LA FABLE DES ABEILLES ET SA CONTRE-FABLE, par Hervey

Billet invité. À propos de Le temps qu’il fait le 27 juin 2014.

Pour illuster votre propos de ce vendredi déjà évoqué par Hésiode (peut-on dire) dans sa description des deux cités DIKÉ et HUBRIS, symbolisant respectivement la paix, la justice et la vertu pour l’une et la fraude, la violence et la démesure pour l’autre, j’ai repris ce même sujet évoqué (comme chacun sait ici sur le blog Jorion) dans La fable des abeilles de Bernard de Mandeville en 1705 en illustrant cette fable et en proposant simultanément l’illustration d’une contre-fable à celle-ci.

Pour illustrer la morale de La fable des abeilles (les vices privés font les richesses publiques), j’ai utilisé ce secteur du luxe, domaine dans lequel se distinguent avec succès de grandes marques françaises ainsi que des images issues de monde de l’art pictural (Félicien Rops, Otto Dix, Utamaro et la Villa des Mystères) avec cette image de fond, ce que je vois de ma fenêtre : le château de Druyes, reprise allégorique de ce que je vois du monde d’ici.

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Pour illustrer la contre-fable, j’ai pris tout simplement modèle sur la fable « Le boeuf et la grenouille » de notre La Fontaine dans laquelle la grenouille débite avec toute la suffisance requise qu’on peut lui prêter, les recettes et les vérités du moment. Dans cette DÉCLINAISON, il est utile de remarquer la séquence temps des quatre images. Il faut attendre la dernière image pour voir le changement, changement de lieu puisqu’on est dans une arène et que le boeuf changé en taureau symbolisant l’État (issu de la démocratie) a fait taire la grenouille qui gît à terre. Ce qui illustre je crois votre propos du jour.

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