L’actualité de la crise : ET VOILÀ POURQUOI LE G20 EST MUET ! par François Leclerc

Billet invité.

Les élections américaines et le prochain renouvellement de la direction chinoise ont bon dos : un G20 finance s’ouvre à Mexico en l’absence de nombreux ministres des finances et dans la plus grande indifférence. Des périls vont être identifiés, des recommandations formulées, puis chacun prendra dans deux jours son vol de retour. Ils ne pouvaient rien décider dans ces conditions, expliquera-t-on. Peut-être ne savaient-ils pas non plus quoi faire…

La cause n’est certes pas totalement perdue : les Américains pourront toujours repousser l’échéance de la muraille budgétaire, ou bien en modifier les termes à la faveur d’un accord bipartisan, une éventuelle victoire de Mitt Romney pouvant toutefois créer une grosse secousse ; les Européens sauront sans doute bricoler de quoi tenir la Grèce à flot une année ou deux de plus, en attendant la suite, si le Parlement grec avalise d’une courte majorité les nouvelles mesures de rigueur la semaine à venir. Une chose néanmoins se précise : les banques devraient finir par obtenir les délais et assouplissements dans la mise en œuvre de Bâle III qu’elles réclament, au nom d’une relance de l’économie qu’elles ne susciteront pas. À en croire un tel scénario, la crise serait presque devenue une routine.

Que ce soit au Japon, aux États-Unis ou en Europe, elle n’est pas dans une de ses phases aiguës, quand des décisions sont finalement prises à l’arraché (sans être en règle générale assorties de leurs modalités d’application, qui font toute la différence). Non, elle est sourde, ce qui est bien plus préoccupant, car cela rend encore plus aveugles et démunis ceux qui tiennent les commandes. Car peut-on encore croire que les évènements se déroulent suivant un plan préparé à l’avance ?

Les Européens avaient pris de l’avance, mais ils sont désormais rattrapés par les Américains et les Japonais, et la crise redevient ouvertement mondiale, ce qu’elle n’a cessé d’être. Ce qui ne lui donne pas d’avantage de solution, les banques centrales étant au taquet et ne pouvant que poursuivre ce qu’elles ont engagé, sans autres résultats que de provisoirement calmer le jeu. Mais jusqu’à quand ?

Les pronostics vont bon train sur ce qui devrait finalement survenir. Les uns penchent pour une brusque accélération – en reconnaissant ne pas savoir où, quand et comment cela se produira et craquera – d’autres fondent leurs espoirs dans la poursuite de l’étrange situation actuelle, un peu comme entre deux bombardements, quand le calme semble irréel et que l’on s’attend à tout moment que cela pète à nouveau.

À plus long terme, les paris sont ouverts en faveur de deux options : le démarrage d’une inflation salvatrice et destructive à la fois, ou une longue récession et déflation. Angela Merkel vient pour la première fois d’évoquer cette dernière, en parlant de cinq ans et plus pendant lesquels il va falloir « retenir son souffle ».

Si la purge est inévitable, la manière dont elle va être administrée est inconnue. Car la restructuration d’ensemble de la dette apparaît aujourd’hui comme une hypothèse d’école, seul choix conscient qui pourrait toutefois être fait, et dont les implications en font un tabou absolu. Par défaut, il ne reste que les deux précédents, mais le choix résultera d’un enchaînement de circonstances non maitrisé, et non pas d’une décision réfléchie, car cela reviendra à arbitrer entre la peste et le choléra. À moins que…

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47 réflexions sur « L’actualité de la crise : ET VOILÀ POURQUOI LE G20 EST MUET ! par François Leclerc »

      1. Le réveil musical suggéré par Elalgabal et Perceval78 non seulement so nice mais si signifiant :
        Schubert interprété par le maestro chinois et ses 3 filles ,martial, c’est 8 mains qui remplacent tout un orchestre ; anna Netrebko et elina Garanca , superbement belles, chantent « d’une main nonchalante gagnons le bord … »(Lakmé). L’économie enseignée en chanson , j’en redemande !

  1. J’ai du confondre je croyais que le g20 finance était annulé par solidarité avec les sinistrés de new york,mais c’était seulement le marathon.
    ouf.

  2. Encore un G20
    Un G20 pour rien
    Une argile au creux de mes mains
    Encore un G20
    Sans raison ni fin
    Si rien ne trace son chemin

    G20 pour donner ou bien
    G20 pour prendre
    Pour oublier ou pour apprendre
    G20 pour aimer, maudire ou mépriser
    Laisser tomber ou résister

    Encore un G20
    Qui cherche et qui doute
    G20 perdu cherche une route
    Encore un G20
    Du pire ou du mieux
    A éteindre ou mettre le feu

    Un G20, ça ne sert à rien
    Un G20
    sans un coup de main
    Ce G20
    C’est le mien, c’est le tien
    Un G20 de rien
    Pour en faire
    Un rêve plus loin

    Encore un G20
    Ou juge ou coupable
    Ou bien victime ou bien capable
    Encore un G20, ami, ennemi
    Entre la raison et l’envie
    G20 pour agir ou attendre la chance
    Ou bousculer les évidences
    G20 innocence,G20 intelligence
    C’est toi qui décide du sens

    Un G20, ça ne sert à rien…

  3. François, vous en avez trop dit :

    « À moins que… »

    semble lourd de sous-entendu et de non-dit ! Allez, dites-nous tout SVP.

    Si ça peut vous donner du courage, souvenez-vous que « moins que » rien, c’est forcément quelque chose dans l’absolu. Même si ce n’est pas grand-chose. Alors, lâchez-vous !

    1. Prenez-le comme une simple restriction faisant suite à la description encore trop précise d’un futur trop incertain. On avance – façon de parler – en terres inconnues, le reconnaître est au moins un bon point de départ.

      1. @ François Leclerc
        la crise serait presque devenue une routine.
        Et si dans cette phrase il y avait notre futur ?

      2. Forcé et contraint, on s’y est certes installé. Mais cela réserve des surprises, car la stabilisation est relative et précaire, la crise est contrainte mais pas réglée. Le capitalisme assisté n’est pas un nouveau stade de développement de celui-ci, il procède de soins palliatifs qui ne peuvent éternellement durer.

      3. @ François Leclerc
        Merci pour votre réponse , si l’on suit le langage médical . Wiki
        La crise : manifestation aiguë d’une maladie à l’échelon d’un individu ou d’une population.
        Palliatif : soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.
        Métastase: foyer tumoral issu à partir d’un foyer primitif de la migration de produits pathologiques.
        La crise on la voit , on la sent .Les soins palliatifs , ne prennent pas en compte la souffrance , quand aux métastases elles sont nombreuses et identifiables , mais ne sont pas éliminées .
        Solution : changer de toubib

      4. @ François et Ardéchoix

         » …la crise serait presque devenue une routine. »

        Effectivement, vu que la croissance ne sera plus possible parce que le pic du pétrole est dépassé depuis 2006, la crise va être notre quotidien pour toujours.

        A moins ! A moins d’abandonner le modèle croissanciste pour adopter un modèle de transition, celui proposé par Paul Jorion, pour finalement passer progressivement à la Décroissance.

  4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Qiu_Jin

    Qiu Jin

    « Cette martyre révolutionnaire est devenue une icône en Chine. Cette femme était courageuse et engagée dans un combat qui consistait à montrer à l’empire de Chine que la place destinée aux femmes à cette époque était ignoble, révoltante ou injuste. »

  5. Sans  »retournement intérieur » des malheureux humains que nous sommes, pas de solution durable à une remise en ordre de la planète.
    D’où – à défaut – un passage obligé pour tous vers un temps de purification. On en sortira… et la colombe de l’Arche…sera de retour.

  6. Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois c’est super… Le rapport Gallois… On n’a pas le choix… Le rapport Gallois… On a mangé notre pain blanc… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Regardez les allemands… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Il faut baisser les salaires… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Il faut déréglementer…Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… Le rapport Gallois… aaaaaaaaaaaAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!! Au secours !!!!

    1. Ben oui! Il faut supprimer le SMIC, augmenter la durée du travail à 48 heures par semaine, reporter l’âge de la retraite à 67 ans, tailler dans les indemnités chômage, les dépenses de santé, si l’on veut redevenir compétitif.
      Et compter sur les associations caritatives sponsorisées par les plus riches pour aider les plus nécessiteux.
      En bref, faut faire péter tout ce qu’avait mis en place le Conseil National de la Résistance: ce pelé, ce galeux dont vient tout le mal.
      Il est temps que les français acceptent le monde tel qu’il est, et sortent du déni de réalité « Tonnerre de Brest @?!$* ».
      Pays d’enfants gâtés va! Qui refuse les bienfaits du libéralisme, à la sauce renard dans le poulailler!
      Moyennant quoi la croissance repartira du feu de Dieu dans ce pays (plombé par les dépenses publiques). Et Hollande sera réélu triomphalement en 2017, enfin j’ai un doute sur ce dernier point… 🙁

      1. Ben oui! Il faut supprimer le SMIC, augmenter la durée du travail à 48 heures par semaine, reporter l’âge de la retraite à 67 ans, tailler dans les indemnités chômage, les dépenses de santé, si l’on veut redevenir compétitif.

        Pour l’instant! On verra après…Que diable! Détricoter tous les acquis cédés depuis la guerre est devenu le fond de commerce du 1% Et même, après ça,vous pariez qu’on ne sera pas encore compétitif et qu’on nous demandera des efforts et encore des efforts. C’est pour quand, la grande tarte dans la gu……?

      2. Eh oui! c’est parce qu’il n’y a pas assez de marché et trop d’Etat que tout va mal.

        J’ai bien retenu le catéchisme qui est diffusé tous les jours dans nos radios et nos télés.

        Ah si le marché était libre, transparent, si la concurrence jouait sans entrave, nous baignerions dans la félicité.

        Mais voilà, il y a des Etats qui empêchent ce rêve de prendre corps: il faut détruire les Etats.

        Seul un gaz d’agents économiques libres et animés par la défense de leurs seuls intérêts égoïstes est à même de nous permettre d’atteindre le nirvana des sectateurs du libéralisme utopique.

        Tout aussi utopique que le communisme d’ailleurs à l’autre extrême de l’éventail des utopies.

        L’histoire montre que ces dérives sectaires finissent toujours tragiquement, mais l’espèce a la mémoire courte et est encline à s’enivrer de ce genre d’utopies.

  7. Et je rajouterai un point veiller a faire payer l école ou alléger les programmes pour faire des économies mais surtout pour empêcher nos jeunes d’ envisager la moindre révolte ou autres velléités et qu ils rentrent dans le droit chemin que leur a trace car ils seront dépourvus d’ esprit critique elle est pas belle la vie ?

    1. Sauf que…

      Un pays de cons est toujours plus difficile à diriger qu’un pays d’ intelligents…Car il arrive un moment où les gens sont devenus tellement cons que l’on doit TOUT leur faire, TOUT leur dire !

      Si si,je vous assure…Suffit de regarder autour de vous ! Par exemple,un gamin,si vous ne lui apprenez pas à être autonome,il viendra vous emmerder à chaque instant pour un oui ou pour un non !

      Bin,les adultes,c’est pareil ! Alors,imaginez….Ne serait-ce que 50 millions de  » grands gamins » tous plus neuneu les uns que les autres….

      C’est pour ça que les dictatures tombent encore plus vite qu’un régime plus « libéral » (au sens humain du terme,cela va de soi! 😉

      1. Il ne s’agit pas de cons ou d’intelligents mais de dociles.
        Docile tu seras mon fils!
        Ainsi
        Tu seras un bon citoyen
        Te feras ce qu’on te dira
        Tu répéteras le Crédo
        Et ainsi tu vivras dans un bonheur…
        …insoutenable.

      2. Pourquoi les armes lourdes en provenance d’Angleterre n’ont pas été parachutées occasionnant des massacres dans tous les maquis? Parce que les français sont trop… dociles. C’est un grand chef militaire (pas Valls, il n’était pas né) qui s’est réfugié à la City pendant la guerre qui l’a dit.

      3. Oui, il a compris beaucoup trop tard, juste avant son dernier bal tragique, que même pour les veaux quand y’en a marre, c’est que y’en a marre.

  8. Quel est le montant total des dettes, crédits et obligations à l’heure actuelle et au niveau mondial ?
    Quel est le PIB du monde entier ?

    Restructurer la dette serait une perte sèche pour les créanciers et surtout un précédent. Les dettes pourraient ne plus être payées. Cela apparaît intolérable aux créanciers, surtout s’ils voient la dette comme de l’argent qui rapporte des intérêts. Ce serait la fin du système financier actuel.

    Il leur est beaucoup plus supportable de nous faire payer la note.

    1. En brut, le total de toutes les dettes extérieures de tous les pays de ce monde doit être grosso-merdo égal au Pib mondial. Si l’on estime les dettes intérieures au même niveau ou un peu moins ça fait deux fois le Pib mondial en titres de dettes. Allez,max $ 130 000 Mds soit les deux tiers de la richesse mondiale des ménages.

      1. Dans ces 200 000 Mds qui constituent la richesse des ménages, il serait peut être intéressant de savoir quelle est la part qui appartient aux « 1% » et celle qui appartient aux « 99% »…
        Non?

      2. Pas dur, pour Crédit Suisse au-delà de 100 000 $ t’es dans les 7,5%, ce qui doit faire que 75% des foyers français en sont (patrimoine médian Insee : 200 000 $). En Europe il y en aurait 140 millions dans ces 7,5% sur un total mondial de 370 soit 38%.
        Pour les 1% j’ai pas le détail mais sache que les plus de 1 million de $ représentent 0,6% de la population mondiale et accumulent 40% de la fortune (contre 43% pour les 7,5% de la population entre 100 000 et 1 millions).

    2. vigneron : « 75% des foyers français en sont » en sont quoi ? Ont un patrimoine négatif ?
      On peut donc dire que les plus de 1 million de $ représente 0,6% soit 36 144 578 de personnes ont plus de 1 million de $ sur terre soit un montant (sans compter les sommes des paradis fiscaux) de 36 144 578 000 000 de $ soit 36144 milliard de $ mini…. Bref, 8% de la population mondiale dispose de plus de 80% de la richesse mondiale.
      ps : C’est sans compter le hors bilan pour la dette mondiale (peut-être plus de 50 fois le PIB mondial) ! Qui n’est pas une pratique d’économistes principalement mais davantage de comptables, de financiers et politiques peu scrupuleux du bien des générations futures….
      Dans ce contexte, comment éviter une rupture (interne ou externe) ?

      1. @Vigneron
        Comment faire comprendre à tous les plus ou moins fortunés que tout ce qu’ils ont au-dessus de 100 000 euros ou dollars, feraient mieux de le dépenser intelligemment dès maintenant plutôt que le voir disparaitre dans les trous du gruyère…(?)

      2. Une boite de sardines au Muscadet et aromates made in La Belle Iloise à celui qui sauvera les derniers reliefs de dignité conjointe des oliviers et des lyonnais en faisant taire ce…

      3. Faire taire les pauvres ? Ce n’est pas avec une boite de sardines !
        Une mauvaise habitude de……
        @Garorock,
        Oui, vous avez raison. Dépenser intelligemment est la meilleure solution.

  9. Le « choc de compétitivité » : nombreux sont ceux qui l’attendent comme le retour du Messie.Mais ça fait quand même 10 ans que ça dure. Quand au G20 ce nest qu’un creuset dans lequel se déverse la stérilité des pensées personnelles et d’où n’en ressort qu’une « Photo de Famille réunissant tous les imbéciles qui y ont participé.

    1.  » nombreux sont ceux qui l’attendent  » Qui ?
      Généralité peu probable.

      Le « choc » , au moins la moitié est consciente qu’il le prendront en pleine poire, comme toutes les réformes.
      Il y avait les réformés et le réformateur. Il y aura le punching ball contre son gré et le boxeur. Sainte Naomi, priez pour eux.
      .

  10. La classe capitaliste financière et économique s’enrichit grâce à la mondialisation des échanges. Pour les populations, ce type de commerce va dans le sens d’un nivellement vers le bas du niveau de vie, prix cher, baisses des droits et refus d’entrevoir des progrès sociaux. Les riches marchands de l’ancienne Cité de Venise montre ses dérives.

    Le premier but, par le biais de la politique, est le développement des contrats dans les échanges. C’est une marchandisation de la société. L’ouverture des frontières et l’absence de droits de douanes pour protéger le commerce national, ont permis à la classe capitaliste de s’implanter sur de nombreux territoires, et d’installer les multinationales et leurs mécanismes financiers et bancaires.

    L’influence des riches marchands sur la vie politique intègre aussi leurs principaux opposants, comme les syndicats ou les associations de nos jours. Dans certains pays pauvres, les ONG font travailler les populations locales pour les grandes entreprises étrangères, pour des salaires de misère. Les collusions entre le patronat et les syndicats, sous forme de corruption ou d’entente, se voient dans l’actualité ou sont dénonçés.

    La Cité des Doges de Venise avait fait voter une nouvelle loi qui avantageait les plus riches par rapport aux autres marchands. Les PME/PMI, petite entreprise (TPE) et auto-entrepreneur (euse) subissent les même désavantages par la législation (commune ou spécifique), une fiscalisation,ect…qui avantagent les multinationales ou les grandes entreprises. La participation des marchands moins aisés aux activités de commerce chute.

    Outre la banalisation des pratiques policières et répréssives, comme en Chine avec nombres d’industries et d’importations. La classe capitaliste financière et économique devient rentière, avec des exigeances de profits de plus en plus élevés, avec des rendements et une biologie planétaire qui ne sont plus matériellement réalisable sur la durée (renouvelable à terme). La vie en société finit par ne dépendre que du travail, avec des horaires de plus en plus difficile à soutenir et des revenus (malgré les rendements) qui ne permettent plus de faire face à ses besoins de la vie de tous les jours. La marchandisation, qui laisse beaucoup de dettes (économiques et écologiques) derrière elle, devient source de danger pour l’environnement et la cohésion sociale.

  11. bonjour
    merci pour l’article
    une question : il y a écrit « 21 commentaires » et je suis le « 14ème », pourquoi cet écart, toujours + de commentaires VS la réalité (inflation 🙂 ?

  12. Depuis la nuit des temps on peut dire
    « dura lex sed lex »
    et encore ,reprenant le développement des thèses de Laborit :
    les dominants dominent les dominés.
    Ce n’est pas P. Jorion l’Anthropologue qui dira le contraire j’imagine, et, il en sera vraisemblablement ainsi jusqu’au retour du Messie et/ou jusqu’à la re-construction d’une société -complexe sûrement-mais essentiellement du type « chrétien » des origines du christianisme ou ,très voisin ,d’un communisme réel ,du type décrit et approfondi par des exégètes sérieux parmi lesquels Badiou.après beaucoup d’autres.
    Reste la « pratique »…!

  13. La réflexion politico-économique est dans une impasse.
    La récession-déflation, c’est le coma avec destruction progressive des infrastructures. Le défaut et la restructuration générale des dettes, c’est la peste pour les spéculateurs, l’inflation, c’est le choléra pour les propriétaires et les rentiers.
    La peste et le choléra combinés sont inéluctables mais le manque de courage politique en retarde l’échéance et nous fait en attendant entrer dans le coma.
    Aucune autre solution crédible n’est en vue.

    Un système d’axiomes (vérités établies) ne peut pas être à la fois complet (se limiter aux axiomes qui le constituent) et cohérent (toutes les vérités sont logiques entre elles). C’est le théorème d’incomplétude de Gödel en mathématiques. Quand une incohérence est détectée, il faut pour la résoudre introduire de nouveaux axiomes, autrement dit passer à un système d’ordre supérieur.

    La théorie économique bute sur l’impossibilité de démontrer sa cohérence. La vérité des faits, l’incapacité de sortir l’économie financière mondiale d’un enchaînement mortifère, met en évidence l’incohérence des principes directeurs de la pensée unique actuelle. Il faut introduire de nouvelles vérités. Je vous en propose une : « privilégier la spéculation conduit le système financier à une autodestruction ».

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