La confiance les yeux fermés, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Mardi prochain, les parlementaires vont voter la confiance à un gouvernement qui leur cachera encore sa composition finale, dix secrétaires d’État devant être nommés le lendemain avec des lettres de mission précises mais encore secrètes.

Accepter de voter la confiance, ce sera donc, au minimum, consentir à cette manipulation.

Une évidence qui n’apparaît guère dans la presse : elle se demande seulement quelle sera la stratégie des Verts et de la gauche du PS, en groupe et individuellement, pour contrer une politique dont on ne leur aura exposé que la philosophie générale.

Plus tard, des historiens diront : c’était la démocratie le 8 avril 2014.

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