L’actualité de la crise : UN FAUX-PAS EST VITE ARRIVÉ, par François Leclerc

Billet invité.

La clé de voûte de la crise européenne que représente l’Italie est en train de céder là où on ne l’attendait pas : sur le terrain politique. À l’image de la droite française, mais d’une toute autre manière, la droite italienne continue de se diviser. Silvio Berlusconi s’apprête à tenter une opération électorale s’appuyant sur tous les ressorts de la démagogie – nombreux dans la grande tradition de la droite italienne – et Mario Monti voit sa précaire base d’appui s’affaisser, n’ayant pas d’autre ressource que de prendre les devants en annonçant sa démission « irrévocable » pour se placer en réserve et si possible rebondir.

Par effet de contagion, les conséquences sur l’Espagne ne se sont pas fait attendre, les taux obligataires se tendant à nouveau, l’imminence d’une demande de sauvetage se précisant, sans que Luis de Guindos, le ministre de l’économie, l’admette encore. El Pais titrait ce matin son éditorial « Rescate urgente » (sauvetage urgent).

Tout cela ne fait pas l’affaire du gouvernement allemand. « L’Italie ne doit pas s’arrêter sur le chemin de réformes alors qu’elle a fait les deux tiers du chemin à parcourir. Cela plongerait non seulement l’Italie, mais aussi l’Europe dans une zone de turbulences », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Guido Westerwelle. La porte-parole du ministère des finances a été plus circonspecte : « Nous partons du principe que l’Italie va continuer à remplir ses obligations européennes… ».

Sinon ?

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62 réflexions sur « L’actualité de la crise : UN FAUX-PAS EST VITE ARRIVÉ, par François Leclerc »

  1. « Nous partons du principe que l’Italie va continuer à remplir ses obligations européennes… »

    Avec Silvio aux manettes, je me permettrais d’émettre quelques doutes. Peut-être un accélération de la chute de l’Italie et de l’Europe ?

    Berlusconi ne souhaite pas faire de politique, il souhaite juste échapper aux juges, nuance ! Quand à Mario Monti, chargé par Giorgio Napolitano, le chef de l’État italien, de former un nouveau gouvernement suite à la démission de B*, il n’a aucune légitimité. Qu’il se présente aux élections et se fasse élire par le peuple.

    B* est l’abréviation utilisée par le sympathique journal Italien Il Fatto Quodiano, pour ne pas nommer Berlusconi.

    1. « il n’a aucune légitimité. Qu’il se présente aux élections et se fasse élire par le peuple. »

      Là est le problème, Patrick ! JAMAIS les Italiens ne voteront pour Monti. S’il doit être remis en selle, ce sera par un tour de passe-passe non démocratique. Résumons, donc : le choix entre la démagogie d’un has been et le passage en force de technocrates non élus !!! Bon Dieu, pauvre Italie, pays de mes ancêtres…

    2. Et vous croyez que réellement Merkel, Hollande, valent mieux que Berlusconi?
      Je ne participerais pas à ce débat stérile…
      Alors Berlu pourquoi pas hein?

  2. Sinon?

    Dans les pays où la bourgeoisie peut s’imposer par le fric:
    un coup de force parlementaire comme déjà en Italie ou en Grèce
    Là où cela ne marche pas:
    un coup d’Etat comme au Chili, et une myriade d’autres cas.
    Ainsi va la dictature du capital.
    Il est encore temps de sortir la tête du sable…
    et affûter plutôt les serres.

  3. Sur ce que j’ai compris ,Mario Monti ancien « International Advisor » pour Goldman Sachs en 2005 , un petit pari à la baisse ce lundi sur L’indice vedette de la Bourse de Milan, et 3,67% in the poche à 11h , elle est pas belle la vie ? Moi je dis ça , je dis rien !

  4. N’empèche … Le retour de la Momie, c’est par une imprévisible pirouette que notre oligarchie réprouve, le retour, qu’on le veuille ou non, de la démocratie. Mais qui t’avait fait roi, super Mario ?

  5. Confirmation de ce qu’écrit Patrick dans Le Monde (je sais que ce n’est pas une référence, mais pour qu’ils l’écrivent…) :
    http://www.lemonde.fr/europe/chat/2012/12/10/le-retour-au-pouvoir-de-berlusconi-est-il-possible_1804015_3214.html

    Et, entre nous, même si berlu était élu, il ne pourrait QUE suivre ce qui est imposé par les « marchés ».
    Donc, tempête dans un verre d’eau, com’d’hab.
    D’ailleurs, ce qui devient presque amusant, est que les « marchés » ont BESOIN de toute variation pour se faire de l’argent.

    Donc, Arnould, respire un grand coup en allant te promener, ça permet de se recentrer et se décoller de tout ce cinéma à 3 balles.

    1. Bonsoir yvan.

      « D’ailleurs, ce qui devient presque amusant, est que les « marchés » ont BESOIN de toute variation pour se faire de l’argent. »

      Tout cela arrive à point. Interressant non? Sincèrement qui aurait cru cela possible, quelqu’un aurait’il intérêt à foutre le bordel en Europe parcequ’il a parié sur sa chute? Au tour de l’Espagne maintenant?

    2. Vous avez peu d’imagination…Si Berlusconi hurle que de toute façon, il ne remboursera rien, et que l’Italie est prete à sortir de l’euro…
      Tout ce qui dignement disent QUE les italiens DOIVENT OBEIR à la Troika ou au marché de manière INELECUTABLES….
      Risquent de faire pipi à la culotte de peur…
      En effet il ne faut pas grande chose pourque toute la volaille du marché s’affole, que les cours s’écroulent, que l’argent ne circule plus, et que les banques tombent en faillite….

      Car savez, vous, on le dit assez sur ce blog, elles continuent comme avant à spéculer dans le délire…Alors cette fois-ci, mille milliards d’euros ne seront pas suffisants, et nous auront un euro divisé par 3, une grosse inflation…

      Bref celui, le dingo, le fou, le Berlusconi qui osera projeter cette menace, sera peut-etre obéi…
      Ce n’est qu’une thése…

    3. N’empêche que lors des premières rumeurs de son retour, il y a quelques semaines, Berlu avait évoqué une campagne électorale basée sur l’idée que l’Italie quitte l’UE et l’euro…
      D’ailleurs, les premières saillies frontales de Berlu, ce jour même, contre l’allemagne, tendent à entériner l’idée d’une europe sans l’Italie. A suivre…

  6. Che commedia dell’arte, l’Italia, sempre a sorprenderci!
    le black swan idéal: Silvio, et vous verrez, il va faire un carton, je vous dis! entre les commerçants obligés de délivrer un reçu fiscal à chaque achat, sinon le client qui se fait poisser prend une prune salée, plus les contrôles par les flics de la police fiscale ( la Guardia di Finanza )aux carrefours des belles bagnoles conduites par de petites gens… » alors, comme ça, la Maserati, elle est au nom de la grand mère qui touche la retraite des vieux et se trouve à l’asile ? « , comme le Yacht à Portofino et la villa sur la Costa Smeralda ? et combien vous déclarez ? ….ah sur mon ordi, 15000 € par an….bon, allez, donnez les clefs de la caisse et suivez moi, jeune homme!
    bon, pour les caisses, ils ont trouvé le truc, toutes immatriculées en Bulgarie ou en Roumanie, mais pour le reste, ça lasse, on tremble dans les chaumières, le Mario, il a poussé le bouchon trop loin, silvio, le retour!
    E questo il genio italiano, la mafia raccomendera di votare « bene » cioé PDL e le cose tornerano come prima
    http://www.youtube.com/watch?v=0WqpE0xfKBY
    et pour finir, en paraphrase à un vieux proverbe qui dit que les italiens sont des français de bonne humeur, moi je dis:  » au fond, Silvio, c’est un peu DSK, mais en plus marrant! »

  7. La clé de voûte de la crise européenne que représente l’Italie est en train de céder là où on l’attendait pas : sur le terrain politique.

    Un léger désaccord avec vous François.
    Pour ma part, il est évident qu’après la crise financière, économique, sociale, interviendrait la crise politique.
    Le seul point d’interrogation concerne le pays qui sombrera dans le chaos politique.
    L’Italie est impactée mais je doute que la crise politique que traverse ce pays ne bouleverse – pour l’instant- la donne générale.

    La crise sociale n’est pas encore assez étendue pour générer un grand chambardement.

    1. La situation est plus instable qu’il n’y parait. L’Espagne est le point faible immédiat et la détérioration de la situation politique italienne la fragilise. Le sort des deux pays est lié, en dépit de leurs dissemblances.

  8. L’Italie ne doit pas s’arrêter sur le chemin des réformes alors qu’elle a fait les deux tiers du chemin à parcourir.

    Et dans la tête de Guido W, c’est quoi le dernier tiers du chemin que doit encore parcourir l’Italie ?

    1. Le dernier tiers, c’est comme les régimes amaigrissants; les premiers 5 kgs, facile…les 5 suivants, plus dur, quant aux 5 derniers, c’est l’enfer…pour l’Italie, réformes structurelles XXL, remise en cause des régimes sociaux et du travail, lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, un sport national.

  9. il a fallu le Wall Street Journal pour nous en informer: (« repris par le monde »).
    ça glisse tellement à Bruxelle? « Herman Van RompuyIl et son laurier de paix à Oslo fait l’éloge funèbre de Monti, « très utile pour le maintien de la stabilité dans la zone euro ».
    Pierluigi Bersani, ex « ange de la boue », ex communiste, ramera (comme Hollande- entonnant encore à Oslo  » la crise de la zone euro était derrière nous »); sa ligne politique a les courbes qu’il faut: (Wiki; « d’après les câbles révélés par le site Wikileaks, il a signé, le 13 novembre 2007, un accord bilatéral de partenariat avec les États-Unis dans le domaine de la recherche et du développement de l’énergie nucléaire en Italie. Malgré cela, il a soutenu, ainsi que les démocrates, le rejet du retour au nucléaire dans le cadre des référendums abrogatifs de 2011. »
    ne nous emballons pas –AFP ; « Malgré sa démission, Mario Monti devrait jouer un rôle après les élections, soit comme (chef du gouvernement), soit comme président de la République. Les tensions de marché devraient s’apaiser sensiblement dès qu’il clarifiera ses intentions », estime Cédric Thellier, économiste de la banque Natixis. Il y a encore des soldes à braquer, ouf, la bourse remonte!
    Autre chose, un peu de muz’ légère ? Wax Tailor feat Aloe Blacc- Time To Go

    1. Malgré sa démission, Mario Monti devrait jouer un rôle après les élections, soit comme (chef du gouvernement), soit comme président de la République…

      Sauf qu’en Italie le président n’a quasiment aucun pouvoir, aucune couverture médiatique. Pire, la plupart des Italiens interrogés à ce sujet sont incapables de donner le nom de leur président.

      Je ne vois vraiment comment Monti pourrait changer l’Italie et impacter sur des décisions prise par une future majorité, si tant est qu’elle existe un jour.

      En tout cas, à lire la presse Italienne, les avis sont très partagés concernant une éventuelle candidature de Monti.

  10. Hollande à Oslo: la crise de la zone euro est derrière nous

    « OSLO – Le président français François Hollande a affirmé lundi à Oslo que la crise de la zone euro était derrière nous, relevant tous les efforts faits pour régler les problèmes.

    La crise de la zone euro, je l’ai déjà dit, elle est derrière nous. La Grèce, nous avons enfin apporté les fonds qu’elle attendait. L’Espagne, nous avons permis au secteur bancaire d’être renfloué. L’Italie, même s’il y a une incertitude politique, je suis sûr que les Italiens vont y répondre, a affirmé M. Hollande à la presse.

    (©AFP / 10 décembre 2012 16h56)  »

    Tout va très bien, Madame la Marquise…

    1. Merkel dit ne pas pouvoir lever l’alerte sur la crise de l’euro

      « BERLIN – La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé lundi dans un entretien télévisé qu’elle ne pouvait pas lever l’alerte sur la crise de la zone euro.

      Je ne peux pas encore lever l’alerte complètement, je suis prudemment optimiste, a dit la chancelière, réagissant ainsi indirectement aux propos du président français François Hollande qui a assuré que la crise de l’euro était derrière nous.

      La dirigeante allemande a déjà assuré à plusieurs reprises que la crise de la dette dans la zone euro n’était pas encore surmontée.

      Je crois que la communauté internationale a compris que nous allons défendre l’euro, a ajouté Angela Merkel dans cette interview à la chaîne RTL réalisée à Oslo où elle a assisté à la remise du prix Nobel de la paix à l’Union européenne ce lundi.

      Je ne crois pas que nous ayons encore regagné notre compétitivité, les réformes dans de nombreux pays doivent continuer, a-t-elle précisé. Je ne crois pas non plus que nous ayons encore trouvé la coopération dont nous avons besoin dans l’Eurogroupe mais nous sommes sur la bonne voie, selon elle. … »

      Autre son de cloche: qui croire? 🙂

      1. « … qui croire? « 

        La mère Ubu bien sûr.. ce que femme (chancelière allemande) veut, Dieu le veut…
        … à mon avis, Hollande tente juste d’exprimer dans un français pas trop compréhensible outre-Rhin… l’idée qu’on pourrait p’t’être se calmer avec la « compétitivité »… et que « les réformes dans de nombreux pays », ça va aller comme-ça…
        – « Dis-moi, mère Ubu… Tu es bien laide aujourd’hui… »

    2. Cela fait plusieurs fois qu’il nous la sort celle-là. Que fait-on pour un cas de récidive aggravé ? On lui met la tête sur le billot le jour où le premier PIG fait défaut ? Imaginez un peu les crises de fou rire irrépressible que cela va causer dans 50 ans chez les historiens et économistes…

      1. « … Imaginez un peu les crises de fou rire irrépressible que cela va causer dans 50 ans chez les historiens et économistes… »

        Ben, en fait… ça dépendra de la tournure que prendra le massacre… C’est ça l’ennui avec l’Histoire, le rire est souvent jaune pisseux… Espérons qu’on sera du côté des rieurs… édentés certes, mais pouffant allègrement dans nos couches…

  11. Les voyous de financiers se remplissent les poches jusqu’au bout avec le concours de nos politiques (gauche comme droite). Imaginez seulement une situation avec un pays qui emprunte à 2% pour un taux d’endettement de 100%. Alors, il faudrait une croissance de 4%…..
    Projeter une situation de 150% d’endettement à 3 ou 4% ou encore le japon qui se financerait sur les marchés avec 250%, qu’elle serait le taux et donc la croissance nécessaire ?
    C’est plier mais il nous suce jusqu’à la moelle, tout en prenant des risques face aux créanciers extérieurs !

      1. Sur ce coup là, je préfère penser que vous vous êtes laissé séduire par la propagande financière. Crédit gratuit ? Pour sûr que la gratuité s’est transformée en trou noir de l’endettement et gaspillage des ressources. Vous critiquez les sciences économiques ou vous vous en servez ?
        Comme l’inflation est calculée avec la même rigueur que le calcul du taux d’intérêt, il ne faut pas être surpris d’entendre qu’il n’y a pas de sciences économiques. Etes-vous pour l’indexation des salaires sur les prix ? Parce que vous parlez de l’inflation des produits financiers (celle qui n’est pas comptabilisée pour établir un salaire indexé) ou alors de l’inflation des biens du cycle productif dits « produits de consommation » (celle d’une liste non représentative mais relative) ? Comprenez que pour la crise de solvabilité, le crédit soi disant gratuit et la répartition des richesses, cela a son importance (en valeur mais aussi en volume). Vous nous garantissez donc pratiquement l’impossibilité d’une hyper inflation avec un financement sain, maîtrisé et gratuit par la simple corrélation des taux ? Sous quels critères réalistes (celui du taux d’inflation selon les normes en vigueur corrélé aux taux d’intérêt imposés ?)….
        Quelle serait donc la définition appropriée de la gratuité, de la richesse ou de la pauvreté ? Tout dépend de quel côté de la barrière, on se trouve ?
        A chacun « sa science économique »… Celle dont vous vous servez nous montre son vrai visage ! Vous savez pourtant que je ne pouvais pas vous laisser dire cela ?
        Avec de tels procédés, il ne faut pas s’étonner de voir une crise de solvabilité en fin de processus (sauf en oubliant que le modèle repose sur les inégalités). Livrer des promesses est parfois plus facile que de livrer des marchandises jusqu’au jour où….
        ps : il n’y a plus de sciences économiques parce que les financiers et politiques se sont appropriés l’outil.
        questions subsidiaires : Financer ou plutôt soutenir la croissance par la titrisation : pour qui (visibilité ?) et pour combien de temps ? , Qui et comment finance-t-on la titrisation et les nouveaux produits financiers (amortisseurs ou amplificateurs de crises dans le cadre de la gestion des risques ?) sans croissance de l’économie réelle ? , Dans ce contexte, un remboursement même partiel est-il envisagé ou envisageable ? etc….

      2. Je trouve qu’un crédit à 2% d’intérêt l’an, avec une inflation annuelle à 2.5% et mes rentrées d’argent (mon salaire) qui n’augmentent pas, voire qui baissent , ça devient très compliqué à rembourser ce crédit, contrairement à ce que tu sembles croire.
        Cordialement.

      3. Moins 0,5 % d’intérêt réel c’est mieux que gratuit, cadeau, point barre. On te paye pour emprunter, i.e le débiteur s’enrichit, le créditeur s’appauvrit.

      4. bonjour vigneron,
        vous rendez vous compte de l’ânerie mathématique et économique ? D’une part, on ne paye personne pour emprunter mais on le contraint ! Et d’autre part, pour vous, le créditeur semble être le seul touché par l’inflation et s’appauvrirait tandis que le débiteur s’enrichirait ? Quels sont les faits qui vous donnent raison ? Et par quel miracle, l’inflation choisirait son camp ? Voilà l’exemple type qui nous démontre à qui appartiennent les sciences économiques.
        En réalité et non dans les discours, le débiteur prend 2 pt d’intérêt et 2 pt d’inflation, point barre, tandis que le créditeur paie l’inflation avec son intérêt. C’est une forme d’assurance et de spoliation…
        Ainsi, Le créditeur achète le futur car il couvre l’inflation avec l’intérêt qu’il gagne sur le compte du débiteur….
        D’ailleurs, vous oubliez le cadre, celui où le débiteur ne rembourse jamais !
        Les 1500 Milliards que l’on a payé en intérêt jusqu’à présent représente quoi, un cadeau gratuit point barre ?
        Une perte pour les créditeurs et un don pour les débiteurs ? Seul un banquier peut nous dire cela…..
        La confiance ne s’achète pas ! Pour vous, ce qui compte ce ne sont pas les valeurs réelles et nominales puisqu’elles sont manipulées mais juste la propriété de la création monétaire. N’est-ce pas un moyen de détruire périodiquement les systèmes monétaires en place ? Avec son lot de misère pour les peuples et sa garantie de statut pour l’aristocratie ?

      5. Montre moi un banquier qui prête à taux réels négatifs stp, que j’aille ouvrir un compte chez lui, pas pour un dépôt t’inquiète, juste pour l’Occc, les warrants et les LT. Sans mentir, il aura droit à des étrennes tous les ans, p’têt même à un sourire.

      6. Vigneron. T’es bien dur, là…

        Tout le monde sait que les banques sont des oeuvres caritatives qui ne vivent que par la Grâce de leurs généreux donateurs…

        Sinon, l’autre zouave peut avoir raison, car dans CERTAINS cas existe le fameux PRIX D’APPEL, soit, proposer à perte afin de fidéliser et rouler derrière.
        Soit, comment se faire avoir par, en négociation, ce que l’on appelle : « un pied dans l’entrebâillement de la porte ».

      7. Tu re rends compte yvan que l’autre zouave comme tu dis aurait bossé en R&D dans une Big Banque ? On est rodés mais kamême, a fait peur hein ?

      8. Vigneron,
        Je me suis trompé : vous jouez à découvert et vous méritez que l’on encadre vos énormités !
        « 2% d’intérêt avec 2,5% d’inflation ça veut juste dire crédit gratuit » et « le débiteur s’enrichit, le créditeur s’appauvrit. »
        Vous renoncez à la réflexion sur les indices et adoptez le dogme libéral comme une religion : n’est-ce pas du lobbying ? Les institutions financières sont au service de qui ? Des peuples ou des mondialistes ? Vous connaissez le transfert du risque ?
        Lorsque les taux d’intérêt réels sont négatifs sur la durée, ils équivalent à un impôt sur les porteurs d’obligations et, plus généralement, sur les épargnants. L’« effet de liquidation » constitue une composante essentielle du concept de « taxe de répression financière » prélevée sur l’épargne. Une taxe de répression financière relativement « plus discrète » peut se révéler politiquement plus séduisante pour les autorités confrontées à la nécessité de réduire l’encours de la dette. On permet la concentration quelque soit le taux d’intérêt (positif ou négatif) pour une aristocratie financière que vous protégez ! Pourquoi ? Votre meilleur des mondes « anti zouave » (yvan 🙂 ) est très sélectif, n’est-ce pas ? Vous savez ce que veux dire « copain comme cochon ».
        ps : « Jean monnet », la même vision élitiste, mondialiste et eugéniste du monde que « Paul Warburg », « Bertelsmann », ….
        conseil : lisez « Antony Cyril Sutton » et revoyez aussi l’histoire des taux d’intérêt !

  12. Mais pourquoi vous vous inquiétez????

    Le président a dit que la crise de l’Euro était derrière nous. Ha, lala, quel mauvais esprit alors.

    1. Ils parlent…Ils parlent…Avec des mots sans valeur…Ou le lendemain efface les phrases de la veille…Un éternel « Discours de Toulon »….Nous sommes désormais spectateurs d’une pièce de théâtre qui a pour titre « The Truman Show » dont le(s) scénariste(s) sont/est FOU(s) A LIER ! Oui…c’est ça… :Ils sont tous devenus dingues ! La perte de leur « enfant chéri » (le capitalisme/libéralisme) les conduit doucement mais surement à l’asile !

    1. En effet. Après mûre réflexion, Paul, François et moi avons décidé d’ouvrir un club de tricot à la place. Manquerait plus qu’il y ait un réchauffement climatique maintenant, et on aurait décidément plus rien à faire…

      1. @ julien alexandre ; erreur d’appréciation , le tricot se porte avec élégance ,au printemps et en été ; de la fine dentelle ,très ajourée ; un travail de dame ,quoi…vous feriez concurrence à l’Italie ; avenir radieux . Pour ma part , je vous préfère ici ,c’est peut-être moins sexy , mais tellement plus utile .

      2. Puisque la crise de l’Euro est derrière nous, le réchauffement climatique ne peut pas arriver. Ce sont les mêmes experts qui s’en occupent et qui nous assurent que le réchauffement climatique est quelque chose comme un complot gauchiste. Je n’ai pas très bien suivi.

        Pour le tricot, j’en suis autant que vous.

      3. D’abord, le tricot. Après, un album des Soggy Bottom Boys. Ou bien un spin-off de ZZ Top, vu qu’on porte tous les trois la barbe. C’est l’histoire musicale qui devra payer son écot à Hollande pour nous avoir permis de passer à la postérité en inventant la country/metal !

    2. Tranches de vies
      Son mari est infâme mais au moins, depuis qu’il est vieux et malade, il ne la viole plus. Elle lit des romans policiers (qu’elle me prête parfois) et rêve au crime parfait.
      Elle a une grosse sinusite mais a quand même travaillé la semaine passée parce qu’elle a déjà été trop souvent malade. Elle voudrait des antibiotiques.
      Son mari a tout cassé le week-end dernier, elle me demande conseil pour un de ses enfants: doit-il voir la psychologue ? Il est terrorisé. La petite sœur fait pipi au lit.
      Après une fausse-couche et malgré une hypertension sévère, elle est retournée au travail lundi passé. Sa directrice la pousse à donner sa démission. Elle n’emploie que des femmes d’origine africaine, pour mieux les écraser, dit-elle. Elle n’a pas envie de se laisser faire. Elle voudrait trouver un emploi où les gens sont humains.
      Il y a des fuites d’eau dans son appartement. Elle a mis des mois à rassembler la garantie locative en mangeant des tartines tous les jours. Beaucoup de propriétaires refusent les chômeurs.
      Il tient le coup au travail en y allant un jour sur deux, il avait encore tous ses congés à prendre. Pourquoi n’accepte-t-il pas ma proposition de congé de maladie ? C’est encore plus difficile, le sentiment d’inutilité à la maison.
      Il a encore grossi. Je lui ai proposé de faire du sport mais le club de foot ne l’accepte pas: il n’est pas assez rapide et il n’aiment pas les arabes.
      Elle est en carence de vitamine D. Les ampoules à boire lui donnent la nausée mais le CPAS ne prend pas les comprimés en charge, ils sont trop chers.
      Une petite tumeur inflammatoire se forme autour du silicone, échappé de sa prothèse mammaire. Le chirurgien qui l’avait opérée a pris sa retraite. A qui peut-elle demander pourquoi on ne l’avait pas avertie que ses prothèses contenaient du silicone ?
      Elle respire très mal, elle manque d’oxygène. Elle attend l’autorisation de la mutuelle pour acheter un médicament. Les conditions de remboursement ont changé, maintenant il faut passer des examens chez le spécialiste. Ça fait 6 mois qu’elle n’en a plus.
      A l’arrêt du 95, des jeunes femmes fouillent les poubelles qu’on vient de sortir du supermarché.
      Le bus passe à côté d’un écran géant installé sur l’ancienne gare du Luxembourg, phagocytée par les bâtiments de l’UE. On y voit des gens bien habillés qui applaudissent. Je reconnais Hollande et Merkel.

  13. Je suis vraiment choqué de voir tous les commentaires sur différents sites internet de lecteurs avisés et bien pensants critiquant le choix des italiens pour Berlusconi.

    Et Alors, qu’attendons nous des italiens ? Qu’ils votent et se comportent comme des allemands ?

    Les italiens sont et resteront des italiens et ils voteront comme ils le souhaitent
    Et tant que la démocratie existera ils voteront pour une personnalité qui les représentera le mieux, dans laquelle ils se retrouvent.

    Nous avons bien élu Hollande après Sarkozy. Pas de quoi pavoiser…

    Vive la démocratie, vive l’Europe des nations. Vivement la fin de l’euro et le départ de Von Rompuy.

  14. http://www.crtv.nl/images/articles/agenda/2011/YueMinjun

    Super Mario en panda sport ….? pas trouvé de Zil , alors se presse pas ….attend les fantômes de la muerte? Axo-colique? Road trip et naze-car sur la route de nos fils….I-40, traversées de contrées endormies, ses zones humides ? Z..zz sur des immondices…de livresques profondeurs .Parenthèse de l’obscénité. Parabellum pointé – une ponctuation des crimes-cuistres à l’air et manège des carrosses analgésiques . L’or du suffrage indispose?
    En Oats rally – stalker va-t-il tergiverser? Qualifié d’office -un mot est sur langue .M…….
    Chacun y cherche son chat.Lui, s’annonce comme superfétatoire .On le suppose…La lune est son phare . »Il  » satellise la latence …certifie … les espaces lexicaux . Néguentropique et sensuel, à lui la luminescence des bilans hypostasiés ,les coulisses aphones du diaphragme de la mariée retournée – lui- allez comprendre ,le mon-ti , clos sur lui même,comme absorbé -une trouée -et puis c’est l’insouciance mystérieuse-qui salit l’innocence- maladive- le charme discret de la rilance – à venir !
    Oh..! Vapeurs vénéneuses – des eaux sablonneuses du verbe – à califourchons sur le saint siège …en lui résonne l’ignominie de la lettre volée. Vertige des aurores matinales – liturgie d’encornés-mal embouché.
    Crades du jour, fluide et ivre bateau-mouche, la plaque métallique entrouverte renvoie parfois au paradis disjonctif.Fiat luxe!
    Le « Il » endure pourtant aussi des morsures immobiles, d’ achilles Valériens .
    Verrouillés, des masques élus au frontispice – de l’élégiaque- percent l’inutile oraison!
    Fatalisme de certaines callipyges et sans recouvrance possible- le félon abjure comme un ornithorynque?
    Furtivement, courser le poulain -une barre de chocolat demain – fondu sur un trésor de louvoiements -Soudeur hypnoïde ! Du bleu d’orange dans les noeuds italiens!Du piteux -mortels pièges à cornets. Eh va la nave… Mode des automatiques – le blanc de la ligne brisée sous la sciure-Tryphon et le bit-rhume- le trésor- outragés .
    Des craquelures .Avec ou sans berlue. Le virus des requins- simple taxinomie -surgi d’un nul qui part – vide poche et boites à gens- la turbine des influx machinés!
    Saperpipopette! Vinci veille au rien.
    Réclames . Double enseigne de la porte magique des petits coins. Clignotant- à droite.Un peu d’jeu d’ l’oie. Les suprêmes maléfices ,sur des tessons d’émeraude de mille et une nuits -aplombs d’ assassins -détour de Pise .L’ombre pugnace se frôle à force d’enquêter -sur des reflets d’ herbe …et des compressions budgétaires.
    Coeur piémontais, tes pare-chocs volent dans des jardins botaniques ,tes toussotements de corbillard accompagnent des cortèges manufacturés de co-détenus . Dynamiquement démissionné, vaguement alarmé, entre deux « expresso' »-au moins- puisses tu souffrir d’ éprouver le passage obligé.

    (Fantômes de la liberté:) http://www.youtube.com/watch?v=h7DmSbju1bg

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