LE MONDE-ÉCONOMIE, Le choix du défaut, lundi 19 – mardi 20 novembre 2012

Le choix du défaut.

Français et Belges se sont mis d’accord le 8 novembre pour recapitaliser Dexia de 5,5 milliards d’euros, en sus des 6,5 procurés en 2011. Pendant ce temps-là l’Europe a pris la décision d’abandonner définitivement en 2014 le Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis, dont le budget annuel est de 500 millions.

Le rapprochement est bien entendu choquant. Creusons cependant. Le fait que la somme ait été dégagée rapidement pour Dexia, ne signifie pas pour autant qu’elle ait été trouvée aisément. Cela ne signifie pas non plus qu’il soit beaucoup plus facile de dégager 5,5 milliards pour la finance que 500 millions pour les plus démunis, c’est que, dans le cas de ceux-ci, nos gouvernants estiment avoir encore le choix des sommes à allouer, alors qu’avec Dexia nous n’avons pas le choix. Un rapide calcul pour le pays le plus exposé des deux explique pourquoi. La Belgique vient d’avancer 2,915 milliards d’euros. En l’absence d’une telle décision, Dexia aurait fait faillite, les garanties de la France et de la Belgique auraient été activées, dont coût éventuel pour cette dernière : 54 milliards d’euros, soit un gonflement de sa dette publique de 15 %, entraînant une dégradation de sa notation de crédit, laquelle impliquerait une hausse du coupon réclamé par le marché des capitaux sur les emprunts qu’elle émet.

Absence de véritable choix donc. Si l’on cesse de venir en aide à Dexia, le risque systémique est immédiatement lisible en surface ; si l’on cesse d’aider les plus démunis, un risque systémique est là aussi présent, mais moins automatique, plus difficile à évaluer : plus souterrain, plus obscur. Il n’empêche : c’est bien la crainte d’un risque systémique de cet ordre qui avait conduit Bismarck à poser les premiers jalons de l’État-providence : assurance maladie-invalidité et système de retraites.

Si l’équation « 5,5 milliards pour Dexia = indispensable ; 500 millions aux plus démunis à l’échelle européenne = impensable » semble aujourd’hui aller de soi, il arrivera bientôt qu’iront également de soi : 5,5 milliards indispensables pour la banque Trucmuche … ou pour la banque Duschnock ou pour la banque… ; tandis que 500 millions sont impensables pour les classes de rattrapage … ou pour la médecine préventive… ou pour l’aide aux handicapés… la liste est longue ! On aura noté que dans le climat actuel, je me suis abstenu de mentionner de véritables noms de banques, de peur de provoquer une panique bancaire.

S’agit-il là d’hypothèses ? Hélas non : la Troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International), impose aujourd’hui à la Grèce – prétendument en notre nom à tous – de telles mesures dont on a pu constater dans les pays où elles furent mises en vigueur au cours des soixante dernières années, qu’elles font baisser le niveau d’éducation ainsi que l’espérance de vie.

Et c’est là la question essentielle que Dexia oblige à poser : jusqu’où ira-t-on dans de telles décisions « pragmatiques » qui, si elles apparaissent de simple bon sens en termes de comptabilité élémentaire, n’en minent pas moins, peut-être irrémédiablement, nos choix de société ?

Il est cependant possible de faire prévaloir les choix de société, sans même sortir pour cela du cadre capitaliste – si tant est qu’une telle condition doive être remplie impérativement.

Dans leur ouvrage Cette fois, c’est différent (°), Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont établi le catalogue de 750 ans de défauts sur la dette souveraine. Ils y notent que « la période de calme récente (2003 – 2008), durant laquelle les gouvernements ont en général honoré leur dette, est très loin de constituer la norme » (p. xxxi).

L’opprobre qui couvre la nation qui se déclare en défaut sur sa dette constitue le seul obstacle à ce remède pourtant très habituel. Le cas de Dexia souligne toutefois qu’il est temps d’y penser sérieusement, pas seulement pour la Grèce mais pour l’ensemble des pays membres de la zone euro, aucun d’entre eux ne se portant à moyen terme significativement mieux que la nation hellène. Un défaut simultané de l’ensemble de ces pays, accompagné d’une mutualisation instantanée de leur dette, permettrait de remettre l’Europe sur pied, tout en sauvant nos choix de société.

« Remède de cheval », dira-t-on. Sans doute, mais préfère-t-on assister au défaut l’un après l’autre de chacun des pays de la zone, scénario vers lequel nous nous acheminons en ce moment ? La France ne cause-t-elle, dit-on aujourd’hui, bien du souci à l’Allemagne ?

Le moment de la purge passé, un système robuste, prévenant l’éternel retour du défaut sur la dette souveraine, devra être mis en place. Si l’on en croit l’enquête de Reinhart et Rogoff, le capitalisme – sous aucun des visages en tout cas qu’il a pris au cours des 750 années récentes – ne constitue un candidat sérieux. Le moment est venu, mais il faut aller vite, d’offrir une seconde chance au projet d’une économie mondiale pacifiée défendu sans succès par Keynes en 1944 à Bretton Woods.

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(°) Carmen Reinhart & Kenneth Rogoff, Cette fois, c’est différent. Huit siècles de folie financière, Pearson, 2010

 

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99 réflexions sur « LE MONDE-ÉCONOMIE, Le choix du défaut, lundi 19 – mardi 20 novembre 2012 »

  1. une phrase entendue ce week qui peut s’appliquer a Dexia : « l’illusion de l’énergie , dans la certitude du surplace » Gaspard Proust , humoriste

  2. « l’éternel retour du défaut sur la dette souveraine » est un principe sélectif, suffit de faire le choix qui brisera le retour de l’invivable, de l’erreur ou du médiocre, le choix qui, s’il devait se répéter, serait une joie de le revivre à nouveau, le choix nous délivrant du samsara financier. Le pari de Pascal deviendrait le choix de Paul.

  3. Reste à définir dans quelle dimension ce blog évolue, blog qui a prédit en son temps la fin de l’euro:
     » entre 3 semaines et 3 mois »…

  4. Ce que disent également Reinhart et Rogoff, c’est aussi que le défaut vis-à-vis des créanciers domestiques est beaucoup plus fréquent qu’on croit. Les promesses de retraites et de prestations sociales s’évaporent quand la facture devient trop lourde pour le contribuable. Cela peut se faire soit ouvertement par une réforme, soit officieusement par l’inflation. Un tel défaut domestique est économiquement équivalent à un défaut sur les OAT, mais la littérature économique a tendance à se concentrer sur ces dernières.

    Le livre est une excellente lecture avec plein de chiffres historiques, mais il ne contient pratiquement aucune analyse – comme les auteurs le reconnaissent eux-mêmes, d’ailleurs. Ils observent ce qui s’est produit dans le passé ; ils ne l’expliquent pas. Pour extrapoler ces observations et prédire ce qui pourrait se passer aujourd’hui, il aurait fallu plus de théorie. Une théorie issue d’autres travaux est que le défaut se produit lorsque les créanciers n’ont pas assez de poids politique.

    Dans l’Angleterre du XIXè, les créanciers étaient les nobles qui tenaient également la législation. C’était une sorte de système censitaire considéré comme stable et la dette fut payée jusqu’au dernier shilling. Dans d’autres situations, les créanciers n’ont guère les moyens politiques d’extorquer les impôts qui seraient nécessaires pour se rembourser. Pour la Grèce, on est clairement dans ce cas : la probabilité pour que les institutions européennes parviennent à ponctionner de telles sommes sur les contribuables grecs semble extrêmement faible. Maintenant que les banques et assureurs se sont délestés de leurs titres grecs, ce n’est plus qu’une question de temps.

    Notez qu’après le défaut, il n’y a aucune raison pour que la Grèce sorte de l’euro. La BCE n’achètera plus de dette grecque, évidemment, mais les Grecs pourraient continuer d’utiliser des euros (on a un exemple aujourd’hui avec le Monténegro). Les gouvernements de la zone euro devront aussi expliquer à leurs électeurs ce qu’ils ont fait des centaines de milliards évaporés en Grèce…

    1. « Les gouvernements de la zone euro devront aussi expliquer à leurs électeurs ce qu’ils ont fait des centaines de milliards évaporés en Grèce » et par la même ocase, pour prendre la mesure de ce que que valent les créanciers, ce que pèsent sur nos épaules 67.000 milliards de dollars.

    2. Les gouvernements de la zone euro devront aussi expliquer à leurs électeurs ce qu’ils ont fait des centaines de milliards évaporés en Grèce…

      S’ils pouvaient plutot expliquer ce qu’ils font VRAIMENT.

    3. Maintenant que les banques et assureurs se sont délestés de leurs titres grecs…

      S’en sont délestés et ont aussi été délestés de juste kekchose comme 140 milliards dé dollars (107 Mds en roros), non ?

    4. Le livre ,tres interessant, dit surtout que la dette souveraine qui pose probleme est celle due a des creanciers etrangers dans une monnaie que l’emetteur ne maitrise pas ( tiens c’est le cas de notre dette souveraine en euro) creanciers avec un pouvoir coercitif consequent . Bref il est dangereux de s’endetter dans une devise etrangere aupres d’un creancier dote de porteavions.. Toute autre dette se gere.

      1. Désolé Ats mais les eurozonards maîtrisent un chouïa mieux leurs dettes souveraines en euros que les états africains leurs dettes en dollars après la purge Volcker ou les communes françaises leurs dettes en franc suisses chez Dexia après les subprimes. Grèce comprise. Défaut ok mais faut pas tout mélanger.

  5. Oui aux 5,5 milliards pour la finance, non aux 500 millions pour les plus démunis…

    Tout est dit en quelque mots, malheureusement. Le (non) choix de société que nous impose la finance qui doit survivre coute que coute, sachant que les plus démunis doivent pour beaucoup leur situation à la finance, et à ses dérives.

  6. Voilà… là, très bien… rien à dire… sobre, clair, net… de l’excellent ouvrage…

    Ce passage est sans équivoque possible…

    « Dans leur ouvrage Cette fois, c’est différent (°), Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont établi le catalogue de 750 ans de défauts sur la dette souveraine. Ils y notent que « la période de calme récente (2003 – 2008), durant laquelle les gouvernements ont en général honoré leur dette, est très loin de constituer la norme » (p. xxxi). »

    « est très loin de constituer la norme »… Voilà, très bien…
    Il ne doit pas y avoir certitude de récupérer son pognon quand on le prête… pas de servitude à l’emprunter…

    D’autant plus que cela justifie du coup, les taux exorbitants prélevés par les usuriers pour se protéger d’un défaut… Il faut penser à eux aussi… il faut bien de temps en temps leur donner raison…
    -« Ah ben oui… y’avait un risque… bien vu… »

    … et puis, pour le sport… faut qu’il y ait un minimum de pression; de chalenge… sinon c’est plus drôle… Ils s’ennuient déjà tellement à devoir toujours vivre dans les chiffres… Faisons danser les chiffres… Que la finance devienne rieuse… Rendons-la frétillante… Sortons nos capitalistes de leur léthargie dégoulinante…
    Bon, ils se sont enfoncés dans l’erreur… z’ont pas écouté ma grand-mère…
    -« Quand y’a plus d’gènes, y’a plus d’plaisir »… qu’elle disait en raclant les fonds de tiroirs après 12 heures d’usine… un petit sourire espiègle aux lèvres…
    … du coup, à la baraque, c’est pas le plaisir qui manquait… c’était tout le reste…

    Z’ont pas écouté ma grand-mère, d’accord… mais est-ce une raison pour les laisser dériver avec pour seul compagnon d’infortune, leur ennui…? Je dis non!!!

    Sauvons nos usuriers… soyons charitables… tendons leur une main vide et refusons de rembourser ce qui les enterre vivant…

  7. Rocard aujourd’hui dans Sud-Ouest, fin de l’interview :

    […] – C’est cette décision de 1971 qui marque le début de la « financiarisation du monde » ?
    Oui. Ce décrochage du dollar vis-à-vis de l’or rend volatil tout ce qui est financier. Le monde industriel et commerçant, qui ne peut plus se fier à des prix fiables dans le temps, se retourne vers les assureurs. Aux contrats principaux, qui portent sur des produits, sont annexés de nouveaux contrats, qui garantissent des promesses de prix. Les fameux produits dérivés sont nés. Les premiers dégâts de ce changement de modèle survenu dans les années 70 interviendront plus tard, à partir des années 1985-1990. Mais tout commence là.
    – Pourquoi le choc pétrolier de 1973 masque-t-il encore cette réalité ?
    À cause de l’inculture économique de la presse. Il est tellement plus facile, plus commode, de s’en tenir à des arguments simplistes qui confinent au racisme. La faillite de Lehman Brothers en 2007-2008 sera traitée en dix lignes par certains journaux quand il s’agit d’un événement majeur. Je considère d’ailleurs la crise de 2007-2008 comme une magnifique intervention de la nature, ou plutôt des faits, en train de se fâcher pour dire aux hommes : « Cessez de déconner. ».

    1. Je m’y perds un peu dans les prises de positions de Rocard , et ne sais plus si , près avoir appelé à voter le Traité européen , en l’assortissant de la faculté pour la BCE de prêter à 0,01 % à la BEI et la CDC , il a clairement pris position pour un éventuel défaut ou retructuration de la dette .

    2. «À cause de l’inculture économique de la presse.»

      Là il est nettement trop timide, il sait trés bien que cette inculture s’étendait (et s’étend toujours) largement au delà de la presse!

      Il a été jusqu’à reconnaitre ne pas avoir anticipé les conséquences de la renonciation au principe de séparation entre dépots et risques après l’abrogation du Glass-Steagall Act: «En France, la renonciation au principe de la séparation entre dépots et risques a été réalisée en plusieurs étapes. Mon propre gouvernement y contribua indubitablement. À l’époque, l’exigence allemande était très forte. De surcroît nous ne disposions pas alors d’instruments intélectuels adéquats pour anticiper les conséquence de notre décision.» (Mes points sur les i – février 2012)

      Si j’osais, je dirais qu’on est pas encore sortis de l’imbécilité politique collective…

      1. Si j’osais, je dirais qu’on est pas encore sortis de l’imbécilité politique collective…

        Osez, vous le dites si justement. On n’y met tant de soin à l’entretenir de génération en génération ,l’on en vient à penser qu’elle ne cessera qu’avec nous. C’est probablement là l’origine des mythes de fin du monde, prophéties auto réalisatrices. Sacré Graal de nos sociétés mortifères.

    3. Je considère d’ailleurs la crise de 2007-2008 comme une magnifique intervention de la nature, ou plutôt des faits, en train de se fâcher pour dire aux hommes : « Cessez de déconner. ».

      Joliment dit, comme quoi la nature fait bien les chose quand elle défait ce qui est mal foutu.
      Cet homme a des éclairs de génie. On voit plus distinctement les choses quand on n’est plus aux affaires. Question de recul.

  8. Précisions sur l’aide alimentaire, piochée directement aux Restos du coeur :

    Que faut-il faire pour être entendu ? Quand la Commission européenne, 85 % des députés européens et 19 Etats membres sont favorables à l’évolution immédiate du règlement pour éviter une crise alimentaire majeure dès 2012 ! Est-il supportable que 6 pays s’opposent au principe de solidarité (Allemagne, Royaume-Uni, République Tchèque, Suède, Danemark, Pays-Bas) ?

    Par ailleurs l’affaire va se régler très probablement le 25 novembre lors du prochain Conseil européen. Mais c’est sûr, les ressources budgétaires de l’aide alimentaire ne pourront plus être issues des budgets agricoles, i.e des subventions agricoles…
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121109.FAP4106/aide-alimentaire-de-l-ue-les-restos-du-coeur-recus-a-l-elysee.html

    1. Toujours ce même jeu avec l’Angleterre qui sème la zizanie, régner par la division. Le ver dans le fruit européen. Insulaires ils sont, insulaires ils demeureront. L’entente cordiale sur le continent gênerait trop leurs affaires. Avec eux ce sera toujours un pied dedans un pied dehors.
      Qu’il fasse un choix et qu’ils s’y tiennent.

      Et l’Allemagne, brillante mais bornée à trop vouloir se la jouer grande fière et perso elle répète les mêmes bourdes.

      Ils n’ont pas compris que si l’architecture européenne s’écroule, ils la prendront sur la g….
      comme les autres.

      Une fois encore la France un tantinet brouillonne est seule.

      Seuls les peuples peuvent sauver l’Europe contre leurs élites. Le temps des grands hommes semble révolu. C’est aux peuples d’être grands. La voie est toute tracée, reste plus qu’a s’y engouffrer comme un seul homme. Encore faut-il résister au chant des sirènes.

      Ca fait des siècles que ça dure.

      « solidaire dans la tempête, indépendant par temps calme »……..avec eux c’est tout le contraire.

      1. Saule, vous n’avez rien compris ou plutôt si, tout mais à l’envers.
        Rappel des tenants et aboutissants :

        Le débat actuel sur la diminution drastique du programme d’aide européenne aux plus démunis (PEAD) est survenu suite à une décision du Tribunal de l’Union européenne qui a jugé illégal le règlement mettant en place le PEAD. Ce règlement instaure une redistribution de produits alimentaires aux ONG après que celles-ci aient été achetées grâce à des subventions de l’UE. Le tribunal a souligné que ce règlement n’avait pas été adopté selon la bonne base juridique : la base juridique adoptée fut celle de l’agriculture, or le tribunal estime que l’objet premier du plan d’aide n’est plus agricole, mais social.
        La base actuelle « agricole » du règlement remonte à l’instauration de ce plan d’aide : au milieu des années 1980, l’agriculture européenne connaissait en effet des stocks excédentaires, ces derniers furent redistribués aux personnes dans le besoin. Jusqu’à présent donc, la somme dédiée au plan d’aide était issue de la PAC. Or la situation du marché agricole européen a beaucoup évolué, et les excédents se font rares. Ce plan d’aide aux plus démunis fut mis en place grâce à une collaboration entre Coluche et Jacques Delors, au milieu des années 1980. Il a permis la distribution de matières premières aux personnes dans le besoins (sucre, œufs, lait, farine, pâtes, beurre, etc.). Après plusieurs remaniements, la Commission décide en 2008 d’allouer des enveloppes financières aux organisations caritatives agréées afin qu’elles achètent elles-mêmes les denrées alimentaires. Ce plan d’aide a vu son budget passer de 100 millions à ses débuts à plus de 300 millions en 2008.
        Un blocage des Etats membres
        Plusieurs pays membres de l’UE (Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Danemark, Pays-Bas, Autriche, République tchèque) souhaitent faire de ce plan d’aide une politique sociale. Ce sont ces mêmes Etats qui ont saisi le Tribunal. La Commission, de son côté, considère que ce plan d’aide doit rester dans le domaine de la PAC. Face à cette résistance et à ce blocage, la Commission souligne que « depuis 2008, nous cherchons à modifier le texte mais cela n’a jamais été accepté par le Conseil ». Or pour le commissaire européen en charge de l’Agriculture, « si les Etats adoptaient le texte qu’elle propose, celui-ci pourrait être mis en place pour 2012 (…). Et la Commission n’a pas réduit l’enveloppe, au contraire, elle l’a augmentée par le passé. L’argent est toujours là ».

        http://www.touteleurope.eu/fr/divers/toutes-les-informations/article/afficher/fiche/5449/t/44513/from/2895/arcYear/2011/breve/une-possible-remise-en-cause-de-laide-europeenne-aux-plus-demunis.html?cHash=a77a77f88f

      2. vigneron,
        Pour l’architecture européenne, la réponse est ici :
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Brazil_%28film,_1985%29
        Attention à la fin de « Tuttle » : 🙂
        « C’est en se réfugiant dans ses rêves que Sam Lowry fait exploser le Ministère de l’Information, après une scène rendant hommage au film « Le Cuirassé Potemkine » de Sergueï Eisenstein où la célèbre scène du berceau dévalant le grand escalier d’Odessa devant les soldats tirant dans la foule, remplace le dit berceau par un chariot d’aspirateur. En compagnie de Tuttle, il s’éloigne de la pluie de papier qui en résulte, tentant de disparaître à travers la foule. C’est alors que Tuttle est étrangement « attaqué » par le papier émergeant de l’explosion ; factures et formulaires bureaucratiques recouvrent son corps comme pour l’avaler. »

    2. @vigneron

      Par chez moi, il arrive que les cultivateurs de légumes (petits pois, haricots, etc.) sous contrat avec de gros semenciers (autrefois appelées « coopératives » mais qui n’ont plus grand rapport avec ce mode de fonctionnement) voient les camions se charger de leur récolte pour la vider aussitôt dans le fossé le plus proche en cas de surplus à l’usine, histoire de ne pas faire baisser le cours de la marchandise…

      Comme quoi parler d’aide alimentaire dans un tel contexte, c’est au mieux une bonne blague, restos du cœur ou pas.

      1. Dissonance. Le B A BA de l’aide alimentaire, que dis-je ! le prérequis absolu : ne pas compter sur les paysans – encore moins leurs corporations ou émanations diverses – pour la mettre en oeuvre.
        On file pas les clefs de l’hôpital public aux croque-morts.

      2. @vigneron

        J’ajoute qu’en matière de concurrence libre et non faussée, de même qu’en matière de loi de l’offre et de la demande, c’est un indicateur de plus pour comprendre qu’il est question de dénominations « tarte à la crème », puisqu’il s’agit de maintenir artificiellement le cours d’une marchandise en détruisant sciemment la matière première qui la compose (une négation à posteriori de l’offre, grosso modo).

        Le cultivateur qui voit ainsi son travail de plusieurs mois être détruit sans autre forme de procès devrait trouver cela intolérable, mais comme il reçoit une obole de son « employeur », il ferme les yeux (et c’est là qu’on se demande comment la coopérative arrive encore à gagner de l’argent avec de telles pratiques…)

        C’est quoi qu’il en soit un cas unique à ma connaissance et particulièrement frappant par ailleurs puisque ces biens devraient combler des besoins primaires de l’ensemble de la population, plutôt que d’être gaspillés de la sorte. Et encore je ne parle même pas de l’énergie consommée en pure perte dans le processus…

    1. J’ai parcouru un peu vite, je n’ai pas vu mentionné le rôle de l’optimisation fiscale dans la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux.

      1. « le rôle de l’optimisation fiscale dans la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux »

        Scellier, Girardin, bâtiments historiques et surtout TVA sur la restauration, bénéfices non imposables en Corse, etc… aucun rapport avec les paradis fiscaux. Vous parlez certainement des multinationales, qui sont loin de représenter la plus grosse partie du PIB du moins en France.

      2. L’optimisation fiscale est l’autre prix de la dette, l’effet kisscool quoi. On offre au créancier les intérêts plus l’optimisation. Exemple emblématique : le régime fiscal des ass-vie.

      3. @vigneron

        Vous déportez le sujet, mais vous savez certainement que le bénéfice de TOTAL (environ 10M) ne représente que 0.5% du PIB français (2000M). Et TOTAL, c’est le poids-lourd du CAC40. Ca n’apporte strictement rien de le comparer au Sri-Lanka quant on parle d’optimisation fiscale qui touche largement plus de familles employant des nounous que des patrons du CAC40 (qui par définition ne sont que 40).

      4. Hé oh noway, c’est pas kway ton p’ tit nom ? Du genre imperméable coté comprenette ? Le Pib d’une boite, comparativement à celui d’un pays, c’est pas le bénéfice net banane, mais le résultat brut plus la masse salariale. C’était parfaitement expliqué dans le lien, suffisait de lire, feignasse suffisante. Le Cnuced rajoutait même les amortissements dans son calcul, soir quasiment un total égal à EBE plus MS…

      5. @vigneron
        « C’était parfaitement expliqué dans le lien, suffisait de lire, feignasse suffisante »

        Ca ne change strictement rien à votre raisonnement qui consiste à comparer des entreprises avec des Etats souverains alors que le sujet porte sur l’évasion fiscale. Et celle-ci concerne des millions de Français et seulement quelques dizaines ou centaines de multinationales. A vrai dire je me demande si votre qualité de vigneron vous permet de bénéficier d’aides à l’agriculture ou autre.

  9. Je considère d’ailleurs la crise de 2007-2008 comme une magnifique intervention de la nature, ou plutôt des faits, en train de se fâcher pour dire aux hommes : « Cessez de déconner. »

    N’est qu’il y a eu une vraie décision humaine derrière. Celle de laisser tomber Lehman…

    Calcul ? Inconscience de leur faiblesse je crois plutôt…

    Ils s’en mordent encore les doigts

  10. J’ai appris récemment que le sataniste Aleistair Crowley était membre d’un groupe (naturellement sataniste) nommé « Golden Dawn ». En Grèce, le second risque systémique auquel vous faites référence se nomme « Aube Dorée » en grec. La coïncidence me stupéfie.
    Le monsieur Crowley était de tout ce qui était tordu à son époque. Il était dans les sorciers. Il a été associé aux scientologues. Tout ce qui s’intéresse à Satan et analogue connaît ce nom. Le « Golden Dawn » n’est pour moi qu’un des nombreux groupes auxquels il a été associé. Voir ressortir ce nom pour un parti d’extrême droite me laisse songeur. Je mets les deux trucs dans le même sac et aimerais pouvoir les passer à l’incinérateur.

    L’autre chose stupéfiante est l’opprobe associée au pays qui dénonce ses dettes. Ce doit être quelque chose d’énorme pour qu’il soit consciemment choisi de laisser ou de faire mourir des gens pour ne pas en être la cible. L’idéologie qui sous-tend cet opprobe en est au niveau des sacrifices humains. Le cas le plus récent de religion le pratiquant était celle des Aztèques (je crois). Beurk !

    1. Limite hors sujet, mais je lis Richard Sennett, « Les tyrannies de l’intimité » ces jours-ci.

      Il y explique pourquoi les femmes hystérisaient dans la société victorienne (ou viennoise) sur la base de l’interprétation qu’on se faisait de la personnalité (une chose « interne mais qui se révélait par l’apparence externe) et du code qu’il fallait pour interpréter les moindres détails de l’habillement, tout le monde se réfugiant sur des variantes minimales, faute de passer pour « demi-mondaine » pour les dames.
      Au contraire, le XVIIe et un peu moins le XVIIIe siècle tenaient pour acquis que dans la rue on joue un rôle, et le code du théâtre et de la rue se ressemblaient en tout point. Gros avantage, le code était très lisible, on avait l’habit de sa « caste », avec des variantes X ou Y, mais la personnalité n’avait pas à s’exprimer, seulement d’éventuelles qualités d’acteur pour qui voulait. La « bonne personnalité », qui s’exprimait chez soi en vêtement « détendus », était une forme d’enseignement de la Nature surmontée, simplement faisant preuve de modération (des instincts) et de tempérance.
      C’est l’afflux de nombres croissant de « strangers » à Paris et Londres notamment, qui va obliger à revoir un peu cela, car on n’est plus si sûr de qui on croise (l’acteur n’est même plus un acteur, la ville n’est plus seulement la somme des « troupes » de divers métiers et gens). Donc cela recoupe la croissance démographique, l’exode rural, l’extension du commerce, ce qui s’amplifiera au XVIIIe (en Angleterre) et au XIXe (partout) of course.

      Donc dans ce cas, c’est un paradigme global de définition du moi (la personnalité) et du « comme il faut » qui va rendre les gens bien plus tordus que nécessaire (et fournira les clients en abondance aux Freud et prédécesseurs).

      N’est-ce pas le même type de définition rigide de « ce qu’est un état bien  » (= un bon emprunteur) qui rend nos élites tordues économiquement (déconomiquement) ?

    2. timiota,

      Je ne suis pas sûr de tout comprendre. Mais votre monsieur Sennett note l’obligation pour la société victorienne ou viennoise de se conformer à un « comme il faut » et la tension de tout un chacun vers sa « bonne personnalité ». Il y a un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur pour le second et un autre en sens contraire. Le conflit est programmé.

      Ce conflit est actuel. Nous sommes invités, encouragés et programmés à être nous-mêmes (chaque publicité m’invite à être cool). Par les mêmes canaux, nous devons impérativement nous soumettre à la science économique qui doit nous servir de norme. Le choc de cette contradiction est brutal.

      Nos élites sont soumises à ce schéma car elles sont faites d’humains soumis aux mêmes influences. Le problème est qu’elles doivent décider. Chacun de ses membres doit impérativement basculer dans une direction ou dans l’autre. Je ne vois pas du tout comment les deux attitudes peuvent être pratiquées en même temps.

      Aller vers la personnalité donne le modèle du rebelle. Le motard, le libertarien, le terroriste me semblent être des archétypes de cette tendance. Le financier, le politicien, l’usurier, le créancier se placent sur l’autre face du conflit. Les premiers sont mis à la marge de la société. Les seconds utilisent, défendent, promeuvent, créent les règles de la loi politique ou ce qui est nommé science économique. Ils se placent naturellement dans une structure complexe dont la cohérence et la viabilité sont assurées par la cohérence de ces lois.

      Comme il n’y a rien en dessus, ils se retrouvent tout puissants. Comme ils ont renoncé à avoir une personnalité, des croyances personnelles, des idées personnelles, ils vont répéter comme des magnétophones la doxa qu’ils défendent. Ils vont défendre cette doxa car elle est l’essence de leurs vies. Ils mentiront sans la moindre gêne pour rester dans cette doxa qui est leur réalité. C’est essentiel pour eux. En sortir, c’est perdre leur monde, leur carrière, leur réalité, leur personnalité. C’est entrer dans l’idéologie ou la religion.

      Alors oui, ces gens sont tordus par cette idée du monde qui est une religion au sens de « ce qui relie ». Ils n’ont aucune volonté de faire le mal. Ils sont juste ce qu’ils nomment « réalistes ».

      PS : Le conflit entre la personnalité et le « comme il faut » est insoluble. Il explique très bien la notion freudienne de la névrose, rend la psychose incompréhensible car il faudrait avoir un référentiel hors des humains. La paranoïa (sentiment de persécution au sens large) devient logique. La phobie sociale devient une chose quasiment naturelle. Les maladies mentales sont donc promises à un très bel avenir quand les humains sont considérés sous cet angle.

      Pire, les conflits entre « castes » sont programmés et automatiques. Chaque caste relève d’une autre vision du monde. C’est un cadre efficace pour comprendre les conflits entre les religions. S’il y en a apparemment moins, je crois que ce n’est que parce que les castes inférieures se sentent telles et sans moyens réels pour se battre.

      Cette idée de Richard Sennett appliquée par vous à nos élites est vraiment très riche et a beaucoup de conséquences actuelles. Je me permets de prendre note de la référence : Richard Sennett « Les tyrannies de l’intimité ».

      1. Ah, diable, Sennett ne tire pas tout à fait la barque dans le même sens à partir de ce que j’ai raconté, je l’ai peut être un peu déformé moi-même.
        Peut être suggère-t-il une sorte d’absence de conscience de soi, dans l’Ancien Régime, ou du moins qu’on n’a pas à s’imaginer avoir une personnalité à « travailler ».
        A l’inverse, cela rend naturel dans le XVIIe de former un public bruyant. Le public ne devidendra silencieux qu’au cours du XIXe, et on éteindra les lumières dans le théâtre pour se concentrer sur la pièce que vers 1890.

        De toute façon Sennett est un plaisir à lire, même en traduction un peu imparfaite en français. J’ai lu de lui « La conscience de l’oeil » , « Respect », et « Ce que sait la main ». Ses visions sur le rôle de l’urbanisme (pourquoi il n’y a pas de volonté de dégager la perspective autour de la cathédrale au moyen âge) , la façon dont on voit l’infériorité, etc. tout est vue avec des nuances d’une grande profondeur…

      2. Je n’ai pas non plus tout compris mais l’idée reste très riche et merci pour les autres informations sur ce monsieur. Je découvre une pensée tout à fait intéressante.

  11. Démonstration impeccable!
    Le choix est parfaitement clair, lisible même pour un étudiant de sciences économiques.
    Un article à placarder sur tous les murs de France et de Belgique.

  12. Un article majeur…en 1 page,tous les problemes de notre époque
    J hesite a dire « Bravo » vu le sujet …
    Lors de notre petit déjeuner,j’avais evoque mon pessimisme….voila pourquoi
    je me suis permis de twitter le lien et de le mettre sur le blog
    merci en tout cas…immense merci

  13. opprobre /ɔ.pʁɔbʁ/ masculin

    Très grande honte publique.
    La plus terrible de toutes les peines pour l’homme social, c’est l’opprobre, c’est l’accablant témoignage de l’exécration publique. — (Maximilien de Robespierre, Discours sur la peine de mort, le 30 mai 1791 au sein de l’Assemblée constituante.).

    De quel « public » ?

    1. Je crois me souvenir que l’instrument n’a été souscrit que pour des montants modiques…jusqu’ici.
      (Ca date du 26 mars dernier, ça aurait fait du bien de le rappeler dans le texte du post)

  14. Dexia recapitalisé par al France t la Belgique qui pour se faire emprunte donc creuse leur dette (ah oui moins que si elles avaient du honorer leurs garanties) enfin pour l’instant.

    Encore un transfert de dette privée a dette publique!

    1. Encore un transfert de dette privée a dette publique!

      vous n’avez pas compris la leçon mille fois répétée par les larbins.

      vous copierez 100 fois :

      la crise est du aux dépenses inconsidérées des états et parce que nous vivons au dessus de nos moyens
      et les actionnaires qui soutiennent les entreprises compétitives sont nos sauveurs

  15. A la lecture de ce billet me vient, de nouveau, la question :
    « mais merde, comment se débarasser de cette engeance ? »
    et dans la foulée…allez savoir…j’ai l’image de Clint Estwood tenant un fusil a canon scié alors que ce n’est absolument pas raccord…
    J’ai aussi l’image de moi, gamine, qu’on entendait forcer a bouffer des épinards en boites insipides a la cantine……. comment expliquer que gamine je n’ai pas plié alors qu’à présent je subis.
    les années aident a surmonter l’écoeurement ??

    1. A la cantine, ceux qui vous surveillaient n’avaient pas de pouvoir (une baffe, viré !)
      Alors que ceux qui nous oppressent ont tous les pouvoirs, dont celui de vous faire céder.

  16. L’expression « les plus démunis » est des plus hypocrites pour ne pas oser parler des pauvres de plus en plus nombreux dans la zone euro dont cette monnaie était censée assurer le plein emploi, la croissance, la prospérité. Un des grossiers mensonges de l’oligarchie qui gouverne l’UE.

  17. Bonsoir Paul.

    « Un défaut simultané de l’ensemble de ces pays, accompagné d’une mutualisation instantanée de leur dette, permettrait de remettre l’Europe sur pied, tout en sauvant nos choix de société. »

    Je pense qu’à l’origine il y a une énorme méprise. C’est une des solutions possibles mais rien, strictement rien ne sera fait pour sauver l’Europe et encore moins de cette façon qui à sa manière serait pour une fois réellement unificatrice, l’Europe parlerait ainsi au reste du monde d’une seule voix, une fois n’étant pas coutume en la matière, une première.

    On fait défaut, on est tous solidaires et on vous em…de!

    Pour cela, il faudrait qu’au niveau des acteurs des hautes instances européennes on soit soucieux du devenir de l’Europe et surtout des européens. Mais depuis la création de l’union européenne, il en a été décidé autrement par ceux qui en sont à l’origine. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de préciser.
    Où ces acteurs ont-ils fait leures études et quels sont leurs parcours professionels? Je pense qu’il n’est pas nécessaire de préciser non plus. Au sommet des instances européennes, on joue contre l’Europe.

    Non ce qui est fait et qui sera encore fait, c’est ce que font les prédateurs. Ils apeurent le troupeau, isolent une proie généralement la plus faible et la dévore tranquillement. Une fois digérée, ils passeront à une autre. Pour l’instant, c’est la Grèce qui ne sera plus qu’une colonie gouvernée par un conseil d’administration quand le programme de privatisation imposé sera réalisé et nous y passerons tous à moins d’un sursaut auquel j’ai de plus en plus de mal à croire.

    « Si l’équation « 5,5 milliards pour Dexia = indispensable ; 500 millions aux plus démunis à l’échelle européenne = impensable » semble aujourd’hui aller de soi, il arrivera bientôt qu’iront également de soi : 5,5 milliards indispensables pour la banque Trucmuche … ou pour la banque Duschnock ou pour la banque… ; tandis que 500 millions sont impensables pour les classes de rattrapage … ou pour la médecine préventive… ou pour l’aide aux handicapés… la liste est longue ! On aura noté que dans le climat actuel, je me suis abstenu de mentionner de véritables noms de banques, de peur de provoquer une panique bancaire. »

    Ce n’est pas nouveau, dans le même registre, les états dans le passé ont toujours trouvé de l’argent pour faire la guerre au détriment d’urgences sociales pourtant moins coûteuses. Union européenne ou pas, il n’y a rien de changé.

    1. « nous y passerons tous à moins d’un sursaut auquel j’ai de plus en plus de mal à croire. »

      Sur ce que vous dites, vous avez raison d’y croire, hélas !

  18. Les bonnes nouvelles se succèdent !
    Perte du triple A de Moody’s, élection de Copé à l’UMP, convocation de Sarko à Bordeaux, et enquête du juge Le Loire sur Pérol.

  19. @ Jorion

    Ce que je tire comme conclusion de votre article est qu’un défaut général de la zone euro serait la meilleure solution pour tous les pays européens. On est d’accord.

    Mais je me pose une question: l’Allemagne a-t-elle intérêt à ce défaut généralisé ou croit-elle (ses dirigeants) que le défaut, 1 par 1, des pays, sert plus ses intérêts?

    Si l’on trouve la réponse, je crois qu’on saura à peu près ce qui va se passer, non?

    1. l’Allemange fera également défaut. Ses fondamentaux sont mauvais, peut-être un peu moins mauvais que les autres mais tout de même mauvais. Leur dette de marché, c’est plus de 2000 Mds€. Leur taux de croissance est risible, idem pour leur potentiel de croissance. Les banques allemandes sont en mauvais état…

      1. Le BIG problème de l’Allemagne c’est son exemplarité. Impossible pour elle d’aller plus loin dans le modèle qu’elle s’est imposée, i.e de faire « mieux ».

      2. De faire mieux ou de faire pire ! Les inégalités ont explosé mais ce n’est pas grave : pour certains, c’est mieux….
        L’exemplarité ? L’atlantisme ? L’ingérence ? La misère ?
        Les peuples n’ont plus rien à dire : La démocratie revue et corrigée à la sauce capitaliste…

      3. @ Vigneron :
        données intéressantes mais systématisation plus difficile : l’Irlande et Chypre sont en pleine déconfiture mais avec des inégalités de revenus inférieures à la France (sans compter la Hongrie). La Pologne et les pays baltes (Lettonie !), des inégalités supérieures.
        Un facteur aggravant, sans doute.

      4. Une analyse statique n’est pas une analyse dynamique. Prendre des chiffres qui ont 3 ans ? Et l’Allemagne en 2012…
        En vingt ans, parmi les pays industrialisés, c’est en Allemagne que le fossé entre les plus hauts et les plus bas salaires s’est creusé le plus rapidement. Plus que jamais, elle est confrontée à un problème de solvabilité intérieure et extérieure.
        En 2008, les 10% d’Allemands aux revenus nets les plus élevés (en moyenne 57300 euros par an) gagnaient huit fois plus que les 10% d’Allemands aux revenus nets les plus bas (7400 euros par an). L’écart important des salaires est un fait « traditionnel » dans un pays comme les Etats-Unis, qui a fait tache d’huile ces dix dernières années. Outre l’Allemagne, c’est au Danemark et en Suède que l’inégalité s’est accrue le plus rapidement.
        ps : Considérer qu’elle ne doit ses succès à l’exportation et qu’aux bas salaires est se tromper de diagnostic…
        Quels facteurs sont responsables de « l’américanisation » rampante de l’Allemagne ?
        Ccl : Si l’Europe ne se structure pas socialement, elle disparaitra…

      5. Justement, l’analyse dynamique aurait du nous montrer « une réduction continue » des inégalités par l’intégration dans le système social allemand (tellement encensé par nos libéraux avec leur modèle économique). Arrangez-vous pour que vos liens correspondent à votre argumentation parce que le contenu nous dit :
        « Notre analyse montre que l’écart de revenu négatif est passé de 33% en 1992 à 22% en 2002, puis est remonté à 26% en 2007 » et « En construisant des écarts de revenu par cohortes en fonction des décennies, nous découvrons que les cohortes les plus récentes présentent l’écart de revenu le plus élevé » (source de 2009 sur stats d’avant 2007 ?).
        Un problème de solvabilité que vous ne voyez pas (la moitié de la population) : les 10 % des Allemands les plus riches qui possédaient 45 % de la richesse privée du pays en 1995 en possédaient 53 % en 2008, alors que les 50 % du bas de l’échelle se partagent 1 % (contre 4 % en 1995). Attendons avec impatience les chiffres de 2012…le sigle UmFAIRteilen – un jeu de mots qui signifie redistribuer de manière équitable.
        Le capitalisme, un modèle d’intégration et de tolérance ou une dictature du capital ?
        Je vous propose un autre regard :
        http://www.arte.tv/fr/allemagne-s/2516524,CmC=2598932.html
        Ccl : polémique stérile….Il n’y a pas de miracle allemand ! Enfin, je tiens une nouvelle fois à vous signaler que nous sommes bientôt en 2013.

  20. Chute de Fortis à couté 100 milliards aux belges très loin d’avoir absorbé leur épargne alors mensonges….que le fait de devoir sauver les banques.

    1. 100 Mds que ça a coûté à la Belgique le démantèlement de Fortis ? Présente moi la facture détaillée please Béber…

      1. Perte de valeur des actions du plus haut au plus bas * nbre actions + la dernière perte annuelle au bilan.
        Bisous.

      2. Béber, fort bien, mais d’une on est très loin des cent milliards de roros annoncés et de deux ce sont les pertes des actionnaires (successifs et sans oublier les milliards payés par l’État néerlandais et Bnp lors du démantèlement…) entre le plus haut des cours et le plus bas, nullement les pertes « des belges » ou de « la Belgique ». Ferme la la prochaine fois, ça vaudra mieux.

  21. Il me semble que l’appel de garantie n’est pas si automatique que ça et constitue un plafond.

    Quand une banque fait faillite, une structure de défaisance permet de vendre certains actifs, la reprise de certaines dettes.

    Le bilan de Dexia au 30/06/2012 était le suivant :

    Actifs = 411.2 Md€ dont prêts et créances sur la clientèle=156.5 Md€, investissements financiers= 38.4 Md€, dérivés= 29.7 Md€, actifs non courants destinés à être cédés= 132.7 Md€

    Passifs = 413.5 Md€ dont dettes envers établissements de crédit = 103.4 Md€ dette envers la clientèle=9.9 Md€ dérivés = 59.6 Md€, dettes représentées par un titre = 104.0 Md€, passifs inclus dans des groupes destinées à être cédés = 128.721 Md€

    Donc des fonds propres négatifs = -2.3 Md€ alors qu’ils étaient positifs un an auparavant (=8.8 Md€). La situation de Dexia demande donc une recapitalisation rapide d’autant plus que ses actifs sont certainement surévalués.

    Cependant, si la France et la Belgique avaient le courage de dire que les détenteurs de titres ne seraient pas totalement remboursés et si les actifs et passifs en dérivés étaient volontairement évalués à zéro (pour être juste), on pourrait démanteler Dexia à moindre frais.

    1. Systémie Albatros, tout se tient, dette privée, dette bancaire, dette souveraine, même rémoulade. L’une tombe tout tombe.
      Les défauts depuis 2007 sont jusque là maintenus et inscrits dans les limites (très relativement extensibles) des bilans des banques centrales.

  22. On pourrait en dire autant des épidémies : une fois passées, tout va pour le mieux.

    Mais aussi au sujet des guerres : une fois terminées, tout va bien pour ceux qui n’en sont pas morts ni été estropiés !

  23. c’est bien la crainte d’un risque systémique de cet ordre qui avait conduit Bismarck à poser les premiers jalons de l’État-providence : assurance maladie-invalidité et système de retraites.

    Hélas, c’était une bien mauvaise idée. Ce type de solution visant à parier sur la richesse présumée du futur pour couvrir les besoins du futur, cela s’apparente à de la cavalerie, à du Madoff.

    Rien ne dit que parce que j’ai pu payer dans ma jeunesse, par un prélèvement sur mes revenus d’activité, l’énergie nutritive et autres pour couvrir tous les besoins des inactifs, des malades et des pauvres que, lorsque je serai moi-même inactif, malade, et pauvre, ceux qui seront devenus productifs pourront encore faire de même.

    C’est encore plus difficile quand, faute d’avoir investi pour compenser l’obsolescence du capital productif, les générations devenues improductives laissent aux suivantes des outils dépassés qui contraignent à devoir travailler plus et à consommer moins pour pouvoir être compétitives et aller chercher ailleurs les ressources qu’elles n’ont plus sur leur territoire.

    Et dire que certains pensaient qu’il fallait travailler moins pour que tout le monde ait du travail. Ils se sont royalement trompés. Il fallait seulement consommer moins pour épargner, stocker et investir davantage, afin d’éviter le décrochage et mieux être en mesure d’y résister.

    Le principe de « sourcer » l’aide alimentaire de l’Union européenne à partir de la production des Etats-Membres est tout à fait légitime. Là où le bât blesse, c’est que l’Europe n’a pas eu la sagesse de constituer les stocks de sécurité alimentaire.

    Ce dysfonctionnement pointe du doigt le manque de pertinence de la stratégie européenne sur les réformes passées et en cours de la Politique Agricole Commune, tant en termes de gestion de la volatilité des cours que de lutte contre l’insécurité alimentaire. En effet, depuis le milieu des années 1990, les réformes successives de la PAC ont été destinées à appliquer à l’agriculture certaines recettes du secteur industriel, et notamment le « zéro-stock » si cher à l’automobile. Les conséquences ont été à la hauteur des attentes des promoteurs de ces politiques : les stocks ont fondu comme neige au soleil, venant même parfois à manquer, comme le montre la situation actuelle.

    http://www.momagri.org/FR/regards-sur-l-actualite/Le-manque-de-stocks-europeens-bloque-l-aide-alimentaire-europeenne-aux-plus-demunis_955.html

    Au temps des Gaulois, certaines communautés avaient dans leurs silos, jusqu’à 5 ans de stocks de céréales.Nous en sommes très loin.

    Au lieu de prôner l’anticapitalisme dans le présent, il fallait développer l’esprit capitaliste qui a fait la force de la majorité des populations, même les pauvres nées avant la dernière guerre, afin de mieux assurer le futur. Maintenant il faudra travailler beaucoup plus pour survivre moins vieux, plus malades, et plus pauvres, sans être sûrs de participer à la survie de l’espèce.

    1. ‘Tain comment ce fait-il ?
      Les silos du « Shadow banking » s’élèvent bientôt jusqu’à la lune nous dit-on ! 67.000 milliards de dollars ? Regardez bien leur doigt (d’honneur) : MAF !
      Gogolois, même pas à la cheville.

    2. Jduc n’a vraiment mais alors vraiment rien compris au capitalisme. Gus serait bien inspiré de lui prodiguer quelque leçon avant le grand sommeil…
      Quant à sa compréhension de la PAC, de la durabilité de la capitalisation vs répartition, de Bismarck ou des greniers gaulois… mieux vaut en rire.

      1. Vigneron,

        Nous sommes d’accord sur le texte de Jducac. Moi, être d’accord avec vous, c’est vraiment inquiétant. J’espère qu’il va se reprendre. Je n’ai pas du tout envie de me retrouver dans cette situation.

      2. @octobre

        Tout ça pour nous vendre un site commercial… Est-ce bien raisonnable? Et le modérateur dans tout ça? Il met le chocolat dans le papier d’alu, je suppose…

      3. @Résonance,
        Parce que ? Chez toi la qualité supérieure c’est du croco bien emballé et bien balancé ? T’as trouvé un job à ce qu’il paraît ? Bonnes Fêtes de fin d’année !

      4. @ octobre 20 novembre 2012 à 20:48

        La science molle va se durcir. Mets ton casque !

        C’est bien le problème avec les tenants des sciences molles. Lorsque, par un raisonnement logique, on leur démontre que leur façon de voir les a amenés dans une voie sans issue, comme ce sont des adeptes de la transgression sans limite, ils basculent facilement dans le recours à la violence. Certains humanistes sincères vont même jusqu’à pousser leurs adeptes au suicide collectif, plutôt que d’admettre s’être bercés d’illusions. Les sciences humaines, poussent aux manipulations mentales, des uns par les autres.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Suicide_collectif

      5. C’te blague. Je rentre dans une bibliothèque, je vais à l’accueil, et leur demande s’ils ont reçu La Survie de l’espèce de Maklès & Jorion.
        
— Oui, monsieur, vous allez trouver cette BD parmi un tas d’autres livres dans le rayon « manipulations mentales », au fond.
        
— ???
        
— Oui, dernier coup, de Notre Grand Génie de la Clé à Molette très inspiré par la méthode dite du classement vertical et des oubliettes.


        
— Mais mais mais, dans les nouvelles vieilleries, vous avez en exclusivité, bien mis en évidence, bien à part, Ni Cr : « À mon petit Dada », par Lui.
        
— Qui ?

        — (Tous en cœur) : CACA L’AN 40, Notre Grand Génie de la Clé à Molette !

    3. Les sciences humaines, poussent aux manipulations mentales, des uns par les autres.

      Jducac ne faites pas de votre cas une généralité

  24. Pas tout à fait hors sujet:
    Proposition iconoclaste pour résoudre la crise financière

    Ce n’est pas la première fois il me semble que je lis cela:

    …dès lors que le créancier (ou le bénéficiaire économique) est ou a été, directement ou indirectement, en droit ou en fait, situé, localisé, domicilié, dans un paradis fiscal, les Etats souverains peuvent refuser de payer leur dettes ou prélever au passage une taxe spoliatrice comprise entre 75 et 95 % suivant la nature du paradis fiscal.

    J’aime bien, on fait d’une pierre deux coups en quelque sorte…

    1. Le plus beau dans l’histoire c’est que ça intéresserait très particulièrement la fRance ce coup de Jarnac là… Beaucoup moins l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, hélas…

    2. J’aime aussi,
      mais « situé, localisé, domicilié dans un paradis fiscal » n’est pas aussi simple à déterminer pour des grands groupes ou multinationales, sans parler de l’évasion fiscale représentant un manque à gagner et non une dette.
      Quelle proportion du problème représentent ces dettes à payer à des créanciers peu scrupuleux ?

      1. Euroclear n’est pas autorisé à donner l’identité des détenteurs de titres souverains français, ni leur localisation. Mais de toute façon le Luxembourg justement, pour ne citer que lui, n’est pas un paradis fiscal, c’est bien connu. Et les ass-vie gavées de 20% de l’encours de la dette de marché souveraine française sont bel et bien des sortes de HFR (« havres fiscaux résidents »), alors quoi ? Uh ?

      2. @Vigneron: que les avoirs de la population française participe au financement de la dette française par le biais d’un placement défiscalisé, ça ne me gène pas. Je ne vois pas où est le problème.

        En revanche que des fonds dont on ne connait pas l’origine y participe en masse, ça me gratte un peu. Que ce soit par le Luxembourg ou ailleurs.

      3. Que les avoirs de la population française participe au financement de la dette française par le biais d’un placement défiscalisé, ça ne me gène pas. Je ne vois pas où est le problème.

        Pardine ma sardine… On rêve là…

    3. Je crois que les dispositions pour ne pas honorer les dettes situées dans les paradis fiscaux sont déjà transcrites dans la loi française.

      Il faut regarder toute la juridiction concernant les titres dématérialisés…. si quelqu’un peut confirmer ?

  25. A minima, si l’on a pas les c… de tout tenter pour organiser un défaut au niveau Européen, il aurait fallu faire les 2 : recapitaliser Dexia (*) et conserver les aides pour les pauvres.

    Félicitation à Hollande le « socialiste » qui « laisse faire » la suppression des 500 Millions de l’UE, les autres gouvernements Européens étant de droite, rien à dire, c’est normal…

    (*) Ne pas oublier que les problèmes de Dexia sont dus à l’incompétence crasse de leurs (ex) dirigeants.

    1. Le problème de l’Europe , c’est que son budget répond davantage à la logique politicienne traditionnelle ( je te donNe -tu me donnes) qu(à une logoque de politiques communes sous tendu par un projet partagé .

      Au cas particulier , pour pérenniser la PAC , qui semble être son enjeu majeur immédiat dans le budget européen , Hollande ( comme tous ses prédecesseurs); n’aura pas trop d’état d’âme entre 500 millions de dépenses en moins d’un côté , et 14 milliars de « retours » , de l’autre .

      http://www.touteleurope.eu/fr/organisation/budget/mecanismes-budgetaires/presentation/le-budget-europeen-et-la-france.html

  26. Le capitalisme transfert les revenus salariaux et fiscaux au profit des actionnaires et des banquiers. Cette logique financière, dont les chiffres additionnés de mille milliards en mille milliards à partir des nombreux transferts réalisés, privilégie le bénéfice du capital à celui des populations.

    Les baisses d’impôts, cotisations sociales de toutes sortes, vont vers les dividendes des actionnaires. Dans le même temps, l’augmentation des prix et les faibles coûts salariaux et fiscaux de la mondialisation, pays où la pauvreté est exploitée (Chine,ect…) augmente de nouveau les dividendes des actionnaires des mutinationales et des banques. Le partage des richesses ne bénéficie qu’à une minorité de capitaliste.

    Le marché très rentable des dettes, avec des taux d’intérêts qui rapportent plus aux riches créanciers qu’à la population, accentue la pression capitaliste pour faire plus de profits. En gelant les salaires public comme privé, les dividendes de cette baisse des revenus des travailleurs vont de nouveau aux actionnaires et aux banques Pour accroître ses profits, le marché du travail est déréglementé, pour encore faire plus d’argent, comme pour la mise en pièce des services publics avec la sécurité sociale.

    Cette concentration des richesses d’ordres multiples, avec des intérêts qui tombent quotidiennement, profitent aux actionnaires, aux banques et aux hyper-riches, au détriment de l’intérêt général, avec des populations qui s’appauvrissent par une inégale et faible répartition des richesses.

  27. Le bon sens est bien évidemment de fermer dexia, le reste n’est que de la littérature.
    Il n’y a aucune conséquence à la fermer.
    – faire condamner ses dirigeants cupides et stupides à rembourser la dette. (absurde ? seuls les traders mégalos devraient rembourser leurs erreurs ?)
    – rendre nul et non avenu les contrats illégaux
    – transférer les fonds collectés auprès des débiteurs directement au trésor public
    – nationaliser les actifs s’il y en a.

    on ferme une raffinerie, ou un chantier naval pour moins que çà, arrêtons la sensiblerie avec les banques en faillite. (sarkozy n’est plus là pour organiser les barbecues caritatifs du g20)

    pour reconstruire une banque, il suffit d’une table de deux chaises et d’un ordinateur.

  28. Certes, le risque systémique existe puisque les états belges et français ont garanti les dettes de DEXIA. Mais la vrai question est : Pourquoi ont ils fait cela ? D’autant qu’ils ne sont pas actionnaires à 100% et que les autres actionnaires n’ont rien fait ! ET même les montants qui auraient éventuellement été dus aux détenteurs de comptes restent bien inférieurs aux tombereaux d’argents déjà versés, et à venir…

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