L’actualité de la crise : POUR UNE FOIS…, par François Leclerc

Billet invité.

C’est à Toronto, devant un pare-terre choisi, que Christine Lagarde a énoncé de manière directe, à la canadienne, des vérités assez inhabituelles dans sa bouche sur la régulation financière. Elle prononçait le 25 octobre une de ces allocutions de circonstance devant le Conseil international du Canada, un organisme privé dédié à la recherche et au dialogue sur les enjeux mondiaux, tel qu’il se présente lui-même.

Faisant le point sur les perspectives économiques et financières, elle a constaté que « la reprise mondiale a souffert de nouveaux revers et la croissance est décevante » et que « le système financier mondial ne fonctionne toujours pas correctement », pour en conclure que « pour l’heure, le secteur financier ‷ à l’origine de cette crise ‷ freine la reprise dans des pans essentiels de l’économie mondiale. Compte tenu des coûts exorbitants – à la fois économiques et humains – encourus ces six dernières années, nous ne devons épargner aucun effort pour éviter que cela ne se reproduise. »

Saluant l’adoption de nouvelles règles et de nouveaux principes de régulation financière, Christine Lagarde s’est cependant interrogé sur leur application, pour reconnaître « qu’elles n’avaient pas encore abouti à un système financier plus sûr » et que « les structures de base que nous jugions nuisibles avant la crise sont encore présentes » et notamment que « les systèmes demeurent trop complexes », car beaucoup d’établissements « sont toujours trop importants pour faire faillite ».

À qui la faute ? « …À des retards d’application, délibérés ou pas, dans certains secteurs et à cause de la résistance à laquelle se heurtent certaines réformes ». « Il y a de nombreux intérêts particuliers qui s’opposent au changement et la résistance s’intensifie. Il est curieux d’entendre certaines banques dénoncer le caractère trop contraignant des nouvelles réglementations et de les voir dépenser des centaines de millions de dollars pour que des groupes de pression puissent y mettre fin ! ».

Ce constat posé, la directrice générale du FMI a précisé ce qu’il restait selon elle à faire. En premier lieu « avancer de manière tangible dans la résolution du casse-tête des établissements trop importants pour faire faillite », car « nous avons douloureusement besoin d’une perspective mondiale » (trois réformes distinctes de séparation des activités de dépôts et de marché coexistent). En second « avancer dans la planification du redressement et de la résolution des gros établissements, notamment dans le cas des résolutions transfrontières ».

« Le ‘système bancaire parallèle’ reste une préoccupation. Il s’agit des activités des institutions financières non bancaires qui échappent au périmètre réglementaire. » Enfin, Christine Lagarde a mentionné « l’application de la réforme des marchés de dérivés » et « des principes du Comité de Bâle pour un contrôle bancaire efficace », dont elle avait auparavant souligné le caractère « généreux » de son calendrier. En soulignant que « pour excellentes qu’elles soient, les règles sont futiles si elles ne sont ni appliquées ni correctement supervisées. »

Au moment de la péroraison, il a été question d’un « défi véritablement mondial » afin que les marchés deviennent « résilients », car « nous n’avons simplement pas le choix, tant les coûts de la crise dépassent ceux de la construction d’un système plus stable ».

Tenu publiquement, ce discours est nouveau, en dépit de ses limitations apparentes. « La résistance s’intensifie », voilà ce qui en est à l’origine. Il sonne comme la reconnaissance d’un échec, comme une exhortation qui résonne dans le vide… Mais il témoigne aussi d’une prise de conscience exprimée es qualité par la responsable du FMI.

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FUKUSHIMA, LA FATALITÉ NUCLÉAIRE vient de paraître aux éditions « Osez la République sociale ! » [148 pages – 11 euros.] Vente en ligne ici

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265 réflexions sur « L’actualité de la crise : POUR UNE FOIS…, par François Leclerc »

  1. Etant physicien de formation, je ne peux m’empêcher de sursauter chaque fois que je vois le mot régulation installé au coeur d’un texte.
    Il me semble tout de même important de rappeler que l’idée de régulation ne se départi pas de l’idée de contrôle.
    ‘Contrôle et Régulation’ c’est le coeur de tout système de mesures physiques.
    Contrôle, celà veut dire qu’il va falloir mettre en place les ‘process’ et ‘protocoles’ qui surveilleront continûment l’intégrité du système en question.
    La régulation, c’est 10% du problème. C’est aussi 10% de la dépense.
    Au fond, n’envisager la réforme du système financier qu’en terme de régulation, ne revient-il pas tout simplement à ne vouloir assurer que 10% des efforts nécessaires . . .

    1. Bonsoir Elalgabal,
      Ce n’est pas comme cela que vous arriverez à observer un lien entre la théorie des cordes et la théorie des noeuds. 🙂
      Y a-t-il une matrice de la sensibilité ? C’est l’homme qui a besoin d’un contrôle pour comprendre, se rassurer, intérioriser, dominer mais la régulation n’a pas réellement besoin d’un contrôle à 90%. Il faut seulement choisir le bon instrument…..
      L’eau boue à 100°C. La régulation a besoin d’un contrôle ? C’est une régulation par un changement d’état. Et elle n’a rien à voir avec les 100°C qui est le support que l’on a défini pour aboutir à une constatation (une compréhension). En revanche, lorsque la pression diminue, la température d’ébullition baisse elle aussi. En haut du mont Blanc, la pression est inférieure à 0,5 atmosphère : l’eau bout à 85°C. Plus haut, au sommet de l’Everest, la pression est encore plus faible et l’eau bout à 72°C.
      Je vous invite à regarder de plus près : « Comment la vérité et la réalité furent inventées. »
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=1184

      1. Newton a regardé tomber la pomme et Einstein l’a croqué à la vitesse de la lumière.
        Moralité : il reste le trognon !

    2. Etant moi aussi physicien, je comprend parfaitement votre remarque, que je me suis faite depuis longtemps:
      En réalité, c’est de « règlementation » dont veulent parler les économistes, c’est à dire quelque chose de plus structurel que la « régulation » au sens physique du terme.

      Par régulation, on entend généralement en théorie des systèmes le fonctionnement de la boucle fermée de rétroaction à court terme, par le jeu des variables de mesure et de commande disponibles à cet horizon-là, face à l’environnement immédiat :
      commande – mesure – commande – etc., souvent de façon continue ou quasi-continue…
      C’est ce qui se passe notamment chez les êtres vivants, dans les activités couramment régulées par le cervelet, la moelle épiniaire, ou le métabolisme (ex: régulation de la température)
      Mais on en parle aussi par extension en économie d’entreprise: lorsque Marc Albouy faisait ses cours d’économie à l’Ecole polytechnique, il fut le premier à intituler son livre « La régulation économique dans l’entreprise » (Tomes I et II), bien qu’il aille jusqu’à la théorie des jeux de décision stratégique, d’où la confusion…

      Lorsqu’il s’agit d’horizon à plus long terme que le fonctionnement courant, et visant un objectif global avec une complexité logique à variables d’état structurelles, notamment en présence d’autres systèmes de même nature ou importance, d’évènements rares, etc., c’est de « règles » de décision (tactiques ou stratégiques) dont on parle plus volontiers.
      C’est une fonction dévolue au cerveau chez les vivants (mais qu’il peut déléguer à un ordinateur pour aller plus vite, d’où le trading à haute fréquence sur les marchés…)
      Lorsqu’il s’agit d’un système sociologique ou économique, les règles en question deviennent les « règlements » édictés collectivement (ou par délégation collective) par ledit système, qui limitent la recherche, en la contraignant, des « politiques de commande du système » pour atteindre l’objectif global.

      C’est précisément ce dernier point qui fait problème:
      Quel est vraiment l’objectif souhaitable ?
      Souhaitable pour qui ?
      Décidé comment et par qui ?
      Actuellement, il semble que
      – les règles de la finance sont surtout décidées par des financiers… qui se financent ainsi eux-mêmes ou entre eux !
      – les règles de l’économie productive sont discutées par des économistes… qui n’ont jamais rien produit que des écrits pour d’autres économistes !
      – les règles politiques et administratives sont de plus en plus décidées par de purs politiques ou administratifs… qui n’ont jamais produit autre chose que de la salive et/ou du papier !
      C’est pourquoi ils redoutent tous les referendums…

      1. Il semble qu’aux USA , mais pas que , les libertariens suggèrent que ces trois types de règles se soumettent , au moins dans l’emballage , aux lois de la physique et des NBIC .

        Dans quel système souhaiteriez vous vous situer ?

    3. ADDENDUM:
      Les deux sens induits s’expliquent par les parentés éthymologiques sensiblement différentes:
      « régulation » vient de régulier, au sens: rendre régulier
      « règlementation » vient de règle, au sens: suivre des règles

      1. suggestion:
         » regulation  » : anglais-
        traduit en français par règlementation.

        faux ami comme control: anglais .traduction : commander, diriger alors qu’ en français c’est vérifier, examiner

    4. N’ étant pas physicien de formation, ….je ne peux que constater l’ arrogance de ces derniers qui croient pouvoir imiter la nature par qqs rétroactions primitives .
      Les diverses « régulations » mises en avant ne sont que des correctifs , feed back mal habiles qui ne font que sursoir aux dérives inéluctablement catastrophiques que les préc&dentes rétroactions ont induites ……..les seuls systèmes stables ( en usage ds tte la « création » , sont les systèmes auto-organisés qui ne refusent pas la complexité math de leur modélisation .
      Il vous faudrait relire Prigogine Ekeland et autres Gleick …..
      «  » Dans les systèmes naturels , le « bruit » est constituant du signal ….dans les systèmes humains (techno ou écono) , le bruit perturbe le signal ..puis le détruit «  »
      Notre problème est structurel …On ne peux trouver de solution …c’est la solution qui va nous trouver .
      Dans les systèmes complexes (Th;du Chaos) , la stabilité issue des attracteurs me semble provenir du fait qu’elle découle de la somme d’ instabilités dynamiques …..Une stabilité efficace ne peut etre statique .

      1. Tout ce vous dites est un méli-mélo qui comporte quelques vérités, mais vous interprétez mal ce qui est avancé par les physiciens en parlant de « ces derniers qui croient pouvoir imiter la nature par qqs rétroactions primitives » …C’est précisément le contraire de ce qui est expliqué :

        « Par régulation, on entend généralement en théorie des systèmes le fonctionnement de la boucle fermée de rétroaction à court terme…
        C’est ce qui se passe notamment chez les êtres vivants, dans les activités couramment régulées par le cervelet, la moelle épinière, ou le métabolisme »

        « Lorsqu’il s’agit d’horizon à plus long terme que le fonctionnement courant, et visant un objectif global avec une complexité logique à variables d’état structurelles, notamment en présence d’autres systèmes de même nature ou importance, d’évènements rares, etc., c’est de « règles » de décision (tactiques ou stratégiques) dont on parle plus volontiers.
        C’est une fonction dévolue au cerveau chez les vivants … »

        Et « Lorsqu’il s’agit d’un système sociologique ou économique, »…
        Où voyez-vous qu’on parle de statique ?
        Avez-vous entendu parler de la « croissance » ? C’est un phénomène essentiellement dynamique et qui met à mal la plupart des schémas classiques en économie (notamment le schéma statique Ricardien des « avantages comparatifs » qui n’a plus aucun sens avec l’innovation et le progrès, perpétuels en sciences et en technologie!).

  2. INFO OU INTOX ??????????????????????????

    Vérifié sur le site du Conseil Constitutionnel. Cette décision existe bel et bien.

    La baisse des revenus (Président, Ministres…) a été déclarée inconstitutionnelle et donc annulée… dans le plus grand silence!!

    Vous avez dit complicité?

    Par décision n°2012-654DC du 9 août 2012 le conseil constitutionnel a déclaré non conforme à la constitution l’article 40 de la loi de finance

    rectificative qui prévoyait la baisse de salaire de 30% du président, du premier ministre et du gouvernement.

    Donc, maintenant, ils sont beaucoup plus nombreux qu’avant… et payés autant.

    Comme c’est curieux, personne n’en parle…?

    (les loups ne se mangent pas entre eux lorsqu’il s’agit de leur propres intérêts !!)

    Bizarre !! vous avez dit bizarre !!

    parce que finalement cela faisait bien de faire des déclarations d’économies pour montrer l’ exemple.

    Ne s’étaient-ils pas renseignés avant depuis le temps qu’ ils étaient dans l’ opposition !!!

  3. …une prise de conscience exprimée es qualité par la responsable du FMI.

    Vous pourrez toujours me ranger parmi les cyniques; le cynique « fait fi des conventions sociales et morales », et à cynisme cynisme et demi; j’y vois une prise d’acte de la part d’une femme trop intelligente pour laisser (ou perdre) son poste sans ménager par avance son aura anguirlandée chez Hermes.

  4. Fitch pourrait lever les perspectives négatives pour la Belgique.

    L’agence de notation Fitch pourrait lever les perspectives négatives qu’il a accolées à la Belgique si le Royaume reste décidé à réduire son déficit budgétaire, a indiqué Douglas Renwick, l’un des directeurs de Fitch, à l’agence Bloomberg.

    « Naturellement, je pense que les risques y sont moins importants: les Belges ont un bon rapport en ce qui concerne la consolidation du budget et ils atteignent leurs objectifs », a précisé M. Renwick.

    Fitch avait dégradé la note belge en janvier dernier, de AA+ à AA, avec des perspectives négatives.

    Si la Belgique semble ramener son déficit sous les 3 % au début de l’année prochaine, « nous stabiliserons certainement nos prévisions », a poursuivi le directeur.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_fitch-pourrait-lever-les-perspectives-negatives-pour-la-belgique?id=7863858

  5. Visiblement,le fait d’etre déchargé de hautes fonctions du coté du quai de Bercy a de salutaires vertues cathartiques: cela libère quelque peu la parole!!Pendant ce temps,certains se félécitent de la reprise de la consommation aux Etats-Unis prélude ,à les en croire, à un éventuel redémarrage de la machine…une hirondelle peut-elle faire le printemps?…Les paris(pascaliens) sont ouverts…

      1. C’est tout l’enjeu du débat hebdomadaire entre Olivier Delamarche et ses contradicteurs sur bfm tv.

    1. Vu les résultats de l’économie mondiale réelle (Pas les bourses) il y a de forte chance que ce redemarrage soit du vent.
      BDI en plongée profonde, or à la hausse vers de nouveaux records, spéculation sur les matières premieres toujours anormalement élevées, Europe en recession, Chine qui stagne, bref on se demande comment les USA peuvent redemarrer…
      Ou se trouve la demande?

  6. Je sors d’un rdv avec deux mecs qui vendent des mutuelles et ils disent clairement que tout va s’effondrer et qu’il n’y en aura pas pour tout le monde….super l’Europe!

    1. Pas un assureur de mes deux mais Christian St Étienne hier à Bordeaux :

      2013 va être un choc d’une violence telle que les couleurs politiques vont disparaître…

      1. ça ressemble à ce que disait Paul quand il parlait d’une situation qui en appellerait aux gouvernements d’union(c’est en court un peu partout) puis aux comités de salut public, etc…

      2. Bah oui Lagarde ne fait que sonner le tocsin.
        Ce n’est pas parce que l’on s’est trompé presque tout le temps au FMI, qu’on est voué à se tromper toujours. Quand les situations bloquées soit on nie comme le ministre de la communication de feu le gouvernement de Sadam Hussein qui annonçait la victoire alors que tout était déjà fini, soit on ne veut pas se couvrir de ridicule, et on commence à dire les choses.
        Les acteurs ont beau s’identifier au système qu’ils servent, quand le système lui-même montre tous les signes qu’il va encore plus mal, le doute finit par s’insinuer dans les esprits les plus agiles, à défaut d’avoir été les plus lucides.

        Et puis ce constat de Mme Lagarde ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe, c’est l’aboutissement d’une évolution graduelle, qui avait commencé par le « circulez il n’y a rien à voir  » de DSK juste après la survenue de la crise des subprimes, en passant par la contradictoire rilance, jusqu’à l’impasse constatée qui ne peut plus être nié après l’échec de ladite rilance.

      3. Pierre-Yves, je saisis pas bien l’intérêt de Francois ni l’excitation des posteurs pour les propos de Lagarde. Absolument rien de neuf par rapport aux admonestations et au pessimisme de DSK en son temps, jusque devant les députés européens lorsqu’il dénonçait l’inaction des gvts face au besoin de régulation mondiale… Billet sans intérêt.

  7. Pour 62 % des Français, il est hors de question de consentir à des efforts supplémentaires pour réduire la dette et les déficits publics.

    Trop, c’est trop : selon un sondage réalisé Viavoice pour BCPE, Les Echos et France Info, 62% des Français refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics.

    Les rangs des contestataires ont grossi de 5% d’octobre 2011 à octobre 2012.

    Entre temps, le gouvernement Ayrault est passé par là.

    Cela s’est traduit par 20 milliards d’impôts supplémentaires pour les ménages et les entreprises.

    Le taux de prélèvements obligatoires est désormais à son plus haut historique : 46,5%.

    Flambée des prélèvements déjà sous Sarkozy

    Cette hausse ne date pas d’hier. Sous l’ère Sarkozy, l’arbre de la loi TEPA qui a réduit d’environ 2,5 milliards d’euros les prélèvements annuels des Français les plus aisés, cache une forêt des taxes.

    Taxe sur les bonus des traders, taxe sodas, taxe sur les clefs usb et les disques durs, taxe sur les nuits d’hôtel… : près d’une trentaine de nouveaux prélèvements ont été créés sous le gouvernement Fillon.

    C’est également sous le gouvernement de l’élu de la Sarthe que le niveau des prélèvements obligatoires a dépassé les 44% du PIB. Lors de son élection, Nicolas Sarkozy avait promis de le réduire de 4%.

    http://www.brujitafr.fr/article-pour-62-des-fran-ais-il-est-hors-de-question-de-consentir-a-des-efforts-supplementaires-pour-redu-111701832.html

    Effondrement du crédit immobilier en 2012 : quelles conséquences ?
    Le secteur de l’immobilier n’est pas épargné par la crise économique, au contraire.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/effondrement-credit-immobilier-en-2012-quelles-consequences-michel-mouillart-526506.html

    La catastrophe qui vient et la maladresse des banquiers
    Alors que les mauvaises nouvelles semblent s’accumuler pour l’économie française, les banques continuent de refuser leur part de responsabilité. Dans le même temps, le ralentissement économique complique l’assainissement des finances publiques qui, en s’exerçant à défaut par des hausses d’impôt, risque d’exaspérer les contribuables.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/catastrophe-qui-vient-et-maladresse-banquiers-eric-verhaeghe-525302.html

  8. En 2007 – 2008 Chistine Lagarde formée chez Baker & McKenzie, grand cabinet d’avocat d affaire étasunien, s’apprêtait à occuper, puis occupa le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Emploi.
    Ce n’était pas son premier ministère.
    Elle a donc vécu de l’intérieur par ses relations et par les informations dont elle disposait la première étape de la grande Crise de ce début du XXI siècle.
    Nous pouvons nous demander pourquoi elle a attendu cinq ans pour nous faire part de ce que
    certain avaient compris, en 2008, depuis déjà depuis pas mal d’année.
    Soit elle est véritablement stupide (ce ne peut être totalement exclu mais c’est très peu vraisemblable), soit elle est particulièrement ignoble, soit nous ne comprenons rien à la psychologie et au motivations de nos gouvernants, ce qui serait bien embêtant et grave…
    A moins que, comme disait Edgar Faure, « Fe n’est pas la zirouette qui tourne, f’est le vent ! ».

    1. La vérité est peut-etre pire que vous l’imaginez. je pense que nos gouvernants sont confrontés au meme dilemme qu’un medecin ayant le résultat des analyses de son patient : peut-il decemment et humainement lui assener de façon brutale qu’il est à plus ou moins long terme condamné…Ne va-t-il pas ménager un espoir de guérison quand bien meme serait-il fallacieux?…Je crains que nos politiciens ne soient contraints d’agir de la sorte…

  9. Le Dexia Espagnol…

    Espagne: Bankia creuse encore ses pertes qui atteignent des sommets.

    MADRID – Bankia, quatrième banque espagnole par les actifs dont le sauvetage public historique de plus de 20 milliards a accéléré une aide européenne au secteur, a encore creusé ses pertes pour atteindre des sommets à 7,05 milliards sur 9 mois.

    http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_Bankia_creuse_encore_ses_pertes_qui_atteignent_des_sommets90261020122043.asp

    1. Heu… c’est ironique Lisztfr ? Non ? Moi qui pensait que les Atterrés étaient dans la même mouvance de pensée que Paul Jorion et Michel Leclerc… et des gars comme Delamarche ou Berruyer… ayé je ne comprends plus rien…

      1. @learch

        Peut-être, il faut leur demander, à Jorion etc, mais…

        Sous les multiples couches du discours il faut entendre la finalité plus ou moins secrète de chacun, et à mon avis les économistes altérés sont de simples keynésiens, or cette fois-ci le recours à une stimulation économique ne sera pas suffisante.

        Il faut se méfier des diagnostics. Souvent le diagnostic est excellent, mais il ne sert qu’à masquer une reconduite du même ou presque.

        Le Fdg, le PCF, etc Hessel, etc, il n’y a que des oppositions factices, malheureusement ! A mon avis les éco altérés en font partie.

        Il n’y a qu’une façon de comprendre l’économie, c’est à la lumière de Say, il s’agit du rubicon de la science économique comme l’a reconnu Keynes lui-même, . Et Jorion ferait bien d’en prendre de la graine…

        Ou bien, une entreprise met autant de demande sur le marché que d’offre, ou bien elle ne le fait pas… Il n’y a pas d’autres questions et il n’y a pas d’option tierce. Dans un cas le capitalisme est viable, dans l’autre non ! Et Basta, finita la comedia. Tout économiste qui parle d’autre chose n’est là que pour brouiller les pistes, et les altérés font partie de la clique ! C’est ça que ça signifie, qu’un produit crée son propre débouché.

        La bêtise en habit de docteurs, voilà l’ennui. Trop intelligents pour dire la vérité, trop concernés. La vérité sort de VOTRE TETE et de nulle autre ! Ne jamais s’en remettre à autrui, JAMAIS !

        Le fond de l’économie est mathématique c’est pourquoi tout le monde peut le voir, et le comprendre comme on peut comprendre les tenants et aboutissants du triangle isocèle. Il n’y a nul secret et nul besoin de doctorat ! L’abus de science sert ici uniquement l’effort pour cacher l’essentiel et surtout déposséder la masse de son destin, créer un pouvoir économique. Cette science est celle du clergé moderne et en assume la même fonction sociale de contrôle qu’avant.

        1. Gide et Rist sur Say :

          p. 124
          On serait cependant injuste envers J.-B. Say si l’on ne voulait voir en lui qu’un vulgarisateur de Smith […] Ainsi, il filtre en quelque sorte les idéées de son maître, en même temps il les colore d’une teinte propre, qui va pendant longtemps donner à l’économique politique française son caractère original.

          p. 135
          Il voile certaines difficultés par des solutions purement verbales (en quoi Bastiat par exemple l’a trop volontiers imité). L’obscurité de Smith est souvent féconde, et la clarté de Say est moins stimulate pour l’esprit.

          Histoire des doctrines économiques (1909)

      2. SAY, Traité d’économie politique, Livre premier, Chapitre XV
        « Des débouchés.
        Les entrepreneurs des diverses branches d’industrie ont coutume de dire que la difficulté n’est pas de produire, mais de vendre ; qu’on produirait toujours assez de marchandises, si l’on pouvait facilement en trouver le débit. Lorsque le placement de leurs produits est lent, pénible, peu avantageux, ils disent que l’argent est rare ; l’objet de leurs désirs est une consommation active qui multiplie les ventes et soutienne les prix. Mais si on leur demande quelles circonstances, quelles causes sont favorables au placement de leurs produits, on s’aperçoit que le plus grand nombre n’a que des idées confuses sur ces matières, observe mal les faits et les explique plus mal encore, tient pour constant ce qui est douteux, souhaite ce qui est directement contraire à ses intérêts, et cherche à obtenir de l’autorité une protection féconde en mauvais résultats.
        Pour nous former des idées plus sûres, et d’une haute application, relativement à ce qui ouvre des débouchés aux produits de l’industrie, poursuivons l’analyse des faits les plus connus, les plus constans ; rapprochons-les de ce que nous avons déjà appris par la même voie ; et peut-être découvrirons-nous des vérités neuves, importantes, propres à éclairer les désirs des hommes industrieux, et de nature à assurer la marche des gouvernemens jaloux de les protéger. L’homme dont l’industrie s’applique à donner de la valeur aux choses en leur créant un usage quelconque, ne peut espérer que cette valeur sera appréciée et payée, que là ou d’autres hommes auront les moyens d’en faire l’acquisition. Ces moyens, en quoi consistent-ils ? En d’autres valeurs, d’autres produits, fruits de leur industrie, de leurs capitaux, de leurs terres : d’où il résulte, quoiqu’au premier aperçu cela semble un paradoxe, que c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits. Que si un marchand d’étoffes s’avisait de dire : ce ne sont pas d’autres produits que je demande en échange des miens, c’est de l’argent, on lui prouverait aisément que son acheteur n’est mis en état de le payer en argent que par des marchandises qu’il vend de son côté. « Tel fermier peut-on lui répondre achètera vos étoffes si ses récoltes sont bonnes. »

      3. Houla ! Mille excuses François, je vous ai confondu avec Michel Edouard, la honte, lapsus révélateur de rien du tout, je pars me cacher au fond de ma grotte… et merci au Vigneron de m’avoir averti 🙂

        @Listzfr : Vous aurez noté que j’ai mes références, à mon niveau… Je connaissais Delamarche mais pas Say… C’est un peu comme si je connaissais Jean-Pierre Foucault mais pas Michel…

        « Il faut se méfier des diagnostics. Souvent le diagnostic est excellent, mais il ne sert qu’à masquer une reconduite du même ou presque. » Je me faisais la même réflexion l’autre jour en écoutant JL Mélenchon à la radio… sauf que lui se sert du diagnostique pour éconduire, déconstruire et reconstruire lui seul sait quoi (une « URSS européenne » ?). C’est quand même étonnant que beaucoup de personnes venant d’horizons très divers arrivent à avoir les mêmes bons diagnostics (même partiellement) alors que les responsables des dérèglement eux sont à côté de la plaque… hystérèse comme écrivait l’autre jour Paul Jorion ? Déni de responsabilité ? Ou… mensonges organisés (ayé on va encore me traiter de parano 🙂 )

      4. Vous réciterez trois fois la liste des valeurs du CAC 40 !

        Alors…euhhh Air France, Dexia, Peugeot, Natixis, euhhhh… comment ça non ?

      5. Sachant que je suis contre Say pour éviter tout malentendu.

        C’est le pire défenseur du capitalisme en quoi il est son plus utile ennemi.

        La boulangère peut-elle acheter tous ses biscuits ? non. basta.

        Rien dans le monde ne viendra rectifier cette faillite, et c’est Say qui en parle.

      6. . En 1803, Say publie son œuvre la plus connue, Traité d’économie politique. L’œuvre est mal accueillie par Napoléon Bonaparte qui lui demande de réécrire certaines parties de son traité afin de mettre en avant l’économie de guerre basée sur le protectionnisme et les régulations. Le refus de Say l’empêcha de publier une seconde édition du traité, et il fut révoqué du Tribunat en 1804, après avoir passé quatre années à la tête de la section financière.
        es dispositions prises par Bonaparte lui interdisant toute activité comme journaliste, il devient entrepreneur dans la production de coton. Il commence par apprendre à manier les machines des métiers à tisser qui se trouvaient dans les murs du conservatoire des arts et métiers et qui avaient été ramenés par les armées de la Révolution pour certaines. Le secteur en est alors à ses débuts. La filature débute dans les bâtiments de l’ancienne abbaye d’Auchy avec 80 ouvriers et des métiers qu’actionnait un moteur hydraulique.
        L’affaire se développe rapidement et en 1810, accrue de bâtiments nouveaux, la manufacture occupait 400 ouvriers [1] ; on y filait 100 kilos de coton par jour. En 1810 toujours, le préfet du Pas-de-Calais désigna Say pour participer à un « conseil des fabriques et manufactures ».
        Il adopte une politique patronale assez paternaliste et se préoccupe de la question sociale. Son ami Pyrame de Candolle rapporte ainsi que « au lieu de payer ses ouvriers le samedi, il les payait le lundi. Il obtenait par là que leur solde servait pendant la semaine à nourrir leur famille et qu’il ne restait que l’excédent pour le cabaret du dimanche.

      7. 1) Penser à partir d’un position analogue à celle de Descartes, c’est-à-dire considérer que le discours ambiant consiste principalement en foutaises. Malheureusement.

        2) Il faut reconnaître à Say certains mérites :

        – Avoir interrogé la notion de demande.
        – avoir fait le lien entre la demande et l’entreprise, ce qui est la moitié de la vérité. Il s’est juste trompé dans la conclusion !

        En effet, chaque objet crée son débouché, SI…. ET SEULEMENT SI, comme le dit l’adage mathématique, l’entreprise dépense TOUT son revenu, car à ce moment là elle équilibre l’offre qu’elle produit par la demande qu’elle produit. ET SINON, le capitalisme n’est qu’une chimère, parce qu’il va falloir inventer quelque chose qui va compenser la demande manquante. Et Say avait prévu une sorte de préférence pour la marchandise, le contraire de Keynes.

        En conséquence, Say est celui qui malgré lui a mis le doigt sur le choléra à l’intérieur du capitalisme, et qui causera sa perte…

        La logique est tautologique car elle ne dit rien de neuf à partir de ses prémisses, et je suis tautologique. Personne ne devrait avoir le moindre doute sur tous ces sujets.

      8. Mon problème Lizstfr c’est que vous écrivez « Le fond de l’économie est mathématique » ce en quoi vous démontrez quel sorte de déterminisme vous habite.
        Un exemple similaire de cette idéologie douce fait se réjouir qu’il y ait des victimes de la route, car sans elles point de sang dans les CHU et sans celui-ci point d’avancées de la médecine.

      9. Ach, wie gut dass niemand weiß, dass ich Rumpelstilzchen heiß!

        Oh, comment bien que personne ne sait que je Rumpelstiltskin chaud! (google traduction)

        Intéressant Vigneron !

        Mon frère gagne 10 000 e/mois, et moi zéro. Ce qui s’appelle avoir raté sa vie, mais tant pis…

      10. Les attérrés, dans leur majorité, ne veulent surtout pas la fin du capitalisme.
        Alors ils croient que les recettes de Keynes, grand infirmier du capital,
        vont encore le sauver.

        Comme l’a expliqué souvent lui-même Lordon,
        lucide et contradictoire, donc au dessus du lot,
        Keynes veut préserver le capitalisme, il ne veut pas changer de structure,
        autrement dit « sortir du cadre » comme écrit Paul,
        en clair mettre fin à la dictature du capital.

        En fait, tout cela est politique.
        Il faut les comprendre…et les désavouer.

        Ces économistes sont en fait attérrés par le capitalisme
        et ont tout aussi peur du socialisme, en tout cas ne le concoivent
        pas autrement que réel, cad « soviétique »
        Alors, il tentent de prolonger l’agonie.

        Les médecins de Molière indiquaient aux seigneurs des saignées.
        Les atterrés suggèrent aux grands des transfusions.
        Le mal est dans le sang. Mais ils n’osent pas en changer.
        Et ils font campagne, sans illusion, pour Mélenchon,
        qui se proclame lui-même « pas révolutionnaire, mais keynésien ».

        Il faudra encore quelques années d’agonie pour que chacun se résolve
        à lire attentivement les analyses de sang et accepte la thérapie.

      11. à Lisztfr 27 octobre 2012 à 12:08
        N’êtes vous pas là en train de « défendre » le productivisme ?

        Ou bien, une entreprise met autant de demande sur le marché que d’offre, ou bien elle ne le fait pas… Il n’y a pas d’autres questions et il n’y a pas d’option tierce. Dans un cas le capitalisme est viable, dans l’autre non !

        et qui ici désire rendre le capitalisme « viable » ?

      12. Le partage des ressources dans le temps :
        « Ou bien, une entreprise met », la phrase résume à elle seule, ce que nous devons faire avec les entreprises : son pouvoir, son rôle, son contrôle, le participatif….C’est pourquoi, il faudrait faire une relance non pas par le revenu mais par le patrimoine (par le biais de la capitalisation boursière notamment). Les solutions existent mais elles nécessitent une redistribution du pouvoir, des richesses, des ressources,…..
        Say a basé sa « loi des débouchés » sur le principe que la monnaie n’a qu’un rôle de canal intermédiaire qui facilite les échanges, c’est tout. Son rôle est purement passif. Cela suppose que l’on n’acquiert jamais de la monnaie pour elle-même et n’est jamais un objectif de l’échange, jamais un rôle de conservation non plus pour l’avenir. Walras est conforme au dogme classique qui prétend que la théorie économique doit être élaborée sans tenir compte de la monnaie. Les monétaristes ont également le même délire de dichotomie entre sphère réelle et sphère monétaire en prenant en plus, le temps en considération et une causalité mais pas l’interdépendance absolue.
        C’est inutile de savoir si la monnaie est endogène ou exogène, elle est le produit de toutes les convoitises (l’étalon réel de toutes les choses) et donc elle se retrouve dans la sphère réelle (le marché global des biens et services marchands = offres et demandes perturbées et manipulées, les fameux prix relatifs). Elle est une marchandise trop importante, et si on lui applique une partie de la théorie de Say : « « Ou bien, une entreprise met …… »
        On comprend les dérives commerciales dans la constitution des actifs financiers (hors bilan compris) même si des projets se sont réalisés (l’Euro pour la grèce, financement de dettes publiques,….) : à quel prix futur ? Le hors bilan est un intermédiaire (le contrat de gré à gré) des échanges qui substitue un mode de financement en une monnaie d’échanges temporelle possible. La relance épuisera les ressources, si nous ne procédons pas à la dichotomie économie d’endettement pour la production-conso et une économie d’autofinancement pour l’épargne-investissement. Cela suggère deux monnaies qui ne doivent pas se substituer, chacune doit avoir une seule destination. Sinon la variable d’ajustement sera la population…..Par les prix relatifs :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=42743#comment-373771
        La monnaie en conclusion, je dis qu’elle n’appartient pas au domaine public mais à une caste A ne pas confondre les agrégats monétaires, c’est à dire la masse monétaire et la base monétaire (d’ailleurs devenue infinie avec QE illimité). C’est la création privée qui dicte sa loi. Et nous regardons dans le miroir aux alouettes… Vive le collatéral comme garantie (l’endettement) en procédant à rendre tout et n’importe quoi marchand…..Le servage par l’économie d’endettement conduit à des tensions (guerres et révolutions).

      13. Histoire de causer, la plupart des grands hommes sont de leurs époques, ça sert à rien de leurs reprocher des conséquences futures auquel nombres d’entre eux auraient aquigés.
        Faite une machine à remonté le temps, ramener Marx à l’instant, il mettra pas deux heures à comprendre que l’intérêt capitaliste actuel n’est plus l’accaparement des moyens de productions:
        – puisque le trading haute fréquence c’est le désengagement à la microseconde,
        – puisque les entreprises capitalistes sous-traitent la fabrication pour ce concentrer sur l’image et le juridique qui permet d’en valoriser les trade mark (Danone ne conserve le lait que pour l’image c’est juste 10% de son chiffre, dixit les cadres eux-mêmes),
        – puisqu’on peut être milliardaire en créant facebook (même avec une dévaluation, y à pas de moyens de productions, juste un service gratuit)
        Et je crois pas que Smith, Keynes ou Ricardo ce reconnaitraient dans ce système.
        C’est tellement stupide de coller aux morts des conséquences qu’ils n’avaient pas à prévoir (puisque c’est à nous de le faire), on cherche juste des excuses à notre incapacité actuelle.
        Et les guerres de clochers, c’est pas nouveau, je suis passé par un petit village en Hollande de 200 âmes, avec 7 églises, catholiques, anglicans, protestants, luthériens, etc…(le « etc » c’est juste que je ne me souviens plus de toutes les dérivations possibles du christianisme) l’un des critères pour travailler dans les premiers polders étaient la Foix, parce que seuls les plus croyants arrivaient à tenir dans cette boue qui devait ce « former » aux besoins humains.

  10. Les européistes semblent désespérés et n’ont plus le moindre argument valable pour défendre leur catastrophique enfant…

    Abandonner l’euro, c’est comme tuer son enfant en cas de divorce (Belka).

    « Même si l’euro était une erreur, on ne peut revenir en arrière mais il faut en subir les conséquences. Bref, si l’on divorce et on a des enfants, on ne peut pas les tuer », a insisté M. Belka,
    « Il y en a qui disent: +laissons tomber l’euro, puisque c’était une erreur. Nous allons la corriger+. C’est une constatation insensée, c’est comme si l’on pouvait reculer dans le temps », a-t-il ajouté.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00473524-abandonner-l-euro-c-est-comme-tuer-son-enfant-en-cas-de-divorce-belka-504879.php

    La présidente de Poitou-Charentes a fait son retour au PS ce vendredi. En ouverture du congrès de Toulouse, elle a invité l’Europe à «passer aux actes» dans la lutte contre la spéculation.

    Ségolène Royal les a aussi incité à tenir les promesses de campagne sur l’un de ces sujets de prédilection : la lutte contre la spéculation bancaire. « Il est temps de passer aux actes », a-t-elle lancé avant d’insister : « des propositions très concrètes ont été faites pendant la campagne présidentielle ». «Oui, nous avons promis de rendre public le nom des banques et des fonds de pensions qui ont spéculé sur la dette grecque et sur les assurance de la dette grecque, eh bien faisons-le ! Oui, nous avons promis d’interdire les ventes à terme de titres que les banques ne possèdent pas, eh bien faisons-le ! » Et de plaider pour qu’en France, « la réforme bancaire soit faite sans tarder » . « La finance doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une industrie des services financiers, au service de l’économie réelle, elle-même au service de l’emploi et du bien-être », a-t-elle déclarée.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202352619356-segolene-royal-invite-francois-hollande-a-clarifier-et-accelerer-son-action-504875.php

    1. L’exemple édifiant que prend Belka laisse effectivement penser qu’on a affaire à des psychopathes.
      Au fait, la part des salaires des fonctionnaires de l’UE, dans les fonds des banques établies en Belgique, cela représente quoi? Lequel des deux partis est too big to fall?

      1. Fonctionnaire européen c’est plutôt bien payé, et on n’entends jamais dire qu’il y en a trop.

        Moins bien payé qu’un toubib, un pharmacien, un marchand de lunettes ou un actuaire éminent. Et si on dit qu’y en a pas trop c’est p’têt qu’on en manque…

      2. ouais Macarel, fonctionnaire c’est comme retraité, du patrimoine social qui génère de la dette souveraine finalement détenue par les mêmes, ceux qui possède ce patrimoine.

  11. Si je vous lis bien, M. Leclerc, voici qu’apparait dans la bouche de l’adversaire la conscience d’un nouveau rapport de force. Les « invisibles » sont nommés même s’ils restent encore pour quelque temps, légèrement voilés.

    La générale en chef fait le tour de la troupe et des casernes et sonne l’alarme :  » Si vous continuez à faire n’importe quoi, faudra pas venir pleurer après ! « …

    Je note un point tout aussi important :  » Car « nous n’avons simplement pas le choix, tant les coûts de la crise dépassent ceux de la construction d’un système plus stable. »

    Nous voici donc entré par la bouche du pouvoir orchestrant, dans un nouvel âge d’asymétrie. Le consensus néolibéral, cet ancien champ de cohérence (idéologique) est rompu et la réalité peut enfin refaire surface au delà du principe de cupidité.

    Rien de telle que l’ère de la turbulence nouvelle pour réapprendre à penser et vivre.

  12. Tous ces discours autour de la réforme du système financier sont de la foutaise, du foutage de gueule.
    Tant que l’on ne réforme pas le numéraire et son mode d’émission pour disposer d’une monnaie qui circule véritablement et qui va là où elle opère des échanges, une monnaie de type « monnaie fondante », il n’y aura aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit de stable.

    1. @ johannes finckh 26 octobre 2012 à 23:27

      Tant que l’on ne réforme pas le numéraire et son mode d’émission pour disposer d’une monnaie qui circule véritablement et qui va là où elle opère des échanges, une monnaie de type « monnaie fondante », il n’y aura aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit de stable.

      Mais la monnaie est fondante tout comme les énergies fossiles et les métaux dont les stocks fondent et se consument. Plus ces richesses non renouvelables s’épuisent, plus leurs prix qui font le coût de la vie augmentent, et plus il faut émettre d’argent. Les responsables des banques centrales (non élus démocratiquement) sont les vrais régulateurs de l’économie financière dans chaque zone monétaire. Mais ceux des pays qui détiennent ces richesses non renouvelables et sont suffisamment puissants pour assurer le contrôle de leur distribution sont des régulateurs d’un niveau encore supérieur.

      C’est pourquoi l’Europe, qui est pauvre dans ces ressources non renouvelables, et l’€uro qui est adossé à ces maigres richesses, sont amenés à jouer un rôle de moins en moins influant dans le monde, dans les temps qui viennent.

      1. Donc la Russie de Putin, avec Rosneft, Gazprom et innombrables metaux de Siberie et bientot de l Arctique, va devenir ecrasante pour l Europe et de toute premiere importance sur le plan mondial, meme plus important que la Chine est actuellement pour les EU et l UE…

      2. @ jducac
        Relisez Jean marc Jacovinci
        http://www.manicore.com/documentation/transition_energie.html

        Plus nous prendrons tôt le virage de la décarbonisation massive, plus nous augmenterons nos chances d’exporter des solutions ailleurs, puisque nous augmentons nos chances de les trouver (ou de trouver comment les produire économiquement) avant tout le monde.

        Décarboniser massivement l’activité pour répondre aux besoins, voilà à quoi peut servir la monnaie fondante, c’est tout le contraire de ce que vous proposez
        Je regrette cependant que JMJ n’appuie pas assez ses démonstrations sur le social, ce qui fait qu’il préconise le nucléaire.
        On ne s’imagine pas le potentiel de « négawatts » à créer en s’appuyant sur le social, cela JMJ ne le voit pas…. encore.

      3. @ michel lambotte 27 octobre 2012 à 19:38
        Nous n’abordons pas, vous et moi et beaucoup d’autres, l’analyse de la situation de la même manière. L’intérêt d’échanger courtoisement nos façons de voir, vient de la possibilité d’accéder peu à peu à la connaissance de la vérité en écartant ce qui relève des croyances, qu’elles soient philosophiques, religieuses, politiques ou autres.

        Ce qui relève de la physique et des sciences dures, auxquelles l’économie appartient, me rapproche de Jancovici dont la démarche scientifique m’apparait rationnelle et bien moins manipulable que celles qui se fondent sur les sentiments que l’on présente sous des dehors plus séduisants et par voie de conséquence plus susceptibles de tromper, que la froide et implacable démonstration expérimentale.

        Ce qui m’amène à ne pas changer d’approche, c’est de voir que les plus grands défenseurs de « l’humain d’abord » qui, sur ce blog par exemple, m’apparaissent très sympathiques et estimables, peuvent en arriver, lorsqu’ils sont aculés dans leurs derniers retranchements logiques, à être méchants, et mauvais à l’égard de leur contradicteur, leur prochain, leur semblable être humain, au point d’inciter à la haine contre lui, sur la base de considérations parfois des plus malhonnêtes.

        C’est un comble pour ceux qui se parent d’un humanisme pur jus. Ce comportement est pour moi, de l’antihumanisme primaire, tout comme il existe de l’anticapitalisme primaire. L’un et l’autre étant basés sur des croyances que les plus influents font gober aux plus faibles parce que plus ignorants et plus manipulables.

        En ayant œuvré jusqu’à l’âge de la retraite dans le domaine technique, vous-vous êtes avant tout confronté à la physique des choses. Vous vous êtes aussi confrontés aux hommes et à leurs idées, celles des uns s’opposant à celles des autres. Ce seul fait montre bien que parmi ces idées, il y en a de fausses. Elles se dissimulent certainement derrière des arguments faux.

        Pourquoi ne pas faire davantage confiance à celles qui s’accordent le mieux avec marche physique des choses ?

        J’ai répondu à une de vos sollicitations sur les prêts à intérêt et sur la production industrielle en donnant raison à la fois à la physique des choses et à Paul Jorion lorsqu’il dit :

        L’argent ne vaut que par l’idée qu’on s’en fait.

        Voyez ce qui rend l’argent similaire à l’énergie, à condition de le considérer relativement au temps.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=42719#comment-374087

        Bon dimanche.

      4. Derrière la physique des choses il y a des hommes qui doivent composer avec leur prochain qu’ils soient collègues de travail clients ou fournisseurs, c’est une grande chance d’avoir pu travailler trente ans au contact de ces personnes.
        Pour autant qu’on ne se laisse pas aller à des aprioris, c’est grâce à elles on acquière de l’expérience.
        Dans une telle activité nous ne sommes pas dans une approche de confontration d’idées mais d’arrangement et de compromis.
        Si dans un tel type de travail on ne fait référence qu’à la confrontation ou à la contradiction, on est jeté après quelques temps.
        C’est votre droit de ne pas vouloir changer votre approche et je le respect puisqu’il ne menace pas mon intégrité, mais parfois il est bon de se remettre en question pour mieux comprendre les autres qui peuvent aussi vous rendre des services.
        Je comprends mieux maintenant l’idée que vous vous faites du prêt à intérêt, il faudra plus d’argent pour se payer l’énergie du futur ce qui le rend légitime, à vos yeux.
        L’argent pour payer l’intérêt du prêt ne tombe pas du ciel, il faut que des hommes travaillent et consomment de l’énergie pour le payer, ce qui veut dire que contrairement à ce que vous pensez, il faut consommer de l’énergie pour pouvoir faire de l’argent.
        L’argent n’est pas similaire à l’énergie mais est une consommation d’énergie ce qui est fondamentalement différent. D’autre part, chaque jour, le travailleur cours des risques pour son intégrité physique ou morale, je connais cinq travailleurs qui ont été accidentés au travail dont un est décédé, ne trouvez vous pas que les travailleurs qui courent ces risques ne devraient-t-ils pas en être rémunérer au même titre que le capital.
        L’industrialisation ne s’arrête pas aux productions, mais est bien un mode de vie, un mode d’organisation de la société qui n’a pas toujours existé.
        Tant qu’il y a de l’énergie fossile, l’industrialisation est encore possible, 98% des déplacements se font avec du pétrole et c’est sur ce problème que va échopper l’industrialisation.
        Il sera nécessaire d’en venir à une autre organisation plus axée sur la relocalisation, le do it yourself, la prosommation, l’autonomie etc…
        Si les réalisations expliquées dans les liens suivants existent, ce n’est pas le fait du hasard, c’est par nécessité et c’est de cela qu’il faut s’inspirer, ce qui ne signifie nullement de se passer des usines mais les mettre à leur place sans les glorifiés ou les considérer comme un intouchable sanctuaire. Ce qui est valable pour les usines l’est tout aussi bien pour l’emploi dans sa forme actuelle.
        http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/energie/allemagne_rai_breitenbach_village_energetiquement_independant/122298.jsp
        http://www.heol2.org/
        http://www.youtube.com/watch?v=P2ZY4gqCzO0

    1. @ Renou
       » D’accord ou pas, c’est comme ça. »
      T’es pas un peu autoritaire sur les bords , des fois ?
      Et pour dire des énormités pareilles , il faut vraiment ignorer l’histoire .

    1. @ JEFF
      Dans ta vidéo sur l’occupation de Bankia , une femme :
       » moi je demande tout , pas une chose en particulier… »
      Elle parle aussi de la Syrie , » ça doit s’arrêter  » dit-elle .
      C’est bon , les ami(e)s , c’est ça qu’il fallait faire en 1936 , en 1968 aussi ( on n’en était pas loin ) .
      Le temps est mûr pour ça .

  13. Belgique : les réactions en chaine commencent , banques , crédits , automobile , métallurgie , chimie , villes entières au chomage , fermeture commerces , dérapage budgets , restrictions etc etc…. sans espoir d’améliorations , sans but , sans direction…………….l’agonie…………pour 10 ans.

    1. C’est vraiment trop cruel. Je reclame instamment l’euthanasie pour le royaume de Belgique – et lesbelges avec. Cessons là cet ignoble acharnement thérapeutique, Bertrand…

      1. Oui ! tout territoire essentiellement francophone, situé au-dessus de la rive droite de la Seine, devrait avoir Bruxelles pour capitale , .

      2. Belgique fermeture de Ford Genk 4500 emplois + 5000 chez sous traitants.
        Chaque employé à 2 parents , 2 enfants , une femme = 6 personnes à entretenir.
        10000 *6 = 60000
        6% la valeur main d’oeuvre en automobile donc 94% pour les fournitures , les machines et invest payés long terme à crédit.
        60000/6*94 = 940000 personnes + 60000 = 1 million de personne sans ressources.
        Belgique 10 millions d’habitants.
        En même semaine tous les fournisseurs ferment la porte.
        Il suffit de 3/4 usines similaires pour que la Belgique soit à terre et attérée pour longtemps , Messieurs les politiques avez vous compté ainsi ?

    2. Il est étonnant de constater les tendances séparatistes d’un côté et la volonté fédératrice des eurocrates de l’autre… visiblement il y a une contradiction politique à ce niveau.

      1. Aucun rapport. L’UE et Bruxelles c’est une chose, le marigot politique du bazar belgo-belge une autre. Y’a qu’à mettre la capitale de l’UE à Paris ou Berlin, ou Strasbourg !

      2. Aucune contradiction, c’est très logique même:
        affaiblissement voire éradication des états nations et de leurs masses de citoyens plus ou moins organisés et susceptible de troubler l’Ordre avec leur lubie de démocratie.
        la réduction de l’espace démocratique au plus petit dénominateur régional concoure au dynamitage des structures démocratiques suffisamment fortes pour tenter de s’opposer à l’Ordre.
        Espace supranational technocratique et scélératement rebaptisé « fédéral » échappant à tout pénible contrôle démocratique.

        D’autant plus qu’il ne s’agit plus là d’indépendantisme de « régions pauvres colonisés honteusement pas un état central étranger et oppresseur, quasi colonialiste », ce qu’on pourrait encore comprendre. Comme l’écrit ailleurs François, il s’agit d’un indépendantiste de « riches » souhaitant lever des ponts levis pour ne plus payer pour des gueux qu’on trouve insupportable de compter encore dans la même famille nationale. Les riches flamands ne veulent plus des gueux wallons qui ont pourtant payé pour eux pendant 150 ans. Les riches catalans ne veulent plus de l’Espagne pouilleuse sans laquelle il ne serait qu’une petite province Française ou un petit état croupion miséreux. Les riches italiens du nord ne veulent plus des pouilleux du sud après que ces derniers aient fait leur fortune en étant les premiers clients obligés de leur industrie et leur vivier de main-d’oeuvre taillable et corvéable.

  14. Les politiques ultra-libérales de l’UE favorisent la ré-émergence du National-Socialisme en Europe: à commencer par la Grèce.

    Oubliées les leçons des années 30, nous fonçons de nouveau en klaxonnant vers des temps de barbarie.

    Mais les bourgeoisies européennes préfèrent faire courir ce risque au continent, plutôt que de renoncer à un système qui assure leur enrichissement sans limites.

    Comme dans les années 30, elles soutiendront les nouveaux Hitler et Mussolini si les choses tournent au vinaigre. Et comment ne pourraient-elles pas tourner au vinaigre avec l’explosion du chômage et de la pauvreté dans toute l’Europe, et plus particulièrement du Sud.

    D’ailleurs en France, on peut observer comment tout l’échiquier politique a ces dernières années globalement dérivé vers la droite:

    Entre la droite de l’UMP et le FN, il n’y a plus que l’épaisseur d’une feuille de cigarettes. Le PS est désormais au centre gauche, et sa droite se confond avec le centre droit.

    Le Front de Gauche qui devrait tout simplement être qualifié de gauche, est taxé d’être à l’extrême gauche.

    Cette dérive s’étant faite sur une quarantaine d’années, les plus jeunes n’en ont pas conscience, ce qui risque de favoriser le retour des temps barbares en Europe.

    Réveillez-vous, réveillons nous de la « douce » torpeur qui nous a envahit, hypnotisés que nous sommes par la petite musique lénifiante des médias au service des intérêts économiques dominants: réveillons-nous tant qu’il en est encore temps, après il sera trop tard.

    1. Exact.
      Il fallait écraser le fascisme au plus tard en 36 en Espagne.
      Toutes les bourgeoisies ont été complices.
      Il a fallu 9 ans de souffrances inouies.

      Pareil aujourd’hui. Il ne reste que quelques années
      pour éviter la barbarie.
      Assez de rêveries et de lutte des coudes autour des urnes!

  15. Les manifestations dans plusieurs pays (Grèce, Espagne,…) contre l’austérité ou la baisse drastique du niveau de vie, ne sont plus écoutés par les dirigeants politiques au pouvoir. Pourtant lorsque les multinationales, les banques ou les lobbys s’expriment, la réponse positive est très rapide et suivie dans les faits.

    S’exprimer dans la rue, avec des manifestations qui réunissent des dizaines ou des centaines de milliers de manifestants n’aboutit plus à rien. Les manifestations contre l’austérité ou le mouvement des indignés ont été ou sont, des rassemblements pacifiques. Et les revendications visent à alerter que le niveau de vie en société est en danger de toutes sortes.

    Il n’y a aucun signal ou réponse des politiques, des industriels ou des financiers. Ce qui contraste avec l’efficacité de l’omniprésence des lobbys ou agents d’influences en politique. Les banques ont été renfloué plusieurs fois avec des chiffres de plus de mille milliards de dollars ou d’euros sur moins d’un an, et de nouveau réaliser les années suivantes. Les décisions entre les multinationales ou les banques et les politiques sont en conflits d’intérêts réguliers.

    En parallèle, d’absences d’organismes et de procédures pour les citoyens comme le font les lobbys. Ce qui nécéssite une ouverture vers des décisions qui appliquent (comme pour les lobbys ou les banques) dans les faits les revendications des citoyens. Ses rassemblements pacifiques sont une demande dans ce sens.

    Car quant s’exprimer dans la rue ou en consultation populaire diverses ne sert plus à rien. On en arrive quand même à faire croire que l’opinion publique allemande (par les sondages) veut un appauvrissement général de la Grèce aujourd’hui, et demain quel autre pays ?

    Alors que les banques, les lobbys des multinationales ou autres agents d’influences financiers viennent dans l’espace médiatique ou politique, ceci va créer rapidemment une décision et une application dans les faits comme une injection massive de liquidités se chiffrant en plus de mille milliards d’euros. Les manifestations pacifiques sont légitimes, et souffrent de ne pas être écouter dans les faits.

  16. @ Macarel
    « …,,,, Cette dérive s’étant faite sur une quarantaine d’années, les plus jeunes n’en ont pas conscience …. »
    Pas dac ! Il y a justement toute une jeunesse qui lit , veut comprendre et se politise .
    Et des vieux qui sont là aussi ! Avec eux .
    Quant à ça :
     » …Réveillez-vous, réveillons-nous de la « douce » torpeur qui nous a envahis, hypnotisés que nous sommes par la petite musique lénifiante des médias au service des intérêts économiques dominants: réveillons-nous tant qu’il en est encore temps, après il sera trop tard. »
    Résumé de ce qu’on peut lire chaque jour sur ce blog .
    TOI , TU fais quoi ?
    Dans telle ou telle situation près de chez toi que tu trouves INADMISSIBLE …
    Selon ta disponibilité …

  17. La résistance peut prendre différentes formes les manifestations en est une et pas des moindres puisqu elle peut être médiatisée et par conséquent unir les personnes qui s y identifient la résistance intellectuelle écriture de livres blog conférences radio en est une forme aussi qui peur également motiver des adhésions multiples l art également a toute sa place divulguer sa pensée échanger apprendre s entraider aussi donc ne pas critiquer ceux qui font autre chose que des pancartes ne pas oublier que médias sont dans mains de multimilliardaire donc pas même vie que citoyens je pense que la majorité de la population est mure pour un changement mais lequel? Les politiques sont dépasses par contre je sais de source proche que trichet patron ex. De la BCE a bien dit que Grèce zone test parce qu ils veulent appliquer même régime aux autres pays de la CEE zone test !! Ils nous prennent pour du bétail ils n ont pas mesure que les gens étaient éduques avec un certain sens critique ils auraient pu au moins en ex pliages la nécessite cette élite semble déjà dépassée non seulement par événements mais aussi par la base qui réfléchit mieux

    1. Il « est grand temps » que Gilles Cosson » pense » à écrire sa contribution dans « l’utopie réaliste » .

  18. A propos de say .
    Le système capitaliste est capable de produire beaucoup plus que ce dont nous avons vraiment besoin pour être heureux, encore faut-il me direz vous définir le bonheur et par conséquent, avons nous besoin de tant de marchandises pour l’être. Nous entrons dans un autre débat cependant des entrepreneurs géniaux seront toujours la pour inventer sans cesse de nouveaux produits pour satisfaire des désirs insatiables au détriment des ressources limitées de la planète. Mais dans le paragraphe cité plus haut, il y a je crois un paramètre qui n’apparaît pas : c’est la force de vente. En effet dans le système capitaliste les entrepreneurs comptent bien sur l’excellence de vendeurs capables de fourguer des produits à des gens qui n’en n’ont pas besoin . Ainsi pour qu’une économie fonctionne il faut comme le dit Say qu’il y ait de l’argent et qu’il circule, or en cette période de crise ceux qui ont le pouvoir d’achat préfèrent souvent épargner leur pécule en cas de nécessité , et par ailleurs pour pouvoir consommer il faut un salaire et donc un travail . Les intégristes du capitalisme croient donc que seule la croissance permettra la quadrature du cercle. Mais contrairement à l’époque de Say je pense que nous entrons dans des temps où la croissance ne créera pas nécessairement d’emplois et qu’un accroissement de la productivité produira une augmentation du PIB et de la richesse sans effet sur le chômage. Les capitalistes veulent de la plus value , les emplois ne les intéressent guère au contraire ce qu’ils veulent c’est plus de richesses avec moins de travail. Par ailleurs on voit mal comment va venir la relance . Sous prétexte de compétitivité par rapport aux pays avec lesquels ils sont en concurrences, les responsables politiques ne vont faire qu’accentuer la précarité en déplaçant les charges salariales et en répondant aux demandes d’assouplissement des lois du travail de la part du patronat.

  19. Il faut réveiller le feu qui couve sous la cendre.

    La société tout entière a été recouverte d’un glacis libéral qui en détient le dernier mot. L’égalité dont le sens a été relégué au fin fond de la Constitution n’est entendue désormais que sous l’angle juridique, .. « égaux en droit ». La fraternité n’en parlons pas, concept ambiguë, coincé entre les deux autres, mais l’égalité, honnie par les uns, n’est entendu par les républicains qu’au sens juridique (donc abstrait) ; parce que notre république a été fondée par des philosophes, mais l’intuition profonde de l’idée d’égalité ne réside pas là. Egalité, non comme le clamaient les révolutionnaires contre les privilèges, mais au sens le plus humain possible ! Egaux avant quoi que ce soit, ni en droit, ni dans la république, ni dans la mort, mais en humanité. Au sens chrétien pour donner une référence. Pour avoir cacher ce mot au fronton des monuments, on en a perdue la signification, devenue institutionnelle.

    1. Pour que l’égalité ne soit pas qu’une déclaration de principe, il faudrait parler d’elle comme d’un droit pour tous au bonheur le plus élémentaire qui est l’assurance de pouvoir subvenir à ses besoins vitaux (se nourrir, se loger, se chauffer, se vêtir). Pour transformer ce concept d’égalité en une réalité palpable, il faudrait instaurer un revenu d’existence pour tous.
      Puisqu’il qu’il ne peut y avoir de fraternité dans l’acceptation de la misère d’autrui, et que la liberté ne saurait exister sans sécurité matérielle, on voit bien que l’égalité économique et sociale pour tous est le fondement de tout. Le droit de vie tout simplement, c’est à dire le droit de manger à sa faim, de se loger et de se laver, de se couvrir. Un droit de vie pour tous, sans que celui ci ne puisse être hypothéqué par une perte d’emploi ou un revers de fortune qui arrive parfois plus vite qu’on ne le pense.

  20. Ca chauffe à Madrid ce soir:

    Manifestation anti-austérité à Madrid aux cris de « démission » (27/10/2012 20:49)

    Des milliers de manifestants ont défilé samedi soir dans le centre de Madrid vers le Congrès des députés espagnols, aux cris de « démission », pour protester contre le budget 2013 du pays et la politique d’austérité menée par le gouvernement de droite. Répondant aux appels des « indignés », les manifestants étaient encadrés sur le parcours par des dizaines de fourgons de police, le défilé n’ayant pas été officiellement annoncé. « Ils ne nous représentent pas », « plus d’éducation, moins de policiers », « rejoins-nous, ne nous regarde pas », « démission », criait la foule massée derrière une grande banderole blanche sur laquelle on pouvait lire: « Non aux coupes budgétaires ». « Je suis d’en bas, du peuple. Je suis venue manifester parce qu’ils nous prennent tout, la santé, l’éducation, les maisons », raconte Sabine Alberdi, une manifestante de 50 ans en évoquant les coupes budgétaires qui étranglent une large partie de la population, les expulsions de propriétaires surendettés qui se multiplient dans le pays où un actif sur quatre est au chômage. Depuis un mois, la mouvance des « indignés » a pris l’habitude de manifester aux abords de la Chambre des députés, sous le mot d’ordre « Cernons le Congrès », pour protester contre le budget 2013 en cours d’examen au Parlement, qui prévoit des économies pour un montant de 39 milliards d’euros. Au total, le gouvernement de Mariano Rajoy prévoit d’économiser 150 milliards d’euros entre 2012 et 2014 pour redresser les comptes publics. Cette politique, qui inclut des baisses de salaires et des indemnités chômage, des hausses d’impôts, notamment de la TVA, des coupes dans la santé et dans l’éducation, impose de lourds sacrifices à de nombreux Espagnols. (KAV)

    http://www.dhnet.be/breaking_news.phtml?id=179597&source=belga&status=3

  21. Le seul endroit où les recettes du fmi marchent c’est en islande
    précisément parce qu’ils n’en appliquent aucune

    on nationalise et on laisse les banques faire faillite
    un circuit court et efficace

    99%

    Comment se débarrasser d’une méga banque mais tout simplement en la démentelant.

    rappeler vous la grande compagnie Bell…

    pour le fmi une liquidation directe ferait l’affaire

  22. Des dizaines de milliers de manifestants à Rome contre l’austérité.

    Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi à Rome pour protester dans le cadre d’un « no Monty Day » contre les mesures d’austérité du gouvernement italien. Des heurts ont éclaté entre forces de l’ordre et protestataires.

    Le défilé a débuté en début d’après-midi et s’est déroulé dans l’ensemble dans le calme, sous une nuée de drapeaux rouges arborant la faucille et le marteau. Sur le trajet, de petits groupes de jeunes des centres sociaux ont lancé des oeufs, des bouteilles et des pétards sur des succursales de banques italiennes.

    Vers la fin de la manifestation, de petits groupes de jeunes ont formé un « cortège sauvage » en dehors de l’itinéraire prévu par la police. Certains d’entre eux, encagoulés et vêtus de noir, ont bloqué une voie rapide et lancé des gaz fumigènes, des pétards et des bouteilles contre les forces de l’ordre.

    http://www.romandie.com/news/n/Des_dizaines_de_milliers_de_manifestants_a_Rome_contre_l_austerite42271020122058.asp

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