulter, que tout cela recèle?

  18. A moyen et à long terme, cela hypothéquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables

    Le problème est bien de sortir du cadre ou d’aller vers une transition économique, ce qui est pour moi strictement équivalent.
    Organiser la transition économique vers un modèle de développement respectueux de nos ressources fossiles et de l’environnement nécessite de pouvoir dégager des investissements considérables. C’est ce que disent les pétitionnaires. Or en période de marasme économique, les marges de manoeuvre son réduites et la transition ne peut s’amorcer, faute d’argent disponible.
    Paradoxalement, c’est en période de forte croissance que la réorientation des investissements devrait être engagée, mais c’est généralement une période où la nécessité de la transition est moins urgente, ce qui conduit à l’attentisme. Les douloureuses, c’est toujours pour demain !

    Conclusion, la transition économique, c’est jamais le bon moment.

    La même conclusion s’impose sur l’histoire de ce traité européen. Hollande avait le choix entre refuser le traité au risque de casser le bazar, d’attiser la discorde entre européens et de précipiter une crise économique dont on l’aurait accuser d’être le promoteur ou accepter de manger son chapeau pour continuer à jouer dans la cour des grands avec Merkel en espérant que collectivement, ils puissent un jour trouver une issue qui pour le moment est introuvable, mais en attendant le déluge, ils gagnent du temps et conservent leurs places.

    Le choix a vie été fait à mon avis entre l’aventure hasardeuse d’une sortie de l’euro ou le chemin tout tracé du diktat allemand. La seule question qui reste est donc de savoir si entre ces deux solutions, laquelle se révèlera la plus coûteuse à terme ?

  19. le Pacte budgétaire instaure un contrôle préalable des budgets publics par la Commission européenne, ainsi que des sanctions en cas de non-respect des règles. Loin de remettre en cause le diktat de la finance, les nouvelles normes ont pour objet de « rassurer les marchés financiers ». Le Pacte parachève ainsi la construction néolibérale de l’Europe, constitue une menace pour la démocratie et pour les droits des populations. Sa ratification par le Parlement aboutirait à une régression sociale sans précédent. Ce traité préconise des mesures ayant un impact sur la fixation et l’indexation des salaires, sur les processus de négociation collective, sur les régimes de retraites, sur les services de santé et les prestations sociales, ce traité menace les droits sociaux existants et empêche toute possibilité de nouvelles conquêtes sociales.

    voir:
    http://2ccr.unblog.fr/2012/09/27/tscg-non-a-l%E2%80%99austerite-a-vie/

  20. mais il y a le bonus surprise!

    Le projet de Bruxelles pour renforcer le traité budgétaire

    Bruxelles voudrait qu’un «contrat» de réformes structurelles soit signé avec chaque gouvernement de la zone euro.

    Berlin, elle, fait une avancée conceptuelle en acceptant l’idée d’une rallonge budgétaire destinée à la zone euro dans son ensemble. Mais elle reste inflexible sur sa ligne: les crédits devront aider les pays de l’euro à améliorer leur compétitivité, à réformer leur marché du travail et à refondre leurs systèmes de retraite.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/03/20002-20121003ARTFIG00548-le-projet-de-bruxelles-pour-renforcer-le-traite-budgetaire.php

    Merkel nous prépare un truc bien tordu, et comme je le disais Hollande sera échec et mat.
    au fait je ne vois pas de volet croissance dans tout ça.. qui s’est fait baisé?LOL!

    ah j’oubliais..

    Nouvelle… Nouvelle-Orléans

    greekcrisis

    Citation:

    Le journaliste a résumé en une seule phrase les dernières exigences des Troïkans : « porter la durée du travail hebdomadaire de cinq à six jours dans le secteur privé sans augmentation des salaires, suppression des indemnités liées aux licenciements, suppression de toutes les allocations sociales restantes et licenciement immédiat de 15.000 agents de la fonction publique ».

    http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/10/nouvelle-nouvelle-orleans.html

  21. Il y a parfois de mauvais traités qu’il faut signer, leur refus risque d’être pire que leur acceptation. La construction européenne est faite d’accords bancals et d’ententes illusoires, mais elle se réalise malgré tout, un peu comme la Sagrada Familia ! Cette indulgence à l’égard des défauts de l’Europe me vient sans doute du fait que je pense que 67 ans de paix continue et unique au monde, a un certain rapport avec ce “machin” qui marche si mal !

    1. Un peu comme Munich, mais c’est vrai que c’est déjà loin. Rassurez-vous l’Histoire nous rattrapera.
      67 ans de paix, c’est oublier l’Indochine et l’Algérie pour nous français, la Corée, le Vietnam, l’Irak pour le gendarme du Monde et ses milliers de morts. Ah, vous parlez des allemands! Il n’y a aucun problème, on va signer le traité, donc l’armistice comme en 1940. Bah, quand on n’est pas touché, ça va!Pour combien de temps?

  22. A l’attention de PIGNOUF 1er

    Vous êtes aussi arrogant qu’ignare mon cher monsieur les 27 députésont embarqués sur le Massilia le 20 juin 1940 ne pouvaient guère voter les pleins pouvoirs à PETAIN le 10 juillet
    1940. Un “détail” à propos de l’un d’entre eux Jean ZAY il a été sauvagement assassiné par
    la milice de ce cher Monsieur LAVAL qui souhaitait tellement la victoire de l’Allemagne..

  23. Dans une économie d’endettement, n’y a-t-il pas un paradoxe de dire que l’état est trop endetté ? Par rapport à quoi ? On se moque de qui, là ? Ils veulent de la rigidité budgétaire (3%) mais de la flexibilité à l’infini sur la variable d’ajustement : leur fameux capital humain. Ils appellent cela de la compétitivité, j’appelle cela de l’esclavage de classe, ou plutôt de caste car la représentation démocratique, c’est écouter le peuple en colère et non un bobard de promesses électorales. Alors le traité, c’est qu’ils n’ont rien compris à ce qu’était une économie d’endettement ou un mode de financement. Rappelez vous, avec 1E, j’emprunte 100, j’en gagne 120,…..
    Enfin, je termine par une question : Cherche-t-on réellement la croissance qui comme elle est conçue, ne permet pas d’envisager un avenir radieux avec la raréfaction des ressources. Car tant que le modèle de financement de l’économie ne sera pas remis à plat, la concentration des richesses s’accélèrera et le gaspillage continuera. Mais qu’est-ce que l’on va laisser à nos enfants : des dettes sans ressources ! Non, une bonne guerre pour relancer l’économie capitaliste avec 500 Millions d’êtres humains restants. Alors toujours coincé entre la croissance tellement attendue et la croissance destructrice ? Nos intérêts passent-ils après ceux de nos enfants ? Changer de paradigme, c’est juste un peu de courage politique (avec plusieurs modèles de financement) et de la solidarité populaire incontournable (la cohésion sociale)…….
    A bon entendeur !

  24. J’ai pas tout lu, mais il faut rapeller ça :

    “Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique”

    Il me semble d’utilité publique de signaler que la BCE rachète des dettes privées que nous payont de nos deniers.
    Que le capital à siphonné l’argent public en nous faisant payer le tribu.

    Bref, nous rendons solvables des comptes qui ne l’étaient pas.
    La plus grosse arnaque du siècle.

    1. Fabiolo,

      Il me semble d’utilité publique de signaler que la BCE rachète des dettes privées que nous payont de nos deniers.

      Ya trois mots justes dans cette phrase, les premiers. C’est des créances privées que la Bce a rachetées ou prises en pension pour un montant de près de 1 500 milliards depuis deux et demi. Créances privées essentiellement constituées aujourd’hui de titres de dettes publiques. Et ça, Fabiolo, ce serait mentir que de le faire précéder par « il me semble ».

  25. Texte clair, concis, courageux.
    Merci M. Jorion de faire partie des signataires.
    Une seule remarque: à la place du terme “austérité” on aurait préféré lire le terme de DEFLATION ,concept plus” professionnel” s’agissant d’économistes dont la plupart sont des universitaires …et plus précis s’agissant d’une politique de compression de la demande, de baisse du coût du travail, et de priorité absolue donnée au retour à l’équilibre.

  26. S’il vous plaît, est ce qu’une traduction en Espagnol de votre “non au traité budgétaire européen” est prévue ?

  27. Bonjour. Je suis d’accord avec le corps de votre texte, à une exception près: pourquoi parler d'”erreur tragique” de la part de M. Hollande, alors qu’il a été élu pour poursuivre la politique européenne suivie depuis une trentaine d’année? Pourquoi entretenir l’illusion d’une volonté politique allant dans le sens de l’intérêt général quand de toute évidence les socialistes servent la soupe à l’establishment économique et financier aussi bien sinon mieux que la droite? C’est de ces palinodies érigées en système que meurt notre démocratie. Nos hommes politiques sont devenus les instruments, voire les agents dociles et déterminés des forces économiques dominantes, à l’ombre de la puissance financière US, et les soupçonner de vouloir, mal ou bien, faire une politique volontariste et courageuse est bien, pour le coup, une “erreur tragique”, qui entretient la fable du “réalisme” de gouvernement. Tant que les citoyens considèreront ces dirigeants non comme des mercenaires bien pourvus, mais comme des victimes plus ou moins habiles d’un destin puissant qui les, et nous écrase, on ne pourra pas montrer combien cette crise est le fruit de politiques réfléchies, intelligemment mises en oeuvre, avec en ligne de mire la déconstruction de tout ce qui s’apparente au service public, aux droits sociaux et à l’intérêt national. Au risque de me faire “modérer”, je tiens tous ceux qui appuient et accompagnent les politiques d’austérité en Europe pour des voyous, parfaitement conscients de leurs actes et de leurs conséquences. Comme le dit M. Jorion, la stratégie européenne est la défense et le renforcement de la rente, quel qu’en soit le coût social. A ce titre, la droite et les sociaux démocrates sont sur la même ligne, et comme le dit M. Michéa, le PS est aujourd’hui un parti de droite comme les autres. Cordialement.

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