Demain… est si vite arrivé !, par Steve

Billet invité

À propos des comportements des banquiers et responsables politiques, nous avons tendance à oublier que les décisions qui nous impactent aujourd’hui ont été prises il y a pas mal d’années… Thatcher, Reagan, Mitterrand… L’École de Chicago… Gouverner, c’est prévoir et on ne peut prévoir qu’à partir de ce que les experts certifiés nous SIGNALent, À part cela, ce n’est que de la divination!

Dernièrement a paru un rapport de scientifiques tentant d’évaluer les effets du réchauffement climatique. De ce qui a attiré mon attention j’ai retenu qu’à l’horizon 2050, entre 38 et 78 % du vignoble bordelais et des Côtes-du-Rhône auront disparu en raison de la sécheresse et que la vigne sera remontée beaucoup plus haut. Les effets sociaux et culturels d’un tel changement sur les régions concernées sont difficilement imaginables mais c’est bien de cela – et d’autres changements programmés que nous ne concevons que très mal – que les gouvernants ont à se préoccuper dès aujourd’hui !

On apprend par ailleurs qu’une compagnie chinoise imprime en 3D dix maisons par jour à moins de 5000 $ l’unité, à partir du recyclage de matériaux de construction. L’imprimante 3D mesure plus de 32 mètres de long… et je vous fais grâce des autres dimensions ! De quoi imprimer l’Arche de Noé !

Pour la plupart d’entre nous, ceci aussi est hors de portée d’intégration quant à ses conséquences possibles. Au delà des affaires courantes c’est pourtant de cela que les gouvernants devraient tenir compte car les rapports sur le futur leur sont adressés en priorité et nous n’en avons que les échos… Et c’est de cela qu’ils doivent décider maintenant !

Bien sûr, ce qui précède ne justifie en rien les injustices perpétuées et nouvellement perpétrées, les reniements et retournements de veste, mais avant de juger il nous faudrait peut-être, la modestie étant de rigueur, prendre conscience que ces politiques, partis pimpants pour le pouvoir et sans beaucoup plus d’atouts que la plupart des gens, se retrouvent confrontés à des annonces de bouleversements radicaux à venir dont nul ne peut embrasser la totalité, et que nul ne sait comment éviter, tant l’incompréhension globale est immense.

De sorte que ceux qui discernent un peu mieux le tableau qui se dessine, effrayés par leur impuissance à infléchir, ou si peu, la course du navire, vont se réfugier dans leur domaine de compétence et de réussite probable : « … Alors là, moi je fais là où je sais faire, comme on m’a appris ! Pour le reste ? Eh bien… on verra aux élections ! »

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