MARK CARNEY À LA TÊTE DE LA BANQUE D’ANGLETERRE À PARTIR DU 1er JUILLET 2013

Un étranger, un Canadien, sera gouverneur de la Banque d’Angleterre à partir de juillet 2013.

Mark Carney a fait ses preuves comme gouverneur de la Banque du Canada, la banque centrale canadienne, titre qui est toujours le sien. Il est également depuis novembre 2011, Président du Conseil de Stabilité Financière, créé à l’initiative du G20 lors de sa réunion d’avril 2009. Le fait qu’il ait travaillé treize ans pour Goldman Sachs n’a apparemment pas fait obstacle à sa nomination ;-).

Jusqu’à l’été dernier, le favori au titre avait été le Vice-Gouverneur actuel de la Banque d’Angleterre : Paul Tucker. J’écrivais à propos de celui-ci à l’occasion de son audition le 9 juillet devant une commission parlementaire britannique enquêtant sur le « scandale du LIBOR » : « M. Paul Tucker n’est certainement pas un grand comédien : il se verse machinalement de l’eau et se met à boire aussitôt qu’il est mis en difficulté. Il lui arrive aussi de prendre un air complétement affolé alors que l’un de ses interlocuteurs formule une question, manifestement très inquiet d’où elle pourrait mener. […] Mon sentiment après avoir regardé cette audition de bout en bout est que M. Paul Tucker, candidat pressenti au remplacement de M. Mervyn King à la tête de la Banque d’Angleterre, a perdu aujourd’hui toutes ses chances. » C’était donc bien le cas.

Partager :

22 réflexions sur « MARK CARNEY À LA TÊTE DE LA BANQUE D’ANGLETERRE À PARTIR DU 1er JUILLET 2013 »

  1. Paul Tucker s’était aussi singularisé en 2006 en évoquant le danger de ce qu’il avait alors appelé la « poupée russe de la finance », qui fut ensuite dénommée « shadow banking » lors de la conférence de Jackson Hole d’août 2007 par un dirigeant de Pimco, Paul McCulley.

    1. la dynamique est en marche, Golman Sach grignote petit à petit le terrain…
      ce n’est pas une dictature militaire, mais financière et bureaucratique….le groupe d' »experts » qui a remis à la Commission Européenne un rapport sur la réforme financière européenne ?
      quatre sur huit sont ou ont été liés à des établissements financiers : Golman Sachs, BNP Paribas, Lehamn Brothers et Citigroup !

      le Césarisme ou la Démocratie ?

  2. ‘tain, trop c’est trop, encore un ancien de GS, on se fait bouffer par les prédateurs, on est des ruminants, des êtres du sous-sol, et c’est navrant. L’éternel retour du même n’est pas une sinécure.

  3. Mervyn King qui donnait ses « conseils » au secrétariat du Trésor US au plus fort de la crise en 2008 (wikileaks) remplacé par un Nord Américain, c’est plus explicite encore non? ;o)

  4. Pauvre Paul ( Tucker), il l’a pas vu arriver la vague Goldman Sachs of North Amerika.Pourtant le Marshall Tucker Band l’avait dit  » Can’t you see » en 1977.

  5. La BD vous inspire :

    M. Paul Tucker n’est certainement pas un grand comédien : il se verse machinalement de l’eau et se met à boire aussitôt qu’il est mis en difficulté. Il lui arrive aussi de prendre un air complétement affolé alors que l’un de ses interlocuteurs formule une question, manifestement très inquiet d’où elle pourrait mener.

    A moins que ça ne soit la scène du monde et ses personnages qui tournent à la caricature.

    1. idem !
      ça aurait eu de la gueule, Paul Mac Cartney avec Paul (jorion) en conseiller spécial. 🙂
      Je les imaginais déjà au boulot causer musique pendant les pauses. Notre Paul aurait impressionné l’autre Paul avec son impressionnante culture discographique. Et notre Paul aurait alors mis dans sa poche le Paul Mac Cartney de l’inanité des paris sur la fluctuation des prix et de quelques autres choses très nuisibles.

      Au point où on en est, un profane à la tête de la Banque d’Angleterre peut pas faire pire que les « experts ».
      J’ai beaucoup plus confiance en un ex Beatles qu’en un ex Goldman Sachs.
      Les Beatles on sait de quoi ils ont été capables, Goldman Sachs aussi.
      Les amis, y’à pas photo !

    2. C’est pareil pour moi : la première fois que j’ai lu « Bill Clinton », j’ai cru qu’il était écrit « John Lennon », la première fois que j’ai lu « Barack Obama », j’ai cru qu’il était écrit « Bob Marley »…

  6. A croire que le seul centre de (dé) formation soit cette nébuleuse de goldaman sachs
    jusqu’a quand vat-on tolérer ce type de parasite dans notre monde?

  7. Je comprends rien à ce fil!
    C’est quoi l’histoire?
    Paul Mc Cartney va donner un concert à la banque d’Angleterre avec Jean jacques Goldman et Bill Clinton au sax?

  8. Une idée simple…

    Je reviens un instant sur la cagnotte de 20 milliards d’euros octroyée aux entreprises par J-M Ayrault, chantre d’un socialisme de l’offre. Ces 20 milliards qui iront aux entreprises grâce à un crédit d’impôt viennent s’ajouter aux 170 milliards de niches fiscales qui leur sont déjà accordées, le coût des 35 heures s’élevant à seulement 25 milliards. Ce seront donc au bas mot 190 milliards d’euros qui vont aller aux entreprises l’année prochaine, c’est à dire plus de trois fois le budget de l’éducation nationale qui s’élève à 62,69 milliards (avec les cotisations retraite). De plus, ces 20 milliards seront financés par les français par le biais d’une augmentation de la TVA et d’économies réalisées sur le budget de l’état. Cet argent n’aurait-il pas pu être dépensé autrement ? Si l’on examine les chiffres du chômage, on s’aperçoit immédiatement que les dizaines de milliards accordés aux entreprises via les déductions d’impôts sont particulièrement inefficaces et persister dans cette voie relève du non-sens absolu. C’est donc le système du crédit d’impôt et des niches fiscales qu’il est urgent de revoir. Le gouvernement, au moment de lancer son dispositif a oublié que c’est la consommation qui est le véritable moteur de l’économie ; toute politique de l’offre, qui tend à compresser les salaires, favorise la création de bulles de type « subprimes » en raison de l’endettement privé qui en découle. Pour que ces 20 milliards soient véritablement efficaces, il faudrait qu’ils aillent non pas aux entreprises, mais aux contribuables qui vont financer cette réforme.
    Il y a en effet 29 millions d’actifs en France. Si l’on créait avec cette somme un revenu universel versé à chaque personne en âge de travailler, le pouvoir d’achat augmenterait dans des proportions non négligeables (chaque actif recevrait à peu près 689 euros par an), ce qui permettrait de relancer l’économie grâce à la consommation. Mais il ne faudrait pas en rester là puisque ces 20 milliards sont justement financés par les actifs. Il faudrait revoir entièrement le système des niches fiscales qui favorise la concentration de la richesse et fait tant de mal à l’économie. En supprimant un nombre conséquent de ces niches fiscales, c’est à dire en réhabilitant l’impôt, il serait possible de porter ce revenu universel à un niveau beaucoup plus important ; si l’état récupérait seulement 1/3 du montant accordé aux entreprises, ce seraient 2068 € qui iraient aux actifs chaque année (172 € par mois). Cet argent serait bien entendu dépensé et par voie de conséquence, les entreprises en bénéficieraient. Cela diffèrerait bien entendu du système actuel dans la mesure où les actifs ne perçoivent rien et sont obligés de s’endetter pour maintenir un train de vie convenable.
    Si 2/3 des 190 milliards allaient aux actifs, cela permettrait alors de porter ce revenu universel à 4344 € (362 € par mois).
    Ce revenu universel, financé grâce à la suppression des niches fiscales qui ont montré leur inutilité et leur inefficacité, permettrait en outre de compenser la perte d’activité liée aux progrès techniques (qui ont pour conséquence la raréfaction du travail). Il serait donc possible, grâce à un redéploiement des sommes faramineuses accordés aux entreprises, de penser un socialisme de la relance qui bénéficierait aux actifs et aux entreprises.

  9. 2 068 euros par mois pour tous !
    Qui dit mieux ? Je suis sûre qu’en grattant un peu on doit pouvoir les trouver 🙂

Les commentaires sont fermés.