SECOND MANDAT POUR OBAMA

On n’aura donc pas eu droit aux affres des infinis recomptes de bulletins de vote que les États-Unis avaient connus en l’an 2000, puisqu’Obama l’aura emporté sur Romney avec une majorité assez nette. Du point de vue législatif, les républicains maintiennent leur majorité au Congrès, tandis que les démocrates renforcent de deux sièges la leur au Sénat.

Obama n’aura pas les coudées franches sur le plan législatif. Cela fera-t-il pour lui une réelle différence si l’on se souvient que lorsqu’il avait été élu, il disposait d’une majorité de rêve, mais n’en avait absolument rien fait, sinon attendre qu’elle s’effrite. Ses premiers cent jours, s’étaient égrenés tout en demeurant, à la consternation générale, le même désert.

Les Français ont vécu récemment une réédition du même scénario. Pourquoi, se demandera-t-on, de tels paradoxes ? Je hasarde une hypothèse : parce que dans l’un et l’autre cas, le vainqueur s’est déjà situé mentalement dans la phase suivante : celle du gouvernement d’unité nationale qui sera nécessaire pour faire admettre aux peuples qu’il n’y a plus rien à gagner à vouloir reconstruire à l’identique, et l’on se ménage l’opposition traditionnelle en faisant sa politique à elle plutôt que la sienne propre. On se souviendra ainsi de l’alignement consternant d’Obama sur certaines positions du « Tea Party », la frange libertarienne du parti républicain.

Pour qu’une telle stratégie puisse réussir, il faudrait qu’émerge un vaste consensus au centre. Or, et Obama a pu le constater durant son premier mandat, devant la détérioration de la situation qu’entraîne un tel attentisme, c’est précisément le centre qui s’effondre ; ce sont les extrêmes qui gagnent en puissance et les partis de gouvernement, centristes au départ, finissent par s’aligner sur ces extrêmes qui les débordent, et tout dialogue entre eux devient impossible.

Tout laisse présager que c’est à cela qu’Obama se verra confronté durant son deuxième mandat : une double radicalisation, des républicains et des démocrates, chacun de son côté, faisant monter la vocifération de part et d’autre, accompagnée d’une paralysie sur le plan politique, le Congrès et le Sénat parvenant à se neutraliser mutuellement, tandis que le Président tentera de se frayer péniblement un chemin à coups de décrets, d’« executive orders », dont son opposition républicaine mettra systématiquement en cause la constitutionnalité.

Certaines personnalités sont ainsi faites qu’elles se révèlent à leur avantage dans l’adversité plutôt que dans la félicité et espérons pour nous tous qu’il en sera ainsi dans l’avenir immédiat et ce, sur les deux rives de l’Atlantique. Ceci dit, préparons-nous plutôt au monde de demain qui se dessine par-delà l’énorme locomotive renversée du monde qui lui se termine, dont les roues dressées vers le ciel, tournent à vide, désespérément.

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139 réflexions sur « SECOND MANDAT POUR OBAMA »

      1. Merci pour le lien, Octobre.
        J’ai bien aimé l’image de la pyramide/iceberg.
        je perçois les choses ainsi :
        nous formons comme une pyramide : d’abord le corp physique, le mental puis l’ego, le tout donnant vie à une forme de réalité. Mais dans ce cas, la pyramide a une structure qui n’est pas terminée, l’accès à la « pointe » ne se faisant pas.
        Ce nouveau cycle permet que le haut de la pyramide, la « pointe » qui est l’esprit, prenne enfin le gouvernail de tout l’ensemble…et cela donne à vivre la peception d’un autre réalité.

    1. Je fais partie de ceux qui considèrent qu’un lapsus est l’émergence d’une réalité profonde.
      Donc, au moins, je sais ainsi qu’ils connaissent parfaitement la teneur des problèmes lol.
      Ce n’est pas Hollande qui a fait un lapsus du même genre il y a peu ?
      Il faudrait alilgner les deux, comme un rébus, pour ainsi décrypter leur langue de « petit « bois….

      1. « Je fais partie de ceux qui considèrent qu’un lapsus est l’émergence d’une réalité profonde. »

        Zébu nous a laissé un lien sur un autre billet : je trouve ça intéressant.
        Iceberg / Freud.

  1. Tout ce qui n’est pas au centre serait donc extrême. Pire : toute posture devrait être proscrite car elle est forcément exclusive à un moment donné. Racontez-nous l’unité et la finalité de la Belgique qui à force de vouloir se mentir à elle-même voit aujourd’hui des partis politiques ouvertement religieux. Belgique : symbôle de l’UE technocratique et en cours d’effondrement.
    Je crains qu’en dépit des quelques bonnes volontés, le monde qui arrive ne soit en rien celui que vous espérez. A-t-on un plan B pour se sortir de cet enfer ?

  2. Bonjour Paul , impressions partagées ! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes libéraux possibles ! Les fenêtres de tir sont de plus en plus courtes !

    1. L’oligarchie F.M., Financiaro-Médiatique contrôle le PESE Pouvoir Economique Social Ecologique. Néanmoins Gauche et Droite ne sont pas bonnet blanc et blanc bonnet. Le pouvoir judiciaire de la Cour suprème est très à droite. Le pouvoir parlementaire du Congrès aussi.Les Etats du Sud Est (historiquement Ku Klux Klan ) représentent près de 40% des grands électeurs du parti Républicain.
      A quand un programme anti hyper-spéculation clair et net qui permette aux Gauches de savoir où elles habitent? Pessimisme de la lucidité, optimisme de la volonté (Jaurès)

  3. Je vois bien qui sont les « extrêmes » DANS le parti républicain : le Tea Party.
    Par contre, je ne vois pas qui sont les « extrêmes » DANS le parti démocrate, je veux dire la « gauche » de ce parti : qui sont ses membres ? Se sont-ils -elle opposés à la politique « droitière » d’Obama ?

    1. Les extrêmes dans la parti démocrates sont tout simplement les socialistes : socialiste est une injure aux usa , tout simplement !

      1. Il y a aux USA, le parti socialiste de Etats-Unis, le parti socialiste d’Amérique, le parti ouvrier socialiste d’Amérique et le parti socialiste des travailleurs.

        Dois -je en conclure qu’il n’y a aucun socialiste dans le parti démocrate ? Dois-je en conclure que le parti démocrate va se radicaliser en s’alignant de plus en plus sur les positions de ces 4 partis socialistes (à l’instar du parti républicain qui s’aligne de plus en en plus sur les positions du Tea Party).

        Sauf erreur de ma part, ce n’est vraiment pas cela qui est en train de se produire : le parti démocrate s’aligne de plus en plus sur les positons (« centristes » ou, même, « droitières ») du parti républicain, du même mouvement que celui-ci s’aligne de plus en plus sur les positions de son « extrême-droite ».

      2. socialiste est une injure aux usa , tout simplement !

        Juste devant « français » et derrière « socialiste français », qui est la pire des injures.

        Il ya a eu aussi pendant la guerre du Golfe: « Cheese eating monkeys. » et « french fries » rebaptisées « liberty fries »

        Vraiment la France de François Hollande, c’est pour un américain du fin fond de l’Oklahoma (à supposer qu’il sache que la France existe), pire que l’URSS du temps d’Andropov !!!

        Par contre il y a une fascination, plus particulièrement de nos médias franchouillards, pour LE « modèle » américain,
        surtout lorsqu’un démocrate noir afro-américain est élu, et encore plus réélu à la présidence du PLUS GRAND ETAT du monde libre et civilisé. On se sent tout petit à côté dans les rédactions des bords de Seine.

        Surtout que l’Europe avec tous ses problèmes de « gouvernance », son Van RomPuy président sans charisme, non élu, pour le rêve, on repassera…
        Quant à François Hollande qui devait nous jouer un « Roosevelt » à la française, on repassera aussi…

        En fait de « New Deal », on en est au « Choc de compétitivité » qui consiste à ponctionner un peu plus les citoyens-consommateurs, à donner du crédit d’impôt aux entreprises, en faisant le pari pascalien qu’elles utiliseront les crédits ainsi libérés pour créer des emplois. On en reparlera dans un an…

      3. …surtout lorsqu’un démocrate noir afro-américain est élu…

        Une chose à savoir est que le terme métisse n’existe pas aux USA: quant on n’est pas blanc, on est noir, « negro-american »! Et pourtant, Obama est autant blanc que noir.

        Ce qui m’interroge, c’est que le fait qu’il soit « noir » ait autant d’importance pour les médias en général: cela ne devrait en avoir aucune…

      4. @ Macarel

        Par contre il y a une fascination, plus particulièrement de nos médias franchouillards, pour LE « modèle » américain,

        Et pas seulement des médias « adeptes de la bien- pensance » mais aussi de la plupart de nos politiques , et aussi d’une bonne part de la population toutes classes sociales confondues, subjuguées par la notion de libre-entreprise anglo-saxonne pour les uns et la musique country pour les autres ( humour)…
        Il y a peut être à creuser sur le « syndrôme du larbin »….

      5. et si on s’en foutait de sa couleur du moment qu’il ne soit ni gris, ni pourri jusqu’à la moelle bien que resplendissant ?

        On est marrant quand-même, nous les français. Il est où notre président noir ? On les a exploité et fait bosser avant que les américains n’existent, transformés en français sans leur demander un début d’avis et maintenant certains voudraient jeter leurs enfants hors du pays, on n’a jamais vraiment eu de loi ségrégationniste mais on a réussi à ne pas les laisser participer, on fait tout plein de beaux discours et on adore Balzac. Alors, la fascination des médias et tout ça, je trouve que ça fait tâche pour la France.

        Je demande pardon à la modération pour ma bien-pensance sidérante.

      6. @ Mor :
        « on n’a jamais vraiment eu de loi ségrégationniste » : pardon ?
        Le code de l’indigénat et le code noir, c’étaient quoi ?
        « Martine à la ferme » ?

      7. Oui Zébu, c’est pourquoi j’ai nuancé en disant pas vraiment de loi…. Si je ne me trompe pas, tout cela s’appliquait dans les colonies. Je n’ai jamais vu un noir obligé de s’asseoir au fond d’un bus de la RATP. Mais bien sûr, au bout du compte, ça revenait au même et ils n’avaient pas trop d’autres choix que d’y aller de leur plein mauvais gré ou prendre le 11.

      8. Ce n’est pas la même chose et vous le savez. Pas la peine de cramer l’histoire pour crâner. En France, on est raffiné et on invente des infractions spéciales à l’indigénat non prévues par la loi française ( http://www.patrick-weil.com/Fichiers%20du%20site/2005%20-%20Le%20statut%20des%20musulmans%20en%20Alg%C3%A9rie%20coloniale%20%28Doc.%20fran%C3%A7aise%29.pdf ). Peut-être est-ce dû à un certain besoin de taire la petite voix qui nous disait que c’était chez eux et que c’était nous, les intrus ? Mais puisque notre devoir était, parait-il, de civiliser leur chez eux, il a fallu attendre qu’ils commencent à nous égorger pour qu’on le comprenne bien.
        Aux USA, la tradition a démarré très différemment ( à l’envers, je dirais ) et les illuminés qui adoraient, planqués sous leurs draps, des croix ardentes, se sentaient très motivés à participer d’une croisade de libération nationale, nettoyage et évacuation du reste.

        Enfin, vous constaterez que l’idée de mon commentaire n’était pas de minimiser le racisme institutionnel franchouillard sinon justement, de dénoncer une manière bien française de jeter le ballon dehors. Il n’y a qu’à faire le décompte des opinions affichant la condescendance typiquement européenne à l’égard de sociétés qui n’ont fait que réinterpréter la cacophonie que nous avons nous-même installé.

      9. @ Mor :
        Je ne crâne pas, je rappelle notre histoire, point.
        Laquelle est ségrégationniste, que vous le vouliez ou non :  » SÉGRÉGATION, subst. fém.
        A. − Action de séparer quelqu’un ou quelque chose d’un ensemble; résultat de cette action. »

        Si vous saviez lire ce qu’écrit Patrick Weil, vous comprendriez :
        « Les indigènes musulmans ou juifs sont français. Mais ils ne jouissent ni des droits civils, ni des droits politiques : ils ont une nationalité de sujet, par défaut en quelque sorte, fondée non pas sur l’attribution de droits mais sur le fait que « placés sous la souveraineté directe et immédiate de la France, ils sont dans l’impossibilité de pouvoir en aucun cas revendiquer le bénéfice ou l’appui d’une autre nationalité : d’où il suit nécessairement que la qualité de Français pouvait seule désormais être la base et la règle de leur condition civile et sociale » »

        A cela, vous ajoutez, comme le souligne très justement Weil, l’impossibilité d’accéder à la naturalisation ou seulement selon le sénatus-consulte de 1865, sur une base individuelle (« Résultat : en cinquante ans (de 1865 à 1915), 2396 musulmans d’Algérie sont naturalisés français. »), à l’inverse des juifs algériens : les sujets algériens musulmans étaient donc moins que des juifs, en FRANCE.
        « Restent à l’écart de ce processus « d’intégration », qui a déjà concerné les juifs algériens en 1870, les « indigènes musulmans », qui constituent la majorité de la population de l’Algérie. La loi de 1889 les déclasse même explicitement : à la demande des élus d’Algérie, la loi de 1889 ne s’applique pas aux indigènes musulmans. »
        On mesure le niveau de ségrégation à la comparaison de ce que les juifs en France ont réussi à arracher à la République française : des amérindiens, gérés par des chefs locaux, dépendants de Bureaux indigènes.
        Rajoutez-y les punitions collectives et on aura un très beau tableau d’une ségrégation ‘à la française’.

        Quoi, parce que le ‘statut’ d’indigène n’est pas explicitement racial que cela conforte dans le fait que ce n’était pas une ségrégation ?
        Ni que la ségrégation de fait, spatiale, sociale, sexuelle n’était pas codifiée dans des textes de loi que cela devrait nous rassurer sur la sempiternelle comparaison d’avec la ségrégation raciale type Afrique du Sud et US ?

        Foutaises.
        Et vous le savez.
        Si cela vous rassure de lire que « non, la fRrrrance, la République Française (avec le ‘R’ et le ‘F’) n’a jamais eu, Madame Michu, de lois ségrégationnistes comme en Amérique avec ces pauvres noirs pourchassés par des crânes pointus (alors que chez nous suffisait juste après la victoire de les massacrer par dizaines de milliers s’ils avaient le malheur de revendiquer ce qu’on leur avait promis), Madame Michu, pasque nous on les in-té-grait, notez-bien », j’en n’ai rien à foutre.
        Vraiment.

      10. Allez, vous avez raison zébu. Vous devez être la réincarnation de Gandhi, doc King et Mandela tellement vous êtes en avance. Mor lui est très con et continue à douter de tout. Même des bonnes intentions de certains libérateurs.

    2. Elizabeth Warren rapatrie le Massachusetts dans le giron démocrate

      LE MONDE | 07.11.2012 à 11h44 • Mis à jour le 07.11.2012 à 13h38 Par Sylvain Cypel (Boston, envoyé spécial)

      « GAUCHISTE »
      […] cette femme de 63 ans, ex-professeure de droit à Harvard […] s’est forgée une image de « gauchiste » n’hésitant pas à pourfendre les « capitalistes » et leurs travers – surtout lorsqu’ils oeuvrent dans le secteur financier.
      […]. Celle-ci, par exemple, avait noté que la propension des employeurs à se présenter aux yeux de la société comme étant les « créateurs de richesse » représentait une forme d’usurpation. Elle n’en « connaissait aucun », avait-elle rétorqué, qui a créé des richesses « tout seul », sans les salariés pour travailleret sans l’Etat pour les éduquer et faire les routes et autres infrastructures qui servent si bien les entreprises…
      RETOUR DU RÔLE DE L’ÉTAT
      On l’aura compris, Mme Warren n’est pas tant une gauchiste qu’une représentante typique des militants de la restauration de la morale dans les moeurs économiques, et plus encore de l’importance de la régulation publique d’une économie garantissant une « concurrence loyale », selon ses termes, et l’amélioration du bien collectif, et non au profit de quelques-unes seulement. Ce discours sur le retour du rôle de l’Etat a plu dans un Etat, le Massachusetts, à la fois de tradition ouvrière mais qui détient aussi le plus haut taux de diplômés universitaires des Etats-Unis.
      […]
      Quant à Mme Warren, dès son élection connue, les premières spéculations ont commencé. Cette femme aux yeux rieurs mais à la détermination farouche n’ambitionnerait-elle pas de se présenter, en 2016, à la magistrature suprême américaine ?

      1. Enfin une bonne nouvelle.
        Et dans l’état même de Romney, face à WS.
        2016 ?
        Hillary Clinton aura 2 ans de plus qu’elle.

      2. Zeb, « dans l’État même de Romney » ? Dans un État ultra démocrate surtout… Même le républicain qu’elle a battu, Scott Brown, n’aurait pu faire un candidat démocrate au Sénat pour le Texas, trop à gauche…

      3. Zeb, wiki c’est pour les boeufs décornés ? Même Jorion utilise le terme de « rapatrié dans le camp démocrate » pour le Massachusets. Tous les sénateurs de première classe y sont dems depuis John F. Kennedy en 1953 sauf Brown deux ans avant Warren…

      4. @ Vigneron :
        Et le français, c’est pour les boeufs tout court ?
        Read on my leaps : « Romney est le gouverneur de l’état ».
        Rien de plus, rien de moins.
        Fait de beaux rêves.

      5. Ouais ouais, gouverneur rep dans un État dem avec une politique « réformiste » quasi dem pendant les 4 ans de son mandat jusqu’en 2007 qui lui coûtera sans doute pas mal pour rassembler l’électorat de la droite dure des reps.
        Ah oui le gouverneur en ce moment, dans son deuxième mandat, rappelle moi, il est bien dem non ?

  4. Vous êtes aveuglé par vos représentations.

    Les pessimistes auront peut-être raison…. mais les optimistes vivront.

  5. Jorion en dépité de l’apoptose ?
    Je suis étonné qu’on ait guère causé ici du Foreign Account Tax Compliant Act qui prendra effet dans moins de deux mois. Chez Deloitte, pour ne citer qu’eux, on s’en inquiète. En Suisse on en a pris acte, bon gré mal gré, fin du secret bancaire fondateur à la clef. Une broutille ? La Health Care Reform, une formalité ? On fait comment Jorion pour réformer un pays de plus de 300 millions d’habitants dont près de la moitié quasi d’extrème droite et commandé de fait par des institutions du même goût, type Cour Suprême ou Chamber of Commerce de Tom « Show me the money » Donohue ?

    1. Vigneron, et sans polémiquer, ces réformes ne sont pas ‘vitales’ (et je précise de suite : pour la société, pas pour les bénéficiaires) : elles ont été rendues nécessaires par l’état calamiteux du moteur. Il a bien fini par falloir changer des pièces, qui s’étaient avérées défectueuses et rendaient difficile voir impossible un bon fonctionnement (ou un fonctionnement tout court) du dit moteur.
      Puisque tu poses la question, dans un contexte pire encore au niveau social et économique, Roosevelt avait changé le moteur tout court et imposer sa propre courroie de distribution. Cela a permis de rouler de nouveau, alors que les mêmes institutions étaient présentes : Chambre de Commerce et Cour suprême (avec sans doute néanmoins moins d’extrême droite présente).
      Pour prendre la métaphore mécanique, Obama continuera d’être une courroie : de transmission.
      La question est de savoir de qui.

      1. Non la Vigne, C’est Churchill le vainqueur

        Si très tôt, Roosevelt est pro-GB et antinazi (comme la majorité de l’establishment de la côte Est), il est intervenu le plus tard possible.

        C’est le Premier Ministre qui lui a offert le leadership dès 1942 en contrepartie de deux décisions majeures :
        – « Germany First » (décision pas évidente depuis Washington en 1942)
        – soutien sans condition à Uncle Joe (pas évident non plus pour un Président démocrate déjà taxé des pires qualificatifs)

        C’est donc grâce à Churchill qu’Hitler (et Pétain) ne survivent pas à la guerre (politiquement), et non grâce à Roosevelt (ni à Staline qui a cherché à plusieurs reprises en 1941 à faire une paix séparée avec l’Allemagne – ce que l’on oublie souvent).

        C’est Churchill qui tient à bout de bras, et en sacrifiant le leadership et l’empire britannique d’après-guerre, une coalition hétéroclite, pas Roosevelt, qui se contente de suivre (certes avec tout le poids militaro-industriel des USA) et de ramasser la mise.

        CM

      2. @ Vigneron :
        J’te demande pardon ? Tu es encore dans un de ce jour de mauvaise foi ou quoi ?
        Sûr. Roosevelt n’a fait ‘que’ gagner la guerre. Et Obama a fait mieux. N’importe quoi.

      3. T’as lu Jorion Zeb ? La sortie de crise c’est ni en 33, ni en 36, ni en 40, ni en 45 mais à la fin des fifties. Roosevelt n’a pas évité la guerre, mais a amplement participé à la victoire pour les USA.
        CM, on va pas énumérer tous les « vainqueurs » de la WWII hein ? Là on parlait de Roosevelt ok ? Churchill très bien, mais lui n’a rien pu contre l’effondrement britannique, sauf l’Honneur, c’est déjà beaucoup. Le reste c’est la City qui l’a reconstitué via un ersatz d’empire arrivé lui aussi au bout.

      4. relis tes classiques la Vigne : Churchill a sciemment sacrifié la défense des intérêts britanniques sur l’autel de la destruction du mal hitlérien.

        Ce n’est pas courant et cela fait de lui le seul vainqueur honorable de la Seconde… C’est fin juin – début juillet 1940 que cela se joue… période où (pure coïncidence) justement ses tentatives de contacts avec le Président US, quêtant un soutien au moins moral, se heurtent à un silence absolu et inquiétant…

        Pas très honorable le Roosevelt sur ce coup (et je ne parle même pas des Halifax et consorts…).

        Il fallait le faire (tenir mordicus la barre de la guerre contre tous y compris au sein de son propre Cabinet) et il l’a fait tout seul, privant Hitler de ce qu’il cherchait (une paix neutre à l’Ouest pour son grand oeuvre à l’Est). Qui aujourd’hui aurait le même courage politique ?

        C’est tout.

        CM

      5. >Vigneron

        Et les Russes ils font de la figuration dans le décors?

        Allez je plussoie CM: sans la Grande Bretagne et sans l’URSS, les Etats Unis auraient infiniment plus de mal à vaincre l’Allemagne Nazie et le Japon.

        Parce que mine de rien, l’ingéniosité, elle était du côté du côté britannique et l’esprit de sacrifice, lui, du côté soviétique…

        Réecrire l’histoire, ça va 5 mn…

      6. Blob, toi comprendre le dialecte francilien ? S’agit pas d’causer de kiksé qu’a gagné, sinon à ta p’tite liste faudrait, au minimum, rajouter les grecs, les serbes, les pollaks ou les centaines de milliers de combattants de l’armée d’Afrique…

      7. Le Zébu a raison. Cependant les réformes de Keynes n’ont pu être mises vraiment en application qu’après la seconde guerre mondiale dans un contexte de reconstruction et de nouyelles perspectives d’expansion économique. Ce qui n’est surtout pas la situation d’aujourd’hui.
        Obama, brave employé de Geitner et Bernanke, ne peut donc jouer le rôle d’un Roosvelt.
        Il ne faut pas se tromper d’époque. Keynes est mort et les ultra libéraux ne se sentent plus très bien.
        Bon, je vous transmets mon papier sur le dernier bouquin de Paul Jorion ?

      8. Vigneron …
        En premier lieu, le daron a parlé de 65, pas des fifties.
        Ensuite la question de la sortie de crise et de sa date importe peu : que seraient devenus les Etats-Unis sans Roosevelt dans les thirties ? Tu connais la réponse. Le pays était à la ramasse.
        Roosevelt l’a remis debout, lui, son administration et pas un autre.
        C’était un job qu’il fallait faire et il l’a fait. En comparaison, Obama est un nain.
        8 ans plus tard, le pays était prêt à entrer en guerre et n’avait plus rien à voir, bien que n’étant pas sorti de crise, sur tous les plans, même économiques.
        Il faut relire le discours d’investiture de Roosevelt de 33 pour constater combien la remise sur pied morale du peuple américain fut la grande oeuvre de Roosevelt.
        Sinon, on finit par verser dans ce genre de propos : « L’engouement pour Keynes et les théories de relance keynésienne est fort compréhensible en cette période de crise, mais je pense qu’il est utile de préciser quelque chose: le New-Deal en lui même n’a PAS permis la relance américaine, son efficacité économique est aujourd’hui contestée ou en tout cas très nuancée. C’est la Seconde Guerre Mondiale et le keynésianisme militaire qu’elle a induit qui a permis la relance des USA, et à quel prix! »

      9. Toi comprendre Zeb qu’en 32 les USA – et le monde – se permettaient un FDR mais que les mêmes aujourd’hui s’autorisent, au mieux, un BHO ? Et que passer derrière trente ans de reaganisme/clintonisme/bushisme (soit une génération…) c’est pas la même rémoulade que passer derrière douze ans de Harding/Coolidge/Hoover, un Obama fût-il bel et bien plus « à gauche » qu’un Roosevelt ?
        T’es au courant que c’est pas un mec, quel qu’il soit, qui change un pays mais son peuple, i.e de ses exclus à ses élites ? On catalise pas plus que ce qui est catalisable.

      10. @ Vigneron :
        C’est pas 12 ans, mais bien au moins 30, d’âge d’or du capitalisme et même plus (interlude de Roosevelt, l’autre) auquel FDR a dû s’affronter.
        Pas le get back reaganomanics, mais le mythe en pleine face.
        Tu plaisantes ou quoi ?

      11. Idem Zeb, quand on sait pas on se tait. Mais je rextifie, t’as raison c’est pas 12 ans, 1919/1929, 10 seulement d’ybris capialiste et de partouze hyperspéculative. Et la chute fut autrement brutale…

      12. @ Vigneron :
         » quand on sait pas on se tait » : à ce que je vois, on ne s’applique jamais les maximes pour soit même.
        1865 : date de fin de la guerre de sécession – 1914 : date de début de la première guerre mondiale dont les Etats-Unis finiront comme les vrais vainqueurs, ouvrant la période ensuite des ‘années folles’. Seule exception : l’ère progressiste, qui se résume à Tedd Roosevelt (1901-1909), faisant suite à la dépression de 1897.
        « Les différents entrepreneurs de la Seconde Révolution industrielle contribuèrent à l’essor de grandes villes industrielles au nord-est du pays, qui disposaient de facteurs de production très abondants. Cette période fut aussi marquée par l’ascension d’industriels et de financiers millionnaires tels que John D. Rockefeller (qui fut d’ailleurs particulièrement touché par le Sherman Antitrust Act en 1890), Andrew Carnegie ou encore J.P. Morgan. »
        J.P. Morgan, ça ne te dit rien, sur la période Roosevelt ? ‘Les barons voleurs’, la concentration de richesses, ça provenait d’où ?
        El professor‘.

      13. Bon d’accord, je vois qu’il faut faire preuve de pédagogie avec les cornus. Tu le dis toi-même : 1973/1896 Grande Dépression, 23 ans de franche rigolade pour le K triomphant US, en plus de ça Sherman act, puis Clayton Act, Roosevelt le tonron bourrin entre les deux et pour finir une guerre mondiale qu’a bien aidé la maison yankee et son K mais quelque peu dérangé les 4,5 millions de sammies mobilisés dont 2 millions en France…
        10 ans et n’y reviens pas.

      14. Zébu a raison de dire que FDR s’est pris un mythe capitaliste et des capitaines d’industrie autrement plus costauds que ceux que BHO doit se coltiner.
        Mais dans l’ensemble, je penche pour la position de vigneron, quoique pas pour ses arguments foireux. La différence entre BHO et FDR, c’est l’URSS et le fascisme, cherchez pas. Aujourd’hui, TINA. Alors que dans les années 30, y’avait un paquet de ricains qui voulaient autre chose que le capitalisme. En mars 1930, le parti communiste fait défiler 35000 personnes dans les rues de NY, rien que ça. Et au même moment, le facho Lindbergh (l’aviateur) est la personne la plus aimée des américains.
        Donc, de nos jours pas d’alternative et il n’y a rien dans la structure du rapport de forces ricaine qui pourrait pousser à un changement. Soit le système s’effondre tout seul comme un grand, soit ils vont contrôler l’agitation sociale et mater les révoltes ponctuelles pour atterrir en douceur au XIXè s.

      15. Vigneron, j’y reviens parce que t’es un blaireau à courte vue.
        La crise de 73 a cessé en 77. Puis nouvelle en 1897. Compare les reagnomanics : pas de crises durant ces 30 dernières années ? Et ? Cela n’en fait pas, selon les dires mêmes de ces thuriféraires reaganiens, un ‘second âge d’or’ ?
        La folie spéculative des années folles a fait suite à l’extraordinaire accumulation de richesses dans la période précédente, soit le ‘premier âge d’or’, que tu le veuilles ou non.
        Ah ouais, le ‘Sherman Act’ ? Tant et si bien qu’ils ont dû passer un Clayton Act, rapport au fait que les trusts se sont tout simplement reformés en … sociétés. Ce qui n’a évidemment pas empêcher, même avec le Clayton Act, de concentrer la richesse jusqu’à l’explosion de 29.
        Point Barre.
        T’es incapable de lire l’histoire autrement qu’à courte vue : t’étais déjà mauvais en démographie, tu l’es aussi en histoire.
        Ton pro-américanisme bas du front commence vraiment à me gaver, idéologue de mes deux.

      16. « pro-américanisme » ? Héhé… zébu de trait… C’est quand tu tourneras – quand j’te ferai tourner – au bout du champ que tu verras d’où partait le sillon et où je t’ai mené… « Proam » ? Mais dis moi, au début de ce sillon, qui défendait religieusement le mythe, la Statue du commandeur, l’icône, FDR, quoi, toutes visions typically « proam » ? Ah voui bien sûr, c’est pas ça, c’est juste que « c’était mieux avant », l’Amérique comme le reste…
        Au bout du sillon, Zeb, on fait demi-tour, pareil pour le brabant, et on repart, en sens inverse, mais on verse toujours la terre à droite… Bon, allez, ok, puisque c’est ça, j’te laisse les oeillères…

      17. @ vigneron : ‘bas du front’, t’as oublié ? c’est pour les blaireaux qui font pas la différence entre fdr et obama. tu disais que tu m’emmenais où déjà, le vigneron ? mdr

      18. Exact Vigneron : proam ‘bas de front‘.
        Je n’ai jamais renié mon admiration pour FDR, au contraire (7 mars 2010 à 00:58 ). Et je n’ai jamais renié non plus mon esprit critique : je m’en sers quand je constate les réalisations d’Obama, et quand je les compare à celles de FDR.
        Si cela fait de moi un proam, peut m’importe. Mais certainement pas ‘bas du front’, comme toi.
        Dès qu’on critique les US, c’est toujours pareil avec toi : le bout du chemin.
        Faudrait que t’ouvres les yeux, vigneron : t’es au bout de ton sillon.
        Le mien continue comme je souhaite le mener.
        Tu disais quoi au fait ?
        « où je t’ai mené » ?
        MDR.

      1. the least we could expect today is right spelling from  » read on my leaps » Zébu , but I gggggggg..ess we’ll have to wait until tomorrow…

  6. Cher monsieur Jorion, nos personnels politiques s’apparentant de plus en plus à des chargés de mission au service du « biznesse » et du fric, ils n’ont plus à avoir des idées, des visions de long terme, voire du courage. En outre, ils sont traqués par la nébuleuse médiatique qui est le puissant et visible outil des forces dominantes et de leur idéologie. Enfin, pour arriver aux « plus hautes fonctions », il faut se mouler dans la doxa de l’heure, quitte à mentir effrontément aux électeurs. Aucun esprit indépendant ne peut espérer parvenir aux sommets de la machinerie institutionnelle. Autrement dit, je crains fort que notre destin ne soit durablement lié aux soubresauts enfiévrés du monde des affaires, et que le monde politique soit en gros devenu un théâtre d’ombres plus ou moins sympathiques. Autrement dit encore, la démocratie formelle à l’anglo-saxonne a triomphé du rêve démocratique. La « couverture » des élections US en dit long sur l’assujettissement général au modèle américain que nos élites suivent de près, quel qu’en soit le coût pour les peuples concernés. Et à force de porter des clones à la tête des états « développés », outre la catastrophe économique, nous risquons de récolter une extrême droite virulent et raciste, qui pourra, quelle que soit sa forme, critiquer rudement l’ère passée des voyous et des prévaricateurs. Par exemple. Merci en tout cas pour votre courage et pour votre détermination. Un temps arrivera où nous aurons besoin de gens tels que vous. Cordialement.

    1. Un temps arrivera où nous aurons besoin de gens tels que vous.

      euhh.. on a déjà besoin de lui, non ? et puis, on a besoin de tout le monde en fait, non ? je suis assez partisan du « Ni Dieu, ni César, ni tribun »…

      1. Je me suis donc mal exprimé. Il faudra qu’un de ces quatre, des gens tels Paul Jorion pèsent d’une manière ou d’une autre sur les décisions économiques qui déterminent l’avenir du plus grand nombre. Non?

    1. Très joli ami Zébu.

      Je crains que les lettres ne finissent par apparaître « rouge sang » (couleur très « brune » avec le temps).

      Comme toujours…

      Je redécouvre l’Ecclesiaste
      3.15 « ce qui se fait existait déjà, et ce qui se fera a déjà été… »

      CM

    2. Joli? Plus: génial.

      Les arabesques des lignes du champ magnétique en limaille de fer sur une feuille, l’aimant étant caché dessous.
      Un présent incompréhensible et un effecteur invisible.
      Trop long, trop complexe.

      L’avenir s’écrit à l’encre sympathique, le révélateur est encore inconnu.

    3. Le monde de demain se dessine … à l’encre sympathique.

      Mais les Paul, les François, et …les autres ne sont-ils pas des gens sympathiques ?
      Et beaucoup d’autres révélateurs qui ne se sont pas encore ….révélés…
      Gardons espoir ! Avec le net et l’imprimante….

  7. Avez-vous capté quelques paroles du discours de victoire d’Obama ? En résumé, en Amérique lorsqu’on veut on peut , si l’on travaille dur on peut réussir. Et l’Amérique est le plus grand pays du monde… Vous savez, le Yankeestan comme on l’appelle parfois.

    1. Excellent effet de tribune, mais pour quel résultat: austérité via le Traité et compétitivité pour abaisser les salaires ( coût du travail dans la novlangue néo lib) ?
      A quoi et à qui sert Filoche ?

  8. Cela fera-t-il pour lui une réelle différence si l’on se souvient que lorsqu’il avait été élu, il disposait d’une majorité de rêve, mais n’en avait absolument rien fait, sinon attendre qu’elle s’effrite.

    Itou en France, nos « socialistes » ont toutes les manettes: sénat, assemblée nationale, présidence, régions, départements, municipalités, mais en fait ils n’ont aucun pouvoir.

    Parce que dans notre monde hyper-capitaliste ouvert et concurrentiel le vrai pouvoir est économique. La prédominance de l’économique sur le politique obère tout espoir de progrès social, pire favorise le démantèlement des progrès sociaux passés souvent acquis de haute lutte.

    « Les créateurs de richesses » exercent leur chantage sur les représentants du peuple, et ces représentants cèdent aussi sûrement, qu’un arbre au tronc creux est abattu par la première rafale de vent un peu conséquente.

    Il n’est plus à démontrer que dans le cadre de mondialisation actuel, toute politique vraiment de gauche est désormais impossible.

    Le rôle du politicien -de gauche en particulier- n’est pas enviable, car à chaque fois qu’il accède au pouvoir suprême il est amené à se renier. Provoquant désenchantement chez ceux qui avaient eu la folie de croire à ses promesses.

    Désenchantement qui alimente soit l’abstention (comme aux USA, où sur 200 millions d’électeurs seule la moitié vote), ou la montée vers les extrêmes comme en Europe.

    1. (…) le vrai pouvoir est économique

      Le pouvoir économique (ou plutôt financier) est tel que vous le décrivez simplement parce que le pouvoir régalien le laisse être ainsi et parce que nous (disons le peuple) laissons les acteurs du pouvoir régalien démissionner ou pire se vendre au pouvoir financier.

      Quelques contre exemple (Islande, Venezuela, Argentine) montrent que ce n’est ni fatal ni irréversible. Des décisions politiques courageuses (et même physiquement courageuses car nul doute dans mon esprit qu’un leader politique qui se dresse contre la puissance financière est en danger physique) sont possibles.

      Ces décisions du type de celles proposées parfois sur ce blog, à commencer par un moratoire sur les dettes et un défaut pour les plus injustes assorties de la création d’un modèle vraiment redistributif des richesses tirées du travail de chacun, le tout sous l’égide d’un régime vraiment démocratique ne peuvent pas amener une situation pire que celle que nous entrevoyons comme le futur que nous promet la total-ploutocratie vers laquelle nous glissons chaque jour davantage.

      Encore faut-il que les peuples se choisissent leur destin au lieu de se résigner à le subir. C’est entre NOS mains. Résistance et unité.

      1. nous (disons le peuple) laissons les acteurs du pouvoir régalien démissionner ou pire se vendre au pouvoir financier.

        Ah que vous êtes dur!, vous pointez du doigt nos lâchetés individuelles et collectives…

  9. Disons que la locomotive tourne au ralenti. Et vraiment il n’y a pas de quoi s’affoler. Les libéraux savent une chose : des millions de pauvres qui se taisent n’a jamais été un problème. Les chinois, les indiens, les grecs, les espagnols, les africains….. sont déjà au courant.

      1. 3,2,milliards d’adultes pauvres exactement pour le Global Wealth de Crédit Suisse, i.e moins de 10 000 $ de patrimoine.
        1,4 milliard au-dessus de 10 000 $ dont 0,375 milliard au-dessus de 100 000 et 29 millions au-dessus de 1 million de $…

      1. A noter que les chinois sont largement sur-représentés dans ce segment de la « classe moyenne » mondiale quant à la richesse. Ils représentent le tiers des adultes de ce monde bénéficiant d’une richesse dans l’intervalle 10 000 à 100 000 $ pour une population adulte de « seulement » un cinquième de la population adulte mondiale…

  10. Ouf !
    Bon, et si cette défaite de Romney faisait que les républicains disons normaux prennent le courage de confronter leurs propres idées, celles transmises par une certaine tradition conservatrice et républicaine, au discours illuminé des Palin, Bachman et maintenant celui de l’évêque des dingues que le Tea Party a laissé se glisser au premier plan ?
    Il y a déjà de belles défections. Une bonne partie des appuis républicains pourraient bien se retrouver sur le plateau d’Obama, non ?

    1. Et cela pourrait aider à ce qu’il se forme un contexte d’urgence nationale mais sans guerre, pour une fois. Je vais essayer de m’expliquer.

      On rabâche partout que c’est la guerre qui a sauvé le deal de Roosevelt, c’est vrai, mais c’est aussi le déblocage, concédé par les républicains, des deniers publics nécessaires à l’effort commun qui a sauvé la guerre.
      Maintenant des républicains constatent ouvertement la supériorité des résultats du collectif et public sur ceux du privé, dans la lutte contre les catastrophes naturelles. Ce n’est pas grand-chose à côté d’une guerre, d’accord, mais il y a tout de même une inflexion, je trouve. On peut commencer à appuyer les bonnes idées et à discuter l’inflexibilité de certains dogmes. Par exemple, se rendre compte que la misère est une catastrophe, pas un châtiment du barbu, et qu’elle n’est pas naturelle du tout, donc soluble et à combattre collectivement avant que l’orage, bien naturel lui, qu’elle fabrique ne soit encore plus énorme que le Sandy. J’irai même jusqu’à dire qu’il est de l’intérêt de ceux qui continue à penser que la misère est un fait naturel, de participer à un effort collectif en vue de son éradication.

      Mais là, c’est du communisme pour certains qui, en plus, sont ceux qu’on entend brailler le mieux. Tous les républicains ne sont pas des tarés. Y’a aussi des gros salauds cyniques, et ceux là sont plus réalistes. On devrait les aider un peu à se décoller des fous de dieu, au lieu de rêver que ces derniers puissent aider à rétablir une décence spirituelle qui n’a jamais existé.

    1.  » Le Congrès ne manquera pas de freiner le Président »
      Recherche coupable désespérément?

      Les 2 premières années ont été freinées par qui ?
      Obama, surnom « freine tout seul ». Un libéral conservateur n’innove pas.

    2. Obama est un frein libéral depuis le début de son élection. Tout le reste n’est qu’enfumage médiatique, comme chez nous avec Hollande. Il est tant de passer à autre chose. Et surtout de ne pas attendre l’homme providentiel, le Père Noël, le petit Jésus qui nous sauvera tous. A nos idées pour le monde de demain.

  11. Finalement , je suis un peu triste , Mittney ,c’était si joli ; et la puissance romneyenne, quel chic ….
    Ô ,Bama ,if I was you , I wouldn’t trust him ,still waters run deep ; forward ? hurry up ; be careful ,
    be careful .

  12. Ce que cette élection montre c’est que le parti Républicain ne peut plus gagner avec cette base électorale radicalisée. Il perd les minorités ethniques et les jeunes mais aussi une grande partie des femmes avec ses positions ultra religieuses : avortement, contraception..

    Ce que cette élection montre c’est la nécessité de pouvoir revenir au fond de la politique US : le compromis. Je me demande dans quelle mesure une loi aux USA qui ne serait pas de compromis a des chances de durer ? C’est en essayant d’être consensuel qu’Obama a perdu du temps. Dans le même temps le peuple EtatsUniens sait que les temps changent, il s’est raidi durant 4 ans pour en quelque sorte ne pas remettre en question ses fondamentaux. Ils sont au pied des décisions déchirantes.

    Obama tend la main aux Républicains et veut travailler avec Romney, est-ce que Romney va pouvoir s’imposer comme le leader du parti républicain pour passer des compromis au Congrès ?? ça urge. Nous ne sommes pas si divisés disait Obama cette nuit.

    1. C’est normal. Blanc bonnet et bonnet blanc, vous voyez une différence vous? Le peuple américain ( les 50% qui ne votent pas) et les lobbies qui soutiennent indifféremment l’un et l’autre n’en voient pas. C’est une question de couleur de paquet cadeau.

    1. Et dire que pour certains – dont serviteur – ces élections aux USA (ni même les précédentes) n’ont tout simplement pas existé…

      Les politiques n’ont pas le pouvoir qu’ils veulent bien ne pas avoir !

      Tant que la menace historique lui venait du réel, le pouvoir a joué la dissuasion et la simulation désintégrant toutes les contradictions à force de production de signes équivalent. Aujourd’hui où la menace lui vient de la simulation (celle de se volatiser dans le jeu des signes) le pouvoir joue le réel, joue la crise, joue à refabriquer des enjeux artificiels, sociaux, économiques, politiques. C’est pour lui une question de vie ou de mort. Mais il est trop tard.

      De là l’hystérie caractéristique de notre temps : celle de la production et la reproduction du réel. L’autre production, celle des valeurs et des marchandises, celle de la belle époque de l’économie politique, n’a plus de sens propre, depuis longtemps. Ce que toute une société cherche en continuant de produire, et de surproduire, c’est à ressuciter le réel qui lui échappe. C’est pourquoi cette production « materielle » est aujourd’hui elle-même hyperréelle. Elle retient tous les traits, tout le discours de la production traditionnelle mais elle n’en est plus que la réfraction démultipliée (ainsi les hyperréalistes fixent dans une ressemblence hallucinante un réel d’où se sont enfuis tous le sens et le charme, toute la profondeur et l’énergie de la représentation). Ainsi partout l’hyperréalisme de la simulation se traduit par l’hallucinante ressemblance du réel à lui-même.

      Le pouvoir lui aussi ne produit depuis longtemps que les signes de sa ressemblance. Et du coup, c’est une autre figure du pouvoir qui se déploie : celle d’une demande collective des signes du pouvoir -union sacrée qui se refait autour de sa disparition. Tout le monde y adhère plus ou moins dans la terreur de cet effondrement du politique. Et le jeu du pouvoir en vient à ne plus être que l’obsession critique du pouvoir -obsession de sa mort, obsession de sa survie, au fur et à mesure qu’il disparaît. Lorsqu’il aura totalement disparu, nous serons logiquement dans l’hallucination totale du pouvoir -une hantise telle qu’elle se profile déjà partout, exprimant à la fois la compulsion de s’en défaire (personne n’en veut plus, tout le monde le refile aux autres) et la nostalgie panique de sa perte. Mélancolie des sociétés sans pouvoir : c’est elle déjà qui a suscité le fascisme, cette overdose d’un référentiel fort dans une société qui ne peut venir à bout de son travail de deuil.

      Euh… un certain Jean B… (les caractères en gras m’appartiennent), en 1981 (déjà !)

  13. La gauche obligée de faire (une soit disant) politique de droite.

    Divergences sémantiques sur ce qu’est « une vraie politique de gauche », pour Eric Le Boucher, la vrai gauche c’est celle qui fait une politique de l’offre et non de la demande.

    Dans un sens il a raison, dans le cadre mondialisé ouvert et concurrentiel qui est le notre, toute politique keynésienne de relance par la demande est vouée à l’échec.

    Vu que toute forme de protectionnisme est interdite, tout contrôle sur les mouvements de capitaux aussi,toute régulation de la spéculation est battue en brèche, que les paradis fiscaux sont sanctuarisés: dans ce cadre il est vrai qu’il ne nous reste plus qu’à devenir plus « compétitif ».

    Ce qui veut dire concrètement cibler pour la France des conditions d’exploitation qui permettront de rétablir un profitabilité du capital aussi forte qu’en Roumanie, voire en Chine.

    De ce point de vue il y a de la marge, et nous n’avons pas fini de nous voir appliquer des plans d’austérité, comme les grecs ou les espagnols.

    L’appauvrissement collectif, via le démantèlement de nos services sociaux et publics est désormais la condition siné qua none de notre « redressement productif ».

    Serrez les dents braves gens, car la chute ne fait que commencer…

    En politique, le Père Noël des temps de campagne électorale est décidément une ordure!

  14. J’éprouve le même soulagement, du moins de même nature, en voyant que le fasciste dirigeant de fond de pension ne sera pas président, que quand notre brun à nous s’est fait jeter de l’Elysée.
    C’est le bien seul élément réjouissant dans cette partie de dupes où s’affronte deux fractions de la bourgeoisie US.
    « L’union nationale », là voila. Elle se fait et continuera de se faire sur le dos des peuples, n’en déplaise à Paul Jorion, pilotée par des types institutionnellement corrompus et riches à millions de dollars qu’on appelle congressmen.
    Les réformettes d’Obama ne cachent nullement qu’il a poursuivi pour l’essentiel les visées impérialistes de Bush, la politique fiscale du laisser-faire total de la finance et que ce fut lui qui écarta un projet de loi visant à soumettre à des financements publics les élections US.

  15. Obama face à son destin.

    Le Président reconduit dans ses fonctions va affronter les pires conditions des dernières décennies. Il est face au mur sans cesse croissant d’une dette impossible à rembourser et il va devoir prendre des décisions pour interdire, par la force, un nouvel entrant dans le cercle des possesseurs de la Bombe.

    Je ne pense pas qu’il s’agira seulement de mettre sur pied, pour son pays comme pour les dirigeants occidentaux, un gouvernement d’unité nationale, mais de décider ce que j’ai déjà nommé le jeu de la roulette russe : la guerre ou pas la guerre, et là je ne parle pas de la guerre de classes.

    1. Bof, quand il aura un coup de blues, il pourra téléphoner à François Hollande, qui lui non plus n’est pas dans une position très confortable.
      La « gauche » hérite souvent du pouvoir par gros temps, c’est bien là son problème.

      1. La « gauche » hérite souvent du pouvoir par gros temps, c’est bien là son problème.

        C’est mieux avec les «  » » » » .

        Si nous avons eu un gouvernement de  » vraie » gauche , je crois bien, c’était de 81 à 83….
        Ça fait longtemps….

      2. Ah ça tu l’as dit erde d2 ! Pour sûr, grand homme de gauche Tonton. Pendant presque un an et demi (en comptant la campagne), c’est énorme.

    2. Seule la guerre peut faire cette unité nationale. Dans la logique de la domination capitaliste, et dans la situation économique et sociale actuelle, la guerre est la solution. La guerre des classes elle, se fera plus tard……au gourdin ;o)

      1. Amon, chauffe Marcel !

        Seule la guerre peut faire cette unité nationale.

        « Ah mon colon celle que j’préfère c’est la guerre de 14/18… » tsoin tsoin.

        Du fond de son sac à malices,
        Mars va sans doute, à l’occasion,
        En sortir une -un vrai délice! –
        Qui me fera grosse impression…
        En attendant je persévère
        A dire que ma guerre favorite,
        Celle, mon colon, que je voudrais faire,
        C’est la guerre de quatorze-dix-huit !

    3. Effectivement, une condition pour éviter guerres économique
      puis guerre tout court, c’est d’exproprier le capital,
      ce qui inclut l’annulation de la dette publique vis à vis de ce capital.

      Comme l’indique cet exposé, l’histoire de l’humanité est faite de ces annulation
      Homo debitor, chronique de l’Homme endetté
      ‎Eric Toussaint pour l’Université populaire de Bruxelles
      Durée de la Vidéo : 2h14 minutes dont 1h30 d’exposé
      Au cours de son exposé réalisé le 23 octobre 2012 à Bruxelles,
      Eric Toussaint passe en revue un peu plus de 4500 années d’histoire
      sous l’angle de la dette et des luttes pour l’annulation
      des dettes illégitimes, illégales et / ou odieuses.
      Il aborde dans un ordre chronologique la Mésopotamie de l’âge du bronze,
      les temps bibliques, la Grèce et la Rome antiques, la révolution française, etc
      http://www.cadtm.org/spip.php?page=backend

  16. En France, grâce à notre Président, on vit à l’heure américaine, on organise des « Competitivity Party ».

      1. @ Un naïf
        Arrêté de vous moquer , je pense que les choses vont dans le bon sens , après le pacte de compétitivité ou personne n’y comprend rien , la taxe sur la bière , une taxe entre autres sur le Nutella , ah y est on voit le bout du tunnel . A pleurer

    1. Il y en a qui me rappelle le jour où j’ai compris ce que signifiait l’expression grande gueule.
      C’était à l’époque où Carnus prenait des cartons monstres outre-manche et remettait ça chez les princes aussi. J’étais convaincu que c’était la faute à Boulogne, qui était très con et confondait le foot et la maçonnerie.
      Un beau jour, alors qu’il pleuvait plus de buts encore que d’habitude, un oncle beauf de surcroît, se met à m’expliquer, entre canettes, gaulduches et re-canettes que non, c’était pas la bonne raison. – C’est qu’des manches, que j’te dis ! qu’il me dit. – Avec tout le fric qu’ils ramassent, ils pourraient au moins apprendre à jouer comme des mecs ! qu’il termine.
      Là j’étais émerveillé. Tellement, que j’ai fini la journée à aller chercher le ballon qu’il envoyait partout sauf dans les filets et qu’il crevait à grands coups de pointu.
      J’avais compris pour toujours ce que c’était, une grande gueule. Merci tonton !

  17. Je suis d’accord avec le constat de Paul Jorion: « …une double radicalisation………… »

    Il ne faut pas oublier que Obama doit sa nouvelle victoire aux femmes et aux latinos. La « race blanche » et possédante a peur de la déchéance. On y rencontre un phénomène comparable à celui qui s’est manifesté en Europe continentale dans les années 20/30 du siécle dernier et qui s’est exprimé par une radicalisation extrême.
    La marge de manouevre d’Obama sera très étroite, rien ne changera en profondeur – le processus de la mondialisation économique auquel nous assistons aujourd’hui continuera.

    1. Double radicalisation des citoyens américains, sans doute!

      Double radicalisation de la classe politique américaine ? Si j’en vois bien une du côté du parti républicain (le phénomène du Tea party qui est représenté au parlement), je n’en vois, par contre, aucune du côté du parti démocrate (cf. mon commentaire sous 4 : quelle est l’aile gauche ( « socialiste ») de ce parti qui l’amènerait à se radicaliser à gauche pour contrer son mouvement dextrogyre.

  18. Tout laisse présager que c’est à cela qu’Obama se verra confronté durant son deuxième mandat : une double radicalisation, des républicains et des démocrates, chacun de son côté, faisant monter la vocifération de part et d’autre

    Et Obama sera confronté au proverbe texan « All Hat but no cattle » (un beau chapeau mais pas de bétail)

  19. Si j’ai bien compris, M Obama l’emporte avec 49% des voix contre M Romney qui ne recueille que … 49% ! En fait M Obama l’emporte grâce au système des grands électeurs (303 vs 206).
    Qui songera à nous informer du taux d’abstention qui nous révèle, aux USA comme en France, la distance croissante des classes populaires à l’égard de la démocratie dite représentative ?

  20. Je n’ai rien compris, Paul, à votre hypothèse du troisième paragraphe

    Que serait ce gouvernement d’unité nationale pour faire avaler au peuple qu’on ne peut reconstruire à l’identique ? Où ai-je perdu le fil d’une pensée que je croyais avoir intégrée tant bien que mal ?

    Après tout, Obama a gagné avec l’argent disponible où il est, comment aurait-il pu s’en dégager soudain en sautant par dessus pour mettre en service des mesures destructrices de la puissance de ces mêmes supports financiers ?

    Il aurait pu c’est vrai faire montre d’un cynisme salvateur, mais à quel prix ? Ne risque-t-on pas sa vie pour se faire ? Obama n’est pas Luther King ni Malcolm X

    Il me reste à tournicoter autour de mes pensées, de mes idées, à chercher des mots et leurs tournures, à agir à ma mesure, et je me demande comment maîtriser ces élans qui me poussent (avec votre aide malgré vos réponses sybillines parfois) Après tout le marché c’est moi et je peux tout pour le maîtriser si je m’y prends bien et si j’y entraîne , dans un sillage odorant, inéluctable, les êtres que j’aime et qui me respectent

    1. Tout à fait d’accord avec Jacqueline. L’appel à un gouvernement d’union nationale n’ est qu’un vieux refrain apolitique mystificateur.

  21. Le cinema d’Obama est à vomir , « je ne t’ai jamais tant aimée », à sa femme repris par toute la presse aux ordres. De plus les declarations faussement apeurées des banques qu’il aurait martyrisées pendant son mandat. C’est trop. Ce type est un sale vendu, une ord…. qui roule pour les prêteurs. L’ardoise ce sont les pauvres qui vont la régler !

  22. La véritable information est celle -ci = USA :

    « Rapport de forces inchangé au Congrès »

    Article

    M. Obama refusant de voir que les institutions et la constitution US sont arrivés à la fin d’un cycle historique, celles-ci étant faites à l’origine pour freiner l’ardeur démocratique du peuple
    ( comme par exemple notre Sénat ), rien ne changera fondamentalement ou notablement…
    les cinq années supplémentaires de M. Obama – lui-même sponsorisé par toutes sortes de multinationales – ne changeront rien globalement à l’affaire. Une même caste ( le 1% qui déforme et accapare à son profit immédiat le pouvoir de la démocratie ) poursuivra ses vues et rien ne sera transformé dans la société, sinon à la marge. Des cacahuètes !

    (…)

    Mais la véritable nouvelle est encore ailleurs =  » La survie de l’ Espèce  » de Jorion & Maklès, est arrivé dans ma boîte aux lettres ! A la première lecture, cela promet pour les  » cadeaux de Noël » .Que l’éditeur se prépare déjà à une réédition, ça va partir comme des petits pains chauds.Quand le talent est l’ allié de l’intelligence lumineuse , nous n’allons pas bouder notre plaisir …

    1. Un rappel. Roosevelt crée la SEC pour mettre un terme aux manipulations boursières et aux « spéculations non pertinentes » (j’ai plus l’épithète en tête mais c’est un truc dans le genre…). Bien. Et qui nomme-t-il à la tête de cette SEC ? Un soutien politique (et financier) durant la campagne évidemment : Joseph Kennedy, grand escroc financier de WS devant l’éternel – et grande canaille tout court. Un peu comme si Obama nommait un John Paulson aujourd’hui au même poste quoi, en pire même.
      Ps : le vieux Kennedy a fait un excellent job à la SEC.
      Alors ? Virer Geithner et mettre Madoff au Trésor – et Soros à la FED…

  23. Comparaison entre la carte US des états libres et ceux pratiquant l’esclavagisme (1846) et la carte des résultats Démocrates/Républicains aux élections de 2012 : c’est ici.

    1. Oula le naïf, ne pas trop l’être siouplait… Il a fallu Truman et les prémisses de l’anti-ségrégationnisme pour que les Dixiecrats (racistes et extrème-droite) quittent la convention démocrate… Dans les années cinquante ces southern democrats occupaient encore toutes les places de sénateurs des anciens états confédérés. C’était eux la base du parti démocrate.
      Euh, Lincoln, l’était bien whig non ? Et bien bien du nord et yankee ?

  24. un bonne chose cette réélection. comme celle d’hollande d’ailleurs.
    (en pouvais plus d’entendre le petit excité à talonnette caqueter)

    bon entre la peste et le choléra on a obama, faut dire que la peste républicaine avait vraiment sale gueule, les camps de rééducation pour parasites sociaux n’étaient plus bien loin…
    fascinants zétats-zunis…

    on a échappé à rien du tout, mais on l’a échappé belle !

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