Le gouvernement Valls démissionne

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Dans la mesure où Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont répété hier à Frangy-en-Bresse ce qu’ils avaient déjà dit, le premier au Monde samedi, le second au Parisien dimanche, le choix se réduisait à les virer ce matin ou pour Manuel Valls à démissionner. Geste prémédité de la part du premier ministre, en accord avec les deux premiers ? Difficile à imaginer vu la manière dont il était monté au créneau derrière la bannière du “On ne change pas de cap !” malgré les lamentables chiffres économiques récents. À moins que Machiavel ne soit de retour en politique, ce qui, au point où on en est et, au vu de la qualité du “vrai Machiavel”, ne pourrait être qu’un progrès !

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72 réflexions sur « Le gouvernement Valls démissionne »

  1. Montebourg ne contestait pas vraiment la politique du Gouvernement, il demandait de l’infléchir pour soutenir aussi la demande. Il reportait sa critique sur la Politique austéritaire de la Droite Allemande. De fait toute sa mise en scène visait à contester ouvertement le Président de la République et son Premier Ministre.

    A voir la tronche de Hamon derrière Montebourg à Frangy, manifestement il ne croyait pas que Montebourg irait jusqu’au bout, sabre au clair. Hier soir Valls a du demander la démission de Montebourg parce que la règle du jeu avait été posée d’entrée. La sortie de Ségolène Royal dès son entrée au Gouvernement avait été l’occasion d’en remettre une couche. Donc Montebourg savait ce qu’il faisait et il croyait pourvoir dans le Gouvernement faire le marionnettiste avec Hollande. Tous ces gens lisent trop les journaux qui disent que Hollande ne sait pas décider. Montebourg se comporte in fine comme un éditorialiste du Fig ou de l”Opinion. Il va pouvoir se reconvertir.

    En coulisse se joue une grosse partie de bras de fer entre Hollande, Merkel, Weidmann, Draghi, Juncker, sur fond de tension avec la Russie et des USA qui souhaitent que la Zone Euro soit plus dynamique. Montebourg débarque là dedans en mouillant Sigmar Gabriel, ce qui fait un énorme bazar sans doute parce qu’il se sent écarté ? La Politique étrangère c’est le Président et son Ministre des affaires étrangères.

    Ce matin il réitère ses propos et considère qu’il n’y a pas lieu à démission.

    Valls n’a dès lors d’autre choix que d’apporter la démission du Gouvernement.

    Le Président de la République à nommé Manuel Valls, Premier Ministre et l’a chargé de former le nouveau Gouvernement.

    En ce qui concerne Montebourg, il pensait depuis plusieurs mois à 2017 sans savoir comment s’y prendre. Il a trouvé la clé de sa sortie.

  2. “Alors que l’on observe crever à la surface les dernières bulles du naufrage idéologique du PS…”(diplo)

    Une de plus,…”and so what”?

  3. En somme, ce raidissement apparent va permettre à tout ceux qui prétendent garder une place au chaud après 2017 (ou après 2016 ou après 2015 ?) à montrer leur bonne et droite (ou droite droite) volonté d’ici là.

  4. Cela arrange tout le monde : Montebourg qui cherchait à sortir du gouvernement sans savoir comment et surtout sans démissionner depuis son ‘feu d’artifice’ de juillet sur l’économie, Valls à qui ce remaniement permet de conforter son image ‘d’homme fort’ et Hollande qui voit les troublions sortir du gouvernement, continuant d’embarquer avec lui Valls dans sa fuite en avant.
    Sur le fond, les différences tiennent du papier de cigarette entre ceux-là, l’essentiel étant de préserver les chances d’une primaire au sein du PS pour les rivaux d’Hollande, qu’ils soient à l’extérieur ou au gouvernement.
    Chacun va pouvoir prendre la pose devant les médias et l’opinion publique, pour ‘prendre date’.
    On ne dissout pas un gouvernement parce qu’un ou deux ministres ont ‘passés la ligne jaune’ (sic). Et demain, pour la ligne ‘rouge’, on fait quoi, on dissout l’assemblée nationale et on déclare l’état d’urgence ? Foutaises.
    Cet épisode grotesque aura au moins le mérite de rendre le jeu politique plus clair et placer les ‘frondeurs’ face à leurs responsabilités, tous ceux qui ‘voudront en être’ (du gouvernement Valls II et de la majorité) devant avaler la pilule bleu.
    Hollande et Valls continuent de chercher les voix à droite. Et celles-ci sont parties au FN.
    Tout va pour le pire.

    1. Tout faux Zébu, Montebourg est mort. Si encore il avait démissionné… mais non, baisé en beauté le Nono.
      Tout au plus pourrait-il espérer désormais jouer les utilités chez les bleus Marine. Y’a plus que là qu’on voudrait encore de lui. Il aurait dû commencer par là. Doit s’en mordre les doigts ce flamboyant imbécile.

  5. La question qui se pose à un Politique c’est sa stratégie personnelle. Montebourg qui désormais n’est plus qu’un citoyen, il n’a aucun autre mandat, c’est où je veux aller ? Manifestement : à l’Elysée.

    Depuis qu’il est à Bercy il sait bien, il voit bien que l’industrie va très très mal, il a fait le pompier pendant 18 mois, pour solder par des PSE 20 ans d’absence de politiques industrielles sauf pendant l’épisode Jospin avec DSK.

    Il ne conteste pas la politique de l’Offre et pour cause, il pense à Gauche, en demandant un peu de baisse d’impôts pour les ménages et surtout de la création d’un surplus de dette. C’est comme ça qu’il fait de la Demande alors qu’en France, les salaires ont progressé à cause du GVT dans la Fonction Publique et les conventions collectives.

    Il fait un pataquès en contestant le Président sur son autorité et surtout sur l’essentiel de sa fonction : la conduite des relations avec nos partenaires et la politique étrangère, ceci en attaquant la politique austéritaire de Merkel. Hollande a volontairement choisi de ne pas en découdre avec Merkel, il a choisi de prendre du temps et de faire preuve de patience et surtout de construire des partenariats. Il s’y est essayé à de nombreuses reprises avec des partenaires qui n’ont pas voulu ou pas pu le soutenir, englués dans leurs propres difficultés. Il n’a pu compter que sur Monti, puis sur Letta et maintenant sur Renzi qui préside le Conseil jusqu’en décembre et puis Hollande et Juncker s’estiment.

    Je crois toutefois que Montebourg a cru jusqu’à ce matin que Hollande plierait et qu’il le garderait. Tous les éditorialistes décrivent un Hollande ne sachant pas décider, incapable de rompre ses liens avec ses amis. Tous ces gens là se trompent et ne connaissent pas du tout Hollande, ils connaissent un personnage politique à multiples facettes mais derrière ce personnage il y a une personne. Ce n’est pas facile et il faut du talent, pour une personne de se faire élire à la Présidence lorsque l’on est soutenu par une énorme brouette de grenouilles.

    Les journalistes parce qu’ils doivent faire du buzz pour vendre un grand nombre de « hits » Il faut lire comme disait Lacan : l’inter dit. Il faut lire beaucoup et souvent pour trouver les bonnes pièces du puzzle.

  6. Cela augure d’un congrès du PS tres tres chaud… Chacun va compter ses troupes. Hollande n’a plus le soutien des militants et de bon nombre des députés (sans parler des Français…). Sa marge de manoeuvre est ainsi réduite a une peau de chagrin.
    Dans ce contexte peut se dessiner alors un rééquilibrage du parti par son aile gauche mettant de facto en minorité les libéraux, Hollande et Walls en tête. Peut etre assistera t’on alors a l’emergence d’un nouveau leadership de gauche a même de reprendre les destinés d’un parti en recherche d’une âme et pourquoi pas espérer assister au miracle attendu depuis 2012?

  7. Par ailleurs, on n’a jamais vu sous la Vème République un gouvernement ‘démissionner’ pour virer des ministres contestataires et une ‘crise’ politique se résoudre aussi rapidement, par une décision aussi tranchée.

  8. Si quelqu’un appelle à manifester, dans la rue, contre ce qui se passe en ce moment au gouvernement, j’y vais. Il se trouve que j’ai voté pour Hollande, contre Sarko, mais si j’avais fait le contraire ce serait pareil. Ce n’est pas normal.

  9. Bonjour,
    Ne serait-il pas de temps de lister une série de thématiques/chantiers distincts, de proposer des alternatives et de les discuter sur la place public?

    Exemples:
    .1 Le rôle de la monnaie, de la création de monnaie par les banques commerciales
    .2 La mise en place du bancor pour réguler les balances commerciales entre pays
    .3 Les idées de Pierre Sarton du Jonchay sur l’idée de créer un cadastre financier (mais formulé de manière à être compréhensible par un plus grand nombre de personnes 🙂
    .4 Une discussion sur l’endettement public. Faut-il l’accroitre, le réduire à marche forcée, procéder à un hair cut, augmenter l’inflation, autres?
    Etc.

    Ces thématiques seraient clairement distinctes (même si tous est liés) et des groupes de travail se proposeraient d’apporter des options qui pourraient ensuite être soumises à un vote électronique citoyen.

    Parce que là, le débat tourne vraiment en rond entre la gauche qui veut augmenter encore un peu plus la dette et la droite qui ne veut rien entendre d’un hair cut, je crois qu’il y a lieu de porter le débat sur la place publique avec des options précises, implémentables et faisant appel aux citoyens pour décider.

    Amicalement,
    F

    1. Et on peut aller vite ! Voyez le premier point : “.1 Le rôle de la monnaie, de la création de monnaie par les banques commerciales”

      Les banques commerciales ne créent pas de monnaie : c’est un mythe !

      Hop ! Un point de réglé ! Point numéro deux…

      1. Mais dans ce cas, comment expliquer la création de bulles financières qui croissent plus vite que la “production réelle”, C’est ce que soulignait Francois Leclerc dans un de ses derniers billets. C’est bien les banques commerciales qui sont à l’origine de ces flux, non?
        Est-ce un problème de formulation?
        Et rien n’empêche de passer au point n°2!
        Amicalement, Francois

        1. Ce gonflement est dû à l’utilisation de reconnaissances de dette comme pseudo-monnaie. Il s’agit d’un mécanisme sans rapport avec une création monétaire ex nihilo par les banques commerciales. J’ai appelé cela la “dimensionnalité de la monnaie”, voir L’argent mode d’emploi (Fayard 2009 : 371-392)

        1. Oui c’est génial : ils demandent un référendum pour obtenir ce qui existe déjà. C’est le premier référendum connu dont le résultat sera identique, que les gens votent oui ou non.

      2. Lorsque une banque commerciale fait un crédit, l’essentiel du prêt vient d’une création monétaire, qui sera détruite lors de son remboursement ?
        Toutefois on impose aux banques commerciales d’avoir un minimum de garanties en face, du genre 1/8 èm, voire 1/20 èm (selon la recette de cuisine du moment) des montants prêtés,
        (garanties bien insuffisantes en cas de gros problème)..

        Sinon, je n’ai rien compris! (ce qui est possible 🙂 )

        Ok pour les bulles qui viennent de l’émission des banques centrales, gagées sur des contreparties en carton, (si j’ai bien compris)

        1. “Lorsque une banque commerciale fait un crédit, l’essentiel du prêt vient d’une création monétaire, qui sera détruite lors de son remboursement ?”

          C’est un mythe. Expliquez-moi comment une banque ferait jamais faillite si c’était le cas.

          “Toutefois on impose aux banques commerciales d’avoir un minimum de garanties en face, du genre 1/8 èm, voire 1/20 èm (selon la recette de cuisine du moment) des montants prêtés,”

          Non, une banque ne peut pas prêter de l’argent qu’elle n’a pas. Vous confondez avec l’obligation de ne pas prêter la totalité de l’argent sur des comptes de dépôt ou avec la nécessité de créer un fonds de réserve sur les prêts qu’une banque consent.

          Mais on ne recommence pas ici toute cette discussion : le débat a eu lieu sur le blog en 2008-2009 et le résultat fut mon livre L’argent mode d’emploi où tout cela est expliqué très clairement grâce au travail collectif de recherche qui a eu lieu ici sur le blog. Point final sur cette vieille lune pour aujourd’hui.

      3. Création ou pas il est urgent de mettre la monnaie au service des peuples et non d’une minorité.
        La monnaie est devenue un élément puissant de contrôle en infligeant des misères incommensurables aux peuples.
        Toutes ses péripéties politiques sont pathétiques au vu de la situation régulièrement dénoncée sur ce blog entre autres. Que penser de l annonce de Mr Juppé pour les présidentielle de 2017 par exemple alors que tous les jours des personnes tombent sous le seuil de pauvreté !

        1. Ce n’est pas l’argent en tant que tel, il n’y est pour rien le pauvre : c’est la nécessité de payer des intérêts et l’autorisation de la spéculation qui sont en cause parce qu’ils créent une “machine à concentrer la richesse”.

      4. C’est un mythe. Expliquez-moi comment une banque ferait jamais faillite si c’était le cas.

        De ce que j’ai compris, en gros: Si un prêt n’est pas remboursé à son échéance, la banque a alors un “trou” équivalent. Si ce “trou” est supérieur à ce qu’elle a en réserve de différentes natures, elle est en faillite. Sauf à émettre un nouveau prêt sous réserve que ce soit possible…

      5. Le pouvoir n’est pas dans l’argent mais dans la capacité à le prêté à intérêts, elle a été le moteur de la croissance matérielle et du progrès depuis environ 5 siècles.
        Les limites planétaires imposent un changement complet puisque ce système est en croissance exponentielle.
        Un être humain n’est pas adolescent toute sa vie.

      6. Le pouvoir n’est pas dans l’argent mais dans la capacité à le prêté à intérêt

        Au dessus de ce pouvoir, il en est un autre: celui de détenir les ressources naturelles ou technologiques!
        (L’argent n’a de valeur que s’il permet d’échanger ces ressources)
        Dans une démocratie, ces ressources devraient être gérées par la collectivité, et non privatisées, puisqu’elles SONT le pouvoir effectif.
        Tant que ce ne sera pas le cas, le gouvernement sera à la merci de ceux qui les détiennent, ou qui contrôlent la monnaie qui permet de les échanger.
        Jamais cette question essentielle n’est à l’ordre du jour du gouvernement, ni même des médias. Étrange, non?

  10. Je ne vois pas comment Mr Hollande pourra échapper à une dissolution de l’assemblée nationale, entre les frondeurs,même si pour certains ce n’est qu’une posture, le niveau de satisfaction de Mr Hollande à 17% et la chute libre de Mr Valls.
    Même l’exécution du quinquennat et incertaine au vu malheureusement de la situation économique désastreuse de notre pays et de la persistance de leurs erreurs stratégiques. “Je maintiens le
    cap “sauf que la falaise n ‘est plus très loin…

  11. Une secousse de plus…
    Ce triste spectacle de gens pensant à leur échéances électorales, et non à l’avenir de leur pays, c’est triste, très triste.

    Mr jorion, présentez vous 😉

      1. encore une marche et on arrive au culte de l’Etre suprême mais vous étiez dans l’ironie bien sur.

  12. C’est extrêmement rare de lire dans des fils de blogs des commentaires politiques qui aient un peu de gueule, de fond, de pertinence et de recul, ici comme ailleurs. Bravo donc à Genetais.

  13. Discours intéressant de Mélenchon pour la clôture de l’université du FG où il a évoqué l’Ukraine, puis Gaza, avant de s’en prendre directement au CRIF et aux « communautés agressives qui font la leçon à tout le reste du pays ». A écouter sur Egalité et Réconciliation, comme quoi la presse libre et indépendante existe encore pour se faire un avis.
    François Hollande et ses conseillers ont plusieurs fronts, intérieur et extérieur, les enjeux sont bien trop importants pour considérer la guerre des egos au PS comme quelque chose d’encourageant alors que ce parti est mort en 2002.

    1. Écouter un discours de qui chez qui ? De Mélenchon chez Alain S ?
      Croa croa croa, de mieux en mieux du Corbeau, de mieux en mieux.

    1. fixer une limite d’endettement maximale et inciter à une réglementation bancaire socio-écologique plus ample.

      Il convient de lier plus étroitement la stabilisation du secteur financier au développement durable de l’économie et de la société.

      Ils ne se rendent pas compte de l’ampleur des réformes qui faudrait pour y arriver.
      Dans un monde réellement durable (encore valable dans mille ans), il ne resterait pratiquement plus rien de la finance actuelle.

      1. Dans un monde réellement durable (…) il ne resterait pratiquement plus rien de la finance actuelle.

        De la finance actuelle, celle de l’hyper croissance économique mondialisée qu’on connaît aujourd’hui, effectivement il ne resterait pas grand chose. Mais l’Histoire nous montre qu’une finance dominante s’accommode assez bien aussi de très faibles croissances. Elle se paye alors directement sur la bête, en privilèges ou préemptions.

  14. En préambule, je ferai remarquer que chaque fois que la gauche a mis en application une politique dans le droit-fil de celle de ses adversaires de droite, en prenant ses électeurs pour des demeurés, elle nous a conduits à un véritable Trafalgar socio-économique. Pourquoi ? mais parcequ’elle n’a pas fourbi les armes pour lutter contre cette monstrueuse machine qu’est le capitalisme et ses légions du MEDEF, du CAQ40 ou de l’internationale européenne.
    Alors, elle détourne les problèmes pour dévoyer l’attention vers les enjeux électoraux: Qui sera le prochain Président, comment, s’ils ne sont pas réélus, les députés de gauche vont-ils pouvoir combattre la droite? Le tout agrémenté de quelques alliances, y compris contre nature, pour attirer le maximum de voix.
    A ce jeu de pure manipulation électorale et d’ambitions personnelles quelles sont les chances de voir pris en compte les intérêts d’une grande partie de la population, et, ce qu’il y a de plus cynique, de l’électorat capturé ?
    Dans le même temps, la Droite qui devrait jubiler de voir ses adversaires mener une politique identique à la sienne, se vautre dans la critique et se radicalise. Ce qui prouve, s’il en était besoin, que ce qui guide les politiques, c’est le pouvoir, les postes de Députés ou de Ministres et les avantages matériels et économiques qu’ils procurent.
    Et, comme le gouvernement réprime et ignore les mouvements sociaux, les électeurs déçus et bafoués se tournent vers le FN.
    Voici ce que disait Pierre Bourdieu dans le journal Le Monde en 1998 !
    ” La persistance du succès électoral d’un parti comme le Front national, dont le programme appliqué ferait la ruine de ses électeurs les plus démunis, n’exprime souvent rien d’autre que l’aversion à l’égard d’un personnel politique obstinément sourd et aveugle au désarroi des classes populaires. ” Et un peu plus loin, “La gauche officielle a bien du mal à se débarrasser de l’héritage douteux du mitterrandisme. Elle irrite ses fidèles sans pouvoir attendre de ses ennemis le moindre signe de satisfaction. Elle profite provisoirement de la médiocrité de ses adversaires sans proposer autre chose qu’une politique au jour le jour qui ne change rien d’essentiel dans la vie quotidienne de la grande majorité des citoyens.”
    Sans une internationalisation des mouvements sociaux, la lutte contre le libéralisme restera au niveau des murmures de protestation de façade .
    La valse (sans jeu de mots) des ministres ne résoudra pas les problèmes de fond.

  15. Super, « Aurélie Filippetti ne souhaite pas participer au nouveau gouvernement ».
    Du coup on peut appeler son ex, Piketty bien sûr. On perdrait pas au change.

    1. Piketty pour la culture, non ? Balzac et Austen pour les lycéens, et les 101 Dalmatiens pour le gouvernement (cf le livre “C21” et ses références littéraires pour ceux quisauraientpas)

  16. Démission du gouvernement et le CAC +1.45%!
    Bref le monde de la finance se fiche de savoir qui gouverne ou qui gouvernera, preuve que les gouvernants n’ont plus de pouvoir sur le monde financier.

    1. Les gouvernants de l’union européenne ont tous reçu le pouvoir au travers d’un mandat donné par le peuple.

      Ils ont le pouvoir mais ils préfèrent s’en servir, par lâcheté et arrivisme, pour défendre les intérêts d’une infime minorité de puissants et à l’encontre des peuples.

      Je ne vois pour le moment qu’une exception : l’Argentine. Et la pression que subit le gouvernement de ce pays est à la mesure de l’enjeu : souveraineté nationale vs argent roi.

      1. C’est vrai que le gvt “exceptionnel” de Miss Kirchner, dans la grande tradition péroniste, ne défend pas « les intérêts d’une infime minorité de puissants et à l’encontre des peuples » mais plus simplement ses propres intérêts et ceux de sa clientèle, qui vont hélas encore à l’encontre d’une immense partie du peuple argentin et d’un pays dans son ensemble qui n’en finit pas de sombrer depuis très très très longtemps.
        Un désastre.

      1. Mieux que le cac (dont tout le monde se fout totalement) l’OAT 10 a battu son record aujourd’hui à 1,28% contre 1,37 hier. La c’est remonté à 1,31% mais encore 6 points de gagnés. Montebourg y est pour rien du tout mais c’est sûr aussi que cette “crise” n’a rien changé à la tendance acheteuse des marchés.

  17. Machiavel est peut-être de retour, mais dans ce cas là, il devrait susurrer aux oreilles des Princes et de la Noblesse d’Argent, que changer les acteurs de la pièce de théâtre ‘Démocratie Représentative’ risque d’être un peu court pour satisfaire le public.
    D’accord, le PS réalise à priori une bonne opération : en 2017, François Hollande sera totalement carbonisé (déjà qu’en 2014…) et le parti pourra présenter dans un grand élan de démocratie interne une nouvelle pièce intitulée ‘Arnaud le Rouge’ contre ‘Manuel le Fort’. Et alors quoi ? Alors,.. rien ! Peu importe le nom du prochain PR si celui-ci n’est qu’un intendant chargé d’appliquer les traités européens (et bientôt le TTIP ?).
    Comme disent nos amis espagnols : « il n’y a que le chien qui change, le collier reste le même ! »

  18. Hamon et Montebourg rejoignent les députés frondeurs, ça grossira les rangs. Les frondeurs ont donc trouvé leur chef de fil, ce sera Montebourg;
    Les Montebourgeois, vont-ils s’opposer systématiquement à la politique du gouvernement Valls II et entrer en opposition ? Il faudrait que les Solferiniens prennent le risque de voir tout le courant Hamon et consort rejoindre Mélenchon. Rue Solferino, Il ne resterait que le courant Valls, qui n’hésitera pas à abandonner le mot “socialiste” de l’acronyme PS.
    Histoire de pimenter le tout, on pourra déterrer quelques bonnes affaires financières pour expliquer au bon peuple comment la gauche a financé son parti pour ‘envisager ce moment historique : la disparition du Parti Socialiste.

  19. Ouh là là le gros scud que Montebourg vient d’envoyer à Hollande et Valls dans son discours d’adieu à Bercy… les autistes qui nous gouvernent vont-ils en tenir compte ? Une étape à été franchie…

  20. Eh ! Manuel !

    – Vive la Bourgogne libre ….

    – Vive la République Autonome de Bourgogne.

    – Avec la Franche-Comté, nous réclamons le rattachement à la Conféderation Helvétique.

    Et vive le Franc.

  21. “Le gouvernement Valls démissionne”
    “Crise de régime” ?
    “tout se reconfigure, EELV implose ”
    ( si EELV implose, alors la cabine téléphonique explose…)
    La meilleure du lot:”Machiavel: le retour.”

    Du calme. Pas beaucoup plus qu’une tempête dans un verre d’eau.
    Les animaux à l’étable font du bruit avec la chaine qui les attache
    et ils voudraient nous faire croire à de la (haute) politique.

    Je crois/ je doute que le blog ne gagnera rien à perdre sa distanciation des évènements politiciens. Mais la profession de journaliste est actuellement si décriée qu’un créneau s’en trouve disponible, et c’est un besoin en Démocratie.

      1. Et qu’est-ce qu’on a pas entendu au moment de la dégradation de la note US par S&P ou des fiscal-cliff, shutdown and co, sans parler du cataclysme annoncé des cds grecs…
        Interdisons les paris sur les fluctuations de prix sur les marchés politiques, Paul…
        Ah merde c’est pas possible, le jeu c’est la vie…

        1. Heureusement que vigneron est là pour ramener le calme dans les esprits. Sauf que quand c’est le calme, il nous amène la tempête parce qu’il n’aime pas cela.

          Vigneron c’est l’antithèse : le changement, le contraire de ce qu’il y a.

          Il y a le conservatisme, et il y a le progressisme, et puis il y a vigneron : le contraire de tout.

      2. Alain qui vous savez? la honte, quoi (pour moi) !

        Les subprimes ont représentées un évènement inter-continental, inter-sidéral, cosmologique.
        Surtout cosmologique, parce que créées et issues du grand pays exemplaire
        que la galaxie contemple et rêve d’imiter. Pas pour rien que sa direction est “le grand large”.

        Je suis sûr que vous comprenez la différence entre, par exemple, la voie lactée
        et le petit cap terminal de l’Eurasie. Le cap ? non, encore trop grand ;
        les bretons du finis-terre pourraient se sentir blessés.
        Seulement les écuries du petit cap… La première stalle (box) à droite.
        Alphée et Penée seraient bien en Bretagne, si seulement le petit garçon n’avait pas vendu la mêche…

      3. Sur les CDS grecs, il a fallu recapitaliser d’urgence des banques autrichiennes qui ne pouvaient pas faire face à leurs engagements.

      4. Surya, c’est c’la oui, comme si les déboires de la bad bank sous perfusion publique depuis 2008, KA Finanz AG (une des progénitures de Dexia), représentait un risque majeur pour la finance mondiale…
        Devriez rester planqué dans le monde parallèle de votre partenaire en délires divers, j’ai nommé Berruyer.

  22. Il serait intéressant d’étudier la dynamique électorale au sein du parti socialiste. La défection de Montebourg et de Hamon du gouvernement poursuit la division du PS entre ceux qui soutiennent la politique du gouvernement et les partisans d’une vraie politique de gauche, qu’on appelle aussi les frondeurs. Ces derniers anticipent une lourde défaite électorale pour les prochaines élections législatives. Les frondeurs ne voient comme planche de salut pour conserver leurs sièges à l’assemblée que la stratégie visant à se démarquer du gouvernement auprès de leurs électeurs afin espèrent-ils d’échapper au naufrage programmé de leur parti. Jusqu’à présent, le PS avait deux moyens de pression, afin de les calmer. Le premier consiste à ne pas leur donner l’investiture du parti s’ils se montrent infidèles. Le second est la dissolution de l’assemblée qui revient à échanger trois ans de mandat contre un billet de loterie pour un nouveau mandat de cinq ans ou un retour dans la vie civile. Cela signifie que pour jouer à ce petit jeu, il faut penser que les chances de récupérer son siège de député sera meilleure en 2014 qu’en 2017. Ce n’est qu’à cette condition que le gouvernement perdra sa majorité à l’assemblée et que la dissolution suivra.
    Cependant, depuis les dernières élections européennes, il est quasiment annoncé que le second tour se jouera entre Marine Lepen et le candidat du PS ou de l’UMP arrivé derrière. François Hollande peut prendre prétexte de la fronde Montebourg Hamon pour faire entrer au gouvernement des personnalités du centre droit afin de préparer leur ralliement pour les prochaines présidentielles. Nous savons que François Hollande est un européen convaincu et que le centre droit est la frange la plus européenne de l’échiquier politique français. Cette alliance lui assurerait d’isoler l’UMP du centre et le remettrait dans la course pour les présidentielles malgré une impopularité de plus en plus marquée parmi les électeurs de gauche.
    J’en déduit que Hollande a utilisé la défection de ses deux ministres pour avancer ses pions. On peut s’attendre à des ralliements du coté de Bayrou, et l’arrivée de personnalités comme Lamy dans son gouvernement, renforçant encore davantage l’influence de l’Europe dans ses choix de politique économique. En clair, ce que les français ne veulent pas.

  23. j’avoue ne plus rien comprendre,dans une interview au journal Le Monde il semblait se rapprocher de la thèse de Montebourg voir ci-dessous
    Vous avez insisté, depuis 2012, sur la politique de l’offre. Beaucoup d’économistes s’accordent à dire que le problème, c’est aussi, voire d’abord, la demande. Comment la relancer en France ?
    Hollande:
    Le diagnostic est implacable : il y a un problème de demande dans toute l’Europe. La zone euro connait un excédent commercial, un investissement insuffisant et un taux de croissance qui ne permet pas de faire baisser le chômage. C’est essentiellement dû aux politiques d’austérité menées depuis plusieurs années. S’il doit y avoir soutien de la demande, il doit donc se faire au niveau européen, et c’est ce que la France va porter dans le débat qui s’engage avec nos partenaires. Mais je n’entends pas me défausser sur l’Europe, car notre pays connaît un problème d’offre.

    1. La fille chérie de Chavez aussi, nommée à l’ONU pour lui offrir in extremis l’impunité. Et alors ?

      1. oui avec fh comme meilleur économiste de france (cf cursus) et bhl comme redresseur de torts universels aux exportations
        la croissance négative risque d’être rapidement marginalisée

  24. (Tout à fait hors de propos – la dissolution n”étant pas a l’ordre du jour).
    Il est une fois de plus prouvé qu’il est inutile de tenter de dissoudre Hollande dans l’eau.

  25. Tout changement de cap doit être conforme aux lois des états unis
    ce qui limite un peu les marges de manoeuvre du gouvernement cité en référence

    D’ailleurs les commentateurs du blog devraient relire les contrats de services qu’ils ont accepté avec leurs fournisseur M.., G… (au hasard) et qui leur permette d’exprimer un commentaire
    dans la limite où çà ne contrevient pas aux intérêts supérieurs des états unis et accessoirement de leur pays de résidence.

    Et oui le diable est dans les détails, et ce n’est pas pour rien que les
    yeux dans les yeux on vous explique qu’il n’y a pas d’alternative…

    Alea jacta est.

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